30 mars 2013

Dans le jardin de la bête - Erik Larson

dans_le_jardin_de_la_bete Le Cherche Midi - août 2012 - 656 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Edith Ochs

Titre original : In the Garden of Beasts, 2011

Quatrième de couverture :
Après 
Le Diable dans la Ville blanche, Erik Larson nous offre un superbe thriller politique et d'espionnage, fondé sur des événements réels et peu connus qui se sont déroulés en Allemagne pendant l'accession au pouvoir d'Adolf Hitler. 
1933. Berlin. William E. Dodd devient le premier ambassadeur américain en Allemagne nazie. Sa fille, la flamboyante Martha, est vite séduite par les leaders du parti nazi et leur volonté de redonner au pays un rôle de tout premier plan sur la scène mondiale. Elle devient ainsi la maîtresse de plusieurs d'entre eux, en particulier de Rudolf Diels, premier chef de la Gestapo, alors que son père, très vite alerté des premiers projets de persécutions envers les Juifs, essaie de prévenir le département d'État américain, qui fait la sourde oreille. Lorsque Martha tombe éperdument amoureuse de Boris Winogradov, un espion russe établi à Berlin, celui-ci ne tarde pas à la convaincre d'employer ses charmes et ses talents au profit de l'Union soviétique. Tous les protagonistes de l'histoire vont alors se livrer un jeu mortel, qui culminera lors de la fameuse « Nuit des longs couteaux ».

Auteur : Erik Larson est un auteur américain de romans historiques et de romans policiers né le 3 janvier 1954 à Brooklyn. Après Le Diable dans la Ville blanche, bientôt adapté au cinéma avec Leonardo DiCaprio, Dans le jardin de la bête est son deuxième ouvrage paru en France. Les droits d’adaptation cinématographique du livre ont donné lieu à des enchères exceptionnelles, remportées par Tom Hanks.

Mon avis : (lu en mars 2013)
Voilà un livre dont l'épaisseur peut faire peur... 641 pages, mais je me suis rapidement rendue compte que les cent dernières pages sont consacrées aux notes. En effet, en utilisant les carnets de William Dodd, ambassadeur des États-Unis à Berlin de juillet 1933 à décembre 1937 et le journal intime de sa fille Martha, Erik Larson relate ce qu'il se passe à l'époque à Berlin avec l'arrivée d'Hitler au pouvoir et la montée des idées antisémites...
William Dodd n'est pas diplomate de formation, c'est un ancien professeur d'histoire qui obtient ce poste car personne n'en voulait et ayant fait ses études à Leipzig, il connaissait l'Allemagne... Son regard critique sur la fonction d'ambassadeur et sur ce qu'il se passait en Allemagne à cette époque est particulièrement intéressant. Il a un côté naïf ou optimiste, il voit son rôle d'ambassadeur comme celui d'un observateur et d'un rapporteur. En octobre 1933, il croyait sincère Hitler dans sa volonté de paix mais au fil des mois il découvre la réalité de l'horreur nazie, pourtant refusant l'ingérence, il cherchera longtemps à préserver des relations cordiales entre les États-Unis et l'Allemagne. Après la Nuit des longs couteaux, du 29 au 30 juin 1934, Dodd critiquera ouvertement le régime mais le gouvernement américain reste prudent et ne réagira pas, ce qui préoccupe le plus les américains, c'est le remboursement de la dette de l'Allemagne ! 
Dodd est également naïf vis à vis de sa fille Martha insouciante et délurée, elle ne pense qu'à s'amuser, elle est séduite par le régime nazi, elle a de nombreux amis, de toutes nationalités et deviendra même la maîtresse de plusieurs dignitaires nazis, comme Rudolf Diels le premier chef de la Gestapo, mais également celle d'un espion soviétique…

Ce livre se lit comme un roman ou un thriller mais les phrases entre guillemets dont il est constitué nous rappellent que c'est un vrai document, un témoignage de cette époque. Erik Larson a effectué un très gros travail de documentation. Et cette chronologie vue de l'intérieur de la lente ascension d'Hitler au pouvoir sans réelle réaction des Allemands comme des autres nations est passionnante.

 

Extrait : (début du livre)
Il était courant, pour les expatriés américains, de se rendre à leur consulat à Berlin, mais l'homme qui s'y présenta le jeudi 29 juin 1933 n'était pas dans un état normal. Joseph Schachno, 31 ans, était un médecin originaire de New York qui, récemment encore, exerçait la médecine dans une banlieue de Berlin. A présent, il se tenait nu dans une salle d'examen entourée d'un rideau au premier étage du consulat où habituellement, un praticien de la santé publique examinait les demandeurs de visas qui aspiraient à émigrer aux États-Unis. Schachno était écorché vif sur une grande partie de son corps.
Deux agents consulaires arrivèrent et entrèrent dans la cabine. L'un était George Messersmith, le consul général américain pour l'Allemagne depuis 1930 (sans rapport avec Wilhelm Messerschmitt, l'ingénieur en aéronautique allemand). A la tête des services diplomatiques à Berlin, Messersmith supervisait les dix consulats américains situés dans les grandes villes allemandes. A côté de lui se tenait son vice-consul, Raymond Geist. En règle générale, Geist était calme et flegmatique, le parfait subalterne, mais Messersmith remarqua qu'il était blême, visiblement secoué.
Les deux hommes étaient atterrés par l'état de Schachno. «Depuis le cou jusqu'aux talons, il n'était qu'une masse de chairs à vif, constata Messersmith. Il avait été roué de coups de cravache et de tout ce qui était possible jusqu'à ce que la chair soit littéralement mise à nu et sanguinolente. J'ai jeté un coup d'oeil et je suis allé le plus vite que j'aie pu jusqu'à un des lavabos où le [médecin de la santé publique] se lavait les mains.»
Le passage à tabac, comme l'apprit Messersmith, était survenu neuf jours plus tôt, mais les plaies étaient toujours ouvertes. «Après neuf jours, des omoplates aux genoux, il y avait toujours des zébrures qui montraient qu'il avait été frappé des deux côtés. Ses fesses étaient pratiquement à cru avec de grandes parties encore dépourvues de peau. Par endroits, la chair avait été pratiquement réduite en charpie.»
S'il constatait cela neuf jours plus tard, se dit Messersmith, à quoi devaient ressembler les plaies aussitôt après le passage à tabac ?
L'histoire se fit jour :
Dans la nuit du 21 juin, Schachno avait vu débarquer chez lui une escouade d'hommes en uniforme à la suite d'une dénonciation anonyme le désignant comme un ennemi potentiel de l'État. Les hommes avaient mis son appartement à sac et, bien qu'ils n'aient rien trouvé, ils l'avaient emmené à leur quartier général. Schachno avait reçu l'ordre de se déshabiller, et il fut aussitôt roué de coups avec brutalité, longuement, par deux hommes armés d'un fouet. Il fut ensuite relâché et parvint tant bien que mal à regagner son domicile. Puis, avec sa femme, il se réfugia au centre de Berlin, dans l'appartement de sa belle-mère. Il était resté alité pendant une semaine. Dès qu'il s'en était senti la force, il s'était rendu au consulat.
Messersmith donna l'ordre de le conduire dans un hôpital, et lui délivra ce jour-là un nouveau passeport américain. Peu après, Schachno et sa femme s'enfuirent en Suède, puis aux États-Unis.

  Grand_Prix_des_Lectrices_2013 
Sélection document 
Jury Avril

Challenge 6% Littéraire 2012
 logochallenge2 
41/42

 Challenge Petit BAC 2013
petit_bac_2013
"Animal"

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29 mars 2013

Ce soir à la télé...

Retour de la série Petits meurtres d’Agatha Christie

agatha_forum

Avec une nouvelle équipe d'enquêteurs :

 Le commissaire Laurence (Samuel Labarthe) 

Alice Avril (Blandine Bellavoir)

Marlène (Elodie Frenck)

marlene_7609

Une nouvelle époque :

Fin des années 50

France 2 - Vendredi à 20h50 

29 mars 2013 : Jeux de glaces

5 avril 2013 : Meurtre au Champagne

Je suis impatiente de découvrir cette nouvelle série !

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28 mars 2013

Le singe de Hartlepool - Wilfrid Lupano, Jérémie Moreau

Header_LP_BDb

Lu dans le cadre La BD fait son festival avec Price Minister

le_singe_de_H Delcourt - septembre 2012 - 96 pages

Quatrième de couverture : 
1814, au large des côtes du petit village anglais de Hartlepool, un navire de la flotte napoléonienne fait naufrage lors d'une tempête. Au petit matin, sur la plage, les villageois retrouvent un survivant parmi les débris. C'est un singe qui jouait le rôle de mascotte à bord du vaisseau, et qui porte l'uniforme français. Or les habitants de Hartlepool DÉTESTENT les Français, même s'ils n'en ont jamais vu en vrai. D'ailleurs, ils n'ont jamais vu de singe non plus. Mais ce naufragé arrogant et bestial correspond assez bien à l'idée qu'ils se font d'un Français... Il n'en faut pas plus pour qu'une cour martiale s'improvise.

Inspiré d'une légende tristement célèbre du Nord de l'Angleterre, le Singe de Hartlepool est une fable tragi-comique qui parle de nationalisme va-t-en-guerre et du racisme ignorant qui ne connaît pas de frontières...

Auteurs : Jérémie Moreau 26 ans, issu des Gobelins, reçoit à 16 ans l'Alpha'art de la BD scolaire d'Angoulême. Cette année, il a remporté le Prix Jeune Talent du Festival d'Angoulême. Il a travaillé comme character designer pour des long métrages (Moi, Moche et Méchant 2).

Wilfrid Lupano est un scénariste de bande dessinée français, né en 1971 à Nantes.

Mon avis : (lu en mars 2013)
Les auteurs de cette bande-dessinée se sont inspirés d'une légende surtout célèbre en Angleterre concernant le village d'Hartepool dont on appelle encore les habitants les « Monkey Hangers » (les « pendeurs de singe »).

En 1814, à l'époque des guerres napoléoniennes, un navire français s’échoue sur la plage du petit village britannique de Hartlepool. Le seul survivant est la mascotte du vaisseau, un singe portant l’uniforme français. Les habitants qui détestent les Français mais qui n'ont jamais vu ni un Français, ni un singe attrapent le survivant et décident de l'interroger, de le juger et de l'exécuter...
Ce récit féroce dénonce l'ignorance, le racisme, la peur de l'autre parce qu'il est différent, la vindicte populaire...Sous prétexte que le survivant pue et qu'il a mangé des grenouilles et des escargots alors la population est convaincue que c'est un espion français !
Cette histoire incroyable est à la fois tragique et comique. Elle fait surtout réfléchir sur un sujet vraiment d’actualité.
J'ai aimé la place donnée aux enfants dans cette histoire, certains sont plus réfléchis et s'interroge sur le fameux « français » attrapé sur la plage... Ils sont plus ouverts et moins moutons que la population adulte d'Hartlepool !
J'ai bien aimé également le dessin en particulier la texture aquarelle et les couleurs.

Note : 19/20

Un grand merci à Price Minister pour cet opération.

Extrait : 

le_singe_de_hartlepool_planche01  le_singe_de_hartlepool_planche02

le_singe_de_hartlepool_planche03 le_singe_de_hartlepool_planche04

Challenge Petit BAC 2013
petit_bac_2013
"Animal"

 Challenge Pour Bookineurs En Couleurs
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PAL Bleu

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27 mars 2013

Arrive un vagabond - Robert Goolrick

arrive_un_vagabond Editions Anne Carrière - août 2012 - 320 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Marie de Prémonville

Titre original : Heading out to wonderful, 2012

Grand Prix Elle 2013

Quatrième de couverture :
C'est au cours de l'été 1948 que Charlie Beale arriva à Brownsburg. Il était chargé de deux valises - l'une contenait quelques affaires et des couteaux de boucher, l'autre une importante somme d'argent. Charlie y tomba deux fois amoureux. D'abord, il s'éprit de cette ville paisible de Virginie dont les habitants semblaient vivre dignement, dans la crainte supportable d'un Dieu qu'ils avaient toutes les raisons de trouver plutôt bienveillant à leur égard. Une preuve parmi d'autres : il n'y avait encore jamais eu de crime à Brownsburg. La deuxième fois que Charlie tomba amoureux fut le jour où il rencontra Sylvan Glass. Après Féroces et Une femme simple et honnête, Robert Goolrick nous offre, avec Arrive un vagabond, une plongée sensuelle et enivrante au coeur de la passion. Il y dépeint les membres d'une communauté face à une tragédie en marche. Des hommes et des femmes simples, qui se retrouvent partagés entre la terreur de ce qu'il va advenir de leur fils préféré et la fascination devant les événements qui écriront le souvenir de leur passage sur terre dans la poussière des siècles.

Auteur : Robert Goolrick vit à New York. Il est l'auteur de The End of the World as We Know It, un récit acclamé par la critique américaine. "Une femme simple et honnête" son premier roman, N°1 sur la liste du New York Times, fera prochainement l'objet d'une adaptation cinématographique confiée au réalisateur David Yates. 
Féroces a reçu en france un accueil prodigieux de la part des critiques, des libraires et des lecteurs. 
Robert Goolrick reçoit le Prix Virgin Megastore 2012 pour « Arrive un vagabond ».

Mon avis : (lu en mars 2013)
« Arrive un vagabond », c'est un joli titre mystérieux et plein de promesse…
Été 1948, Brownsburd est une petit ville sans histoire de Virginie. Charlie est le vagabond, il arrive au volant de son pick-up, il est sans passé mais possède deux valises. Dans l'une, il y a de l’argent et l’autre contient des couteaux de boucher, c’est son métier. Dès son arrivée, Charlie tombe amoureux de la ville et décide de s'y installer, il achète un bout de terrain pour y dormir et propose ses services à Will le boucher. Petit à petit il se fait accepter par la population, il y a Alma la femme de Will, Sam leur petit garçon de 6 ans avec qui il noue une belle complicité, Claudie la couturière noire de génie, Boaty Glass l'homme le plus riche de Brownsburd... Mais sa rencontre la plus marquante sera celle avec Sylvan Glass. Dès le premier regard, Charlie tombe amoureux de Sylvan...
Dès le début du livre on ressent une certaine tension, et le lecteur comprend que l’issue sera dramatique. Mais ce roman n'est pas seulement une simple histoire d’amour et d’adultère, il y a une atmosphère de nostalgie, les différents personnages sont originaux et attachants. Sam est l'un de mes préférés, témoin particulier de toute cette histoire.
L'écriture est belle, empreinte de beaucoup de poésie et de tendresse... Une très belle découverte.

Autres avis : Valérie, Clara, Constance, Hélène

Extrait : (début du livre)
Tout souvenir est une fiction, gardez bien ça à l'esprit. Bien sûr, il y a des événements dont on est certain qu'ils ont eu lieu, sur lesquels on peut sans hésiter mettre une date et une heure, à la minute près, mais si on y réfléchit, cela concerne surtout ce qui arrive aux autres.
Ce que je m'apprête à vous raconter s'est bel et bien produit - et, à peu de chose près, de la manière dont je vais le décrire. C'est une histoire vraie, du moins a-t-elle la vérité que lui ont laissée soixante années passées à se la remémorer et à la répéter. Le temps modifie nos perceptions, et parfois la confusion s'en mêle. On pourra se rappeler un détail avec une précision implacable - le temps qu'il faisait, ou bien le reflet que le soleil glissant entre les pins noirs faisait miroiter à la surface ondoyante de la rivière, des broutilles même pas reliés à un événement en particulier - alors que d'autres faits, parfois majeurs, nous reviendront de manière complètement décousue, sans forme visuelle ou sonore. Les détails ont finalement plus de réalité que certains événements importants.
Aujourd'hui encore, les gens me posent des questions sur ces événements et sur leurs causes. Comme si je le savais, après tout ce temps. Car toute cette affaire date de plusieurs décennies, et il n'en reste que les on-dit, et le mythe - je ne sais pas comment l'appeler autrement. Je ne suis plus jeune, et je ne peux pas toujours faire la différence entre ce qui appartient réellement à mes souvenirs et ce que d'autres m'ont raconté. On me parle de choses que j'ai faites, que pour la plupart je ne me rappelle pas, et pourtant il n'y a pas que des menteurs par ici. Alors je persiste à les croire, jusqu'à finir par me rappeler vraiment les choses telles qu'ils me les décrivent.
Mais, tard le soir, il m'arrive encore de m'interroger sur tout ça, sur le cours qu'ont suivi des choses et la vie que j'ai menée. Je tourne et retourne inlassablement ces mêmes questions que les gens m'ont posées, ceux qui n'en ont entendu parler que par ouï-dire, qui n'étaient pas sur les lieux quand c'est arrivé. Que s'est-il passé, et pourquoi ?
Est-ce que tout ça m'a atteint ? Voilà ce qu'ils veulent savoir. Est-ce que j'ai été meurtri d'une manière ou d'une autre ? Je réponds non, systématiquement. Je ne crois pas avoir été abîmé. Mais changé, oui, profondément et à tout jamais, et j'en vois un peu plus chaque jour les retombées. De toute manière, il est trop tard pour faire machine arrière, pour ôter de l'eau le rocher qui a modifié le cours de la rivière.
Voici comment a commencé toute cette histoire. C'était ici même, il y a plus de soixante ans.

 

Grand_Prix_des_Lectrices_2013
Sélection roman 
Jury Avril

 50__tats
40/50 : 
Virginie

  Challenge 6% Littéraire 2012

 logochallenge2 
40/42

 

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26 mars 2013

Prix Relay des Voyageurs

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Gagnant sélection février : 6h41 - Jean-Philippe Blondel (Buchet Chastel)

Gagnant sélection mars : Indigo - Catherine Cusset (Gallimard)

J'ai reçu lundi soir les 3 livres de la troisième sélection :

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Luke et Jon - Robert Williams (Nil)
Crime d’honneur - Elif Shafak (Phébus) 
Yellow birds - Kevin Powers (Stock)

Trois livres que je ne connais pas et que je vais découvrir prochainement...

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25 mars 2013

C'est lundi que lisez-vous ? [118]

BANNIR

(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaines ? 

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L'enfance d’Alan - Emmanuel Guibert (La BD fait son festival avec Price Minister
Etranges rivages - Arnaldur Indridason 
La voie Marion - Jean-Philippe Mégnin 
Celui que tu cherches - Amanda Kyle Williams (partenariat avec Albin Michel)

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Joseph Anton - Salman Rushdie (Grand Prix Elle 2013) 
Arrive un vagabond - Robert Goolrick (Grand Prix Elle 2013) 

Que lirai-je cette semaine ?

Dans le jardin de la bête - Erik Larson (Grand Prix Elle 2013)
Luke et Jon - Robert Williams (Prix Relay des Voyageurs) 
Eléments incontrôlés - Stéphane Osmont (Prix Relay des Voyageurs)


Bonne semaine et bonnes lectures.

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24 mars 2013

Celui que tu cherches - Amanda Kyle Williams

Lu en partenariat avec Albin Michel

celui_que_tu_cherches Albin Michel -mars 2013 - 421 pages

traduit de l'américain par Pierre Régnier

Titre original : The stranger you seek, 2011

Quatrième de couverture :
Keye Street : un petit gabarit pour un maximum d’énergie. Cette ex-profileuse du FBI, alcoolique (repentie), cachetonne maintenant comme enquêtrice privée. Et si elle ne veut plus d’ennuis, elle n’a pas totalement perdu le goût du danger. Aussi, quand, dans la moiteur de l’été, un tueur en série sème la terreur à Atlanta, le chef de la police fait appel à la seule personne capable d’entrer dans la tête d’un psychopathe : elle.

Face à un inconnu qui assassine et mutile sauvagement ses victimes avant d’annoncer ses crimes par lettre aux médias, Keye a une arme imparable : son Glock 10 mm… et son intelligence. Elle se lance dans une chasse à l’homme infernale, et très vite, de chasseur, elle devient gibier. Arrivera-t-elle à trouver le meurtrier avant qu’il ne la trouve ?
Une sacrée dose d’adrénaline et un sens aigu de la psychologie : Amanda Kyle Williams fait une entrée explosive dans l’univers du suspense avec Keye Street, détective aussi futée que déjantée.

Auteur : Tour à tour journaliste free-lance, représentante de commerce, huissier de justice, détective privé? Amanda Kyle Williams s'est nourrie de ses nombreuses expériences pour écrire son premier suspense, salué par la presse anglo-saxonne et élu parmi les meilleurs romans de l'année 2011 par Kirkus Reviews.

Mon avis : (lu en mars 2013)
Amanda Kyle Williams est une nouvelle auteur de la collection « spécial suspense » d’Albin-Michel, « Celui que tu cherches » est son premier roman.

L'histoire se situe à Atlanta et son personnage principale Keye Street est une jeune femme d’origine chinoise, ancienne profileuse du FBI et ancienne alcoolique. Elle a créé une agence de détectives privés. Lorsqu'au cours de cet été caniculaire, un tueur en série va effrayer la population d'Atlanta, en commettant une série de meurtres sanglants, le commissaire Aaron Rauser va faire appel à ses talents. Une enquête complexe et pleine de surprises s'annonce avec des fausses pistes pour égarer le lecteur, du rythme et un rebondissement inattendu dans les dernières pages... Keye Street est un personnage atypique et attachante qui va se trouver elle-même menacée. Une belle réussite pour ce nouveau thriller américain qui donne envie de retrouver notre héroïne dans une future aventure.

Merci à Carol et aux éditions Albin Michel pour m'avoir permis de découvrir ce nouveau livre.

Extrait : (début du livre)
Le soleil n'avait pas encore séché la rosée sur l'herbe, au pied des chênes, mais l'air était déjà lourd, sirupeux comme une masse liquide à fendre à la nage, et la chaleur estivale presque infernale.
Dans une voiture garée au bord du trottoir, l'assassin essuya une goutte de sueur sur sa tempe, sans cesser d'observer patiemment Westmore Drive qui entamait sans hâte cette journée de milieu de semaine.
Les fenêtres blanches de la petite maison en brique s'étaient ouvertes vers sept heures. Lei Koto était apparue dans la cuisine, silhouette insaisissable, presque abstraite, derrière la moustiquaire de la croisée, mais non moins objet de désir. Les ouvertures avaient bientôt laissé filtrer les odeurs de son petit-déjeuner – bacon, pain grillé, café. L'assassin avait senti son appétit s'aiguiser.
Peu avant dix heures, le calme régnait dans la rue. Le dernier voisin à partir au travail s'était mis en route à neuf heures cinquante, ponctuel comme d'habitude. Chez Lei Koto, les odeurs avaient changé ; il émanait à présent de la cuisine un relent nauséabond de légumes bouillis.
L'assassin ouvrit sa portière. Une démarche assurée sur le trottoir, un attaché-case, de bonnes chaussures, un sourire étincelant, une carte de visite.
Ils ouvrent toujours leur porte.  

Challenge Thriller 
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catégorie "Même pas peur" : 33/12

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40/50 :  Géorgie

 

 

 

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23 mars 2013

Vendredi au Salon du Livre

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Rendez-vous vers midi, Gare Montparnasse avec Canel et Som pour nous rendre au Salon avant la rencontre Elle. C'est en bavardant que nous faisons les dernières stations de métro...

Dans le Salon, nous parcourons une partie des travées, sans réel but (sauf trouver des marque-pages), au petit bonheur... avec quelques boucles ou retour en arrière... 

Quelques mots échangés sur le stand Zulma... Nous sommes passées sur les stands de :

Grasset où nous avons trouvé les photos des bandeaux de couverture des auteurs femmes plutôt moches...
Stock, Viviane Hamy, Buchet Chastel, Héloïse D'Ormesson (avec mes marque-pages préférés), Le Dilettante...

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Exposition des 60 ans du Livre de Poche

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Passage au lieu des Lettres Roumaines, chez France Télévision (aperçu Emmanuel Maubert et Olivier Barrot en dédicace)

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Exposition Titeuf à 20 ans, il y a foule, le vendredi c'est aussi le jour des scolaires...

Exposition la « Galerie des illustres » avec les plus grands auteurs dessinateurs de la bande dessinée et le Journal de Spirou

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Long arrêt chez Actes Sud, Gaïa... 

Il est déjà l'heure de rejoindre l'espace VIP du Salon, pour la rencontre jury et auteurs du Grand Prix des Lectrices Elle

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Nous étions une cinquantaine du jury (sur un total de 120) présentes.

Avant d'accéder à la salle Elle, nous avons salué Bernard Minier qui attendait également et avec Canel nous avons discuté avec lui du salon de Rennes où nous l'avions vu le samedi précédent lors d'une conférence et également de son livre Le cercle en lice pour le Grand Prix des Lectrices Elle (catégorie policier).

La rencontre était informelle nous étions réparties autour de 4 tables avec un auteur à chaque table et toutes les demi-heures environ les auteurs changeaient de table :

A notre table nous avons vu dans l'ordre :

Brigitte Aubert (La ville des serpents d’eau) : Echange très intéressant sur l'écriture de son livre comment l'idée lui est venu, pourquoi une histoire aux Etats-Unis... Une auteur que je lisais pour la première fois et que j'ai bien aimé. 

Cécile Guilbert (Réanimation) : N'ayant pas aimé son livre, c'est difficile de participer à la conversation... C'était plutôt intéressant d'écouter pourquoi elle a écrit ce livre et la difficulté qu'elle a eu à l'écrire, ne voulant pas qu'il soit larmoyant... J'ai un peu décroché sur ses arguments autour du conte et de la mythologie. 

Colombe Schneck (La réparation) : Assez bavarde et en attente de savoir comment nous avions ressenti son livre... Même problème que pour Cécile Guilbert, j'ai trouvé très dérangeant les trop nombreux « je, je, je » de l’auteur. C'était un parti pris de l'auteur de se faire télescoper le passé avec l'histoire de Salomé et le présent avec le quotidien de l'auteur. 

Bernard Minier (Le cercle) : Discussion agréable et détendue, j'ai aimé ses livres. L'auteur est assez humble malgré le succès inattendu de ses deux livres. Il apprécit cette situation mais se sent chanceux parmi ses collègues écrivains qui souvent ne peuvent pas vivre seulement de leur plume. Nous avons appris avec beaucoup de plaisir qu'il travaillait sur un nouveau livre avec Servaz qui devrait sortir début 2014... 

Il était déjà 18h lorsque la table s'est éparpillée vers les trois autres tables où de nouveaux auteurs étaient arrivés.

J'ai donc eu d'écouter la fin de l'échange avec Michaël Ferrier (Fukushima, récit d'un désastre)

La fatigue se faisant sentir, je n'ai finalement pas échangé avec Sandra Kollender (La Tête à Toto) et Arthur Dreyfus (Belle Famille).

Ses échanges sont vraiment intéressants aussi bien pour nous lectrices que pour les auteurs qui étaient également intéressés de connaître les modalités du Grand Prix Elle.

Après avoir remercié les organisatrices du prix pour cette rencontre, nous sommes retournées dans le Salon, où j'ai laissé Canel et Som pour me diriger assez vite vers la sortie...

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encore quelques marque-pages sur le stand de Radio France...

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22 mars 2013

Salon du Livre de Paris 2013

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Cette année, je ne ferai qu'une brève apparition au Salon du Livre de Paris : Vendredi après-midi à une rencontre organisée par le Grand Prix des lectrices Elle entre les jurées et des auteurs.

 

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J'y retrouverai Canel et avant la rencontre, nous aurons le temps de faire un petit tour du Salon  et quelques photos... (j'ai oublié l'appareil photo !)

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La voie Marion - Jean-Philippe Mégnin

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Le Dilettante - août 2010 - 160 pages

J'ai Lu - septembre 2012 - 118 pages

Quatrième de couverture : 
Marion, fille d’Annecy, parents dignes et coudes au corps, ouvre à Chamonix une librairie, plaisir et défi tout à la fois. Un jour, dans la porte, s’encadre Pierre, géant de granit rose, colosse timide qui peu à peu l’entraîne dans ce qui lui sert d’élément et d’horizon : la montagne. La montagne est la vraie langue dans laquelle s’exprime Pierre à coups de piolets, à force de pitons, d’encordements ; taillant, dans la masse impavide des sommets, voies et parcours. Une fée vorace qui lui a également pris son père, disparu au fil d’une course. Peu à peu, Marion s’initie par lui à la discipline pratique du périple montagnard. À la cordée succède le lien amoureux. Mais l’enfant qui doit marquer cette victoire, cet accès au bonheur, se fait attendre. Au roman-fleuve, ample, lent, charriant masse énorme de faits, de figures, répond ce récit-glacier : court, ténu, brûlant comme la glace, inexorable en son avancée fatale. La Voie Marion ou les neiges éternelles n’existent pas.

Auteur : Jean-Philippe Mégnin vit pas très loin de Besançon et tout près de sa femme et de leurs deux enfants.
Quand il n’enseigne pas l’histoire des sciences, il se demande toujours ce qu’il préfère : écrire ou jouer du piano, Lascaux ou Soulages, le glacier du Géant ou le Quartier latin. Sans compter qu’il y a aussi la pointe du Raz...

Mon avis : (lu en mars 2013)
Marion est libraire à Chambéry, Pierre est guide de haute montagne. Marion et Pierre tombent amoureux, elle lui fait découvrir les livres, il lui fait découvrir la montagne. La vie s'est installée doucement. Mais quelques années plus tard, c'est la routine et...
Un roman très court avec comme décor de superbes paysages de montagnes, c’est beau, c’est tendre et cela devient imprévisible… Une belle découverte.

Extrait : (page 83)
Je l’ai dit, ce n’était pas la première fois que je me risquais à partager ma vie avec quelqu’un.

Qu’est-ce qui a fait que cette fois-là, je l’ai sentie comme plus… définitive ? Les sentiments? En toute honnêteté, pas seulement; je sais que c’est un peu dur de dire ça comme ça, mais après toutes ces années j’arrive à le dire, pas seulement. Seule dans le chalet de mon enfance, seule dans ma librairie, seule dans mes commandes, mes factures, mes traites, mes tracasseries administratives, seule dans mes soirées, dans mes bouquins, seule dans mes sonneries de réveil, j’ai dû croire à ce en quoi j’avais envie de croire. Il m’a rassurée, et c’est de ça que j’avais le plus besoin.
Et puis il y a eu ce manque. Cet enfant, il n’est jamais venu.
À la place, on a eu la lente transformation de l’optimisme heureux en attente anxieuse, puis celle de l’attente anxieuse en résignation douloureuse. Avec en plus le ballet obscène des consultations médicales, à Annecy, à Genève, à Lyon… les questions auxquelles il a fallu répondre, les examens qu’il a fallu subir… Et tout l’éventail des blouses blanches, de l’être rare à l’imbécile indifférent… Et toujours cette même réponse, que tout paraissait normal, que chacun de son côté avec un autre on aurait sans doute eu un enfant sans problème, mais que voilà, les deux… Je le sais bien, que j’ai changé aussi.
J’ai eu l’impression que tout ce que j’aimais devenait plus terne. Mes longues discussions avec les clients devenaient moins longues, mes copines boulangères ou vendeuses de génépi de la rue Vallot m’agaçaient, le soleil du matin sur le dôme du Goûter avait perdu son étincelle. Même les petits jeunes gens qui venaient le soir travailler à la maison avec Pierre me devenaient insupportables.
– Marion… Il y a quelque chose qui… ça ne va pas ?
– Non, non, laisse, Marie-Ève, ce n’est rien…
– Écoutez… (Elle n’avait pas pu se résoudre à me tutoyer; j’avais insisté, dès les premiers jours, mais elle n’avait pas pu.) Écoutez… Je ne voudrais surtout pas paraître indiscrète, mais…
La pauvre, elle tournait autour sans oser se lancer.
– ça va passer, Marie-Ève, ça va passer… 
Tout me devenait pesant. Moi qui m’enthousiasmais d’un rien, j’avais le sentiment de devenir une frigide de la vie.

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Posté par aproposdelivres à 09:18 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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