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16 janvier 2010

Happy birthday grand-mère – Valérie Saubade

Livre lu dans le cadre du logo_challenge_ABC- (6/26)

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Anne Carrière - août 1999 – 235 pages

Pocket - janvier 1999 – 235 pages

France loisirs – 2000 – 217 pages

Pocket – janvier 2009 – 235 pages


Présentation de l'éditeur

" J'ai décidé hier après-midi de tuer ma fille. A quatre-vingts ans, cela ne va pas être facile. D'autant que je me déplace en fauteuil roulant. ". mais cette octogénaire hémiplégique est bien déterminée à parvenir à ses fins. Car entre mère et fille, la haine est réciproque et implacable. Ancienne pianiste, adulée par les hommes, despotique, Eleonore ne s'est jamais préoccupée de personne sauf d'elle-même. Terne et aigrie, sa fille Elisabeth attend de pied ferme l'héritage. Et soigne sa mère indigne de façon très personnelle...

 

Auteur : Valérie Saubade, née en 1966, a été journaliste pendant sept ans. "Happy birthday grand-mère"  est son premier roman. Elle enseigne aujourd’hui à Bordeaux.

Mon avis : (lu en janvier 2010)

Ce livre un peu loufoque se lit très facilement. La narratrice, Éléonore est une vieille dame de 80 ans qui se retrouve dans un fauteuil roulant hémiplégique et muette suite à une attaque. Elle attaque fort dès la première phrase : « J'ai décidé hier après-midi de tuer ma fille. A quatre-vingts ans, cela ne va pas être facile. D'autant que je me déplace en fauteuil roulant. » Tout au long du livre, mois après mois, elle nous raconte une année de sa vie dans les griffes de sa fille Élisabeth qui est venue s’installer dans la maison familiale avec son mari Michel. « Ma vie jusque-là paisible se transforma en cauchemar »

Depuis toujours les rapports entre la mère et la fille ont été difficiles. Élisabeth n’hésite pas à maltraiter insidieusement puis de plus en plus ouvertement sa mère. « Il est facile de gâcher la vie d’une vieille dame infirme. Ma fille s’y entendait admirablement. » Malgré son handicap, Éléonore résiste grâce à l’aide de Léonie sa fidèle dame de compagnie depuis 40 ans, de son vieil ami et notaire Charles de Beaulieu, d’Antoine veuf qu ‘elle rencontre lors de son séjour dans la maison de retraite des Lauriers, de Charlotte sa nouvelle dame de compagnie âgée de 25 ans…

Le ton est à la fois corrosif et plein d’humour les méchancetés entre la mère et la fille sont de plus en plus fortes. Tous les personnages rencontrés dans cette histoire sont particulièrement bien décrits et l’auteur n’hésite pas à aborder les thèmes de l’héritage, de la maltraitance des personnes âgées, de l’absence d’amour entre une mère et ses enfants, du parricide et de l’infanticide sans aucun tabou. Qui d’Élisabeth ou Éléonore parviendra à ses fins ?


Extrait : (page 33)

J’avais donc décidé d’aller chez le notaire pour me venger des humiliations qu’Élisabeth m’infligeait. Je savais qu’elle était obsédée par la perspective d’hériter de notre maison de famille. Et très inquiète à l’idée que je décide d’avantager son demi-frère. Brian vivait aux Etats-Unis et ne venait me voir qu’une fois tous les deux ans. Comme feu son père, il était brillant mais un peu volage.

Pour Élisabeth, occuper le terrain – c’est-à-dire ma maison – semblait le plus sûr moyen de parvenir à ses fins. Sans doute s’imaginait-elle ainsi pouvoir contester un héritage défavorable, en arguant qu’elle s’était occupée de moi jusqu’à ma mort. Quoi qu’il en soit, elle se montrait excessivement préoccupée chaque fois qu’une rencontre avec mon notaire était organisée. D’autant qu’en dépit de mon handicap, je parvenais à lui interdire d’assister à ces entretiens confidentiels.

A l’issue de chacun de mes rendez-vous avec Charles de Beaulieu, Élisabeth me jetait un regard interrogateur, parfois proche de la panique lorsque je la toisais d’un air moqueur. Un plaisir innocent dont je ne me privais pas. D’autant que durant les deux jours suivant ces visites, ma fille redoublait d’attentions à mon égard.

Ma visite chez mon ami Charles de Beaulieu avait également pour but de rappeler à ma fille que, même physiquement diminuée, j’étais encore propriétaire des lieux. Élisabeth ne manifestait pas une tendresse excessive à mon égard, mais il était clair qu’elle s’était prise d’une grande affection pour ma maison. C’était peut-être le seul sentiment que nous partagions, elle et moi.



Livre lu dans le cadre du logo_challenge_ABC- (6/26)

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Commentaires
M
Happy Birthday grand-mère est en effet un petit bijou d'humour, de rebondissements, mais aussi de profondeur psychologique des personnages. Et que dire du style à la fois clair et recherché de Valérie Saubade, loin de toute facilité?<br /> J'ai bientôt terminé "Les petites sœurs", le second roman de Valérie Saubade, et si vous avez aimé "Happy Birthday grand-mère", alors ce second ouvrage vous plaira sûrement: l'auteur se permet plus de liberté et l'intrigue de l'histoire est menée avec brio.
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R
Good article, and nice blog on !, I will come back again to read more about . Its worthy as well as very important information that gives insight on this subject. You are doing great job to sharing it.
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A
Je l'ai dans ma PAL et compte le lire très bientôt !!
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Z
Déjà noté! Par contre je ne savais pas qu'il était chez Pocket, super, c'est plus facile à trouver en librairie.
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C
Ca me tente ! je l'ai souvent feuilleté en librairie mais ton avis donne envie !
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