la_pension_Marguerite Actes Sud – décembre 2005 – 154 pages

Présentation de l'éditeur
En une journée, la vie d'Aldo Neri, violoniste virtuose, va basculer : alors qu'il s'apprête à donner un grand concert à Paris, il reçoit une enveloppe à son hôtel, adressée par le psychanalyste de sa mère, Anna, contenant des liasses de feuillets manuscrits rédigés par celle-ci peu avant son suicide. Rongé par la curiosité, terrifié par ce qu'il pourrait découvrir, Aldo se lance dans la lecture compulsive de ces notes, qui reviennent sur la rencontre de la jeune Anna avec un ventriloque qui allait devenir le père de son fils. Ce roman troublant confronte son personnage aux souvenirs enfouis et menaçants, aux blessures de l'âme qui ont marqué l'homme et forgé l'artiste. La musique, qui exprime si bien l'indicible, y tient une place considérable.

Biographie de l'auteur :
Né à Ankara, Metin Arditi vit à Genève. Chez Actes Sud, il a publié Dernière lettre à Théo (2005), La Pension Marguerite (prix Lipp Suisse 2006), L'Imprévisible (prix des lecteurs FNAC Riviera 2006, prix des auditeurs de la Radio Suisse romande 2007), Victoria-Hall (Babel n° 726) et La Fille des Louganis (2007).

Résumé :

Alors qu’il est à Paris pour un concert, Aldo Neri, violoniste virtuose, reçoit à son hôtel une enveloppe. Un certain Docteur Rey, psychiatre et psychanalyste, lui transmet une liasse de feuillets manuscrits, rédigés par sa mère, Anna, pendant son analyse. Ces notes couchées sur le papier au hasard des souvenirs détiennent-elles la clé du suicide de sa mère dans une chambre d’hôtel sordide de Berlin, cinq ans auparavant ? Pourquoi Berlin ? Rongé par la curiosité, terrifié aussi par ce qu’il pourrait découvrir, Aldo se lance dans une lecture compulsive de ces notes, malgré les mises en garde de Rose, son épouse qui est aussi sa luthière.
Aidée par son analyse, Anna s’y remémore des bribes de vie. Son enfance auprès d’une mère distante, ses premières amours avec Paule qu’elle rencontre dans une institution pour jeunes filles, sa place de femme de chambre à la Pension Marguerite. C’est là qu’Anna rencontre un saltimbanque aux talents de ventriloque qui va devenir le père de son enfant : un fils qu’elle élève seule et à qui elle donne le même prénom que son amant, Aldo…
Au fil des pages, les plaies se rouvrent à l’image de la fente sur la table du violon d’Aldo, de laquelle s’échappe, à chaque coup d’archet, un gémissement.
Ce roman troublant confronte son personnage aux souvenirs enfouis et menaçants, aux confusions d’identité dont il a subi la douloureuse influence mais qui l’ont forgé en tant qu’ homme et en tant qu' artiste. Rien d’étonnant alors à ce que la musique y tienne une place considérable, elle qui exprime si bien l’indicible.

Mon avis : (lu en février 2007)

C'est le premier livre que je lis de cet auteur. L'écriture est sobre et dépouillée. On partage avec intensité cette journée où Aldo va lire le manuscrit laissé par sa mère, et qui va révéler des secrets de famille. En même temps il se prépare à un concert qu'il doit donner le soir même.

J'ai beaucoup aimé ce livre. Une histoire riche, émouvante, troublante.