20 octobre 2017

Tangvald - Olivier Kemeid

 Lu en partenariat avec Babelio et Gaïa

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tangvald Gaïa - août 2017 - 224 pages

Quatrième de couverture :
Peter Tangvald vogua sur tous les océans du globe. Profondément inadapté à la société et au monde du travail, il refuse une vie de week-ends et s’exile sur les mers, bâtit de ses mains son voilier en bois, vit en maillot de bain. Il épouse et épuise sept femmes, dont deux meurent en mer. 

Tangvald était originaire de Norvège, et apprit à naviguer presque par hasard. S’il fait plusieurs fois le tour du monde, sans équipement radio et à la voile, c’est sans souci de performance ni des grandes découvertes. C’est en revanche riche en moments épiques. 
Il devient ici le personnage d’un roman picaresque : en 1986, dans les eaux troubles de la baie de Boquerón à Porto Rico, Tangvald croise celui qui recomposera son destin hors normes. Fasciné par cette vie tragique et rocambolesque, Olivier Kemeid s’invite avec fièvre dans la légende. 
Tangvald, ou une vie fantasmée.

Auteur : Olivier Kemeid est québécois, auteur de théâtre et metteur en scène. Il est le directeur artistique du Théâtre de Quat'Sous à Montréal. Plusieurs de ses pièces ont été publiées, par Lansman (Belgique) et Leméac (Canada). De père égyptien émigré au Canada, il a lui-même beaucoup navigué. Sa rencontre avec Tangvald père et fils fut un moment charnière dans son existence, et décisif pour l’écrivain: il porte cette histoire depuis plus de 20 ans. 
Tangvald est son premier roman.

Mon avis : (lu en octobre 2017)
L'auteur a eu envie d'écrire ce livre depuis très longtemps. En effet, Olivier Kemeid avait 11 ans lorsqu'il a rencontré pour la première fois Peter Tangvald et son fils, Thomas alors âgé de 10 ans. 
Parce qu'il était un enfant fragile surprotégé par sa mère et que son père apprend qu'on lui prescrit des pilules, ce dernier le confit à un instructeur pour faire de son fils un marin. Le défi sera relevé car Peter se découvre une vrai passion pour la navigation.
Et le voilà parti pour naviguer toute sa vie autour du monde, à l'ancienne, c'est-à-dire sans moteur, ni appareils de communication, il ne compte que sur lui-même, il expérimente... Il va construire lui-même deux voiliers, il aura eu huit femmes et trois enfants, il se sera confronté aux pires tempêtes, à des ouragans, à des pirates mais il restera un aventurier des mers atypique et haut en couleur.
J'ai mis un peu de temps à entrer dans le livre, le début de ses aventures avec ses nombreuses conquêtes féminines souvent choisies pour leur talent de cuisinière m'a un peu dérangé et énervé. Mais au fil de son périple autour du monde, je me suis attachée au personnage, laissant ses travers machistes et préférant son côté aventurier des mers, recherchant les grands espaces et les vastes étendues sans humains.
J'ai finalement apprécié ce grand voyage.

Merci Babelio et les éditions Gaïa pour cette lecture dépaysante et pleines d'embruns !

Extrait : (début du livre)
C’est dans les eaux troubles de la baie de Boquerón à Porto Rico que j’ai croisé la seule fois de ma vie Peter Tangvald, un jour du mois d’avril 1986, à la date précise curieusement oubliée, moi qui du haut de mes onze ans couchais méticuleusement et en détail toutes mes journées sur les pages de mon journal de bord, premier de mes écrits non académiques. Le premier que je vis fut son fils, Thomas Tangvald, godillant d’une main – l’autre, bien nonchalante, enfouie au fond d’une poche trouée d’un short en jean effiloché –, glissant sans faire de bruit sur les eaux, fendant la petite écume qui parfois se présentait à l’étrave de sa barque tout en bois qu’il avait fabriquée de ses mains avec son père, venant vers nous la courte chevelure blonde au vent dont les pointes bouclaient au soleil, le torse hâlé, lisse, à peine recouvert d’un duvet, les bras et les jambes dotés de muscles longs, ceux des coureurs de fond, les yeux bleu clair emplis des sept mers du globe, le sourire nacré, il avait à peu près mon âge, mais j’étais un enfant et lui avait entamé sa vie adulte depuis longtemps. De cela il n’en retirait aucune supériorité, or à dix ans il devait être l’un des rares habitants de cette terre à être né en mer, à avoir bouclé le tour du monde maintes et maintes fois et dans tous les sens, à échapper aux balles de pirates au large des Philippines et à tenter désormais de sauver son père, maintenant un vieil homme, mais toujours debout, la main à la barre d’une coque à fière allure du nom de L’Artémis de Pythéas. Thomas Tangvald, c’est à toi, après tout, que s’adresse ce livre, une fois de plus je t’harnache à ce qui risque de nous engloutir et qui t’a fait sombrer aujourd’hui. Thomas reprenant le flambeau de son père, refusant toute concession à la terre solide, prônant la fuite perpétuelle sur les grandes plaines liquides de ce monde, à la fois à la recherche de je ne sais quoi le savait-il lui-même et en quittance éternelle, gitan des mers ou issu, pour reprendre cette drôle d’expression policée « des gens du voyage », mais sur les eaux, c’est à toi également que je vais me consacrer, à ton histoire que je connais si peu, à ce bref échange que nous avons eu il y a trente ans, je t’avais donné un cadeau, en fait mes parents m’avaient gentiment conseillé de te faire cette offrande, et je m’étais départi avec douleur d’un livre dont vous êtes le héros, cette collection de livres d’aventures fantastiques aux paragraphes numérotés, qui conviaient le lecteur à emprunter des voies de narration diverses selon ses choix, mais aussi à lancer des dés – le destin sous forme de cube – afin de combattre mauvais esprits et autres créatures horribles sorties des tréfonds d’un bestiaire redoutable, voici un livre en écho à ce livre autrefois donné, cette fois c’est un livre dont tu es le héros, c’est aussi le livre d’un livre, celui de ton père, récit haletant de vos pérégrinations, de vos folles utopies qui m’ont tant fait rêver, de vos tragédies aussi. La fatalité ne vous aura pas épargnés ; qu’importe, toi et ton père restez parmi les êtres les plus libres que j’ai connus. Cette liberté a un prix et, à ce titre, on ne peut pas dire qu’elle vous ait octroyé de rabais.

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19 octobre 2017

A coucher dehors - tome 2 - Aurélien Ducoudray & Anlor

 91hZgvwKToL Bamboo - août 2017 - 48 pages

Quatrième de couverture :
Nicolas a disparu ! Amédée essaie tant bien que mal de le trouver au milieu des visiteurs du Parc de l’Espace. À la maison, Prie-Dieu a accroché sur le toit de la baraque les signes des trois religions monothéistes, provoquant un afflux des adeptes de tout poil. Ce qui n’est pas du goût d’Amédée, surtout que la priorité serait plutôt de retrouver l’apprenti cosmonaute ! Car huissiers et gendarmes attendent, montre au poignet. Si Nicolas n’est pas là rapidement, Amédée ne sera plus son tuteur et ce sera l’expulsion pour les trois clochards !

Auteurs : Aurélien Ducoudray est né en 1973 à Chateauroux et vit dans un petit village de l’Indre. Photographe de presse, journaliste presse écrite et TV, on lui doit de nombreux documentaires. Après Championzé et La Faute aux chinois, il sort Clichés de Bosnie chez Futuropolis. Ce dernier ouvrage connaît un beau succès. En 2014, il signe son premier ouvrage chez Grand Angle, Amère russie.
Anlor a étudié aux Arts-Décoratifs de Paris (ENSAD) d’où elle est sortie diplômée en section Animation. Elle réalise en 2001 Qui veut du Pâté de Foie ?, court-métrage en volume animé stop-motion, primé dans de nombreux festivals (Annecy, Zagreb, Paris...). Elle travaille ensuite en tant qu’animatrice, puis réalisatrice. En 2011, elle signe sa première BD : Les Innocents coupables chez Grand Angle.

Mon avis : (lu en octobre 2017)
Nous avions laissé Amédée alors que Nicolas avait disparu... Nicolas étant fasciné par Youri Gagarine et les spationautes, Amédée est persuadé que Nicolas s'est réfugié dans le Parc de l'Espace, mais avec les nombreux visiteurs pas facile de le retrouver... Si Nicolas n’est retrouvé rapidement, Amédée ne sera plus son tuteur et il perdra la maison ! C'est donc une course contre la montre qui s'engage pour Amédée, ses deux amis SDF, l'assistante sociale...
J'avais beaucoup aimé le tome 1 et le tome 2 est tout autant réussi, le scénario est réussi, rythmé et les personnages toujours hauts en couleur et attachants. Le dessin est dynamique et vivant
Une belle histoire pleine d'humanité, d'humour et de tendresse !

Extrait : 

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Déjà lu du même auteur :

112791048 A coucher dehors - tome 1 - Aurélien Ducoudray & Anlor 

1431_couv Sixteen Kennedy Express - Bastien Quignon, Aurélien Ducoudray

9daf23794fa2260bcb6815b234785c92 L'anniversaire de Kim Jong-Il - Aurélien Ducoudray et Mélanie Allag

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16 octobre 2017

C'est lundi, que lisez-vous ? [312]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane 

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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L'amie prodigieuse - Helena Ferrante 
L'Espoir des Neshov – Anne B. Ragde 
Agatha Raisin enquête, Tome 3 : Pas de pot pour la jardinière - M.C. Beaton

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Tangvald - Olivier Kemeid (Babelio - Gaïa)
Le jour d'avant - Sorj Chalandon

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Entre mes doigts coule le sable - Sophie Tal Men
Un funambule sur le sable - Gilles Marchand (Match Littéraire - PriceMinister)

Bonnes lectures et bonne semaine

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15 octobre 2017

Agatha Raisin enquête, Tome 3 : Pas de pot pour la jardinière - M.C. Beaton

51IuMT9J3JL Albin Michel - novembre 2016 - 256 pages

traduit de l'anglais par Esther Ménévis

Titre original : The potter gardener, 1994

Quatrième de couverture :
De retour dans les Cotswolds après de longues vacances, Agatha Raisin découvre que son voisin James Lacey, objet de tous ses fantasmes, est tombé sous le charme d'une nouvelle venue au village. Aussi élégante qu'amusante, Mary Fortune est une jardinière hors pair, et la journée portes ouvertes des jardins de Carsely s'annonce déjà comme son triomphe. Mais une Agatha Raisin ne s'incline pas avant d'avoir combattu (quitte à se livrer à l'une de ces petites supercheries peu reluisantes dont elle a le secret) ! C'est alors que la belle Mary est retrouvée morte, enfoncée tête la première dans un de ses grands pots de fleurs. De toute évidence, Agatha n'était pas la seule à souhaiter la disparition de sa rivale…

Auteur : Née en 1936 à Glasgow, M.C. Beaton a été successivement libraire, critique de théâtre, journaliste et éditrice, avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne. Sa série Agatha Raisin a été adaptée à la télévision et devrait être diffusée prochainement en France.

Mon avis : (lu en septembre 2017)
Voilà, c'est réparé, voilà le billet du tome 3 après celui du tome 4... La vie d'Agatha est toujours riche en péripéties... Dans cet épisode, Agatha va tenter de se mettre au jardinage pour épater son charmant voisin James Lacey. Une nouvelle habitante, Mary Fortune est arrivée dans le village et tout le monde n'en fait que des éloges... Rien de pire pour Agatha qui va tenter de faire mieux que cette intruse... Et voilà que Mary est retrouvée morte, la tête plantée dans un grand pot de fleurs !
Comme d'habitude, Agatha va mener l'enquête...
C'est toujours un plaisir de lire de retrouver ces personnages attachants, ce village typiquement british... C'est une lecture facile, amusante et distrayante !
Il y a encore quelques occasions de passer de bons moments avec Agatha puisque les tomes 7 et 8 doivent paraître le 2 novembre prochain et l'auteur en a écrit presqu'une trentaine...

Extrait : (début du livre)
En ce jour où Agatha Raisin, au volant de sa voiture, regagnait lentement son village de Carsely après de longues vacances, un hiver doux et humide avançait petit à petit vers le printemps. Elle se persuada qu’elle avait passé des vacances merveilleuses, loin de Carsely, ce trou ennuyeux à mourir. Elle était d’abord allée à New York, puis aux Bermudes, puis à Montréal, après quoi elle avait filé à Paris, avant de continuer vers l’Italie, la Grèce et la Turquie. Elle avait beau être riche, dépenser autant d’argent pour se faire plaisir n’était pas dans ses habitudes, et elle se sentait confusément coupable. Jusque-là, elle avait presque toujours opté pour les voyages organisés, en groupe, les plus chers possibles. Cette fois, elle était partie seule. Vivre à Carsely lui avait donné la confiance en elle nécessaire pour se faire des amis, du moins l’avait-elle cru. Mais les dernières semaines s’étaient écoulées dans une sorte de brouillard, entre chambres d’hôtel et expéditions solitaires obstinées sur les sites touristiques.
Pourtant, elle n’était pas davantage prête à admettre qu’elle avait souffert de cette solitude qu’elle ne l’était à reconnaître que son voisin, James Lacey, n’était pas pour rien dans son absence prolongée de Carsely.
À la fin de ce qu’elle se plaisait à appeler intérieurement « sa dernière affaire », elle s’était soûlée au pub du coin en compagnie d’une des habitantes du village et, en rentrant chez elle, avait fait un geste grossier à James, qui se tenait debout devant chez lui.
Dégrisée et pleine de remords, le lendemain, elle avait humblement présenté ses excuses à ce séduisant voisin célibataire, qui les avait acceptées en silence. Mais par la suite, leur amitié naissante s’était réduite à une tiède relation de voisinage. Il lui parlait sur un ton amical lorsqu’il la rencontrait au pub ou à l’épicerie du village, mais il ne passait plus prendre le café et, s’il était occupé à jardiner devant son cottage quand il la voyait descendre la ruelle, il rentrait précipitamment chez lui. Alors elle avait traîné son cœur meurtri à l’étranger. Assez bizarrement, loin de la douce influence de Carsely, son caractère d’antan s’était réaffirmé, c’est-à-dire qu’elle était redevenue irritable, agressive et encline à lancer des jugements à l’emporte-pièce.
Ses chats se trouvaient dans un panier sur la banquette arrière. Elle s’était arrêtée en chemin à la pension spécialisée pour les récupérer. Elle avait beau être toujours mariée (à un homme qu’elle n’avait pas vu depuis si longtemps qu’elle en avait pratiquement oublié l’existence, et qu’elle n’avait aucun désir de revoir), elle se faisait l’effet de n’être ni plus ni moins que la vieille fille du village ; il ne lui manquait même pas les chats. 

Déjà lu du même auteur :

111279972  tome 1 : La quiche fatale  112115556 tome 2 : Remède de cheval 

511YgPvGkHL Agatha Raisin enquête, Tome 4 : Randonnée mortelle

Challenge Voisins Voisines 
voisins_voisines2017
Grande-Bretagne

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13 octobre 2017

L'Espoir des Neshov – Anne B. Ragde

512SVHrwWxL Fleuve éditions - juin 2017 - 360 pages

traduit du norvégien par Hélène Hervieu

Titre original : Alltid tilgivelse, 2016

Quatrième de couverture :
Pour avancer, il faut savoir revenir en arrière... Après des années de splendeur puis de misère, la ferme des Neshov est désormais à l'abandon et la famille éclatée.
Seul à Trondheim, Margido s'est tourné vers Dieu et se voue à son entreprise de pompes funèbres, mais peine à s'épanouir dans sa vie privée. À la tombée du jour, ni les tartines trop riches, ni les soirées dans son sauna personnel ne comblent le vide.
À Copenhague, en revanche, pour son frère Erlend et son compagnon Krumme, désormais heureux parents de trois bambins, les journées ne connaissent aucun répit. Pris dans le tourbillon des couches, des biberons et des bobos, ils en viendraient presque à s'oublier eux-mêmes.
Quant à leur nièce Torunn, installée à Oslo avec Christer, elle s'interroge sur l'avenir d'une relation dans laquelle tromperies et résignation ont succédé à un temps de folle passion.
À quarante ans, les choix qui se profilent seront cruciaux.
Une famille, quatre destins, quatre existences ancrées dans des réalités bien différentes que chacun questionne afin de trouver sa place dans le monde.
Mais après tout, la vie n'est-elle pas cette quête permanente portée par l'espoir de trouver sa plénitude ?

Auteur : Anne B. Ragde, née en Norvège en 1957, est l'une des plus grandes romancières scandinaves, traduite dans une vingtaine de langues. Elle a notamment été récompensée dans son pays de prix Riksmål (équivalent du Goncourt français), du prix des Libraires et prix des Lecteurs, pour sa saga des Neshov ( La Terre des mensonges, La Ferme des Neshov et L'Héritage impossible, parus en 2009 et 2010). Elle revient aujourd'hui avec un nouveau tome autour de la famille Neshov.

Mon avis : (lu en septembre 2017)
Il y a 7 ans, lorsque je terminais le tome 3 de la « Trilogie des Neshov », j'avais quitté avec regrets et avec un sentiment d'inachevé la famille Neshov. J'ai donc été surprise et ravie d'apprendre que l'auteur avait fini par écrire un tome 4.
Quelques pages au début du livre rappellent au lecteur les évènements des trois premiers tomes, c'est bien utile sept ans après...
Cela fait environ quatre ans que Torunn a fui la ferme des Neshov. Elle vit près d'Oslo avec Christer, musher et trader. Mais elle n'est pas heureuse, elle a tout quitté pour un compagnon qui n'est pas un modèle de fidélité.
A Trondheim, Margido est toujours occupé par son entreprise de pompes funèbres, sa vie routinière de vieux garçon lui pèse un peu.
Le grand-père Tormod est désormais installé dans une maison de retraite dont il apprécie le confort. L'exploitation familiale est à l'abandon. A Copenhague, Erlend et son compagnon Krumme sont les heureux parents de trois petits enfants.
Torunn décide de revenir pour quelques jours à Trondheim et s'installe chez son oncle Margido. C'est l'occasion de faire le point sur sa vie et pourquoi ne pas faire des projets d'avenir...
Quel bonheur, de retrouver cette famille atypique et attachante et en bonus tout n'est pas fini car il semblerait qu'un tome 5 est prévue...

Extrait : (début du livre)
Dans le couloir, on aurait entendu une mouche voler.
Il était assis dans son fauteuil, la tête penchée au-dessus d’un livre ouvert sur ses genoux. La lampe de lecture projetait un faisceau de lumière bien net sur les pages, et il était si plongé dans le texte qu’il sursauta en entendant frapper à sa porte. Malgré cela, il parvint à bien enfoncer dans le papier l’ongle de son pouce droit pour faire une marque à l’endroit où il en était, en plein milieu d’une phrase.
— Oui ?
Une jeune aide-soignante ouvrit la porte et entra. Ses semelles en caoutchouc ne faisaient aucun bruit.
— Je m’appelle Marthe, dit-elle en lui tendant la main.
Il baissa les yeux sur son livre, posa l’ongle du pouce gauche exactement au même endroit pour libérer son pouce droit, et lui tendit la main d’un geste maladroit ; il devait appuyer fort avec le doigt pour éviter que le livre ne lui glisse des genoux, et son pouce droit reprit le relais dès qu’elle lui lâcha la main.
— Excusez-moi, je crois que je vous dérange, dit-elle.
— Oui, non… je… ça va.
— Je suis nouvelle ici, je voulais juste vous saluer. C’est ma première garde de nuit, ce soir. Et vous êtes Tormod Neshov ?

— Oui.
— Vous ne prenez pas de médicaments, d’après ce que j’ai vu sur la liste.
— Non.
— C’est rare. Même pas de somnifères ?

 Challenge Voisins Voisines 
voisins_voisines2017
Norvège

Déjà lu du même auteur :

la_terre_des_mensonges La Terre des mensonges   la_ferme_des_Neshov La Ferme des Neshov
l_h_ritage_impossible L'héritage impossible  zona_frigida  Zona frigida
un_jour_glac_ Un jour glacé en enfer la_Tour_d_arsenic La Tour d'arsenic

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11 octobre 2017

L'amie prodigieuse - Helena Ferrante

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Gallimard - octobre 2014 - 

Folio - janvier 2016 - 448 pages

traduit de l'italien par Elsa damien

Titre original : L'Amica Geniale, 2011

Quatrième de couverture :
«Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l'obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.» Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition. Formidable voyage dans l’Italie du boom économique, L’amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.

Auteur : Elena Ferrante est l'auteur de plusieurs romans parmi lesquels L'amour harcelant , Les jours de mon abandon et Poupée volée . Tous sont publiés chez Gallimard. L'auteur a été finaliste du prix Strega pour le quatrième volet de la série L'amie prodigieuse.

Mon avis : (lu en juillet 2017)
C'est un livre que j'avais dans ma LAL depuis pas mal de temps... Les grandes vacances ont été l'occasion de me plonger dedans !
Elena est la narratrice et elle prend la plume pour nous raconter son amitié avec Lila. Dans ce tome, elle nous raconte de son enfance jusqu'au mariage de son amie. Le lecteur est plongé au coeur des années 50 dans un quartier pauvre de la banlieue napolitaine. 
Elena et Lila sont deux petites filles très différentes, Elena est sage et posée, Lila est intrépide, déterminée, petite mais fougueuse. 
Elles se sont connues toutes les deux sur les bancs de l'école, douées pour les études et ayant soif d'apprendre, elles entrent en compétitions et donnent le meilleur d'elles-même. Mais cela ne va pas durer car seuls les parents d'Elena accepteront que leur fille poursuive des études. Lila doit abandonner rapidement l'école pour travailler avec son père et son frére dans leur petite échoppe de cordonnier.
Mais les deux amies vont continuer à se voir, à s'entraider, à se disputer et à grandir ensemble car une force indéfectible unissent Elena et Lila.
C'est un roman d'apprentissage, sombre et réaliste dans Naples et l'Italie.
Ces personnages sont attachants et je pense lire un jour la suite de cette histoire (prévue en 4 tomes).

Extrait : (début du livre)
Ce matin Rino m’a téléphoné, j’ai cru qu’il voulait encore de l’argent et me suis préparée à le lui refuser. Mais le motif de son appel était tout autre : sa mère avait disparu.
« Depuis combien de temps ?
— Quinze jours.
— Et c’est maintenant que tu m’appelles ? »
Mon ton a dû lui paraître hostile ; pourtant je n’étais ni en colère ni indignée, juste un tantinet sarcastique. Il a tenté de répliquer mais n’a pu émettre qu’une réponse confuse, gênée, moitié en dialecte et moitié en italien. Il s’était mis dans la tête, m’a-t-il expliqué, que sa mère était en vadrouille quelque part dans Naples, comme d’habitude.
« Même la nuit ?
— Tu sais comment elle est.
— D’accord, mais quinze jours d’absence, tu trouves ça normal ?
— Ben oui. Ça fait longtemps que tu ne l’as pas vue, c’est encore pire : elle n’a jamais sommeil, elle va et vient, elle fait tout ce qui lui passe par la tête. »
Il avait quand même fini par s’inquiéter. Il avait interrogé tout le monde, fait le tour des hôpitaux et s’était même adressé à la police. Rien, sa mère n’était nulle part. Quel bon fils ! Un gros bonhomme sur la quarantaine, qui n’avait jamais travaillé de sa vie et n’avait fait que trafiquer et gaspiller. J’ai imaginé avec quelle diligence il avait dû faire ses recherches : aucune. Il n’avait pas de cervelle, et rien ne lui tenait à cœur hormis sa propre personne.
« Elle ne serait pas chez toi ? » m’a-t-il soudain demandé.
Sa mère ? Ici à Turin ? Il connaissait bien la situation, et ne parlait que pour parler. Lui oui, c’était un voyageur, et il était venu chez moi une dizaine de fois, sans y être invité d’ailleurs. Sa mère, qu’au contraire j’aurais accueillie avec plaisir, n’était jamais sortie de Naples de toute sa vie. Je lui ai répondu :
« Elle n’est pas chez moi, non.
— Tu es sûre ?
— Rino, s’il te plaît : je te dis qu’elle n’est pas là.
— Mais alors elle est où ? »
Il s’est mis à pleurer : je l’ai laissé mettre en scène son désespoir, avec des sanglots qui commençaient par être feints avant de devenir réels. Quand il a terminé je lui ai conseillé :
« S’il te plaît, comporte-toi comme elle le voudrait, pour une fois : ne la cherche pas.
— Mais qu’est-ce que tu racontes ?
— Tu m’as entendue. C’est inutile. Apprends à vivre tout seul, et ce n’est pas la peine de me chercher non plus. »
J’ai raccroché.

 Challenge Voisins Voisines 
voisins_voisines2017
Italie

 

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09 octobre 2017

C'est lundi, que lisez-vous ? [311]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ?

Lucie ou la vocation 117523615 9782367624150-001-T

Lucie ou la vocation - Maëlle Guillaud
L'adoption - tome 2 - La Garùa - Zidrou et Monin
Promesse - Jussi Adler-Olsen

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Tangvald - Olivier Kemeid (Babelio - Gaïa)
Le groupe - Jean-Philippe Blondel

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Entre mes doigts coule le sable - Sophie Tal Men
Le jour d'avant - Sorj Chalandon
Un funambule sur le sable - Gilles Marchand (Match Littéraire - PriceMinister)

Bonnes lectures et bonne semaine

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08 octobre 2017

Promesse - Jussi Adler-Olsen

Lu en partenariat avec Audiolib

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Audiolib - juillet 2017 - 16h53 - Lu par Julien Chatelet

Albin Michel - janvier 2016 - 656 pages

traduit du danois par Caroline Berg

Titre original : Den grænseløse, 2014

Quatrième de couverture :
Bornholm, une île danoise de la mer baltique, fin des années 1990. Le cadavre d'une jeune fille est retrouvé dans un arbre, son vélo broyé au bord de la route. Aucune trace du chauffard : affaire classée. Sauf pour un inspecteur de la police locale qui finit dix-sept ans plus tard par demander l'aide de l'inspecteur Carl Mørck. Avant de se tirer une balle dans la tête.
À l'initiative de Rose, l'assistante du flegmatique Mørck, l'insolite trio du Département V en charge des cold cases débarque sur l'île de Bornholm. En remuant le passé, ils prennent le risque de réveiller de vieux démons...

Auteur : Né à Copenhague, Jussi Adler-Olsen a étudié la médecine, la sociologie, le cinéma et la politique. Ancien éditeur, il connaît un succès sans précédent avec la série bestseller des Enquêtes du Département V dont Miséricorde, Prix des lecteurs du Livre de Poche 2013, Grand prix polar des lectrices de Elle 2012, Profanation, Délivrance, Prix de la Clé de Verre (prix scandinave du meilleur roman policier) 2010 et Prix des Lauriers d’Or des libraires danois. La série a été récompensée en 2016 par le Prix Boréales / Région Basse-Normandie du Polar nordique.

Lecteur : De formation théâtrale – il a fréquenté le cours de Jean-Laurent Cochet – Julien Chatelet a incarné le rôle de l’inspecteur Portal dans Les Cordier, juge et flic. Artiste complet, il tourne dans de nombreux courts-métrages, est réalisateur et chanteur de rhythm’n blues.

Mon avis : (écouté en octobre 2017)
C'est la sixième enquête de la série danoise du Département V. Une série que je n'ai lu qu'épisodiquement puisque avec seulement le n°1 et le n°5... Cette écoute du n°6 aura été l'occasion de vraiment mieux connaître l'inspecteur Carl Mørck et ses deux adjoints Assad et de Rose. Ces personnages sont atypiques et attachants, au cours de cette enquête, ils vont se dévoiler un peu plus.
Cette épisode commence assez lentement avec le retour sur une affaire datant de plus de 20 ans... Sur l'île danoise de Bornholm, une jeune cycliste est décédée tragiquement dans un accident de la route. Un policier s'entête pendant vingt ans à démontrer que cet accident est en réalité un meurtre. Le suicide de ce même policier lors de son pot de retraite provoque la réouverture de l'enquête par le département V... Le lecteur est également plongé dans l'univers des sectes et des croyances ésotériques. L'intrigue bien menée fait faire au lecteur des allers-retours entre le présent et le passé... Après quelques rebondissements et fausses pistes, l'auteur réussit à nous surprendre lors de la conclusion de l'histoire...
Après cette lecture, j'ai très envie de découvrir les autres épisodes de la série, d'abord le 7ème qui est sortie au printemps dernier et reprendre les premiers épisodes pour mieux connaître encore l'équipe d'enquêteur...

Merci Pauline et Audiolib pour cette lecture prenante et pleine de surprise. Je prends toujours beaucoup de plaisir à découvrir un roman policier sous forme audio.

Extrait : (début du livre)
Prologue

Du gris, partout. Ombres flottantes et obscurité feutrée l’enveloppaient comme une couverture et lui tenaient chaud.
Dans son rêve, elle sortait de son corps, planait comme un oiseau – non, mieux, comme un papillon. Comme une œuvre d’art multicolore réalisée dans l’unique but de susciter plaisir et étonnement. Un être évanescent circulant entre ciel et terre, dispensant l’amour absolu et la joie éternelle en répandant d’un battement d’ailes sa poussière magique.
Elle sourit à cette idée. Belle et pure.

Une obscurité infinie flottait au-dessus de sa tête, animée de clignotements à peine perceptibles, telles des étoiles anciennes. C’était bon, comme un pouls rythmant le sifflement du vent dans les arbres.
Elle ne pouvait plus bouger et c’était bien ainsi. Elle n’en avait nulle envie. Elle ne voulait pas se réveiller, car si elle se réveillait, le rêve deviendrait réalité, et avec la réalité viendrait la douleur. Qui l’aurait souhaité ?
À présent défilaient dans sa tête une multitude d’images venant d’un temps où la vie était encore pleine de promesses. Elle et son frère sautant dans les dunes, leurs parents leur criant d’arrêter, d’arrêter…
Pourquoi fallait-il toujours arrêter ? N’était-ce pas dans ces dunes qu’elle s’était sentie vraiment libre pour la première fois de sa vie ?
De jolies bulles de lumière glissèrent sous elle comme des courants phosphorescents et cela la fit sourire. Elle n’en avait jamais vu, à vrai dire, mais c’était ainsi qu’elle se les imaginait. Courants fluorescents ou or liquide dans une vallée profonde.
Où est-ce qu’elle en était, déjà ?
Ah oui… la liberté. Elle ne s’était jamais sentie aussi libre qu’en ce moment. Elle était un papillon et pouvait faire tout ce qu’elle voulait. Voleter de-ci, de-là, au milieu de personnes merveilleuses qui ne passaient pas leur temps à lui faire des reproches. Entourée et choyée par des mains d’artiste qui lui enseignaient de nouvelles choses et ne lui voulaient que du bien. Lui enseignaient des chansons qu’elle n’avait jamais entendues et qui la transportaient ailleurs.
Elle soupira et sourit à nouveau. Laissa ses pensées l’emporter un peu partout et nulle part à la fois.
Puis elle se rappela la bicyclette et l’école, le matin froid et ses dents qui claquaient. À l’instant où la réalité reprit ses droits et où son cœur renonça enfin, elle se souvint du choc quand la voiture l’avait percutée, du bruit des os brisés, des branches de l’arbre qui la retenaient prisonnière, du rendez-vous qu’elle…

Déjà lu du même auteur :

Miseracorde_audio Miséricorde l'effet papillon L'effet papillon

 Challenge Voisins Voisines 
voisins_voisines2017
Danemark

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07 octobre 2017

Résultat du Prix Audiolib 2017

Prix Audiolib 2017

gael faye audiolib prix

C'est le premier roman de Gaël Faye : Petit Pays
qui a obtenu le Prix Audiolib 2017.

 
Un prix partagé par le musicien Samuel Kamanzi, qui a réalisé l'habillage musical du livre audio
et par le studio d’enregistrement Novaspot qui a enregistré 
Petit pays pour Audiolib.

9782367622804-001-T

Petit Pays - Gaël Faye

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06 octobre 2017

L'adoption - tome 2 - La Garùa - Zidrou et Monin

511QhTsw6OL Bamboo - mai 2017 - 67 pages

Quatrième de couverture :
Qinaya est repartie. Ses parents adoptifs arrêtés pour enlèvement, la petite fille a été renvoyée par les services sociaux dans son Pérou natal. Après un an et demi de recherches, Gabriel, son "grand-père" de France, se rend à Lima pour la retrouver.

Auteurs : Zidrou (Benoît Drousie) est né en 1962 à Bruxelles. D'abord instituteur, il se lance au début des années 1990 dans l'écriture de livres et de chansons pour enfants. En 1991, il rencontre le dessinateur Godi avec qui il crée L'Elève Ducobu. Sa carrière de scénariste de bande dessinée est lancée ! Il signe de nombreuses séries pour enfants et adolescents, des Crannibales à Tamara, de Scott Zombi à Sac à Puces, assure la reprise de La Ribambelle. Il est également l'auteur des plus réalistes, mais non moins sensibles, La Peau de l'ours, Lydie, Folies Bergères, La Mondaine, Les 3 Fruits. En 2015, Zidrou revient en force avec trois nouveaux albums : en août Le Bouffon avec Francis Porcel, en septembre, une nouvelle série familiale, Les Beaux Etés avec Jordi et en octobre, en duo avec P. Berthet, un polar dans les régions reculées de l'Australie, "Crime qui est le tien". Pour 2016, l'auteur continue d'écrire les souvenirs de vacances de la famille Faldéraut dans "Les Beaux Étés" et proclame la fin de Venise dans "Marina". 

Arno Monin, dessinateur. Habite à Nantes. Après avoir passé un bac littéraire puis une année à la fac en histoire de l'art, Arno Monin intègre une école d'arts appliqués qui proposait la formation dessin animation bande dessinée. En cours de formation, un projet bd commence à le démanger. Il s'y consacre alors à plein temps afin de le présenter à des éditeurs, jusqu'à la bonne rencontre avec Bamboo Édition... L'Envolée sauvage est son premier album.

Mon avis : (lu en septembre 2017)
Le premier tome nous avait laissé le coeur serré car Quinaya était repartie au Pérou et ses parents accusés d'enlèvement... Gabriel, le grand-père, qui avait mis du temps à adopter Quinaya, ne peut pas ne rien faire. Ainsi un an et demi après le départ de la petite fille, il décide de partir à Lima lui apporter son petit vélo. 
Et là, le lecteur peut être un peu déçu car on ne reverra Quinaya que dans quelques vignettes, en effet, la petite fille a oublié la France et son grand-père d'adoption. Très déçu, Gabriel décide de repartir rapidement pour la France mais il fait la rencontre d'un homme venu rechercher le corps de sa fille morte dans un tremblement de terre. Et la BD prend une tournure inattendue... En effet, les deux hommes vont ensemble se soutenir et avec le dépaysement et l'éloignement, ils vont prendre du recul et faire le point sur leurs vies respectives et leurs priorités...
Après une seconde de déception en découvrant que Quinaya n'était plus le sujet de ce second tome, j'ai été emporté par l'émotion et la justesse de ce deuxième et dernier tome de la série qui s'arrête sur le rôle du père.

Extrait :

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