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A propos de livres...

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26 septembre 2012

Le ciel tout autour – Amanda Eyre Ward

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Buchet Chastel - mars 2005 - 322 pages

J'ai Lu - août 2006 - 253 pages

Quatrième de couverture :
" La nuit allongée dans sa cellule, la télé éteinte, les bruits enfin calmés, elle repense à ce soir-là, sur la véranda. Elle tente de se convaincre qu'elle l'a vraiment vécu. Elle compte les minutes qu'il lui reste à vivre. Le 25 août est dans soixante-deux jours 89 280 minutes. "
Karen a vingt-neuf ans et elle attend son exécution dans le couloir de la mort d'une prison du Texas où les touristes affluent pour l'événement.
Célia, la veuve d'un des hommes que Karen a assassinés, ne parvient pas à se remettre de la mort de son mari. Cinq ans après, elle ne pardonne pas mais décide d'écrire à la coupable...
Franny, jeune médecin originaire du Texas, quitte New York pour rejoindre sa région natale et trouver peut-être un sens à sa vie.
Trois destins entremêlés dans un roman qui évoque l'univers carcéral féminin avec émotion et humanité. Inoubliable.

 

Auteur : Amanda Eyre Ward est née à New York eu 1972. Elle est également l'auteur de "A perte de vue" en 2006.

Mon avis : (lu en septembre 2012)
C’est la blogosphère qui m’a donné envie de découvrir ce livre. La thématique n’est pas très gaie, car l’histoire se passe en partie dans le Couloir de la mort de la prison de femmes de Gatestown au Texas. Il y a trois femmes, trois voix, trois destins.
Karen est une tueuse en série, depuis cinq ans, elle attend son exécution, celle-ci est programmée pour le 25 août, dans 62 jours. Karen est atteinte du sida et elle partage son quotidien avec d'autres condamnées à mort.
Celia est la veuve d'une des victimes de Karen, bibliothécaire depuis la disparition de son mari, elle vit mécaniquement, dans la colère, dans la dépression, se refusant un avenir possible.
Franny est la nièce du médecin de la prison. Après le décès des ses parents alors qu'elle avait six ans, c'est son oncle qui l'a élevée. Elle est devenue médecin à New-York et après la mort d'Anna, une jeune patiente dont elle s'occupait, elle est en plein doute sur sa vie, son métier, son couple.
Tout au long du livre, lecteur voit évoluer ces trois femmes, découvre la réalité carcérale et est appelé à réfléchir sur le pardon, sur la peine de mort et les exécutions aux États-Unis.
Dans ce livre, il se dégage beaucoup d'humanité, les personnages sont très attachants et émouvants. Une très belle découverte.

Autre avis : Sandrine

Extrait : (début du livre)
Le mercredi, elles se préparent pour la fiancée de Satan, qui doit arriver après le déjeuner. Elles commandent une lampe et une radio à l'intendance, sur le compte de Tiffany. Karen fait le lit dans la cellule vide et met des draps propres. Toutes les femmes du Couloir de la Mort, qui utilisaient la cellule comme espace de rangement, en ont retiré leurs affaires personnelles pour permettre à la Fiancée de Satan de repartir du bon pied.
Tout en secouant le drap avant de bien le lisser sur le matelas, Karen se souvient du soulagement qui l'avait envahie lorsqu'elle avait découvert sa cellule : vide, propre, sentant l'ammoniaque. C'était il y a près de cinq ans.
Tiffany prend deux livres sur l'étagère, Femmes meurtrières et La Gymnastique de Jane Fonda. Elle les pose à côté du lit de la nouvelle. « Voilà », dit-elle. 

Quatre heures et demie du matin. Le petit déjeuner est terminé ; la longue matinée va s'étirer jusqu'au repas de midi. Tiffany se tient devant la cellule vide, un bras maigre passé autour de son ventre, l'autre contre son menton. « Je devrais peut-être lui dessiner quelque chose ? C'est tellement triste, cette cellule.
- Laisse tomber, dit Karen.
- Mais c'est sinistre », insiste Tiffany. Elle secoue la tête, et ses cheveux, coiffés à la Farrah Fawcett, se remettent parfaitement en place. Sous son survêtement, ses membres sont solides. Dans sa cellule, elle sautille, fait des abdos et des pompes. Tous les jours, à la promenade, elle arpente la petite cour grillagée, creusant un sillon en forme de huit dans la poussière. Elle croit à sa libération, et ne tient pas en place. Karen reconnaît cet espoir aigu, qui irrite comme un gravier dans la chaussure, quand on se rend compte du temps qui passe et de tout ce qui vous manque au-dehors. Lorsqu'on abandonne l'espoir, une paix sourde, engourdissante, prend le relais.
« Laisse tomber », répète Karen.

 

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34/50 : Texas

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Le mois américain

 

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25 septembre 2012

Là où j'irai - Gayle Forman

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Oh ! Editions - novembre 2010 - 281 pages

Pocket - novembre 2011 - 238 pages

Pocket jeunesse - novembre 2011 - 242 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Marie-France Girod

Titre original : Where she went, 2010

Quatrième de couverture :
Il y a trois ans, il l’a suppliée de rester. À tout prix. Et Mia est sortie du coma. Pour quitter Portland, peu après, pour le quitter 
lui. C’était le prix à payer. Et la voilà de nouveau en chair et en os. Ce soir, Carnegie Hall est à guichets fermés. Tout New York est venu admirer sa virtuosité au violoncelle. Et Adam s’est glissé dans la salle. Lui, la rock star à la vie dissolue, pourchassé par les paparazzis, il tremble… Souvenirs et mélodies affluent – retrouvailles en si majeur…

Auteur : Gayle Forman vit à Brooklyn avec son mari et leurs filles. Ses livres, tous des best-sellers, sont traduits dans le monde entier.

Mon avis : (lu en septembre)
"Là ou j'irai" est la suite de "Si je reste", nous avions laissé Mia et Adam qui se séparaient pour cause d'études et nous les retrouvons dans des vies bien différentes même si l'un et l'autre ont réussi dans leur domaine. Mia, violoncelliste virtuose, joue maintenant à Carnegie Hall et Adam est devenu une rock star traquée par la presse et les fans.
Un peu par hasard, ils vont se retrouver à New-York et faire une longue balade dans la ville dans des lieux insolites. C'est romantique et poétique, cela se lit facilement. C'est sans prétention. Un moment de lecture détendant et sympathique.    

Merci Azilis pour ce livre offert lors du Swap Anniversaire organisé par Hérisson 

Extrait : (début du livre)
Chaque matin, en m'éveillant, je me dis : Ce n'est qu'une journée, vingt-quatre heures à passer. Je ne sais plus ni quand ni pourquoi j'ai pris l'habitude de cet encouragement quotidien. On dirait l'une des douze étapes de ces groupes d'Anonymes, dont je ne fais pourtant pas partie. Encore qu'à lire les âneries qu'on écrit sur moi, on pourrait penser que je devrais. Je mène le genre de vie devant lequel beaucoup bavent d'envie. Et malgré tout, j’éprouve le besoin de me rappeler la durée d’une journée, pour me persuader que si j’ai réussi à passer celle de la veille, j’irai au bout de la prochaine.
Après mon petit mantra, je jette un coup d'oeil à la pendulette minimaliste posée sur la table de nuit de l'hôtel. Elle indique 11h47, autrement dit l'aube, pour moi. La réception m'a déjà téléphoné deux fois pour me réveiller et notre manager, Aldous, a pris le relais, poliment, mais fermement. La journée qui m'attend n'a peut-être que vingt-quatre heures, mais elle s'annonce bien remplie. 

 

Déjà lu du même auteur : 

si_je_reste_ Si je reste 

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34/50 : Arizona
Bryn la petite amie d'Adam est originaire d'Arizona

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Le mois américain

Challenge New York en littérature
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  Challenge Objectif PAL Swap
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12/38

drame 
Baby Challenge - Drame Livraddict : 12/20

23 septembre 2012

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [93]

BANNIR
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ?

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A découvert - Harlan Coben 
Une seconde vie – Dermot Bolger 
La patiente – Jean-Philippe Mégnin

Je suis allée au Festival America : vendredi et samedi

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Le ciel tout autour – Amanda Eyre Ward
Le journal d'Anne Frank

Que lirai-je cette semaine ?

Bois sauvage - Jesmyn Ward (partenariat)
Le vendeur de saris - Rupa Bajwa

Bonne semaine et bonne lecture. 

23 septembre 2012

Festival America - la suite...

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Conquise par ma visite du Vendredi après-midi, j'ai décidé d'y retourner pour la journée de Samedi avec un rendez-vous avec Valérie qui passe le week-end sur Vincennes...

Elle avait choisi de commencer par aller voir un Forum des écrivains sur le thème "Le rôle de l'écrivain" avec comme invités Russel Banks, Louise Erdrich, John Freeman, Nicole Krauss et Luis Sepúlveda. J'ai donc décidé d'y aller la retrouver et comme nous étions arrivés bien en avance, nous avons eu l'occasion de bavarder une bonne heure avant que le Forum des écrivains commence.
C'était la première fois que nous nous rencontrions "en vrai", le contact s'est fait spontanément comme si nous nous connaissions depuis toujours... Un moment très sympa !

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Russel Banks                                         Louise Erdrich

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John Freeman                          Nicole Krauss 

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Luis Sepúlveda

Forum des écrivains sur le thème "Le rôle de l'écrivain" :
Quelle chance de rencontrer quatre écrivains que j'ai eu l'occasion de lire et de les entendre parler de leur façon d'écrire, de raconter des histoires, d'être des citoyens et des écrivains... 

Ensuite, j'ai passée l'après-midi dans la salle des fêtes de la Mairie où j'ai trouvé une place autour d'une petite table au premier rang pour 3 Café des Libraires. Animé par Maëtte Chantrel, autour d'un thème, les auteurs sont interrogés par un libraire sur leur livre.

 

Le premier Café des Libraires sur le thème "D'autres vies que la leur" avec comme invités prévus Dave Eggers, Percival Everett et William Ospina. Je connaissais seulement Dave Eggers qui malheureusement a fait faux bond au festival.
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William Ospina (Colombie)        et            Percival Everett (États-Unis) 

 

Le deuxième Café des Libraires sur le thème "Drôles de couples"
avec comme invités Louise Erdrich, Jorge Franco et Adam Foss.
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Louise Erdrich (États-Unis)                                  Adam Foss (États-Unis) 
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Jorge Franco (Colombie)

 

Le troisième Café des Libraires sur le thème "La vie n'est pas si grave"
avec Jonathan Dee, Fernanda García Lao, Rebecca Makkaï et Alan Pauls
 
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Jonathan Dee (États-Unis)                       Fernanda García Lao (Argentine)
 
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Rebecca Makkaï (États-Unis)                                  Alan Pauls (Argentine)

 

Ensuite, j'ai refait un petit tour du Salon du Livre où quelques d'auteurs dédicaçaient...

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João Almino (Brésil)                     Teju Cole (États-Unis) 

Un seul regret pour ce Festival America, c'est mon faible niveau  en anglais qui ne m'a pas permis de communiquer avec un auteur. J'ai juste pu dire un faible "Thank you very much" à Louise Erdrich après avoir obtenu un signature sur mon livre...

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22 septembre 2012

Festival America - quelques photos

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Comme prévu, j'ai passé l'après-midi à Vincennes au Festival America, 

Mes premières photos :

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Salle des Fêtes de la Mairie de Vincennes, pour l'Ouverture du Festival America (15h à 16h)
avec Toni Morrison. Il y avait beaucoup de monde...

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C'était une interview autour de son nouveau livre "Home", 
c'était très intéressant (avec traduction), surtout que je l'ai lu il y a peu.

Vidéo : Café des Libraires avec Toni Morrison
(Vendredi 21 Septembre 2012)

 

 

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Débat sur le thème Zones d'ombres (16h à 17h)
avec Michael Christie (Canada), Eduardo Antonio Parra (Mexique)
Felipe Becerra Calderon (Chili) et Philipp Meyer (Etats-Unis), 
Ils ont écrit des livres sur les exclus de notre société.

Ensuite, j'ai eu le temps de faire un petit tour au Salon du Livre.

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Luis Sepúlveda (Chili)      Ángel Parra (Chili)    Eugenia Almeida (Argentine) 

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Juan Gabriel Vásquez (Colombie)

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Sergio Ramirez (Nicaragua) Eduardo Antonio Parra (Mexique)

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Marvin Victor (Haïti)

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Iain Levison (États-Unis)          Dinaw Mengestu (États-Unis)

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Darin Strauss Ruan (États-Unis)   Eric Miles Williamson (États-Unis)

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  Janet Skeslien Charles (États-Unis)

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 Samuel Archibald (Canada-Québec) Lucie Lachapelle (Canada-Québec) Michael Christie (Canada)           

 

et j'y retourne tout à l'heure...

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21 septembre 2012

La patiente – Jean-Philippe Mégnin

la_patiente Le Dilettante – août 2012 – 157 pages

Quatrième de couverture :
C’est l’histoire d’une femme qui ne dit rien. Et d’un homme qui tente de la comprendre. D’elle il sait très peu, elle sait tout de lui.
Quand enfin elle va se livrer, il le regrettera, mais il sera trop tard. C’est elle qui mène le jeu.
Après l’histoire d’un transfert amoureux en montagne pour son premier roman, voici celle d’un trio amoureux entre Paris et la Bretagne.

« On avait le sentiment d’être victimes d’une erreur. Ça ne nous paraissait pas possible, une histoire pareille. Inenvisageable ; et pourtant, c’était notre histoire. Et il fallait vivre avec. »

Auteur : Jean-Philippe Mégnin vil pas très loin de Besançon et tout près de sa femme et de leurs deux enfants. Quand il n'enseigne pas l'histoire des sciences, il se demande toujours ce qu'il préfère : écrire ou jouer du piano, Lascaux ou Soulages, le glacier du Géant ou le Quartier latin. Sans compter qu'il y a aussi la pointe du Raz... 

Mon avis : (lu en septembre 2012)
Tout d’abord, je trouve très belle la couverture de ce livre.
Le narrateur est gynécologue à Paris. La patiente est bien mystérieuse, la première fois qu’elle vient le consulter, il a un drôle de sentiment, comme un malaise. Il sent que cette femme n'est pas une patiente comme les autres…
Je n’en dévoile pas plus car ce livre est très court et je l’ai lu d’une traite.
L’intrigue est captivante, le livre dégage une forte tension, le style est très efficace et j’ai beaucoup aimé !

Autre avis : Sandrine

Extrait : (début du livre)
C'est dès le premier échange de regards que j'ai compris que ce ne serait pas une patiente ordinaire.
La chaîne stéréo dissimulée dans le placard mural diffusait doucement les Suites pour violoncelle, et elle m'a regardé sans sembler me voir, comme si Bach à ce moment-là était plus présent dans la pièce que moi.

Sa tenue, son attitude, cadraient pourtant à la perfection avec mon salon d'attente plutôt distingué de la place Saint-Sulpice ; elle avait cette classe naturelle des femmes qui sont élégantes sans sembler se soucier de l'être, et qui s'inscrivait idéalement dans ce décor que j'avais voulu à la fois rassurant et original.

Malgré cela, sa seule présence a tout de suite éveillé chez moi une sensation obscure, un sentiment d'insécurité diffus mais palpable, comme une brume matinale.
Je ne saurais dire pourquoi j'ai eu cette impression. Je me suis demandé si elle était partagée par les autres personnes présentes dans la pièce. Je ne crois pas. C'est moi qui étais troublé, et qui m'en voulais d'être troublé. Moi seul.

Je savais que je ne l'avais jamais vue; de retour à mon bureau, j'ai jeté un coup d'œil rapide à la page du jour dans mon agenda, pour y voir son nom : Camille D. Pas plus que son visage ce nom ne m'a dit quoi que ce soit. Une inconnue, adressée par une amie ou par un autre médecin; rien là que de l'ultracourant, et pourtant...
Et pourtant ce sentiment d'insécurité, qui ne m'a plus quitté pendant les deux rendez-vous qui ont précédé le sien.
Je suis resté très professionnel, bien sûr. Très disponible. En apparence.
Mais je ne pouvais pas m'empêcher de penser à cette femme qui m'attendait. À ce regard à la fois lumineux et indifférent.

Quand son tour est arrivé, je n'ai pas eu besoin de prononcer son nom; abandonnant Bach, elle m'a souri en se levant dès que j'ai eu ouvert la porte.
Je me suis effacé pour la laisser traverser le hall et pénétrer dans mon bureau, en face.

Je l'ai priée de s'asseoir et j'ai fait mine de chercher dans mon classeur un dossier à son nom.
- Ne cherchez pas, docteur ; nous ne nous connaissons pas encore. C'est la première fois que je viens vous voir.
Je le savais, mais sans m'expliquer pourquoi, j'éprouvais le besoin de ce genre de geste. Je me rassurais. 

Challenge 1% Littéraire 2012
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4/7

20 septembre 2012

Festival America - Vincennes (94)

 Ce week-end, destination l'Amérique !
Du 20 au 23 Septembre à Vincennes

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 (En cliquant sur l'une ou l'autre image, vous avez un lien vers le site très complet du festival !) 

 Je vais essayer de m'y rendre vendredi après-midi (je travaille pas très loin) 
et/ou pourquoi pas un autre jour du week-end...

 

20 septembre 2012

Une seconde vie – Dermot Bolger

une_seconde_vie Éditions Joëlle Losfeld - janvier 2012 - 256 pages

traduit de l'anglais (Irlande) par Marie-Hélène Dumas

Titre original : A Second Life, 2010

Quatrième de couverture :
Sean Blake réchappe de justesse à un accident de voiture à la  suite duquel il a été, pendant quelques secondes, déclaré cliniquement mort. A son réveil, bouleversé, Sean perçoit le 
monde tout à fait différemment, comme s'il débutait une nouvelle existence. Mais ce n'est pas la première fois que Sean voit sa vie modifiée. A six semaines, il a été retiré à sa mère, une jeune fille forcée par la société et l'Eglise de le laisser à l'adoption. Avec le sentiment d'être devenu étranger à sa femme et à ses deux enfants, et très certainement en premier lieu à lui-même, Sean décide de partir à la recherche de cette mère dont il ne sait rien. Avec beaucoup d'émotion et de sensibilité, Dermot Bolger nous entraîne dans une histoire particulière (déjà évoquée au cinéma dans le très émouvant Magdalene Sisters), celle de ces adolescentes irlandaises rompues et humiliées, dont le malheur se répercuta sur les générations futures.

Auteur : Dermot Bolger, né en 1959, est issu de la classe ouvrière du faubourg dublinois de Finglas. Il se consacre à l'écriture depuis 1980, et est considéré comme l'un des pairs de toute une génération d'écrivains irlandais. Un grand nombre de ses ouvrages a été traduit en français, dont Toute la famille sur la jetée du Paradis, paru aux Editions Joëlle Losfeld en 2008.

Mon avis : (lu en septembre 2012)
Dans la Note de l'auteur qui commence le livre, Dermot Bolger nous explique que ce livre est une deuxième version, son premier roman est paru en 1994 et celui-ci a été entièrement réécrit plus de quinze plus tard. Une seconde vie est l'histoire de la recherche d'un passé enfoui : le passé d'un homme, d’une femme et le  passé d'un pays.
Tout commence à Dublin avec un accident de la route et Sean Blake la victime, marié, père de deux jeunes enfants Benedict et Sinéad, survole la scène où il se voit mort. Finalement, Sean revient à la vie mais celle-ci a changé pour lui, cet accident l'a renvoyé à son passé. A l'âge de onze ans, Sean a appris qu'il était un enfant adopté. Devenu adulte, il a tout fait pour l'oublier, en particulier, il n'en a jamais parlé à Géraldine, sa femme.
Au même moment, à Coventry, Elisabeth est réveillé brutalement. Mariée à Jack, mère de trois filles, elle vit depuis plus de trente ans avec un secret. A l'âge de dix-neuf ans, elle a eu un petit garçon qui lui a été retiré à six semaines. Et depuis, il n'y a pas eu un jour où elle n'a pas pensé à son petit garçon. Elisabeth a toujours eu l'espoir de le revoir un jour.
Le thème de fond est donc l'adoption mais également le scandale en Irlande des couvents de la Madeleine. 
On peut diviser le livre en deux parties, dans la première Sean s’interroge sur le trouble qui l’envahi et qui l’empêche de vivre heureux avec sa femme et ses deux enfants. Il revient sur les souvenirs de son enfance et sur les images qu’il a vu durant son expérience de mort éminente. Cette première partie est un peu lente et parfois peu claire comme peut être l’état d’esprit de Sean qui se sent perdu… Doit-il oui ou non retrouver sa mère adoptive ? Comment va-t-elle l’accueillir ? Elle l’a abandonné bébé, peut-être l’a-t-elle complètement oublié ?
Dans la deuxième partie, Sean a pris la décision de partir à la recherche de sa mère et de prendre le risque de se faire rejeter. Il a besoin de comprendre l’histoire de sa mère pour comprendre sa propre histoire et pouvoir avancer dans sa vie. Cette partie est beaucoup plus rythmée et émouvante. Cette partie est bouleversante et Sean et Lizzy sont vraiment très attachants. Une très belle découverte ! 

Extrait : (début du livre)
Celui qui avait repeint l'ambulance avait oublié la bordure supérieure des portières. Vus d'en haut, les sillons écaillés de la carrosserie ressemblaient au lit d'une rivière asséchée. Le dessus du chapeau de l'ambulancier était  tacheté de poussières et de pellicules et, quand il releva la tête de ma poitrine, je vis mon visage tourné vers le ciel, strié de sang. Les deux arbres séculaires qui surplombaient le portail du Jardin botanique avaient perdu leurs feuilles. Pourtant, au milieu de leurs profondeurs, un merle appelait.
Depuis combien de temps ne m'étais-je pas senti aussi serein ? Les insignifiantes tracasseries du début de matinée, le service photo du magazine qui avait téléphoné pour me rappeler les échéances à respecter, mon fils de trois ans, Benedict, qui refusait de manger et se désintéressait petit à petit de ses cadeaux de Noël, me paraissaient lointaines. Seules quelques minutes s'étaient écoulées entre-temps, mais c'était comme si je n'avais plus eu le moindre rapport avec mon ancienne vie. Et, à mon grand étonnement, je n'éprouvais ni douleur physique, ni tristesse, ni impression de perte. Mais j'observais au-dessous de moi la scène de l'accident avec une insouciante désinvolture.
De la mousse obstruait les gouttières de l'immeuble au coin de la rue. Il y avait sur le toit des ardoises cassées qui provoqueraient des dégâts pendant l'hiver. Une jeune étudiante jeta un coup d'oeil à travers les rideaux en dentelle d'une lucarne. Tandis qu'elle se penchait pour observer les voitures bloquées dans les deux sens, je vis les ballons de fête dont elle avait scotché les ficelles sur la vitre et le haut de sa tête encore mouillée de la douche. Les automobilistes qui nous regardaient derrière leur pare-brise semblaient terriblement stressés. Où allaient-ils tous, en ces limbes de Noël et le jour de l'An, quand les bureaux et les usines étaient fermés ? J'étais désolé pour eux, car voici qu'ils se retrouvaient forcés de comtempler mon cadavre. Mais pas pour moi. Je ne ressentais vraiment aucune émotion particulière vis-à-vis de mon corps qui gisait à moitié hors de la voiture broyée, et à moitié dedans. 

 

 Grand_Prix_des_Lectrices_2013
Sélection roman
Jury Octobre

Challenge Voisins, voisines
voisin_voisines2012
Irlande

Challenge God Save The Livre
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19 septembre 2012

Swap "Be on my road" : colis dévoilé

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Voici comme promis le colis que j'ai finalement trouvé lundi soir
dans ma Boîte aux Lettres !

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J'ai eu le temps de faire quelques photos avant déballage !

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Dès l'ouverture, la destination des vacances de Mirontaine ne fait pas de doute !
LA BRETAGNE !

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Voici l'ensemble avant déballage !

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Voilà l'ensemble après déballage !

Et dans le détail...

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Les gourmandises :
un petit pot de miel de ronce
un pot de "Confits Purs" , kiwi mangue à la fleur d'oranger
du quatre-quart Breton
qui donnent l'eau à la bouche...
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Les surprises :
Un joli couvre-livre en tissu qui me permettra de protéger
ou de lire discrètement mes livres de poche  
(réalisé par l'association Dominos, un groupe de femmes
dirigé par Michele qui oeuvre pour les enfants hospitalisés) 
un petit bloc-notes toujours pratique
et un autocollant de Mam Goudig 
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Les livres :
Mirontaine a eu l'idée de faire des pauses dans les cafés librairies de Bretagne 
et de me rapporter des souvenirs de son périple, prospectus, cartes postales, marque-pages...
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Un classique que je ne connaissais pas : Matelots - Pierre Loti
Un livre de contes du monde entier : Gnomes, lutins et korrigans 
qui me promet un tour de France puis du monde avec "ces petites créatures"
Enola game - Christel Diehl : un roman vu sur la blogosphère et que je me réjouie de découvrir.

 

Un GRAND MERCI pour Mirontaine qui m'a concocté ce colis plein de surprises
et qui m'a permis de découvrir un coin de Bretagne (Nord Finistère) que connaît pas...
et qui promet de belles évasions avec mes futures lectures !

 

Merci également à Stephie qui a eu l'idée d'organiser ce Swap !
18 septembre 2012

A découvert - Harlan Coben

En librairie depuis le 6 septembre 2012

Lu en partenariat avec les éditions Fleuve Noir

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Fleuve Noir – septembre 2012 - 280 pages

Pocket jeunesse – septembre 2012 – 288 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Cécile Arnaud

Titre original : Shelter, 2011

Quatrième de couverture : 
L'année n'aurait pu s'annoncer plus mal pour Mickey Bolitar. Des événements tragiques l'obligent à vivre temporairement chez son oncle Myron, qu'il croit au moins en partie responsable de sa situation. En plus, Ashley, sa nouvelle petite amie, n'est pas venue en cours depuis des jours et ne donne plus signe de vie. Pire, à l'adresse ou elle habitait personne ne semble la connaître. Mickey, qui a déjà vécu trop de séparations douloureuses, refuse de se laisser faire encore une fois. 
Il découvre bientôt qu'Ashley n'était pas vraiment la jeune fille timide dont il était tombé amoureux et qu'elle fréquentait un milieu dangereux. Comme son oncle, Mickey est tenace et peu regardant sur sa propre sécurité, mais il ne s'attendait pas à ce que ses recherches ébranlent tout ce qu'il croyait savoir sur sa famille et mettent au jour une machination qui dépasse de loin tout ce qu'il pouvait imaginer. Mickey va avoir besoin d'aide... mais n'est-il pas déjà trop tard ? 

Auteur : Harlan Coben est le premier auteur à avoir reçu les trois prix les plus prestigieux en littérature policière aux États-Unis : l'Edgar Award, le Shamus Award et l'Anthony Award. Ses romans sont traduits dans plus de 40 pays et rencontrent un succès international phénoménal avec plus de 47 millions d'exemplaires vendus à travers le monde. Harlan Coben vit dans le New Jersey.

Mon avis : (lu en septembre 2012)
Harlan Coben se lance dans une nouvelle série destinée également aux adolescents et jeunes adultes. Ce n'est plus Myron Bolitar le personnage principal mais Mickey Bolitar, son neveu lycéen de quinze ans. Ce dernier a été contraint de vivre chez son oncle car son père est décédé depuis peu et sa mère est en cure de désintoxication. Il arrive donc dans un nouveau lycée en classe de seconde. Il s'est fait une amie Ashley Kent or celle-ci disparaît sans donner aucune nouvelle. Mickey décide donc de mener l'enquête... Deux camarades du lycée vont l'aider dans cette entreprise pleine de surprises : Spoon le fils du concierge du lycée et Ema, une camarade de lycée au look gothique...

L'écriture est fluide, phrases courtes, l'intrigue est rythmée, les personnages sont attachants.
Pourtant, l'histoire n'est pas vraiment originale et parfois peu crédible.
Un livre qui se lit facilement et avec lequel on passe un bon moment.

Merci à Jérémy et aux éditions Fleuve Noir pour m'avoir permis de découvrir ce livre.  

Extrait : (début du livre)
en ligne

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33/50 : New Jersey 

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catégorie "Même pas peur" : 7/12

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