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A propos de livres...
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28 mars 2013

Le singe de Hartlepool - Wilfrid Lupano, Jérémie Moreau

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Lu dans le cadre La BD fait son festival avec Price Minister

le_singe_de_H Delcourt - septembre 2012 - 96 pages

Quatrième de couverture : 
1814, au large des côtes du petit village anglais de Hartlepool, un navire de la flotte napoléonienne fait naufrage lors d'une tempête. Au petit matin, sur la plage, les villageois retrouvent un survivant parmi les débris. C'est un singe qui jouait le rôle de mascotte à bord du vaisseau, et qui porte l'uniforme français. Or les habitants de Hartlepool DÉTESTENT les Français, même s'ils n'en ont jamais vu en vrai. D'ailleurs, ils n'ont jamais vu de singe non plus. Mais ce naufragé arrogant et bestial correspond assez bien à l'idée qu'ils se font d'un Français... Il n'en faut pas plus pour qu'une cour martiale s'improvise.

Inspiré d'une légende tristement célèbre du Nord de l'Angleterre, le Singe de Hartlepool est une fable tragi-comique qui parle de nationalisme va-t-en-guerre et du racisme ignorant qui ne connaît pas de frontières...

Auteurs : Jérémie Moreau 26 ans, issu des Gobelins, reçoit à 16 ans l'Alpha'art de la BD scolaire d'Angoulême. Cette année, il a remporté le Prix Jeune Talent du Festival d'Angoulême. Il a travaillé comme character designer pour des long métrages (Moi, Moche et Méchant 2).

Wilfrid Lupano est un scénariste de bande dessinée français, né en 1971 à Nantes.

Mon avis : (lu en mars 2013)
Les auteurs de cette bande-dessinée se sont inspirés d'une légende surtout célèbre en Angleterre concernant le village d'Hartepool dont on appelle encore les habitants les « Monkey Hangers » (les « pendeurs de singe »).

En 1814, à l'époque des guerres napoléoniennes, un navire français s’échoue sur la plage du petit village britannique de Hartlepool. Le seul survivant est la mascotte du vaisseau, un singe portant l’uniforme français. Les habitants qui détestent les Français mais qui n'ont jamais vu ni un Français, ni un singe attrapent le survivant et décident de l'interroger, de le juger et de l'exécuter...
Ce récit féroce dénonce l'ignorance, le racisme, la peur de l'autre parce qu'il est différent, la vindicte populaire...Sous prétexte que le survivant pue et qu'il a mangé des grenouilles et des escargots alors la population est convaincue que c'est un espion français !
Cette histoire incroyable est à la fois tragique et comique. Elle fait surtout réfléchir sur un sujet vraiment d’actualité.
J'ai aimé la place donnée aux enfants dans cette histoire, certains sont plus réfléchis et s'interroge sur le fameux « français » attrapé sur la plage... Ils sont plus ouverts et moins moutons que la population adulte d'Hartlepool !
J'ai bien aimé également le dessin en particulier la texture aquarelle et les couleurs.

Note : 19/20

Un grand merci à Price Minister pour cet opération.

Extrait : 

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Challenge Petit BAC 2013
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"Animal"

 Challenge Pour Bookineurs En Couleurs
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PAL Bleu

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27 février 2013

Shenzhen - Guy Delisle

shenzhen L'Association – avril 2000 – 150 pages

Présentation éditeur : 
Envoyé à Shenzhen, nouvelle mégapole chinoise, pour y diriger un projet de dessins animés Guy Desisle tente de faire passer son spleen en notant tous les détails de son séjour. Il y réussit si bien que nous sommes transportés dans sa solitude et ses interrogations sur cette vie chinoise si éloignée de la notre. Déjà un classique du récit de voyage en bande dessinée.

Auteur : Né en 1966, Guy Delisle est un auteur de bande dessinée québécois. Après des études d'animation au Sheridan College de Oakville (Ontario), il travaille dans différents studios à travers le monde, Canada, Allemagne, France, Chine, Corée du Nord,Réunion, Jérusalem. Ses expériences de superviseur d'animation en Asie fourniront ainsi matière à deux albums autobiographiques, Shenzhen en 2001 et Pyongyang en 2003. Paru en 2007, Chroniques birmanes relate un séjour d'une année qu'il effectue à Rangoon où il suit son épouse, expatriée de Médecins sans frontières. Quatre ans plus tard paraîtChroniques de Jérusalem qui relate l'année 2008-2009 passée par la famille en Israël, et qui lui vaut le Prix du Meilleur Album au festival d'Angoulême en 2012. Il a en particulier vécu en direct l'Opération plomb durci à Gaza en décembre 2008.

Mon avis : (lu en février 2013)
Ayant beaucoup aimé Chroniques à Jérusalem lorsque j'ai vu cet album à la Bibliothèque, je n'ai pas hésité à l'emprunter.
Les premières planches de cette bande dessinée ont été publié en 1998, Guy Delisle est parti quelques mois en Chine à Shenzen pour travailler sur la réalisation d'un dessin animé.
La ville de Shenzen est située en bordure de Hong Kong. A l'origine, c'est un simple village de pêcheurs à partir de 1979 elle acquiert le statut de zone économique spéciale et devient l'un des principaux lieux d'expérimentation de la politique d'ouverture aux investissements étrangers. Bénéficiant de sa position géographique privilégiée, elle connaît un essor économique et démographique spectaculaire. 
En immersion dans un pays inconnu, sans connaître la langue ou la culture, Guy Delisle observe, dessine et raconte son séjour en décrivant les ambiances, les habitudes, sa propre expérience, ses rencontrent avec les chinois... La vie à l'hôtel, commander un plat au restaurant lorsqu'on n'arrive pas à se faire comprendre, la vie au travail, les files d'attente où le moindre petit espace libre est immédiatement occupé, l'expérience de la visite chez le dentiste, un week-end à Hong-Kong...
On apprend beaucoup de choses et en même temps c'est souvent drôle.
C’est une façon originale de décrire un pays et une façon de voyager très sympa pour le lecteur.
Et maintenant, il faut que je me procure Pyongyang.

Extrait : 

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Déjà lu du même auteur : 

chroniques_de_J_rusalem Chroniques de Jérusalem

 

16 février 2013

Miss Marple I : Le Club du Mardi et Le Sanctuaire d’Astarté – Agatha Christie

Lu dans le cadre du Challenge
 "Ecoutons un livre"

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Éditions Theleme – novembre 2010 - lu par Michaël Lonsdale

Club des Masques – 1968 – 186 pages

Le Masque – novembre 1992 – 122 pages

Le Masque – janvier 2001 – 186 pages

Livre de Poche – juin 2002 – 186 pages

Livre de Poche – 2002 – 120 pages

Quatrième de couverture : 
C’est toujours et simplement par déductions logiques que Miss Jane Marple résoud, sans sortir de son fauteuil, tous les mystères criminels que lui soumettent ses amis. Les humains sont partout les mêmes ! De cet adage, Miss Marple fait une loi infaillible pour démasquer les intentions et les secrets de tous. Sur ce CD, deux enquêtes de Miss Marple : Le Club du Mardi et Le Sanctuaire d’Astarté.

Auteur :  Agatha Christie (1890-1976) est la reine incontestée et inégalée du roman policier classique. Née à Torquay, son premier roman La mystérieuse affaire de Styles est publié en 1920 et voit la naissance d’un écrivain et d’un personnage : Hercule Poirot. Très vite, sa renommée est mondiale. Elle est à la tête d’une prodigieuse production littéraire et reste aujourd’hui l’un des auteurs les plus lus à travers le monde, toutes générations confondues.

Lecteur : Michael Lonsdale, né le 24 mai 1931 à Paris, est un acteur français et anglais de théâtre, de cinéma, et de dramatiques radiodiffusées. 

Mon avis : (écouté en janvier 2013)
Qui ne connait pas Miss Marple, l'un des personnages phares d'Agatha Christie ?
Ce CD audio « Enquêtes de Miss Marple » est composé de deux enquêtes en provenance du recueil de 13 nouvelles policières de Miss Marple au Club du Mardi avec « Le Club du Mardi » et « Le Sanctuaire d’Astarté ».
Raymond West, le neveu, de Miss Marple a réuni chez sa tante quelques amis et ensemble ils imaginent créer le Club du Mardi pour débattre sur des affaires criminelles. A tour de rôle, chacun va proposer une énigme dont il connaît le dénouement, les autres chercheront à la résoudre.
Dans la première nouvelle, trois personnes prennent un repas ensemble, l'une d'elle meurt quelques heures plus tard, qui est coupable ?
Dans la deuxième nouvelle, la nouvelle énigme est autour un lieu magique, il y aura un mort et un blessé...
L'ambiance anglaise est délicieuse avec le thé et le feu dans la cheminée... Et même si Miss Marple tricote silencieuse au fond de son fauteuil, aucun détail ne lui échappe et sa perspicacité est inégalable !
Le lecteur, Michael Lonsdale, est bien sûr très agréable à écouter.
J'ai trouvé cette lecture bien trop courte ! (exactement 56 mn 17 s...)

Extrait : (début du livre)
- Des mystères... jamais éclaircis...
Raymond West exhala une bouffée de fumée et répéta avec un plaisir non dissimulé :
- Des mystères... jamais éclaircis...
Il regarda autour de lui avec satisfaction. La pièce avait un cachet ancien, avec de grosses poutres foncées au plafond et de bons vieux meubles en harmonie avec elle. D'où le coup d’œil approbateur de Raymond West. Écrivain de profession, il aimait que l'environnement soit sans défaut. La maison de sa tante Jane lui avait toujours plu parce qu'elle était le juste décor que réclamait sa personnalité. Elle était assise, très droite, dans un fauteuil de grand-père, de l'autre côté de la cheminée. Miss Marple portait une robe de brocart noir très cintrée, avec de la dentelle de Malines tombant en cascade sur sa poitrine et des mitaines de dentelle noire ; une mantille de dentelle noire surmontait ses cheveux blancs comme neige, relevés en chignon. Elle tricotait quelque chose de blanc, de doux et de floconneux. De ses yeux bleu très pâle, elle observait avec une aimable bienveillance son neveu et les invités du neveu. D'abord Raymond lui-même, réservé et distingué, puis Joyce Lemprière, l'artiste aux cheveux noirs et courts et aux yeux d'un bizarre vert noisette, enfin ce parfait homme du monde qu'était sir Henry Clithering. Il y avait encore deux personnes présentes, le révérend Pender, le vieux pasteur de la paroisse, et Mr Petherick, le notaire, un petit bonhomme desséché qui regardait tout par-dessus ses lunettes. Après avoir accordé un instant d'attention à ces différentes personnes, miss Marple retourna, avec un gentil sourire, à son tricot.

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Lu dans le cadre du Challenge Agatha Christie
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catégorie "Même pas peur" : 28/12

23 octobre 2012

La mer, le matin – Margaret Mazzantini

la_mer_le_matin Robert Laffont – août 2012 – 132 pages

traduit de l'italien par Delphine Gachet

Titre original : Mare al mattino, 2011

Quatrième de couverture :
« Elle ne pensait qu'à ça. Ramener sa vie à ce point précis.
Le point où elle s'était interrompue.
Il s'agissait de réunir deux morceaux de terre, deux morceaux de temps.
Au milieu il y avait la mer.
Elle posait des figues ouvertes en deux sur ses yeux pour retrouver cette saveur douce et granuleuse. Elle voyait rouge à travers les fruits. Elle cherchait le cœur de ce monde qu'elle avait dû abandonner. »

Deux mères et deux fils que la Méditerranée sépare.
Deux rives, deux pays, deux histoires que l'Histoire avec un grand H relie pourtant.

Auteur : Née à Dublin, fille d’un peintre irlandais et d’un écrivain italien, Margaret Mazzantini a quarante-cinq ans. Actrice, romancière et scénariste, elle consacre aujourd’hui sa vie à l’écriture et à sa famille.  Après Antenora, Écoute-moi (2004) et Venir au monde, La Mer, le matin est son quatrième roman.  

Mon avis : (lu en octobre 2012)
C'est l'histoire des destins croisés de Jamila et Farid, une mère et son petit garçon, ils sont Libyens et fuient leur pays à cause de la guerre civile et Angelina et Vito, une mère et un fils italiens, Angelina est née à Tripoli et y a vécu jusqu'à l'âge de onze ans, à cette époque, Kadhafi après son coup d’État a expulsé tous les colons italiens. Angelina a toujours rêvé de retourner en Libye. Le seul trait d'union entre l'Italie et la Libye c'est la Méditerranée.

Farid qui rêvait de voir la mer va s 'embarquer avec sa mère sur un bateau de réfugiés. Angelina, avec Vito et sa mère Santa, va faire le voyage inverse et revenir sur les terres de son enfance. C'est l'histoire de réfugiés, déracinés, meurtris qui trouvent en la mer une confidente, un espoir...

Je trouve superbe la couverture de ce livre qui raconte une histoire pleine de poésie, mais qui nous donne également à réfléchir...

 

Extrait : (début du livre)
Farid n'a jamais vu la mer, il n'a jamais mis les pieds dans l'eau.
Il se l'est imaginée des illiers de fois. Piquée d'étoiles comme le manteau d'un pacha. Bleue comme le mur bleu de la ville morte.
Il a cherché les coquillages fossiles enfouis depuis des millions d'années, au temps où la mer recouvrait le désert. Il a poursuivi les poissons lézards qui nagent sous le sable. Il a vu le lac salé, le lac amer et les dromadaires couleur d'argent qui avancent tels des navires de pirates usés. Il habite dans l'une des toutes dernières oasis du Sahara.

Ses ancêtres appartenaient à une tribu de Bédouins nomades. Ils s'arrêtaient dans les oueds, ces lits de fleuve recouverts de végétation, et ils montaient leurs tentes. Les chèvres allaient paître, les femmes cuisinaient sur les pierres brûlantes. Ils n'avaient jamais quitté le désert. Ils se méfiaient un peu des gens de la côte, marchands, corsaires. Le désert était leur maison, ouverte, sans limites. Le désert était leur mer de sable. Tacheté de dunes comme le pelage d'un jaguar. Ils ne possédaient rien. Rien que des traces de pas que le sable bientôt effaçait. Le soleil faisait glisser les ombres. Ils étaient habitués à résister à la soif, à se dessécher comme des dattes, sans mourir. Un dromadaire leur ouvrait la voie, une ombre longue et tordue. Ils disparaissaient au milieu des dunes.

Challenge 1% Littéraire 2012

  logochallenge2  
14/14

Challenge Voisins, voisines

voisin_voisines2012
Italie

 

10 novembre 2011

Eux sur la photo - Hélène Gestern

eux_sur_la_photo1 Arléa – août 2011 – 273 pages

Quatrième de couverture :
Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Ses indices : deux noms et une photographie retrouvée dans des papiers de famille, qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu’Hélène ne connaît pas. Une réponse arrive : Stéphane a reconnu son père.
Commence alors une longue correspondance, parsemée de détails, d’abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant des archives cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu’on leur avait dit.
Avec
Eux sur la photo, Hélène Gestern nous livre une magnifique réflexion sur le secret de famille et la mémoire particulière que fixe la photographie.

Auteur : Hélène Gestern vit et travaille à Nancy. Eux sur la photo est son premier roman.

Mon avis : (lu en novembre 2011)
Hélène n'a jamais vraiment connu sa mère qui est morte alors qu'Hélène avait trois ans. Plus de trente ans plus tard, son père étant mort depuis quelques années, elle trouve une photo où deux noms sont mentionnés. Alors, comme une bouteille à la mer, Hélène publie une petite annonce dans le journal pour en savoir un peu plus sur sa mère. Quelques temps plus tard, elle obtiendra une réponse de Stéphane, il a reconnu son père sur la photographie. Ainsi commence une longue correspondance entre Stéphane et Hélène, peu à peu leur enquête progresse et de photographies en photographies le lecteur découvre l'histoire d'une famille avec ses non-dits, ses secrets.
Dès le début de cette lecture, j'ai pensé au livre La pluie, avant qu'elle tombe de Jonathan Coe où l'héroïne s'appuie sur la descriptions de photos pour raconter ses souvenirs.
C'est une histoire émouvante, construite avec beaucoup d'intelligence et de sensibilité. Un premier roman à découvrir que j'ai beaucoup aimé !

Extrait : (début du livre)
La photographie a fixé pour toujours trois silhouettes en plein soleil, deux hommes et une femme. Ils sont tout de blanc vêtus et tiennent une raquette à la main. La jeune femme se trouve au milieu : l’homme qui est à sa droite, assez grand, est penché vers elle, comme s’il était sur le point de lui dire quelque chose. Le deuxième homme, à sa gauche, se tient un peu en retrait, une jambe fléchie, et prend appui sur sa raquette, dans une posture humoristique à la Charlie Chaplin. Tous trois ont l’air d’avoir environ trente ans, mais peu être le plus grand est-il un peu plus âgé. Le paysage en arrière-plan, que masquent en partie les volumes d’une installation sportive, est à la fois alpin et sylvestre : un massif, encore blanc à son sommet, ferme la perspective en imprimant sur la scène une allure irréelle de carte postale.
Tout, dans ce portrait de groupe, respire la légèreté et l’insouciance mondaine. Pourtant, la jeune femme ne s'est pas départie d'un soupçon de gravité, que ne démentent pas tout à fait son sourire et la lumière malicieuse de son regard. Elle est grande, elle aussi, moins que l'homme qui lui parle, mais suffisamment pour donner l'impression d'une harmonie dans leurs allures. Son corps est élancé, sa beauté un peu austère, avec son visage allongé et ses pommettes hautes et rondes. Le creux des joues est balayé par des cheveux épais, courts, coupés au carré. Et un chapeau blanc, posé de côté, fit de rappeler les élégantes des photographies des Séeberger.

 Challenge 3%
Rentrée Littéraire 2011
RL2011b
20/21

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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"Objet"

Challenge des Agents Littéraires
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Lu dans le cadre du Challenge Défi Premier roman
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8 novembre 2011

Printemps - Mons Kallentoft

C'est le 700ème livres chroniqués...

printemps Le Serpent à Plumes – septembre 2011 – 549 pages

traduit du suédois par Frédéric Fourreau

Titre original : Vårlik, 2010

Quatrième de couverture :
C'est l'affolement en ville. Une bombe vient d'exploser en plein centre de Linköping, tuant deux fillettes et blessant grièvement leur mère, Hanna Vigerö. Pour les enquêteurs, les pistes sont multiples. Acte terroriste ? Guerre des gangs ? L'investigation piétine. Et si l'attentat visait en fait la famille Vigerö ? Pour Malin Fors, il s'agirait d'une affaire plus personnelle.
Malin aussi a ses problèmes. Elle lutte pour ne pas replonger dans l'alcool, sa mère vient de mourir. Et quand son père rentre de Ténérife, le secret que lui cachaient ses parents depuis toutes ces années fait enfin surface.

Auteur : Mons Kallentoft est né en 1968 en Suède. Journaliste et auteur, il a déjà publié cinq romans qui ont reçu de nombreux prix. Hiver, Été et Automne se sont vendus à plus de 50 000 exemplaires en France et ont été traduits dans 19 pays.

Mon avis : (lu en novembre 2011)
Après, Hiver, Eté, Automne voilà avec Printemps le quatrième tome de la série. Les saisons sont peut-être dans le désordre, mais il faut les lire dans cet ordre là. En effet, tout au long des épisodes en parallèle des enquêtes criminelles nous suivons la vie personnelle de l’héroïne Malin Fors, commissaire et mère célibataire.
J’avais été déçue par “Automne”, Malin Fors était en pleine dépression, l’intrigue policière avait mis beaucoup de temps à s’installer, l’histoire était brouillonne… Dans Printemps c’est l’inverse, dès les premières pages Mons Kallentoft plonge le lecteur dans l’intrigue policière, en effet une bombe explose en plein centre de Linköping, tuant deux fillettes et blessant grièvement leur mère.  Toute l’équipe de Malin est sur le pont pour découvrir l’origine de cet attentat, les pistes sont multiples, peu à peu l’enquête s’enlise… C’est sans compter sur le don de Malin, celle-ci est capable de capter les voix des morts, ici les deux fillettes, (paragraphes en italiques) donnant ainsi des indices en avant première au lecteur.
Dans sa vie personnelle, Malin vient de perdre sa mère, son père revient vivre en Suède et Malin va enfin découvrir le secret que lui cachaient ses parents depuis toujours…
Dans cette épisode « printanier », j’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir Malin en forme, mais encore fragile et une intrigue très bien construite avec rebondissements et surprises.
J’ai découvert sur la blogosphère que Printemps ne serait pas le dernier de la série car l'auteur serait occupé à écrire un nouvel épisode où Malin devrait enfin résoudre une affaire non élucidée qui la hante depuis le premier tome. Cela me réjouie beaucoup car c’est difficile d’abandonner une héroïne si attachante !

Extrait : (page 15)
On pourrait presque voir son reflet dans le ciel tant son bleu est lumineux.
Il est de la couleur des flammes des fers à souder, se dit la maman en déambulant sur les pavés de la Grand-Place, tassés par les pas des milliers de personnes qui les ont foulés.
Le soleil est bas, ses rayons irradient l’atmosphère comme des javelots, avant de brûler le visage des gens assis sous les immenses parasols déployés aux terrasses de l’hôtel Mörner et du Grand Hôtel. Une chaleur perfide abrite un soleil qui reste froid.
En tournant le regard vers l’agence immobilière, la maman distingue les annonces désespérées qui recouvrent la vitrine. Elle remarque qu’il n’y a personne au distributeur automatique et lève les yeux sur l’horloge située sous le toit.
Dix heures et quart.
Tout autour de la place, ce ne sont que vitrines vides, boutiques et cafés fermés à cause de la crise. Des affichettes de soldes et de liquidations totales semblent implorer les passants, tandis que le pollen flotte dans l’air.
Il y a étonnamment peu de gens dehors, aujourd’hui, se dit-elle. Aucun stand sur la place, aucun paysan pour proposer ses légumes bio, aucun immigré pour tenter de vendre des fruits à la sauvette, aucun brocanteur pour exiger des sommes scandaleusement élevées pour des babioles qui auraient dû atterrir à la décharge depuis bien longtemps.

Le marchand de saucisses, en revanche, est bien là, dans un angle. Accroupi sous son parasol orange, jaune et rouge, il attend les estomacs affamés qui, à l’heure du déjeuner, ne manqueront pas de venir profiter de ses tarifs modérés.
Dix couronnes la saucisse. Le fleuriste est là, également, avec des tulipes roses, jaunes, rouges et orange.
Ses enfants, des jumelles, courent devant elle, vers le distributeur automatique de la SEB, là où elle retire de l’argent avant d’aller faire ses courses. Elles portent la même veste rose, le même jean, les mêmes chaussures de sport ornées de quatre bandes rouges.
Bien qu’elles soient deux, elles vivent, se déplacent et parlent comme une seule. Souvent, les gens sont incapables de les différencier, et ils sont enchantés par la joie de vivre et la beauté que dégagent les fillettes, comme si toute leur existence n’était qu’un hommage au monde et à la vie. 
Leurs cheveux blonds sont ébouriffés par le vent, leurs mouvements sont souples, mais toujours maladroits, signe qu’elles ont encore énormément de progrès à faire pour maîtriser leur corps, puis le vaste monde qui, à cet instant, sur cette place, dans cette petite ville de province, s’offre à elles.
La maman respire l’air printanier.
Elle perçoit le parfum des tulipes fraîchement écloses, un parfum éphémère. Profitez de l’instant présent, pense la maman en posant son regard sur ses filles, rien n’est acquis, tout à une fin, je le sais.

 

 

Déjà lu du même auteur :

hiver Hiver    _t_ Été automne Automne

 

Challenge 3%
Rentrée Littéraire 2011
RL2011b
19/21

Lu dans le cadre du Défi Scandinavie noire
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Suède : Mons Kallentoft

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
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Suède

Lu dans le cadre du Challenge Viking Lit'
Viking_Lit

Challenge des Agents Littéraires
challenge_rentr_C3_A9e_litt_C3_A9raire_2011

Challenge Thriller 
Challenge_Thriller
 catégorie "Même pas peur" : 7/8

2 octobre 2011

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire – Jonas Jonasson

le_vieux_qui_ne_voulait_pas_feter_son_anniversaire Presses de la Cité – mars 2011 – 454 pages

traduit du suédois par Caroline Berg

Titre original : Hundraåringen som klev ut genom fönstret och försvann

Quatrième de couverture :
Le jour de ses cent ans, alors que tous les notables de la ville l'attendent pour célébrer l'événement, Allan Karlsson s'échappe par la fenêtre de sa maison de retraite quelques minutes avant le début de la fête organisée en son honneur. Ses plus belles charentaises aux pieds, le vieillard se rend à la gare routière, où il dérobe une valise dans l'espoir qu'elle contienne une paire de chaussures. Mais le bagage recèle un bien plus précieux chargement, et voilà comment Allan se retrouve poursuivi par la police et par une bande de malfrats… Commence alors son incroyable cavale à travers la Suède, mais aussi, pour le lecteur, un étonnant voyage au cœur du XXe siècle, au fil des événements majeurs auxquels le centenaire Allan Karlsson, génie des explosifs, a été mêlé par une succession de hasards souvent indépendants de sa volonté.

Auteur : Jonas Jonasson né en 1961 est un écrivain et journaliste suédois. Son roman Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire a été vendu à plus de 700 000 exemplaires en Suède.

Mon avis : (lu en septembre 2011)
Voilà un livre très drôle, dès le début j'ai pensé à la fantaisie de Pasilinna et l'auteur y fait même référence à la page 101... En effet, Allan décide le jour de l'anniversaire de ses cent de s'enfuir de la maison de retraite où il vit, il veut échapper à la réception prévue en son honneur. Sa chambre est au premier étage, il n'hésite pourtant pas passer par la fenêtre. Une cavale improbable et déjantée commence. Allan se dirige vers la gare, là il vole une grosse valise à un délinquant et monte dans un bus et il s'enchaîne une série d'évènements et de rencontres improbables et abracadabrantesques…
Avec la disparition du centenaire, la presse évoque un kidnapping et la police avec l'inspecteur Aronsson va mener l'enquête. Différents témoins se manifestent, quelques indices donnent des piste « mais plus il avançait dans son enquête, plus elle lui semblait compliquée. »
En parallèle à cette folle escapade, Allan revient sur les souvenirs de propre vie. Le lecteur découvre un personnage genre « Forrest Gump » qui durant sa vie va faire un tour du monde et rencontrer de multiples personnalités dans des circonstances inattendues... Il rencontrera Franco, Truman, Mao, Staline, Churchill...
En lisant ce livre, je ne me suis pas ennuyée un instant, tout au long des pages j'ai été surprise et je me suis beaucoup amusée !

Un reproche pour ce livre... sa couverture pour la version française... Quelle horreur !

vocouverture originale

Extrait : (début du livre)
On se dit qu'il aurait pu se décider avant et qu'il aurait dû au moins avoir le courage de prévenir son entourage de sa décision. Mais Allan Karlsson n'avait jamais été du genre à réfléchir longtemps avant d'agir.
L'idée avait donc à peine eu le temps de germer dans l'esprit du vieil homme qu'il avait déjà ouvert la fenêtre de sa chambre situé au premier étage de la maison de retraite de Malmköping dans le Södermanland, et qu'il s'était retrouvé debout sur la plate-bande dans le jardin.
L'acrobatie l'avait un peu secoué, ce qui n'avait rien de très étonnant, vu que ce jour-là Allan allait avoir cent ans. La réception organisée pour son centenaire, dans le réfectoire de l'établissement, commençait dans une heure à peine. L'adjoint au maire lui-même était invité. Et le journal local avit prévu de couvrir l'évènement. Tous les vieux étaient évidemment sur leur trente et un, ainsi que le personnel au complet avec Alice la Colère en tête de peloton.
Seul le roi de la fête allait manquer à l'appel.

Lu dans le cadre du  Défi Scandinavie blanche
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Suède

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
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Suède

Lu dans le cadre du Challenge Viking Lit'
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20 septembre 2011

Le goût des pépins de pommes – Katharina Hagena

Lecture Commune avec
CanelValérie, Enna, AngelbbJules, George, Hebelit

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Éditions Anne Carrière – janvier 2010 – 267 pages

Livre de Poche – avril 2011 – 285 pages

traduit de l’allemand par Bernard Kreiss

Titre original : Der Geschmack von Apfelkernen, 2008

Quatrième de couverture :
A la mort de Bertha, ses trois filles, Inga. Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l'Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu'elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n'envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu'elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l'entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l'histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes. Katharina Hagena nous livre ici un grand roman sur le thème du souvenir et de l'oubli.

Auteur : Katharina Hagena est née en 1967. Spécialiste de l'œuvre de Joyce, elle enseigne la littérature anglaise et allemande à l'université de Hambourg.

Mon avis : (lu en septembre 2011)
Voilà un livre que je voulais lire depuis longtemps et que je n'avais toujours pas emprunté à la bibliothèque, j'ai donc sauté sur l'occasion d'une Lecture Commune organisée par Canel pour le sortir des rayons... Et, je vous le dit tout de suite, la lecture a été savoureuse comme une bonne pomme...
A la suite du décès de sa grand-mère, Iris hérite de la maison familiale. Elle décide d'y passer quelques jours et les souvenirs de son enfance ressurgissent. A travers les souvenirs d’Iris, le lecteur découvre trois générations de femmes. Les pommes, les groseilles, la nature, les lieux sont l’occasion de nombreux flash-back, et en conclusion nous aurons l’explication d’une tragédie qui a eu lieu dans le passé et qui est juste évoquée durant tout le livre.
Avec cette lecture, je me suis laissé emporter par mes propres souvenirs, je me suis retrouvée enfant dans les maisons de mes grands-mères, j'ai retrouvé les odeurs, les bruits familiers de la maison, du jardin... Et j'ai ressenti de fortes émotions.
J’ai beaucoup aimé les belles descriptions précises et avec beaucoup de sensibilité des fruits, des fleurs et du paysage faites par l’auteur. Elle évoque les événements les plus sensibles avec justesse, et l’humour est également présent avec quelques situations cocasses.
Un moment de lecture savoureux, avec un peu de nostalgie et de l’émotion !

Et maintenant les avis de Canel, Valérie, Enna, AngelbbJules, George, Hebelit

Extrait : (début du livre)
Tante Anna est morte à seize ans d'une pneumonie qui n'a pas guéri parce que la malade avait le cœur brisé et qu'on ne connaissait pas encore la pénicilline. La mort survint un jour de juillet, en fin d'après-midi. Et l'instant d'après, quand Bertha, la sœur cadette d'Anna, se précipita en larmes dans le jardin, elle constata qu'avec le dernier souffle rauque d'Anna toutes les groseilles rouges étaient devenues blanches. C'était un grand jardin, les nombreux vieux groseilliers ployaient sous les lourdes grappes. Elles auraient dû être cueillies depuis longtemps mais lorsque Anna était tombée malade, personne n'avait plus songé aux baies. Ma grand-mère m'en a souvent parlé car c'est elle, à l'époque, qui a découvert les groseilles endeuillées. Il n'y avait plus depuis lors que des groseilles noires et blanches dans le jardin de grand-mère, et toutes les tentatives ultérieures visant à y réintroduire des groseilliers rouges se sont soldées par un échec, leurs branches ne portaient que des baies blanches. Mais cela ne dérangeait personne, les blanches étaient presque aussi savoureuses que les rouges, quand on les pressait pour en extraire le jus, le tablier n'en souffrait pas trop, et la pâle gelée que l'on obtenait luisait de reflets d'une mystérieuse transparence. Comme « des larmes en conserve », disait ma grand-mère. Et aujourd'hui encore, on trouvait sur les étagères de la cave des bocaux de toutes les tailles avec de la gelée de groseilles de 1981, un été particulièrement riche en larmes, le dernier été de Rosemarie. En quête de cornichons au vinaigre, ma mère est tombée un jour sur un bocal de 1945 contenant les premières larmes d'après-guerre. Elle en a fait cadeau à l'Association pour la sauvegarde des moulins, et lorsque je lui ai demandé pourquoi elle donnait la délicieuse gelée de grand-mère à un écomusée, elle a déclaré que les larmes contenues dans ce bocal étaient trop amères.

Ma grand-mère, Bertha Lünschen, née Deelwater, est morte quelques décennies après tante Anna, mais à ce moment-là, il y avait déjà un certain temps qu'elle ne savait plus qui avait été sa sœur, ni comment elle s'appelait elle-même, ni si c'était l'hiver ou l'été. Elle avait oublié à quoi pouvait servir une chaussure, un brin de laine ou une cuiller. Dix ans lui ont suffi pour s'affranchir de tout souvenir, il semblait que ce fût tâche à sa convenance, aussi facile à mener à bien que de chasser d'un geste négligent les courtes boucles blanches qui avaient tendance à lui encombrer la nuque ou de balayer en un tournemain les miettes invisibles qui jonchaient la table. Davantage que des traits de son visage, je me souviens du bruissement de la peau dure, sèche de sa main sur le bois de la table de la cuisine. Du fait aussi que ses doigts bagués se refermaient résolument sur les miettes, un peu comme s'ils tentaient de saisir au passage les ombres fuyantes qui lui traversaient l'esprit, mais peut-être aussi Bertha voulait-elle simplement, plutôt que de les voir finir sur le sol, les jeter aux moineaux qui prenaient, à folâtrer dans le sable du jardin au début de l'été, un plaisir tel que les petits radis finissaient toujours le ventre à l'air. Plus tard, à la maison de retraite, la table était en formica et la main de grand-mère s'est tue. Avant que la mémoire ne lui fît totalement défaut, Bertha nous coucha sur son testament. Ma mère, Christa, hérita de la terre, tante Inga des valeurs mobilières, tante Harriet de l'argent. Bijoux et meubles, linge et argenterie devaient être partagés entre ma mère et mes tantes. Moi, la petite dernière, j'héritai de la maison. Clair comme de l'eau de roche, tel était le testament de Bertha – une douche froide de vérité. Les valeurs mobilières étaient de peu de valeur, les pâturages de la pénéplaine d'Allemagne du Nord n'avaient d'attrait que pour les vaches, de l'argent il n'y en avait guère, et la maison était vieille.

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
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Allemagne

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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"Végétal"

6 septembre 2011

Mma Ramotswe détective – Alexander McCall Smith

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10/18 – novembre 2003 – 250 pages

Éditions de la Loupe - mars 2005 – 317 pages

10/18 – novembre 2006 – 250 pages

traduit de l'anglais par Élisabeth Kern

Titre original : The N°1 Ladies' Detective Agency, 1998

Quatrième de couverture :
Divorcée d'un mari trompettiste porté sur la bouteille, Precious Ramotswe est bien décidée à ne plus céder aux mirages de l'amour ! J.L.B. Matekoni, gentleman garagiste, lui fait pourtant les yeux doux, mais l'inénarrable « Mma » a un projet en tête... Un beau jour, elle se jette à l'eau et ouvre à Gaborone, capitale du Botswana, son pays bien-aimé, la première agence de détectives strictement au féminin. En compagnie de son assistante, Mma Makutsi, elle déclare la guerre aux maris en fuite et aux escrocs sans vergogne. Ne reculant devant aucun danger, elle s'attaquera même à la sorcellerie, le grand tabou de l'Afrique. Mma Ramotswe mène ses enquêtes tambour battant, sous les yeux de son soupirant favori... et pour notre plus grand plaisir.

Auteur : Alexander McCall Smith, d'origine écossaise, est né en 1948 au Zimbabwe où il a grandi et vit aujourd'hui à Edimbourg. Il y enseigne le droit appliqué à la médecine et est également membre du Comité international de bioéthique à l'UNESCO. Il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages juridiques ou destinés aux enfants. Il a vécu au Botswana, où il situe les enquêtes de son héroïne détective, y a fondé la première école de droit et en a rédigé le Code Pénal. Cette héroïne, Isabel Dalhousie remporte un grand succès avec le roman 'Le Club des philosophes amateurs'. Publié partout dans le monde, McCall Smith comprend alors qu'il a trouvé la bonne formule et sort en 2006, une nouvelle aventure d'Isabel, 'Amis, Amants et chocolat', un nouvel opus palpitant et plus posé. Alexander est un grand écrivain enfin reconnu mais c'est aussi un musicien. Il fait partie de 'L' Orchestre épouvantable'. Pour lui tout est une question d'inspiration, et Smith s'inspire dans ses voyages, une véritable source de nouvelles cultures, de nouvelles idées et de nouvelles visions.

Mon avis : (relu en août 2011)
J'ai eu l'occasion de découvrir la Bibliothèque de mon lieu de vacances, et même si j'étais arrivée avec suffisamment de lecture pour mon séjour... Je n'ai pas résisté à repartir sans emprunter de livres. Ayant vu la veille le premier épisode de la nouvelle série d'Arte je n'ai pas hésité à prendre le livre dont est tirée cette série... C'est une relecture car j'avais eu l'occasion de déjà lire ce livre il y a quelques années (avant la création de ce blog...)

J'ai vraiment pris beaucoup de plaisir à relire les aventures de Mma Ramotswe.
Les enquêtes sont surtout le prétexte pour découvrir le Botswana et de ses habitants. Dès les premières pages Mma Ramotswe est décrite ainsi : « Elle aimait son pays, le Botswana, qui était une terre de paix, et elle aimait l'Afrique pour toutes ses vicissitudes. » Et l'on ressent parfaitement l'atmosphère du pays à travers les enquêtes de l'Agence n°1 des dames détectives. Les personnages qui accompagnent Mma Ramotswe sont très attachants et haut en couleurs. Cette relecture m'a vraiment donnée envie de continuer à relire ou lire la série.

Les enquêtes de Mma Ramotswe ont été adaptées dans une série télévisé  : voir ici

Extrait : (début du livre)
Mma Ramotswe possédait une agence de détectives en Afrique, au pied du mont Kgale. Voici les biens dont elle disposait : une toute petite fourgonnette blanche, deux bureaux, deux chaises, un téléphone et une vieille machine à écrire. Il y avait en outre une théière, dans laquelle Mma Ramotswe (seule femme détective privée du Botswana) préparait du thé rouge. Et aussi trois tasses : une pour elle, une pour sa secrétaire et une pour le client. De quoi d'autre une agence de détectives pourrait-elle avoir besoin ? Le métier de détective repose sur l'intelligence et l'intuition humaines, et Mma Ramotswe possédait l'une et l'autre en abondance. Bien sûr, ce genre de chose ne figurait jamais dans aucun inventaire...
Il y avait la vue aussi, mais elle non plus ne pouvait apparaître dans un inventaire. Comment une simple liste eût-elle décrit ce que l'on voyait de la porte de Mma Ramotswe ? Au premier plan, un acacia, cet épineux qui parsème les abords sauvages du Kalahari : longues épines blanches pour mettre en garde, feuilles gris-olive qui contrastent, délicates. Parmi ses branchages, en fin d'après-midi ou dans la fraîcheur du petit matin, on pouvait voir – ou plutôt entendre – un touraco vert. Et derrière l'acacia, par-delà la route poussiéreuse, les toits de la ville, sous une couverture d'arbres et de brousse. A l'horizon, dans le chatoiement azur des brumes de chaleur, les collines, telles d'improbables termitières géantes.
Tout le monde l'appelait Mma Ramotswe, mais s'ils avaient voulu respecter les convenances, les gens se seraient adressés à elle en disant Mme Mma Ramotswe. Telle est la formulation adéquate pour une personne respectable, mais même elle ne l'avait jamais employée. Ainsi était-elle toujours Mma Ramotswe, et non pas Precious Ramotswe, un prénom que très peu de gens utilisaient.

C'était une bonne enquêtrice et une femme de bien. Une femme de bien dans un pays de bien, pourrait-on dire. Elle aimait son pays, le Botswana, qui était une terre de paix, et elle aimait l'Afrique pour toutes ses vicissitudes. Je n'ai pas honte d'être qualifiée de patriote africaine, disait Mma Ramotswe. J'aime tous les peuples que Dieu a créés, mais je sais tout spécialement comment aimer celui qui vit ici. C'est mon peuple, ce sont mes frères et mes sœurs. Il est de mon devoir de les aider à élucider les mystères de leur existence. Telle est ma vocation.

 

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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"Métier"

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
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Grande-Bretagne

31 octobre 2009

Et que le vaste monde poursuivre sa course folle - Colum McCann

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Belfond – août 2009 – 435 pages

10/18 - novembre 2010 - 475 pages

traduit de l'anglais (Irlande) par Jean-Luc Piningre

Présentation de l'éditeur
Dans le New York des années 1970, un roman polyphonique aux subtiles résonances contemporaines, une oeuvre vertigineuse. 7 août 1974. Sur un câble tendu entre les Twin Towers s'élance un funambule. Un événement extraordinaire dans la vie de personnes ordinaires. Corrigan, un prêtre irlandais, cherche Dieu au milieu des prostituées, des vieux, des miséreux du Bronx ; dans un luxueux appartement de Park Avenue, des mères de soldats disparus au Vietnam se réunissent pour partager leur douleur et découvrent qu'il y a entre elles des barrières que la mort même ne peut surmonter ; dans une prison new-yorkaise, Tillie, une prostituée épuisée, crie son désespoir de n'avoir su protéger sa fille et ses petits-enfants... Une ronde de personnages dont les voix s'entremêlent pour restituer toute l'effervescence d'une époque. Porté par la grâce de l'écriture de Colum McCann, un roman vibrant, poignant, l'histoire d'un monde qui n'en finit pas de se relever.

Biographie de l'auteur
Né à Dublin en 1965, Colum McCann est l'auteur de cinq romans, Le Chant du coyote, Les saisons de la nuit, Danseur, Zoli, Et que le vaste monde poursuive sa course folle, et de deux recueils de nouvelles, La Rivière de l'exil et Ailleurs, en ce pays, tous parus chez Belfond et repris chez 10/18. Colum McCann vit à New York avec son épouse et leurs trois enfants.

Mon avis : (lu en octobre 2009)

Ayant déjà lu et beaucoup aimé du même auteur "Les saisons de la nuit", j'avais très envie de lire ce livre dont j'aime beaucoup le titre et la couverture.

Ce livre est un ensemble de récits courts où se croisent et où se dévoilent des destins différents à l'image de la ville de New York : on découvre Corrigan un prêtre irlandais qui vit au milieu des prostituées et des plus pauvres du Bronx, il y a Tillie et Jazzlyn deux prostituées mère et fille, Claire et Solomon les parents de Joshua qui est mort au Vietnam...

En fil rouge de ce livre, il y a l'histoire de la traversée sur un câble d'acier à New York, entre les deux tours du World Trade Center, par le funambule français Philippe Petit, le 7 août 1974.

J'ai été touchée par les destins de tous ces personnages et j'ai beaucoup aimé cet histoire extraordinaire de funambule (même si ayant le vertige, je n'aurais pas aimé être spectatrice d'un tel événement).

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Il existe seulement des photos de cet événement extraordinaire. En 2008, un film documentaire britannique a été réalisé par James Marsh "Le Funambule (Man on Wire)". Basé sur le livre de Philippe Petit "To Reach the Clouds", le film est monté comme un thriller, présentant des scènes de la préparation de la traversée, des scènes rejouées et des interviews de participants de l'événement, à l'époque. Il relate l'incroyable exploit de Philippe Petit qui avait "dansé" entre les Twin Towers pendant 45 minutes, à plus de 400 mètres d'altitude et sans la moindre sécurité. Le film a reçu, en 2009, le grand prix du documentaire au Festival de Sundance ainsi que l'Oscar du meilleur film documentaire.

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Extrait : (début du livre)

CEUX QUI LE VIRENT SE TURENT. Depuis Church, Liberty, Cortlandt, West, Fulton ou Vesey Street. Un silence terrible, superbe, à l’écoute de lui-même. Certains pensèrent à une illusion d’optique, une ombre mal placée, un effet d’atmosphère. D’autres prirent ça pour la blague éculée du type qui se plante sur l’asphalte, le doigt pointé, et on s’attroupe autour, les têtes se renversent, hochent, confirment, mais les yeux sont levés pour rien, et on attend comme on attend la chute d’un gag de Lenny Bruce. Seulement, plus ils regardaient, plus c’était clair. À l’extrême limite du toit, la silhouette se détachait sur la grisaille du matin. Sans doute un laveur de vitres. Un ouvrier du bâtiment. Ou un suicidaire.

Cent dix étages plus haut, parfaitement immobile, une miniature noire dans le ciel nuageux.

On ne le remarquait pas de n’importe où. Ou alors les passants s’arrêtaient au coin de la rue, repéraient une brèche entre les immeubles, zigzaguaient dans la pénombre, se frayaient une perspective sans corniche, sans gargouille, sans balustrade, sans garde-corps. Et si une ligne partait de son pied vers la tour jumelle, ils ne comprenaient pas bien pourquoi. Mais la figurine les clouait. Le cou tendu, ils oscillaient entre la fatalité de l’évidence et la promesse du quotidien.

Le dilemme de l’observateur : ne pas rester là sans raison – ça n’est qu’un imbécile penché sur le vide –, mais ne pas rater le moment où la police viendra l’arrêter, où il tombera, plongera peut-être, les bras en croix.

La ville rassemblait ses bruits autour des passants. Klaxons. Camions d’éboueurs. Cornes de brume. Le ramdam des métros. Un bus de la ligne M22 qui freine, se range le long du caniveau et gémit dans l’ornière. Le vent plaque un emballage de chocolat sur une bouche d’incendie. Le claquement des portières de taxi. Des poubelles se bagarrent au fond de l’impasse. Les baskets qui repartent au petit trot. Le cartable en cuir qui frotte sur un pantalon. Le cliquetis des parapluies sur le bitume. Une porte à tambour qui propulse au-dehors un début de conversation.

Mais le tohu-bohu n’aurait été qu’un son compact, on n’y aurait quand même pas prêté attention – et ceux qui maugréaient le faisaient à voix basse, respectueusement. Ils formaient soudain de petits groupes au carrefour de Church et Dey Street. Sous l’auvent de Sam’s Barber Shop. À la porte de Charlie’s Audio. Ici un minuscule théâtre d’hommes et de femmes, serrés contre la rambarde de St. Paul’s Chapel. Là on se disputait une place devant les vitrines de Woolworth. Avocats. Liftiers. Médecins. Teinturiers. Cuisiniers. Diamantaires. Poissonniers. Putes avec leurs jeans tristes. Tous rassurés par la présence d’autres autour d’eux. Dactylos. Courtiers. Livreurs. Hommes-sandwichs. Tricheurs rangeant leurs cartes. De building en building ; de Con Ed à Ma Bell, jusqu’à Wall Street. Un serrurier dans sa camionnette au coin de Dey et de Broadway. Un coursier à moto adossé à un réverbère de West Street. Un poivrot rougeaud en quête de son premier verre.

On l’apercevait depuis le ferry de Staten Island. Depuis les abattoirs du West Side. Des gratte-ciel neufs de Battery Park. Des stands à bretzels en bas de Broadway. Du parvis en dessous. Des tours elles-mêmes.

D’accord, certains ne voulaient rien savoir, préféraient l’ignorer. À 07:47, ceux-là étaient bien trop amorphes pour penser à autre chose qu’un bureau, un stylo, un téléphone. Sortis des bouches de métro, des limousines, des autobus, ils traversaient ensemble au feu, et pas question de lever bêtement la tête. À chaque jour suffit sa peine. Mais en voyant les attroupements, l’agitation, ils commencèrent à ralentir. S’arrêtaient net ou, haussant les épaules, se retournaient lentement, revenaient au carrefour, butaient contre les nez en l’air, se hissaient sur la pointe des pieds, dominaient un instant la foule et c’était waouh, putain, nom de Dieu.

Cette fine silhouette et le mystère s’épaississait. Elle se dressait sur la tour sud, à la limite de la terrasse panoramique, comme prête à s’élancer.

11 mars 2009

Aya de Yopougon tome 3 - Marguerite Abouet et Clément Oubrerie

Aya3 Gallimard Jeunesse – octobre 2007 - 128 pages

L'histoire : Arrive enfin le jour de l’élection de Miss Yopougon. Les problèmes pour les candidates sont nombreux, ainsi elles doivent d’abord passer chez Sidiki, le tailleur du village débordé. Une queue monstrueuse s’agglutine devant son étoffe. Innocent, le coiffeur lave et coupe les cheveux de ses clientes, sur un rythme d’enfer. Chez Aya, un véritable remue-ménage a lieu : la secrétaire de son père a été licenciée, faute d’une décision de son grand patron, Bonaventure Sissoko. Elle est venue accompagnée de deux enfants, qu’elle dit être ceux d’Ignace. Evidemment, la réaction de Fanta, sa femme, ne se fait pas attendre. Celle-ci s’éclipse pendant que les deux enfants jouent les siens. Les disputes se multiplient au sein de la maison. La bonne Félicité fond en larmes de peur qu’on la renvoie dans son village. La fin de la journée arrive vite et l’élection va bientôt avoir lieue. Albert, le frère d’Adjoua, se rend de nouveau sur la place du marché et retrouve Innocent. Ce dernier est travesti en femme, afin que ceux-ci puissent passer un peu de temps ensemble. La cérémonie débute enfin, ponctuée de nombreuses surprises…

Les auteurs :
Marguerite Abouet naît à Abidjan en 1971. Elle a douze ans quand ses parents l'envoient avec son grand frère "suivre de longues études" à Paris, où les héberge leur grand-oncle maternel. Après des études moins longues que prévu, elle écrit des romans qu'elle ne fait lire à aucun éditeur, tout en devenant tour à tour punk, super-nounou pour triplés, pour mamies et papis, serveuse, opératrice de saisie, puis assistante juridique dans un cabinet d'avocats. Elle vit aujourd'hui à Romainville et se consacre entièrement à l'écriture. Aya de Yopougon est la première histoire qu'elle destine à la bande dessinée. Avec une voix et un humour inédits, elle y raconte une Afrique bien vivante, loin des caricatures trop souvent répandues. En 2006, elle reçoit avec Clément Oubrerie le prix du Premier album au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême.

Clément Oubrerie naît à Paris en 1966. Après le bac, il entame des études d'art à l'école Penninghen, qu'il interrompt pour partir aux États-Unis. Il y passe deux années, exerce toutes sortes de métiers, mais finit dans un pénitencier au Nouveau-Mexique parce que sans papiers. De retour en France, il illustre des ouvrages pour la jeunesse - une quarantaine à ce jour - et co-fonde La Station, un studio d'animation avec lequel il prépare actuellement un long-métrage signé Anna Gavalda. Il trouve aussi le temps de jouer de la batterie avec un groupe de funk et de voyager, notamment en Côte d'Ivoire. Son talent singulier donne vie avec esprit et authenticité au récit de Marguerite Abouet.

 

Mon avis : (lu en mars 2009)

Après le tome 1 et le tome 2, c'est toujours avec plaisir que j'ai retrouvé Aya et ses amies à Yopougon. Le grand jour de l'élection de Miss Yopougon est arrivé. Toutes les filles se précipitent chez Inno le coiffeur. Le père d'Aya veut sauver son mariage, mais il doit aussi s'occuper des deux enfants qu'il a eu avec sa maîtresse. Le père de Bintou veut prendre une seconde épouse, la France fait toujours rêver, l'homosexualité sujet tabou s'invite dans l'histoire...

C'est frais, pétillant et joyeux et le traditionnel bonus ivoirien à la fin du livre nous raconte un peu plus de cette Afrique avec un lexique pour les expressions pittoresques, des recettes de cuisine typiques... J'attends avec impatience de pouvoir lire le tome 4 !

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Aya de Yopougon tome 1

Aya de Yopougon tome 2

 

 

27 février 2009

Chicago – Alaa El Aswany

Chicago Actes Sud – septembre 2007 – 459 pages

traduit de l'égyptien par Gilles Gauthier

Présentation de l'éditeur
Après son formidable récit autour d'un immeuble du Caire, L'Immeuble Yacoubian, Alaa El Aswany nous entraîne vers un nouvel univers romanesque en déplaçant son regard jusqu'à Chicago. C'est en effet dans cette ville mythique et sulfureuse qu'il a choisi de recréer une Little Egypt en exil, s'inspirant d'un département de l'université de Chicago qu'il a lui-même bien connu lors de ses années de formation américaines. Avec son art de camper de multiples personnages et de susciter des intrigues palpitantes, El Aswany compose un magnifique roman polyphonique. D'un chapitre à l'autre, il entrecroise des vies qui se cherchent et se perdent dans les méandres du monde contemporain, des existences meurtries d'avoir été transplantées dans un univers à la fois étrange et étranger, quel que soit le désir parfois de s'identifier à l'american way of life. L'Egypte est là, en plein cœur d'une Amérique traumatisée par les attentats terroristes du 11 Septembre. Alors que la visite officielle du président égyptien à Chicago est annoncée, le système policier de l'ambassade se met en branle, orchestré par le redoutable Safouat Chaker, qui contrôle et surveille tous les Egyptiens vivant en Amérique. Complot, manipulation, protestation de liberté et soumission au pouvoir, bravoure et lâcheté... - le livre prend, avec cette dimension politique, l'ampleur d'un ambitieux roman exprimant le monde dans la douceur de ses rêves comme dans la violence de ses contradictions. Alaa El Aswany confirme ainsi son talent et s'affirme comme un des grands écrivains arabes contemporains.

Biographie de l'auteur
Né en 1957, Alaa El Aswany exerce le métier de dentiste dans le centre du Caire. Son roman L'Immeuble Yacoubian, porté à l'écran par Marwan Hamed et publié en France par Actes Sud (2006), a connu dans le monde entier un succès phénoménal.

Mon avis : (lu en décembre 2007)
J'avais beaucoup aimé L'immeuble de Yacoubian et la lecture de Chicago ne m'a pas déçue. On découvre ici la réalité des étudiants égyptiens aux Etats-Unis dans le contexte de l'après 11 septembre 2001. Les personnages viennent tous d'Egypte, ils sont issus de milieux différents, ils se retrouvent à Chicago pour faire des études histologie : chacun va évoluer dans un contexte américain mais avec des principes d'égyptien. Le récit est plein de vie et d'humanité. A découvrir sans tarder !

J'ai vu qu'un nouveau livre de cet auteur est paru début février "J'aurais voulu être égyptien". A suivre donc quand j'aurai l'occasion de le découvrir !

Extrait : (page 80)
Mon Dieu, pourquoi était-il aussi attiré par elle ? Ce n'était qu'une campagnarde, moyennement belle, comme des dizaines de filles qu'il voyait tous les jours au Caire. Qu'est-ce qui la rendait différente ? C'est vrai qu'elle avait des lèvres pulpeuses et appétissantes dont on pouvait attendre des délices. Sa tunique flottante se collait parfois malgré elle à son corps et laissait entrevoir deux seins aux aguets, qui n'étaient pas à dédaigner. Pourtant, on ne pouvait absolument pas la comparer aux étudiantes américaines de l'université, ni aux jeunes filles égyptiennes à qui il avait fait des offres de fiançailles, et ce n'était pas non plus la peine d'en parler à côté des séductrices nues qui allumaient son désir dans les films pornographiques.

24 mai 2017

Born to run - Bruce Springsten

Prix Audiolib 2017

9782367623016-001-X Audiolib - mars 2017 - 19h21 - Lu par Jacques Frantz

Albin Michel - 

traduit de l'américain par Nicolas Richard

Titre original : Born to run, 2016

Quatrième de couverture : 
« Se raconter est une drôle d’affaire. Dans un projet comme celui-ci, l’auteur fait une promesse : laisser le lecteur entrer dans sa tête. C’est ce que j’ai essayé de faire au fil de ces pages. » BRUCE SPRINGSTEEN, dans les pages de Born to Run
 
Au cours des sept années écoulées, Bruce Springsteen s’est, en secret, consacré à l’écriture de l’histoire de sa vie, apportant à ces pages l’honnêteté, l’humour et l’originalité qu’on retrouve dans ses chansons. Il décrit son enfance, dans l’atmosphère catholique de Freehold, New Jersey, la poésie, le danger et les forces sombres qui alimentaient son imagination, jusqu’au moment qu’il appelle le Big Bang : la première fois qu’Elvis Presley passe à la télévision. Il raconte d’une manière saisissante l’énergie implacable qu’il a déployée pour devenir musicien, ses débuts dans des groupes de bar à Asbury Park et la naissance du E Street Band. Avec une sincérité désarmante, il raconte aussi pour la première fois les luttes personnelles qui ont inspiré le meilleur de son oeuvre et nous montre que la chanson Born to Run révèle bien plus que ce qu’on croyait. Born to Run sera une révélation pour quiconque apprécie Bruce Springsteen, mais c’est bien plus que le témoignage d’une rock star légendaire. C’est un livre pour les travailleurs et les rêveurs, les parents et les enfants, les amoureux et les solitaires, les artistes, les dingues et quiconque ayant un jour voulu être baptisé dans les eaux bénies du rock’n’roll.

Auteur : Chanteur, auteur, compositeur, Bruce Springsteen est né en 1949 dans le New-Jersey dans une ville ouvrière. Devenu un des plus grands artistes américains des quarante dernières années (plus de 120 millions d’albums vendus dans le monde), il a été révélé par Born to run en 1975, et n’a cessé depuis de faire course en tête (The RiverBorn in the U.S.A. etc.), couronné par les prix les plus prestigieux (Oscar, Grammies, Golden Globes…).
En France, son concert aux Vieilles charrues de Carhaix en 2009 a attiré plus de 50 000 fans !
Militant engagé, il défend la cause homosexuelle, les droits des noirs, des chômeurs, et s’est affirmé comme un des grands soutiens d’Obama dans sa tournée Vote for change.

Lecteur : De formation dramatique, Jacques Frantz travailla au conservatoire avec Antoine Vitez. Son parcours théâtral le fit se nourrir auprès des plus grands : Gildas Bourdet ou Roger Planchon, entre autres. Son parcours télévisuel (avec Serge Moati, Simon Brook, Denis Malleval, Henri Helman) et cinématographique (d’Yves Robert, Coline Serreau à Claude Chabrol ou Claude Berri, sans oublier Francis Weber, Luc Besson, Lars von Trier, ou récemment Pascal Chaumeil, dans L’Arnacoeur) ainsi qu’une longue pratique des enregistrements radio ont toujours attisé sa passion pour les textes.

Mon avis : (écouté partiellement en avril 2017 et mai 2017)
Je me doutais bien en recevant ce livre audio j'aurai du mal à lire ce livre en entier. Je ne suis pas une habituée des biographies, Bruce Springsten ne représente absolument rien pour moi et en plus le livre est très très long... J'ai fais plusieurs tentatives pour découvrir ce livre, mais je n'y suis pas arrivée à bout... Je me suis plusieurs fois endormie et même en essayant de sauter plusieurs chapitres pour y trouver une accroche quelconque, rien n'y a fait... 
J'avais bien aimé le lecteur, Jacques Frantz, dans plusieurs livres de Fred Vargas, ici la magie n'a pas opérée...

Extrait : (début du livre)
Prologue
Dans la ville balnéaire d’où je viens, avec son boardwalk, tout est un peu en toc. Moi, c’est pareil. À vingt ans, loin d’être un rebelle qui risquait sa vie au volant, je jouais de la guitare dans les rues d’Asbury Park et déjà j’avais obtenu une place de choix parmi ceux qui « mentent » pour servir la vérité… les artistes, avec un petit a. Mais j’avais quatre atouts dans mon jeu : la jeunesse, une expérience de presque dix ans à jouer dans les bars dans toutes les conditions, une bonne bande de musiciens qui avaient grandi là, habitués à mon style sur scène… et une histoire à raconter.
Ce livre est à la fois la suite de cette histoire et une enquête sur ses origines. J’ai pris comme paramètres les événements de ma vie qui ont, je crois, façonné cette histoire et ma musique. Dans la rue, les fans me demandent souvent : « Comment tu fais ? » Je vais tenter d’éclairer un peu le comment et, plus important, le pourquoi.

Kit de survie rock’n’roll

Patrimoine génétique, prédispositions, apprentissage du métier, élaboration d’une philosophie artistique à laquelle être fidèle, désir brut de… gloire ?… d’amour ?… d’admiration ?… d’attention… de femmes ?… de sexe ?… et… ah ouais, bien sûr… de pognon. Ensuite… si vous voulez vraiment aller au fond du fond… un feu intérieur… qui fait rage… qui brûle… sans jamais s’arrêter.
Voilà ce qui peut s’avérer utile si tu es amené à te présenter devant quatre-vingt mille (ou quatre-vingts) fans de rock’n’roll qui hurlent en attendant que tu leur fasses ton tour de magie. En attendant que tu sortes quelque chose de ton chapeau, que tu crées quelque chose de toutes pièces, quelque chose qui, avant que les fidèles se rassemblent, n’était qu’une rumeur alimentée par quelques chansons.
Je suis ici pour fournir la preuve que ce « nous » toujours insaisissable, jamais complètement crédible, existe bel et bien. C’est ça mon tour de magie. Et comme pour tout bon tour, il faut commencer par planter le décor. Et donc…

8 janvier 2014

3000 façons de dire je t'aime - Marie-Aude Murail

2014-01-05_145345 Ecole des Loisirs - août 2013 - 266 pages

Quatrième de couverture :
Chloé, Bastien et Neville ont eu en cinquième une professeure de français qui n'aimait que les livres qui finissent mal. Un soir, elle les a emmenés pour la première fois au théâtre voir une représentation de Dom Juan de Molière. Cette soirée a changé leur vie. C'est décidé, ils seront comédiens !

Six ans plus tard, leur désir de monter sur scène est intact et ils se retrouvent au conservatoire d'art dramatique de leur ville. Le professeur le plus réputé, Monsieur Jeanson, les prend tous les trois dans son cours.
Chloé va devoir concilier les cours de théâtre avec le rythme intensif de la classe préparatoire qu'elle vient d'intégrer. Bastien, prêt à tout pour faire rire, pense qu'il suffit de regarder une vidéo de Louis de Funès pour apprendre la tirade d'Harpagon. Le beau et ténébreux Neville a peur de se donner les moyens de son ambition, d'être un autre pour savoir enfin qui il est.
Comment le théâtre va-t-il lier pour toujours la jolie jeune première, le valet de comédie et le héros romantique que Jeanson a su voir en eux ?

Auteur : Marie-Aude Murail est née au Havre en 1954. Elle vit avec son mari et a trois enfants, deux garçons et une fille. Elle a commencé à écrire pour la jeunesse en 1986. Au début, ses romans étaient surtout destinés à des femmes, puis elle s'est mise à écrire pour les jeunes de 7 à 16 ans. Dans ses romans, on peut retrouver énormément de dialogues entre les personnages. Son but est de séduire ses lecteurs grâce à de l'émotion et de l'amour. Le plus souvent, dans ses livres, les histoires se passent dans des milieux urbains et les héros sont des hommes, souvent des ados, motivés par des femmes. Elle a écrit Oh boy (2000), Simple (2004), Maïté coiffure (2004), Miss Charity (2008), Papa et Maman sont dans un bateau (2009).

Mon avis : (lu en janvier 2014)
Voilà une très jolie histoire sur le parcours de trois grands adolescents amoureux du théâtre. Au début de l'histoire, Chloé, Bastien et Neville sont en classe de cinquième, grâce à leur professeur de français ils vont découvrir le théâtre avec tout d'abord une représentation de Don Juan puis l'année suivante, ils participeront au Club Théâtre. Puis ils prendront chacun des chemins différents jusqu'au jour où tous les trois vont se retrouver dans le hall du conservatoire d'art dramatique de la ville pour passer l'audition d'entrée.
Chloé est la bonne élève, en classe Prépa Lettres, avec parents qui la protège. Bastien, est le rigolo de la bande, qui n'a jamais travailler en classe, vivant sur ses acquis et qui souhaite surtout ne pas finir ses jours épicier comme ses parents. Neville, doit son prénom à une série de la BBC, né de père inconnu, il vit avec sa mère asthmatique, femme de ménage, il est beau et énigmatique. Tout les oppose mais ensemble, ils vont se retrouver dans la classe de Jeanson, un homme de théâtre exceptionnel et grâce au théâtre se découvrir eux-même et avancer dans leurs vies personnelles.
Ce livre est passionnant, avec les répétitions théâtrales nous découvrons les grands textes du théâtre et un trio attachant.
C'est pour moi, un grand coup cœur !

Note : ♥♥♥♥♥

Extrait : (début du livre)
Nous étions trois collégiens de cinquième et nous venions d'horizons si différents que rien ne nous destinait à nous dire un jour je t'aime.
Chloé avait pour parents monsieur et madame Lacouture, respectivement directeur de l'école Charles-Péguy et professeure d'allemand.
Bastien était le fils des Vion, qui tenaient un petit commerce. Comme les clients l'appelaient « le fils de l'épicerie », Bastien mit du temps à comprendre à quoi servaient les parents. Dans son cas, la réponse était : à rien.
Neville se serait appelé Steevy si la voisine de palier ne s'était emparée du prénom pour son propre fils. Magali Fersen, mère célibataire, se rabattit sur Neville, un prénom qu'elle avait entendu dans une série de la BBC pendant sa grossesse. Elle ne s'était pas avisée que le héros britannique était silencieux et tourmenté. Dès le berceau, Neville décida de lui ressembler.
Nous nous appelions donc Chloé Lacouture, Bastien Vion et Neville Fersen. Cette année-là, notre professeure de français était la célèbre madame Plantié, considérée comme folle par ses élèves et comme très compétente par les parents. Cette femme énergique et souriante était atteinte d'une allergie curieuse, elle ne supportait pas les romans qui finissent bien, qu'elle pensait écrits pour les imbéciles et les Américains. Tandis que nous autres, qui avions douze ou treize ans, des boutons d'acné, des règles douloureuses et des parents chiants, nous nous enfoncions dans la dépression de l'hiver, madame Plantié s'épanouissait en nous lisant La Mort d'Olivier Bécaille. C'était une histoire abominable où un pauvre type, enterré vivant, essayait de soulever le couvercle de son cercueil. Et un beau jour (beau pour madame Plantié, donc avec un ciel bas et lourd), notre professeure nous apprit que la prochaine séquence pédagogique serait consacrée au théâtre. Nous pouvions craindre le pire, car elle ajouta, avec des étoiles dans les yeux, que le but du théâtre était de nous faire sentir le tragique de la condition humaine. Elle avait essayé d'avoir des places au théâtre de la ville pour nous emmener voir Le roi se meurt. C'était une abominable histoire où un pauvre type, à qui on annonçait : «Tu vas mourir dans une heure vingt-cinq minutes», mourait sur scène après une agonie d'une heure et vingt-cinq minutes. Par chance pour nous, ce spectacle affichait complet, et madame Plantié dut se contenter de Dom Juan. Je crois qu'elle se consola en pensant que c'était la seule comédie de Molière qui finissait mal.
Aucun de nous trois n'était jamais allé au théâtre.

Déjà lu du même auteur :

Simple Simple et Simple (relecture)

 papa_et_maman_sont_dans_un_bateau Papa et Maman sont dans un bateau

MissCharityGRAND Miss Charity la_fille_du_docteur_Baudoin Le fille du docteur Baudoin 

Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Verbe" (1)

Challenge 5% Rentrée Littéraire 2013
logorl2013
26/30

13 novembre 2012

La déesse des petites victoires - Yannick  Grannec

la_d_esse_des_petites Editions Anne Carrière - août 2012 - 468 pages

Quatrième de couverture : 
Université de Princeton, 1980. Anna Roth, jeune documentaliste sans ambition, se voit confier la tâche de récupérer les archives de Kurt Gödel, le plus fascinant et hermétique mathématicien du XXe siècle.
Sa mission consiste à apprivoiser la veuve du grand homme, une mégère notoire qui semble exercer une vengeance tardive contre l’establishment en refusant de céder les documents d’une incommensurable valeur scientifique.
Dès la première rencontre, Adèle voit clair dans le jeu d’Anna. Contre toute attente, elle ne la rejette pas mais impose ses règles. La vieille femme sait qu’elle va bientôt mourir, et il lui reste une histoire à raconter, une histoire que personne n’a jamais voulu entendre. De la Vienne flamboyante des années 1930 au Princeton de l’après-guerre ; de l’Anschluss au maccarthysme ; de la fin de l’idéal positiviste à l’avènement de l’arme nucléaire, Anna découvre l’épopée d’un génie qui ne savait pas vivre et d’une femme qui ne savait qu’aimer.

Albert Einstein aimait à dire : « Je ne vais à mon bureau que pour avoir le privilège de rentrer à pied avec Kurt Gödel. » Cet homme, peu connu des profanes, a eu une vie de légende : à la fois dieu vivant de l’Olympe que représentait Princeton après la guerre et mortel affligé par les pires désordres de la folie. Yannick Grannec a réussi, dans ce premier roman, le tour de force de tisser une grande fresque sur le XXe siècle, une ode au génie humain et un roman profond sur la fonction de l’amour et la finalité de l’existence.

Auteur : Yannick Grannec est designer industriel de formation, graphiste de métier et passionnée de mathématiques. La Déesse des petites victoires est son premier roman.

Mon avis : (lu en novembre 2012)
Ce livre est l'histoire de la rencontre de deux femmes. Anna Roth est jeune documentaliste qui a pour mission de récupérer les archives de Kurt Gödel auprès de sa veuve Adèle. Adèle est une vieille dame impotente qui sait qu'elle va bientôt mourir. Depuis la mort de son mari, elle refuse de céder les documents de son mari, grand mathématicien, à l'Université de Princeton.
Le lecteur suit en parallèle les rencontres entre Anna et Adèle et le récit de la vie d'Adèle depuis 1928 à Vienne lorsqu'elle remarque pour la première fois Kurt jusqu'à 1978 et la mort de son mari.
Une note en fin du livre nous explique que ce livre est avant tout un roman mais que l'auteur s'est « attachée, par respect pour la mémoire d'Adèle et Kurt Gödel, à être méticuleusement fidèle aux évènements biographiques, historiques et scientifiques à sa portée. » 

J'ai beaucoup aimé ce livre pour plusieurs raisons, tout d'abord, je ne connaissais pas du tout Kurt Gödel ce mathématicien contemporain et collègue d'Albert Einstein, cette traversée historique du XXème siècle est très intéressante : la crise, la montée du nazisme en Europe, l'exil les scientifiques, l'installation en Amérique, à Princeton, où Adèle et Kurt Gödel croiseront de nombreux intellectuels comme Einstein, Oppenheimer, Pauli, von Neumann, puis la montée du McCarthysme, tous ces éléments historiques contribuent à soutenir élégamment la trame sentimentale du livre. Le couple Adèle et Kurt est également spécial et fascinant. Adèle est une femme attachante qui par amour aura une vie difficile et pas ordinaire, elle s'est sacrifiée pour son mari dont le génie était proportionnel à sa folie...
J'ai également aimé les rencontres entre Anna et Adèle, toutes deux vont apprendre à se connaître et l'une et l'autre vont évoluer...
Pour ceux qui ont peur du mot « mathématique »... n'ayez aucune crainte, j'ai dénombré seulement deux explications mathématiques de quelques lignes, à la porté d'Adèle (une sur les opérateurs logiques et l'autre sur les ensembles). Il y a cependant quelques passages un peu long mélangeant des discussions plus philosophiques que mathématiques...
Une très belle découverte.

Pour compléter le livre Kurt Göbel (article Wikipedia

Extrait : (début du livre)
Octobre 1980.
Maison de retraite « Pin Run », Doleystown, USA

À l'exacte frontière du couloir et de la chambre, Anna attendait que l'infirmière plaide sa cause. La jeune femme se concentrait sur chaque bruit, tentant de museler son angoisse : conversations effilochées ; éclats de voix ; murmure des télévisions ; chuintement des portes qui s'ouvrent sans cesse ; claquements des chariots métalliques.
Son dos protestait, mais elle hésitait encore à poser son sac. Elle avança d'un pas pour se placer au centre du carreau de linoléum marquant le seuil de la chambre. Elle s'obligea à fixer la vieille dame qui ne faisait pas moins d'efforts pour lisser consciencieusement la bordure de son drap. Son regard remonta jusqu'aux bras adipeux. La visiteuse ne pouvait détacher les yeux de cette main constellée de taches. Elle toucha la fiche cartonnée rangée dans sa poche. Elle y avait rédigé un argumentaire solide en capitales bien lisibles.
La soignante caressa les doigts de sa patiente, ajusta son bonnet et cala ses oreillers.
- Madame Gödel, vous avez trop peu de visites pour vous permettre d'en refuser. Recevez-la. Faites-la tourner en bourrique. Ça vous donnera un peu d'exercice !
En sortant, l'infirmière offrit un sourire compatissant à Anna. Il faut savoir s'y prendre avec elle. Bonne chance, ma jolie. Elle ne l'aiderait pas davantage. La jeune femme hésita. Elle s'était pourtant préparée à cet entretien : elle exposerait les points forts de sa démonstration en prenant soin d'articuler chaque mot, avec entrain. Sous le regard peu amène de la grabataire, elle se ravisa. Elle se devait de rester neutre, de disparaître derrière la tenue passe-muraille choisie ce matin-là : jupe écossaise dans les beiges, twin-set assorti. Elle n'avait désormais qu'une seule certitude : madame Gödel n'était pas de ces vieilles dames qu'on réduit à leur prénom parce qu'elles vont bientôt mourir. Anna ne sortirait pas sa fiche.
- Je suis très honorée de vous rencontrer, madame Gödel. Je m'appelle Anna Roth.
- Roth ? Vous êtes juive ?
Anna sourit au plantureux accent viennois, refusant de se laisser intimider.
- Cela a de l'importance pour vous ?
- Aucune. J'aime apprendre d'où viennent les gens. Je voyage par procuration maintenant que...
La malade tenta de se redresser avec un rictus de douleur. Dans un élan, Anna voulut l'aider.
Un regard polaire l'en dissuada.
- Alors comme ça, vous êtes de l'Institut ? Vous êtes bien jeunette pour moisir dans cette maison de retraite pour scientifiques. Abrégez ! Nous savons toutes deux ce qui vous amène.
- Nous pouvons vous faire une proposition.
- Quelle bande d'imbéciles ! Comme si c'était une question d'argent !
Anna sentit la panique monter. Surtout, ne réponds pas. Elle osait à peine respirer malgré la nausée provoquée par les odeurs de désinfectant et de mauvais café. Elle n'avait jamais aimé ni les vieux ni les hôpitaux. Fuyant son regard, la vieille dame tortillait des cheveux invisibles sous son bonnet de laine.
« Partez, mademoiselle. Vous n'êtes pas à votre place ici. »

Grand_Prix_des_Lectrices_2013 
Jury JANVIER
Roman

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36/50 : New-Jersey

Challenge 3% Littéraire 2012

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18/21

Lu dans le cadre du Challenge Défi Premier roman

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9 mai 2012

Harjunpäa et l’homme-oiseau – Matti Yrjänä Joensuu

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Gallimard – novembre 2000 – 430 pages

Folio – septembre 2003 – 431 pages

Titre original : Harjunpäa ja rakkauden nälkä, 1993

Quatrième de couverture : 
Comme son surnom le laisse entendre, Titi se prend pour un oiseau. Il vole au-dessus des serrures et des toits, jusque dans la chambre d'inconnues qu'il caresse dans leur sommeil... Harjunpää, lui, est un flic fatigué, lourd comme le crime et la misère qui lui fournissent chaque jour leur lot de cadavres et de pleurs... La folie n'est pas loin. La Finlande et sa police sont bien au-delà de l'idée que l'on pourrait s'en faire... Sous les frimas aussi, l'ambivalence humaine draine son lot d'amour, de corruptions et de plaies... Titi, de simple volatile, pourrait devenir aigle... Harjunpää, à force d'amertume, risque de sortir les crocs. Surtout s'il joue sa place…

Auteur : Né en 1948, Matti Yrjänä Joensuu occupe depuis 1986 le poste d'inspecteur divisionnaire au sein de la brigade criminelle d'Helsinki. Il s'est également fait connaître en écrivant des romans policiers dont le héros, l'inspecteur Harjunpää, s'est imposé par son spleen désabusé pétri d'humanité.

Mon avis : (lu en mai 2012)
C'est en recherchant un livre d'un auteur finlandais que je suis tombée sur « Harjunpäa et l’homme-oiseau » de Matti Yrjänä Joensuu. Un auteur dont je n'avais jamais entendu parler, c'est un inspecteur de police à Helsinki, c'est pour cela que les descriptions du commissariat et des états d'âme de l'inspecteur Harjunpää sont parfaitement précises et crédibles.
Le lecteur suit en parallèle les vies d'un délinquant à la personnalité très étrange et de l'inspecteur Timo Harjunpää qui est las, fatigué, mais toujours rempli d'humanité. Il subit aussi bien sa vie privée que sa vie professionnelle. Il fait au mieux pour exercer son métier malgré une hiérarchie inefficace et peut-être corrompue, il doit faire face à des cadavres, des braquages mais aussi aux dysfonctionnements de la police finlandaise. Il est tellement pris par son travail qu'il délaisse un peu trop sa famille, femme, enfants, parents.
L’homme-oiseau c’est Asko Leinonen, ou Titi son double nocturne. Le jour Asko est cordonnier dans une galerie marchande d’Helsinki. La nuit Titi suit les couples où les femmes sont belles et jeunes jusque dans leur chambre. Il les observe et parfois il caresse la femme. Souvent, il revient voir les femmes quand elles sont seules et endormies. Asko fait également partie d'une famille de truands, tous pensent que leur petit frère est un demeuré, malgré cela ils lui reconnaissent un don, quand il est Titi, il sait rentrer n’importe où sans laisser de traces et sans se faire voir.

Le récit est assez classique, l'action se déroule lentement, il n'y aucun rebondissement tout est dans l'atmosphère et la conclusion du livre un peu surprenante. Dans cette histoire assez sombre j'ai découvert deux personnages très attachants. Une découverte plutôt réussite.

Extrait : (début du livre)
Un son très doux provenait de la nuit, ou bien une senteur à peine perceptible flottait dans l’obscurité. Quelque chose d’apaisant, semblable à l’odeur qui se dégage des barques et du bois des pontons humides. Même si Titi ne pouvait pas préciser la sensation, il percevait son effet. C’était comme si l’on déverrouillait quelque chose en lui ou si l’on ouvrait une trappe cadenassée au fond de sa conscience. Et il réalisa en un éclair que la faim était toujours là.
Elle bouillonnait à l’intérieur de son corps. Dans son bas-ventre, dans ses mollets. Mais elle se lovait surtout dans sa poitrine, s’y étendait tel un être vivant – un chat, ou alors un oiseau, un de ces oiseaux aux reflets d’argent qui déploient leurs ailes sur les écussons. Elle le faisait palpiter. C’était presque mieux que ce qu’il ressentait chez la Boucanée ou ce qu’avaient éveillé en lui les guêpières de la Biche, ou encore la Rouquine de la rue du Temple avec ses bas en Nylon noir et son petit abricot rasé aussi luisant que de la porcelaine. Malgré tout, Titi ne bougea pas d’un pouce. Il demeura impassible et s’efforça de son mieux de ne pas penser à la chose.
Titi savait ce qu’il faisait – il ne fallait pas penser à la faim. C’était interdit. Un peu comme le rire. Et ça n’avait pas été interdit par n’importe quel lampiste, mais par Dieu lui-même. Il était d’ailleurs plus sage de ne pas chercher à savoir pourquoi.
Et si malgré tout il pensait à la faim, cela équivalait à ouvrir la porte à l’horreur. Les terreurs d’enfance étaient de retour : les dents des mangeurs de quéquette grinçaient dans le noir, il était tout à coup persuadé que le cancer rongeait ses os, certain d’avoir attrapé le sida parce qu’il n’avait pas eu le temps  de traverser la rue pendant que le feu était vert ; ou alors il lui venait à l’esprit que Reino ou Douce Mère allaient mourir, qu’il allait les tuer d’une manière ou une autre, malgré lui. Pire que l’enfer. C’était la punition quand il pensait à la faim. Car la faim devait être punie, et lui aussi. Et quand la punition explosait dans son cerveau, adieu la faim ! La femme la plus splendide du monde aurait pu trotter devant lui, ivre morte, la houppe et les seins offerts, il aurait été inutile d’envisager quoi que ce soit. 

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Challenge Voisins, voisines
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Finlande

 Défi Scandinavie noire 2012
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Finlande

 Challenge Viking Lit' 
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Challenge Littératures Nordiques
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Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC 2012
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"Animaux"

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6 mai 2012

Le Vieil Homme et la Mer - Ernest Hemingway

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Gallimard – décembre 1952 -

Folio – janvier 1972 – 148 pages

Folioplus – mars 1996 – 188 pages

Folio junior – octobre 1999 – 157 pages

Folio bilingue – septembre 2002 - 240 pages

Folioplus – janvier 2007 – 183 pages

Folio junior – janvier 2009 – 131 pages

traduit de l'américain par Jean Dutourd

Prix Nobel 1954

Titre original : The Old Man and the Sea, 1952

Quatrième couverture : 
« Tu veux ma mort, poisson, pensa le vieux. C'est ton droit. Camarade, j'ai jamais rien vu de plus grand, ni de plus noble, ni de plus calme, ni de plus beau que toi. Allez, vas-y, tue-moi. Ça m'est égal lequel de nous deux tue l'autre.
Qu'est-ce que je raconte ? pensa-t-il. Voilà que je déraille. Faut garder la tête froide. Garde la tête froide et endure ton mal comme un homme. Ou comme un poisson. »

Auteur : Né à  Oak Park (Illinois) , le 21/07/1899, autodidacte, Ernest Hemingway se lance dans le journalisme et intègre bientôt la rédaction du Kansas City Star. En 1917, il s'engage en tant qu'ambulancier sur le front, en Italie. Puis il s'établit à Paris et rencontre la romancière Gertrude Stein. Sous son influence, il opte pour une écriture concise, dépouillée - le fameux 'style maigre' d'Hemingway. Les violences vues lors de la guerre parcourent son oeuvre, comme autant de motifs obsessionnels. En 1936, il rejoint les forces républicaines de la guerre d'Espagne, puis migre vers Cuba. Il reçoit le prix Pulitzer pour 'Le Vieil Homme et la mer' en 1952, puis le prix Nobel de littérature en 1954. Malade, physiquement diminué, il se suicide à  Ketchum (Idaho) , le 2/07/1961, suivant l'exemple de son père.

Mon avis : (relu en mai 2012)
J'ai lu ce livre pour la première fois lorsque j'étais au Collège et j'en gardais un très bon souvenir. Il est vrai que j'ai toujours aimé les livres autour de la mer... Ce relecture a été tout aussi magique.
Cette histoire se déroule à Cuba un pays où a vécu Ernest Hemingway et où ce livre a été écrit. Santiago est un vieux pêcheur, Manolin est un jeune garçon qui l'accompagne chaque jour à la pêche. Malheureusement, cela fait 84 jours qu'ils n'ont pris aucun poisson et les parents de Manolin préfèrent que désormais leur fils embarque sur un autre bateau moins malchanceux. Le soir, après sa journée de pêche, le jeune garçon continue à prendre soin de Santiago, il lui apporte à manger et vient discuter de baseball américain avec lui.
Un jour, Santiago annonce à Manolin qu'il va partir plus loin dans le Golfe, seul, pour rapporter du poisson et ne plus être la risée des autres pêcheurs. Après plusieurs jours sans prise, il finit par attraper un gigantesque espadon avec lequel il va lutter durant de longues heures... Cette lutte est le symbole du combat de l'homme face à la nature. L'épopée de ce vieil homme est une vraie leçon de vie. J'ai beaucoup aimé le texte simple mais très évocateur d'Hemingway, les descriptions de la mer, des scènes de pêche ou de la lutte entre le vieil homme et l'espadon sont magnifiques. Un classique à découvrir sans hésiter !

Le roman fut adapté plusieurs fois au cinéma :

En 1958 réalisé par  John Sturges, avec Spencer Tracy dans le rôle titre et Felipe Pazos en Manolin. Le film remporta l'Academy Award pour l'Oscar de la meilleur musique et fut nommé dans les catégories "Meilleur acteur" et "Meilleur réalisateur".

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En 1989,  Le Vieil Homme et la Mer fut réalisée pour la télévision avec Anthony Quinn.

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En 1999, Le Vieil Homme et la Mer, un film d'animation réalisé par Alexandre Petrov fut présenté. Ce film remporta l'Oscar du meilleur film d'animation en 2000.

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Extrait : (début du livre)
Il était une fois un vieil homme, tout seul dans son bateau qui pêchait au milieu du Gulf Stream. En quatre-vingt-quatre jours, il n'avait pas pris un poisson. Les quarante premiers jours, un jeune garçon l'accompagna ; mais au bout de ce temps, les parents du jeune garçon déclarèrent que le vieux était décidement et sans remède salao ce qui veut dire aussi guignard qu'on peut l'être. On embarqua donc le gamin sur un autre bateau, lequel, en une semaine, ramena trois poissons superbes.
Chaque soir le gamin avait la tristesse de voir le vieux rentrer avec sa barque vide. Il ne manquait pas d'aller à sa rencontre et l'aidait à porter les lignes serrées en spirales, la gaffe, le harpon, ou la voile roulée autour du mât. La voile était rapiécée avec de vieux sacs de farine ; ainsi repliée, elle figurait le drapeau en berne de la défaite.
Le vieil homme était maigre et sec, avec des rides comme des coups de couteau sur la nuque. Les taches brunes de cet inoffensif cancer de la peau que cause la réverbération du soleil sur la mer des Tropiques marquaient ses joues ; elles couvraient presque entièrement les deux côtés de son visage ; ses mains portaient les entrailles profondes que font les filins au bout desquels se débattent les lourds poissons. Mais aucune de ces entrailles n'était récente : elles étaient vieilles comme les érosions d'un désert sans poissons.
Tout en lui était vieux, sauf son regard, qui était gai et brave, et qui avait la couleur de la mer.
- Santiago, dit le gamin tandis qu'ils escaladaient le talus après avoir tiré la barque à sec, je pourrais revenir avec toi maintenant. On a de l'argent.
Le vieux avait appris au gamin à pêcher et le gamin aimait le vieux.
- Non, dit le vieux, t'es sur un bateau qu'a de la veine. Faut y rester. 

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drame 
Baby Challenge - Drame Livraddict : 11/20 

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21/50 : Floride

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC 2012
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"Géographie"

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13 mai 2012

Quand vous lirez ce livre... - Sally Nicholls

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Fleuve Noir - octobre 2008 – 272 pages

Pocket jeunesse - - octobre 2008 – 272 pages

Pocket – août 2010 – 242 pages

traduit de l'anglais par Xavier d'Almeida

Titre original : Ways to live forever, 2008

Quatrième de couverture :
Sam aime les dirigeables, les loups et le jeu Warhammer. Il veut être scientifique quand il sera grand. Sain est un garçon de 11 ans comme les autres. Ou presque. Car Sam a une leucémie. Alors pour savourer chaque moment de son existence, il décide d'écrire un livre. Un journal intime dans lequel il raconte son quotidien et dresse la liste des huit choses qu'il veut faire. Huit rêves à réaliser absolument avant que la maladie ne gagne la partie. Huit souhaits extravagants qui retiennent le jeune garçon sur le chemin de la vie...

Auteur : Sally Nicholls est née à Stockton, en Angleterre. Après une licence de lettre et philosophie, elle obtient une maîtrise en littérature jeunesse à l'université de Bath, où elle remporte le prix de l'écrivain le plus prometteur. Sally a 23 ans.

Mon avis : (lu en mai 2012)
Sam a 11 ans, il est atteint d'une leucémie et se bat contre sa maladie. Un jour, sa professeur lui propose ainsi qu'à son ami Félix d'écrire un livre sur lui, sur sa vie. Sam se prend au jeu et décide d'écrire son journal. Il y note des questions, des listes et des histoires vraies... C'est son histoire.

Parmi ces listes, Sam fait celle de 8 choses à faire avant de mourir : 

« 1 – Devenir un scientifique célèbre
2 – Battre un record du monde. Pas un record sportif, bien sûr, un record inutile et un peu idiot.
3 – Regarder tous les films d'horreur que je n'ai pas droit de voir. Ceux interdits aux moins de 16 ans, et même ceux interdits aux moins de 18 ans.
4 – Monter et descendre les escalators à l'envers.
5 – Voir un fantôme.
6 – Etre adolescent et faire ce que font tous les adolescents comme boire des bières, fumer et avoir une copine.
7 – Conduire un dirigeable
8 – Monter dans une navette spatiale et regarder la Terre depuis l'espace. »

Avec l'aide de son ami Félix, de sa professeur, puis de ses proches, Sam va tenter de réaliser quelques uns de ses vœux.
Une très belle histoire touchante sur l'amitié, la maladie, la mort. Le sujet est délicat mais il est abordé avec beaucoup de justesse, de sensibilité et même de l'humour.
Sam est un petit garçon merveilleux, extrêmement touchant et courageux. L'émotion est présente à chaque page et j'avoue avoir versé souvent des larmes...

Un Grand Merci à Hérisson08 qui m'a offert ce livre lors du Swap Encre noire sur page blanche organisé par Valérie 

Extrait : (début du livre)
Je m'appelle Sam.
J'ai 11 ans.
Je collectionne les histoires et les objets incroyables.
J'ai une leucémie.
Quand vous lirez ce livre, je ne serai peut-être plus là.

Le 7 Janvier
Un livre sur nous

Aujourd'hui, c'était notre premier jour d'école depuis les vacances de Noël. On n'a classe que trois jours par semaine : le lundi, le mercredi et le vendredi, dans le salon. Et nous sommes seulement deux élèves : Félix et moi. Félix ne voit pas pourquoi il devrait apprendre quoi que ce soit.
La première fois qu'il est arrivé chez moi, il a demandé : «À quoi ça sert d'être malade si on doit quand même apprendre les maths ?» Mademoiselle Willis, notre professeur, n'a rien dit. Si Félix ne veut pas travailler, elle n'en fait pas toute une histoire. Elle le laisse tranquille, affalé sur sa chaise à critiquer ce que je suis en train de faire :
«C'est pas comme ça qu'on écrit "ammonium" ! J'ai jamais vu "ammonium" écrit comme ça dans mon école ! »
« Il y a bien une planète qui s'appelle Hercule, n'est-ce pas, Mademoiselle Willis ? »
« Mais pourquoi est-ce que tu fais ça, Sam ? »
De toute façon, si Félix vient à l'école, c'est seulement pour me voir et pour laisser souffler sa mère.
Ces derniers temps, Mademoiselle Willis a cherché un truc pour l'intéresser. Vous voyez le genre : elle nous fait construire des volcans qui ont de vraies éruptions, elle nous apprend à cuisiner comme les Romains ou à faire du feu avec une loupe. Il n'y a que Maman qui n'a pas trop aimé ce dernier TP parce qu'on avait accidentellement fait un trou de brûlure dans la table du salon. Enfin... c'était un accident un peu volontaire...
Pourtant, aujourd'hui, Mademoiselle Willis nous a seulement proposé : « Et si on écrivait un peu ? » Alors on a tous les deux râlé, parce qu'on espérait avoir au moins droit à du feu ou mieux, à une nouvelle explosion. Mais elle a insisté : « Allons, un petit effort. J'ai pensé que vous pourriez écrire quelques choses sur vous. Je sais que vous aimez lire tous les deux. »
Félix a levé les yeux. Il était en train de jouer avec deux de mes figurines d'orcs du jeu Warhammer. Il les faisait combattre l'une contre l'autre en grognant « Grrrrah. »
Et il a répondu : « C'est qu'il n'y a rien d'autre à faire à l'hôpital. »
Félix et moi, on est des experts de l'hôpital. C'est là qu'on s'est rencontrés l'année dernière.  

 Challenge Objectif PAL Swap
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8/25

Challenge Voisins, voisines
voisin_voisines2012
Grande-Bretagne

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC 2012
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"Objet"

Challenge le nez dans les livres
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La reine des lectrices 8/6

Challenge God Save The Livre
 Challenge_anglais

Lu dans le cadre du Challenge Défi Premier roman
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star_4

21 avril 2012

Si je reste – Gayle Forman

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Oh ! Éditions – avril 2009 – 220 pages

Pocket – avril 2010 – 187 pages

Pocket Jeunesse – novembre 2011 – 196 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Marie-France Girod

Titre original : If I stay, 2009

Quatrième de couverture :
Mia a 17 ans. Un petit ami, rock star en herbe. Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit frère craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle.
Quand, un jour, tout s'arrête. Tous ses rêves, ses projets, ses amours. Là, dans un fossé, au bord de la route. Un banal accident de voiture...
Comme détaché, son esprit contemple son propre corps, brisé. Mia voit tout, entend tout. Transportée à l'hôpital, elle assiste à la ronde de ses proches, aux diagnostics des médecins. Entre rires et larmes, elle revoit sa vie d'avant, imagine sa vie d'après. Sortir du coma, d'accord, mais à quoi bon ? Partir, revenir ? Si je reste...

Auteur : Gayle Forman est une journaliste réputée, primée pour ses articles. Elle vit à Brooklyn avec son mari et leur fille. Si je reste est déjà un phénomène d'édition, avec une sortie mondiale dans plus de vingt pays et une adaptation cinématographique en cours par les producteurs de Twilight.

 

Mon avis : (lu en avril 2012)
Voilà un livre émouvant et poignant. C'est l'histoire de Mia, 17 ans elle vient d'avoir un terrible accident de voiture avec ses parents et son petit frère Teddy. Elle est gravement blessée et est tombée dans le coma. Pourtant, elle se retrouve comme en dehors de son corps spectatrice de ce qui lui arrive. Elle est dans un état critique , dans un état où elle seule a le choix entre vivre et mourir. Une décision très difficile à prendre car elle a compris que ses parents étaient morts sur le coup et que son petit-frère avait lui aussi fini par mourir quelques heures après l'accident. 
Elle voit et elle entend tout se qui se passe autour d'elle et le roman alterne entre les pensées de Mia qui erre dans l'hôpital autour de son corps dans le coma et ses souvenirs de sa vie avant l'accident.
La musique tient une grande place dans ce roman, Mia est une brillante violoniste et son petit ami Adam fait parti d'un groupe de rock. Il y a une opposition et une complémentarité entre les différents types de musique. L'auteur cite de nombreuses références de morceaux classiques, rock n'roll, punk, jazz tout au long du livre.
Les personnages de Mia et Adam sont très attachants et touchants.
L'histoire est très prenante et lorsque j'ai commencé ce livre, je n'avais pas du tout envie de le lâcher avant de l'avoir terminé.
Mon seul bémol, c'est le bandeau publicitaire sur la version poche : « Le livre le plus émouvant depuis Twilight », à mon avis, cela donne du livre une idée fausse et très réductrice...

Un grand Merci à Azilis qui m'a offert ce livre lors du Swap Anniversaire organisé par Hérisson.

Extrait : (début du livre)
S'il n'avait pas neigé, sans doute ne serait-il rien arrivé.
Ce matin, à mon réveil, une fine couche blanche recouvre le gazon devant la maison et de légers flocons tombent sans relâche.
Dans la région de l'Oregon où nous vivons, quelques centimètres de neige suffisent à paralyser l'activité du comté pendant que l'unique chasse-neige dégage les routes. Il n'y aura donc pas classe aujourd'hui. Teddy, mon petit frère, pousse un cri de joie en entendant l'annonce à la radio. « On va faire un bonhomme de neige, papa ! » s'exclame-t-il.
Mon père tapote sa pipe. Il est dans sa période années 1950 et fumer la pipe en fait partie, avec le port du noeud papillon. Je ne sais si c'est une façon de montrer qu'il est rentré dans le rang, en tant qu'ancien punk, ou s'il s'est vraiment assagi en devenant professeur d'anglais. Toujours est-il que j'adore l'odeur de son tabac, un arôme à la fois doux et épicé, qui me rappelle l'hiver et les feux de bois.
« Avec cette neige molle, le résultat ressemblera à une amibe, j'en ai peur », répond-il en souriant à Teddy.
Il n'est pas mécontent que tous les établissements scolaires du comté soient fermés, y compris mon lycée et le collège où il enseigne, car il bénéficie d'une journée de congé inattendue, lui aussi.

 Challenge Objectif PAL Swap
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6/25

Lu dans le cadre du Challenge Défi Premier roman
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19/50 : Orégon

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25 juin 2011

Chiens féraux – Felipe Becerra Calderon

Lu dans le cadre  d'un partenariat Libfly et Furet du Nord
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chiens_ferraux Éditions Anne Carrière – août 2011 – 151 pages

traduit de l'espagnol (Chili) par Sandy Martin et Brigitte Jensen

Titre original : Bagual, Editorial Zignos. Lima, 2008. 

Quatrième de couverture :
1980, Nord du Chili, sous la dictature de Pinochet. Les terres arides du désert d'Atacama ne sont ensemencées que par les fosses communes du régime. Rocio, ancienne étudiante en médecine, a suivi son mari, Carlos, lieutenant de police, affecté à la réserve de Huara où il n'y a rien à faire et trop à méditer. Carlos consigne son ennui, ses doutes et ses inquiétudes concernant l'état psychologique de sa femme. Car Rocio, elle, n'est pas seule. A la différence des autres "Blancs", elle voit les villageois andins qui fuient leur présence comme une malédiction ; elle voit les chiens retournés à l'état sauvage rôder, craintifs et affamés, autour de la déliquescence morale des oppresseurs ; et surtout elle entend ces voix d'enfants qui l'habitent, comme le remords de son ventre infécond, comme le cri vengeur d'un peuple et d'un lieu martyrisés.
"Chiens féraux", le premier roman de Felipe Becerra Calderon, a reçu au Chili le prestigieux prix Roberto Bolano en 2006.
Dans ce roman surréaliste et polyphonique, Calderon explore les effets de la folie et de la solitude sur deux êtres ordinaires qui ont la particularité d'appartenir au camp des bourreaux. Il nous offre un texte dense, où la langue se fait schizophrène pour chanter la contagion du mal, dans une ronde macabre aux accents rappelant la prosodie de Malcom Lowry.

Auteur :  Felipe Becerra Calderón est né à Viña del Mar au Chili en 1985. Très vite, il s’installe à Valdivia, où il vit toujours aujourd’hui. Avec la première version de son roman, Chiens féraux, il obtient en 2006, le premier prix du concours Roberto Bolaño dans la catégorie roman. La même année, il se voit attribuer le Premier Prix dans la catégorie Conte du même concours. Les maisons d’édition chiliennes refusent toutes son manuscrit. Chiens féraux est finalement publié en 2008 par la maison d’édition Zignos, de Lima, au Pérou. En 2009, le roman est traduit à l’anglais et, la même année, la revue The Radgeworks (Edimbourg) présente et publie quelques chapitres de sa traduction. Aujourd’hui, Felipe Becerra fait partie de La Faunita, groupement littéraire avec lequel il imprime ses propres livres de poésie et théâtre. Il écrit actuellement son second roman, Ñache. Selon le quotidien national chilien La Tercera, Felipe est l'une des promesses de la scène littéraire du Chili.

 

Mon avis : (lu en juin 2011)
Voilà un livre assez spéciale et dont il m'est difficile également de parler...
Cela commence comme cela, «On ne peut pas continuer comme ça, maman, on ne peut pas. Il fait si froid, ici, dans l'ombre, dans ce tourbillon noir. Et ce sifflement persistant, comme une douleur, maman chérie. Laisse-nous leur raconter ton histoire, laisse-nous nous délivrer de tout ce fardeau, s'il te plaît, on ne fera de mal à personne. On ne peut pas continuer comme ça. Les amis veulent connaître ton histoire. Leur confier ce qui t'est arrivé ne te fera aucun tort. Et nous, on sera soulagés. Tu vas voir, maman chérie, on ne pleurera plus, on ne va plus te griffer, la nuit, on ne cognera plus sur ta tête pour que tu t'ouvres de part en part. Tu vas voir, on sera bien sages. Allez. Laisse-nous leur raconter ta vie, ...» Il semble que les narrateurs sont des enfants qui veulent nous raconter l'histoire de leur maman Rocío , mais au bout de quelques pages le lecteur découvre que ces enfants existent seulement dans la tête de Rocío. C'est une ancienne étudiante en médecine, elle a quitté Valparaiso pour suivre son mari Carlos, lieutenant de police, affecté dans la réserve de Huara. Carlos s'ennuie dans cette région du nord du Chili au cœur du désert de l'Atacama où il ne se passe pratiquement rien et il note sur un cahier ce qu'il fait de ses journées...
Le lecteur découvre l'histoire de Rocío et de Carlos entremêlée des voix des enfants et des écrits de Carlos. Rocío entend des voix, voit des ombres... Carlos voit des taches noires à l'horizon durant ses longues heures de travail... On rencontre un hypnotiseur, des chiens féraux...
Dehors c'est le désert, la chaleur, l'isolement, l'ennui et au dedans c'est la solitude et la peur, des voix, des ombres... Bizarre...
Je n'ai pas vraiment accroché avec ce livre, car au bout d'un moment j'étais perdu, je ne faisais plus la différence entre le réel et les hallucinations auditives ou visuelles... Le livre étant court, j'ai cependant pu le lire en entier dont l'écriture est assez poétique.

Définition : féral, férale, férals ou féraux : adjectif (du latin fera, bête sauvage). Se dit d'une espèce domestique retournée à l'état sauvage : Chats férals, chiens féraux.

Merci à Libfly et Furet du Nord et aux Éditions Anne Carrière  pour m'avoir permis de découvrir ce livre dans le cadre de l'opération La rentrée littéraire en avant-première.


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Libfly et Furet du Nord

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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"Animal"

Challenge 1%
Rentrée Littéraire 2011
RL2011b
2/7

2 décembre 2011

Le Montespan – Jean Teulé et Philippe Bertrand

le_montespan_BD Delcourt – février 2010 – 111 pages

Quatrième de couverture :
Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Madame de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari. C'était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan. Dès qu'il eut connaissance de son infortune, il orna son carrosse de cornes gigantesques et, insensible aux menaces ou tentatives d'assassinat, il poursuivit de sa haine l'homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme. Un roman en images qui nous plonge dans l'envers du Grand Siècle.

Auteurs : Né à Saint-Lô dans la Manche en 1953, Jean Teulé  est un romancier et auteur de bande dessinée français, qui a également pratiqué le cinéma et la télévision.

Né en 1949 à Orléans, Philippe Bertrand suit des études de graphisme, puis travaille pour plusieurs journaux, Charlie Mensuel, L'Idiot international, Partisans, Zinc et Pilote.
Il mène plusieurs vies, d'auteur-dessinateur de bande dessinée, comme avec la série érotique Linda aime l'art qu'il crée en 1983 dans Pilote, d'écrivain et dessinateur pour enfants, d'illustrateur, avec des auteurs comme Tonino Benacquista et Frédéric Beigbeder, et d'auteur de contes érotiques.
Philippe Bertrand crée aussi les Bugmonsters, un jeu d'aventures en réseau pour enfants de 8 à 12 ans (sur CD-Rom), réalise des décors de théâtre et dessine pour le quotidien Le Monde.
En février 2010 sort sa dernière œuvre, Le Montespan, adaptation en bande dessinée du livre de Jean Teulé sur le marquis de Montespan.
Il meurt le 16 mai 2010, emporté par un cancer foudroyant.

Mon avis : (lu en novembre 2011)
C'est l'histoire de Louis Henri de Montespan, qui épousa le 18 janvier 1663 la splendide Françoise de Rochechouart. Or celle-ci devint quatre ans plus tard « La Montespan », la favorite de Louis XIV. Le Montespan refuse « cet honneur » et toute sa vie il va tout faire pour récupérer sa femme. Il crée le scandale à la Cour en faisant repeindre son carrosse en noir et en l'ornant de ramures de cerf, pour porter au su de tous sa qualité de cocu...
Je suis un peu déçue par cette adaptation en Bande Dessinée du roman de Jean Teulé. On retrouve le ton du roman mais avec moins de force, les personnages ont perdu leur caractère. Le dessin des personnages est un peu  simpliste, mais j'aime beaucoup les couleurs choisies, cela rend les dessins très agréables à regarder.
Si on a déjà lu le roman original de Jean Teulé, lire la BD nous le remémore, si on commence par lire la BD, cela donne envie de lire le roman qui est beaucoup plus riche et complet...

Extrait :

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le_montespan_p Le Montespan - Jean Teulé

25 novembre 2011

Cyanure – Camilla Läckberg

cyanure Actes Sud - novembre 2011 - 157 pages

traduit du suédois par Lena Grumbach

Titre original : Snöstorm och mandeldoft, 2007

Quatrième de couverture :
Quelques jours avant Noël, Martin Molin, le collègue de Patrick Hedström, accompagne sa petite amie Lisette à une réunion de famille sur une île au large de Fjällbacka. Mais au cours du premier repas, le grand-père, un richissime magnat de l'industrie, leur annoce une terrible nouvelle avant de s'effondrer, terrassé. Dans son verre, Martin décèle une odeur faible mais distincte d'amande amère. Une odeur de meurtre. Une tempête de neige fait rage, l’île est isolée du monde et Martin décide de mener l’enquête. Commence alors un patient interrogatoire que va soudain troubler un nouveau coup de théâtre.
Offrant une pause à son héroïne Erica Falck, Camilla Läckberg nous livre un polar familial délicieusement empoisonné.

Auteur : Née en 1974, Camilla Läckberg est l’auteur d’une série de romans policiers mettant en scène le personnage d’Erica Falck. Ses ouvrages caracolent tous en tête des ventes en Suède comme à l’étranger. Dans la collection “Actes noirs” ont déjà paru La Princesse des glaces (2008), Le Prédicateur (2009), Le Tailleur de pierre (2009), L’Oiseau de mauvais augure (2010) et L’Enfant allemand (2011).

Mon avis : (lu en novembre 2011)
J'ai un avis mitigé sur ce livre. En effet, j'étais ravie de savoir qu'un nouveau livre de Camilla Läckberg était édité. Puis en regardant de plus près, je découvre sur Am*z* qu'il ne fait que 128 pages (en réalité, il y a 156 pages, format Actes Sud) et qu'il ne fait pas partie de la série d' Erica Falck. Le rapport prix/contenu est un peu fort... (pour ma part, je l'ai emprunté à la Bibliothèque).
Passons à l'intrigue, une réunion familiale a lieu sur une petite île suédoise. Martin Molin, policier collègue de Patrick Hedström, y accompagne sa petite amie Lisette. Lors du dîner, Ruben Liljecrona, le patriarche de la famille annonce à tous qu'il les a déshérité et subitement il meurt. Dehors, une tempête de neige fait rage, il est impossible de quitter l'île et les moyens de communication avec l'extérieur sont coupés. Martin est contraint seul de prendre en main cette enquête en huis clos.
Dès le début du livre, on pense à Agatha Christie. Martin doute un peu plus qu'un enquêteur classique, mais il mène son enquête à « l'ancienne » en interrogeant tour à tour les membres de la famille présents, les caractères de chacun se révèlent, les langues se délient...
Le livre est court, l'histoire n'a rien d'originale et venant de Camilla Lackberg, je suis déçue, elle nous a habitué à beaucoup mieux que cela... Ce livre ressemble surtout un coup commercial et c'est dommage...
J'attends donc avec encore plus d'impatience la suite des aventures d'Erica Falck, il existe encore trois tomes écrits en suédois et pas encore traduits en français...

Extrait : (début du livre)
Ça sentait de nouveau la neige. Noël était dans moins d’une semaine et le mois de décembre avait déjà apporté son lot de froid et de flocons. Pendant plusieurs semaines, une glace épaisse avait recouvert la mer, mais le redoux de ces derniers jours l’avait rendue fragile et traîtresse.
Martin Molin se tenait à l’avant du bateau qui faisait cap sur Valö dans le chenal ouvert dans la glace par la vedette de sauvetage en mer. Il se demandait s’il avait pris la bonne décision. Lisette avait tellement insisté pour qu’il vienne. Elle l’avait supplié même. Les réunions de famille n’étaient pas son fort, avait-elle dit, et celle-ci se passerait beaucoup mieux s’il était là. Seulement, une rencontre avec sa famille sous-entendait que leur relation était sérieuse, et il ne voyait pas du tout les choses ainsi.
Mais maintenant c’était fait. Il le lui avait promis et il était là, en route pour l’île de Valö et l’ancienne colonie de vacances transformée en maison d’hôte, où il passerait deux jours avec la famille de Lisette.
Il se retourna. Fjällbacka était magnifique, surtout en hiver, lorsque ses petites maisons rouges étaient enfouies dans toute cette blancheur. La haute montagne grise qui ceinturait la petite ville lui apportait aussi une intensité dramatique et une esthétique incomparables. Il devrait peut-être abandonner Tanumshede pour venir vivre ici, se dit-il en riant de cette idée folle. Le jour où il aurait gagné au loto, peut-être.
— Vous me lancez le bout ? cria l’homme sur l’appontement. Martin émergea de ses rêveries.
Il se pencha et prit la corde enroulée à l’avant du bateau. Lorsqu’ils furent suffisamment près du ponton, il la jeta à l’homme qui l’attrapa habilement et amarra l’embarcation.
— Vous êtes le dernier. Tous les autres sont déjà là.
Martin descendit prudemment la petite passerelle glissante et prit la main qu’il lui tendait.
— Je devais terminer quelques dossiers au commissariat avant de partir.
— Oui, j’ai appris qu’on allait avoir un représentant des forces de l’ordre pour le week-end. Je me sens tout de suite plus rassuré, dit l’homme avec un gros rire avant de se présenter : je suis Börje. Avec ma femme, on a repris l’endroit, et du coup, je suis l’homme à tout faire ici : menuisier, cuisinier, majordome. Eh oui, mieux vaut avoir plusieurs cordes à son arc.
Il partit encore une fois d’un rire jovial.
Martin attrapa son sac et suivit Börje en direction des lumières qui scintillaient entre les arbres.
— D’après ce qu’on m’a dit, vous avez fait des miracles avec ce vieux bâtiment, dit-il.
— Ça a été pas mal de boulot, répondit fièrement Börje. Et d’argent. Il faut le reconnaître. Mais on est arrivés au bout de nos peines maintenant. C’était plein cet été, et ma dulcinée et moi, on a eu des gens jusque tard en automne. Notre offre de Noël remporte un franc succès, on ne s’y attendait pas.
— J’imagine que les gens ont envie d’échapper à l’hystérie des fêtes, dit Martin.
Il s’efforça de ne pas trop souffler en montant le raidillon vers la maison. Il eut un peu honte. Sa condition physique était lamentable. Compte tenu de son âge et de son métier, il aurait dû être en meilleure forme.
En levant un instant les yeux du sentier, il fut saisi d’émerveillement. Ils avaient réellement fait des miracles avec le vieux bâtiment. Comme la plupart de ceux qui avaient grandi dans la région, Martin était venu à Valö avec l’école ou pour des camps de vacances, et il se rappelait une maison verte, certes jolie, mais assez délabrée et entourée d’une immense pelouse. Aujourd’hui, de la peinture blanche était venue recouvrir l’ancienne, et la maison rénovée de fond en comble était un vrai bijou. Une lumière chaude semblait ruisseler des fenêtres et mettait en valeur la façade claire. Devant l’escalier, on avait allumé des bougies d’extérieur et par une fenêtre du rez-de- chaussée, il aperçut un grand sapin de Noël. C’était un décor féerique et il marqua une halte pour l’admirer.
— Joli, n’est-ce pas ? dit Börje qui s’arrêta également.
— C’est incroyable, répondit Martin, époustouflé.
Ils arrivèrent à la maison, entrèrent dans le vestibule et tapèrent des pieds sur le sol pour ôter la neige de leurs chaussures.
— Voilà le dernier arrivé ! cria Börje, et Martin entendit des pas rapides s’approcher.
— Martin ! Comme je suis contente de te voir !
Lisette se jeta à son cou et Martin eut de nouveau le sentiment qu’il n’aurait pas dû venir. Lisette avait beau être mignonne et sympathique, il commençait à se dire qu’elle prenait leur relation trop au sérieux. Il était cependant trop tard pour faire marche arrière. Il fallait seulement essayer de survivre à ce week-end.
— Viens !
Elle le prit par la main et l’entraîna plus ou moins de force vers la grande salle à gauche du vestibule. Dans les souvenirs de Martin, il s’agissait d’un dortoir encombré de lits superposés. A présent, une main au goût sûr l’avait transformée en une salle de séjour et une bibliothèque. Un énorme sapin de Noël décoré dans les règles de l’art trônait au centre de la pièce.
— Le voici ! claironna triomphalement Lisette.
Tous les regards se tournèrent vers lui. Il réprima l’envie de rajuster le col de sa chemise et se contenta de faire un petit geste ridicule de la main. Lisette lui fit comprendre par un petit coup de coude que l’on s’attendait probablement à plus de sa part, et il entreprit d’aller saluer chacun des invités. Lisette l’accompagna et se chargea des présentations.

Lu du même auteur :

la_princesse_des_glaces La Princesse des glaces  le_pr_dicateur Le Prédicateur

le_tailleur_de_pierre Le Tailleur de pierre l_oiseau_de_mauvais_augure L'Oiseau de mauvais augure

l_enfant_allemand L'Enfant allemand

Challenge 4%
Rentrée Littéraire 2011
RL2011b
24/28

Lu dans le cadre du Défi Scandinavie noire
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Suède : Camilla Läckberg

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
voisin_voisine
Suède

Lu dans le cadre du Challenge Viking Lit'
Viking_Lit

Challenge Thriller 
Challenge_Thriller
 catégorie "Même pas peur" : 8/8

29 octobre 2011

Freedom – Jonathan Franzen

freedom Éditions de l'Olivier – août 2011 – 718 pages

traduit de l’américain par Anna Wicke

Titre original : Freedom, 2010

Quatrième de couverture :
Patty Berglund est-elle la femme idéale ? Pour Walter, son mari, la réponse ne fait aucun doute : c’est oui. Épouse aimante, mère parfaite, Patty a tout bon. Mais qu’en pense-t-elle ? En renonçant à Walter, ce « bad boy » dont elle était amoureuse – et qui se trouve être le meilleur ami de Walter –, Patty a peut-être commis l’erreur de sa vie. Freedom raconte l’histoire de ce trio et capture le climat émotionnel, moral et politique des États-Unis entre 1970 et 2010 avec une incroyable virtuosité.
Anatomie d’un mariage et d’une famille – les Berglund –, ce livre analyse les illusions, les déceptions et les compromis d’une génération de baby-boomers qui avaient rêvé un jour de changer le monde. Mais c’est aussi un acte d’accusation implacable à l’égard d’une nation qui a cessé depuis longtemps d’incarner ses propres valeurs. Qu’avons-nous fait de notre liberté ? se demandent les personnages de Jonathan Franzen. Et quel monde laisserons-nous à nos enfants, qui nous ressemblent si peu ? Pendant ce temps, les États-Unis livrent en Afghanistan et en Irak leurs propres guerres napoléoniennes, tentant d’imposer cette même liberté par la force.

Auteur : Jonathan Franzen, né à Western Springs (Illinois) en 1959, a passé son enfance dans une banlieue de Saint Louis (Missouri). Après des études au Swarthmore College (Pennsylvanie) et à la Freie Universität de Berlin, il travaille quelques années dans le laboratoire de sismologie à l'université d'Harvard, comme assistant chercheur en géologie. Jusqu'au jour où il renonce à une carrière scientifique pour la littérature.
Avec trois romans La Vingt-Septième Ville (1988), Strong Motion (1992), LesCorrections (2001) il est distingué par le New Yorker comme l'un des « vingt écrivains pour le XXIe siècle » ainsi que par le magazine Granta. Il reçoit en 1998 le Whiting Writer's Award et, deux ans plus tard, l'American Academy's Berlin Prize.

Mon avis : (lu en octobre 2011)
C'est la première fois que je lisais cet auteur américain.

A travers un couple assez représentatif des États-Unis, Patty et Walter Berglund, Jonathan Franzen nous décrit sur trois générations de 1970 à 2010, les illusions et les désillusions du peuple américain avec en toile de fond les évènements politiques et économiques du monde.
Patty était en train de devenir championne universitaire de basket-ball lorsqu'elle rencontre à l’université du Minnesota Walter et Richard, deux copains très différents l'un de l'autre. Walter est travailleur, gentil, prêt à aider son prochain. Richard est un bad boy, séducteur, rockeur et égoïste. Patty est très attirée par Richard, mais c'est avec Walter qu'elle épousera. Elle se consacrera alors à sa famille sa fille Jessica et son fils Joey. Elle accueillera chez elle très souvent Connie la fille d'une voisine mère célibataire. La famille idéale ? Et pourtant, vingt ans plus tard, c'est la désillusion. Patty se serait-elle trompée en épousant Walter ? Le lecteur assiste au délitement du couple de Patty et Walter, de leur famille...
J'ai eu un peu de mal à entrer dans ce livre et par moment j'y ai trouvé des longueurs. C'est grâce au Read-A-Thon que j'ai réussi à vraiment entrer dans ce livre, à le terminer et à finalement plutôt l'apprécier.

Extrait : (début du livre)
Les nouvelles concernant Walter Berglund ne furent pas découvertes dans un quotidien local – Patty et lui étaient partis pour Washington deux ans plus tôt et ils ne signifiaient dorénavant plus rien pour St. Paul – mais la bonne société urbaine de Ramsey Hill n'était pas loyale à sa ville au point de ne pas lire le New York Times. Selon un long article vraiment peu flatteur de ce journal, Walter avait assez gravement mis en péril sa vie professionnelle dans la capitale du pays. Ses anciens voisins eurent bien du mal à concilier les mots et les expressions le qualifiant dans l'article (« arrogant », « autoritaire », « corrompu sur le plan éthique ») avec le cadre de la 3M dont ils gardaient le souvenir, généreux et souriant, au visage rougeaud, qui se rendait toujours à son travail en bicyclette, remontant Summit Avenue sous la neige de février ; il paraissait bien étrange que Walter, qui était plus vert que Greenpeace et dont les racines étaient rurales, pût maintenant avoir des ennuis pour collusion avec l'industrie du charbon et mauvais traitements envers les gens de la campagne. Mais il y avait toujours eu quelque chose de bizarre chez les Berglund.
Walter et Patty étaient les pionniers de Ramsey Hill – les premiers jeunes diplômés de l'université à acheter une maison dans Barrier Street depuis que le cœur historique de St Paul avait commencé à connaître des jours difficiles quelque trois décennies plus tôt. Ils avaient eu cette maison victorienne pour une bouchée de pain puis s'étaient échinés pendant dix ans à la rénover. Au début, une personne extrêmement déterminée mit le feu à leur garage et fractura à deux reprises leur voiture avant qu'ils ne le fassent reconstruire. Des motards à la peau tannée par le soleil envahissaient le terrain vague qui se trouvait de l'autre côté de la ruelle pour y boire de la Schlitz et y griller des saucisses, tout en faisant rugir leurs moteurs aux petites heures de la nuit, jusqu'au moment où Patty sortait en survêtement pour leur dire, « Hé les gars, ça va comme vous voulez ? » Patty ne faisait peur à personne, mais elle avait été une athlète d'exception au lycée puis à l'université et elle possédait encore une sorte d'intrépidité sportive. Dès la première journée passée dans le quartier, elle avait été désespérément voyante. Grande, coiffée d'une queue-de-cheval, d'une jeunesse absurde, faufilant sa poussette entre les voitures désossées, les bouteilles de bière cassées et les vieilles plaques de neige souillées de vomi, elle aurait très bien pu transporter sa journée heure par heure dans les filets suspendus à sa poussette. Derrière elle, les préparatifs, gênés par le bébé, d'une matinée de courses, elles-mêmes gênées par le bébé ; devant elle, un après-midi à écouter la radio publique, son livre de cuisine du Silver Palate, des couches en tissu, du composé à joints, de la peinture au latex ; ensuite, quelques pages du livre Goodnight Moon, et enfin, un petit verre de zinfandel. Elle était déjà totalement ce qui n'était qu'un balbutiement dans cette rue.

Challenge 2%
Rentrée Littéraire 2011
RL2011b
14/14

Challenge 100 ans de littérature américaine 2011
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6/50 : Minnesota
Patty rencontre Walter et Richard à l'université du Minnesota

logo_read_athon_22oct2011

27 septembre 2011

Aleph – Paulo Coelho

En librairie : le 5 octobre 2011

Lu en partenariat avec les éditions Flammarion

aleph Flammarion – octobre 2011 – 312 pages

traduit du portugais (Brésil) par Françoise Marchant Sauvagnargues

Titre original : Aleph, 2010

Quatrième de couverture :
Décider. Changer. Se réinventer. Agir. Expérimenter.
Réussir. Oser. Rêver. Gagner. Découvrir. Exiger. S engager.
Penser. Croire. Grandir. Appartenir. S éveiller.

Nous avons parfois besoin de retrouver un sens à notre vie, de lui redonner souffle et équilibre.
Et si un livre avait le pouvoir de vous faire découvrir un monde nouveau ?
Et si, grâce à la magie des mots et d une histoire, vous commenciez un nouveau chapitre de votre vie ?
Aleph est ce livre. Aleph est un voyage qui pourrait bien changer votre existence.
 
Auteur : Né en 1947 à Rio de Janeiro, Paulo Coelho est l'auteur de L'Alchimiste, best-seller mondial paru en 1988 au Brésil, aujourd'hui traduit dans 73 langues et publié dans 168 pays. Membre de l'Académie brésilienne des Lettres depuis 2002, élevé au rang de Chevalier de l Ordre National de la Légion d'Honneur en 1999, il a été nommé Messager de la paix des Nations Unies en 2007. Après Le Zahir ou La Solitude du vainqueur, Aleph est son seizième livre publié en France.  
 
Mon avis : (lu en septembre 2011)
Pourquoi ai-je accepté de lire ce livre ??? J’aurai du mieux lire la quatrième de couverture…
Pour moi, Paulo Coelho est l’auteur de l’Alchimiste que j’ai beaucoup aimé, tout comme Le pèlerin de Compostelle qui m'avait surprise mais beaucoup intéressée. J’ai eu peur en lisant les premiers chapitres… Il est question de quête spirituelle, de forces invisibles, de réincarnations et de vies passées… Après Saint-Jacques de Compostelle et Rome, J., son guide dans la Tradition, invite Paulo à faire un nouveau voyage. A lui de trouver sa nouvelle destination… Après une quarantaine de pages de digressions diverses, Paulo exprime le souhait de « traverser le pays (la Russie) en train et arriver jusqu’à l’océan Pacifique ». Et là commence vraiment le livre avec un voyage en Transsibérien et sa rencontre avec une jeune fille Hilal, avec Yao son interprète. Paulo est persuadé de d'avoir déjà rencontrée Hilal dans une autre vie... Ce voyage est riche en péripéties et en rencontres, il va aider Paulo à avancer dans sa vie personnelle.
Personnellement, je suis terrifiée par l'idée de pouvoir revivre le passé ou voir l'avenir... Cela me bloque et je me refuse à me plonger totalement dans une histoire comme celle-ci, j'ai besoin de prendre du recul et de me mettre en retrait... Malgré cela, j'ai apprécié cette lecture très originale.

Merci à Karine et aux éditions Flammarion de m'avoir permis de découvrir ce livre en avant première.

Extrait : (page 57)
A Moscou, il y a une jeune femme qui m'attend à l'extérieur de l'hôtel, quand j'arrive avec mes éditeurs. Elle s'approche et me prend les mains.
« Je dois te parler. Je suis venue d'Ekaterinbourg spécialement pour cela. »
Je suis fatigué. Je me suis réveillé plus tôt qu'à mon habitude, j'ai dû changer d'avion à Paris parce qu'il n'y avait pas de vol direct. J'ai essayé de dormir pendant le trajet mais, chaque fois que j'arrivais à sommeiller, j'entrais dans une sorte de rêve à répétition qui ne me plaisait pas du tout.
Mon éditeur explique que demain nous aurons un après-midi d'autographes et que dans trois jours nous serons à Ekaterinbourg, premier arrêt dans le voyage en train. Je tends la main pour prendre congé et je remarque que celles de la jeune femme sont très froides.
« Pourquoi n'es-tu pas entrée dans l'hôtel pour m'attendre ? »
En réalité, j'aimerais lui demander comment elle a découvert l'hôtel où je suis descendu. Mais ce n'est peut-être pas difficile, et ce n'est pas la première fois qu'un tel événement se produit.
« J'ai lu ton blog l'autre jour et j'ai compris que tu avais écrit pour moi. »
Je commençais à poster sur un blog mes réflexions concernant le voyage. C'était encore expérimental et, comme j'envoyais les textes à l'avance, je ne savais pas exactement à quel article elle faisait allusion. Cependant, il n'y avait assurément aucune référence à cette personne rencontrée quelques secondes plus tôt.

 

Challenge 2%
Rentrée Littéraire 2011
RL2011b
8/14

Déjà lu du même auteur :

 alchimiste  L'alchimiste Comme_le_fleuve_qui_coule  Comme le fleuve qui coule

 Brida Brida 

 

 

28 août 2011

Fantômette et la Dent du Diable - Georges Chaulet

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Hachette – 1967 -

Hachette – 1973 -

Hachette – février 1994 – 150 pages

France-Loisir - 1995

Hachette - Avril 2000 – 154 pages

Hachette – mars 2008 – 119 pages

Quatrième de couverture :
Quoi de mieux qu'un séjour de ski pour s'amuser pendant les vacances d'hiver ? Pourtant, à peine installées dans leur chalet à l'ombre du pic de la Dent du Diable, Françoise, Ficelle et Boulotte découvrent qu'il s'y produit des évènements bizarres : la radio ne marche plus, le téléphérique tombe en panne... Pire encore : une odeur de produit toxique se répand dans l'air ! Fantômette saura-t-elle déjouer les dangers de la Dent du Diable ?

Auteur : Né, à Paris en 1931, d'une mère commerçante et d'un père ingénieur des Ponts et Chaussées, Georges Chaulet écrit très tôt ses premiers romans policiers. Une fois son bac en poche, il s'inscrit à l'école des Beaux-Arts de Paris, mais en 1952, il part faire son service militaire en Allemagne. Son rejet absolu de l'autorité transforme son séjour en cauchemar. Il se réforme grâce à l'écriture. Il décide à cette époque de faire de l'écriture son métier. C'est en 1960, avec le personnage de Fantômette que Georges Chaulet devient vraiment célèbre. Il a écrit plus de cent cinquante romans pour la jeunesse dont la célèbre série Fantômette et est aussi scénariste de la série de bande dessinée Les 4 as, dessinée par François Craenhals.

Mon avis : (relu en août 2011)
Voilà un épisode de Fantômette que je n'avais jamais relu. Ficelle, Boulotte et Françoise sont en colonie de vacances dans le Chalet du Diable au dessus de Chamoix pour faire du ski. Mais le séjour ne va pas être de tout repos... Les beaux moniteurs de la colo vont mystérieusement disparaître durant la première nuit et les moniteurs remplaçants sont plutôt inattendus car il s'agit du Furet, de Bulldozer et du prince d'Alpaga ! Bien sûr, ils sont là pour de mauvaises raisons et heureusement, Fantômette n'ai pas loin...
Les exploits de Ficelle à la montagne, sur des skis ou sur une luge m'ont bien fait rire, d'autant que je garde de mauvais souvenirs de mon expérience sur des skis en classe de neige...

Extrait : (début du livre)
« Aaaah ! ! ! Nous allons tomber dans le ravin », hurla la grande Ficelle, verte de peur.
L'autocar frôlait dangereusement le mince parapet qui bordait une route sinueuse, étroite, rendue glissante par des plaques de neige à demi fondues. Depuis près de trois heures, le lourd véhicule grimpait à l'assaut des Alpes, grondant, pétaradant, empoissonnant l'air pur de la montagne avec des nuages gris et malodorants. Ses vingt jeunes passagères étaient balancées à droite et à gauche, projetées en avant, en arrière, secouées, assourdies, mais ravies, car la perspective de glisser sur les pentes neigeuses leur faisait oublier les inconvénients du voyage. Et la petite colonie manifestait sa joie en braillant des airs à la mode, au risque de provoquer des avalanches.
Seule, la grande Ficelle ne semblait pas partager l'allégresse générale. Blême, les yeux hagards, la gorge sèche, elle collait son nez à la vitre pour sonder avec effroi les profondeurs des vallées, calculer les risques de culbute et imaginer la dégringolade au long de la pente parsemée de sapins, jusqu'au torrent glacé qui serpentait tout en bas...
Elle se tourna vers sa voisine, une grosse fille aux joues rebondies, qui dépliait l'emballage en aluminium d'un triangle de fromage.
« Boulotte ! Tu n'as pas peur, toi ? »
La gourmande engloutit le triangle et demanda surprise :
« Peur ! Peur de quoi ? 
- Eh bien, ça, là... Ce précipice ! C'est ébouriffant ! Si nous tombions dedans... Ce serait horrible ! »
Boulotte haussa les épaules :
« Du moment que j'ai l'estomac plein, je ne pense pas. »
La grande Ficelle se retourna. Sur le siège arrière, une brunette aux cheveux bouclés se faisait bercer par le mouvement du car. Ficelle l'interpella :
« Hé ! Françoise ! Tu n'as pas peur, toi ? »
Pas de réponse.
« Françoise, tu dors ?
- Tu vois bien que oui », fit la brunette sans ouvrir les yeux.

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illustration de Jeanne Hives

Challenge Le Club des 5
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9/10

Déjà lu du même auteur :

F_iledelasorci_re_1975  Fantômette et l'île de la sorcière
pas_de_vacances_pour_F_1980  Pas de vacances pour Fantômette 
OperationFantomette1980 Opération Fantômette

0210_les_sept_f_ Les sept fantômettes

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