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13 mars 2011

G229 - Jean-Philippe Blondel

G229 Buchet-Chastel – janvier 2010 – 240 pages

Quatrième de couverture :
" Je vous ai accordé une salle. Une salle, vous savez, ça n'a pas de prix. C'est la 229, bâtiment G. G229. Allez chercher la clé chez la concierge. Bon, je crois que cet entretien est terminé. Nous nous croiserons souvent désormais. Bienvenue ici. " Je remercie le proviseur, mais il ne m'écoute déjà plus. Un proviseur, ça a beaucoup de choses à penser. Un prof, non.. Un prof, ça ne pense qu'à une chose, ses classes. Puis soudain, il est de nouveau là, présent. Il me fixe. Il dit : " Le plus dur, dans le métier, vous savez, c'est de manier le on et le je. " Je réponds que euh, je ne suis pas sûr de comprendre. " C'est une institution, l'école. Vous entrez dans un bulldozer. Il faut arriver à en devenir membre sans perdre son individualité. Ce n'est pas aussi facile qu'on le croit, vous verrez. Le on et le je. Réfléchissez-y. Bonne chance ! "

Auteur : Jean-Philippe Blondel a publié huit romans - dont Le Baby-sitter (2010) - et trois romans pour adolescents. Il enseigne aussi l'anglais dans un lycée de province. Dans la salle G229, donc.

Mon avis : (lu en mars 2011)
Voilà un livre sans doute un peu autobiographique, car Jean-Philippe Blondel est lui-même professeur d'anglais depuis de nombreuses années dans le même lycée et dans la même salle !
Jean-Philippe Blondel nous parle autrement de l'Éducation Nationale, il porte un regard plein d'humanité sur son métier et sa carrière. Il évoque le temps qui passe, il parle de ses débuts dans l'enseignement et fait comme un bilan de sa vie de professeur.
Comme il nous l'explique dans la vidéo (jointe en fin d'article), il alterne des chapitres en « On » racontant des expériences générales aux professeurs et les chapitres en « Je » qui sont plus personnelles. Le lecteur passe par différentes émotions suivant les chapitres, J'ai beaucoup rit avec les souvenirs de voyages scolaires en Angleterre. J'ai été bouleversé par la réunion parents-profs avec la mère de Matthieu. J'ai compris le choc du professeur qui découvre que la mère de son élève a été également son élève lors des premières années où il enseignait. Et l'émotion du professeur est palpable lorsqu'un élève lui rend un devoir où il se confie au-delà de ce qu'il pouvait imaginer en donnant le sujet.

J'ai beaucoup aimé ce livre, tout d'abord voir l'envers du décors de la vie au lycée pour une ancienne élève ou une mère d'élèves c'est toujours intéressant. Mais c'est surtout la façon qu'à Jean-Philippe Blondel d'évoquer avec beaucoup de tendresse ses années de professeur, les élèves passent et le professeur reste dans sa salle G229 !

Extrait : (début du livre)
Il est dix-neuf heures trente. 3 décembre. La nuit est tombée depuis longtemps. Le conseil de classe vient de se terminer, trente-cinq élèves, une heure et demie, ça a été rondement mené. Je suis sur le point de rejoindre le parking. Je parle avec ma collègue de lettres. Elle se désole parce qu'elle va passer le week-end sur ses copies. Je lui réponds que c'est pareil pour moi et, au même moment, je me rends compte que je les ai oubliées dans ma salle, les copies. Je suis parti trop précipitamment tout à l'heure. J'ai laissé le tas de devoirs sur le bureau. Je le revois très nettement, maintenant. Je lance une injure tonitruante. Je cours voir la concierge. Elle me rappelle qu'à cette heure-ci tout est fermé. Je parlemente. Je négocie. Elle cède. Elle dit : « C'est bien parce que c'est vous, hein ! » J'ai quarante-cinq ans. J'enseigne dans ce lycée depuis vingt ans. Elle est là depuis l'ouverture. Nous avons traversé les grèves de 1995 ensemble. Je sais qu'elle y pense en me tendant les clés. Elle ajoute : « Mais vous faites vite, hein ? Moi, j'ai pas que ça à faire et, à huit heures, je mets l'alarme dans tous les bâtiments ! » Je souris. Une demi-heure, c'est bien plus qu'il n'en faut. Dix minutes tout au plus pour traverser la cour, monter au deuxième étage, longer le couloir, ouvrir la troisième porte sur la gauche. Et récupérer mon bien.



"G229" de Jean-Philippe Blondel par editionslibella

Déjà lu du même auteur :
 
juke_box Juke Box  au_rebond Au rebond le_baby_sitter Le Baby-sitter      

 

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4 mars 2011

Swap à 2 PAL

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En début de semaine, j'ai été sollicitée par Mrs Pepys pour participer en binôme avec elle
au Swap à 2 PAL organisé par Lili Galipette.

Le principe - C'est un SWAP en binôme. Vous échangerez la liste des livres de votre PAL. Votre binôme choisira quelques livres dans votre PAL (maximum cinq). Vous en choisirez dans la sienne (maximum 5 également). À vous ensuite de déterminer quel livre sélectionné par votre binôme dans votre PAL vous désirez lui offrir. Vous allez donc acheter un livre que vous avez déjà mais pour l'offrir à votre binôme. Et pour couronner le tout, vous organiserez une lecture commune autour des livres choisis, soit 2 lectures communes, à programmer dans l'année. Et si vous repérez des livres en commun dans la PAL de votre binôme, vous pouvez aussi programmer des lectures communes supplémentaires !

Pour en savoir plus, c'est ici !

 PAL1Ma  PAL

 

Adam Olivier - A l'ouest

Adam Olivier – On ira voir la mer

Adam Olivier – Comme les doigts de la main

Auster Paul –  Brooklyn Follies

 

Berr Hélène - Journal

Bizot François – Le portail

Bizot Véronique – Mon couronnement
Bolan Gaetano - La Boucherie des amants

Bucher André – Le pays qui vient de loin

 

Carrère Emmanuel – La classe de neige

Cendres Axl – Echecs et but !

Chedid Andrée – Un enfant multiple

Cusset Catherine – Le problème avec Jane

 

Defromont J.M. – La boîte à musique

Dugain Marc – Heureux comme Dieu en France

 

d'Epernoux François – Deux jours à tuer

Erre J.M. - Made in China

 

Failer Jean – Casa del Amor (policier)

Férey Caryl – Haka (policier)

Fossum Karin – La mort indienne (policier)

 

Gallais Claudie – Les Années cerises

 

Hamilton Hugo – Le marin de Dublin

Hayden Torey L. - Kevin le révolté

Hines Barry - Kes

Hornby Nick – A propos d'un gamin

Hosseini  Khaled - Mille soleils splendides
Huston Nancy - La virevolte

 

Irving John – Une veuve de papier

Ishiguro Kazuo – Lumière pâle sur les collines

 

Jaouen Hervé - Au-dessous du calvaire

 

Lansdale Joe R. - Sur la ligne noire (policier)

Le Callet, Blandine - Une pièce montée (PAL mrs pepys)

 

Lindsay Jeff – Les démons de Dexter

 

Mainard, Dominique – Leur histoire

Malet Léo – 120 rue de la Gare (policier)

Mankell, Henning –  La lionne blanche (policier)

Mankell, Henning –  L'homme qui souriait (policier)

Mankell, Henning –  Le guerrier solitaire (policier)

Mankell, Henning – La cinquième femme (policier)
Maurier du Daphné - Mad

McCann Colum - Danseur

  

Pancol Katherine - Encore une danse

Pelecanos Georges – Un jour en mai (policier)
Peters Ellis - La vierge dans la glace (policier)

 

Quignard Pascal – Tous les matins du monde
Queffélec Yann - Happy Birthday Sara

 

Riel Jorn -  Un safari arctique

 

de Saint-André Alix – Ma Nanie,
Saubade Valérie - Marche arrière

Simenon - Les Premières Enquêtes de Maigret (policier)

Sjöwall et Wahlöö - Le policier qui rit  (policier) (PAL mrs pepys)

Skarmeta Antonio – Une ardente patience

 

Toibin Colm – Le bateau-phare de Blackwater
Troyat Henri - La neige en deuil

 

de Vasconcelos José Mauro – Allons réveiller le soleil
Vlérick Colette- Le brodeur de Pont-l'Abbé

 

Wassmo Herbjorg– Le livre de Dina, t1

 

 

21 février 2011

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [17]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou et proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

omakayas la_rivi_re_noire le_po_te 22f_v_thilliez kyoto_limited_Express

Omakayas - Louise Erdrich
La rivière noire - Arnaldur Indridason
Le poète - Michael Connelly
un livre de Franck Thilliez pour Découvrons un auteur chez Pimprenelle (pour le 22/02)
Kyoto Limited Express - Olivier Adam et Arnaud Auzouy (LC pour le 25/02)

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Faute de preuves - Harlan Coben

Que lirai-je cette semaine ?

Les lieux infidèles - Tana French (Partenariat Livraddict et LC pour le 28/02)
L’homme de Kaboul - Cédric Bannel

Bonne semaine, bonnes lectures et à lundi prochain !

14 février 2011

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [16]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou et proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

l__criture_sur_le_mur La_vierge_froide_et_autres bons_baisers_de_cora_sledge tout_pr_s_le_bout_du_monde

L'écriture sur le mur - Gunnar Staalesen (Masse Critique Babelio)
La vierge froide et autres racontars - Jorn Riel , Gwen de Bonneval , Hervé Tanquerelle (BD)
Bons baisers de Cora Sledge - Leslie Larson (Blog-O-Book)
Tout près le bout du monde - Maud Lethielleux

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Omakayas - Louise Erdrich

Que lirai-je cette semaine ?

un livre de Franck Thilliez pour Découvrons un auteur chez Pimprenelle (pour le 22/02)
Kyoto Limited Express - Olivier Adam et Arnaud Auzouy (LC du 25/02)

Bonne semaine, bonnes lectures et à lundi prochain !

7 février 2011

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [15]

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C'est le jour du rendez-vous proposé par Mallou

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

entre_chiens_et_loups  l_enfant_allemand aya_6 

Entre chiens et loups - Malorie Blackman
L'Enfant allemand - Camilla Läckberg
Aya de Yopougon tome 6 - Marguerite Abouet et Clément Oubrerie

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

L'écriture sur le mur - Gunnar Staalesen (Masse Critique Babelio)

Que lirai-je cette semaine ?

Bons baisers de Cora Sledge - Leslie Larson (Blog-O-Book)
Tout près le bout du monde - Maud Lethielleux

Bonne semaine, bonnes lectures et à lundi prochain !

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31 janvier 2011

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [14]

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C'est le jour du rendez-vous proposé par Mallou

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

Ils_sont_votre__pouvante_et_vous__tes_leur_crainte Les_chiens_de_Riga_2 le_pingouin_p

Ils sont notre épouvante vous êtes leur crainte - Thierry Jonquet (relecture)
Les chiens de Riga - Henning Mankell
Le pingouin - Andreï Kourkov

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Entre chiens et loups - Malorie Blackman

Que lirai-je cette semaine ?

L'Enfant allemand - Camilla Läckberg
L'écriture sur le mur - Gunnar Staalesen (Masse Critique Babelio)

Bonne semaine, bonnes lectures et à lundi prochain !

26 janvier 2011

Lecture Commune - Olivier Adam

Après avoir vu mon billet du 31/12/2010, Sous le sapin...,
Nymphette m'a contactée pour organiser une Lecture commune
pour le 25 février 2011,
pour le livre

Kyoto Limited Express d'Olivier Adam et Arnaud Auzouy (photographies)

https://storage.canalblog.com/38/78/536764/61210019_p.jpg

Points – octobre 2010 - 156 pages

Quatrième de couverture :
Pour Simon Steiner, revenir à Kyoto, c'est retrouver les lieux du bonheur enfui. Sa vie ne se ressemble plus, pourtant ici tout demeure inchangé. Il déambule, entre mélancolie et ravissement, dans la douceur apaisante des souvenirs et des paysages. Un pèlerinage japonais sur la trace des absentes, au fil des temples, des ruelles et des bars.

Une Lecture Commune à deux c'est sympa mais à plus c'est mieux !
Venez vous joindre à nous !

Participants :
Nymphette
Anne
achille49
mrs pepys

A propos de livres
Erato (?)
Ikebukuro (?)

24 janvier 2011

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [13]

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C'est le jour du rendez-vous proposé par Mallou

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

une_ann_e_chez_les_Fran_ais On_dirait_vraiment_le_paradis_p d_ou_je_suis_je_vois_la_lune spellmanetassoci__p

Une année chez les français - Fouad Laroui
On dirait vraiment le paradis - John Cheever (partenariat Blog-O-Book)
D'où je suis, je vois la lune - Maud Lethielleux
Spellman et associés - Lisa Lutz (billet à venir)

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Ils sont notre épouvante vous êtes leur crainte - Thierry Jonquet (relecture)

Que lirai-je cette semaine ?

Les chiens de Riga - Henning Mankell
Le pingouin - Andreï Kourkov
Entre chiens et loups - Malorie Blackman

Bonne semaine, bonnes lectures et à lundi prochain !

13 janvier 2011

Autour de Maigret... rappel

Partenariat Livre de Poche

Vous avez déjà rencontré le commissaire Maigret à travers vos lectures,
ou vous en avez une certaine image, que vous incarnerez, en photo.
A vous de jouer !

ban_partenaire_maigret2

Le Livre de Poche organise un Concours-photos jusqu'au 31 janvier 2011
pour plus d'information  aller voir le site :

Maigret vous l'avez forcément croisé quelque part...

Ensuite une sélection des 25 meilleurs photos sera faite par un jury et
c'est par un vote des internautes que seront déterminés les gagnants !

Je vous annonce également qu'il y aura prochainement (en février)
sur mon blog un petit concours "Autour de Maigret".

(à suivre...)

17 janvier 2011

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [12]

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C'est le jour du rendez-vous proposé par Mallou

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

les_pingouins_n_ont_jamais_froid_p un_bon_petit_diable_1 chute_de_velo meurtriers_sans_visage_p villa_des_hommes_p

Les pingouins n'ont jamais froid - Andreï Kourkov
Un bon petit diable - La Comtesse de Ségur (billet en ligne le 26/01/2011)
(pour le rendez-vous organisé par Pimprenelle (Re)découvrons un auteur)
Chute de vélo – Étienne Davodeau (BD)
Meurtriers sans visage - Henning Mankell
Villa des hommes - Denis Guedj (partenariat Livraddict)

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Une année chez les français - Fouad Laroui

Que lirai-je cette semaine ?

On dirait vraiment le paradis - John Cheever (partenariat Blog-O-Book)
D'où je suis, je vois la lune - Maud Lethielleux
Spellman et associés - Lisa Lutz
Les chiens de Riga - Henning Mankell


Bonne semaine, bonnes lectures et à lundi prochain !

10 janvier 2011

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [11]

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C'est le jour du rendez-vous proposé par Mallou

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

maman Parle_leur_des_batailles ruralla_double_vie_d_Irina_p

Maman - Isabelle Alonso
Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants - Mathias Enard
Rural ! Chronique d'une collision politique - Étienne Davodeau (BD)
La double vie d'Irina - Lionel Shriver

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Les pingouins n'ont jamais froid - Andreï Kourkov

Que lirai-je cette semaine ?

Meurtriers sans visage - Henning Mankell
Un livre de La Comtesse de Ségur pour le prochain (Re)découvrons un auteur organisé par Pimprenelle

Bonne semaine, bonnes lectures et à lundi prochain !

27 décembre 2010

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [9]

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C'est le jour du rendez-vous proposé par Mallou

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

le_cinqui_me_jour_p1 paranoid_park_p  au_bonheur_des_ogres_p88_x

Le cinquième jour - Maud Tabachnik
Paranoïd Park - Blake Nelson
Au bonheur des ogres - Daniel Pennac

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Les Anonymes - R.J Ellory

Que lirai-je cette semaine ?

Un monde sans fin - Ken Follett

C'est un pavé de plus de 1000 pages, pas facile à lire dans les transports... je voudrais donc profiter des congés pour le lire...

Bonne semaine, bonnes lectures,
Bonnes Fêtes, Bonne Année 2001 et à lundi prochain !

28 décembre 2010

Mes coup coeurs de l'année 2010...

20 décembre 2010

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [8]

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C'est le jour du rendez-vous proposé par Mallou

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

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Purge - Sofi Oksanen
Une seconde avant Noël - Romain Sardou (parution du billet le 21/12)
Double faute - Lionel Shriver
Neige - Maxence Fermine (relecture)

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Le cinquième jour - Maud Tabachnik

Que lirai-je cette semaine ?

Paranoïd Park - Blake Nelson

et d'autres livres...

Bonne semaine, bonnes lectures,
Joyeux Noël pour la fin de semaine et à lundi prochain !

13 décembre 2010

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [7]

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C'est le jour du rendez-vous proposé par Mallou

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

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La malédiction des colombes - Louise Erdrich
La mort à marée basse - Pieter Aspe (partenariat Livraddict et Albin Michel)
Blacksad – tome 1 : Quelque part entre les ombres - Juan Diaz Canales, Juanjo Guarnido (BD)
Quatre jours avant Noël - Donald Harstad
Magasin Général : Ernest Latulippe (tome 6) - Régis Loisel et Jean-Louis Tripp (BD)

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Purge - Sofi Oksanen

Que lirai-je cette semaine ?

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants - Mathias Enard
Double faute - Lionel Shriver
Une seconde avant Noël - Romain Sardou

ou d'autres livres qui me seront tombés dans les mains...

Bonne semaine, bonnes lectures et à lundi prochain !

4 novembre 2010

Le Livre sans nom – Anonyme

le_livre_sans_nom Sonatine – juin 2010 – 460 pages

traduit de l'anglais par Diniz Galhos

Quatrième de couverture :
Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets…
Un mystérieux tueur en série, qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom…
La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique…
Deux flics très spéciaux, un tueur à gages sosie d’Elvis Presley, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d’œil à Seven et à The Ring… et voilà le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année !

Auteur : Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte. Il a ensuite été publié, d’abord en Angleterre puis aux États-Unis, où il connaît un succès fulgurant.

Mon avis : (lu en octobre 2010)
Voilà un livre totalement atypique qui mélange les genres : western, policier, thriller, et même surnaturel…
L'action se déroule dans Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde. Tous les cinq ans, s'y déroule une éclipse totale.
Nous découvrons une multitude de personnages hauts en couleurs et une histoire qui nous entraîne d'énigmes en énigmes...
Ils sont tous à la recherchent de l'Œil de Lune, une pierre détenant de grands pouvoirs.
En premier lieu, il y a les moines de l'Ile d'Hubal, le père supérieur Taos envoie les moines Kyle et Peto,spécialistes des arts martiaux, retrouver cette pierre qui leurs appartienne.
Ils vont rencontrer le terrible «Bourbon Kid», disparu depuis cinq ans après avoir laissé de nombreux cadavres derrière lui parce qu'il avait bu trop de bourbon.
Sanchez est le propriétaire du bar Tapioca où va se dérouler l'essentiel de l'intrigue, ses clients sont
Jefe ou Marcus la Fouine... 
Il y a également deux inspecteurs, Mile Jensen, spécialiste des enquêtes surnaturelles et Archibald Somers, policier à la retraite.
Une belle femme, Jessica va se réveiller amnésique après un comas de 5 ans, elle est la seule survivante de la tuerie lors de la dernière éclipse.
Et pour compléter le tableau, il y a Elvis, le meilleur tueur à gages de la ville, El Santino l'homme le plus craint de la ville, Dante et Kacy un jeune couple d'amoureux à la recherche d'argent facile, Rodeo Rex, lutteur, chasseur de prime, sans oublier une diseuse de bonne aventure nommée «La Dame Mystique».

Il y a des règlements de compte en permanence, le lecteur fréquente plusieurs bars glauques, les cadavres se multiplient... Il est plongé dans un monde sombre et violent (un peu trop pour moi).
Il y a également beaucoup de références au cinéma, au série télé, à la musique... Je ne les ai pas toutes comprises...

J'avoue avoir été un peu déçu par ce livre si encensé... Au début, j'étais souvent perdue aux milieux des nombreuses intrigues, ensuite j'ai trouvé certaines longueurs dans l'histoire mais j'ai quand même voulu terminer ce livre pour comprendre la clé du mystère... Un livre vraiment original.

Extrait : (début du livre)
Sanchez avait horreur que des inconnus entrent dans son bar. En fait, il détestait également les habitués, mais il les accueillait tout simplement parce qu'il avait peur d'eux. Éconduire un habitué, ce serait signer son propre arrêt de mort. Les criminels qui fréquentaient le Tapioca étaient toujours à l'affût de la moindre occasion d'y prouver ce qu'ils valaient, parce que c'était le plus sûr moyen d'acquérir une renommée, jusqu'au sommet de la hiérarchie du monde du crime.

Le Tapioca était un bar qui avait vraiment du caractère. Ses murs étaient jaunes, et pas d'un jaune agréable : plutôt un jaunâtre de fumée de cigarette. Rien d'étonnant à cela : l'une des nombreuses règles tacites du Tapioca était l'obligation, pour l'ensemble de la clientèle, de fumer. Cigares, pipes, cigarettes, joints, narguilés, cigarillos, bangs, tout était autorisé, excepté ne pas fumer. Ne pas fumer était tout à fait inacceptable. Le fait de ne pas boire de l'alcool était aussi considéré comme un péché, mais le plus grand des péchés, c'était d'être un inconnu dans ses lieux. Dans ce bar, personne n'aimait les inconnus. Les inconnus n'apportaient que des problèmes. On ne pouvait pas se fier à eux.
Aussi, lorsqu'un homme, vêtu d'une longue cape, capuche rabattue sur la tête, entra et s'assit sur un tabouret de bois au bar, Sanchez eut la certitude qu'il ne ressortirait pas en un seul morceau.
La vingtaine d'habitués attablés cessèrent leur conversation et toisèrent longuement l'homme encapuchonné assis au bar. Sanchez remarqua qu'ils s'étaient également arrêtés de boire. C'était mauvais signe. S'il y avait eu une musique d'ambiance, elle se serait sûrement interrompue dès l'entrée de l'inconnu. Le seul son audible était à présent le bourdonnement continuel du gros ventilateur fixé au plafond.

30 novembre 2010

Ce soir, à la télé...

Pour les "fans" de Thierry Jonquet...

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Sur France 2 à 20h35 : Fracture, un film d’Alain Tasma  (déconseillé aux moins de 10 ans) 

Le destin d’un adolescent de banlieue, un conte cruel de la jeunesse
Scénario de Emmanuel Carrère.
D’après le roman de Thierry Jonquet, "Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte".

Puis à 22h30 : Débat "Profs en banlieue", animé par Christophe Hondelatte.

Plus d'infos : ici

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29 novembre 2010

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [5]

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C'est le jour du rendez-vous proposé par Mallou

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

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Quinze ans après - Fanfan 2 - Alexandre Jardin (partenariat Blog-O-Book - Livre de Poche)
Sanctuaires ardents - Katherine Mosby
Composition française - Mona Ouzouf (partenariat Livraddict - Folio)

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Le cimetière des bateaux sans nom - Arturo Pérez-Reverte

Que lirai-je cette semaine ?

Voici les livres que j'ai "prêt à lire" dans ma PAL...

La malédiction des colombes - Louise Erdrich
Le chuchoteur - Donato Carrisi
Quatre jours avant Noël - Donald Harstad



Bonne semaine et à lundi prochain !

16 février 2010

Ma PAL et ma LAL

PAL_LAL 

Aproposdelivres   

 

PAL = Pile (de livres) à Lire
et LAL = Liste (de livres) à Lire ou Wish Liste

 

Ma  PAL (perso)                                                                                        Mise à jour 18/11/2012

 

Adam Olivier – On ira voir la mer

Adam Olivier – Comme les doigts de la main

Avis de tempête sur Cordouan - Jean-Pierre Alaux

 

My first Sony - Benny Barbash (traduit en français)
Bizot Véronique – Mon couronnement

Bondoux Anne-Laure - L'autre moitié de moi-même
Bucher André – Le pays qui vient de loin

 

Carrère Emmanuel – La classe de neige

Cendres Axl – Échecs et but !

Chedid Andrée – Un enfant multiple

Cusset Catherine – Le problème avec Jane

 

Defromont J.M. – La boîte à musique

Dugain Marc – Heureux comme Dieu en France

 

d'Epernoux François – Deux jours à tuer

Erre J.M. - Made in China

 

Failer Jean – Casa del Amor (policier)

 

Hamilton Hugo – Le marin de Dublin

Hayden Torey L. - Kevin le révolté

Hines Barry - Kes

Hosseini  Khaled - Mille soleils splendides
Huston Nancy - La virevolte

 

Irving John – Une veuve de papier

Ishiguro Kazuo – Lumière pâle sur les collines

 

Jaouen Hervé - Au-dessous du calvaire
Johnson Rachel - Le Diable vit à la campagne
Jonquet Thierry - Vampires

 

Lansdale Joe R. - Sur la ligne noire (policier)

Lindsay Jeff – Les démons de Dexter

 

Mainard, Dominique – Leur histoire

Malet Léo – 120 rue de la Gare (policier)

 

Mankell, Henning –  Le guerrier solitaire (policier)

Mankell, Henning – La cinquième femme (policier)
Mankell, Henning – Avant le gel  (swap)

 

Henning Mankell – Les Morts de la Saint-Jean
Henning Mankell – La Muraille invisible 


Maurier du Daphné - Mad

McCann Colum - Danseur

 

Pancol Katherine - Encore une danse

Pancol Katherine – Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi
Un homme à distance – Katherine Pancol (swap) 

Pelecanos Georges – Un jour en mai (policier)
Peters Ellis - La vierge dans la glace (policier)
Pirzâd Zoya - Le goût âpre des kakis

 

Quignard Pascal – Tous les matins du monde
Queffélec Yann - Happy Birthday Sara

 


de Saint-André Alix – Ma Nanie,

Simenon - Les Premières Enquêtes de Maigret (policier)

Skarmeta Antonio – Une ardente patience

 

Toibin Colm – Le bateau-phare de Blackwater
Troyat Henri - La neige en deuil

 

Vlérick Colette- Le brodeur de Pont-l'Abbé

 

Wassmo Herbjorg– Le livre de Dina, t1 (swap)


La chambre de la Stella - Jean-Baptiste Harang
Jean-Philippe Blondel – Passage à gué

Jésus le Dieu qui riait - Didier Decoin

Sur ma peau – Gillian Flynn

Les ombres silencieuses – Mari Jungstedt

Les aventures de Mary Lester - Jean Failler (tome 1 à 35)

Stefansson Jon Hallur - Brouillages (cadeau)

 

Avec vue sur la mer de Didier Decoin (swap)

 


Désaccords  - Bernard Friot (swap)

 

L'Heure trouble - Johan Theorin  (swap)

Le grand cahier – Agota Kristof (swap)
Dans les replis du temps – Kate Atkinson (swap)

 

Les Chroniques d'Edimbourg, Tome 1 : 44 Scotland Street - Alexander McCall Smith (swap)
Les Chroniques d'Edimbourg, Tome 2 : Edimbourg express - Alexander McCall Smith (swap)

Au bon roman – Laurence Cossé (swap)

Les coeurs fêlés  – Gayle Forman

Vous descendez ? - Nick Hornby (swap)

A marée basse - Jim Lynch

 

Galettes Saint-Michel les 30 recettes cultes (swap)

Carambar les 30 recettes cultes
Lait concentré les 30 recettes cultes
Speculoos lotus les 30 recettes cultes
Milka les 30 recettes cultes
Véritable petit beurre Lu les 30 recettes cultes
Le Vrai goût de New York ... en 50 recettes 

 

Carton jaune - Nick Hornby
Le cosmonaute - Philippe Jaenada

 

La liseuse - Paul Fournel
Une brève histoire du tracteur en Ukraine - Marina Lewycka
Catholique anonyme - Thierry Bizot
Billy-ze-Kick - Jean Vautrin
Douze femmes qui soulèvent le monde - Annick Lacroix 

Funestes carambolages - Haan Nesser

 

En un monde parfait - Laura Kasischke (swap)

Le treizième conte – Diane Setterfield (swap)

Dennis Lehane – Un pays à l'aube (swap)
Mange, prie, aime - Elizabeth Gilbert (swap)
Dalva – Jim Harrison  (swap)

 

Mystic River - Dennis Lehane

Un dernier verre avant la guerre - Dennis Lehane
Gone baby gone - Dennis Lehane

 

Retour à la grande ombre - Hakan Nesser

Le bruit et la fureur - William Faulkner

Printemps barbare - Hector Tobar (partenariat)

Gains Richard Powers (partenariat)

Les yeux au ciel - Karine Reysset (cadeau)

Smilla et l'amour de la neige - Peter Hoeg (swap) 
Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison - Arto Paasilinna (swap)

 

J'apprends l'allemand – Denis Lachaud (swap)

Mississipi - Hillary Jordan (swap)
De pierre et de cendre - Linda Newbery (swap)

Chucho - Grégoire Polet (swap)

 

Le cherche bonheur - Michael Zadoorian
Les larmes de la girafe - Alexander Mc Call Smith
Ces petites choses (Indian Palace) - Deborah Moggach

Corps et âme - Frank Conroy

 

Lorsque j'étais une oeuvre d'art - Eric-Emmanuel Schmitt 
L'homme au balcon - Sjöwall Ma et Wahlöö Per
Vous verrez le ciel ouvert - Gilbert Cesbron

La grande maison - Nicole Krauss 

Les sentinelles - Bruno Tessarech

Treize alligators - Gaetano Bolan

Les Radley - Matt Haig

  

 

PAL (bibliothèque) Mis à jour 19/08/2012

 

La souris bleue – Kate Atkinson

 

Les contes de Murboligen – Frode Grytten
Cadres noirs de Pierre Lemaitre
Le huit de Katherine Neville


Les encombrants - Marie-Sabine Roger

 

 

 

 

Ma LAL :                                                                                      Mis à jour 18/11/2012

Orgueil et Préjugés - Jane Austen

L'école des saveurs - Erica Bauermeister

This is not a love song - Jean-Philippe Blondel

Ceux qui nous sauvent - Jenna Blum

En cage - Kalisha Buckhanon

Les fleurs de lune – Jetta Carleton
Bleu de Rose - Marie Chartres

L’enfant zig-zag – David Grossman

Une enfance australienne - Sonia Hartnett

Les ciels de la baie d'Audierne, Hervé Jaouen
 

A moi pour toujours - Laura Kasischke
Ne t'inquiète pas pour moi - Alice Kuipers


Le chagrin et la grâce – Wally Lamb
La petite et le vieux - Marie-Renée Lavoie

Meurtres entre sœurs – Willa Marsh
Les Chroniques d'Edimbourg, Tome 3 : L'amour en kilt - Alexander McCall Smith 
Les Chroniques d'Edimbourg, Tome 4 : Le monde selon Bertie - Alexander McCall Smith
Les Larmes de la girafe - Alexander McCall Smith
Vague à l'âme au Botswana - Alexander McCall Smith
Le jardin des secrets - Kate Morton
Kafka sur le rivage - Haruki Murakami


Petits meurtres entre voisins - Saskia Noort

 

Les chutes - Joyce Carol Oates

Les tendres plaintes - Yoko Ogawa

 

L'Evangile selon Pilate - Eric-Emmanuel Schmitt

 

Un hiver de glace – Daniel Woodrell

Une odeur de gingembre d'Oswald Wynd

 

 

Un autre monde - Barbara Kingsolver
Délicieuses pourritures de Joyce Carol Oates
C'est ici que l'on se quitte - Jonathan Tropper
L’œuvre de Dieu, la part du Diable – John Irving



Le Chant du coyote - Colum McCann

Winter - Rick Bass
Les rues de feu - Thomas H Cook
Vendetta – RJ Ellory
James Lee Burke - La nuit la plus longue
Beach music - Pat Conroy
Bad Chili - Joe R. Lansdale

Landrot Gérard - Tout autour des Halles quand finissait la nuit
Pieds nus - Elin Hilderbrand

 


Le cheval soleil - Steinunn Sigurdardottir
Roseanna - Sjöwall Ma et Wahlöö Per
L'homme qui partit en fumée - Sjöwall Ma et Wahlöö Per


L'Appel de la rivière - Ketil Björnstad 

La fille américaine - Monika Fagerholm

Une île trop loin - Annika Thor
L'étang aux nénuphars de Annika Thor
Les profondeurs de la mer de Annika Thor

Les mains rouges - Jens Christian Grondahl

Danse avec l'ange - Åke Edwardson
Un cri si lointain - Åke Edwardson
Ombre et soleil - Åke Edwardson

Celui qui a peur du loup - Karin Fossum

Les Vivants aussi - Herbjørg Wassmo
Mon Bien aimé est à moi - Herbjørg Wassmo

Le cerveau de Kennedy – Henning Mankell

Le demi-frère - Lars Saabye Christensen

 

15 novembre 2010

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [3]

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C'est le jour du rendez-vous proposé par Mallou

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

Oscar Pill, tome 3 : Le secret des Eternels - Eli Anderson
Theodore Boone - John Grisham
L'Hypnotiseur - Lars Kepler
Foudre - Christine Bravo
Mon vieux et moi - Pierre Gagnon
Le voyage dans le passé - Stefan Zweig

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

La Ballade de Lila K - Blandine Le Callet

Que lirai-je cette semaine ?

Dis oui, Ninon - Maud Lethielleux
La couleur des sentiments - Kathryn Stockett
et...

Bonne semaine et à lundi prochain !

22 novembre 2010

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [4]

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C'est le jour du rendez-vous proposé par Mallou

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

la_ballade_de_lila_K dis_oui_ninon_p la_couleur_des_sentiments le_sang_des_atrides_folio

La Ballade de Lila K - Blandine Le Callet
Dis oui, Ninon - Maud Lethielleux
La couleur des sentiments - Kathryn Stockett
Le sang des Atrides - Pierre Magnan

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Quinze ans après - Fanfan 2 - Alexandre Jardin (partenariat Blog-O-Book - Livre de Poche)

Que lirai-je cette semaine ?

Voici les livres que j'ai "prêt à lire" dans ma PAL...

Sanctuaires ardents - Katherine Mosby
La malédiction des colombes - Louise Erdrich
Le cimetière des bateaux sans nom - Arturo Pérez-Reverte

Composition française - Mona Ouzouf (partenariat Livraddict - Folio)


Bonne semaine et à lundi prochain !

19 octobre 2010

Grandir - Sophie Fontanel

grandir Robert Laffont – août 2010 – 144 pages

Quatrième de couverture :
La longue histoire d'amour d'une fille pour sa mère.
"A 8 heures du matin, ça y est, j'avais accepté. Je me levai, je filai chez ma mère. je m'assis sur une chaise près du lit: "Maman, je lui disais pour la première fois depuis l'enfance: je t'aime. Tu es ma vie. Et comment, si je t'aime. toi qui es ma vie. je pourrais te laisser là dans ce lit, à l'abandon? Je ne le pourrais pas. Ecoute, je veux que tu me donnes l'autorisation d'appeler le docteur. qui appellera l'ambulance, et tu seras dans un hôpital mais tu seras soignée, et je t'aime. Et je te donnerai du courage, je le pourrai. Tu veux bien ?" La seconde inoubliable où je fus suspendue à sa réponse. "Oui à tout", elle avait annoncé. Et plus tard, dans l'ambulance, le sublime sourire retrouvé malgré les souffrances qu'elle endurait: "Sophie. tu me surprends." Grandir, c'est bien après la croissance, on dirait."

Auteur : Sophie Fontanel est romancière, essayiste et grand reporter à Elle.

Mon avis : (lu en octobre 2010)
Sophie Fontanel décrit avec beaucoup de pudeur et de tendresse sa relation avec sa maman de quatre-vingt-six ans qui devient dépendante. Elle décrit la difficulté qu'elle a eu de prendre la responsabilité de sa mère, il était temps pour elle de "Grandir" et d'inverser le rôle mère-fille.
Elle nous raconte avec beaucoup de délicatesse le quotidien de sa maman avec parfois des situations cocasses. Tout cela est vraiment à l'opposé du monde de la mode où travaille la narratrice. Sophie et sa maman sont très touchantes. Ce livre est un belle hommage d'une fille à sa mère. A découvrir.

Extrait : (début du livre)
Ces temps-ci, quand je pense à ce que j'essaie de sauver, je ressens un tel besoin d'aide que ça me fait trembler. Aider quelqu'un, je le sais maintenant, c'est avoir aussitôt soi-même besoin de secours. Et ces jours, je bois toute sympathie comme un buvard, et la moindre bonté me fait l'effet de l'amour. Jamais je n'ai eu autant la conscience des autres, moi qui ai fondé ma vie sur la liberté. J'ai depuis peu des idées nouvelles, par exemple sur ce que ça veut dire « être présent ». Je pense sans cesse qu'un jour moi aussi je serai âgée, moi aussi je passerai un cap et je devrai m'en remettre à la bienveillance d'autrui. Lorsque ce jour viendra, qui dans ce monde pourra faire pour moi ce que je fais pour ma mère ? Qui sera présent ? Qui me soutiendra quand, à mon tour, je serai une personne vulnérable ? Et est-ce que je me tuerai un jour, pour cause de ce manque d'amour très particulier qui est le manque d'aide ?

Je la regarde, cette mère épuisée de quatre-vingt-six ans, après que je l'ai couverte d'affection, de jonquilles pour sa maison, de soins, de paroles réconfortantes, d'une nouvelle robe, d'une galette des Rois, de bonbons au gingembre, de plaisanteries sur le cours des choses, de récits enjolivés de mon quotidien, de foi certaine dans le fait qu'à notre époque les gens vivent si longtemps qu'on ne peut plus dire, et qu'au bout du compte on ne peut plus donner aucune norme, je lui affirme qu'elle a meilleure mine, je la regarde, oui, et devant son insouciance retrouvée, la blague qu'elle a de nouveau la malice de faire, je me dis : « Encore un effort, et elle ne mourra pas. »

Livre 15/21 pour le Challenge du 3% littéraire 1pourcent2010

6 août 2010

Les vieilles – Pascale Gautier

les_vieilles Éditions Joëlle Losfeld – janvier 2010 – 193 pages

Quatrième de couverture :
Il y en a une qui prie, une autre qui est en prison, une autre encore qui parle à son chat, et certaines qui regardent les voisines de haut en buvant leur thé infect. Leurs maris ont tous disparu. Elles sont vieilles, certes, mais savent qu'elles pourraient bien rester en vie une ou deux décennies encore, dans ce pays où il n'est plus rare de devenir centenaire. Alors elles passent leur temps chez te coiffeur, à boire et à jouer au Scrabble, à essayer de comprendre comment fonctionne un téléphone, à commenter les faits divers, à critiquer leur progéniture qui ne vient pas assez, à s'offusquer de l'évolution des mœurs... Elles savent que le monde bouge, et qu'elles devraient changer leurs habitudes, mais comment faire, à leur âge? Aussi, l'arrivée de Nicole, une " jeunesse " qui entame tout juste sa retraite, et l'annonce d'une catastrophe imminente, vont perturber leur quotidien. Ce nouveau roman de Pascale Gautier est irrésistible par sa fraîcheur, sa volonté de prendre avec humour le contre-pied de certaines idées reçues sur la vieillesse. On y retrouve avec délectation la causticité et la liberté de ton qui caractérisent ses précédents textes.

Auteur : Pascale Gautier est directrice littéraire aux Editions Buchet-Chastel. Ses romans ont été reconnus comme des textes singuliers et littérairement exigeants. Parmi eux Trois grains de beauté, qui a reçu le Grand Prix SGDL du roman, et Fol accès de gaîté.

Mon avis : (lu en août 2010)
Cette histoire se passe dans la ville du Trou, là où il fait beau 365 jours par an, la plupart des habitants sont des personnes âgées. Il y a Madame Rousse, elle est sourde et elle pousse le son de sa télé si fort qu'elle dérange tout l’immeuble, Mme Daspet qui ne pense qu’à s’envoyer en l’air, Madame Rouby qui a peur des voleurs, Madame Chiffe qui est dépendante de Dieu et qui aime également déclamer des poèmes, la vieille mère de Paul qui est toujours désagréable avec sa famille et il y a également Nicole la jeunette de 60 ans. Elle était postière à Moisy, une ville du Nord, elle a passé sa vie de célibataire à s'occuper de ses vieux parents. Le seul homme, ou presque, c’est Pierre Martin, il a 90 ans et se prépare pour le marathon de Londres, il est « auréolé de gloire dans son short bleu ». Un livre distrayant et drôle qui veut nous faire réfléchir à la place des personnes âgées dans notre société.
La dernière partie du livre m’a surprise, je n’ai pas compris pourquoi l’histoire frisait la science fiction… avec l’annonce de l’arrivée de l’astéroïde « Bonvent » pour le dimanche suivant sur la terre. Les différents personnages ont des réactions si peu crédibles que je n’ai pas aimé la conclusion de ce livre.

Extrait : (début du livre)
La télé est à fond. L’immeuble entier en profite. C’est Mme Rousse qui est sourde comme un pot. Elle est gentille à part ça, Mme Rousse. Elle est vieille depuis si longtemps ! Tous les mardis, elle va au salon de coiffure « chez Josée ». Un salon minuscule, à l’abri des intempéries et des métamorphoses. Josée aux cheveux rouges coiffe avec application une kyrielle d’octogénaires qui viennent chez elle parce qu’elles se sentent en confiance et parce qu’elles sont toujours venues là. Mme Rouby expliquait ça l’autre jour pendant que Josée lui faisait sa permanente. Quand on est toujours allée chez quelqu’un, on a du mal à changer, c’est bête, mais c’est comme ça. Mme Rousse, donc, a les cheveux en casque permanenté bleu-violet. Aujourd’hui est le jour des amies. Elle a acheté une tarte aux pommes à la pâtisserie Miale, sorti les assiettes à dessert en porcelaine de Limoges et préparé le thé. Elle ne sait pas qui viendra. C’est chaque fois la surprise. La salle à manger de Mme Rousse est de toute beauté. Des rideaux roses tricotés main ornent les trois fenêtres qui donnent sur la rue Jean-Eymard. Une tapisserie bleu azur décorée d’oiseaux blancs qui volent dans tous les sens couvre les murs. Un lustre façon bronze qui doit peser trois tonnes reste bizarrement accroché au plafond et menace la table en bois massif qui est pile dessous. Mme Rousse est une amie des arts. Chaque année, le 15 août, des artistes locaux à la retraite exposent leurs œuvres à la salle des fêtes. Chaque année, Mme Rousse achète une toile et la fixe sur la tapisserie aux oiseaux blancs. Cela fait un mélange de couleurs idéal pour vous donner la migraine. La télé est sise sur le petit meuble qui jouxte la table en bois massif. Impossible de la rater. C’est ce qui agace Mme Rouby. On ne s’entend pas chez Mme Rousse, il y a toujours le poste qui braille. Mme Rousse n’en a cure, le bruit la berce. Enfant, elle vivait au bord d’une nationale où des hordes de camions, nuit et jour sans jamais s’arrêter, bombaient comme des malades. Elle se souvient encore de ce huit tonnes qui avait heurté la maison des voisins, pété le mur et foncé dans la cuisine et les cabinets avec un bruit de ferraille extraordinaire. Elle avait été éblouie par cette fanfare sauvage. La télé, à son âge, c’est pour le plaisir. Même Mitsou pense comme elle. D’ailleurs, il est passé où, celui-là ? Elle s’est installée sur sa chaise et attend. Les publicités s’en donnent à cœur joie. On dirait des cigales qui, dans le bois, sur un arbre, font entendre leur voix charmante. Mme Rousse entend leur doux bourdonnement et ne s’étonne même plus. « Sauvez un cochon, mangez un chat ! » Pourquoi pas, finalement. La pendule à coucou que ses enfants lui ont offerte pour Noël sonne avec virulence. Sur l’écran, des Chinois castagnent des Tibétains. Elle en voit un qui saute à bas de son char et fonce droit sur l’ennemi. Prompt, il lance sa javeline : elle fend et le casque et l’os ; la cervelle est toute fricassée. Le Chinois bondit et achève le quidam ; il lui coupe les mains, lui tranche le col, et l’envoie rouler, tout comme un billot, à travers la foule. C’est dégoûtant. Puis elle voit un Tibétain féroce foncer sur le Chinois qui se prend pour un héros. De sa dague, il le frappe à l’épaule, lui tranche le bras droit. Le bras tombe à terre, sanglant, et dans ses yeux du Chinois entre en maître la mort rouge. Ça sonne. Et comme elle n’entend rien. Ça entre. Voici Mme Rouby, essoufflée, qui marche à petits pas. Puis qui se fige devant la télé. D’autres Chinois torturent à petits feux d’autres Tibétains. C’est horrible et c’est en direct.
« Madame Rousse, je ne peux pas boire mon thé devant ça !
- Vous êtes trop sensible, madame Rouby. »
Heureusement, les publicités reprennent et s’en donnent à cœur joie. On dirait des cigales qui, dans le bois, sur un arbre, font entendre leur voix charmante. Mme Rouby s’assied. Mme Rousse prépare le thé.

8 février 2010

Camarades de classe - Didier Daeninckx

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Gallimard – février 2008 – 167 pages

Folio – octobre 2009 – 177 pages

Quatrième de couverture :

La narratrice, Dominique, travaille avec succès dans une agence de publicité. Son mari, François, approche comme elle de la soixantaine. Cadre dans un groupe pharmaceutique en cours de restructuration, il est miné par la perspective d’un possible licenciement à quelques années de la retraite. Un message arrive un jour sur la boîte électronique de François, provenant d’un ancien ami de lycée qui tente de renouer le contact grâce au site internet « camarades-de-classe.com ». Dominique répond à l’insu de son mari et sollicite les confidences...

Dans la correspondance électronique qui naît s’affrontent des visions contradictoires d’un même passé. Ces anciens gosses d’Aubervilliers, qui fréquentaient la même classe en 1964, ont connu des trajectoires diverses, marquées par Mai 68 et par la culture communiste. L’un est devenu chanteur de charme, l’autre est demeuré stalinien, un autre a tourné escroc au grand cœur, d’autres sont chimiste, universitaire exilé, détective privé, SDF, ou bien mort.

Mais la photo de classe autour de laquelle s’organisent ces retrouvailles virtuelles recèle une énigme d’un autre ordre...

En revisitant la banlieue rouge dans la période encore triomphante du parti communiste, Didier Daeninckx nous raconte, avec précision et humanité, l’histoire d’une génération marquée par les bouleversements des années soixante et soixante-dix.

Auteur : Né en 1949, Didier Daeninckx a publié une quarantaine de romans et recueils de nouvelles, ainsi que des ouvrages en collaboration avec des dessinateurs comme Jacques Tardi ou des photographes comme Willy Ronis.

Mon avis : (lu en février 2010)

Dominique, la narratrice, est cadre dans la publicité. Son mari, François est cadre dans une entreprise pharmaceutique en pleine restructuration. Ils sont l'un et l'autre proche de la soixantaine et François supporte mal l'incertitude de son avenir. Un jour, Dominique lit un e-mail destiné à son mari provenant du site « camaradesdeclasse.com ». C'est l'ancien meilleur ami de François, Denis Ternien qui le contacte pour lui demander de devenir le parrain de sa petite fille. A ce mail est joint une photo de classe du collège Gabriel Péri d'Aubervilliers. A son insu, Dominique répond au nom de son mari. Puis lorsqu'un forum des anciens camarades de classe est créé, elle usurpe l'identité de François et suis avec curiosité les échanges entre les garçons de la classe. Parmi les membres du forum, un mystérieux Armhur Tarpin participe de façon dérangeante aux conversations, il pose des questions, fait des révélations...

La construction du roman est original, le lecteur suit en parallèle la vie de Dominique et François aujourd'hui et les échanges du forum qui nous fait retourner dans les années 60 jusqu'à nos jours, on découvre les différentes routes que chacun des camarades ont pris à la fin du collège.

Ce livre se lit très facilement et l'histoire est prenante et surprenante aussi. Une bonne lecture.

Extrait : (début du livre)

Le message ne m'était pas adressé, mais cette fois encore je n'ai pas su résister à l'envie d'en prendre connaissance. François s'était levé, un quart d'heure plus tôt, pour aller boire de l'eau au robinet de la salle de bains, avant de venir se rendormir. Sa semaine avait été rude, avec l'annonce du plan social. Il avait longtemps cru que son nom figurerait sur la liste, et, si on l'avait épargné cette fois, il demeurait convaincu que ce n'était là qu'un répit. La nouvelle l'avait à peine soulagé : il en était déjà à redouter la fin du sursis. J'étais persuadée qu'il aurait préféré faire partie des sacrifiés, pour mettre un terme à l'incertitude. Il n'acceptait pas l'idée que son avenir soit borné par des inconnus dont la seule préoccupation consistait à maintenir la courbe ascendante des résultats de l'entreprise en faisant plonger celle des effectifs. S'il s'était engagé dans cette voie, dès l'adolescence, c'était pour préserver la vie humaine, développer les capacités de l'individu... Je l'avais vu avaler un de ses cachets, la veille, en douce, pour tenter d'effacer la nuit et la plus grande partie possible de la matinée du dimanche. Le sommeil l'avait immédiatement englouti, et il ne s'était levé qu'au petit matin, à la manière d'un automate, pour se diriger vers la salle de bains.
  J'ai attendu que sa respiration redevienne lente, régulière, pour me glisser hors du lit, quitter la chambre, puis passer dans l'ancien dressing que nous avons transformé en bureau. La messagerie de l'ordinateur s'est ouverte automatiquement sur la boîte personnelle de François. Il fallait que je change d'utilisateur, que je m'identifie, que je tape mon code, pour accéder à mes mails, mais je ne pouvais jamais m'empêcher, avant, de regarder la liste des correspondances reçues par mon mari. C'était pour l'essentiel des courriers d'ordre professionnel, des liens publicitaires, les relances de sites d'enchères sur lesquels il achetait de vieux disques vinyles, des films noirs, plus rarement les lettres des quelques personnes de nos familles avec qui nous entretenions encore des relations. Depuis les élections, et l'adhésion par Internet de François au parti d'un des candidats en lice, tout ce qui avait de l'importance était perdu dans une avalanche d'articles en provenance d'une multitude de groupes politiques. Je n'en connaissais pratiquement aucun, et s'ils semblaient appartenir au même camp, cela ne les empêchait pas de consacrer l'essentiel de leurs forces à élever entre eux une montagne à partir de la moindre divergence. La seule chose qu'ils finissaient par avoir en commun était l'utilisation des mêmes fichiers piratés.
  J'ai parcouru la moisson de la nuit, Radical-Fax, ResPublica, Écologie Responsable, Débat militant, Forum alternatif, Rupture citoyenne, sans ouvrir aucun fichier. Puis j'ai fait glisser le curseur sur la ligne où, après le nom de mon compagnon, était détaillé l'objet du seul envoi dont je ne parvenais pas à déterminer la provenance : « Deviens le parrain de ma fille »... C'était assez obscur pour que je clique. Je ne sais pas pourquoi, j'avais immédiatement pensé à une correspondante, avec la petite poussée d'adrénaline générée par la jalousie, mais, contrairement à ce que je soupçonnais, l'expéditeur était masculin, et il signait ses quinze lignes de son identité complète. J'ai détaché un chewing-gum de son alvéole avant de me mettre à lire.

Déjà lu du même auteur : Cannibale Cannibale

12 avril 2010

Le reste est silence – Carla Guelfenbein

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traduit de l’espagnol (Chili) par Claude Bleton

Présentation de l'éditeur :

Tommy a douze ans, et une maladie cardiaque qui lui interdit les jeux turbulents des garçons de son âge. Caché sous une table, il s'amuse à enregistrer sur son Mp3 le joyeux verbiage d'un banquet nuptial. Et voilà que l'on parle de sa mère, brutalement disparue dix ans plus tôt. Une brèche s'ouvre dans les secrets si bien gardés d'une famille recomposée, comme il en existe tant. La vie que tous croyaient ordonnée et paisible dérape, et les liens se distendent à mesure que l'histoire se tisse. Dans les non-dits de l'autre, chacun cherche sa propre vérité. L'enfant découvre à travers la mort violente de sa mère l'improbable "faute" de la judéité. Le père voit se raviver l'abyssale impuissance à protéger ceux qu'il aime. Et la belle-mère d'affronter une fragilité qui lui vient de l'enfance, une incapacité d'aimer et d'être aimée. Le reste est silence explore avec grâce la part d'ombre de chacun - cet infime espace intime auquel même l'amour ne peut donner accès - pour rappeler que c'est l'addition de toutes ces blessures qui constitue la pierre angulaire de l'édifice familial.

Auteur : Carla Guelfenbein est née en 1959 à Santiago du Chili. Exilée en Angleterre après le coup d'État de Pinochet, elle y étudie la biologie, puis le dessin. De retour au Chili, elle travaille dans des agences de publicité. Le reste est silence est son troisième roman, en cours de traduction dans une dizaine de langues. Ma femme de ta vie (2007).

Mon avis : (lu en avril 2010)

C'est Bellesahi qui m'a donné envie de lire ce livre. Tout d'abord, je trouve la photo de la couverture magnifique et elle reflète parfaitement le livre. Et je n’hésite pas à dire que ce livre a été pour moi un vrai coup de cœur !

C'est un récit à trois voix, l'on entend tour à tour Tommy, Alma et Juan.

Tommy a 12 ans, il souffre d'une maladie cardiaque qui l'empêche de vivre normalement. Il aime jouer à enregistrer les conversations d'adultes avec son Mp3 et dès le début du livre, lors d'un mariage il apprend un terrible secret : sa mère, Soledad qu'il croyait morte de maladie se serait en fait suicidée. Cette révélation va bouleverser sa vision de la vie. Il va alors essayer de comprendre ce qu’il s’est passé, il part donc seul sur les traces de sa mère.

Juan est le père de Tommy, il est chirurgien-cardiaque, il protège maladroitement son fils et il se protège derrière une certaine froideur. Il n’exprime pas ses sentiments.

Alma est la nouvelle femme de Juan, elle voit que son couple ne va pas bien mais elle n’arrive plus à communiquer avec Juan. Elle va retrouver Leo, un ancien amour, et se laisser séduire.

Chacun des trois personnages sont touchants, ils ont chacun des douleurs qu’ils refusent d’exprimer. L’auteur nous montre que les secrets et les silences de la famille peuvent donner de la douleur et de la souffrance. Un livre vraiment très émouvant et bouleversant. Une superbe découverte, à lire !

Extrait : (début du livre)

Parfois, les mots sont comme des flèches. Ils vont et viennent, blessent et tuent, comme à la guerre. Voilà pourquoi j'aime bien enregistrer les adultes. Surtout quand ils parlent de leurs affaires et que soudain, comme par magie, ils éclatent tous de rire en même temps. Au niveau du sol, ça ne manque pas de jambes qui s'agitent dans tous les sens. On en voit de toutes sortes : des jambes de chameaux, de lapins, de flamants, de singes, et même d'animaux dont je n'ai pas encore appris le nom. A ma table sont assises trois dames aux chevilles aussi grosses que les pattes d'un éléphant, un homme chaussé comme un golfeur, et une girafe qui fi nit par enlever ses sandales dorées. Ils ont beau tous parler en même temps, je n'aurai pas de mal à obtenir un enregistrement qui en vaille la peine, je branche mon Mp3 et j'enregistre :

Teré et son mari sont arrivés chacun dans une voiture différente, tu as remarqué ?

Non, mais ça ne m'étonne pas.

Dans le parc, les jeunes mariés posent devant un photographe, avec la volière du grand-père en toile de fond. Mon cousin Miguel sourit comme s'il avait un bout de bois en travers de la bouche. Au milieu des robes colorées, je repère Alma. Elle agite les mains et dessine des figures quand elle parle. Ses cheveux sont roux et elle a le même nom que le plus grand radiotélescope du monde. La principale mission d'ALMA est d'étudier la formation des étoiles. Avec Kájef, mon meilleur ami, nous avons découvert qu'il peut analyser des particules organiques comme le carbone, ce qui résoudrait la Grande Enigme de l'apparition de la vie. C'est incroyable, la quantité de choses qu'ALMA peut voir. Par contre, Alma, la femme de papa, est plutôt distraite. Mais je m'en fiche, parce que ça ne la gêne pas que je sois un peu lent et maladroit. On fait parfois des choses que papa désapprouve. Aujourd'hui, par exemple, c'est elle qui l'a persuadé que mes cousins se moqueraient du costume d'enfant vieux que je porte dans les grandes occasions. Pourtant, nous savons tous les deux que ma façon de m'habiller est sans importance. On ne peut pas dire que mes cousins soient méchants, mais ils ont toujours l'air pressé des gens qui vont chercher un trésor dans une contrée lointaine, mais sans vous inviter.

Je t'assure que non, elles ne se connaissent même pas.

La voix de la femme est aussi rauque que celle d'un crapaud. Je lève un peu mon Mp3.

Je croyais qu'elles étaient amies. Tiens, elle est là, avec les jeunes mariés, devant la volière.

De tous les oiseaux qu'il y a dans la cage de mon grand-père, mes préférés sont les faisans dorés.

Tu es folle, jamais de la vie, tu connais Marisol !

La brise marine soulève la nappe. Des chaussures d'homme s'arrêtent devant la table sous laquelle je suis caché.

Carmen, comme je suis content de te voir !

C'est papa, avec cette voix de docteur qu'il ne laisse jamais à la maison. S'il me surprend à enregistrer les adultes, il va piquer une belle colère. Il appelle ça "une atteinte à la vie privée des gens". Mais je me demande un peu ce que c'est, la "vie privée". Si je comprends bien, c'est ce qu'on fait et ce qu'on ressent quand on est seul. Dans ces conditions, ces conversations n'ont rien de privé. Une dame agite son pied dans tous les sens, on dirait qu'elle a un caillou dans sa chaussure.

Je vous en prie, restez assise, insiste papa.

Je retiens mon souffle sans lâcher mon Mp3.

Il y a des années qu'on ne s'est pas vus, dit la femme.

Cinq, six ?

Au moins.

Tu es en pleine forme, Carmen. Comme je suis content que tu sois venue. Et Jorge ? – Papa parle sur un ton détendu et joyeux, celui qu'il utilise quand on lui demande un conseil.

Il est parti avec une fille il y a deux ans. Sa secrétaire ! explique la femme en partant d'un grand éclat de rire. Ne t'inquiète pas, je suis ravie, elle m'en a débarrassé. C'était un bon à rien.

Si tu le dis ! répond papa.

Nous le disons toutes, intervient vivement une autre femme. A croire qu'on l'a piquée avec une aiguille.

Peu après, les chaussures de papa s'éloignent. J'ai de la chance qu'il ne m'ait pas vu. Papa et Alma restent ici et moi je dois rentrer à Santiago avec un oncle. "Nous avons besoin de nous reposer de vous", m'a dit Alma de sa voix douce, avec un grand sourire. N'empêche, j'ai trouvé que ce n'était pas juste.

Juan s'est remarié, n'est-ce pas ?

Oui, avec une femme beaucoup plus jeune que lui.

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