05 août 2015

Dent d'ours - tome 3 - Werner - Yann et Henriet

9782800162904_1_75 Dupuis - mai 2015 - 48 pages

Quatrième de couverture :
25 avril 1945, un avion militaire allemand de reconnaissance arrive à se poser miraculeusement au coeur de Berlin, ville assiégée par les troupes russes. En émergent un haut gradé blessé et un pilote qui demandent à être conduits d'urgence au bunker d'Hitler. Ils en ressortent avec une mission aussi secrète que capitale pour le destin du IIIe Reich. Pour ce faire, le pilote, qui n'est autre que le Flugkapitän Hanna Reitsch, devra piloter l'aile volante révolutionnaire HO 229. Comme copilote, elle choisit Werner Zweiköpfiger, pilote presque aussi doué qu'elle et, accessoirement, pilote de l'US Air Force et espion américain dont la mission consiste à tuer Hanna ! Quinze ans plus tôt, Hanna, Werner et Max, un juif polonais, formaient un trio inséparable dont le rêve commun était de voler et qui s'était juré une amitié éternelle. Tout à la fois drame psychologique, aventure réaliste et histoire d espionnage, ce récit de Yann et Henriet se caractérise par le soin documentaire que les auteurs ont porté tant à la réalité historique qu'aux détails techniques des avions de la Seconde Guerre mondiale.

Auteurs : Yann Lepennetier, dit Balac ou Yann, est un auteur de BD. 
Après ses débuts dans la publicité et l’architecture, ce Marseillais s’est lancé dans la bande dessinée en 1974 en dessinant pour Spirou à Bruxelles où il habite désormais. 
Remercié par le journal pour dessins irrévérencieux, il avait noué des liens forts de franche camaraderie avec Conrad avec qui il a notamment réalisé les Innommables en 1980 et lancé la Tigresse blanche en 2005. 
Ses premiers scénarios l’avaient conduit dans l’univers de Franquin avec le Marsupilami en 1989 et de Gosciny avec Lucky Luke sans oublier son one-shot sur une aventure de de Spirou.
Il écrit depuis pour de nombreux dessinateurs comme Berthet (Pin Up, Yoni, les exploits de Poison Ivy), Simon Léturgie (Spoon White), Félix Meynet (les Eternels) avec ou encore Herval (Tiffany), René Hausman (Les Trois cheveux blancs, Le Prince des écureuils), Yslaire (Sambre), Joël Parnotte (Le Sang des Porphyre).
Sa production est très diversifiée, avec des séries humoristiques, voire la reprise de classique (Le Marsupilami, avec Batem, Lucky Luke, avec Morris, Kid Lucky avec Conrad (sous le pseudonyme commun Pearce) et Jean Léturgie). 
Sa série Narvalo dessinée par Erik Juszezak devrait voit son épilogue en 2008 avec un second tome en plus de 54 planches. Le Sang des Porphyres est prévu en 4 albums dont 2 sont parus. Son actualité est par nature riche. En 2008 il a sorti le 2ème tome de Tiffany et le 3ème des exploits de Poison Ivy.

Né le 15 février 1973, Alain Henriet nourrit dès son plus jeune âge ses appétits bédéphiles dans les Stranges qu'il achetait en occasion sur les marchés, mais également dans Mickey Magazine, puis dans diverses séries de chez Dupuis. Il s'inscrit à l'académie des beaux-arts de Liège. Ses premières publications arriveront à cette époque, il participera à l'aventure du magazine ''Brazil'' dans les trois numéros existants. 
À la même époque, toujours à l'académie de Liège, Alain gagne un concours de BD organisé par le journal de Spirou (deux planches publiées dans le numéro 3044), il se retrouve à jongler dans sa dernière année d’études entre la rédaction du journal (où il était en stage) et l'école. De là naîtront ses premières planches dans le journal de Spirou. 
En 1998, Alain est engagé à la rédaction de Spirou magazine comme correcteur et maquettiste. Il y travaille toujours, mais uniquement le mardi. C'est lors d'un festival qu'il rencontre Olivier Vatine. Celui-ci préfère la première version d'Une pizza à l'oeil à leur projet de S.F. Le soir même, ils décident de relancer la machine du tueur aux péripéties humoristiques. De là suivra la trilogie "John Doe "aux éditions Delcourt. La série finie, les protagonistes décident de prendre chacun leur envol. 
À cette même époque, Olivier Vatine cherchait un dessinateur pour la série "Golden Cup". Fort de leur collaboration sur John Doe, celui-ci propose la série à Alain. De là suivra la collaboration avec le scénariste Daniel Pecqueur et, par la suite, la rencontre avec Manchu (grand spécialiste de science fiction) pour les designs très réalistes des véhicules. 
Alain signera également avec les éditions Dupuis pour un album : "Pandora Box".
Aujourd'hui, il collabore avec Yann pour la série" Dent d'Ours" aux éditions Dupuis.

Mon avis : (lu en juillet 2015)
Ce troisième épisode clôture la fin du premier cyclede la série. La fin de la guerre est proche, en avril 1945, Hanna réussi à poser son avion de reconnaissance au coeur de Berlin, elle doit rencontrer le Fürher qui lui confie une mission capitale pour l'avenir du pays... 
Le scénario est toujours aussi palpitant, il y a toujours des flashbacks sur l'enfance d'Hanna, Max et Werner pendant la montée du nazisme qui donnent toute sa force et sa profondeur au récit. Ce dernier épisode du cycle nous réserve même en conclusion un retournement inattendu et surprenant...

Pour apprécier au mieux cette conclusion, il faudrait que j'emprunte de nouveau les 3 tomes de la série à la bibliothèque et les relire dans la continuité. (Il y a plus d'un et demi entre ma lecture du 1er tome et celui-ci, c'est un peu long pour tout apprécier...) 
Il reste à éclaircir de nombreuses zones d'ombre et cela augure de bonnes choses pour les futurs épisodes que je lirai certainement.

Extrait : 

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Déjà lu de la même série :

92014366 Dent d'ours - tome 1 : Max  9782800160078_1_75 Dent d'ours - tome 2 : Hannah

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03 août 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? [224]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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Les nuits de Reykjavik - Arnaldur Indridason 
Les amandes vertes, Lettres de Palestine - Anaële et Delphine Hermans


Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Un bonheur si fragile : L'engagement - Michel David (partenariat Babelio)

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Check-point - Jean-Christophe Rufin
Macadam - Jean-Paul Didierlaurent (partenariat Au Diable Vauvert)
Dans les eaux du lac interdit - Hamid Ismaïlov (partenariat Denoël)

Bonnes lectures et bonne semaine !

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01 août 2015

Bilan Challenge Voisins Voisines 2015

Après 7 mois, voilà un petit bilan chiffré du

Challenge Voisins Voisines 2015

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Nous sommes 15 participants actifs

Nous avons lu ensemble 108 livres (dont 102 différents)

Le livre le plus lu : 
par 3 lecteurs (Sharon, Canel, Aproposdelivres)

Teir Philippe - La Guerre d'hiver (Finlande)

 

Spécialistes...

Belgique : Argali (6 livres), Manika (5 livres)
Royaume Uni : Canel (6 = 3 Angleterre + 3 Ecosse)

 

Grands lecteurs :

Sharon : 18 livres 
Manika, Aproposdelivres : 14 livres 
Canel : 12 livres
Argali, eimelle : 8 livres
Ariane, Une ribambelle : 7 livres
Icath  : 6 livres
Céline : 5 livres
Lydie : 4 livres
Leshakili : 2 livres
Nadaël, monpetitchapitre, Passion culture : 1 livre

 

Nombre de pays visité : 21 pays
Albanie, Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, Grèce, Irlande, Islande, Italie, 
Norvège, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni (Angleterre, Ecosse), Russie, Suède, Slovénie, Suisse, Turquie, Ukraine

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Pays gagnants :

Angleterre (Royaume-Uni) : 28
Belgique : 16
Allemagne : 11

 

Grands voyageurs :

Sharon : 13 pays
Aproposdelivres : 8 pays
Canel, Icath, Une ribambelle : 7 pays
 

Challenge Voisins Voisines 2015 - Billet récapitulatif 
(pour y laisser vos liens)

 

Bilan chiffré du 31/07/2015

J'ai peut-être oublié de noter une ou plusieurs de vos lectures... 
N'hésitez pas à me signaler mes erreurs, elles seront rectifiées ultérieurement  !

 

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30 juillet 2015

Les nuits de Reykjavik - Arnaldur Indridason

les nuits de reykjavik Métailié - février 2015 - 260 pages

traduit de l'islandais par Eric Boury

Titre original : Reykjavíkurnætur, 2012

Quatrième de couverture : 
Erlendur le solitaire vient d'entrer dans la police, et les rues de Reykjavik dans lesquelles il patrouille de nuit sont agitées : accidents de la circulation, contrebande, vols, violences domestiques...
Des gamins trouvent en jouant dans un fossé le cadavre d'un clochard qu'il croisait régulièrement dans ses rondes. On conclut à l'accident et l'affaire est classée. Pourtant le destin de cet homme hante Erlendur et l'entraîne toujours plus loin dans les bas-fonds étranges et sombres de la ville. On découvre ici ce qui va faire l'essence de ce personnage taciturne : son intuition, son obstination à connaître la vérité, sa discrétion tenace pour résister aux pressions contre vents et marées, tout ce qui va séduire le commissaire Marion Briem.
En racontant la première affaire d'Erlendur, le policier que les lecteurs connaissent depuis les premiers livres de l'auteur, Arnaldur Indridason dépasse le thriller et écrit aussi un excellent roman contemporain sur la douleur et la nostalgie. De roman en roman, il perfectionne son écriture et la profondeur de son approche des hommes. Un livre remarquable.

Auteur : Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961. Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de cinéma. Il est l'auteur de romans noirs couronnés de nombreux prix prestigieux, publiés dans 37 pays.

Mon avis : (lu en juillet 2015)
Après mon excursion en Islande avec la lecture de Temps glacières de Fred Vargas, j'ai eu envie de lire le dernier livre d'Arnaldur Indridason. Cet épisode concerne les débuts d'Erlendur dans la police, il n'est pas encore commissaire mais un simple policier qui
 patrouille la nuit dans les rues de Reykjavik.
Un clochard, Hannibal, a été retrouvé noyé dans les tourbières non loin d'un pipeline où il avait trouvé refuge. L'enquête est vite faite, elle conclue à un accident et l'affaire est classée. Mais la mort d'Hannibal obsède Erlendur. Lors de ses rondes de nuits, il l'avait croisé plusieurs fois et une fois, ce dernier avait même laissé entendre que quelqu'un avait tenté d'incendier la cave où il habitait. Erlendur ne veut pas croire à un simple accident, il décide officieusement de mener sa propre enquête... Le lecteur découvre non seulement cette première enquête d'Erlendur, mais aussi le quotidien de ces simples flics avec les accidents de circulation, les bagarres, les états d'ivresse et les violences conjugales...
Je ne me suis pas rendue compte tout de suite qu'Erlendur n'avait qu'une vingtaine d'année, il est déjà aux prises avec ses démons et ses fantômes... Son caractère et ses intuitions sont déjà plein de promesses. Ce voyage au coeur de Reykjavik est réussi malgré des nuits froides et sombres. 

Extrait : (début du livre)
Les garçons tapotèrent l'anorak vert qui tournoya à la surface de l'eau, puis décrivit un arc de cercle avant de couler. S'aidant de leurs bâtons, ils le firent remonter et furent saisis d'effroi.
Ils vivaient dans le quartier de Hvassaleiti et habitaient les immeubles bordant le boulevard Miklabraut jusqu'au terrain vague de Kringlumyri. La partie nord de ce périmètre était une friche envahie d'angélique et de rumex à longues feuilles. La partie sud était quant à elle une tourbière encore toute lacérée d'entailles d'où les gens de Reykjavik avaient extrait des tonnes de tourbe pour se chauffer pendant la Grande Guerre. Le conflit mondial ayant entraîné une pénurie de combustible en Islande, on avait drainé le marais, tracé des chemins de terre et entrepris la plus importante extraction de tourbe de l'histoire. Cette activité avait occupé des centaines d'ouvriers qui extrayaient le combustible et le faisaient sécher avant de le livrer par tombereaux en ville.
A la fin de la guerre, avec la reprise des importations de charbon et de pétrole, on avait cessé de se chauffer à la tourbe. Les fosses, désormais emplies d'eau brunâtre, étaient restées en l'état pendant longtemps. Quand la ville s'était étendue vers l'est au cours des années 60 et 70, avec la construction des quartiers de Hvassaleiti et de Storagerdi, ces anciennes tourbières étaient devenues le terrain de jeu des enfants. Ces derniers confectionnaient des radeaux, naviguaient sur les mares les plus vastes et faisaient du vélo sur les nombreuses pistes cyclables aménagées sur les collines alentour. Quand le froid de l'hiver arrivait, ces mares se prêtaient parfaitement à la pratique du patin à glace.
Les trois garçons venaient de fabriquer un radeau tout neuf avec des planches glanées sur un chantier, qu'ils avaient soigneusement clouées à deux poutres transversales et enveloppées de plastique isolant. Le plancher de l'embarcation était constitué de bois de coffrage. Ils se propulsaient grâce à de longs bâtons qu'ils enfonçaient dans l'eau opaque, jamais bien profonde. Ils portaient des bottes en caoutchouc pour garder les pieds au sec. Il y avait souvent des gamins qui tombaient et se retrouvaient trempés jusqu'aux os, grelottant, mais tremblant surtout à l'idée de rentrer chez eux comme des naufragés et de se faire gronder par leurs parents.
Ils avaient avancé en douceur vers le boulevard Kringlumyrarbraut, veillant à rie pas trop tanguer pour que l'eau ne vienne pas submerger leur embarcation et ne les fasse pas tomber dans la mare. C'était tout un art, semblable à celui du funambule, qui nécessitait à la fois adresse et esprit d'équipe, mais avant tout du sang-froid. S'ils s'installaient trop près des bords, ils risquaient de chavirer. Les trois copains avaient donc pris tout leur temps pour trouver le point d'équilibre avant de quitter la rive.
La navigation se déroulait parfaitement. Satisfaits de ce nouveau radeau qui voguait joliment, ils avaient effectué quelques allers-retours sur la partie la plus profonde. La circulation ronronnait sur le boulevard Miklabraut, au nord de l'ancienne tourbière dont la limite sud était traversée par des canalisations d'eau chaude qui remontaient vers les grands réservoirs posés au sommet de la colline d'Öskjuhlid. Ce lieu constituait pour eux un autre terrain de jeu où ils trouvaient parfois des petites balles dures de la taille d'un oeuf. Ils s'étaient interrogés sur leur nature. Le père d'un des gamins leur avait dit que c'étaient des balles de golf, ajoutant que certains venaient sans doute pratiquer ce sport dans la zone déserte aux abords du pipeline. Cet endroit baptisé Golfskalatjörn, entre la colline d'Oskjuhlid et la tourbière de Kringlumyri, avait autrefois été le golf de Reykjavik. Cela dit, il doutait que les balles que les gamins avaient trouvées datent de cette époque.

Challenge Voisins Voisines 2015
voisins voisines 2015

Islande

Déjà lu du même auteur :

la_cit__des_jarres La Cité des jarres  la_femme_en_vert La Femme en vert 

la_voix La Voix l_homme_du_lac L'Homme du lac hiver_arctique Hiver Arctique 

 hypothermie Hypothermie la_rivi_re_noire La rivière noire betty Bettý 

la_muraille_de_lave La muraille de lave etranges_rivages Etranges rivages 

91768788 La cité des jarres 95359847 Le Duel

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28 juillet 2015

Les amandes vertes, Lettres de Palestine - Anaële et Delphine Hermans

les amandes vertes Warum - janvier 2011 - 120 pages

Quatrième de couverture :
Au printemps 2008, Anaële Hermans quitte la Belgique pour s'installer à Bethléem. Elle part y travailler comme volontaire auprès de jeunes Palestiniens. Pendant ce séjour, elle échange de nombreuses lettres avec sa soeur, Delphine, restée à Liège. Les deux soeurs se disent complémentaires : Anaële aime raconter des histoires, et Delphine dessine. Douze lettres composent cet album, au long duquel nous suivons Anaële de check-point en mariages, sur les plages d'Israël et sous les miradors, explorant ces deux mondes si proches et si lointains. Un témoignage intime, atypique et rafraîchissant.

Auteurs : Anaële & Delphine vivent en Belgique et font toutes deux de l'animation... L'une dans l'animation graphique (le dessin animé) et l'autre dans l'animation socio-culturelle.

Mon avis : (lu en juillet 2015)
Anaële et Delphine sont soeurs, l'une écrit, l'autre dessine. Lorsqu'Anaële est partie travailler 10 mois à Bethléem comme volontaire auprès de jeunes Palestiniens, elles ont eu l'idée de raconter ce séjour à travers des lettres qu'elles échangeaient entre la Palestine et la Belgique. Un témoignage intéressant sur le quotidien d'Anaële en Palestine, sur ses rencontres et sur son travail de Volontaire, sur la situation politique en 2008.

Ayant déjà déjà lu et beaucoup aimé Chroniques de Jérusalem de Guy Delisle, je n'ai pas pu m'empêcher de faire la comparaison entre les deux bandes dessinées et même si j'ai bien apprécié j'ai trouvé celle de Guy Delisle plus documentée. 

Extrait : 

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27 juillet 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? [223]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

temps glacières Couv_216607 Cette nuit

Temps glacières – Fred Vargas
Cet été-là - Jillian Tamaki et Mariko Tamaki 
Cette nuit, je l'ai vue - Drago Jancar


Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Les nuits de Reykiavik - Arnaldur Indridason
Un bonheur si fragile : L'engagement - Michel David (partenariat Babelio)

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Macadam - Jean-Paul Didierlaurent (partenariat Au Diable Vauvert)
Dans les eaux du lac interdit - Hamid Ismaïlov (partenariat Denoël)

Bonnes lectures et bonne semaine !

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25 juillet 2015

Cette nuit, je l'ai vue - Drago Jancar

Cette nuit Phébus - janvier 2014 - 240 pages

traduit du slovène par Andrée Lück-Gaye

Titre original : To noč sem jo videl, 

Quatrième de couverture :
Veronika Zarnik est de ces femmes troublantes, insaisissables, de celles que l'on n'oublie pas. Sensuelle, excentrique, éprise de liberté, impudente et imprudente, elle forme avec Léo, son mari, un couple bourgeois peu conventionnel aux heures sombres de la Seconde Guerre mondiale, tant leur indépendance d esprit, leur refus des contraintes imposées par l'Histoire et leur douce folie contrastent avec le tragique de l'époque.
Une nuit de janvier 1944, le couple disparaît dans de mystérieuses circonstances, laissant leur entourage en proie aux doutes. Qui était vraiment Veronika ? Quelle fut vraiment sa vie ? Que cachait-elle ?
Cinq proches du couple tentent alors de cerner l'énigmatique jeune femme et délivrent, par fragments, les nombreuses facettes de sa personnalité, et ainsi reconstruisent son histoire, celle de son mari et celle de la Slovénie. Une Veronika Zarnik est de ces femmes troublantes, insaisissables, de celles que l'on n'oublie pas. Sensuelle, excentrique, éprise de liberté, impudente et imprudente, elle forme avec Leo, son mari, un couple bourgeois peu conventionnel aux heures sombres de la Seconde Guerre mondiale, tant leur indépendance d'esprit, leur refus des contraintes imposées par l'Histoire et leur douce folie contrastent avec le tragique de l'époque.
Une nuit de janvier 1944, le couple disparaît dans de mystérieuses circonstances, laissant leur entourage en proie aux doutes. Qui était vraiment Veronika ? Quelle fut vraiment sa vie ? Que cachait-elle ?
Cinq proches du couple tentent alors de cerner l'énigmatique jeune femme et délivrent, par fragments, les nombreuses facettes de sa personnalité, et ainsi reconstruisent son histoire, celle de son mari et celle de la Slovénie. Une oeuvre polyphonique magistrale !

Auteur : Drago Jancar est né le 13 avril 1948 à Maribor en Slovénie. Après des études de droit, il devient rédacteur en chef du journal des étudiants, Katedra. Opposé au régime communiste et à ses gouvernants, il connaît la prison. Scénariste, puis éditeur, il se consacrera ensuite avec génie au roman et à la nouvelle avec des oeuvres telles que : L'élève de Joyce (2003), Aurore boréale (2005), Katarina, le paon et le jésuite (2009) et Des bruits dans la tête (2009).

Mon avis : (lu en juillet 2015)
J'ai décidé de découvrir ce roman grâce à la blogosphère et pour le Challenge Voisins Voisines... C'est la première fois que je lis un livre slovène !
C'est un roman construit comme un roman policier. Veronika et son mari Leo ont disparu lors d'une nuit de janvier 1944 dans des circonstances mystérieuses. Qui était Veronika, cette femme troublante, inoubliable ? Que c'est-il vraiment passé la nuit de sa disparition ? Ce sont cinq narrateurs qui se succèdent pour raconter cette histoire. 
En premier, il y a Stevo, un modeste officier de l'armée royale yougoslave, en 1937 il rencontre Veronika, grande bourgeoise slovène, libre, il est son professeur d'équitation, et devient son amant. Pour Stevo, Veronika quitte son mari et son statut social, ensemble ils se retrouveront au fin fond de la Serbie, loin de Ljubljana dans dans une petite ville de garnison. Et malgré leur amour, Veronika retournera bientôt auprès de son époux. Le deuxième narrateur est Mme Josipina, la mère de Veronika, depuis la fin de la guerre, elle vit seule : son époux est décédé, Veronika et son mari ont disparus cette fameuse nuit et elle voudrait comprendre. Puis c'est au tour du docteur Horst Hubermayer, médecin militaire allemand, invité et ami du couple disparu de faire son récit. Le quatrième narrateur, Jozi, est la gouvernante du manoir, elle était présente le soir de la disparition de ses patrons et pour finir c'est Ivan Jeranek, un paysan slovène employé au manoir, qui depuis l'invasion de la Slovénie par l'armée du Reich, appartient au maquis. Tour à tour, ils compléteront peu à peu l'histoire. Le lecteur découvre non seulement l'histoire de Veronika, mais également celle de son pays, de l'Europe centrale, durant la Seconde Guerre Mondiale. 
Un beau roman, à la fois dramatique et nostalgique qui dénonce l'absurdité de la guerre.

Extrait : (début du livre)
Cette nuit, je l’ai vue comme si elle était vivante. Après avoir traversé la baraque, elle s’est avancée entre les châlits où mes camarades respiraient calmement dans leur sommeil. Elle s’est arrêtée à ma hauteur, m’a regardé un moment l’air pensif, un peu absent, comme toujours lorsqu’elle ne pouvait pas dormir et qu’elle errait dans notre appartement à Maribor, elle s’est arrêtée devant la fenêtre, s’est assise sur le lit, puis elle est retournée vers la fenêtre. Qu’y a-t-il, Stevo? a-t-elle dit, toi non plus, tu ne peux pas dormir? Sa voix était sourde, grave, presque masculine, légèrement voilée, absente comme son regard. J’ai été surpris quand j’ai reconnu sa voix, si distinctement sienne, qui s’était perdue avec les années quelque part dans le lointain. Sa silhouette, je pouvais la faire réapparaître à tout moment, ses yeux, ses cheveux, ses lèvres, oui, son corps aussi qui s’était tant de fois écroulé, essoufflé, à mes côtés, mais je ne parvenais plus à entendre sa voix; quand on ne voit pas quelqu’un pendant longtemps, c’est sa voix qui disparaît la première, son timbre, sa couleur et son intensité. Il y a très longtemps que je ne l’avais pas vue, combien de temps? au moins sept ans, me suis-je dit. J’ai frissonné. Pourtant, dehors, c’était la dernière nuit de mai et le printemps touchait presque à sa fin, le printemps de cette terrible année 1945, et alors que tout annonçait déjà l’été, qu’il faisait chaud dehors, et que la chaleur des corps des hommes respirant et suant rendait l’air du baraquement presque étouffant, j’ai frissonné à cette pensée. Sept ans. Dans sept longues années, chantait autrefois ma Veronika, dans sept longues années, nous nous reverrons, quand elle était triste, elle chantait cet air populaire slovène qu’elle aimait particulièrement et elle me regardait du même air absent que ce soir, seul le Dieu du ciel sait quand sept années auront passé. J’aurais voulu lui dire, c’est bien que tu sois venue, même si c’est au bout de sept ans, Vranac est toujours avec moi, si tu veux le voir, j’aurais voulu lui dire, il est là-bas, derrière l’enclos, avec les chevaux des autres officiers, il a la vie belle, il peut courir dans la prairie, il n’a pas besoin de rester à l’écurie, il est en bonne compagnie, même si ta main lui manque à lui aussi… comme elle me manque à moi, c’est ce que j’aurais voulu lui dire, mais ma voix est restée dans ma gorge, un son gargouillant et sourd est sorti de ma bouche à la place des mots que je voulais prononcer. J’aurais voulu lui dire, je pensais que tu vivais dans un manoir au milieu des montagnes slovènes, est-ce que tu montes un peu dans les environs? J’ai tendu la main pour toucher ses cheveux, mais elle a reculé, je vais m’en aller maintenant, a-t-elle dit, tu sais bien, Stevo, que je ne peux pas rester. Je savais bien qu’elle ne pouvait pas rester, tout comme elle n’avait pas pu rester il y a sept ans, quand elle avait quitté pour toujours notre appartement de Maribor; si elle n’avait pas pu rester là-bas, comment aurait-elle pu rester ici, dans la baraque d’un camp de prisonniers, parmi les officiers de l’armée royale endormis sur qui veillait, accrochée au mur, près de la porte, la photographie d’un jeune roi en uniforme de lieutenant de la garde, la main posée sur son sabre, la photographie d’un roi dépossédé de son royaume au milieu de ses fidèles sujets dépossédés de leur patrie. À ce moment-là, un cheval a henni bruyamment, je suis presque sûr que c’était Vranac, peut-être était-elle passée le voir lui aussi, avant de partir pour toujours, peut-être était-ce de joie quand il l’avait sentie à proximité, quand elle avait probablement, comme elle le faisait toujours, posé sa main sur ses nasaux en disant, Vranac, maintenant je vais te seller. 

Challenge Voisins Voisines 2015
voisins voisines 2015
Slovénie

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24 juillet 2015

Cet été-là - Jillian Tamaki et Mariko Tamaki

Couv_216607 Rue de Sèvres - avril 2014 - 317 pages

Quatrième de couverture :
Rose et Windy se connaissent depuis l’enfance. Elles se retrouvent chaque été au lac Awago où leurs familles louent des cottages. Cet été là, elles ont 13 ans et 11 ans et demi, passent leurs journées à se baigner, à faire des barbecues en famille et regardent des films d’horreur en cachette. Mais surtout, elles partagent les mille questions de l’entrée dans l’adolescence. Une étroite différence d’âge, suffisante à cet étape charnière pour que leurs préoccupations diffèrent : Rose suit avec beaucoup d’intérêt les démêlés d’un groupe d’ados plus âgés, Windy aime encore jouer. Chacune d’elle se débat en parallèle avec ses problématiques familiales. Une plongée toujours fine et juste dans l’adolescence.

Auteurs : Mariko Tamaki est une romancière et musicienne canadienne. Outre Skim, célèbre roman graphique qu'elle avait déjà co-écrit avec Jillian Tamaki, elle a aussi publié des essais et des oeuvres de fiction, dont le roman pour jeunes adultes (You) Set Me on Fire. Son court-métrage, Happy 16th Birthday Kevin, a été diffusé pour la première fois au festival Inside Out de Toronto en mai 2013.
Jillian Tamaki est une illustratrice et dessinatrice canadienne installée dans le quartier de Brooklyn, à New York. Elle est l'auteur de deux livres dont Skim, avec Mariko Tamaki, et de la bande dessinée SuperMutant Magic Academy diffusée en ligne.

Mon avis : (lu en juillet 2015)
Rose et Windy se retrouvent chaque année pour les vacances d'été au lac Awago. Leurs familles respectives louent des petites maisons. Cet été là, Rose a 13 ans et Windy 11 ans, elles sont très complices et passent leurs vacances en échappant aux parents... Baignades, ballades et jeux sont leurs activités préférées, elles visionnent également des films d'horreur en cachette ! Elles sont à des âges charnières et leurs intérêts et questionnement ne sont plus toujours en phase. Rose est devenue une jeune adolescente qui commence à s'intéresser aux activités d'adolescents plus âgés, elle est aussi troublée par le comportement de ses parents, sa mère est déprimée. Windy, 11 ans, est encore une enfant attirée par les jeux ou les bonbons et les glaces... 
Des sujets importants comme les relations entre adolescents, l'éveil à la sexualité, les relations parents-enfants ou la dépression sont traités avec délicatesse. 
Les dessins en noir et blanc sont très réussis et les textes très justes et sensibles. Un très joli moment de lecture !

Extrait : 

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22 juillet 2015

Temps glaciaires – Fred Vargas

temps glacières Flammarion - mars 2015 - 497 pages

Quatrième de couverture :
"Adamsberg attrapa son téléphone, écarta une pile de dossiers et posa les pieds sur sa table, s'inclinant dans son fauteuil. Il avait à peine fermé l'oeil cette nuit, une de ses soeurs ayant contracté une pneumonie, dieu sait comment. La femme du 33 bis ? demanda-t-il. Veines ouvertes dans la baignoire ? Pourquoi tu m'emmerdes avec ça à 9 heures du matin, Bourlin ? D'après les rapports internes, il s'agit d'un suicide avéré. Tu as des doutes ? Adamsberg aimait bien le commissaire Bourlin. Grand mangeur grand fumeur grand buveur, en éruption perpétuelle, vivant à plein régime en rasant les gouffres, dur comme pierre et bouclé comme un jeune agneau, c'était un résistant à respecter, qui serait encore à son poste à cent ans. Le juge Vermillon, le nouveau magistrat zélé, est sur moi comme une tique, dit Bourlin. Tu sais ce que ça fait, les tiques ?".

Auteur : Fred Vargas est née en 1957, il s'agit là de son nom de plume pour l'écriture de romans policiers. Passionnée d'archéologie, pendant toute sa scolarité, elle ne cesse d'effectuer des fouilles. Elle suit des études d'histoire, s'intéresse premièrement à la Préhistoire puis choisit d'orienter son parcourt sur le Moyen-Âge. Fred Vargas a quasiment créé un genre romanesque : le Rompol. Avec 13 romans à son actif, tous parus aux Éditions Viviane Hamy, elle a été primée à plusieurs reprises notamment pour Pars vite et reviens tard qui se voit récompensé du Grand Prix des Lectrices de ELLE en 2002, du Prix des libraires et du Deutscher Krimipreis (Allemagne). Fred Vargas a su créer des personnages étonnants et attachants. Le plus célèbre des commissaires vargassiens, Jean-Baptiste Adamsberg, et son acolyte, Adrien Danglard, constituent des personnages récurrents des ouvrages de l'auteur. Les livres de Fred Vargas sont traduits dans une quarantaine de pays et sont adaptés au cinéma ou la télévision.

Mon avis : (lu en juillet 2015)
Étant une inconditionnelle de Fred Vargas, lorsque j’ai appris qu’elle sortait un nouveau livre, après plus de quatre années d'absence, j’étais vraiment impatiente de le découvrir. J’ai eu l’occasion de voir l’émission de La Grande Librairie où Fred Vargas était invitée et la promotion sur son livre a été plutôt bizarre... J'avais donc un peu peur de découvrir cette nouvelle aventure d'Adamsberg. J'avais tort, car cette enquête difficile d'Adamsberg et son équipe est très réussie.
Cela commence par plusieurs morts maquillés en suicide avec la présence d'un mystérieux dessin laissé à côté de chaque victime par un tueur en série... Adamsberg explore alors deux pistes : les premières victimes ont participé, dix ans auparavant, à un voyage en Islande où ils ont été prisonniers de la brume sur une petite île pendant plusieurs jours, elles sont également membres de la société des "amis de Robespierre" et participent à des reconstitutions en costumes des séances des assemblées pendant l'époque de la Terreur. Adamsberg hésite, son équipe est partagée et un soupçon de rébellion apparaît... Tout est là pour captiver et pour tenir en haleine le lecteur !

Extrait : (début du livre)
Plus que vingt mètres, vingt petits mètres à parcourir avant d'atteindre la boîte aux lettres, c'était plus difficile que prévu. C'est ridicule, se dit-elle, il n'existe pas de petits mètres ou de grands mètres. Il y a des mètres et voilà tout. Il est curieux qu'aux portes de la mort, et depuis cette place éminente, on persiste à songer à de futiles âneries, alors qu'on suppose qu'on énoncera quelque formule d'importance, qui s'inscrira au fer rouge dans les annales de la sagesse de l'humanité. Formule qui sera colportée ensuite, de-ci de-là : « Savez-vous quelles furent les dernières paroles d'Alice Gauthier ? »
Si elle n'avait rien à déclarer de mémorable, elle avait néanmoins un message décisif à porter, qui s'inscrirait dans les annales ignobles de l'humanité, infiniment plus vastes que celles de la sagesse. Elle regarda la lettre qui tremblait dans sa main.
Allons, seize petits mètres. Depuis la porte de son immeuble, Noémie la surveillait, prête à intervenir au premier vacillement. Noémie avait tout tenté pour empêcher sa patiente de s'aventurer seule dans la rue, mais le très impérieux caractère d'Alice Gauthier l'avait vaincue.
— Pour que vous lisiez l'adresse par-dessus mon épaule ?
Noémie avait été offensée, ce n'était pas son genre.
— C'est le genre de tout le monde, Noémie. Un de mes amis – un vieux truand par ailleurs –, me disait toujours : « Si tu veux garder un secret, eh bien garde-le. » Moi, j'en ai gardé un longtemps, mais il m'embarrasserait pour grimper au ciel. Encore que, même ainsi, mon ciel n'est pas gagné. Débarrassez-moi le plancher, Noémie, et laissez-moi aller.

Avance bon sang, Alice, ou Noémie va courir vers toi. Elle s'appuya sur son déambulateur, se poussa sur neuf mètres, huit grands mètres au moins. Dépasser la pharmacie, puis la laverie, puis la banque, et elle y serait, à la petite boîte postale jaune. Alors qu'elle commençait à sourire de son succès proche, sa vue se brouilla et elle lâcha prise, s'effondrant aux pieds d'une femme en rouge qui la reçut dans ses bras en poussant un cri. Son sac se répandit au sol, la lettre s'échappa de sa main.
La pharmacienne accourut, interrogeant, palpant, s'activant, tandis que la femme en rouge rangeait dans le sac à main les objets éparpillés, puis le déposait à ses côtés. Son rôle éphémère s'achevait déjà, les secours étaient en route, elle n'avait plus rien à faire là, elle se remit debout et recula. Elle aurait aimé se rendre encore utile, exister un peu plus sur la scène de l'accident, donner au moins son nom aux pompiers qui débarquaient en force, mais non, la pharmacienne avait tout pris en main, avec l'aide d'une femme affolée qui disait être la garde-malade : elle criait, pleurait un peu, Mme Gauthier avait absolument refusé qu'elle l'accompagne, elle habitait à un jet de pierre, au 33 bis, elle n'avait commis aucune négligence. On chargeait la femme sur un brancard. Allons ma fille, cela ne te regarde plus.
Si, pensa-t-elle en reprenant son chemin, si, elle avait vraiment fait quelque chose. En retenant la femme dans sa chute, elle avait évité que sa tête ne frappe le trottoir. Peut-être lui avait-elle sauvé la vie, qui pouvait prétendre le contraire ?

Déjà lu du même auteur :

Ceux_qui_vont_mourir_te_saluent Ceux qui vont mourir te saluent l_homme_aux_cercles_bleus L'Homme aux cercles bleus

Debout_les_mort Debout les morts Un_peu_plus_loin_sur_la_droite Un peu plus loin sur la droite

sans_feu_ni_lieu Sans feu ni lieu l_homme___l_envers L'Homme à l'envers

Pars_vite_et_reviens_tard Pars vite et reviens tard sous_les_vents_de_neptune  Sous les vents de Neptune

Dans_les_bois__ternels Dans les bois éternels un_lieu_incertain Un lieu incertain

les_quatre_fleuves Les Quatre fleuves (BD) vargas L'Armée furieuse 

 

 

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20 juillet 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? [222]

Ces dernières semaines, j'ai un peu délaissée les rendez-vous C'est lundi, que lisez-vous ?

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu ces dernières semaines ? 

l'été des pas perdus les-héritiers-de-la-mine 9782226317148g ne tombe jamais mamette dessiner et photographier

L'été des pas perdus - Rachel Hausfater 
Les Héritiers de la mine - Jocelyne Saucier 
Les nuits de la Saint-Jean - Viveca Sten 
Ne tombe jamais – Patricia McCormick 
Mamette, Tome 3 : Colchiques - Nob 
Dessiner et photographier les fleurs - Aline Raynal-Roques et Albert Roguenant

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Temps glacières - Fred Vargas
Cette nuit, je l'ai vue - Drago Jancar

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Les nuits de Reykiavik - Arnaldur Indridason
Un bonheur si fragile : L'engagement - Michel David (partenariat Babelio)
Macadam - Jean-Paul Didierlaurent (partenariat Au Diable Vauvert)
Dans les eaux du lac interdit - Hamid Ismaïlov (partenariat Denoël)

Bonnes lectures et bonne semaine !

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