A propos de livres...

21 avril 2015

Quelques jours de vacances...

 

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... et d'escapade en Bretagne !

 

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20 avril 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? [216]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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La Surface de réparation - Alain Gillot 
Yeruldelgger - Ian Manook

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Le Syndrome du pire - Christoffer Carlsson (Babelio - Ombres)
La coloc - Jean-Philippe Blondel 

Que lirai-je la  semaine prochaine ?

Refuges - Anne-Lise Heurtier (Casterman)
La Baronne Blixen (Babelio - Prix Relay)

Bonnes lectures et bonne semaine !

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18 avril 2015

Rencontre avec Martin Carayol

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Mardi 14 avril 2015, à l’occasion de la parution du 1er volet de la trilogie de Minna Lindgren, Les Petits vieux d’Helsinki mènent l’enquête (Calmann-Lévy), je suis allée à une rencontre avec le traducteur (Martin Carayol) à l’Institut Finlandais de Paris avec l'un de mes fils.

Le lieu est très sympa, situé rue des Ecoles, à côté des Thermes de Cluny, pour m'y rendre j'ai profité de cette belle journée ensoleillée pour jouer la touriste en sortant du métro à Hotel de Ville, j'ai traversé la place du même nom vers le pont d'Arcole puis je suis passée devant Notre Dame, avant de traverser le pont au Double et de longer le Musée de Cluny.

Nous avons été accueilli avec une boisson fraîche aux agrumes "alcoolisée" dans une jolie canette aux couleurs de la Finlande.

Le traducteur nous a présenté le livre comme un roman cocasse qui devient noir... Il se situe dans une maison de retraite à Helsinki et les personnages principaux sont 3 petites "vieilles" : Siiri, Irma et Anna-Lisa. Le jeune cuisinier de l'établissement est retrouvé pendu et les trois compagnes décident de mener l'enquête... L'auteur a écrit ce livre pour dénoncer les mauvais traitements donnés dans les maisons de retraite... 
Martin Carayol nous a lu plusieurs extraits du livre, parlé de la ville d'Helsinki qui fait partie du roman car ces 3 dames n'hésitent pas à sillonner en long et en large la capitale finlandaise en tramway ou en taxi pour les besoins de leur enquête.

Parution du 2ème tome prévue pour octobre 2015 et pour le dernier tome 1er trimestre 2016.

Prochainement, vous aurez mon avis sur ce livre que je vais bientôt lire... Cette rencontre m'a vraiment donnée envie de découvrir Helsinki en compagnie des Petites Vieilles... 

A suivre...

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16 avril 2015

Yeruldelgger - Ian Manook

  Lu dans le cadre du Challenge
 
"Écoutons un livre"
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Audiolib - janvier 2015 - 15h32 - Lu par Martin Spinayer

 

Quatrième de couverture :
Le corps enfoui d’une enfant, découvert dans la steppe par des nomades mongols, réveille chez le commissaire Yeruldelgger le cauchemar de l’assassinat jamais élucidé de sa propre fille. Peu à peu, ce qui pourrait lier ces deux crimes avec d’autres plus atroces encore, va le forcer à affronter la terrible vérité. Il n’y a pas que les tombes qui soient sauvages en Mongolie. Pour certains hommes, le trafic des précieuses « terres rares » vaut largement le prix de plusieurs vies. Innocentes ou pas. Dans ce thriller d’une maîtrise époustouflante, Ian Manook nous entraine sur un rythme effréné des déserts balayés par les vents de l’Asie Centrale jusqu’à l’enfer des bas-fonds d’Oulan-Bator. Il y avait la Suède de Mankell, l’Islande d’Indridason, l’Écosse de Rankin, il y a désormais la Mongolie de Ian Manook !
Une interprétation à « coeur battant » qui entraîne l’auditeur dans une histoire pleine de méandres, bouleversante, en immersion totale.

Auteur : Patrick Manoukian, alias Ian Manook, a sûrement été le seul beatnick à traverser d'Est en Ouest tous les États-Unis pour assister au festival de Woodstock et s'apercevoir en arrivant en Californie qu'il s'ouvrait le même jour sur la côte Est, à quelques kilomètres de son point de départ. C'est dire s'il a la tête ailleurs et l'esprit voyageur. Journaliste, éditeur, publicitaire et désormais romancier, Yeruldelgger est son premier roman mais certainement pas le dernier, puisqu’il inaugure une série mettant en scène le commissaire éponyme.

Lecteur : Martin Spinhayer est un comédien belge de théâtre, de télévision et de doublage.Acteur de l’ombre des studios, il se consacre à tous les aspects vocaux dumétier, passant des personnages les plus sombres aux plus extravagants.Son timbre grave lui a permis d’incarner la voix française, notamment,de John Goodman et Jeremy Irons. 

Mon avis : (écouté en avril 2015)
Cela faisait quelques temps que je voulais découvrir ce roman policier et j'étais donc ravi de découvrir qu'il faisait parti de la sélection du Prix Audiolib. Voilà un roman noir écrit par un français et dont l'action se déroule en Mongolie. 
Tout commence avec la découverte des corps de trois chinois émasculés dans un entrepôt à Oulan-Bator puis celle du corps d'un enfant enseveli avec son petit vélo dans la steppe. Le commissaire Yeruldelgger doit résoudre ses deux enquêtes avec son équipe. 

L'histoire est palpitante et le cadre magnifique. Le lecteur suit une enquête pleine de noirceur, de surprises et de rebondissements et en même temps découvre la Mongolie, ses paysages, ses coutumes, sa réalité économique, sociale.
La quatrième de couverture évoque Mankell et la Suède ou Indradison et l'Islande, pour ma part je trouve ce roman plus proche de Tony Hillerman et Jim Chee. Ici la tradition Mongole et ses valeurs que l'on retrouve encore dans la steppe s'affronte à la modernité, la corruption et les trafics d'Oulan-Bator.

Dans la version audio, l'entretien avec l'auteur complète toujours très bien notre lecture. 
Je continuerai sans hésitation de découvrir les prochaines aventures de Yeruldelgger.

 

Extrait : (début du livre)
Yeruldelgger observait l’objet sans comprendre. D’abord il avait regardé, incrédule, toute l’immensité des steppes de Delgerkhaan. Elles les entouraient comme des océans d’herbe folle sous la houle irisée du vent. Un long moment, silencieux, il avait cherché à se convaincre qu’il était bien là où il se trouvait, et il y était bien. Au cœur de distances infinies, au sud de la province du Khentii et à des centaines de kilomètres de ce qui pourrait un tant soit peu justifier la présence incongrue d’un tel objet.
Le policier du district se tenait respectueusement à un mètre derrière lui. La famille de nomades qui l’avaient alerté, à quelques mètres en face. Tous le regardaient, attendant qu’il apporte une explication satisfaisante à la présence de l’objet saillant de terre, de travers par rapport à l’horizon. Yeruldelgger avait respiré profondément, malaxé son visage fatigué dans ses larges paumes, puis il s’était accroupi devant l’objet pour mieux l’observer.
Il était vidé, épuisé, comme essoré par cette vie de flic qu’il ne maîtrisait plus vraiment. Ce matin à six heures on l’envoyait enquêter sur trois cadavres découpés au cutter dans le local des cadres d’une usine chinoise dans la banlieue d’Oulan-Bator, et cinq heures plus tard il était dans la steppe à ne même pas comprendre pourquoi on l’avait envoyé jusque-là. Il aurait de loin préféré rester en ville pour enquêter sur les cadavres des Chinois avec son équipe. Il savait par expérience et par goût de l’adrénaline que la première heure sur une scène de crime était déterminante. Il n’aimait pas trop ne pas y être, même s’il avait toute confiance en l’inspecteur Oyun qu’il avait laissée en charge. Elle savait y faire et le tiendrait au courant si nécessaire.
Le policier du district n’avait pas osé s’accroupir à côté de lui. Il restait debout, à moitié penché, les genoux pliés et le dos cassé en deux. Mais à la différence de Yeruldelgger, il ne cherchait pas à comprendre. Il attendait juste que le commissaire de la capitale le fasse. Les nomades, eux, s’étaient accroupis en même temps que lui. 
Le père était peut-être un grand-père, le visage plissé par la lumière du soleil sous son chapeau traditionnel pointu. Il portait un vieux deel de tissu satiné vert, tout brodé de jaune, et des bottes de cavalier en cuir. La femme était habillée d’un manteau bleu clair et soyeux serré par une large ceinture de satin rose. Elle était beaucoup plus jeune que l’homme. Les trois enfants se suivaient en rang d’oignons, rouge, jaune et vert : deux garçons et une petite dernière. Le commissaire jugea qu’il y avait à peine un an de différence de l’un à l’autre. Toute la famille affichait un air réjoui et de grands sourires qui tranchaient sur leurs visages à la peau rugueuse et rougie par les vents des steppes, le sable des déserts et les brûlures de la neige. Yeruldelgger avait été un gamin des steppes comme eux dans une de ses premières vies.
– Alors, commissaire ? osa le policier du district.
– Alors c’est une pédale. Une pédale de petite taille. Je suppose que tu as déjà vu une pédale, policier ?
– Oui, commissaire. Mon fils a un vélo.
– À la bonne heure, soupira Yeruldelgger, alors tu sais ce que c’est qu’une pédale !
– Oui, commissaire.
En face d’eux, la famille de nomades accroupis en rang d’oignons écoutait leur échange en souriant. Derrière, on apercevait leur yourte blanche, et tout autour la steppe verdoyante ondulée par le vent à perte de vue jusqu’à l’horizon bleu des premières collines. On ne distinguait même pas la piste étroite par laquelle le petit tout-terrain russe les avait bringuebalés jusqu’à la yourte.
Yeruldelgger posa ses puissantes mains bien à plat sur ses cuisses, à la manière des sumos japonais, et rentra la tête dans les épaules pour se forcer à contenir la colère qui montait.
– Et c’est pour ça que tu m’as fait venir ?
– Oui, commissaire…
– Tu m’as fait faire trois heures de piste depuis Oulan-Bator pour une pédale qui sort de terre ?
– Non, commissaire, c’est pour la main !
– La main ? Quelle main ?
– La main sous la pédale, commissaire.
– Quoi ? Il y a une main sous cette pédale ?

Challenge Petit Bac 2015 
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Titre : 1 mot (3)

Challenge Trillers et Polars
2014-2015
 
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catégorie "Même pas peur" :  17/25 

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15 avril 2015

La Surface de réparation - Alain Gillot

Lu en partenariat avec Babelio et les éditions Flammarion

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Quatrième de couverture :
Vincent, entraîneur d'une équipe de jeunes footballeurs, se voit confier la garde de son neveu, qui souffre du syndrome d'Asperger. Il se révèle un gardien de buts hors normes. Mais dans sa vie quotidienne, si un geste ou une parole ne correspond pas à ses schémas mentaux, il est pris de panique. Vincent remettra en cause ses certitudes et sortira, lui aussi, de son propre enfermement.

Auteur : Alain Gillot pratique toutes sortes de métiers, de bûcheron à chauffeur routier, avant de découvrir l’écriture, à travers le journalisme sportif. Attiré par l’aventure, il devient grand reporter et se passionne pour les peuples autochtones. Au retour de ces années de voyage il travaille dans le cinéma, comme scénariste et découvre la bande dessinée. 
Il a publié un premier roman, "La surface de réparation"en 2015. 

Mon avis : (lu en avril 2015)
Vincent espérait devenir un grand joueur de football mais à la suite d'une grave blessure il est obligé de réviser ses ambitions et il devient entraîneur de football. Vincent est un solitaire, il vit seul et entraîne une équipe de jeunes footballeurs. Il s'est éloigné de sa famille. Il a des souvenirs douloureux de son enfance. Il est donc plutôt surpris de voir un soir débarquer sa soeur aînée et son fils de treize ans qu'elle élève seul. Elle doit faire une formation et Vincent est son dernier recours pour s'occuper de Léonard.
Vincent n'accepte pas tout de suite, c'est la première fois qu'il rencontre ce jeune garçon au comportement bizarre. Léonard ne regarde pas les gens, il ne parle presque pas, il semble n'éprouver aucun sentiment... 
Vincent va découvrir que Léonard est un garçon extraordinaire... Il est imbattable aux échecs et déclare que le football est un jeu simpliste... Vincent le prend au mot et lui propose de venir à l'entraînement avec son équipe. Après avoir visionné toute une nuit de nombreux matchs de football pour apprendre ce jeu, Léonard se révèle un gardien de but très spécial... Vincent et Léonard vont s'apprivoiser et ce séjour de dix jours va faire grandir l'un comme l'autre. 
J'ai bien aimé cette histoire en particulier la relation qui se tissent entre Vincent et Léonard, comment ils se découvrent, comment Vincent cherche à comprendre Léonard, à l'aider à s'intégrer. Léonard est très attachant et on apprend sur le syndrome d'Asperger.

Merci  Babelio et les éditions Flammarion pour ce partenariat.

Extrait : 
Hamed est venu droit vers moi de sa foulée de petit cheval contrarié. Une semaine qu'il pleuvait des cordes au beau milieu des vacances de Pâques. Déjà que les gosses avaient du mal à se concentrer, si en plus ils jouaient dans un bourbier, c'était la fin de tout.
— Pas moyen de prendre un appui, m'sieur. La moindre passe, on est sur le cul… Les joueurs ont besoin de parler. D'un bobo, du maté- riel, des conditions. Certains jours, ils veulent seulement rentrer au vestiaire.
— Montre-moi un peu tes crampons… Le gamin m'a tourné le dos et, tandis qu'il levait le mollet, j'ai jeté un œil à sa semelle.
— C'est du petit, à ce que je vois…
— Ceux que j'ai toujours, m'sieur.
— Et là, depuis lundi, t'as rien remarqué ?
— Ben si… il pleut comme vache qui pisse.
— Et d'après toi, t'aurais dû faire quoi ?
— Mettre plus gros…
— Donc, maintenant, tu y retournes et tu te débrouilles pour rester debout. 
Ses yeux se sont planqués dans leurs orbites. Hamed a ce côté buté qui le pousse à s'empaler dans les défenses au lieu de lever la tête pour chercher un partenaire démarqué. J'en ai vingt-trois comme lui dans les pattes, et, certains jours, je me demande ce que je fais là, à m'occuper d'une bande de morpions qui ne deviendront jamais de vrais footballeurs.
C'est ma deuxième expérience d'entraîneur depuis que j'ai passé le diplôme fédéral. La première fois, c'était à Limoges avec l'équipe de division d'honneur. Des postiers qui bossaient la semaine et venaient s'entraîner le soir. Mais j'en ai eu marre de ce rythme-là. Je suis tombé sur une annonce dans France Football, « Club de Sedan cherche éducateur diplômé pour s'occuper de ses jeunes, âgés de dix à quatorze ans ». J'ai pensé que ça pouvait convenir. Pas que je sois porté sur les gosses. Je n'en ai pas, personnellement, et je les apprécie modéré- ment, mais le salaire était correct, et la jouissance d'un pavillon, comprise dans l'offre, a fini de me décider.
Évidemment Sedan, ça a ses limites. La gloire du club est passée et n'est pas près de revenir, au point que l'équipe première évolue en D2, plutôt dans le bas du tableau. Ce qu'il faudrait, c'est trouver une pépite. Un joueur qui permettrait aux supporters de rêver et à ses équipiers d'être aspirés vers le haut. C'est ce qui s'est produit à Nancy quand Platini s'est révélé. Mais des Platini, il y en a un tous les cinquante ans, et aucun ne va débarquer à Sedan. Moi, ce que j'ai sous la main, c'est surtout des Kevin Rouverand. C'est le buteur du groupe, enfin, quand il est dans un bon jour. Un mètre quarantetrois à la toise, un centre de gravité très bas, une patate du droit. Il pourrait vraiment faire quelque chose, mais, question motivation, on est loin du compte. Il se promène sur le terrain avec son petit talent sous le bras, il a l'impression d'avoir tout le temps devant lui. Il attend, comme beaucoup de ses copains, la proposition d'un club important. Il feuillette les journaux de bagnoles, il pianote sur son téléphone, il sculpte ses cheveux avec du gel. Il se voit déjà arrivé, alors qu'il n'est même pas dans le train.

Challenge Petit Bac 2015 
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Taille (3)

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