Lu en partenariat avec Casterman

la ou naissent les nuages Casterman - avril 2014 - 208 pages

Quatrième de couverture :
Fille unique de parents très aimants, mais très occupés, Amélia, 16 ans, s'est réfugiée dans la gourmandise. Elle traîne son corps adolescent et ses kilos en trop comme une punition. Mais l'arrivée d'une lettre étrange venue de Mongolie va bouleverser la banalité un peu mélancolique de son quotidien...

Auteur : Annelise Heurtier est née en 1979. Parallèlement à un début de carrière éloignée du milieu des lettres (une prépa HEC suivie d'une école de commerce la conduisent à travailler dans le marketing et le management), elle commence à écrire des textes à destination de la jeunesse. Son premier roman est rapidement publié aux éditions du Rouergue. Aujourd'hui, Annelise Heurtier habite à Tahiti où elle vit avec son compagnon et ses deux enfants. 

Mon avis : (lu en avril 2014)
Amélia, 16 ans, est une adolescente assez gâtée, fille unique dans un milieu aisé. Ayant quelques kilos en trop, elle n'est pas à l'aise dans son corps et manque de confiance en elle. Elle a la chance de pouvoir faire un grand voyage pour la Mongolie dans une association qui aide des enfants. Au début, elle devait faire ce voyage avec son père mais celui-ci est obligé de rester à Paris et c'est toute seule qu'elle part pour l'inconnu...
Ce voyage va la transformer. Elle va découvrir la misère du pays, des enfants qui se contentent de peu, en comparaison sa vie parisienne va lui paraître bien futile et douillette.
Amélia est la narratrice du livre, le lecteur suit dans le récit de son voyage : son évolution, ses réflexions, ses sentiments. 
Un récit émouvant et instructif.
Petit bémol dans l'intrigue sur le "rebondissement" final qui n'apporte rien à l'histoire mais qui fait un peu "cliché"...
Je trouve très belle l'illustration de la couverture du livre.

Merci Brigitte et les éditions Casterman 

Autres avis : Gambadou, CanelSaxaoul

Extrait : (début du livre)
Je détestais ça.
Je détestais que l'on me regarde comme ça.
Du bout des doigts, la fille de la boulangère me tendait le petit sac en papier, le sourire dégoulinant de mépris. Elle avait les ongles chargés d'une épaisse couche de vernis pailleté, sauf celui de l'index, qui se singularisait grâce au palmier miniature qu'on y avait habilement dessiné.
J'ai croisé le reflet d'un visage dans la glace. A côté d'un éventail de sucettes multicolores, il y avait une fille yeux rouges paupières gonflées cheveux ébouriffés saloperie d'humidité.
Moi.
Je me suis contentée de placer la monnaie sur le comptoir et je lui ai quasiment arraché le sac brun, déjà auréolé de gras par les trois pains au chocolat. Je suis sortie et j'ai commencé à marcher sur le trottoir mouillé. Un pas devant l'autre. Je me foutais complètement de ce qu'elle pouvait penser, avec sa manucure de dinde. Un pas et puis l'autre. Ce n'est pas elle qui venait de découvrir le garçon de ses rêves en train d'embrasser (dévorer) sa meilleure amie contre la grille du lycée.

 Challenge Petit Bac 2014
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"Couleur" (5)