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A propos de livres...

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24 janvier 2014

Une vie entre deux océans - Margot L. Stedman

Lu en partenariat avec Livraddict et les éditions Stock

2014-01-02_162320 Stock - octobre 2013 - 456 pages

traduit de l'anglais (Australie) par Anne Wicke

Titre original : The Light Between Oceans, 2012

Quatrième de couverture : 
Libéré de l’horreur des tranchées où il a combattu, Tom Sherbourne, de retour en Australie, devient gardien de phare sur l’île de Janus, une île sur les Lights, sauvage et reculée. À l’abri du tumulte du monde, il coule des jours heureux avec sa femme Isabel ; un bonheur peu à peu contrarié par l’impossibilité d’avoir un enfant.
Jusqu’à ce jour d’avril où un dinghy vient s’abîmer sur le rivage, abritant à son bord le cadavre d’un homme et un bébé sain et sauf. Isabel demande à Tom d’ignorer le règlement, de ne pas signaler « l’incident » et de garder avec eux l’enfant. Une décision aux conséquences dévastatrices…
Un premier roman plébiscité dans le monde entier qui interroge les liens du coeur et du sang.

Auteur : M. L. Stedman est née en Australie et vit désormais à Londres. Une vie entre deux océans est son premier roman, plébiscité dans le monde entier.

Mon avis : (lu en janvier 2014)
J'ai tout de suite été attirée par la couverture de ce livre, car j'ai toujours été fascinée par les phares... 
Fin 1918, de retour d'Europe après avoir combattu dans les tranchées, Tom Sherbourne, revient en Australie pour devenir gardien de phare. Rescapé de la guerre, il n'aspire qu'à se reconstruire grâce à ce nouveau travail. Il est envoyé sur Janus Rock,une île battue par les vents, située à des milliers kilomètres au large de la côte Ouest de l'Australie, avec son phare, la lumière entre les deux océans. L'île est seulement relié au continent quatre fois par an, par un navire ravitailleur. Lors de quelques jours de congés dans la ville la plus proche, Partageuse, Tom va faire la rencontre d'Isabel qui deviendra assez vite sa femme. Tous deux vont passer un premier séjour de trois ans sur l'île, ils sont heureux et aspirent à un avenir rempli de bonheur. Mais le 27 avril 1926, une petite embarcation vient s'échouer sur l'île avec à son bord un homme mort et un nouveau-né. Isabel, ayant déjà perdu plusieurs bébés, demande à Tom de garder l'enfant sans informer les autorités. Par amour pour sa femme, Tom accepte de ne rien consigner sur le livre de bord et cette décision va être lourde de conséquence...
Tom et Isabel sont deux personnages attachants qui pensent bien faire lorsqu’ils accueillent Lucy comme leur propre bébé. Les premières années auprès du phare de Janus sont idylliques. Mais la suite des événements est déchirante et cruelle pour la petite Lucy...
Je ne veux pas en dire plus car ce livre est construit comme une tragédie classique, avec ses confrontations, ses rebondissements... L'auteur arrive à tenir jusqu'au bout le lecteur en haleine. 

J’ai beaucoup aimé toute la partie sur l’île de Janus Rock. Même si la vie y est rude du point de vue météorologique, les descriptions précises et évocatrices  des lieux m’ont permis de m’imaginer avec délice là-bas. J’ai également cherché sans succès plus d’information sur cette île et découvert que l’auteur l’avait imaginé...
Tom est un personnage très intéressant, les raisons de son départ pour Première Guerre Mondiale seront dévoilées au cours de l’intrigue. Il est partagé entre son devoir et l’amour qu’il porte à sa femme. Lorsqu’il a accepté de ne rien dire, il n’imaginait pas les conséquences de ce silence pour l’enfant, sa femme et lui-même. Il est prêt à assumer seul ce geste pour protéger sa femme.
J’ai trouvé très intéressant l’évocation historique de l’après Première Guerre Mondiale car nous oublions souvent que de nombreux soldats Australiens y ont participé.
C'est un très beau roman sur l'histoire d'un couple, sur le désir d’enfant, sur les liens du sang...

J’ai choisi ce roman pour le présenter au Café Lecture mensuel auquel je participe à la Bibliothèque.

Merci à Livraddict et aux éditions Stock pour m'avoir permis de découvrir ce livre venu du bout du monde.

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 Challenge Petit Bac 2014

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"Géographie" (2)

Challenge 5% Rentrée Littéraire 2013
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23 janvier 2014

Masse Critique chez Babelio !

 

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Rendez-vous le jeudi 24 Janvier 2014

à partir de 7h00

22 janvier 2014

Dans les forêts de Sibérie - Sylvain Tesson

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Gallimard - mai 2012 - 6h50 - lu par Sylvain Tesson

Gallimard - septembre 2011 - 267 pages

Folio - avril 2013 - 304 pages

Prix Médicis essai 2011

Quatrième de couverture :
« Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dansd les forêts de Sibérie. J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché d'être heureux. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie. Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures ? Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu. » Sylvain Tesson revit son expérience au cœur de la Russie en une lecture habitée, intense et vibrante d'émotions. 

 

Auteur : Sylvain Tesson est né en 1972. Aventurier et écrivain, membre de la Société des explorateurs français, il s'est fait connaître avec un remarquable récit de voyage, L'axe du loup : De la Sibérie à l'Inde sur les pas des évadés du Goulag. Son premier recueil de nouvelles, Une vie à coucher dehors, s'inspirant de ses nombreux voyages, reportages et documentaires, a reçu le Goncourt de la nouvelle 2009.

Mon avis : (écouté en janvier 2014)
C'est le récit autobiographique de Stéphane Tesson qui a vécu six mois, de février à juillet 2010, dans une cabane au bord du lac Baïkal. Loin de tout, avec comme provisions, des kilos de pâtes, du tabasco, du ketchup et des litres de vodka, pour se chauffer du bois à couper et pour lire de nombreux livres... Ces six mois, c'est l'occasion de se poser, de se retrouver spectateur de la nature, d'apprécier le silence, de voir passer le temps...
J'ai beaucoup aimé ce livre, de plus lu par son auteur, je l'ai trouvé apaisant et passionnant.
J'ai aimé les descriptions de la nature, le cycle des saisons avec la neige, le lac pris par les glaces, puis la fonte des neiges et la débâcle avec l'arrivée du printemps, les animaux rencontrés, du plus petit ou plus gros (mésanges, oies, phoques ou les ours...). 
Sylvain bouge un peu accueilli par ses plus proches voisins qui sont à une journée ou deux de marche. Il utilise le kayak, une pulka tirée par des chiens... Il a également quelques visiteurs qui arrivent selon la saison en camion ou en bateau...
Ce journal de bord mêle descriptions, réflexions, anecdoctes... Je n'ai pas vu le temps passer et j'ai beaucoup imaginé cette retraite paisible...
Coup de cœur !

Note : ♥♥♥♥♥

Extrait : (début du livre)
La marque Heinz commercialise une quinzaine de variétés de sauces. Le supermarché d’Irkoutsk les propose toutes et je ne sais quoi choisir. J’ai déjà rempli six caddies de pâtes et de Tabasco. Le camion bleu m’attend. Micha, le chauffeur, n’a pas éteint le moteur, et dehors, il fait – 32.
Demain, nous quittons Irkoutsk. En trois jours, nous atteindrons la cabane, sur la rive ouest du lac. Je dois terminer les courses aujourd’hui. Je choisis le « super hot tapas » de la gamme Heinz. J’en prends dix-huit bouteilles : trois par mois.
Quinze sortes de ketchup. À cause de choses pareilles, j’ai eu envie de quitter ce monde.

9 février
Je suis allongé sur mon lit dans la maison de Nina, rue des Prolétaires. J’aime les noms de rues en Russie. Dans les villages, on trouve la « rue du Travail », la « rue de la révolution d’Octobre », la « rue des Partisans » et, parfois, la « rue de l’Enthousiasme » où marchent mollement de vieilles Slaves grises. 
Nina est la meilleure logeuse d’Irkoutsk. Autrefois, pianiste, elle se produisait dans les salles de concerts de l’Union soviétique. À présent, elle tient une maison d’hôte.
Hier elle m’a dit : « Qui eût cru que je me transformerais un jour en usine à crêpes ? » Le chat de Nina ronronne sur mon ventre. Si j’étais un chat, je sais le ventre où je me réchaufferais.
Je suis au seuil d’un rêve vieux de sept ans. En 2003, je séjournai pour la première fois au bord du Baïkal. Marchant sur la grève, je découvris des cabanes régulièrement espacées, peuplées d’ermites étrangement heureux. L’idée de m’enfouir sous le couvert des futaies, seul, dans le silence, chemina en moi. Sept ans plus tard, m’y voilà.
Il faut que je trouve la force de repousser le chat. Se lever de son lit demande une énergie formidable. Surtout pour changer de vie. Cette envie de faire demi-tour lorsqu’on est au bord de saisir ce que l’on désire. Certains hommes font volte-face au moment crucial. J’ai peur d’appartenir à cette espèce.
Le camion de Micha est chargé ras la gueule. Pour atteindre le lac, cinq heures de route à travers des steppes englacées : une navigation, par les sommets et les creux d’une houle pétrifiée. Des villages fument au pied des collines, vapeurs échoués sur des hauts-fonds. Devant pareilles visions, Malevitch écrivit : « Quiconque a traversé la Sibérie ne pourra plus jamais prétendre au bonheur. »
Au sommet d’une croupe, le lac apparaît. On s’arrête pour boire. Cette question après quatre rasades de vodka : par quel miracle la ligne du littoral épouse-t-elle aussi parfaitement les contours de l’eau ?

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 Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Géographie" (1)

21 janvier 2014

Mattéo (Tome 3) Troisième époque (août 1936) - Jean-Pierre Gibrat

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2014-01-04_204825 Futuropolis - novembre 2013 - 75 pages

Quatrième de couverture :
1936. En Allemagne, Hitler fourbit ses armes de destruction, en Italie Mussolini bombe le torse, et l'Espagne plonge dans la guerre civile... Mais pour l'heure, en France, c'est le Front populaire et les congés payés, et Mattéo revient à Collioure, après ses années de bagne... Une fois encore, la réalité finira par rattraper Mattéo, et par le prendre méchamment par le col...

Auteur : Jean-Pierre Gibrat, 59 ans, vit en Normandie. Il a reçu, en 2010, le Grand Prix Bd Boum de Blois pour l'ensemble de son oeuvre. Il est l'auteur des séries Le Sursis, Le Vol du corbeau et de Mattéo.

Mon avis : (lu en janvier 2014)
Eté 1936, c'est l'époque du Front populaire avec les premiers congés payés. C'est également le retour de Mattéo à Collioure avec Paulin, son ami devenu aveugle pendant la Guerre, Amélie, l'infirmière qui est en couple avec Augustin un socialiste plutôt chic et intello... Tous les quatre veulent profiter du bonheur des vacances, les bains de mer, les pique-niques, le bal populaire... Tout près de là, de l’autre côté des Pyrénées, en l’Espagne c'est la guerre civile. Paulin, resté un communiste pur et dur, est ému par ce qu'il s'y passe, au contraire, Mattéo semble y être totalement indifférent.
Côté amour, Mattéo va retrouver Juliette qui travaille au guichet de la poste...
Je trouve cette série très réussie, à travers les aventures de personnages attachants, nous traversons des périodes historiques passionnantes et bien documentées.
Comme le laisse imaginer la conclusion de cet épisode, cette album annonce une suite des aventures de Mattéo...
J'attends donc avec impatience et curiosité le tome suivant !

Merci à Babelio et aux éditions Futuropolis pour cette belle et passionnante découverte.

Extrait : 

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Déjà lu du même auteur :

92952294 Mattéo (Tome 1) Première époque (1914-1915) 

92952638 Mattéo (Tome 2) Deuxième époque (1917-1918)

 Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Temps" (2)

20 janvier 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? [157]

91950711

 (c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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Mattéo (Tome 1) Première époque (1914-1915) - Jean-Pierre Gibrat (BD) 
La foire de Saint-Pierre - Ellis Peters 
Le Joueur d'échecs - Stefan Zweig 
Mattéo (Tome 2) Deuxième époque (1917-1918) - Jean-Pierre Gibrat (BD) 
Billie - Anna Gavalda

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Une vie entre deux océans - M. L. Stedman (partenariat Livraddict)
Mattéo (Tome 3) Troisième époque (août 1936) - Jean-Pierre Gibrat (partenariat Babelio) (BD)

Que lirai-je cette semaine ?

La trahison d'Einstein - Eric-Emmanuel Schmitt (partenariat Albin Michel)
Le voleur de regard - Sebastian Fitzek
L'homme qui a vu l'homme - Marin Ledun (partenariat Babelio)

Bonne semaine, bonnes lectures !

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19 janvier 2014

Billie - Anna Gavalda

billie Le Dilettante - octobre 2013 - 223 pages

Quatrième de couverture :
"Billie, ma Billie, cette petite princesse à l’enfance fracassée qui se fraye un chemin dans la vie avec un fusil de chasse dans une main et On ne badine pas avec l’amour dans l’autre est la plus jolie chose qui me soit arrivée depuis que j’écris".

Auteur : Née en 1970, auteur à succès, Anna Galvalda occupe une place de choix dans les rayons de littérature populaire. Après avoir grandi en Eure-et-Loir dans une atmosphère folklorique, Anna Gavalda est envoyée en pension, à 14 ans, à la suite de la séparation de ses parents. Elle suit une hypokhâgne et obtient une maîtrise de lettres à la Sorbonne. Profitant du calme de la Seine-et-Marne et maman de deux enfants, elle cumule les métiers de chroniqueuse pour le cahier Paris-Ile-de-France du Journal du Dimanche, de professeur de français et d'assistante vétérinaire. Cette jeune femme dynamique reçoit le Grand Prix RTL-Lire pour son premier recueil de nouvelles 'Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part' en 1999. Mélange de simplicité, de merveilleuses et tragiques vérités quotidiennes, ce titre ne quitte pas les classements des meilleures ventes pendant des mois et est traduit dans une trentaine de langues. Elle s'essaie les années suivantes à de nouveaux styles, écrit son premier roman et un livre pour enfants. C'est durant l'été 2003 qu'elle commence à travailler sur son quatrième titre, un nouveau roman, 'Ensemble, c'est tout', un véritable succès dans le monde littéraire, critique et public, adapté au cinéma en 2007 par Claude Berri.

Mon avis : (lu en janvier 2014)
Lorsque le livre commence, Billie et Franck se trouvent au fond d'un ravin dans le Parc National des Cévennes, Billie a un bras bien amoché, Franck est allongé sur le dos, un peu sonné et craignant d'être blessé gravement... Impossible d'appeler les secours car le portable ne passe pas, la nuit est tomber, Franck s'est endormi et Billie se met à parler toute seule, s'adressant à une petite étoile, elle raconte comment sa rencontre avec Franck a changé sa vie. 
Pour des raisons différentes, Billie et Franck ont eu chacun des enfances difficiles. Ils vont se rencontrer grâce au texte de "On ne badine pas avec l'amour", leur professeur de français les a binômés  pour jouer ensemble quelques scènes. N'ayant jamais vraiment été aimé chez elle, Billie est touchée par les petites attentions de Franck qui veut la mettre à l'aise. Le temps des répétitions, il va naître entre eux deux une profonde amitié...
Au début de ma lecture, j'ai été un peu gênée par le langage grossier de Billie, mais il est conforme à la personne qu'est Billie, quelqu'un de "cash".
Les deux héros de ce roman m'ont beaucoup touchée, ils sont un mélange de tendresse et de brutalité, la vie ne leur a fait aucun cadeau et à deux, ils peuvent compter sur l'épaule de l'autre, ils ne se trahiront pas. 
« Il m'est arrivé de rester plusieurs semaines sans aller à sa rencontre, mais lui, il n'a jamais failli à sa règle. Chaque mercredi, en dehors des vacances scolaires et pendant presque trois ans, j'ai eu droit à ma carte postale moche avec un "J'espère que tu vas bien, moi je vais bien" écrit derrière et à chaque fois, à l'occasion, j'ai croisé le regard d'un être humain qui ne me jugeait pas. »
Il y a beaucoup de poésie et de vérité dans ce roman.
Un petit bémol avec l'image de la couverture, qui je pense dessert le livre... Elle est vraiment moche, on dirait celle d'un album pour enfant. Il y a bien un âne dans cette histoire... mais je ne comprends pas ce choix... A moins que cela soit pour faire parler du livre...

Autres avis : SandrineGambadou

Extrait : (début du livre)
On s'est regardés méchamment. Lui parce qu'il devait penser que tout était de ma faute et moi parce que ce n'était pas une raison pour me regarder comme ça. Des bêtises, j'en ai tellement fait depuis qu'on se connaît, et il en a tellement profité, et il s'est tellement marré grâce à moi, que c'était minable de sa part de me reprocher celle-ci juste parce qu'elle allait mal finir...
Merde, comment je pouvais le savoir ?
Je pleurais.
- Ça y est ? T'as des remords ? il a murmuré en fermant les yeux. Non... Je suis bête... Les remords, tu...
Il était trop épuisé pour avoir la force de m'en vouloir jusqu'au bout. Et puis c'était inutile. Là-dessus, on serait toujours d'accord. Moi, les remords, je ne sais même pas comment ça s'écrit...
Nous étions au fond d'une crevasse ou de je ne sais quoi de géographiquement très embêtant. Un genre de... de déboulis dans le Parc national des Cévennes où les portables ne captaient pas, où y avait pas la queue d'un mouton - et encore moins celle d'un berger - et où personne ne nous trouverait jamais. Moi, je m'étais bien amoché le bras, mais je pouvais encore le bouger, alors que lui, c'était clair, il était en mille morceaux.
J'ai toujours su qu'il était courageux, mais là, vraiment, il me donnait une leçon. 
Encore une...

Il était allongé sur le dos. Au début, j'avais essayé de lui bricoler un oreiller avec mes pompes, mais vu qu'il est quasi tombé dans les pommes quand j'ai soulevé sa tête, je l'ai reposée direct et je n'y ai plus touché. C'est le seul moment où il a flippé d'ailleurs, il pensait que sa moelle avait trinqué et il était tellement terrifié à l'idée de finir intouchable qu'il m'a soûlée pendant des heures pour que je l'abandonne dans ce trou ou que je l'abrège.
Bon. Comme j'avais rien sous la main pour le buter proprement, on a joué au docteur.
Hélas, on ne s'était pas rencontrés assez tôt, tous les deux, pour y jouer en cachette, mais c'est sûr qu'on n'aurait pas été les derniers dans la salle d'attente... De le lui rappeler, ça l'a amusé et ça tombait bien parce que moi, que ce soit en enfer ici ou de l'autre côté, c'était tout ce que je voulais emporter : des petits sourires déjà mort-nés et tirés à l'arrache comme celui-là.
Le reste, franchement, ça pourra bien rester à la consigne...

 

Lu du même auteur :

ensemble_c_est_tout Ensemble, c'est tout   la_consolante La Consolante 

 

l_echapp_e_belle L'Échappée belle je_voudrais_qu_quelqu_un_cd Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part

 

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18 janvier 2014

Mattéo (Tome 2) Deuxième époque (1917-1918) - Jean-Pierre Gibrat

2014-01-11_171250 Futuropolis - octobre 2010 - 73 pages

Quatrième de couverture : 
1917. Toujours déserteur, venu clandestinement d’Espagne où il s’était réfugié, Mattéo passe à Collioure embrasser sa mère. Nous sommes le 1er août, jour anniversaire de la mort de son père.

Le soir même, il revoit Juliette, qu’il tente en vain d’emmener avec lui. Tendre soirée désespérante sur la plage. Le lendemain, Mattéo, accompagné de Gervasio, l’ami de son père, s’embarque pour Petrograd. Après plusieurs semaines de bateau, les deux amis, en mission d’exploration pour le compte des anarchistes espagnols, sont au coeur même de la révolution qui s’embrase. C’est dans une atmosphère de liesse et de joyeuse pagaille que Mattéo et Gervasio font la connaissance de Dimitri et Léa. Le premier est un anarchiste libertaire, la seconde une bolchevique passionnée…

Auteur : Jean-Pierre Gibrat, 59 ans, vit en Normandie. Il a reçu, en 2010, le Grand Prix Bd Boum de Blois pour l'ensemble de son oeuvre. Il est l'auteur des séries Le Sursis, Le Vol du corbeau et de Mattéo.

Mon avis : (lu en janvier 2014)
J'avais quitté Mattéo sur une barque quittant la France pour se mettre à l'abri en Espagne, loin de la Grande Guerre (Mattéo (Tome 1) Première époque - 1914-1915). Le voilà revenu clandestinement voir sa mère le 1er août 1917, jour anniversaire de la mort de son père. Ce même jour, il rencontre Juliette qu'il tente de convaincre de venir avec lui. Il doit partir dès le lendemain vers la Russie. Avec Gervasio un ancien compagnon de lutte de son père, Mattéo part avec en toutes les espoirs que  la révolution bolchévique de 1917 a pu faire naître chez les  anarchistes espagnols. Avec son appareil photo, Mattéo joue au petit reporter mais il est également réquisitionné photographier les prisonniers sociaux-traitres. Assez vite Mattéo va perdre ses illusions et découvrir la réalité et les travers de la révolution russe...
Les dessins sont toujours magnifiques, les teintes sont moins lumineuses mais adaptées à la rigueur de l'hiver russe. Les dessins de femmes sont superbes...

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Extrait : 

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Déjà lu du même auteur :

92952294 Mattéo (Tome 1) Première époque (1914-1915)

Challenge Petit Bac 2014
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"Temps" (1)

17 janvier 2014

Comme Une Petite Ressemblance n°5

Avec Canel nous avons pris rendez-vous pour un billet

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 Le billet du jour de Canel

 Mes autres billets Comme Une Petite Ressemblance : 
billet n°1billet n°2billet n°3, billet n°4

16 janvier 2014

Le Joueur d'échecs - Stefan Zweig

Lu dans le cadre du Challenge
 "Ecoutons un livre"

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Audiolib - octobre 2010 - 2 heures - lu par Edouard Baer

Livre de Poche - janvier 2013 - 128 pages

Livre de Poche Jeunesse - avril 2013 - 128 pages

Folio bilingue - octobre 2013 - 192 pages

Fernand Nathan - octobre 2013 - 131 pages

Thélème - mars 2010 - Lu par Jacques Weber

Livre de Poche -

traduit de l'allemand par Jacqueline Des Gouttes, révisée par Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent

Titre original : Schachnovelle, 1943

Quatrième de couverture :
Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ?
Les circonstances dans lesquelles l'homme a acquis sa science du jeu sont terribles. Elles renvoient aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.
Dans cette fable inquiétante parue parue en 1943, un an après son suicide, Zweig porte un regard désespéré sur une époque qui ne laisse comme alternative que la démence ou la mort.
Edouard Baer donne toute sa dimension à ce grand texte où l’angoisse est sans cesse à fleur de mots.

Auteur : Stefan Zweig est né en 1881 à Vienne, d’un père juif, riche industriel, et d’une mère issue d’une famille de banquiers italiens. Il étudie la philosophie, et l’histoire de la littérature. A l’âge de vingt-trois ans, il est reçu docteur en philosophie. Pacifiste et humaniste convaincu, sa vie est bouleversée par l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Il s’installe alors à Londres. En 1941, il fuit cette fois l’Europe pour le Brésil, où il espère trouver la paix de l’esprit. Mais en février 1942, il se donne la mort en compagnie de son épouse.

Lecteur : Comédien, auteur, metteur en scène, Edouard Baer marque ses succès de sa personnalité aux facettes changeantes, drôle, lunaire, féroce ou tendre. Sa lecture de Pedigree de Patrick Modiano, toute de finesse et d’émotion retenue, le place premier plan des très grandes voix françaises.

Mon avis : (lu en janvier 2014)
« Le joueur d'échecs » est la dernière nouvelle écrite par Stefan Zweig avant son suicide et publiée à titre posthume.
Sur un paquebot qui vogue vers l'Argentine, le narrateur croise Mirko Czentovic, le champion du monde d'échecs. Ce dernier est atypique, il est très doué pour les échecs, mais antipathique, inculte et assez prétentieux... Le narrateur, curieux de mieux connaitre Czentovic, il va tenter de nombreux stratagèmes pour obtenir une partie d'échecs avec lui. Alors qu'il est en train de se faire battre un mystérieux M.B  vient à son secours et le jeu s'achève sur partie nulle. Le narrateur va alors s'intéresser à son sauveur, âgé d'une quarantaine d'années, humble et sympathique, celui-ci lui raconte longuement dans quelle circonstance terrible, il s'est mis aux échecs. 
Mirko Czentovic et M.B vont faire une partie d'échecs qui va dévoiler au lecteur le caractère de chacun des deux joueurs que beaucoup de choses opposent...
Une courte histoire captivante, fascinante, mais aussi terrifiante. 
Je n'aime pas particulièrement les intonations de la voix d'Edouard Baer et je n'ai pas été sensible à son ton durant le début de la nouvelle mais je reconnais que son énergie dans la lecture de la seconde partie m'a fait changer d'avis. 

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Extrait : (début du livre)
Sur le grand paquebot qui à minuit devait quitter New York à destination de Buenos-Aires, régnait le va-et-vient habituel du dernier moment. Les passagers embarquaient, escortés d’une foule d’amis ; des porteurs de télégrammes, la casquette sur l’oreille, jetaient des noms à travers les salons ; on amenait des malles et des fleurs, des enfants curieux couraient du haut en bas du navire, pendant que l’orchestre accompagnait imperturbablement ce grand spectacle, sur le pont. Un peu à l’écart du mouvement, je m’entretenais avec un ami, sur le pont-promenade, lorsque deux ou trois éclairs jaillirent tout près de nous – apparemment, un personnage de marque que les reporters interviewaient et photographiaient encore, juste avant le départ. Mon compagnon regarda dans cette direction et sourit : « Vous avez à bord un oiseau rare : Czentovic. » Et, comme je n’avais pas vraiment l’air de comprendre ce qu’il voulait dire, il ajouta en guise d’explication : « Mirko Czentovic, le champion mondial des échecs. Il a traversé les États-Unis d’est en ouest, sortant vainqueur de tous les tournois, et maintenant il s’en va cueillir de nouveaux lauriers en Argentine. »
Je me souvins alors de ce jeune champion et de quelques particularités de sa fulgurante carrière. Mon ami, qui lisait les journaux mieux que moi, compléta mes souvenirs d’une quantité d’anecdotes.
Il y avait environ un an, Czentovic était devenu tout d’un coup l’égal des maîtres les plus célèbres de l’échiquier, comme Aljechin, Capablanca, Tartakower, Lasker ou Bogoljubow. Depuis qu’en 1922 Rzecewski, le jeune prodige de sept ans, s’était distingué au tournoi de New York, on n’avait vu personne d’aussi obscur attirer avec autant d’éclat l’attention du monde sur l’illustre confrérie des joueurs d’échecs. Car les facultés intellectuelles de Czentovic n’eussent permis en aucune façon de lui prédire un brillant avenir. D’abord tenu secret, le bruit courut bientôt que ce champion était incapable en privé d’écrire une phrase, même dans sa propre langue, sans faire des fautes d’orthographe, et que, selon la raillerie d’un partenaire rageur, « son inculture dans tous les domaines était universelle ». Czentovic était le fils d’un misérable batelier slave du Danube, dont la toute petite embarcation fut coulée une nuit par un vapeur chargé de blé. Son père mourut ; l’enfant qui avait alors douze ans, fut recueilli par le charitable curé de son village et l’excellent prêtre s’efforça honnêtement de faire répéter à ce garçon au large front, apathique et taciturne, les leçons qu’il n’arrivait pas à retenir à l’école. Mais ses tentatives demeurèrent vaines. Mirko fixait d’un oeil vide les caractères d’écriture qu’on lui avait déjà expliqués cent fois ; son cerveau fonctionnant avec effort était impuissant à assimiler, même les notions les plus élémentaires. À quatorze ans, il s’aidait encore de ses doigts pour compter et quelques années après, il ne lisait encore un livre ou un journal qu’au prix des plus grands efforts. On n’eût pu dire cependant qu’il y mettait de la mauvaise volonté ou de l’entêtement. Il faisait avec docilité ce qu’on lui ordonnait, portait l’eau, fendait le bois, travaillait aux champs, nettoyait la cuisine ; bref, il rendait consciencieusement, bien qu’avec une lenteur exaspérante, tous les services qu’on lui demandait. Mais ce qui chagrinait surtout le bon curé, c’était l’indifférence totale de son bizarre protégé. Il n’entreprenait rien de son propre chef, ne posait jamais une question, ne jouait pas avec les garçons de son âge et ne s’occupait jamais spontanément, si on ne lui demandait rien ; sitôt sa besogne finie, on voyait Mirko s’asseoir quelque part dans la chambre, avec cet air absent et vague des moutons au pâturage, sans prendre le moindre intérêt à ce qui se passait autour de lui. Le soir, le curé allumant sa longue pipe rustique, faisait avec le maréchal des logis ses trois parties d’échecs quotidiennes. L’adolescent approchait alors de la table sa tignasse blonde et fixait en silence l’échiquier, avec des yeux qu’on croyait endormis et indifférents sous leurs lourdes paupières.

Déjà lu du même auteur :

Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Objet" (2)

15 janvier 2014

La foire de Saint-Pierre - Ellis Peters

 Lu dans le cadre du Challenge Un mot, des titres...
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Le mot : PIERRE

2014-01-02_172030 2014-01-02_171646

10/18 - janvier 1991 - 285 pages

10/18 - juillet 2001 - 284 pages

traduit de l'anglais par Serge Chwat

Titre original : Saint Peter's Fair, 1981

Quatrième de couverture :
La grande foire de Saint-Pierre à Shrewsbury attire tous les marchands des environs. Mais une querelle éclate entre les bourgeois de Saint-Pierre et les moines du monastère bénédictin, à propos de la répartition des bénéfices de la foire. Peu après, un marchand est retrouvé mort. Frère Cadfael est alors tiré de l'herboristerie de son monastère pour utiliser une nouvelle fois sa clairvoyance au service d'une cause juste. " Il fallait oser écrire des romans policiers avec pour héros un moine bénédictin anglais du Moyen Age... Mais Ellis Peters a osé.[...] Son héros, frère Cadfael, a le don de débrouiller les affaires policières sans jamais rater complies. C'est là tout le charme de ces romans fort arme de ces romans fort originaux ! "

Auteur : Edith Mary Pargeter est née le 28 septembre 1913 dans le Shropshire. Elle est d'abord assistante en pharmacie, et publie ses deux premiers romans. En 1940, elle s'engage, et devient officier des services de communication britanniques, tout en continuant à écrire. Auteur de nombreux romans de guerre, elle écrit en 1951 son premier roman policier, qui met en scène l'inspecteur Felse (héros récurrent de plusieurs romans). Son second roman policier paraît en 1959, sous le nom d'Ellis Peters.
En 1977, elle crée le genre des "historical whodunnits" en publiant un roman policier dont l'énigme est résolue par un moine du XIIème siècle. "Frère Cadfael, disait-elle, est apparu tout naturellement dans ma vie pour faire la jonction entre les romans historiques que je publiais et mon envie d'écrire des thrillers."
Elle est décédée le 14 octobre 1995, après avoir écrit 20 romans et 3 nouvelles mettant en scène ce personnage.

Mon avis : (lu en janvier 2014)
C'est le quatrième épisode de la série des enquêtes du frère Cadfael. J'avais eu l'occasion de lire plusieurs livres de la série il y a une dizaine d'années. Cadfael ap Meilyr ap Daffyd est d'origine galloise, il est né en 1080. Après avoir été soldat puis marin-pêcheur, il revient en Angleterre et décide en 1120 de devenir moine chez les Bénédictins. A l'abbaye des Saints-Pierre-et-Paul de Shrewsbury, à la frontière du pays de Galles, frère Cadfael occupe les fonctions d'herboriste, il prépare baumes et potions pour les autres frères ou les habitants de Shrewsbury. 
Fin juillet 1139 , Shrewsbury prépare la foire de saint Pierre, un marché réputé qui attire de nombreux marchands qui viennent des Flandres, d'Allemagne, des drapiers, des bateliers négociant en vins de France... Il y a également une foire aux chevaux qui attirent beaucoup de nobles du comté et des comtés voisins. Cette foire est organisée par l'Abbaye et les marchands de la ville voudraient bien qu'une partie des taxes perçues pour l'occasion soit reversées en partie pour la rénovation de la ville. L'abbé Radulf refuse et dès le début des festivités une altercation a lieu entre des jeunes habitants de Shrewsbury mené par Philippe Corvisart, le fils du prévôt, et Thomas, un riche marchand de vin venu de Bristol en bateau.
Thomas de Bristol disparait mystérieusement dans la soirée. Accompagné d'Hugh Beringar, frère Cadfaël va mener l'enquête. Pas de police scientifique à cette époque, mais les talents d'observation et de déduction du frère Cadfael réussissent à résoudre un enquête complexe.
L'intrigue, assez classique, est bien construite avec fausses pistes et rebondissements. A la moitié du livre, j'avais une petite idée sur le coupable, mais je n'ai vraiment reconstitué le puzzle de tous les éléments de l'histoire dans les toutes dernières pages.
L'intérêt de la série n'est pas seulement l'intrigue mais la plongée du lecteur dans cette époque du XIIème siècle.

Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Matière" (1)

 Challenge Voisins Voisines 2014
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Angleterre

Challenge Trillers et Polars
 88054471_o
catégorie "Même pas peur" :  17/25

 

 

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