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11 avril 2011

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [24]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou et proposé par Galleane 

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

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Meurtres en soutane - P.D. James (partenariat Blog-o-Book)
Marina - Carlos Ruiz Zafon (Espagne)

Lectures du Read-A-Thon (12 heures)

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Maria – Pierre Pelot
Taxi – Khaled Al Khamissi (Égypte)
Derniers fragments d’un long voyage – Christiane Singer
Des étoiles au plafond – Johanna Thydell (Suède)
Le Roi Oscar et autres racontars - Jorn Riel (Danemark)
Danbé – Aya Cissoko et Marie Desplechin
Jamais contente – Marie Desplechin  
 
Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Racines russes - Reggie Nadelson (partenariat Livraddict)
Sang chaud, nerfs d'acier – Arto Paasilinna

Que lirai-je cette semaine ?

Haute fidélité - Nick Hornby
Automne - Mons Kallentoft

Bonne semaine, bonnes lectures et à lundi prochain !

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10 avril 2011

Marina – Carlos Ruiz Zafon

 

marina marina_jeunesse 

Robert Laffont – janvier 2011 – 303 pages

Pocket Jeunesse – janvier 2011 – 331 pages

traduction de l'espagnol par François Maspero

Quatrième de couverture :
Dans la Barcelone des années 1980, Oscar, quinze ans, a l'habitude de fuir le pensionnat où il est interne. Au cours de l'une de ses escapades, il fait la connaissance de Marina. Fascinée par l'énigme d'une tombe anonyme, Marina entraîne son jeune compagnon dans un cimetière oublié de tous. Qui est la femme venant s'y recueillir ? Et que signifie le papillon noir qui surplombe la pierre tombale ? S'égarant dans les entrailles d'une terrifiante cité souterraine, s'enfonçant dans les coulisses d'un inquiétant théâtre désaffecté, Oscar et Marina réveillent les protagonistes d'une tragédie vieille de plusieurs décennies.

L’auteur : écrivain catalan, Carlos Ruiz Zafón vit à Los Angeles, où il est également scénariste. L'Ombre du vent, prix Planeta (2004), prix du meilleur livre étranger – roman (2004), a aussi sélectionné pour le prix Femina étranger.

Mon avis : (lu en avril 2011)
Ce livre est l'un des premiers romans de Carlos Ruiz Zafon publié en Espagne en 1999. Il est publié en France en 2011 dans deux éditions une adulte et une jeunesse. Comme dans ces livres suivants, Nous retrouvons la ville de Barcelone personnage à part entière de son livre et une atmosphère de mystère.

Au début du livre, nous sommes dans les années 80, Oscar Drai, âgé de quinze ans, est retrouvé sur le quai de la gare de France à Barcelone après avoir disparu des son internat pendant une semaine. Le livre va nous raconter pourquoi il a disparu. Quelques semaines auparavant, Oscar a rencontré Marina, elle habite avec son père une mystérieuse maison qui semble abandonnée. Ils ont le même âge et Marina entraîne avec elle Oscar à résoudre un mystère : pourquoi dans un vieux cimetière de la ville de Barcelone, une vieille dame voilée visite-t-elle chaque fin de mois une tombe anonyme ornée du dessin d'un papillon noir ? Leur enquête va les faire découvrir un certain Mihail Kolvenik, savant fou, ayant vécu à Barcelone dans les années quarante et cinquante, elle va les mener également dans des lieux effrayants.

Il y a dans ce livre un mélange de réalité et de science-fiction et l'intrigue se déroule comme un roman policier. Tout est empreint de mystère, d'ombre comme nous l'annoce la toute première phrase du livre. «  Nous ne nous souvenons que de ce qui n’est jamais arrivé »
J'ai plutôt bien aimé ce livre les personnages sont attachants et la conclusion du livre plutôt inattendu même si j'avais très rapidement deviné certaines choses.

Mon livre préféré de Carlos Ruiz Zafon reste cependant le premier que j'ai lu, c'est à dire « L'ombre du vent ».

Extrait : (début du livre)
Nous ne nous  souvenons que de ce qui n’est jamais arrivé, m’a dit un jour Marina. Il aura fallu que s’écoule une éternité pour que je finisse par comprendre le sens de ces mots. Mais mieux vaut commencer par le début, qui, dans cette histoire, se trouve être la fin.
En mai 1980, j’ai disparu du monde pendant une semaine. Sept jours et sept nuit durant, nul n’a su où j’étais. Amis, camarades, professeurs et même la police se sont lancés à la recherche de ce fugitif que déjà certains croyaient mort ou devenu soudain amnésique et perdu dans des rues mal famées.

Une semaine plus tard, un policier en civil a cru me reconnaître : la description du garçon disparu concordait. Le suspect errait dans la gare de France, comme une âme en peine dans une cathédrale de fer et de brume. L’agent s’est approché de moi avec des précautions digne d’un roman de la Série noire. Il m’a demandé si je m’appelais bien Óscar Drai et si j’étais le garçon disparu de son internat sans laisser de traces. J’ai acquiescé sans desserrer les dents. Je me souviens du reflet de la voûte de la gare dans ses verres de lunettes.
Nous nous sommes assis sur un banc du quai. Le policier a allumé posément une cigarette. Il l’a laissée se consumer sans la porter à ses lèvres. Il m’a dit qu’il y avait un tas de gens qui m’attendaient pour me poser des questions auxquelles je devais me préparer,  afin de leur donner de  bonnes réponses. J’ai acquiescé de nouveau. Il m’a regardé dans les yeux, en m’étudiant. « Parfois, a-t-il dit, raconter la vérité n’est pas une bonne idée, Óscar. » Il m’a tendu quelques pièces et m’a demandé de téléphoner au directeur de l’internat. Il a attendu que j’aie terminé, puis m’a donné de l’argent pour un taxi et souhaité bonne chance. Je lui ai demandé comment il savait que je n’allais pas disparaître à nouveau. Il m’a observé longuement. « Seuls disparaissent ceux qui ont un endroit où aller », s’est-il borné à répondre. Il m’a accompagné dans la rue, où il m’a dit adieu sans me questionner davantage. Je l’ai vu s’éloigner dans le Paseo Colón. La fumée de sa cigarette intacte le suivait comme un chien fidèle.
Ce jour là, le fantôme de Gaudi sculptait dans le ciel de Barcelone des nuages impossibles sur un azur qui blessait les yeux. J’ai pris un taxi pour l’internat où je supposais que m’attendait le peloton d’exécution.    

Déjà lu du même auteur : l_ombre_du_vent L'ombre du vent le_jeu_de_l_Ange Le jeu de l'Ange

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
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Espagne

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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"Prénom"

9 avril 2011

Read-A-Thon du 9 avril

 RAT_9_10_04_2011
C'est le Jour J pour le Read A Thon, du 9 et 10 avril 2011

Je prends le départ pour le Mini Read A Thon de 12 heures de 10h à 22h ! 

Préparatifs : 
Hier soir, je me suis couchée tôt, après Petits Meurtres d'Agatha Christie sur France 2.

Depuis quelques jours, j'ai choisi pour l'occasion une PAL, mais rien n'empêche que je lise d'autres livres...

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jamais_contente des__toiles_au_plafond le_roi_oscar_x

Maria – Pierre Pelot - 127 pages (lu)
Derniers fragments d’un long voyage – Christiane Singer - 136 pages (lu)
Taxi – Khaled Al Khamissi (Egypte) – 189 pages (lu)
Des étoiles au plafond – Johanna Thydell – 325 pages (lu)
Le Roi Oscar et autres racontars - Jorn Riel - 112 pages (lu)
Danbé – Aya Cissoko et Marie Desplechin – 183 pages
(lu)
Jamais contente – Marie Desplechin – 180 pages (lu)
Sang chaud, nerfs d'acier – Arto Paasilinna – 215 pages (74 pages)
 

 

@@@

10h : Le Top de Départ est donné, me voilà partie pour un Marathon de lecture de 12 heures, j'ai décidé de commencer par : Maria de Pierre Pelot.

12h30 : Les deux premières heures se sont bien passées, le premier livre a été lu en 1 heure, le second livre (Taxi – Khaled Al Khamissi) est lu à moitié.
Je me suis accordée une pause pour déjeuner et je reprend ma lecture.

16h : C'est déjà la mi-temps !
J'ai terminé Taxi de Khaled Al Khamissi, Derniers fragments d’un long voyage de Christiane Singer et j'ai lu plus de la moitié de Des étoiles au plafond de Johanna Thydell. Le plaisir est toujours là et le temps passe plus vite que je l'imaginais...

18h30 : Une petite pause thé glacé. Puis j'ai lu la BD Le Roi Oscar et autres racontars - Jorn Riel  pour varier un peu les lectures et j'en suis à la moitié de Danbé – Aya Cissoko et Marie Desplechin.

20h30 : J'ai terminé Danbé – Aya Cissoko et Marie Desplechin. Pause dîner. Puis reprise de la lecture avec Jamais contente – Marie Desplechin pour la dernière ligne droite... Je rajouterai même un dernier livre pour terminer le Marathon !

22h : C'est fini ! 
J'ai terminé Danbé – Aya Cissoko et Marie Desplechin, puis j'ai lu Jamais contente – Marie Desplechin et pour finir j'ai commencé Sang chaud, nerfs d'acier – Arto Paasilinna

Après calcul, j'ai lu 7 livres et 74 pages du 8ème, soit un total de 1326 pages.
Un grand merci à tous et toutes pour les nombreux encouragements que je reçois depuis ce matin !
Je suis contente de m'arrêter pour aller me coucher sans trop tarder...
Et il faudra attendre quelques jours pour lire les billets de tous les livres lus aujourd'hui...

Bon courage à celles qui continuent encore 12h ou qui viennent de commencer le Read-A-Thon de nuit !

7 avril 2011

Meurtres en soutane – P.D. James

Lu en partenariat avec Blog-O-Book et le Livre de Poche

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Fayard – mai 2001 – 454 pages

Livre de Poche – mars 2003 – 507 pages

Livre de Poche – août 2010 – 507 pages

Présentation éditeur :
St Anselm, un collège de théologie fondé au xixe siècle et situé sur un promontoire isolé et venteux de la côte sud-est de l'Angleterre, accueille une vingtaine d'étudiants qui se destinent à la prêtrise anglicane. Lorsque l'un d'eux, Ronald Treeves, est découvert mort au pied d'une falaise, enseveli sous une coulée de sable, son richissime père adoptif, Sir Alred Treeves, demande à New Scotland Yard de réexaminer le verdict de « mort accidentelle » énoncé à l'issue de l'enquête. Le commandant Dalgliesh, qui a lui-même fréquenté le collège au cours de son enfance, accepte de venir passer un week-end sur les lieux pour ce qu'il croit devoir n'être qu'une vérification de routine. En réalité, il va se trouver confronté à l'une des plus sordides affaires de sa carrière. Car d'autres visiteurs sont attendus ce même week-end au collège, et tous n'en ressortiront pas vivants.
P.D. James a trouvé avec ce petit collège de théologie un cadre idéal pour un roman policier, un monde presque clos où fermentent les passions. Outre les quatre ecclésiastiques qui dirigent l'établissement et assurent les principaux cours, outre la vingtaine d'étudiants et l'infirmière Margaret Munroe, il y a Gregory, le professeur de grec excentrique, Emma, la très belle professeur de poésie, Eric, le factotum qui élève des cochons et qui reçoit tous les quinze jours dans son cottage sa demi-soeur incestueuse... Tout est en place pour tisser une intrigue complexe dont les lectrices et lecteurs suivront les entrelacs avec une délicieuse angoisse.

Auteur : Née à Oxford en 1920, Phyllis Dorothy James a exercé diverses fonctions à la section criminelle du ministère anglais de l’Intérieur jusqu’en 1979. Mélange d’understatement britannique et de sadisme, d’analyse sociale et d’humour, ses romans lui ont valu les prix les plus prestigieux, dont, en France, le Grand Prix de Littérature policière, en 1988. Anoblie par la reine en 1990, elle est l’auteur de nombreux romans policiers, d’un roman de science-fiction et d’un « fragment d'autobiographie » (Il serait temps d'être sérieuse...). Derniers ouvrages parus : La Salle des meurtres (2004), Le Phare (2006), Une mort esthétique (2009).

Mon avis : (lu en avril 2011)
J’ai lu avec beaucoup de plaisir ce roman policier d’un style classique, avec une ambiance très « british » comme je l’aime beaucoup. Saint Anselm est un collège de théologie sur la côte du Suffolk. L’endroit est isolé proche de la mer et battue par les vents venant du large. Un élève est retrouvé mort au bas de la falaise. S’agit-il d’un accident ? D’un suicide ?
Quelques jours plus tard, la vieille dame qui a découvert le corps meurt d’une crise cardiaque.
Le père de l’élève n’étant pas satisfait des conclusions de l’enquête, Dalglish, qui connaît ce monastère y ayant passé des vacances lorsqu'il était adolescent, est envoyé sur les lieux.
Le collège de St Anselm est menacé de fermeture.
Le lecteur suit le cours de l'enquête en même temps que les inspecteurs. C'est un huis clos, avec une ambiance pesante, un enchaînement d'évènements, de meurtres et une enquête passionnante avec son lot de rebondissements. Les descriptions précises du cadre sauvage de bord de mer avec des falaises et où règne la tempête m'ont fait rêver. L'écriture est très agréable, et on lit facilement ce livre sans vouloir le lâcher avant la conclusion. J'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture.

Un Grand Merci à Blog-O-Book et au Livre de Poche pour m’avoir permis de découvrir ce livre.

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Déjà lu du même auteur : une_mort_esth_tique Une mort esthétique

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
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Grande-Bretagne

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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"Objet"

6 avril 2011

Demain, à la télé...

 

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La Grande Librairie - France 5 : le Jeudi  à 20h35 et rediffusion le Dimanche à 8h55

Invités de l’émission du 7 avril 2011
Bernard Pivot, pour Les mots de ma vie, à paraître aux éditions Albin-Michel
Jeanne Benameur, pour Les Insurrections singulières, paru aux éditions Actes Sud
Jean-Philippe Blondel, pour G229, paru aux éditions Buchet-Chastel
Jacques Chancel, pour N’oublie pas de vivre, paru aux éditions Flammarion

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4 avril 2011

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [23]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou et proposé par Galleane 

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

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Le Fils - Michel Rostain 
La Trilogie berlinoise - Philip Kerr

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Meurtres en soutane - P.D. James (partenariat Blog-o-Book)

Que lirai-je cette semaine ?

Marina - Carlos Ruiz Zafon
Racines russes - Reggie Nadelson (partenariat Livraddict)

Bonne semaine, bonnes lectures et à lundi prochain !

2 avril 2011

La Trilogie berlinoise – Philip Kerr

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Le Masque – novembre 2008 – 836 pages
Livre de poche – janvier 2010 – 1015 pages
Livre de poche – novembre 2010 – 1015 pages

Prix Livre de poche des lecteurs Policiers 2010

traduit de l'anglais de Gilles Berton

Quatrième de couverture :
Publiés pour la première fois dans les années 1989-1991, L'été de cristal, La pâle figure et Un requiem allemand évoquent l'ambiance du Ille Reich en 1936 et 1938, et ses décombres en 1947 Ils ont pour héros Bernie Gunther, ex-commissaire de la police berlinoise devenu détective privé. Désabusé et courageux, perspicace et insolent, Bernie est à l'Allemagne nazie ce que Phil Marlowe était à la Californie de la fin des années 30 : un homme solitaire témoin de la cupidité et de la cruauté humaines, qui nous tend le miroir d'un lieu et d'une époque. Des rues de Berlin " nettoyées " pour offrir une image idyllique aux visiteurs des Jeux olympiques, à celles de Vienne la corrompue, théâtre après la guerre d'un ballet de tractations pour le moins démoralisant, Bernie va enquêter au milieu d'actrices et de prostituées, de psychiatres et de banquiers, de producteurs de cinéma et de publicitaires. Mais là où la Trilogie se démarque d'un film noir hollywoodien, c'est que les rôles principaux y sont tenus par des vedettes en chair et en°os.*Heydrich, Himmler et Goering...

Auteur : Né en 1956 à Édimbourg, Philip Kerr a fait ses études de droit à l'université de Birmingham. Auteur de douze romans traduits en plus de 25 langues et de nombreux scénarios, il s'est lancé récemment dans la littérature pour jeunes adultes. Écrite près de vingt ans après la Trilogie berlinoise, la suite des aventures de Bernie Gunther, La mort, entre autres est paru en 2009.

Mon avis : (lu en mars 2011)
J'ai mis plusieurs jours à lire ce gros pavé de plus de mille pages, en effet, ce livre regroupe 3 livres publiés indépendamment dans les années 1989-1991.

L’été  de cristal : L’histoire se passe en 1936, à Berlin à la veille des Jeux Olympiques.
Bernie Gunther, ancien inspecteur de la police berlinoise est devenu détective privé. Un riche industriel lui demande d’enquêter sur la mort de sa fille et de son gendre. Leurs corps ont été retrouvés calcinés dans leur maison incendiée. Des bijoux ont disparus du coffre fort. Les polices Kripo, Orpo, Sipo et Gestapo se livrent une guerre d'influence tout comme Heydrich, Goering et Himmler. C'est la monté du nazisme.

La pâle figure : Nous sommes toujours à Berlin, mais en Septembre 1938, la conférence de Munich est en cours, les Allemands s'interrogent sur une future guerre. Bernhard Gunther, le détective privé, est engagé par une riche veuve victime d'un maître chanteur. Mais il est également obligé par Heydrich de mener une enquête pour retrouver un tueur en série qui rode dans les rues de Berlin et s'attaque depuis quelques temps à des jeunes filles. Pour cela il est réintégré dans la Kripo en tant que Komissar.

Un requiem allemand :
Nous retrouvons Bernie Gunther, après la guerre, dans le Berlin de 1947. Un Berlin occupé, détruit par les bombes, où règne le marché noir, la prostitution, et où l'on craint les exactions des soldats russes. Bernie Gunther est contacté par un officier de la police secrète soviétique pour enquêter sur le meurtre d'un officier américain et innocenter un certain Emil Becker emprisonné à Vienne. Gunther avait connu Becker lorsqu'il appartenait à la Kripo en 1940. Il part donc à Vienne qui est également occupé par les Alliés et les Soviétiques, il se trouve mêlé aux services secrets américains et russes de l'après-guerre...

Ces trois enquêtes indépendantes sont l'occasion de découvrir l'atmosphère inédite de l'Allemagne à plusieurs époques troubles. Les intrigues sont passionnantes et le personnage de Bernie Gunther, détective privé hostile au régime nazi, est vraiment sympathique. Il m'a fait penser à Nestor Burma. Les descriptions sont très réalistes, l'auteur s'est beaucoup documenté sur les faits historiques et j'ai été très intéressée. J'aurai peut-être encore mieux apprécié ces trois enquêtes si je ne les avais pas lu à la suite. Je vais donc attendre un peu avant de lire la suite de « La Trilogie berlinoise » qui est paru en 2009, sous le titre de « La mort, entre autres ».

l__t__de_cristal   la_pale_figure    un_requiem_allemand 

Extrait : (début du livre)
Ce matin, au coin de Friedrichstraße et de Jägerstraße, deux S.A. démontaient une des vitrines rouges où est affiché chaque nouveau numéro du Stürmer. Der Stürmer est le journal dirigé par Julius Streichder, le propagandiste antisémite le plus virulent du Reich. Ces vitrines où s'étalent les dessins à moitié pornographiques de jeunes Aryennes soumises à l'étreinte de satyres au nez crochu sont destinées à attirer et titiller les esprits faibles. Aucun individu décent ne veut rien avoir à faire avec ça. Les deux S.A. déposèrent le panneau dans leur camion, déjà à moitié plein de vitrines identiques. Ils opéraient sans ménagements, car deux ou trois vitres étaient brisées.
Une heure plus tard, je revis les deux même S.A. en train d'emporter une autre vitrine installée à un arrêt de tramway devant l'hôtel de ville. Cette fois, je m'approchai pour leur demander ce qu'ils faisaient.
- C'est pour les Olympiades, m'informa l'un d'eux. On nous a ordonné de les faire disparaître pour ne pas choquer les étrangers qui viendront assister aux Jeux.
A ma connaissance, c'était la première fois que les autorités faisaient montre de tels égards.
Je rentrai chez moi dans ma vieille Hanomag noire et mis mon dernier costume présentable en flanelle gris clair qui m'avait coûté 120 marks trois ans auparavant. Il est d'une qualité qui devient de plus en plus rare dans ce pays. Tout comme le beurre, le café et le savon, le tissu qu'on utilise à présent n'est qu'un ersatz, pas très solide, quasiment inefficace contre le froid en hiver et très inconfortable en été.
Je me contemplai dans le miroir de le chambre et parachevai ma tenue avec mon plus beau chapeau. Une coiffure de feutre gris foncé à large bord, entouré d'un ruban de soie noire. Un modèle fort répandu. Mais, comme les hommes de la Gestapo, je le porte d'une manière particulière, le bord rabattu sur le devant. Cela a pour effet de dissimuler mes yeux, de sorte qu'il est plus difficile de me reconnaître. Un style lancé par la police criminelle de Berlin, la Kripo, au sein de laquelle je l'avais adopté.
Je glissai un paquet de Muratti dans la poche de mon veston et, serrant sous mon bras avec précaution une porcelaine Rosenthal emballée d'un papier cadeau, je sortis dans la rue.

baby_challenge_polar
Lu pour le Baby Challenge - Polar organisé par Livraddict
Livre 13/20 Médaille de bronze

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
voisin_voisine
Grande-Bretagne

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Lu dans le cadre du Défi des Mille organisé par Fattorius

31 mars 2011

Prochains Challenges...

Ces derniers jours, je n'ai pas résisté à m'incrire à de nouveaux challenges...

RAT_9_10_04_2011
Pour commencer, je renouvelle l'expérience du Read A Thon, le 9 avril 2011 de 10h à 22h : comme en octobre dernier, je reste sur un Mini Read A Thon de 12 heures !

Venez vous inscrire !

semaine_marie_desplechin
Stephie du blog
Mille et une page
nous invite à Semaine Marie Desplechin  du 18 au 24 avril 2011

 swap___2__l
Swap à 2 Pal organisé par Lili Galipette
J'ai reçu le questionnaire de ma swappée Mrs Pepys
et je suis dans la préparation de mon colis...
La révélation des colis est fixée au 30 avril 2011 !

Destination_Cambodge
Challenge Destination Cambodge : 2 juillet 2011

proposé par evertkhorus
Le challenge consiste à découvrir un pays à travers sa littérature et/ou sa culture. Pour cela, il s'agit de lire un livre se passant au Cambodge ou écrit par un Cambodgien et d'en faire la critique le 2 juillet 2011. Vous pouvez aussi ce jour-là nous présenter des recettes, de la musique, des photos, des carnets de voyage... En attendant, le livre choisi reste secret !

Nick_Hornby_s_challenge
Nick Hornby's Challenge
proposé par Sofynet
L'objectif : lire un certain nombre d'ouvrages, et voir au moins une adaptation de roman de l'auteur, avant le 31 mars 2012.

29 mars 2011

Le Fils – Michel Rostain

le_fils Oh ! Éditions – janvier 2011 – 173 pages

Prix Goncourt du Premier Roman 2011

Quatrième de couverture :
« Le onzième jour après ma mort, Papa est allé porter ma couette à la teinturerie. Monter la rue du Couédic, les bras chargés de ma literie, le nez dedans. Il se dit qu'il renifle mon odeur. En fait, ça pue, je ne les avais jamais fait laver ces draps ni cette couette. Ça ne le choque plus. Au contraire : subsiste encore quelque chose de moi dans les replis blancs qu'il porte à la teinturerie comme on porterait le saint sacrement. Papa pleure le nez dans le coton. Il profite. Il sniffe encore un coup la couette, et il pousse enfin la porte du magasin.
Papa ne peut plus traîner. Condoléances, etc. Le teinturier recondoléances, etc. débarrasse papa de la couette. Papa aurait voulu que ça dure, une file d'attente, une livraison, une tempête, juste que ça dure le temps de respirer encore un peu plus des bribes de mon odeur. Papa se dépouille, il perd, il perd. »

Auteur : Michel Rostain vit à Arles. Né en 1942, metteur en scène d'opéras, il a dirigé la Scène nationale de Quimper Théâtre de Cornouaille de 1995 à 2008.

Mon avis : (lu en mars 2011)
Ce n'est pas un roman, mais un récit sur un sujet difficile : la mort d'un enfant.

Le 25 octobre 2003, Michel Rostain a perdu son fils Lion, âgé de 21 ans, emporté par une méningite foudroyante.
Sept ans plus tard, l'auteur raconte ce terrible événement du point de vue de son fils mort. En effet, c'est la voix tendre et ironique du fils qui raconte la détresse de son père et de sa mère. Il raconte le jour de la mort, les lendemains avec le marketing des pompes funèbres, la cérémonie des obsèques... Il se moque de son père qui pleure comme une madeleine, qui se pose des questions sur l'inconscient de son fils... Il raconte la mécanique des funérailles qui se met en marche dès son dernier souffle, ses parents devant le catalogue des pompes funèbres... les obsèques d'un ami de ses parents 3 mois plus tôt qui avaient tournées au burlesque et qui était la répétition de ce que ses parents ne voulaient surtout pas revivre pour l'enterrement de leur fils. Il raconte aussi la cruauté de la Sécu qui refuse de traiter des feuilles de maladie en retard sous prétexte que « Votre livret de famille n'est pas à jour ! Il faut faire rayer votre fils du livret. »
C'est un livre qui nous fait pleurer et rire à la fois.
J'ai été profondément touchée et émue à la lecture de ce livre qui est aussi une belle leçon de vie et d'amour, et la conclusion du livre se veut optimiste : il n'y a pas de remède à la douleur, mais « On peut vivre avec ça. »

Extrait : (début du livre)
Papa fait des découvertes. Par exemple ne pas passer une journée sans pleurer pendant cinq minutes, ou trois fois dix minutes, ou une heure entière. C'est nouveau. Les larmes s'arrêtent, repartent, elles s'arrêtent encore, et puis ça revient, etc. Plein de variétés de sanglots, mais pas une journée sans. Ça structure différemment la vie. Il y a des larmes soudaines – un geste, un mot, une image, et elles jaillissent. Il y a des larmes sans cause apparente, stupidement là. Il y a des larmes au goût inconnu, sans hoquet, sans la grimace habituelle ni même les reniflements, juste des larmes qui coulent.
Lui, c'est plutôt le matin qu'il a envie de pleurer.

Le onzième jour après ma mort, Papa est allé porter ma couette à la teinturerie. Monter la rue du Couédic, les bras chargés de ma literie, le nez dedans. Il se dit qu'il renifle mon odeur. En fait, ça pue, je ne les avais jamais fait laver ces draps ni cette couette. Des jours, des mois et des mois que je dormais dedans. Ça ne le choque plus. Au contraire : subsiste encore quelque chose de moi dans les replis blancs qu'il porte à la teinturerie comme on porterait le saint sacrement. Papa pleure le nez dans le coton. Il évite les regards, il fait des détours bien au-delà du nécessaire, il prend à droite, rue Obscure, il redescend, puis non il remonte, rue Le Bihan, rue Émile Zola, les Halles, quatre cents mètres au lieu des cent mètres nécessaires, il profite. Il sniffe encore un coup la couette, et il pousse enfin la porte du magasin.
Yuna de la Friche est là en train de mettre des sous dans la machine à laver automatique, papa ne peut plus traîner. Condoléances, etc. Le teinturier recondoléances, etc. débarrasse papa de la couette. Papa aurait voulu que ça dure, un coup de téléphone d'un client, une file d'attente, une livraison, une tempête, juste que ça dure le temps de respirer encore un peu plus des bribes de mon odeur. Papa se dépouille, il perd, il perd.

De retour à la maison, il trouve la chienne en train de mordiller mes pantoufles. Là aussi il y a mes odeurs. Papa tu ne vas quand même pas te disputer avec Yanka et te mettre à sucer mes pompes puantes, non ?

28 mars 2011

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [22]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou et proposé par Galleane 

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

 les_insurrections_singuli_res l_attentat_ l_homme_inquiet 

Les insurrections singulières - Jeanne Benameur
L’attentat – Yasmina Khadra
L'homme inquiet – Henning Mankell

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Le Fils - Michel Rostain

Que lirai-je cette semaine ?

La Trilogie berlinoise - Philip Kerr
Meurtres en soutane - P.D. James (partenariat Bob)
Marina - Carlos Ruiz Zafon

Bonne semaine, bonnes lectures et à lundi prochain !

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