Slam 4824

Plon – mai 2008 - 298 pages

10x18 - juin 2009 - 294 pages 

traduit de l'anglais par Francis Kerline

Quatrième de couverture :  Vous savez ce que c'est, un slam ? En langage de skateboarder ça veut dire qu'on se casse la gueule. Et moi, le skate et les filles, c'est tout ce qui m'intéresse.
Je m'appelle Sam, j'ai 15 ans, je vis avec ma mère qui en a 31. Vous avez pigé : elle m'a eu quand elle avait 16 ans, du coup elle me dit toujours de faire attention avec ma copine. Parce que c'est comme avec le skate : un accident est vite arrivé...
Une incursion touchante et drôle à la frontière délicate qui sépare les jeunes et des adultes.

Auteur : Nick Hornby (né en Angleterre en 1957) est l'auteur de plusieurs best-seller internationaux, parmi lesquels, Haute fidélité, Pour un garçon et Vous descendez !

Mon avis : (lu en avril 2009)

Sam a bientôt 16 ans, il vit avec sa mère de 32 ans, il est passionné de skateboard et son idole est le champion Tony Hawk avec lequel il "discute" à travers un poster géant qu'il a dans sa chambre. Il a une petite amie Alicia. Tout était bien jusqu'au jour où Sam apprend qu'Alicia est enceinte et qu'elle veut garder le bébé. Il est tout d'abord paniqué par sa situation qui semble lui offrir un avenir sombre et impossible. Mais Sam va vite se rendre compte que la vie est beaucoup plus supportable qu'il ne le croyait.

Ce roman est totalement actuel, le héros est dans l'âge difficile entre l'adolescence et l'adulte. Le style est simple, plutôt "parlé. On rit aussi beaucoup dans ce livre. Néanmoins, ce roman me semble surtout destiné aux adolescents ou jeunes adultes.

Extrait du livre :
Donc tout baignait. En fait, je dirais même que ce qui arrivait depuis six mois était bonnard dans l'ensemble.
Exemple : maman avait plaqué Steve, son fiancé pourrave.
Exemple : Mme Gillett, ma prof de dessin, m'avait pris à l'écart après le cours pour me demander si j'envisageais d'aller en fac d'arts plastiques.
Exemple : j'avais réussi deux nouveaux trucs de skate, d'un seul coup, après des semaines à me ridiculiser en public. (Je suppose que vous êtes pas tous des skateurs, donc je vais mettre les points sur les i tout de suite, histoire d'éviter un terrible malentendu. Skate = skateboard. On dit jamais skateboard, d'habitude, donc c'est la seule fois que j'emploierai le mot dans toute cette histoire. Et si malgré ça vous persistez à m'imaginer en train de faire l'andouille sur la glace sous prétexte que skate veut dire patin, faut vous en prendre à votre propre stupidité.)
Et en plus de ça, j'ai rencontré Alicia.
Je me dis qu'il serait peut-être bon que vous sachiez certaines choses à mon sujet avant que j'attaque sur maman et Alicia et tout. Si vous saviez des choses sur moi, il y en a peut-être dedans qui pourraient vous intéresser. Mais, en regardant ce que je viens d'écrire, vous en savez déjà pas mal ou, du moins, vous avez pu vous faire une idée. Vous avez pu deviner que ma mère et mon père vivaient pas ensemble, pour commencer, sauf si vous pensiez que mon père était le genre de personne qui s'en fout que sa femme ait des Jules. Eh ben, il est pas comme ça. Vous avez pu deviner que je skate et vous avez pu deviner que ma matière forte à l'école était le dessin, sauf si vous pensiez que j'étais le genre de personne que les profs prennent toujours à l'écart pour lui dire de s'inscrire en fac dans leur matière. Comme si les profs se disputaient mes talents, voyez. «Non, Sam ! Oubliez le dessin ! Faites de la physique !» «Oubliez la physique ! Ce serait une tragédie pour l'espèce humaine si vous laissiez tomber le français !» Et qu'après ils commencent à se taper dessus.
Ouais, bon. Ce genre de choses m'arrive jamais, vraiment jamais. Je peux vous jurer que j'ai jamais, jamais été à l'origine d'une bagarre entre des profs.