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A propos de livres...

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10 juillet 2016

La Petite Boulangerie du bout du monde - Jenny Colgan

 la petite boulangerie_ la petite boulangerie

Editions Prisma - janvier 2015 - 528 pages

Pocket - janvier 2016 - 512 pages

traduit de l'anglais par Franicne Sirven, Eve Vila, Etienne Menanteau

Titre original : The little beach street bakery, 2015

Quatrième de couverture :
Quand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d'une île des Cornouailles. Quoi de mieux qu'un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro ? 

Seule dans une boutique laissée à l'abandon, Polly se consacre à son plaisir favori : préparer du pain. Petit à petit, de rencontres farfelues – avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands – en petits bonheurs partagés, ce qui n'était qu'un break semble annoncer le début d'une nouvelle vie... 

Auteur : Jenny Colgan est une romancière britannique auteur de nombreuses comédies romantiques, et d'autant de délicieuses recettes de cuisine. 

Mon avis : (lu en juillet 2016)
Voilà un joli roman d'été rafraîchissant, qui fait du bien...
Polly a tout perdu : l'entreprise de communication qu'elle avait avec Chris, son compagnon, a fait faillite, son couple n'existe plus et leur appartement commun va être vendu. Avec le peu de ressources qui lui reste, Polly décide de s'installer à Mount Polbearne, petite île de Cornouaille reliée à la terre ferme par une chaussée submersible. Elle a besoin de calme pour envisager son avenir... Elle sympathise avec une équipe de pêcheurs, avec un jeune macareux blessé et avec un apiculteur américain. Elle a plus de mal avec sa propriétaire qui est aussi la boulangère de l'île, c'est une vieille femme revêche qui fait un pain détestable. A ses moments perdus, Polly adore pétrir du pain, cela la déstresse et lui vide la tête de ses soucis... 
J'ai beaucoup aimé ce livre qui a failli plusieurs fois me faire rater ma station de métro ou ma gare... trop absorbée dans ma lecture ! Les personnages sont attachants, les paysages magnifiques, les sentiments simples et justes... Et en bonus à la fin du livre, quelques recettes de pains à tester... A découvrir !

Extrait : (début du livre)
Des années plus tard, quand elle serait bien vieille, et à des kilomètres de là, Polly aurait du mal à trouver les mots pour expliquer que tel était leur quotidien, à l'époque. Que certains jours, ils pouvaient rejoindre la côte en voiture, et d'autres, ils étaient obligés de prendre le bateau. Parfois même ils se retrouvaient complètement isolés pendant de longues périodes, et personne ne savait vraiment alors combien de temps cela allait durer. Le tableau des marées vous disait à quelle heure la mer allait monter ou se retirer, il n'annonçait pas la météo.

- Mais ça devait être affreux, dirait Judith. De se savoir coupé du monde, comme ça...
Alors, Polly repenserait aux reflets du soleil scintillant à la crête des vagues, quand la mer était haute, aux changements de lumière et aussi à l'eau qui se teintait de rose, de mauve et de violet lorsque le soleil se couchait, à l'ouest. Vous compreniez qu'un autre jour était sur le point de se terminer, sans que vous ayez eu envie d'aller nulle part ailleurs.
- En fait, pas du tout, répondrait-elle. C'était magnifique. Un peu comme se pelotonner sous une doudoune, bien à l'abri. En sécurité, avec tous les autres, sur le Mount. Il fallait s'assurer de tout avoir surélevé, et si l'électricité marchait encore, c'était tant mieux, sinon, eh bien, tu te passais aussi de ça. Tu pouvais voir dans ce cas les flammes des bougies briller derrière toutes les petites fenêtres. C'était chaud et douillet.
- On dirait que ça fait un siècle, au moins...
- Je sais, dirait Polly en souriant. Pourtant, c'était il n'y a pas si longtemps... Pour moi, ça semble hier. Lorsque tu as trouvé l'endroit où ancrer ton coeur, il reste à jamais en toi.
Mais bien sûr, tout cela arriva bien plus tard. Car au début, ce fut affreux.

2014

Polly feuilleta les dépliants glissés dans une pochette à rabats en papier glacé, avec la photo d'un phare en couverture. Une photo magnifique, nota-t-elle, faisant vraiment de son mieux pour voir les choses sous un angle positif.
En fin de compte, ces deux types étaient plutôt aimables. Plus encore qu'ils n'y étaient obligés. Tellement gentils, en réalité, qu'au lieu d'aller mieux, Polly étrangement se sentit encore plus mal. Triste, en fait, plutôt qu'en colère, ou sur la défensive.
Ils avaient pris place dans l'arrière-salle du petit bureau de deux pièces aménagé dans l'ancienne gare. Ce bureau dont Chris et elle étaient si fiers. C'était mignon, coquet, avec une vieille cheminée hors service qui trônait dans ce qui servait autrefois de salle d'attente.

Challenge Voisins, Voisines
voisins voisines 2016
Grande-Bretagne

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8 juillet 2016

Un reportage de Hubert Paris, envoyé spécial T1 : Clandestino - Aurel

1447_couv Glénat - mars 2014 - 72 pages

Quatrième de couverture :
Hubert Paris, journaliste au magazine américain Struggle, se rend en Algérie dans le cadre d un reportage sur les migrants clandestins à travers le monde. Faussement flegmatique, se laissant porter par ses rencontres et ses découvertes, il découvre les accords internationaux, les fonctionnaires peu respectueux de leur rôle social, le recrutement de main d'oeuvre clandestine et bon marché. Il rencontre également les « harragas », candidats à la traversée et suit leur périple afin de témoigner de leur histoire.

Habitué des enquêtes satiriques, le dessinateur de presse Aurel nous montre une autre facette de son talent avec cette fiction politique et sociale basée sur des faits réels issus de plusieurs reportages qu'il a effectué aux côtés de journalistes tel que Pierre Daum du Monde Diplomatique. Une plongée sans concession dans les dessous de l'immigration clandestine racontée à hauteur d'homme...

Auteur : Né en 1980, Aurel a grandi dans le sud de la France. Après des études de biochimie, il se consacre à partir de 2003 au dessin de presse. Publié dans un premier temps dans des journaux montpelliérains, il franchit rapidement le pas vers la presse nationale. Aurel est aujourd'hui dessinateur et reporter pour le journal Le Monde, l'hebdomadaire Politis et le site "Yahoo, Actualités! mais aussi L'Express, Jazz Magazine, L'Infirmière Magazine ou CQFD. Chez Drugstore, il a signé avec le journaliste Renaud Dély les albums Sarkozy et ses femmes, Sarkozy et les riches et Hollande et ses 2 femmes. Il a aussi publié C'est dur d'être de gauche en 2012. Aurel est passionné de musique, il lie dès qu'il le peut cette passion avec le dessin. Réside à Montpellier.

Mon avis : (lu en juillet 2016)
Cette bande dessinée est avant tout un reportage graphique qui aborde le sujet de l’immigration clandestine des Africains vers l'Europe. L'auteur s'est inspiré de faits réels et de vrais reportages journalistiques.
Hubert Paris est un journaliste freelance français qui part enquêter en Algérie sur les migrants clandestins. Il va rencontrer deux « harragas », jeunes algériens prêts à risquer leur vie pour rejoindre « l’eldorado » européen. L'un veut se cacher dans un camion et passer la Méditerranée par le ferry, l'autre embarquera sur un bateau de fortune avec 15 autres passagers.
Le journaliste va se rendre en Espagne pour suivre leur périple et savoir s'ils ont réussi. Il va découvrir que ceux qui ont réussi la traversée de la Méditerranée deviennent de la main-d’œuvre bon marché pour les exploitants d'immenses serres deplantations du sud de l’Espagne. Esclaves modernes, logés dans des bidonvilles ou  « chabolas » où règnent corruption et prostitution, ces jeunes Africains se retrouvent prisonniers.
Une bande-dessinée à teneur politique et sociale très intéressante et instructive à découvrir.

Extrait : (début du livre)

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4 juillet 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [266]

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

 

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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Dans les prairies étoilées - Marie-Sabine Roger

Paul dans le métro - Michel Rabagliati

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

La fête est finie - Olivier Maulin (partenariat Denoël)

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Agathe Raisin enquête : Remède de cheval - M.C. Beaton (partenariat Albin Michel)
La Petite Boulangerie du bout du monde - Jenny Colgan

Bonne semaine et bonnes lectures !

2 juillet 2016

Dans les prairies étoilées - Marie-Sabine Roger

dans les prairies étoilées Edition du Rouergue - mai 2016 - 256 pages 

Quatrième de couverture : 
Merlin, auteur d'une série BD à succès, perd son vieux copain Laurent, qui lui a inspiré son héros, Jim Oregon. Comment continuer à le faire vivre dans ses dessins, d'autant que dans son « testament », Laurent lui impose deux contraintes pour l'album à venir…. Marie-Sabine Roger s'amuse allègrement à jongler entre deux mondes, celui de la réalité et de la BD, et donne naissance comme toujours à une tribu de personnages tout en couleurs. Par l'auteur notamment de « La Tête en friche », « Bon rétablissement » et « Trente-six chandelles. »

Auteur : Marie-Sabine Roger est l'auteur de La tête en friche (adapté au cinéma par Jean Becker, avec Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus), Vivement l'avenir (prix des Hebdos en région et prix Handi-Livres), Bon rétablissement (prix des lecteurs de L'Express, adapté au cinéma par Jean Becker, avec Gérard Lanvin), et Trente-six chandelles.

Mon avis : (lu en juin 2016)
Merlin est dessinateur documentariste, il dessine des planches d'aquarelle consacrées aux oiseaux, et il est également auteur de BD. Sa série Wild Oregon « est une utopie maussade, ou une dystopie joyeuse, selon que l'on voit le verre vide ou plein… », Merlin s'est inspiré de son vieil ami Laurent pour créer Jim Oregon, le personnage principal de sa BD, un justicier solitaire...
Avec Prune, sa compagne, ils viennent de s'installer dans une vieille maison à rénover à la campagne. Merlin est un homme heureux.
Et voilà que Laurent décède brutalement et Merlin est déstabilisé car ce dernier lui a laissé un testament un peu particulier, deux demandes à propos du personnage de Jim Oregon. Il ne sait que faire car il perd sa liberté de créateur. Sa vie réelle semble être envahie par ses personnages fictifs. 

Avec des personnages attachants ou caricaturaux, des situations humoristiques, une réflexion sur la création littéraire et artistique... Voilà un livre vraiment réussi et très plaisant à lire.

Extrait : (début du livre)
Nous venions de trouver la maison depuis six mois à peine, Prune et moi.
LA maison.
Celle que nous avions cherchée sur Internet des jours et nuits durant – Prune, surtout, pour être honnête, car la perverse envie de se ruiner en impôts locaux venait plus d’elle que de moi.
Notre Maison. Home Sweet Home. Celle pour laquelle nous avions traversé maintes fois la France vers le Sud-Ouest en rêvant d’une chaumière de dessin animé pour finalement nous retrouver, après huit heures de route et un mauvais sandwich, devant de vieilles bicoques sans aucun intérêt, avant de retourner chez nous, déçus, désabusés, le poil terne et la croupe basse.
Jusqu’à ce jour de mai où, le long d’une route solitaire de campagne, après deux heures de départementales désertes et de chemins communaux pourris – alors que, tel David Vincent dans la série Les Envahisseurs, nous cherchions un raccourci que jamais nous ne trouvâmes – nous dénichâmes enfin la perle rare, au bout d’un chemin sans issue.
C’était une ancienne ferme bâtie tout en longueur, avec beaucoup de cachet, comme dit dans l’annonce, qui promettait également sans vergogne des dépendances aménageables (deux granges aux toits plus creusés que l’échine d’un âne usé par une vie de charge). L’ensemble était jugé « habitable en l’état », ce qui n’était pas faux, si on décidait de ne tenir aucun compte de branchements électriques suicidaires, d’une plomberie fantaisiste (dont nous ne savions pas encore à quel point elle l’était), de sanitaires antiques, d’une fosse septique qui datait des Romains, de tapisseries des années soixante-dix à motifs hallucinogènes, et d’une mare boueuse à curer en urgence, que la dame de l’agence s’obstinait à qualifier d’« étang ».
Mais les maisons ont ceci de commun avec nous, les humains, qu’elles nous attirent, nous repoussent, ou nous laissent indifférents. Et parfois, c’est le coup de foudre, qui ne correspond jamais, ou presque, à nos critères. On pourrait dire pareil des histoires d’amour.
S’il en était autrement, Prune n’aurait pas parié un centime sur moi – dessinateur documentariste, métier en voie de disparition, et illustrateur BD à mes heures perdues, de loin les plus nombreuses et les seules rentables. Et de mon côté, je n’aurais pas jeté un seul regard sur ce drôle d’oiseau maigre qui avait passé trente ans à vendre de vieux zinzins sur les marchés aux puces et faisait du yoga en écoutant Pink Floyd.
29 juin 2016

Paul dans le métro - Michel Rabagliati

paul dans le métro La Pastèque - septembre 2005 - 91 pages

Quatrième de couverture : 
Paul dans le métro regroupe les cours travaux réalisés par Michel Rabagliati depuis ses débuts. On retrouvera donc Paul avec grand plaisir mais cette fois-ci dans de petits récits aussi touchants qu'amusants. Michel Rabagliati est graphiste de formation et illustrateur professionnel. Ses débuts dans la bande dessinée ont été fracassants. Raflant tous les prix destinés à la bande dessinée québécoise, ses premiers livres ont rapidement modifié la scène de la bande dessinée Québécoise. Rabagliati est un conteur extraordinaire. Sa maîtrise de la narration et son dessin témoignent de la profonde finesse de cet auteur d'exception. Et son dernier livre Paul en appartement est un vrai best-seller !

Auteur : Michel Rabagliati est né en 1961 à Montréal où il a grandi dans le quartier Rosemont. Après s'être intéressé un moment à la typographie, il étudie en graphisme et il travaille à son compte dans ce domaine à partir de 1981. Puis, il se lance sérieusement dans l'illustration publicitaire à partir de 1988.
Depuis 1998, ses bandes dessinées révolutionnent le 9e art québécois. En 2007, l'auteur s'est vu décerner une Mention spéciale pour l'ensemble de son oeuvre par le Prix des libraires du Québec, et Paul à Québec a remporté plus de 7 prix, dont le Prix du public au Festival international de Bande dessinée d'Angoulême en 2010.

Mon avis : (lu en avril 2016)
Cet album est le numéro 4 de la série, il comprend plusieurs petites histoires : Paul dans le métro, Paul et Richard, Paul défait ses boîtes, Paul Mosquito "C", Paul fait du ski, Paul à la quincaillerie, Les Paulardises, Tourisme extrême, Erreur d'impression, Men in black, Radio-cuisine, Bloopers.
Le premier récit raconte les expéditions de Paul et son ami Alain dans le métro, ils collectionnent les tickets des correspondances, ils vont se balader dans le grand magasin Eaton où ils inventent de nombreuses bêtises... Alors que Montréal s'apprête à accueillir les Jeux Olympiques de 1976, les deux compères vont rôder autour des vestiges de l'Expo universelle de 1967.
Il y a également Paul, père de famille, qui fait découvrir à sa fille Rose Hergé ou le ski... L'histoire la plus touchante est celle où Paul discute du Paradis avec sa grand-mère décédée.
Je préfère les épisodes qui développent une seule grande histoire, mais cet album est intéressant pour mieux connaître Paul, il mélange humour, tendresse et poésie... J'en redemande encore !

Extrait : 

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Déjà lu du même auteur :

107640216 Paul en appartement paul au parc Paul au parc

109131365 Paul dans le Nord 110034991 Paul à Québec 

paul à la campagne Paul à la campagne

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27 juin 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [265]

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

 

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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Agathe Raisin enquête : La quiche fatale - M.C. Beaton

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Dans les prairies étoilées - Marie-Sabine Roger

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Agathe Raisin enquête : Remède de cheval - M.C. Beaton (partenariat Albin Michel)
La fête est finie - Olivier Maulin (partenariat Denoël)

Bonne semaine et bonnes lectures !

24 juin 2016

Agatha Raisin enquête : La quiche fatale - M.C. Beaton

Lu en partenariat avec Albin Michel

9782226317322-j Albin Michel - juin 2016 - 324 pages

traduit de l’anglais par Esther Ménévis

Titre original : The quiche of death, 1992

Quatrième de couverture :
Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour gouter aux délices d'une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s'ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l'arbitre de la compétition s'effondre et Agatha doit révéler l'amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l'assassin.
Agatha Raisin, c'est une Miss Marple d'aujourd'hui. Une quinqua qui n'a pas froid aux yeux, fume comme un pompier et boit sec. Sans scrupule, pugnace, à la fois exaspérante et attendrissante, elle vous fera mourir de rire !

Auteur : Née en 1936 à Glasgow, Marion Chesney alias M.C. Beaton a été libraire et journaliste avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne avec ses deux séries de romans policiers : Hamish MacBeth et surtout Agatha Raisin (plus de 15 millions d’exemplaires vendus dans le monde). 

Mon avis : (lu en juin 2016)
Ce livre est le premier d'une longue série, il a été publié pour la première fois en 1992 en Grande-Bretagne et est seulement traduit en France en 2016... 
Agatha Raisin , professionnel en relations publiques, décide d'abandonner sa vie à Londres et de prendre une retraite bien méritée à la campagne, dans le village apparemment tranquille de Carsley. Mais après sa participation à un concours de Quiches, elle est accusée d'avoir assassiné un homme... Pour être disculpée, elle est obligée d'avouer qu'elle a triché car la quiche a été achetée à Londres. Et pour effacer sa honte, Agatha décide de mener l'enquête...
C'est un roman policier léger et plein d'humour dans une atmosphère
 "so british", les paysages champêtres et paisibles, les petits villages avec maisons et jardins fleuris et leurs habitants tout aussi typiques comme dans la série Inspecteur Barnaby... 
J'ai passé un excellent moment de lecture et j'ai également reçu le deuxième tome Remède de cheval que je lirai prochainement avec plaisir.

Merci Aurore et les éditions Albin Michel pour cette charmante découverte.

Extrait : 

20 juin 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [264]

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

 

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

le dompteur des lions L_epine_du_passe_hd 111148641 

Le jour où Anita envoya tout balader - Katarina Bivald
L'épine du passé - Candice Renoir
Le dompteur de lions - Camilla Läckberg

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Agathe Raisin enquête : La quiche finale - M.C. Beaton (partenariat Albin Michel)

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Agathe Raisin enquête : Remède de cheval - M.C. Beaton (partenariat Albin Michel)
La fête est finie - Olivier Maulin (partenariat Denoël)
Dans les prairies étoilées - Marie-Sabine Roger

Bonne semaine et bonnes lectures !

18 juin 2016

Le jour où Anita envoya tout balader - Katarina Bivald

Lu en partenariat avec les éditions Denoël

B26674 Denoël - mai 2016 - 464 pages

traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy

Titre original : Livet, motorcyklar och andra omöjliga projekt, 2015

Quatrième de couverture : 
L'été de ses dix-huit ans, Anita Grankvist s'était fixé trois objectifs : apprendre à conduire une moto, acheter une maison et devenir complètement indépendante. Presque vingt ans plus tard, Anita n'a toujours pas réalisé ses rêves. Elle mène une petite vie tranquille, seule avec sa fille Emma, et travaille au supermarché local. Le départ d'Emma pour l'université va bouleverser ce quotidien un peu fade. Anita va devoir gérer quelque chose qui lui a cruellement manqué ces deux dernières décennies : du temps libre. Qu'à cela ne tienne, Anita commence à prendre des leçons de moto, se lance dans un projet impossible, apprend à connaître sa mère légèrement sénile, et tombe follement amoureuse. Finalement, n'est-ce pas merveilleux de réaliser ses rêves d'adolescence à l'approche de la quarantaine ?

Auteur : Katarina Bivald a grandi en travaillant à mi-temps dans une librairie. Aujourd'hui, elle vit près de Stockholm, en Suède, avec sa soeur et autant d'étagères à livres que possible. La Bibliothèque des coeurs cabossés, son premier roman, a été un best-seller international.

Mon avis : (lu en juin 2016)
Anita Grankvist, 38 ans, a une vie sans grand relief à Skogahammar, une petite ville de province. Elle est mère célibataire d'Emma et elle travaille chez Extra-Market. A 19 ans, Emma vient de quitter Skogahammar pour aller à l'Université de Karlskrona. Seule à la maison, Anita ne sait que faire pour occuper tout son temps libre... Elle se souvient alors de ses rêves d'adolescente : être propriétaire de sa maison, savoir faire de la moto, se débrouiller seule
A 38 ans seul le dernier des rêves de ses 18 ans a été réalisé, pour sortir de la morosité qui la gagne, Anita se décide à avoir de nouveaux rêves, ses deux amies d'Extra-Market Pia et Nessim vont l'aider à faire sa liste... Pour réaliser son premier rêve, Anita va prendre des leçons de moto... On va lui proposer de participer à l'équipe du projet d'organisation de la Journée de la Ville. Sa vie va changer au-delà de ses rêves...
Anita est attachante et pleine de fantaisies, ses amies et amis sont attentifs aux autres et cette petite ville, où il se passe rien, est synonyme de solidarité, d'amitié et d'humour également.
Voilà un livre à classer dans ceux facile à lire et qui font du bien. 

Merci Laila et les éditions Denoël pour cette lecture pleine d'optimisme.

Extrait : (début du livre)
Mon chemin vers la folie commence ici. Je suis assise par terre dans l’entrée et je parle avec ma porte.
Il y a quelques secondes, elle s’est refermée dans un claquement. Dix-neuf ans envolés dans un bruit sourd. Puis le pling impitoyable de l’ascenseur lorsqu’il arrive à notre étage et le raclement de la valise à roulettes sur le sol.
— Merde, je dis en entendant l’ascenseur redescendre.
Ma porte n’a aucune réaction. Sans réfléchir, je me lève et je me précipite sur le balcon.
— Attends! je crie en me penchant au-dessus de la balustrade. Ne me laisse pas ! J’ai dit quelque chose de mal ? Je peux changer, je te le jure ! Donne-moi une dernière chance !
Mon hurlement fait sursauter un couple de passants qui lève la tête vers moi. Une partie de moi se dit que mon comportement n’est pas très convenable. Mais je m’en fous. La personne à la valise s’est arrêtée elle aussi. Elle se retourne.
— Haha, maman, dit Emma, ma fille, le soleil de ma vie, le centre de mon existence, qui en ce moment est en train de me quitter.
Elle aussi lève la tête vers moi et le balcon comme si elle nous voyait pour la dernière fois. Je pourrais jurer qu’il y a une pointe de nostalgie dans son regard.
Elle me ressemble mais dans une version plus déterminée. Elle a mes cheveux bouclés et indisciplinés, mais, à elle, ça lui donne une allure d’aventurière et de femme libre. Ils sont le prolongement de l’énergie rayonnante qui émane d’elle, constamment en route pour des directions variées.
— Mais maman, je ne suis même pas arrivée à l’arrêt de bus, répond-elle en haussant les épaules.
— Je me disais que tu avais peut-être changé d’avis et que tu voulais que j’aille à Karlskrona avec toi ? je suggère. — Pour que tu puisses m’accompagner à la fac le premier jour et t’assurer que j’ai bien pris tous mes livres ?
— Pourquoi pas ?
— On est dimanche. Demain tu travailles.
Je me penche encore au-dessus de la balustrade. Le soleil est sur le point d’apparaître derrière l’immeuble d’en face, de l’autre côté de la rue. Si ça n’avait pas été le jour du déménagement d’Emma, ce dimanche aurait été sublime. Mais peut-être n’est-ce pas trop tard.
— J’ai besoin de vacances. Il me reste quelques jours de congé à prendre.
— Bien sûr. Tu veux partir comme ça sans prévenir et laisser le pauvre Roger seul avec ses mises en place de pâtes. Roger c’est mon chef. Il a un avis très tranché sur l’importance de la mise en place des produits dans les rayons. Je ne peux pas dire que le commentaire d’Emma rende mon existence plus légère.
— J’ai entendu dire que Karlskrona est magnifique en août, je déclare.
— Tu y es déjà allée. Tu sais très bien qu’il n’y a rien à voir dans cette ville, à part les rues pavées de galets.

 Challenge Voisins, Voisines
voisins voisines 2016
Suède

Déjà lu du même auteur :

102696527 (1) La Bibliothèque des cœurs cabossés

17 juin 2016

L'épine du passé - Candice Renoir

L_epine_du_passe_hd Michel Lafon - mai 2016 - 267 pages

Quatrième de couverture :
La vie d'expat à Singapour est loin de bien se passer pour Candice : trois ans après une arrivée en fanfare, l'ancienne policière du 36, quai des Orfèvres se sent prisonnière d'une cage dorée. À la tête d'une nombreuse marmaille et délaissée par un mari qui passe sa vie à travailler, elle s'ennuie ferme et se retrouve au bord de la dépression. Jusqu'au jour où elle se met à recevoir anonymement des fleurs et plantes magnifiques. Très vite, Candice réalise que les mystérieuses livraisons font référence à son propre passé et sont porteuses de messages de plus en plus inquiétants. Flic un jour, flic toujours... La jolie blonde a beau passer pour folle auprès de ses proches, elle se fie à son instinct et décide de mener l'enquête. L'heure n'est plus à la vie de desperate housewife, Candice a intérêt à retrouver ses réflexes de la PJ si elle ne veut pas voir sa photo à la rubrique faits divers des journaux... Épaulée par le séduisant Domenico, la charmante et gaffeuse super-maman va semer la zizanie dans l'ordre singapourien pour découvrir qui se cache derrière ces cadeaux fleurant bon le terrible parfum de la vengeance.

Auteur : Candice Renoir, commandant de choc pour France 2, lève le voile sur les raisons de son retour en France et sa réintégration dans la police.

Mon avis : (lu en juin 2016)
J'aime beaucoup la série télévisée Candice Renoir que je suis depuis quatre ans. Lors d'un Masse Critique de Babelio, j'ai découvert l'existence de ce livre et j'avais hâte de suivre une enquête inédite de mon héroïne favorite...
Le contexte est différent de celui de la série télévisée car elle se déroule avant le début de la série, à Singapour, alors qu'elle était simple mère de famille suivant son mari expatrié... 
Sa vie d'expatriée lui pèse, elle s'ennuie, ses enfants sont à l'école, son mari est très pris par son travail et son inactivité la fait déprimer... Et voilà que Candice reçoit des bouquets de fleurs anonymes... L'ancienne commandante de police, ne peut pas s'empêcher de mener son enquête avec l'aide de ces amis expats Sophie, Bertrand et Dominico... 
Voilà une lecture distrayante et prenante, l'intrigue est bien construite, le lecteur se prend au jeu et j'ai retrouvé l'esprit de la Candice de la série, fantaisiste, pleine d'humour, mère de famille débordée mais enquêtrice pleine de ressources...
Une petite remarque : dans la série les jumeaux sont prénommés Martin et Léo, dans le livre Léo est devenu Théo...
Si vous ne connaissez pas la série, vous découvrirez Candice avec cette enquête qui nous fait découvrir la ville de Singapour et les dessous de la vie de femme d'expatrié. Et vous aurez peut-être envie de découvrir cette série policière assez atypique.
Si vous connaissez et aimez la série, c'est l'occasion d'en savoir plus sur la vie de Candice avant son arrivée au commissariat de Sète...

Extrait : (début du livre)
En silence, je déballe le contenu du colis posé sur mon lit avec l’attention qu’il mérite. Je ne trouve pas de mots assez justes pour décrire la splendeur qui se déploie sous mes yeux. De ma vie, je n’ai jamais porté une telle merveille. Élégante, sexy, cette longue robe fourreau, ornée de perles scintillantes et d’une traîne aérienne, est travaillée dans les moindres finitions. Subtilement provocatrice, elle s’autorise un décolleté aussi osé sur la poitrine que dans le dos, dévoilant une chute de reins qui n’a rien à envier à Mireille Darc dans Le grand blond avec une chaussure noire. Sans me soucier de savoir de quel grand couturier elle est signée, je la mets contre moi pour l’admirer dans le miroir de notre chambre conjugale. En toute modestie, j’ai l’impression que la robe a été dessinée et cousue pour moi. J’attrape mon sac doré que je glisse négligemment sur mon épaule afin de donner une touche de fantaisie à ma tenue. Le menton relevé, l’air un peu arrogant, j’ai la sensation fort agréable d’être une femme fatale, une véritable James Bond Girl. Un court instant seulement…
– Oh my God, on dirait un sapin de Noël !
Emma – qu’à cet instant précis, je regrette amèrement d’avoir mise au monde il y a quatorze ans – vient de me rejoindre dans la chambre, suivie de Laurent, mon mari, amusé par la réflexion de sa fille.
– Ne l’écoute pas ! Tu es sublime, elle te va à ravir, tente-t-il de me rassurer. Par contre, le sac doré avec la robe, je ne suis pas sûr…
– C’est le seul que j’aie, je l’interromps sèchement, un poil vexée. Je te rappelle que nos valises ne sont toujours pas arrivées à Singapour.
– Ne te fâche pas ! Sac ou pas sac, tu seras de toute façon la plus belle ce soir.
Laurent s’approche et me prend dans ses bras.
– Merci chéri ! La robe est sublime.
– Tu remercieras ma patronne. C’est elle qui l’a choisie et l’a fait livrer ici quand je lui ai raconté nos malheurs avec nos bagages. Elle tenait absolument à ce qu’on soit présents pour la grande inauguration du bureau de BigEyes Security à Singapour.
– D’ailleurs, on les aura quand, nos bagages ? nous coupe Emma, qui s’est allongée sur notre lit. Ça me saoule, je m’ennuie ici. J’ai même pas d’ordi pour skyper.
– Les valises sont restées en transit à Hong Kong, mais seront normalement là demain, la rassure tant bien que mal son père.
– Un peu de patience, ma chérie, j’enchéris doucement pour faire contrepoids au ton ronchon de mon ado, en plein dans  la fleur de l’âge.
– C’est facile pour vous ! Vous vous cassez à une soirée de gala pendant que nous, on va se faire chier dans un appart vide.
– S’ennuyer ! je la corrige. Ce n’est pas non plus le bagne, ici. On a un jeu de cartes si tu veux jouer avec tes frères et profitez-en pour faire connaissance avec Dong Mei.

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