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A propos de livres...

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5 mai 2013

Oublier son passé - Karin Alvtegen

oublier_son_pass_ JC Lattès - mai 2012 - 379 pages

traduit du suédois par Magdalena Jarvin

Titre original : En sannolik historia, 2010

Présentation éditeur :
Lorsque Helena, Martin et leur fille de 14 ans, Emilie, quittent la vie survoltée de Stockholm pour repartir de zéro dans le nord de la Suède, les rêves d’Helena peuvent s’accomplir : ils restaurent une ferme dans laquelle elle a passé enfant ses vacances d’été, et la transforment en hotel de charme. Mais ce tableau idyllique va voler en éclats le jour où Martin, ne supportant plus les rêves d’Helena, retourne vivre à Stockholm avec une autre femme. 
En dépit d’une réussite professionnelle remarquable, Anders Strandberg a conscience de la vacuité de son existence. Un jour qu’il part en voiture vers le nord du pays pour tenter de récupérer une célèbre guitare ayant appartenu aux Beatles – Anders est un collectionneur éclairé et passionné de musique – il est victime d’un grave accident de la route. Et se relève avec l’horrible sentiment d’avoir voulu mourir… Il descend alors dans l’hôtel tenu par Helena et accepte son offre de travail à ses côtés. Pour la première fois, il se sent libre, il n’a rien à prouver ni à défendre. Il peut oublier son passé. Au même moment, la cousine d’Helena, Anna Karin, organise dans le village voisin une réception après les funérailles de leur tante Olga. Secrets et préjugés vont être levés pendant cette réunion de famille, au cours de laquelle les êtres en présence se révèlent capables de changer leur manière de penser vis-à-vis les uns des autres, comme à leur propre égard.

Auteur : Karin Alvtegen, née en 1965, est la petite nièce de la célèbre romancière suédoise Astrid Lindgen, auteur de Fifi Brin d’Acier. Considérée comme la reine incontestée du polar suédois, elle nous livre pour la première fois un roman psychologique saisissant qui n’a pas pour cadre une intrigue policière.

Mon avis : (lu en avril 2013) 
Je ne connaissais pas cette auteur très connue comme auteur de polar en Suède. Ce livre n'est pas un polar. Cette histoire est la rencontre entre deux personnages cabossés par la vie qui sont l'un et l'autre dans une période difficile de leur vie. 
Il y a Helena, elle, son mari Martin et leur fille Emilie sont venus s'installer à la campagne pour ouvrir un hôtel. C'est là où Helena passait les étés durant son enfance. Mais au bout de trois ans, son mari la quitte et retourne à Stockholm. Helena reste seule à s'occuper de l'hôtel encore en partie en chantier avec Emilie âgée alors de quatorze ans. Elle semble forte mais la réalité est différente.
L'autre personnage c'est Anders, homme d'affaires ayant fait fortune. Il est dans la région pour l'achat d'une guitare de collection et c'est à la suite d'un accident de voiture qu'il va pousser la porte de l'hôtel d'Helena.
Les personnages dit secondaires sont également importants et attachants comme Emilie la fille d'Helena et Martin, elle a choisi de rester avec sa mère et pourtant... ou Verner un vieil homme excentrique qui cache plusieurs secrets. Anna-Karin est l'amie d'enfance d'Helena, elle est toujours dans la critique et l'intolérance.
L’arrivée de l'étranger Anders va bouleverser la donne dans le petit village. Le passé va revenir en mémoire de chacun et ce sera l'occasion de régler quelques souffrances muettes.
Une très jolie histoire qui nous appelle à réfléchir sur le sens que l'on donne ou que l'on veut donner à sa vie.

Extrait : (début du livre)
- Anders, vous m'entendez ?
Une voix inconnue, aimable et chaleureuse, provenant d'un lieu hors de sa portée. Il devrait lui répondre, mais à peine s'était-il fait cette réflexion qu'il retomba dans sa torpeur. Délesté de toute contrainte il planait dans un monde d'insouciance, exempt de jugements et de convictions. Tout était à l'état originel et empli de possibles.
- Anders, vous m'entendez, Anders ?
Laissez-moi tranquille ! Je veux rester ici.
Il ne comprenait pas pourquoi l'on insistait pour qu'il réponde. Il tentait de s'enfuir mais quelque chose l'en empêchait. Cette odeur. Son inconscient fouilla dans ses expériences passées et soudainement il comprit ce qu'elle signifiait. Danger ! Tu es en danger !
Il se sentit tiré vers le haut, traversant un monde d'images vacillantes, au milieu d'un rugissement de plus en plus fort. Un goût de métal dans la bouche, son crâne douloureux. Une personne se tenait à ses côtés. Une lumière forte l'éblouit et son regard erra. Des doigts frais entouraient son poignet.
Seule l'odeur se distinguait nettement dans ce flou général. Cette odeur reconnaissable entre mille qu'il avait une fois appris à détester - l'odeur d'hôpital.
- Anders, essayer de vous réveiller. Savez-vous où vous êtes ? Vous avez eu un accident de voiture. Vous vous trouvez à l'hôpital de Sundsvall.

 

Challenge Voisins, voisines

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Suède

 Lu dans le cadre du  Défi Scandinavie blanche

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Suède 

Challenge Cap au Nord
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Lire sous la contrainte
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7ème session : infinitif

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4 mai 2013

Prix Relay des Voyageurs

 

Gagnant sélection février : 6h41 - Jean-Philippe Blondel (Buchet Chastel)

Gagnant sélection mars : Indigo - Catherine Cusset (Gallimard)

Gagnant sélection avril : Crime d’honneur - Elif Shafak (Phébus) 

J'ai reçu hier soir dans un paquet reconditionné par la Poste,
les 3 livres de la quatrième et dernière sélection :

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La femme de nos vies - Didier Van Cauwelaert (Albin Michel) 
Ne lâche pas ma main - Michel Bussi (Presses de la Cité)
Dans la peau de Sheldon Horowitz - Derek B. Miller (Les escales)

 

J'ai très envie de découvrir le livre de Didier van Cauwelaert
et je ne connais pas les deux autres...

 

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2 mai 2013

Le Manuscrit retrouvé - Paulo Coelho

Lu en partenariat avec les éditions Flammarion

SORTIE AUJOURD'HUI 2 mai 2013 EN LIBRAIRIE

le_manuscrit_retrouve Flammarion - mai 2013 - 178 pages

traduit du portuguais (Brésil) par Françoise Marchand Sauvagnargues

Titre original : Manuscrito encontrado em Accra, 2012

Quatrième de couverture :
14 juillet 1099. Alors que les croisés sont aux portes de la ville, les habitants de Jérusalem se pressent autour d'un homme mystérieux connu sous le nom du Copte pour entendre ses derniers enseignements. La foule, composée de chrétiens, de juifs et de musulmans qui vivaient jusqu'alors en parfaite harmonie, s'apprête à livrer combat et la défaite semble imminente. Mais loin de toute stratégie guerrière, c'est une véritable leçon de vie qui leur est dispensée. 

Le Manuscrit retrouvé est une invitation à repenser notre humanité qui pose une question d'une brûlante actualité : quelles valeurs subsistent lorsque tout a été détruit ?

Auteur : Né en 1947 à Rio de Janeiro, Paulo Coelho est l'auteur de L'Alchimiste, best-seller mondial paru en 1988 au Brésil, aujourd'hui traduit dans 73 langues et publié dans 168 pays. Membre de l'Académie brésilienne des Lettres depuis 2002, élevé au rang de Chevalier de l Ordre National de la Légion d'Honneur en 1999, il a été nommé Messager de la paix des Nations Unies en 2007. Après Le Zahir ou La Solitude du vainqueur, Aleph est son seizième livre publié en France. 

Mon avis : (lu en avril 2013)
Dans la préface, l'auteur nous explique que « ce livre est la transcription d'un manuscrit trouvé à Accra, ». Ce manuscrit écrit en arabe, hébreu et latin et qui raconte l’histoire d'un Sage Copte qui à la veille de l’invasion de Jérusalem par les Croisés le 14 juillet 1099, donne des conseils à la population en répondant à des questions diverses et variés comme : « Parle-nous de la défaite. », « Parle-nous de la solitude », « J'ai toujours eu peur de changer », « Parle-nous de la beauté »...

Il a à ses côtés les patriarches des trois religions qui sont présentes à Jérusalem. Cette échange a pour but de transmettre la connaissance afin que la population parte ensuite aux quatre coins du monde transmettre à leur tour cet enseignement et ainsi l'âme de Jérusalem ne mourra pas.

C'est un mélange de fiction et de réalité. Le livre se lit très facilement et questions et réponses restent encore d'actualité 900 ans après. J'y ai retrouvé le ton de « L'Alchimiste » même si le plus important c'est le fond plus qu'une intrigue. Ce livre nous amène à réfléchir sur les valeurs de notre monde. En mélangeant des éléments spirituels et philosophiques Paulo Coelho a su donner aux lecteurs des idées profondes et stimulantes. Les idées ne sont pas nouvelles mais cela fait toujours du bien de se les rappeller. Une belle découverte.

Merci Virginie et les éditions Flammarion pour m'avoir permis de découvrir le nouveau livre de Paulo Coelho.

Extrait : (début du livre)
J'aimerai tellement commencer ces lignes en écrivant : « Maintenant que je suis à la fin de ma vie, je laisse à ceux qui viendront après tout ce que j'ai appris pendant que je cheminais sur la Terre. Qu'ils en fassent bon usage. »
Mais malheureusement il n'en est rien. Je n'ai que vingt et un ans, des parents qui m'ont donné amour et éducation, et une femme que j'aime et qui m'aime en retour - mais la vie se chargera de nous séparer demain, quand chacun devra partir en quête de son chemin, de son destin ou de sa manière d'affronter la mort.

Pour notre famille, c'est aujourd'hui le 14 juillet 1099. Pour la famille de Jakob, mon ami d'enfance, avec qui je jouais dans les rues de cette ville de Jérusalem, nous sommes en 4859 - il adore dire que la religion juive est plus ancienne que la mienne. Pour le respectable Ibn al-Athir, qui a passé sa vie à essayer d'enregistrer une histoire qui va maintenant prendre fin, l'année 492 est sur le point de se terminer. Nous ne sommes d'accord ni sur les dates ni sur la façon d'adorer Dieu, mais pour tout le reste nous nous sommes toujours très bien entendus.

Déjà lu du même auteur :

 alchimiste  L'alchimiste Comme_le_fleuve_qui_coule  Comme le fleuve qui coule

 Brida Brida aleph Aleph

Challenge le nez dans les livres
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La Reine des Lectrices : 12/6

Challenge Petit BAC 2013
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"Objet"

 

1 mai 2013

Joyeux 1er mai !

Le muguet n'a pas encore fleuri cette année...

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En pause, pendant quelques jours, je reviens bientôt !

 

30 avril 2013

Purgatoire, livre 3 – Christophe Chabouté

purgatoire3 Vents d'Ouest – septembre 2005 – 64 pages

Résumé : 
Benjamin erre toujours parmi les vivants, à la recherche de l'âme qui va lui permettre de racheter ses pêchés.
Sa quête va s'orienter plus particulièrement vers son ancien assureur immobilier, Robert Trusquin, qui entame une carrière très prometteuse de politicien verreux.

Auteur : Né en 1967, d’origine alsacienne, Christophe Chabouté suit les cours des Beaux-Arts d’Angoulême, puis de Strasbourg. Vents d’Ouest publie ses premières planches en 1993 dans "les Récits", un album collectif sur Arthur Rimbaud. Mais il faut attendre 1998 pour que ce graphiste free-lance se fasse un nom dans la bande dessinée en publiant coup sur coup "Sorcières" aux Editions du Téméraire et "Quelques jours d’été" aux Editions Paquet. Deux albums remarqués et primés, le premier au Festival d’Illzach, le second à Angoulême où Christophe Chabouté décroche l’Alph’Art Coup de Coeur. Avec "Zoé" paru en 1999, Chabouté prouve que son talent a atteint sa pleine maturité, ce qu’il démontre avec encore plus d’évidence dans "Pleine Lune". "Tout seul"(2008), "Terres Neuvas"(2009).

Mon avis : (lu en avril 2013)
Dans ce dernier volet de la série, nous retrouvons l'horrible Trusquin, l'assureur véreux coupable de la descente aux enfers de Benjamin. Trusquin cache bien son jeu, il se présente sous l'image d'un respectable citoyen qui se présente à l’élection municipal. Il n’hésite pas à utiliser tous les moyens pour arriver à ses fins. La population est sous le charme de ses beaux discours et de ses belles promesses électorales... Mais Benjamin qui est toujours une âme du purgatoire en phase de réparation va profiter de son rôle de "petite voix" pour utiliser ses nouveaux talents à bon escient...
Chabouté caricature ici la société et en particulier ceux qui veulent accéder au pouvoir par tous les moyens en utilisant le mensonge et la manipulation... 
La conclusion de la série est assez surprenante et je l'ai aimé.

Extrait : 

purgatoire_3_extrait

purgatoire1 Purgatoire, livre 1 purgatoire2 Purgatoire, livre 2

 

Déjà lu du même auteur :

tout_seul Tout Seul  Terres_neuvas Terres Neuvas  

construireunfeu Construire un feu

quelques_jours_d_ete  Quelques jours d'été / Un îlot de bonheur 

landru Henri Désiré Landru un_peu_de_bois_et_d_acier Un peu de bois et d'acier

 

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29 avril 2013

C'est lundi que lisez-vous ? [123]

BANNIR
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaines ? 

le_gar_on_qui_n_existait_paspurgatoire1 purgatoire2 l_avant_derni_re adrenaline

Le garçon qui n'existait pas - Patrice Leconte 
Purgatoire, livre 1 – Christophe Chabouté (BD)
Purgatoire, livre 2 – Christophe Chabouté (BD)
L'avant-dernière chance - Caroline Vermalle 
Adrenaline - Jeff Abbott

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Oublié son passé - Karin Alvtegen

Que lirai-je cette semaine ?

Le manuscrit retrouvé - Paulo Coelho 
Baby Love - Joyce Maynard

Bonne semaine et bonnes lectures.

27 avril 2013

Adrenaline - Jeff Abbott

Lu en partenariat avec les éditions J'ai Lu

adrenaline J'ai Lu - février 2013 - 439 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Anath Riveline

Titre original : Adrenaline, 2011

Quatrième de couverture :
Sam Capra, un jeune Américain basé à Londres, mène la vie dont il a toujours rêvé. Brillant agent de la CIA, sa femme, Lucy, attend leur premier enfant. Mais un jour, elle l’appelle à son travail et lui demande de quitter le bâtiment immédiatement. Il le fait… quelques secondes avant que tout explose ! Lucy disparaît et le couple est bientôt accusé par la CIA. Torturé, Sam parvient à s’échapper et se lance à la recherche de sa famille et du responsable de ce complot.

Auteur : Jeff Abbott est américain. Il a publié dans une vingtaine de langues onze best-sellers, dont Trauma, Panique, Faux-semblants et Double jeu.

Mon avis : (lu en avril 2013)
Le ton est donné dès le début du livre : action, action, action...

Sam Capra travaille à Londres pour la CIA. Un jour, il reçoit un appel téléphonique de sa femme Lucy qui le supplie de quitter l'immeuble où se trouve son bureau. Il obtempère et soudain une bombe explose dans l'immeuble et Sam est le seul survivant. Lucy enceinte est enlevée et Sam emprisonné, il est suspecté d'être complice de sa femme qui a trahi... Entre les États-Unis, Amsterdam et Londres une course contre la montre est engagée.
C'est un livre qui tient en haleine comme un film d'action ou d'espionnage... Les chapitres sont courts et ils donnent beaucoup de rythme au livre.
Le lecteur est presque essoufflé tellement l'action va vite et les rebondissements sont multiples : terrorisme, enlèvement, espion, complot, trahison... Rien ne nous est épargné et tout est à cent à l'heure ! C'est enchaînement de rebondissements et de fausses pistes ont fini par me lasser, c'est efficace mais pas toujours crédible et ce n'est pas le genre de thriller que je préfère. La conclusion m'a laissé sur ma faim car elle ouvre sur une nouvelle aventure de Sam plutôt qu'elle ne conclut cette aventure...
J'ai aimé la partie qui se passe à Amsterdam puisque l'auteur décrit très bien les lieux que j'ai eu la chance de découvrir un petit peu l'année dernière.

Merci à Silvana et aux éditions J'ai Lu pour m'avoir permis de découvrir ce livre.

Extrait : (début du livre)
Un jour, ma femme me demanda : Si tu savais que c'était notre dernière journée ensemble, qu'est-ce que tu me dirais ?
Nous étions mariés depuis un an déjà. Allongés dans le lit, nous regardions le soleil qui commençait à briller à travers les épais rideaux, et je lui répondis la vérité : Tout sauf au revoir. Je ne pourrai jamais te dire au revoir.
Deux ans plus tard, cette journée-là démarra comme la plupart des autres. Levé à cinq heures du matin, je pris ma voiture et je me garai à côté de la station de métro de Vauxhall. Je profite des logements sociaux à quelques mètres de là pour mes petites aventures.
Je commençai mon entraînement par un long échauffement dans la cour en béton ouverte d'un vieil immeuble. Course sur place pour prendre le rythme, monter la température de mon corps de quelques degrés indispensables puis je me lançai. Il vaut mieux préparer ses muscles et ses ligaments. Un mur de brique s'élevait droit devant moi, trois mètres de haut environ. Je le négociai avec un élan qui me propulsa en l'air, mes doigts agrippant le bord. Je me soulevai d'un mouvement fluide que j'avais répété des milliers de fois. Souffle régulier, pas de craquements au niveau des articulations. J'essayai d'avancer sans faire de bruit. Le silence prouve la maîtrise. Je franchis le mur, traversai une cour, puis sautai par-dessus un mur bien plus bas, m'appuyant sur une main, mes jambes balayant les briques.
Dans le bâtiment principal, une cage d'escalier sentant la pisse et décorée de graffitis obscènes, noir et blanc, s'ouvrit devant moi. De mon pied gauche, je frappai le mur peint dans un bond prudent, utilisant le contact pour m'élancer en avant vers la rambarde au tournant dans l'escalier. Un geste périlleux qui m'avait valu des blessures par le passé. Mais cette fois, j'atterris sans heurt, doucement sur la balustrade, cherchant l'équilibre, le coeur battant la chamade, l'esprit au repos. L'adrénaline puisait. Je bondis de la rambarde vers une barre en acier qui s'étendait le long du chantier et, grâce à la vitesse, je me projetai vers un étage éviscéré. Le bâtiment était détruit et reconstruit. Je n'abîmerais rien, ne laisserais aucun signe de mon passage. On peut m'accuser de violation de propriété, mais pas d'être un connard. Je courus vers l'autre bout de l'étage, me jetai dans les airs, attrapai une autre barre d'acier, me balançai, lâchai et touchai le sol dans une roulade contrôlée. L'énergie de la chute se répandit dans mon dos et mes fessiers plutôt que d'alourdir mes genoux et je repartis aussitôt, de retour dans le bâtiment, à la recherche d'une nouvelle façon plus efficace d'y entrer. Le parkour, l'art de se mouvoir, maintient mon niveau d'adrénaline au maximum et en même temps, une profonde tranquillité m'envahit. À la moindre erreur, je dégringole d'un mur de brique. C'est enivrant et apaisant à la fois.
Encore trois voyages à travers l'espace fascinant de l'immeuble, sols cassés, cages d'escalier béantes, équipement de toute sorte, piochant dans ma palette de sauts, de bonds et de réceptions pour trouver la ligne, le chemin le plus direct et le plus simple à travers les murs à moitié en ruine, les briques et les escaliers vides. L'énergie enflammait mes muscles, mon coeur battait, mais tout ce temps j'essayais de garder un calme intérieur. Trouver la ligne, toujours la ligne. Autour de moi, au loin, j'entendais la circulation grossir. Le ciel s'éclairait, annonçant une nouvelle journée.
Les gens pensent que ce que les Anglais appellent des logements sociaux constitue une horreur. Ça dépend du point de vue. Pour un traceur, les vieux immeubles carrés sont un régal. Des tas de surfaces planes et de murs à escalader et sur lesquels sauter, des rambardes et des rebords desquels s'élancer, des voisins qui n'appellent pas la police au moindre bruit.
À mon dernier passage, je me laissai tomber du deuxième étage vers le premier, attrapant une barre, me balançant et me réceptionnant après une chute maîtrisée. - Eh ! s'exclama une voix, alors que je fendais l'air. Je fis une roulade, permettant à l'énergie de l'impact d'inonder mes épaules et mon bassin. Je me redressai sur les pieds, fis quelques pas et m'arrêtai.

 

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40/50 :  New-York

Challenge New-York 2013
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catégorie "Même pas peur" : 38/12

 

26 avril 2013

L'avant-dernière chance - Caroline Vermalle

l_avant_derni_re Calmann-Lévy - mars 2009 - 245 pages

Prix Nouveau Talent 2009

Quatrième de couverture :
A Londres, lors du tournage d'une fiction pour la télévision, Adèle, une jeune stagiaire française, reçoit un texto totalement inattendu et absolument irréel : son grand-père, mort quelques jours auparavant, lui souhaite un joyeux anniversaire... Adèle se remémore alors les événements de ce dernier mois. Son papy, Georges, quatre-vingt-trois ans, les pieds plantés dans son potager, enraciné dans sa bonne vieille terre du Poitou, a subitement décidé de partir pour un tour de France avec son voisin et ami Charles, soixante-seize ans. Sa petite-fille a découvert leur projet et, inquiète pour la santé de son aïeul, lui a fait promettre de lui envoyer des nouvelles tous les jours par texto. Commence alors une drôle de correspondance, tendre et complice, entre le grand-père et sa petite-fille, qui ne se sont pas vus depuis dix ans. Ce beau récit, touchant et juste, mêle à la gouaille des dialogues l'émotion de sentiments qui peinent à se révéler.

Auteur : Née dans l'Oise en 1973, Caroline Vermalle est une voyageuse, férue de dépaysement, d'aventure et de cinéma. Cette fille de pilote de chasse déménage dix fois avant de quitter le cocon familial à 17 ans. Elle décroche ensuite le diplôme de l'Ecole Supérieure d'Etudes Cinématographiques. Puis elle s'exile à Londres à 21 ans. Outre-manche, elle est embauchée par la BBC où elle grimpe les échelons et devient productrice associée. Et quand, en 2006, Caroline a enfin réalisé son rêve en faisant carrière dans la production audiovisuelle de documentaires, elle épouse un architecte sud-africain. Elle démissionne de la BBC, et déménage en France en décembre 2007. « L'Avant-dernière chance » est son premier roman.

Mon avis : (lu en avril 2013)
J'ai commencé ce livre l'été dernier et comme le début m'a beaucoup plu j'ai décidé d'en faire cadeau à l'une de mes tantes alors que j'étais de passage chez elle. Je n'avais pas eu le temps de finir le livre avant de l'offrir, et c'est seulement maintenant que je le termine après l'avoir emprunté à la bibliothèque...

Pour ses 23 ans, Adèle jeune stagiaire française sur un tournage d'un film à Londres reçoit un texto de Georges son grand-père. Sa surprise est totale et bouleversée elle revient sur ce qu'il s'est passé ce dernier mois... Georges 83 ans et Charles 76 ans, son voisin, ont décidé de partir faire les étapes du Tour de France 2008 non pas en vélo mais en voiture ! Une drôle d'idée pour deux séniors à la forme déclinante... « C'était la dernière chance de quitter la scène avec un grand coup de chapeau. Il n'avait même pas besoin d'être grand, le coup de chapeau. Juste digne. Et le bonhomme, juste debout. »
Pour rassurer sa famille, Georges s'engage à envoyer chaque soir un texto à Adèle pour dire où ils en sont dans Tour de France.
Alors commence ce road-movie à travers le Grand Ouest. C'est un livre plein de tendresse et d'émotions mais également plein d'humour en particulier dans les échanges SMS entre Georges et Adèle.
J'ai aimé ce voyage (dont certains lieux m'étaient familier...) et ses échanges intergénérationnelles. Une belle découverte. 

Extrait : (page 13)
Adèle n’en était pas à sa première scène de meurtre. Ça l’ennuyait beaucoup, alors elle rêvassait en attendant que ça se passe. Juste avant que son téléphone ne vibre, elle était en train de se dire que la jeune femme qui pleurait dans la chambre lui ressemblait un peu. Même âge, même cheveux longs, bruns, épais, même taille fine. Mais la fille dans la chambre, sans être forcément plus jolie, était mieux habillée, mieux apprêtée, ses mains étaient douces et elle avait l’habitude d’être le point de mire. Adèle, en comparaison, malgré les traits harmonieux de son visage, faisait davantage garçon manqué. En outre elle n’était pas riche, et on ne faisait jamais très attention à elle. Même le jour de son anniversaire. Elle trouvait en revanche que le mort n’avait pas la classe d’Irving Ferns. Irving Ferns. Son coeur se serra à sa pensée.
Adèle bouillait d’impatience – qui lui avait envoyé ce texto ? Le jeune avocat rencontré lors d’une fête un mois plus tôt ? Mais comment aurait-il pu deviner que c’était son anniversaire ? Elle regarda autour d’elle. Il y avait du monde dans le couloir encombré, une trentaine de personnes peut-être, qui ne bougeaient pas, de peur de faire craquer le parquet ; quelques-uns se grattaient le nez, d’autres se rongeaient un ongle. On communiquait en mimant, car même les chuchotements étaient inappropriés. Mais personne ne semblait regarder Adèle. Elle vérifia encore une fois que les dictateurs du silence n’étaient pas dans le couloir – non, ils étaient occupés avec le mort –, sortit son portable et ouvrit le texto qu’on venait de lui envoyer.
Elle dut l’approcher de ses yeux pour être sûre qu’elle lisait correctement. Elle ne put s’empêcher de pousser un petit cri étouffé et lâcha l’appareil, qui alla s’écraser sur le parquet de la vieille maison avec un bruit assourdissant. Tout le monde sursauta et se tourna vers Adèle. Immédiatement, on entendit une voix en colère venir de la chambre.
« COUPEZ ! COUPEZ ! Mais qu’est-ce qui se passe là-dedans, nom de Dieu ? » Et le premier assistant-réalisateur fit irruption dans le couloir. Adèle bredouilla : « Je suis vraiment désolée, John, je… »
Toute l’équipe de tournage se tourna vers Adèle, acteurs compris, puis on passa à autre chose. Ça arrivait souvent, et c’était une occasion pour tout le monde de se délasser deux minutes.

Challenge Petit BAC 2013
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"Sentiment"

25 avril 2013

Ce soir à La Grande Librairie : John Irving

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 Sur France 5, ce jeudi 25 avril à 20h35 
John Irving sera l'invité de François Busnel dans La Grande Librairie

Avec son 13ème roman : "A moi seul bien des personnages", John Irving aborde la question de la bisexualité et donne à réfléchir sur la question du genre et de la forme des désirs.
Un grand roman ambitieux, intelligent et divertissant.

Autres invités :
Erik Orsenna - La fabrique des mots
Michel Winock - Flaubert
Alain Corbin - La douceur de l'ombre

 En replay sur le site de La Grande Librairie

Rediffusion de l'émission : dimanche 28 avril à 23 heures

25 avril 2013

Purgatoire, livre 2 – Christophe Chabouté

purgatoire2 Vents d'Ouest – septembre 2004 – 64 pages

Présentation éditeur :
Après avoir été écrasé par son assureur, Benjamin Tartouche, n’ayant manifestement pas mérité sa place au paradis, se retrouve au purgatoire. Là, il apprend qu’il doit redescendre sur terre comme conscience en vue de ramener dans le droit chemin un être précis. S’il y parvient, il ira au paradis, mais s’il échoue, à lui l’enfer. Revenu sur terre sous forme immatérielle, Benjamin découvre les désagréments, mais également les plaisirs de sa nouvelle existence.

Auteur : Né en 1967, d’origine alsacienne, Christophe Chabouté suit les cours des Beaux-Arts d’Angoulême, puis de Strasbourg. Vents d’Ouest publie ses premières planches en 1993 dans "les Récits", un album collectif sur Arthur Rimbaud. Mais il faut attendre 1998 pour que ce graphiste free-lance se fasse un nom dans la bande dessinée en publiant coup sur coup "Sorcières" aux Editions du Téméraire et "Quelques jours d’été" aux Editions Paquet. Deux albums remarqués et primés, le premier au Festival d’Illzach, le second à Angoulême où Christophe Chabouté décroche l’Alph’Art Coup de Coeur. Avec "Zoé" paru en 1999, Chabouté prouve que son talent a atteint sa pleine maturité, ce qu’il démontre avec encore plus d’évidence dans "Pleine Lune". "Tout seul"(2008), "Terres Neuvas"(2009).

Mon avis : (lu en avril 2013)
Le titre de la série prend tout son sens avec ce livre 2, en effet après sa descente aux enfers sur Terre (cf. Livre 1), Benjamin se retrouve au Purgatoire. Avant d'aller peut-être au Paradis, il doit rendre des comptes sur son comportement durant sa courte vie. Le lecteur découvre que Benjamin n'est pas une simple victime, dans son enfance et sa jeunesse il a été coupable comme beaucoup de quelques bassesses... Pour réparer, la bureaucratie de l'Au delà le renvoie sur Terre pour devenir la bonne conscience d'un vivant, la petite voix qui donne un bon conseil. A Benjamin de trouver la bonne personne pour pouvoir revenir au Purgatoire et prendre l'ascenseur vers le Paradis...
Cet épisode prend un ton plus imaginaire et moins réaliste, ce retour au monde des vivants m'a rappelé le film Ghost...
La noirceur du Livre 1 s'efface avec ce Livre 2 plus léger et plein d'humour. Chabouté nous offre une vision du paradis et de l‘enfer très personnelle avec un clin d’œil à quelques âmes célèbres comme Brassens, Einstein, Hitchcock ou Van Gogh...
Graphiquement, nous retrouvons les couleurs sombres du premier tome et ce sont des silhouettes blanches qui représentent les âmes.  

Extrait :

purgatoire_2_extrait

purg2_54a purg2_54b

purg2_43

 

purgatoire1 Purgatoire, livre 1 

 

Déjà lu du même auteur :

tout_seul Tout Seul  Terres_neuvas Terres Neuvas  

construireunfeu Construire un feu

quelques_jours_d_ete  Quelques jours d'été / Un îlot de bonheur 

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