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A propos de livres...
5 janvier 2011

Maman – Isabelle Alonso

Lu dans le cadre du Partenariat  Blog-O-Book et Éditions Héloïse d'Ormesson

maman Éditions Héloïse d'Ormesson - Novembre 2010 – 247 pages

Quatrième de couverture :
"Ce matin, j'ai tapé "maman est morte" sur Google. En un dixième de seconde, le moteur de recherche affiche un million trois cent mille réponses ". La mort, on se l'imagine comme dans les films : tirs de mitraillettes, cow-boy fauché par une flèche, et un mot d'esprit qui s'échappe au moment du dernier soupir. Mais en fait la mort d'une mère, c'est insidieux et ça vous prend par surprise. Malgré les signes avant-coureurs, en dépit des diagnostics médicaux, on refuse l'inéluctable. Entre fêtes et larmes, malheur et douceur, Isabelle Alonso ose parler de la perte la plus intime qui soit : celle de sa mère. Après Fille de rouge et L'Exil est mon pays, elle poursuit sa chronique familiale en affrontant sa douleur sans pathos. Elle ne s'épargne rien et, par le rire, tord le cou au larmoyant, pour n'en être que plus poignante.

Auteur : Née en Bourgogne de parents espagnols réfugiés politiques, Isabelle Alonso est devenue française à l'âge de huit ans par naturalisation. Elle est chroniqueuse à la radio et à la télévision. Maman est son cinquième roman.

Mon avis : (lu en janvier 2011)
Je connais Isabelle Alonso comme chroniqueuse dans les émissions de Laurent Ruquier, comme appartenant aux "Chiennes de Garde", et combattant en contre le sexisme.
Dans ce livre, elle nous parle de son amour indescriptible pour sa Maman et que jamais elle n’imaginait qu’elle pourrait mourir. Isabelle Alonso nous raconte avec beaucoup d’humanité, de sensibilité, avec de l’humour mais également sans aucune concession, les dernières années de sa Maman.
Cela commence par un infarctus, puis des chutes et des membres cassés, la vieille dame devient de plus en plus dépendante, il y aura des séjours à l’hôpital, dans des maisons de convalescence puis la maison de retraite. Elle a la chance d’être bien entourée par son mari et ses quatre enfants.
Après la disparition de sa Maman, dans les derniers chapitres du livre, Isabelle nous parle avec beaucoup de pudeur de sa douleur, de l'absence de l'être aimée. Elle voit partout des signes de sa Maman.
Je m'exprime très mal pour dire que ce livre est bouleversant et pleins d'émotions.

Un Grand Merci à Blog-O-Book et Éditions Héloïse d'Ormesson pour m'avoir permis de découvrir ce livre bouleversant.
Merci également aux Éditions Héloïse d'Ormesson pour le jolie marque-page (reprenant la très belle couverture du livre) qui accompagnait celui-ci !

Extrait : (début du livre)
Ce matin j’ai tapé « maman est morte » sur Google. En un dixième de seconde, le moteur de recherche affiche un million trois cent mille réponses. Sort commun, banalité presque rassurante. Eh alors ? Alors rien. On se sent moins seule ? Même pas. Ce n’est pas seule que je me sens. C’est malade. Comme dans la chanson de Lama, « Comme quand ma mère sortait le soir et qu’elle me laissait seul avec mon désespoir… ». Pour sortir, elle est sortie. Définitivement. Mais ça reste une abstraction. Je sais qu’elle n’était pas là à Noël, ni au jour de l’an. Ni à l’anniversaire de papa. Je sais que je ne l’ai pas eue au téléphone depuis des mois maintenant, alors que je l’appelais tous les jours. Elle n’a pas donné signe de vie, comme on dit. Mais je reste sur une sorte de qui-vive. Le téléphone va sonner, il y aura sa voix qui dira quelque chose comme : « Allô, la cotorrita, la petite cafteuse ? Demande à Gus de décrocher, il faut que je lui parle. » Elle sait que je filtre les appels, elle a pris l’habitude de s’annoncer. Je l’imagine parfaitement sur son fauteuil, je connais sa position, tête légèrement penchée, jambes croisées, attendant, souriante, un peu anxieuse. Et si sa fille n’était pas là ? Je suis là, maman, je suis là. Elle me raconte une insignifiance de sa vie : « Tu sais ce qu’il m’a encore fait, ton frère ? » Je ne sais pas mais je me doute. « Il a acheté cinq kilos de côtes de porc chez Leclerc ! Cinq kilos ! Il est tout content, il les a eues à moitié prix parce qu’elles seront périmées demain !

Déjà lu du même auteur : l_Exil_est_mon_pays L'exil est mon pays

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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"Métier"

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Commentaires
A
Avakian, ce que vous ecrivez est vraiment....nul....et je doute que vous ayez eu une mère malade pour tenir de tels propos....<br /> Malgrè l'enorme amour que l'on a pour sa mere, le choix est enormement difficile de la laisser en maison de retraite...peut on parler de choix ? lorsque votre mere est malade, mais que vous travaillez, que vous essayez tant bien que mal de vous occupez d'elle...mais qu'en pleine nuit, elle se lève, tombe, s'ouvre le crane....que les soins médicaux necessite une presence constante, et des soins infirmiers que vous etes dans l'incapacité de realiser....non ce n'est pas un choix de decider de la mettre dans ces lieux pour ces derniers jours....mais une triste réalité qui s'impose à nous....
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A
Madame,<br /> Je n'ai pas lu votre livre parce que moi même j'ai perdu ma mère depuis 2ans, et que je considère que même si écrire peut être une thérapie, la publication à des fins mercantiles de son chagrin est indécente. Mais surtout, vous aimiez votre mère, vous la saviez gravement atteinte, pourquoi ne pas l'avoir prise avec vous au quotidien à votre domicile??? C'est du vivant de sa mère qu'il faut faire tout ce que l'on peut pour adoucir sa vie et certainement pas la laisser mourir dans une maison de retraite...Le peu que j'ai entendu de vos commentaires sur votre livre m'a fait froid dans le dos, si ce que vous retenez sont ses observations sur la maison de retraite...je vous plains.
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P
Un sujet douloureux en effet, mais je suis ravie d'avoir lu ta chronique car je pensais que ce livre parlait du fait de devenir maman, ce qui ne m'intéressait pas vraiment... Mais du coup, je suis tentée par cette lecture!
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M
j'ai peur de lire ce livre,mais j'y pense, je suis d'accord avec le commentaire de Valérie l'accompagnement des séniors,beaucoup à dire sur ce sujet.
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V
Ce roman m'a fait sourire et pleurer à la fois. Isabelle Alonso parle avec justesse d'un thème essentiel: l'accompagnement des séniors tel qu'il existe est une honte pour notre société.
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