A propos de livres...

10 février 2016

La Guerre des Lulus, Tome 2 : 1915 : Hans

la_guerre_des_lulus_1915 Casterman - janvier 2014 - 56 pages

Quatrième de couverture :
Janvier 1915. Lucien, Lucas, Luigi et Ludwig, isolés à l'arrière des lignes allemandes, ont été rejoints par une autre réfugiée, Luce, 13 ans. C'est dans une cabane en forêt qu'ils apprennent à survivre dans un environnement devenu très hostile. Entièrement livrés à eux-mêmes, ils doivent en outre gérer l'irruption d'un adulte dans leur groupe : Hans, un soldat allemand devenu leur prisonnier...

Auteurs : Depuis 2004, le scénariste d’origine bretonne Régis Hautière, pilier des éditions Paquet a signé une vingtaine d’albums en seulement cinq ans dont le Dernier Envol avec Romain Hugault. Il multiplie aujourd’hui les projets chez d’autres éditeurs comme Soleil, Kstr, Glénat, Delcourt ou Dargaud. Après des études supérieures de philosophie et d’histoire et un troisième cycle en ingénierie de la connaissance, Régis Hautière a travaillé une dizaine d’années pour le festival BD d’Amiens.
Diplômé en génie électro-technique et licencié en Arts Plastiques, Hardoc démarre précocement sa carrière comme illustrateur pour une émission jeunesse de France 2, à 15 ans. Il gagne l’Écureuil d’Or qui récompense le meilleur jeune espoir au festival BD d’Angoulême en 1996. Hardoc rencontre ensuite Régis Hautière dans une association bédéesque d’Amiens (!!) et ils décident de travailler ensemble sur la série Le Loup, l'Agneau et les Chiens de guerre (éd. Paquet). Il participe, en mars 2005, au collectif des Nouvelles de Jules Verne en bandes dessinées des éditions Petit à Petit. En 2009, il publie, toujours avec Régis au scénario, l'histoire des Lulus, Jeux de guerre, dans le collectif Cicatrices de guerre(s). Et c'est avec impatience que l'on attendait leurs aventures complètes chez Casterman, La Guerre des lulus est arrivée, en janvier 2013.

Mon avis : (lu en 2015)
L'hiver 1915 s'annonce froid et rigoureux et la guerre est toujours là. Les quatre « Lulu » vont devoir s'organiser pour survivre. Ils ont rencontré Luce, une fillette perdu, et vont l'accueillir parmi eux, la protéger et l'aider à retrouver ses parents. Et voilà qu'ils se retrouvent face à Hans, un déserteur allemand. Au début, ils sont effrayés et ne savent que faire de lui... Hans deviendra pourtant un allié précieux pour survivre et une belle rencontre.
C'est un vrai plaisir de retrouver ces Lulus devenus cinq. Le récit toujours aussi passionnant, c'est une très belle histoire d'amitié, d'insouciance et d'innocence sur fond de guerre. Malgré le contexte, le récit est frais et enjoué, les dialogues sont drôles et j'aime beaucoup le dessin aux couleurs aquarelles. Chaque tome se termine par quatre pages très réussis imitant la Une d’un journal et rappelant le contexte historique.
A ne pas rater !

Extrait : 

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Déjà lu du même auteur :

la_guerre_des_lulus_1914 La Guerre des Lulus, Tome 1 : 1914 : La maison des enfants trouvés

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08 février 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [247]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ? 

108851004 il reste la poussière la_guerre_des_lulus_1914 108883413

Lili sur les quais - Bernard Coat 
Il reste la poussière - Sandrine Collette 
La Guerre des Lulus, Tome 1 : 1914 : La maison des enfants trouvés - Régis Hautière et Hardoc 
Le grand Méchant Renard - Benjamin Renner

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Vernon Subutex - Virginie Despentes (Prix Audiolib 2016)
Nymphéas noirs - Michel Bussi (partenariat Audiolib)

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Paul à la pêche - Michel Rabagliati
Pourquoi Tokyo ? - Agathe Parmentier (partenariat Au Diable Vauvert)
Dessins à la verticale - Jeremy Collins (Babelio - Glénat)
Arrête ton cinéma - Sylvie Testud

Bonne semaine et bonnes lectures !

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07 février 2016

Le grand Méchant Renard - Benjamin Renner

grand-mechant-renard Delcourt - janvier 2015 - 190 pages

Prix Jeunesse au Festival de BD d'Angoulême 2016
Prix de la BD Fnac

Quatrième de couverture :
Face à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle, un renard chétif tente de trouver sa place en tant que grand prédateur. Devant l'absence d'efficacité de ses méthodes, il développe une nouvelle stratégie. Sa solution : voler des oeufs, élever les poussins,
 les effrayer et les croquer. Mais le plan tourne au vinaigre lorsque le renard se découvre un instinct maternel...

Auteur : Après un bac S, il fait une classe préparatoire aux écoles d'art pour intégrer les Beaux-arts d'Angoulême, dont il ressort avec un DNAP de bande dessinée. Il entre ensuite dans l'école d'animation La Poudrière et y réalise des courts métrages d'animation, dont son film de fin d'études, La Queue de la souris, en 2007. À sa sortie de l'école, il travaille avec Vincent Patar et Stéphane Aubier sur le long métrage d'animation, adapté des albums pour la jeunesse Ernest et Célestine de Gabrielle Vincent.

Mon avis : (lu en février 2016)
Une histoire de renard, de poule, de lapin, de cochon et de loup cela peu paraître enfantin et classique mais celle-ci est différente, originale et hilarante !
Ce renard voudrait montrer qu'il est un Grand Méchant Renard, mais il n'arrive pas à être effrayant et revient bredouille de la chasse... Lorsqu'il surgit dans la ferme, il est accueilli comme un familier, la poule lui tient tête et refuse de lui donner ses oeufs et finalement il repart avec des navets gentiment offert par le cochon. Mais le régime navets, il en a assez ! Un jour, le loup va l'aider à voler des oeufs, promesse de futurs poussins, puis poulets qu'ils pourront enfin dévorer. L'expédition est réussie mais le renard va devoir couver les trois oeufs volés et le cauchemar commence tout juste... A l'éclosion, les poussins vont prendre le renard pour leur maman et comme le loup les trouve encore trop petits, le renard va devoir s'en occuper, les nourrir, les élever comme une mère poule... 
J'ai beaucoup aimé cette histoire intelligente et pleine d'humour et d'émotions, les dessins à l'aquarelle sont simples et expressifs, les dialogues sont efficaces et savoureux, les différents animaux ont chacun leurs caractères.
A lire, à relire, et toute la famille peut en profiter !

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Animal (2)

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04 février 2016

La Guerre des Lulus, Tome 1 : 1914 : La maison des enfants trouvés - Régis Hautière et Hardoc

la_guerre_des_lulus_1914 Casterman - janvier 2013 - 56 pages

Quatrième de couverture : 
L'offensive de l'armée allemande au nord-est de la France jette des milliers de villageois sur les routes. Dans le désordre ambiant, quatre enfants, Lucien, Lucas, Luigi et Ludwig, sont oubliés lors de l'évacuation de leur orphelinat. Bientôt, ils se retrouvent isolés derrière la ligne de front. Livrés à eux-mêmes en territoire ennemi, Ils s'organisent pour survivre...

Auteurs : Depuis 2004, le scénariste d’origine bretonne Régis Hautière, pilier des éditions Paquet a signé une vingtaine d’albums en seulement cinq ans dont le Dernier Envol avec Romain Hugault. Il multiplie aujourd’hui les projets chez d’autres éditeurs comme Soleil, Kstr, Glénat, Delcourt ou Dargaud. Après des études supérieures de philosophie et d’histoire et un troisième cycle en ingénierie de la connaissance, Régis Hautière a travaillé une dizaine d’années pour le festival BD d’Amiens.
Diplômé en génie électro-technique et licencié en Arts Plastiques, Hardoc démarre précocement sa carrière comme illustrateur pour une émission jeunesse de France 2, à 15 ans. Il gagne l’Écureuil d’Or qui récompense le meilleur jeune espoir au festival BD d’Angoulême en 1996. Hardoc rencontre ensuite Régis Hautière dans une association bédéesque d’Amiens (!!) et ils décident de travailler ensemble sur la série Le Loup, l'Agneau et les Chiens de guerre (éd. Paquet). Il participe, en mars 2005, au collectif des Nouvelles de Jules Verne en bandes dessinées des éditions Petit à Petit. En 2009, il publie, toujours avec Régis au scénario, l'histoire des Lulus, Jeux de guerre, dans le collectif Cicatrices de guerre(s). Et c'est avec impatience que l'on attendait leurs aventures complètes chez Casterman, La Guerre des lulus est arrivée, en janvier 2013.

Mon avis : (lu en 2014)
Voilà une série qe j'ai commencé à lire en 2014 et en voulant faire le billet du 3ème tome, je me suis aperçue que je n'avais pas chroniqué les deux premiers tomes...
Lucas, Lucien, Luigi et Ludwig sont quatre pensionnaires de l'orphelinat de l'abbaye de Valencourt en Picardie. Ils se sont trouvés par hasard dans la même chambre et sont devenus très complices et depuis ils sont surnommés « les Lulus ».
En cet été 1914, l'orphelinat semble être à l'abri de la guerre pourtant la ligne de front n'est pas loin. L'abbaye est donc évacuée rapidement et lorsque les Lulus reviennent de l'une de leur escapade habituelle, ils se retrouvent seuls dans un orphelinat déserté et au loin ils entendent l'artillerie résonnant dans le ciel...
L'histoire de la Grande Guerre à travers des aventures d'une bande d'orphelins est une très bonne idée, les dessins sont magnifiques et les personnages attachants. Cette BD est pleine d'humour et l'on apprend beaucoup sur la vie à l'arrière.

Extrait : 

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03 février 2016

Il reste la poussière - Sandrine Collette

Lu en partenariat avec les éditions Denoël

il reste la poussière Denoël - janvier 2016 - 304 pages

Quatrième de couverture :
Patagonie. Dans la steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l’un à l’autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d’épineux. 
Cet enfant, c’est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l'a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d’une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien. 
Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille ?

Auteur : Sandrine Collette est née en 1970. Elle partage sa vie entre l'université de Nanterre et ses chevaux dans le Morvan. Six fourmis blanches est son troisième roman.

Mon avis : (lu en janvier 2016)
Cette histoire se déroule en Argentine, en Patagonie, dans une steppe infinie, balayée par des vents glacés. Dès les premières pages, Rafael, un petit garçon est poursuivi à cheval par ses bourreaux puis jeté dans un buisson plein d'épines... C'est le sort qui lui réservent tous les jours ses trois frères, Mauro et Joaquim, les aînés jumeaux et Steban. Rafael ne peut compter que sur lui-même pour supporter ce traitement car la mère n'intervient pas et laisse faire. Tout est dur dans cette petite ferme, la mère qui a tout pris en main le jour où son mari ivrogne les a abandonné. L'élevage des moutons et des boeufs demande beaucoup de travail que les quatre garçons exécutent sans rechigner. Rafael est devenu leur défouloir et celui-ci a compris qu'il n'aura d'aide de personne et que seuls son cheval et son chien pourront lui témoigner de l'affection. 

Une fois par mois, la mère va en ville pour boire et jouer au poker et un jour, elle perd aux cartes l'un de ses garçons... Cela va changer la vie de toute la famille...
Cette histoire met un peu de temps à démarrer, la monotonie de la vie dans cette ferme du bout du monde est pesante puis le récit s'emballe et le lecteur n'en croit pas ses yeux...
J'ai beaucoup aimé ce roman fort, hors du temps, violent dont on ne sort pas indemne !
C'est ma deuxième lecture de cette auteur et je ne vais pas hésiter à lire ces premiers livres.

Merci Clélia et les éditions Denoël pour cette belle découverte !

Extrait : (début du livre)
Patagonie argentine. La steppe
Parce qu’il était le plus jeune, ses frères avaient pris l’habitude de le poursuivre à cheval autour de la maison, quand la mère ne les voyait pas. Dès que les jumeaux avaient eu assez de force pour l’attraper par le col et le soulever au galop de leurs criollos, c’était devenu leur passe-temps favori. Ils comptaient les points, à celui qui le traînerait jusqu’au coin de la grange, qui dépasserait les vieux bâtiments en bois gris — puis l’arbre mort, puis le bosquet de genêts — avant de le lâcher dans la poussière.
Chaque fois, le petit les voyait venir. Il entendait leurs exclamations, bien fort exprès pour l’affoler, le bruit des chevaux qui s’élancent ; les fers caillassant le sol et se rapprochant à lui faire trembler le ventre, comme si la terre trépidait sous ses pieds, et sûr cela les amusait, eux les frères perchés en haut de leurs selles, avec leurs rires aigus qui couvraient le fracas des sabots.
Il se figeait, un bras en l’air, ce bras qui tenait le bâton avec lequel il jouait à faire des vagues dans l’abreuvoir, et tant pis si l’eau était sale. Il s’immobilisait comme le font les mulots dans la steppe, lorsque le bruissement d’ailes des busards au-dessus d’eux les alerte trop tard, lui aussi l’œil effaré et priant pour que ses oreilles, son cerveau, son instinct le trompent ; mais toujours ils étaient sur lui en quelques foulées, rapaces piquant vers leur proie, penchés sur leurs chevaux fous. Planté au milieu de la cour arrière, le petit n’avait pas le temps de regagner la cuisine où la mère touillait, écrasait, dépeçait : quand cela avait commencé, il savait à peine courir. Une ou deux fois, il avait essayé de l’appeler, devinant la silhouette sévère derrière les carreaux, qui hachait la viande ou coupait les légumes comme si elle avait dû les abattre, appliquée et rageuse, mais elle ne l’entendait pas, ne le voyait pas, même le jour où il avait réussi à taper à la vitre avant d’être enlevé par Mauro — ou peut-être s’en désintéressait-elle si fort qu’il préférait ne pas y penser. La seule chose qu’elle faisait, à vrai dire, c’était lui mettre une rouste après, en criant qu’elle en avait assez qu’il mouille sa culotte. Et les frères se moquaient en le regardant, et ils braillaient : Le pisseur ! Le pisseur ! tandis qu’elle l’obligeait à courir cul nu derrière elle pour aller se changer, jetant son pantalon souillé dans la panière à linge d’un geste excédé.

Déjà lu du même auteur : 

six fourmis blanches Six fourmis blanches

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