Le combat ordinaire : tome 1 – Manu Larcenet
Dargaud – mars 2003 – 54 pages
Prix du meilleur album Angoulême 2004
Quatrième de couverture :
C’est l’histoire d’un photographe fatigué, d’une fille patiente, d’horreurs banales et d’un chat pénible.
Auteur : Né le 6 mai 1969 à Issy-les-Moulineaux, après s'être lancé dans la BD à l'âge de dix ans, Manu Larcenet étudie le graphisme au lycée de Sèvres et obtient un BTS d'expression visuelle option 'images de communication' à l'Ecole des arts appliqués. Parallèlement, il multiplie les concerts avec un groupe punk fondé avec des amis de collège. Il fait son service militaire en 1991 et connaît alors le bataillon disciplinaire. A son retour, il emménage avec des amis musiciens et poursuit la scène et le graphisme : ses premiers dessins sont publiés dans des fanzines de rock et de bande dessinée. Il commence en 1994 une collaboration d'abord discrète avec le magazine Fluide glacial ; son premier récit, 'L' Expert-comptable de la jungle', est bientôt suivi de 'Soyons fous', 'La Loi des séries' et 'Bill Baroud espion'. Spirou, Dupuis, Glénat et Les Rêveurs de runes, une maison d'édition qu'il a fondée avec Nicolas Lebedel, publient depuis ses albums. Les improbables créatures ou les petits bonhommes ordinaires qui peuplent ses dessins font son succès. Il reçoit en 2003 le prix Jacques Lob, puis le prix du meilleur album à Angoulême en 2004 pour 'Le Combat ordinaire'. Mêlant autobiographie et réflexion, à l'instar de son 'Retour à la terre', cette série apparaît comme celle de la maturité. Changement de ton qui ne l'empêche pas, à l'occasion, de revenir, en 2006, à ses premières amours avec l'album 'Chez Francisque', scénarisé par Yan Lindingre. Artiste protéiforme, alternant séries potaches et récits plus profonds, Manu Larcenet compte désormais parmi les auteurs incontournables de la bande dessinée.
Mon avis : (relu en août 2011)
Encore une bande dessinée et une lecture d'été... En fait, c'est une relecture que j'ai faite avec plaisir.
C’est une histoire simple, le combat ordinaire d’un trentenaire en proie à ses angoisses, ses questionnements, ses joies, ses tristesses. Marco est un photographe de presse, il en a assez de photographier la guerre et ses horreurs. Il décide de quitter donc la ville pour s’installer à la campagne avec son chat, son ordinateur et ses appareils photos. Là, il se pose, il trouve le calme. Par l’intermédiaire de son chat Adolf au caractère très affirmé, Marco va faire la connaissance d’Emilie charmante vétérinaire. Il noue une relation amicale avec son vieux voisin. Peu à peu avec la nature, Marco oublie ses crises d’angoisse, il s’ouvre aux autres au monde.
C’est à la fois touchant et drôle, une bande dessinée incontournable.
Extrait :
Blast : 1 - Grasse carcasse
Blast : 2 - L'Apocalypse selon saint Jacky