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22 décembre 2009

Le Palais Japonais - José Mauro de Vasconcelos

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traduit de l'anglais par Cécile Tricoire

Hachette jeunesse – octobre 1999 – 118 pages

Hachette jeunesse – octobre 2002 – 121 pages

Quatrième de couverture :

A Sao Paulo, tout le monde connaît la place de la République. Mais le Palais japonais, lui, n'apparaît qu'à ceux qui le méritent... Pedro est un de ces heureux élus. Tandis qu'il s'approche de l'entrée, un enfant court à sa rencontre et l'appelle. Pedro comprend alors qu'il est attendu depuis longtemps. Le Palais va enfin pouvoir lui livrer ses secrets...

Auteur : José Mauro de Vasconcelos (26 février 1920 à Rio de Janeiro - 25 juillet 1984 à São Paulo) est un écrivain brésilien. Écrivain aux origines indiennes et portugaises, il est l'auteur de Mon bel oranger, Allons réveiller le soleil et Le Palais Japonais, inspiré de son enfance difficile et devenu un classique de la littérature enfantine, ainsi que d'une quinzaine de romans et de récits. Sportif et voyageur, il a pratiqué de nombreux métiers, notamment dans le monde du cinéma et de la télévision.

 

Mon avis : (lu en décembre 2009)

A l'origine, ce livre a été écrit en 1969, il emprunte sa forme au conte traditionnel, mais l'histoire se déroule au Brésil, à Sao Paulo en plein cœur de la modernité.

Pedro est un artiste peintre, triste et sans inspiration, il mène sa vie tant bien que mal jusqu'au jour où il fait une rencontre sur la place de la République à São Paulo qui va changer sa vie... il trouvera le chemin du Palais japonais, où il rencontrera le petit Prince, qui donnera du sens à sa vie et lui permettra de retrouver son inspiration.

Ce conte empreint à la fois de sagesse et de gravité nous entraine dans un monde magique et merveilleux. L'histoire est belle, pleine de poésie. J'ai été envahie par l'émotion en lisant ce livre qui aborde le thème de la mort avec beaucoup de délicatesse.

Extrait : (début du livre)

S'il pleuvait, il se recroquevillait un peu plus dans sa tristesse et n'avait plus envie de rien faire... On aurait dit que la paresse se collait à la pointe de chacun de ses doigts engourdis et que son âme était suspendue comme un hamac aux crochets de l'indifférence. Il restait des heures et des heures le visage derrière l'unique carreau de l'unique fenêtre de sa modeste chambre. Le visage collé contre la vitre à regarder la pluie se répandre en gouttelettes sur les feuilles du jardin abandonné. Il trouvait beau, dans son humble contemplation, qu'une même terre donne naissance à deux arbres différents. Et que des fleurs aussi voisines soient si différentes dans leur forme et leur couleur.

Si le jour devenait gris, chagrin et froid, il sortait de chez lui les mains dans les poches, le col de sa veste relevé cachant ses joues maigres. Ses cheveux lisses d'un blond cendré tombaient sur son front, encadrant ses traits fins, ses yeux presque bleutés. Il n'avait envie de rien. Il marchait au long des rues, se mêlait à la foule, pour s'y fondre comme s'il n'était plus rien, pour n'être plus rien. S'il avait de l'argent, il mangeait un peu mieux. S'il ne lui restait que quelques sous, il prenait un simple café au lait et deux tartines sans beurre, c'est ce qu'il y avait de moins cher. Ou encore il gardait l'estomac vide jusqu'à ce qu'il rencontre une personne de sa connaissance, un ami qui lui prête un peu d'argent. Sans rien demander, c'était plus sûr pour ne pas avoir à rembourser.

Pour la chambre de la pension, il avait parfois un peu de retard. Mais s'il lui arrivait de faire une bonne affaire, il payait plusieurs mois à l'avance. La propriétaire avait pitié de lui, comme d'un petit animal dans son cocon, qui ne dérangeait personne et souriait comme seuls les anges devaient sourire.

A l'atelier la chance le protégeait encore plus. Parce que M.Matias, le vieux Portugais, lui prédisait qu'un jour ou l'autre il serait un grand artiste et que ses tableaux vaudraient très cher. C'est pourquoi ça ne le gênait pas de recevoir un dessin ou un tableau en guise de loyer. « Un jour de plus, un jour de moins !... » Et pour sa gentillesse, il recevait en plus ce grand sourire qui illuminait le visage du jeune homme.

Mais aujourd'hui il faisait très beau. Le mois d'avril était arrivé avec son équilibre enchanteur. Roi de tout le bleu du ciel, apportant le premier baiser du froid. De quoi mettre un peu de courage au cœur. Comme ça, oui. L'envie lui revenait d'aller à l'atelier, de travailler un peu en sifflotant un air, toujours le même durant des heures, tant il était absorbé.

Il achevait de s'habiller et tentait de mettre ses cheveux en place en se peignant. Avant même d'arriver dans la rue, ils glisseraient de nouveau sur son front, pensant que là était leur vraie place. Il ouvrit la porte de la chambre et décida de sortir. Avant de la refermer, il jeta un coup d'oeil pour voir s' « ils » le suivaient.

« Ils », les fantômes de son enfance. Quand il emmenait derrière lui le petit train et la petite pirogue, c'était bien. Il marchait dans la rue, traversait au feu avec prudence pour qu'il n'arrive rien à ses petits fantômes imaginaires qui le suivaient en s'abritant à l'ombre de sa tendresse. Pedro était comme ça. Oui, comme ça.

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30 décembre 2008

Comme le fleuve qui coule - Coelho Paulo

Comme_le_fleuve_qui_coule Flammarion - mai 2006 – 288 pages

Résumé : Comme le fleuve gui coule est un recueil de 101 textes courts publiés par Paulo Coelho entre 1998 et 2005. Au fil des pages, il nous ouvre les portes de son univers d'écrivain, fait de petits morceaux de quotidien et de récits imaginaires qui acquièrent sous sa plume une dimension de contes philosophiques et pédagogiques à l'usage de tous ceux et de toutes celles qui désirent vivre en harmonie avec le monde qui les entoure.

«Ces pages contiennent les récits de certains moments que j'ai vécus, des histoires que l'on m'a racontées, des réflexions que je me suis faites pendant que je parcourais une certaine étape du fleuve de ma vie. Ces textes ont été publiés dans divers journaux du monde, et j'ai décidé de les réviser et de les compiler dans ce recueil. Ils font partie de mon existence et je vous les offre, à vous, mes lecteurs.»
Paulo Coelho

Auteur : Paulo Coelho est né en 1947 à Rio de Janeiro. Adolescent rebelle dans une famille conservatrice et étudiant contestataire plusieurs fois emprisonné, il devint parolier d'une des plus grandes stars du rock des années 70 au Brésil L'Alchimiste, paru en 1988, s'impose comme un best-seller mondial. Ses livres, traduits dans 59 langues, se sont vendus à 60 millions d'exemplaires dans 150 pays. Après du Zahir, Comme le fleuve qui coule est son dixième ouvrage publié en France. Paulo Coelho a été reçu à l'Académie brésilienne des lettres en 2002.

Mon avis :

J'ai bien aimé ce livre qui se lit assez vite, car toutes les histoires sont indépendantes les unes des autres. On peut s'arrêter sur une histoire, en relire une autre...

A travers toutes ces histoires, on en apprend davantage sur Paulo Coelho : ses voyages, ses passions, ses lieux de villégiature, son amour pour sa femme... sans pour autant oublier les thèmes habituels de l’auteur : la vie, la mort, l’importance des amis, l’amour de soi et de son prochain... Ce sont de véritables leçons de vie. Souvent, ces histoires ont un côté philosophique, elles sont pleines de sagesse, elles sont des sources de réflexions.

Extraits :
«
J'allais de New York à Chicago, pour me rendre à la Foire du livre, de l'American Booksellers Association. Soudain, un garçon s'est levé dans le couloir de l'avion :
'J' ai besoin de douze volontaires, a-t-il dit. Chacun portera une rose quand nous atterrirons.'
Plusieurs personnes ont levé la main. Je l'ai levée moi aussi, mais je n'ai pas été choisi.
Cependant,j'ai décidé d'accompagner le groupe. Nous sommes descendus, le garçon a indiqué une jeune fille dans la salle d'attente de l'aéroport d'O'Hare. Un à un, les passagers sont allés lui offrir leur rose. A la fin, le garçon l'a demandée en mariage devant tout le monde - et elle a accepté.
Un commissaire de bord m'a déclaré :
'Depuis que je travaille dans cet aéroport, c'est la chose la plus romantique qui soit arrivée. » (page : 71)

« Pendant le Forum économique de Davos, Shimon Peres, prix Nobel de la paix, a raconté l'histoire qui suit.
Un rabbin réunit ses élèves et demande :
'Comment savons-nous le moment précis où la nuit s'achève et où le jour commence ?
- Quand, de loin, nous pouvons distinguer une brebis d'un chien, dit un jeune garçon.
- En réalité, dit un autre élève, nous savons qu'il fait jour quand nous pouvons distinguer, de loin, un olivier d'un figuier.
- Ce n'est pas une bonne définition.
- Quelle est la réponse, alors ? demandèrent les gamins.
Et le rabbin dit :
'Quand un étranger s'approche, nous le confondons avec notre frère, et les conflits disparaissent - voilà le moment où la nuit prend fin et où le jour commence. » (page : 98)

« Les gens pensent très peu à la mort. Ils passent leur vie à s'inquiéter de vraies absurdités, ils reportent les choses, ils laissent de côté des moments importants. Ils ne prennent pas de risques, parce qu'ils trouvent cela dangereux. Ils se plaignent beaucoup, mais ils se montrent lâches au moment de prendre des mesures. Ils veulent que tout change, mais ils refusent de changer.
S' ils pensaient un peu plus à la mort, ils ne manqueraient jamais de donner le coup de téléphone qu'ils n'ont pas donné. Ils seraient un peu plus fous. Ils n'auraient pas peur de la fin de cette incarnation - car on ne peut pas redouter quelque chose qui arrivera de toute façon.
Les indiens disent : 'Aujourd' hui est un jour aussi bon qu'un autre pour quitter ce monde.' Et un sorcier a déclaré un jour : 'Que la mort soit toujours assise à côté de toi. Ainsi, quand tu devras faire des choses importantes, elle te donnera la force et le courage nécessaires.'
J' espère que vous lecteur, vous êtes arrivé jusqu'ici. Il serait stupide que le titre vous ait effrayé, car nous tous, tôt ou tard, nous allons mourir. Seul celui qui accepte cela est prêt pour la vie.»(page : 122)

18 novembre 2008

Mon bel oranger - José Mauro de Vasconcelos

mon_bel_oranger Hachette Jeunesse -1968

Résumé : « Mon bel oranger » est un livre autobiographique (un livre inspiré de son enfance)... Zézé est brésilien. Né dans une famille pauvre où tout le monde le maltraite, sauf sa sœur Gloria, il a été élevé dans la rue et y a tout appris : de la lecture au troc de billes. Quand il est vraiment trop malheureux, c’est auprès de Minguinho, un pied d’oranges douces, qu’il va trouver du réconfort. Cet arbre lui parle comme personne ne sait le faire… Une histoire touchante et inattendue qui, depuis bientôt trente ans, continue d’émouvoir ses jeunes lecteurs.

Auteur : José Mauro de Vasconcelos (26 février 1920 à Rio de Janeiro - 25 juillet 1984 à São Paulo) est un écrivain brésilien. Écrivain aux origines indiennes et portugaises, il est l'auteur de Mon bel oranger, Allons réveiller le soleil et Le Palais Japonais, inspiré de son enfance difficile et devenu un classique de la littérature enfantine, ainsi que d'une quinzaine de romans et de récits. Sportif et voyageur, il a pratiqué de nombreux métiers, notamment dans le monde du cinéma et de la télévision.

Mon avis :(lu en 1975 et relu depuis plusieurs fois...) mon_bel_oranger_ini

Ce livre fait partie de mes livres préférés. J’ai un souvenir très précis du jour où je l’ai découvert et lu pour la première fois,aucun livre ne m'avait jamais autant ému que celui là. Il dégage une telle sensibilité, une grande émotion. Ce livre est un condensé de douceur, d'innocence, d'amitié, de tristesse... Ce livre est tout simplement merveilleux, une histoire des plus touchantes, très émouvante également, on s'attache très vite au petit ZéZé.

Zézé vit une enfance douloureuse, il se crée un monde imaginaire qui lui rend le réel supportable. Pour lui, le rêve et la vie ne font plus qu'un.

Au début on découvre la vie de Zézé et ses souffrances, ensuite Zézé se transforme sous la pression des évènements, de la rencontre avec son ami portugais. Des scènes de joie, de tendresse et de souffrance font alterner sans oublier les dialogues qu'il a avec son oranger.

Il fait la découverte de l'amitié, de la tendresse et de la solitude, il grandi.

Ce livre nous rappelle aussi que tous les jours, beaucoup de personne vivent dans la pauvreté et en souffrent. De l'émotion à l'état pur, de l'intelligence et un regard révélateur sur la vie en Amérique Latine ...

J’ai fait découvrir ce livre à mes enfants et ils ont adoré. La suite : « Allons réveiller le soleil » est également à découvrir…

16 novembre 2008

L'Alchimiste – Paulo Coelho

alchimiste Edition Anne Carrière - mars 1994 - 252 pages

Traduit du portugais (Brésil) par Jean Orecchioni 

Grand Prix des Lectrices de Elle

Résumé : L'Alchimiste est le récit d'une quête, celle de Santiago, un jeune berger andalou parti à la recherche d'un trésor enfoui au pied des Pyramides. Dans le désert, initié par l'alchimiste, il apprendra à écouter son coeur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.
Destiné à l'enfant que chaque être cache en soi, L'Alchimiste est un merveilleux conte philosophique, que l'on compare souvent au Petit Prince, de Saint-Exupéry, et à Jonathan Livingston le Goéland, de Richard Bach.

L'auteur : Paulo Coelho est né en 1947 à Rio de Janeiro. Sa notoriété en Amérique latine est comparable à celle de Gabriel Garcia Marquez. Ses livres figurent en tête des listes de best-sellers au Brésil. L'Alchimiste a été publié dans 48 pays et rencontre partout un immense succès.

Extrait : "Mon cœur craint de souffrir, dit le jeune homme à l'alchimiste, une nuit qu'ils regardaient le ciel sans lune.
- Dis-lui que la crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même.
Et qu'aucun cœur n'a jamais souffert alors qu'il était à la poursuite de ses rêves."

Mon avis : (lu en 1995 et relu depuis plusieurs fois...)

Ce livre fait partie de mes livres préférés. Beaucoup d'émotions passent à travers ce voyage initiatique. Chacun d'entre nous peut se reconnaître de près ou de loin dans le personnage de Santiago. L'écriture est sobre, simple et accessible à tous. Ce livre ne laisse personne indifférent, il nous fait réfléchir sur nous-même, notre vie, nos rêves et notre futur...

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