A propos de livres...

28 juillet 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? [184]

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 (c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

la-ville-heureuse rue du bonheur

La ville heureuse - Elvira Navarro 
Rue du Bonheur - Anna Fredriksson

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Le monde de Charlie - Stephen Chbosky

Que lirai-je les prochaines semaines ?

Le Planqués des huttes - Léo Lapointe (partenariat Pôle Nord Editions) 
Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre - Céline Lapertot 

Bonne semaine, bonnes lectures !

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25 juillet 2014

Comme une petite ressemblance juillet

 

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 Nouveau rendez-vous  avec Canel

Que c'est beau la mer !

des profondeurs JUSTE_AVANT_LE_BONHEUR

Maman les p'tits bateaux...

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Un petit tour à la piscine

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pour nager,

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plonger sous l'eau

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Et les bouées...

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   Le billet de Canel

  Mes autres billets Comme Une Petite Ressemblance : 

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billet n°7billet n°8billet n°9billet n°10, billet n°11

 

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24 juillet 2014

Rue du Bonheur - Anna Fredriksson

Lu en partenariat avec les éditions Denoël

rue du bonheur Denoël - mai 2014 - 432 pages

traduit du suédois par Carine Bruy

Titre original : Lyckostigen, 2012

Quatrième de couverture :
Mère célibataire, Johanna lutte pour joindre les deux bouts, tandis que son ex-mari, Calle, a refait sa vie loin d'elle. Il a quitté la ville pour s'installer à Stockholm avec sa nouvelle petite amie la très sophistiquée et cultivée Fanny et commencer une carrière couronnée de succès. De son côté, Johanna s'inquiète pour ses filles, dont la plus jeune est le souffre-douleur du collège. Pour ne rien arranger, un patient se suicide dans le centre pour toxicomanes dans lequel elle travaille comme aide-soignante, et Calle refuse désormais de lui verser sa pension alimentaire. Un beau jour, Johanna gagne vingt millions de couronnes au loto. Sa vie va alors prendre un tout autre chemin. Anna Fredriksson nous invite Rue du Bonheur et on s'y sent immédiatement comme chez soi. A la manière de Cédric Klapish ou de Katherine Pancol, elle brosse des personnages si réels, si attachants, à notre image tout compte fait, qu'on ressort euphorique et revigoré de ce séjour chez Johanna, Calle et leurs filles.

Auteur : Anna Fredriksson a publié son premier roman en 2011. Scénariste de longue date pour plusieurs productions, elle travaille aussi bien sur des longs métrages que sur des adaptations TV telles que Les Enquêtes de l’inspecteur Wallander, tiré des romans de Henning Mankell (Arte).

Mon avis : (lu en juillet 2014)
Rue du Bonheur, c'est l'adresse de Johanna, mère célibataire, elle élève seule ses deux filles Agnes et Sara adolescentes. elle travaille comme aide-soignante dans un centre pour toxicomanes. Kalle ou Calle (c'est surprenant, mais l'orthographe de son prénom change à partir de la deuxième partie...) est l'ex-mari de Johanna. Après son divorce, il est parti vivre à Stockholm, il est dentiste, il est beaucoup dans le paraître et très attaché à l'argent. Tous les trois week-ends, il vient chercher ses filles et les conduit à Stockholm où il vit avec Fanny, sa nouvelle petite amie.

Lorsque l'histoire commence, Johanna est soucieuse, sa fille Sara est victime de harcèlement à l'école, Kalle a diminué la pension alimentaire, un patient du centre se suicide quelques jours après sa sortie... C'est alors que Johanna gagne vingt millions de couronnes au loto. Elle n'en parle à personne même pas à ses amies et presque sur un coup tête elle achète un appartement dans le même immeuble que Kalle pour permettre à ses filles d'être proches de leur père...
Cette histoire est très agréable à lire, les personnages sont attachants en particulier Johanna et Fanny. A l'inverse, Calle est plutôt désagréable mais on comprendra en fin du livre pourquoi... 
J'ai aimé cette histoire qui aurait pu se passer ailleurs qu'en Suède, qui traite de la famille recomposée avec les relations enfants parents, du couple... Un livre idéal à découvrir pour cet été !

Merci Dana et les éditions Denoël pour cette jolie découverte.

Extrait : (début du livre)
Elles dorment encore toutes les deux, paquets informes sous leur couette.
— Coucou, les filles, lance Johanna. Il est l’heure de se réveiller. Papa ne va pas tarder à arriver.
Elles commencent à gigoter, lentement et à contrecoeur.
Johanna parcourt la pièce des yeux. Des vêtements sont éparpillés sur le sol, les chaises et les montants des lits. Des brosses à cheveux, du maquillage et des manuels scolaires. Les valises sont béantes, à moitié prêtes. Une bande dessinée gît, ouverte, à côté du lit de Sara.
— Ne vous rendormez pas. Il faut que vous ayez le temps de finir vos valises. Allez, debout.
Elle leur passe la main dans les cheveux.
— Mhm. Deux minutes.
Comme d’habitude, seule Agnes répond. Sara reste muette. Pourvu qu’elle n’ait pas en tête de refuser d’y aller. Ça lui arrive parfois, et il faut alors une sérieuse séance de négociations pour la faire changer d’avis.
Johanna attrape quelques habits sur un tas et essaie de déterminer s’ils sont propres ou sales. Elle aperçoit un jean, un t-shirt et un chemisier qu’elle a repassés l’autre jour, à nouveau froissés. 
Elle continue à sélectionner des affaires dans la pile de vêtements, sans vraiment savoir ce qu’elle cherche à faire. Mettre de l’ordre dans ce chaos semble mission impossible. Puis elle attrape un sweat-shirt en coton roulé en boule. Il est humide et dégage une odeur désagréable.
— Sara ?
Pas de réponse.
— Sara.
— Mhm ?
Sara ouvre les yeux. Johanna tend le sweat sous son nez.
— Qu’est-ce que c’est que ça ?
— Quoi ?
— Le sweat. Il est humide et il sent mauvais. Qu’est-ce que tu as fait ?
Sara se tourne vers le mur et referme les yeux.
— Tu as renversé quelque chose ? Pourquoi ne l’as-tu pas mis à la lessive ?
— C’est rien.
— Vraiment ? Tu ne peux pas me regarder ?
Sara se contorsionne. Johanna lui montre le vêtement.
— Qu’est-ce qui sent comme ça ?
— Du lait.
Une brève pause.
— Comment ça se fait ?
Sara garde le silence, puis elle se redresse dans son lit et se frotte les yeux.
— C’est des copains de classe, mais c’était juste pour rigoler.
— Ils ont versé du lait sur ton sweat ? s’étonne Johanna. Pour rigoler ?
Agnes relève la tête de son oreiller et les observe.
Elle a cette expression déterminée dans les yeux, ce regard mûr, qui n’exprime pas seulement la révolte, mais impose le respect. À quinze ans, elle est sensiblement plus adulte et raisonnable que Sara, âgée de treize ans. Il se passe beaucoup de choses en deux ans.
— Bon, d’accord, abdique Johanna. Levez-vous et habillez-vous maintenant.
Elle emporte le sweat et le jette dans la corbeille à linge en passant devant sa chambre. Elle consulte l’heure : dix heures et demie. Elle entend ses filles se lever et commencer à se préparer. Bien. Pas de mutinerie cette fois-ci.

  Challenge Petit Bac 2014
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"Géographie" (8)

Challenge Voisins Voisines 2014
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Suède

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22 juillet 2014

La ville heureuse - Elvira Navarro

Lu en partenariat avec les Editions Orbis Tertius

la-ville-heureuse Editions Orbis Tertius - juillet 2014 - 224 pages

traduit de l’espagnol par Alice Ingold

Titre original : 2009

Quatrième de couverture :
Un jeune garçon arrive de Chine pour rejoindre sa famille qui a émigré en Espagne. Une fillette fuit à la recherche d'un vagabond qui l'effraye et la fascine. La Ville heureuse est ce roman en forme de diptyque construit autour de deux histoires imbriquées, deux récits d'apprentissage et de découverte d'un monde fait de mensonges, de laideur et de conventions hypocrites. Chi-Huei a quitté la Chine, son village de province où il vivait heureux en compagnie de sa vieille tante. Contraint à l'âge de six ans de rejoindre sa famille qui survit dans la grande ville jamais nommée, à la tête d'un commerce rudimentaire pompeusement baptisé Restaurant chinois, il se heurte à sa propre nostalgie, à la honte et la déception que lui inspire sa famille aux chimériques ambitions de réussite, à une langue étrangère, aux difficultés d'intégration, de découverte et d'apprentissage d'un monde nouveau. Il partage le même quartier que Sara avec qui il noue une amitié complice. Celle-ci est la protagoniste du deuxième récit, mené depuis la troublante et subtile intériorité de la fillette. À la découverte de l'univers qui l'entoure, transgressant les règles de jeu fixées par son père et les tabous sociaux qu'impose leur vie bourgeoise, elle franchit les limites interdites du quartier. Effrayée et fascinée à la fois par un vagabond qui hante ces lieux, elle nouera avec lui une relation singulière et finira par découvrir ce monde des adultes, à la fois cruel et incom­préhensible. Car elle ignore tout : une ignorance qui est sans doute le plus précieux des privilèges et le constat le plus cruel de l'enfance.

Auteur : Elvira Navarro est née à Huelva en 1978. Elle a passé son enfance entre Valence et Cordoue et elle vit désormais à Madrid où elle a obtenu son diplôme de Lettres. En 2004, elle a remporté le Prix des Jeunes Créateurs de la Ville de Madrid. Son premier livre, La ville en hiver, paru en 2007, est chaleureusement accueilli par la critique et récompensé par le prix Fnac du Jeune Talent. En 2009, elle publie La ville heureuse et obtient simultanément deux prix pour ce livre, le prix Jaen et le Prix Tormenta, ainsi que le titre de meilleur roman de l'année décerné par le journal Publico. Son troisième roman, La travailleuse, est récemment paru en Espagne. Choisie par la revue Granta parmi les 22 meilleurs auteurs de langue espagnole de la jeune génération, Elvira Navarro est, comme le souligne Enrique Vila-Matas, « l'avant-garde subtile et presque cachée de sa génération ».

Mon avis : (lu en juillet 2014)
J'ai accepté cette proposition de partenariat sans savoir ce que j'allais découvrir, je ne connais ni la maison d'édition, ni l'auteur...
Ce livre est surprenant car constitué de deux histoires distinctes même si les deux personnages principaux sont présents dans les deux... La première raconte la vie de Chi-Huei un jeune chinois qui a quitté la Chine à l'âge de six ans pour rejoindre sa famille émigrée en Espagne et qui s'occupe d'une affaire de restauration. Il est question de son intégration dans un nouveau pays, dans une famille qu'il découvre, dans un quartier, une école... Il se liera d'amitié avec Sara une camarade de son âge qui est la narratrice de la deuxième partie... Petite fille, un jour où elle est allée faire une course seule, elle croise un jeune vagabond, elle est troublée, oublie ses achats et s'enfuit laissant tomber son argent... Depuis, elle est revenue sur les même lieux cherchant à revoir ce vagabond qui lui fait à la fois peur et qui la fascine. Partout dans la ville, elle le cherche malgré elle, jusqu'au jour où elle osera lui parler.
J'ai sciemment censuré la quatrième de couverture qui dévoile tout des deux histoires, ne laissant aucune surprise au lecteur...
Une lecture agréable mais sans plus, j'ai trouvé l'histoire de Chi-Huei un peu brouillonne et factuel, dans de nombreux chapitres l'auteur s'intéresse plus aux différents membres de sa famille ou aux projets des siens qu'au jeune garçon. Du côté de Sara, l'histoire se termine bizarrement et m'a laissé sur ma faim.

Merci K.Dona et les éditions Orbis Tertius pour ce partenariat.

Extrait : (début du livre)
Après le dîner, son père parla à la vieille dans la cuisine pendant que Chi-Huei les épiait depuis le jardin. Il lui remit une enveloppe et Chi-Huei sentit un frisson pareil à celui du cauchemar qu'il faisait souvent, un mélange de typhons, de feuilles de comptes et de longs ongles rugueux qui se plantaient dans la peau de celle qui semblait être sa mère. Chaque fois qu'il se réveillait de ce rêve, il regardait vers la porte : une ombre blottie dans la pénombre du couloir, dont les murs tapissés sentaient la friture, était sur le point d'entrer. La tante Li compta les billets et les mit dans un pot, et son père sortit de la cuisine. Le choeur des grillons montait des fourrés, monotone et précis, couvrant le ronronnement du trafic et le bruit de fond des voix du voisinage sortant des fenêtres ouvertes. La chaleur de l'atmosphère estivale diffusait l'odeur douce et acide d'un néflier. Chi-Huei aimait s'arrêter sous cet arbre pour aspirer l'étrangeté de la nuit, même si à cet instant il ne faisait guère attention à sa vibration silencieuse. Il était resté suspendu à l'argent que la tante venait de compter, à la vieille et à son père réunis dans la cuisine comme s'ils tenaient un conciliabule. 

Challenge Voisins Voisines 2014
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Espagne

 Challenge Petit Bac 2014
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"Lieu" (7)

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21 juillet 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? [183]

91950711

(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

le coeur régulier_audio la faiseuse d'ange 97618506

Le cœur régulier - Olivier Adam 
La faiseuse d'anges - Camilla Läckberg 
Le Viking qui voulait épouser la fille de soie - Katarina Mazetti

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

La ville heureuse - Elvira Navarro (partenariat Orbis Tertius) 
Rue du Bonheur - Anna Fredriksson (partenariat Denoël)

Que lirai-je cette semaine ?

Le Planqués des huttes - Léo Lapointe (partenariat Pôle Nord Editions)
Le monde de Charlie - Stephen Chbosky
Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre - Céline Lapertot 

Bonne semaine, bonnes lectures !

 

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