13 février 2013

Zéro pointé : Quand les profs se lâchent – François Langrand

En librairie à partir du 13 février 2013

Lu en partenariat avec J'ai Lu

z_ro_point_ J'ai Lu - février 2013 - 140 pages

Présentation :
Les perles d’élèves, on connaît, mais les perles de profs, beaucoup moins ! Ce recueil 100% inédit comble ce manque en proposant plus de 300 commentaires de profs surprenants et souvent hilarants qui viennent ponctuer des réponses d’élèves qui ne le sont pas moins…Un best of à l’encre rouge des réactions à chaud de prof exaspérés ou désabusés. Attention, cinglant !  

Auteur : François Langrand

Mon avis : (lu en février 2013)
J'ai Lu m'a proposé de découvrir les trois premiers titres de sa nouvelle Collection Humour. Celui qui dès le titre m'a le plus attiré est Zéro pointé et sa lecture ne m'a aucunement déçue !
Dès réception du livre, je l'ai ouvert et je me suis mise à rire et je me suis mise à tourner les pages et j'ai continué à rire... Comme l'explique la présentation, il y a non seulement la perle d'un élève mais également la correction du professeur qui, comme le dit le sous-titre, se lâche...
C'est assez jubilatoire... Il y a même 2 ou 3 exemples où c'est le commentaire du professeur qui est ridicule ! (grosse faute d'orthographe...). Ce sont des extraits de copies de mathématiques, de français, d'anglais, de géographie, d'histoire, de physique, de SVT, de philosophie... des petites classes jusqu'à la Terminale !
Le livre est passé dans les mains de toute la famille et adultes ou adolescents se sont vraiment beaucoup amusés...

Pour en voir plus : www.copie-double.com 

Merci à Silvana et les éditions J'ai Lu pour m'avoir permis de découvrir ce livre vraiment amusant.

 

Extraits : 

perle3 perle4
  mon préféré !                                                            .

perle2 

perle1

 

 Challenge Petit BAC 2013
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"Gros mot"

 

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Mes parents font des SMS - Alexandre Hattab

En librairie à partir du 13 février 2013

Lu en partenariat avec J'ai Lu

mes_parents_font_des_sms J'ai Lu – février 2013 – 141 pages

Présentation :
Après le succès de Vie de Merde, le site « Mes Parents font des Sms » est en train de devenir la nouvelle tendance du web ! Il rassemble un florilège des messages les plus insolites que les parents envoient à leurs enfants par textos.
Quand les parents ne comprennent pas comment faire un Sms ou quand ils ne savent pas vraiment utiliser les expressions courantes, de drôles de conversations peuvent se produire et donnent lieu à des Sms maladroits, loufoques, fous, ou tout simplement hilarants !

Auteur : Alexandre Hattab est informaticien spécialisé dans le marketing du web. Il a lancé le site « Mes Parents font des SMS » dont s’inspire ce livre fin 2011. Ses parents ne sont pas rancuniers et l’invitent à déjeuner tous les dimanches dans leur pavillon de Vélizy.  

Mon avis : (lu en février 2013)
Je ne suis pas une grande utilisatrice de SMS, je n'en fais que depuis un peu plus d'un an pour communiquer avec mes fils qui ont des forfaits SMS illimités. C'est donc le plus souvent utilitaire, pour répondre à leur demande de venir les chercher à la gare ou au lycée, pour les informer d'un retard...
Seule exception, dernièrement j'ai échangé longuement par SMS avec l'un de mes fils durant un voyage épique en bus pour aller avec sa classe dans le Jura... Il nous racontait les déboires du bus et je le soutenais moralement...
J'ai un téléphone « antique » et donc c'est un peu laborieux de taper des SMS, j'ai trouvé la touche Espace, mais seulement depuis peu la ponctuation et les accents pour les e... Je ne sais pas faire les apostrophes… Sinon, le langage SMS est banni entre nous !

Dans ce livre, les SMS sont répartis par thèmes en 7 chapitres (Ça vanne sévère ! Autorité parentale. Ils se prennent pour des jeunes ! La technologie les dépassent. Problèmes de communication. Grosses blagues. Trop abusé.)
J'ai vraiment rit avec le chapitre « La technologie les dépassent », je n'ai pas aimé le chapitre « Ils se prennent pour des jeunes ! » qui utilise trop de langage SMS... Pour les autres cela se lit j'ai parfois souri mais sans éclater de rire... Cela se lit facilement, cela peut être lu en groupe...  

Pour en voir plus : www.mesparentsfontdessms.com

Merci à Silvana et les éditions J'ai Lu pour m'avoir permis de découvrir ce livre.

Exemples :

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La femme parfaite est une connasse ! - Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard

En librairie à partir du 13 février 2013

Lu en partenariat avec J'ai Lu

la_femme_parfaite_est_une_connasse J'ai Lu – février 2013 – 157 pages

Quatrième de couverture :
Ce livre est LE guide pour toutes les femmes imparfaites (c’est-à-dire grosso-modo pour toutes les femmes*). Vous y apprendrez notamment comment garder votre dignité quand vous êtes complètement bourrée, qui sont ces filles qui ne mangent qu’une salade par jour, les questions qu’il ne faut pas poser à un homme si vous ne voulez pas entendre la réponse, ou ce qu’il faut faire de toute urgence si votre mec veut s’acheter des Crocs.

* Il peut également être lu par les hommes qui n’ont pas peur de découvrir ce que les filles se racontent entre elles dès qu’ils ont le dos tourné...

Auteurs : Jumelles depuis leur naissance à Montpellier en 1981, Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard assument tout : elles ont vu 47 fois Dirty Dancing, elles adorent entamer leur fameuse « choré » sur Dieu m’a donné la foi ou Je te survivrai, et il leur arrive parfois de confondre une branche de basilic avec un brin de muguet.

Mon avis : (lu en février 2013)
Je n'ai fait un billet sur ce livre uniquement pour ma participation au Challenge Petit BAC 2013, même facultative, la ligne "Gros mot" n'est pas facile à remplir...
Tout d'abord, le titre de ce livre m'a choqué. Heureusement, le sous-titre et l'avant-propos du livre modère le titre en expliquant que c'est un "guide de survie pour les femmes « normales »" et "ce livre a vocation à vous faire déculpabiliser", "la femme parfaite est celle que nous ne serons jamais, et c'est tant mieux".
Je ne lis pas les magazines féminins même chez le médecin (j'ai prévu d'apporter un livre pour attendre), adolescente, j'étais plutôt garçon-manqué et les sorties entre filles ou les boums ne m'intéressaient pas vraiment... 
J'ai donc trouvé cet ouvrage sans grand intérêt et il ne m'a pas fait rire... C'est peut-être un question de génération, je suis trop vieille pour m'amuser avec ce genre de lecture, ou cette accumulation de théories sans aucune originalité, bourrées de lieu commun. C'est trop fifille pour moi... Je ne suis vraiment pas le bon public !

Challenge Petit BAC 2013
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"Gros mot"

 

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02 février 2013

Souviens-toi de Hallows Farm - Angela Huth

 Lu en partenariat avec Livraddict et les éditions Folio

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Quai Voltaire Éditions – mai 2011 – 352 pages

Folio – octobre 2012 – 490 pages

traduit de l'anglais par Lisa Rosenbaum

Titre original : Once a land girl, 2010

Quatrième de couverture :
La Seconde Guerre mondiale vient de s'achever. Rentrée à Manchester après son séjour à Hallows Farm en tant que volontaire agricole, Prue rencontre Barry, un homme d'affaires prospère. Elle consent à l'épouser, sachant qu'il lui assurera le confort matériel. Mais son bonheur est de courte durée : elle est livrée à elle-même, et perd à la naissance l'enfant qui donnerait un sens à sa vie. Si la complicité de Johnny, son voisin poète et menuisier, la sauve un peu de la routine, sa seule véritable joie est de revoir Ag et Stella, ses amies de Hallows Farm, et d'évoquer avec elles leurs années de bonheur. Prue a beau savoir que cette époque est révolue, elle en garde une violente nostalgie. Sa séparation d'avec Barry, son amitié pour Ivy, une vieille dame à qui elle tient compagnie, ses amours contrariées n'auront pas raison de son rêve : celui de vivre dans une ferme à l'image de celle de Mr. et Mrs. Lawrence. Angela Huth entraîne le lecteur au cœur des pensées intimes d'une jeune femme comme dans les magnifiques paysages de la campagne anglaise, avec un souffle romanesque renouvelé.

Auteur : Angela Huth. Auteur de nombreux romans à succès dont L'Invitation à la vie conjugal et De toutes les couleurs, Angela Huth vit dans le Warwickshire en Angleterre. Ce huitième roman traduit en français fait suite aux Filles de Hallows Fram, adapté au cinéma sous le titre Trois Anglaises à la campagne.

Mon avis : (lu en janvier 2013)
Ce livre est la suite de "Les filles de Hallows Farm" que je n'ai pas lu mais dont j'ai entendu parler au début du Café Lecture de la Bibliothèque.
Prue est l'une des filles de Hallows Farm, pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a été volontaire agricole. Ce livre raconte son histoire après la guerre. Prue est de retour à Manchester dans le salon de coiffure de sa mère, elle est toujours à la recherche d'un bon parti, elle rêve également de vie à la campagne et de travail de la terre.
Prue va faire la rencontre de Barry, un homme d'affaires avec une belle situation, même s'il est plus âgé qu'elle, elle accepte le mariage car il lui promet le confort matériel. Mais un couple ne se fait pas seulement avec l'argent. Prue s'ennuie, elle sympathise avec Johnny, un voisin poète et menuisier qui élève des poules, puis elle décide de travailler dans une ferme non loin de chez elle. Cette exploitation est très différente de Hallows Farm. La ferme est un peu délaissée, les animaux manquent de soins... Lorsqu'elle tombe enceinte, elle espère enfin trouver le bonheur en élevant son enfant malheureusement la naissance se passera mal et le couple de Barry et Prue n'y résistera pas...
Ce livre se lit facilement, les déboires de Prue sont l'occasion de découvrir une époque : l'après-guerre, un pays, l'Angleterre, Manchester et la campagne anglaise... Prue garde une certaine nostalgie de l'époque de Hallows Farm avec ses deux complices Stella et Ag, la vie n'était pas facile, mais elle était si heureuse.

Merci à Livraddict et les éditions Folio de m'avoir permis de découvrir ce livre, cela m'a donné envie de lire à l'occasion le livre précédent "Les filles de Hallows Farm".

Logo Livraddict

Extrait : (début du livre)
« Combien de temps vas-tu continuer à contempler ce champ nu ? demanda une voix derrière elle. Il n'y a rien à voir. »
Perchée sur le troisième échelon de la barrière, les genoux pressés comme autrefois contre le bois doux et détrempé, elle regardait le Pré d'En Bas à présent vide d'animaux. Les terres étaient en jachère, les haies moins bien taillées que ne l'exigeait jadis Mr. Lawrence. Les longues herbes ployaient négligemment dans le vent. Elle revoyait au bout du pré la meule en feu, les vaches affolées fuyant l'intense chaleur qui faisait trembler l'air comme un mirage. Elle entendait encore les meuglements des bêtes et les voix moins fortes de Stella et d'Ag qui, bâtons en main, essayaient de chasser le bétail vers le champ de trèfle, de l'autre côté du chemin. Elle sentait de nouveau la sueur âcre qui mouillait ses aisselles alors qu'elle courait les rejoindre, les jambes en coton.
« Allez, viens. Nous ferions mieux de rentrer. »
Prue ne bougea pas. Elle avait besoin de rester là encore un moment.

 

 Challenge Voisins, voisines

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Grande-Bretagne

 Challenge God Save The Livre 
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03 janvier 2013

Gastoon, Tome 2 : Des vertes et des pas mûres ! - Jean et Simon Léturgie et Yann

Lu dans le cadre de Masse Critique
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gastoon Marsu Productions - septembre 2012 - 46 pages

Quatrième de couverture :
Gaffe, le neveu revient ! Et il s’est fait de nouveaux copains ! C’est dur la vie à la campagne, loin de la ville et des jeux vidéo... Heureusement que la ferme de Papi et la nature environnante se révèlent un extraordinaire terrain de jeu et de gags pour un petit écolo malin comme Gastoon. Après l’énorme succès du tome 1, retrouvez Gastoon, dans un second album plein de surprises et de gags.

Auteurs : Jean Léturgie est un scénariste de bande dessinée, né 1947 à Caen.
Après avoir été pendant un temps le secrétaire de Serge Reggiani, il débute en tant qu'attaché de presse pour les Editions Glénat, collaborant à la revue Schtroumpf (qui deviendra ensuite Les Cahiers de la bande dessinée) pour laquelle il réalise de nombreuses interviews et dossiers.
Il se lance dans le scénario en 1981 en reprenant la série Lucky Luke avec Morris au dessin. Il créé ensuite, entre autres, les séries Percevan avec Philippe Luguy et Spoon & White avec son fils, le dessinateur Simon Léturgie, tout en continuant d'écrire des albums de Lucky Luke et de Rantanplan.
En parallèle de son activité de scénariste, il a fondé les éditions Dessis avec Laurent Vicomte, et le label Eigrutel avec Simon Léturgie.

Simon Léturgie, né en 1974 à Caen, est un dessinateur de bandes dessinées français. Son père est le scénariste Jean Léturgie, avec lequel il réalise depuis 1999 sa série la plus connus, Spoon & White.

Yann, pour l'état-civil : Yann Lepennetier, dit aussi Balac, né en 1954 à Marseille, est un scénariste de bande dessinée français. Rendu célèbre au début des années 1980 par ses travaux avec Didier Conrad publiés dans Spirou (Les Hauts de page, Bob Marone et surtout Les Innommables), il devient le scénariste français le plus prometteur de la décennie pour ses scénarios ambitieux (Sambre, avec Yslaire, Freddy Lombard avec Yves Chaland, Yoyo avec Frank Le Gall) et sa maîtrise de tous les genres de la bande dessinée (il excelle dans l'humour comme dans l'aventure).

Mon avis : (lu en décembre 2012)
Gastoon n'est pas le petit surnom de Gaston Lagaffe lorsqu'il était enfant, mais le nom de son neveu... Cette bande-dessinée est le deuxième de la série, je n'ai pas lu le premier mais c'est sans importance...

Gastoon, petit citadin, vient passer ses vacances à la campagne chez son grand-père. Il va devenir le copain de Wilco et de la jolie Elvire et devoir supporter les affreux Bazin et Torchenez, les voyous du coin...
Ce n'est pas l'agent Joseph Longtarin que la petite bande fera tourner en bourrique mais le garde champêtre...

Une histoire par page, autour de la nature, de la vie à la campagne... des vacances inoubliables qui feront rire aussi bien les petits sans doute plus que les grands...
C'est léger, amusant et plein d'humour, Gastoon est le digne neveu de son oncle au niveau des bêtises et l'esprit de cette série dérivée nous donne envie de nous replonger dans nos vieux Gaston Lagaffe !

Merci à Babelio et aux éditions Marsu Productions pour m'avoir permis de découvrir en famille cette bande-dessinée.

 Extrait : 

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 Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC 2013

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"Aliment / Boisson"

 

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30 décembre 2012

La décapotable rouge - Louise Erdrich

Lu en partenariat avec les éditions Albin Michel

la_d_capotable_rouge Albin Michel - septembre 2012 - 412 pages

traduit de l'américain par Isabelle Reinbarez

Titre original : The red convertible, 2009

Quatrième de couverture : 
Dans l’œuvre de Louise Erdrich, le rêve peut surgir du quotidien, le comique tourner au tragique, la violence et la beauté envahir tout à coup un paysage banal. 
Rassemblées pour la première fois en deux volumes (La décapotable rouge et Femme nue jouant Chopin, à paraître prochainement), ces nouvelles publiées dans des revues littéraires et des magazines américains sont marquées par l’imaginaire sensuel et fertile d’un écrivain singulier.
On y retrouve la genèse de ce qui a constitué, au fil des livres, l’univers de Louise Erdrich, de Love Medicine à La Malédiction des Colombes : le Dakota du Nord, le monde indien, un réalisme à la fois magique et poétique, la passion secrète qui habite ses personnages et la puissance d’évocation de ses histoires.

« L’un de nos plus grands écrivains, remarquable par son audace stylistique et sa virtuosité artistique. La décapotable rouge est une splendide démonstration de son talent et de son style. » The Washington Post

Auteur :  Karen Louis Erdrich est née le 7 juillet 1954 à Little Falls, dans le Minnesota, d'une mère ojibura (famille des Chippewa), donc amérindienne, et d'un père germano-américain. Elle grandit dans le Dakota du Nord, aux États-Unis, où ses parents travaillaient au Bureau des Affaires Indiennes.
Louise Erdrich est, avec Sherman Alexie, l'une des grandes voix de la nouvelle littérature indienne d'outre-Atlantique. Si elle écrit, c'est pour réinventer la mémoire déchirée de ces communautés qui, aux confins des Etats-Unis, vivent sur les décombres d'un passé mythique. Louise Erdrich vit aujourd’hui dans le Minnesota. 

Mon avis : (lu en décembre 2012)
J'ai eu la chance de voir Louise Erdrich lors du Festival America en septembre dernier à Vincennes et à l'occasion des deux conférences où je l'ai entendu, j'ai beaucoup aimé sa gentillesse. Lorsque Claire, attachée de presse des éditions Albin Michel, m'a proposé de choisir un livre parmi les dernières parutions de l'éditeur, je n'ai pas vraiment hésité à choisir ce livre de 19 nouvelles qui parlent du Dakota du Nord, du monde indien en particulier les indiens Chippewas. Ces nouvelles ont été écrites en 1978 et 2008 par Louise Erdrich, on y retrouve les thèmes chers à l'écrivain, le monde indien, sa solidarité, ses soucis, ses traditions. Toutes ces nouvelles ne sont pas complètements indépendantes, certains personnages sont présents dans plusieurs.
Les nouvelles sont très bien écrites, intéressantes mais moins prenantes que les romans de Louise Erdrich que j'ai déjà lu. J'ai toujours dans ma PAL son dernier roman, « Le jeu des ombres » et cette lecture m'a donné envie de le ressortir !

Merci à Claire et aux éditions Albin Michel de m'avoir permis de découvrir ce livre.

Un deuxième tome de nouvelles, « Femme nue jouant Chopin », doit paraître prochainement.

Extrait : (début du livre)
J'ai été le premier à rouler en décapotable sur ma réserve. Et forcément elle était rouge, une Olds rouge. J'en étais propriétaire avec mon frère, Stephan. Nous en étions tous les deux propriétaires jusqu'à ce que ses bottes se remplissent d'eau, par une nuit venteuse, et qu'il me rachète ma part. Maintenant Stephan en est l'unique propriétaire, et son petit frère Marty (c'est moi) va partout à pied.

Comment ai-je gagné assez d'argent pour acheter ma part, à l'origine ? Mon unique talent était de toujours réussir à me faire du fric. J'avais le chic pour ça, pas courant chez un Chippewa, et surtout dans ma famille. Dès le départ, j'avais cette différence, et tout le monde le reconnaissait. J'ai été le seul môme qu'on a laissé entrer au Legion Hall de Rolla pour cirer des chaussures, par exemple, et une année, à Noël, j'ai vendu des images pieuses au porte-à-porte pour la mission. Les sœurs m'ont permis de garder un pourcentage. Une fois lancé, il semblait que plus je gagnais d'argent, plus l'argent venait à moi facilement. Tout le monde m'encourageait. A quinze ans, j'ai trouvé un boulot de plongeur au Joliet Café, et c'est là que j'ai percé.
Rapidement j'ai été promu au rang de serveur, et puis la cuisinière qui préparait les plats rapides est partie et j'ai été engagé à sa place. En un rien de temps, j'étais devenu le gérant du Joliet. Le reste appartient à l'histoire. J'ai été gérant un moment. Je suis rapidement passé copropriétaire, et bien sûr à partir de là personne ne pouvait plus m'arrêter. Il n'a pas fallu longtemps avant que tout soit à moi.
Alors que j'étais propriétaire du Joliet depuis un an, il a brûlé. Toute l'affaire. Une perte sèche. Je n'avais que vingt ans. J'avais tout, et je l'ai perdu vite fait, mais avant j'avais invité tous les membres de ma famille, et les membres de leurs familles, à dîner, et avec Stephan j'avais aussi acheté la vieille Olds dont j'ai parlé.



Déjà lu du même auteur :

la_chorale_des_maitres_bouchers_p La Chorale des maîtres bouchers la_mal_diction_des_colombes La malédiction des colombes

omakayas Omakayas love_medecine_p Love Medecine

 

 

Challenge 4% Littéraire 2012

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27/28

50__tats
36/50 : Dakota du Nord

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC 2012
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"Couleur"

 

 

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22 décembre 2012

Furioso – Carin Bartosch Edström

 Lu en partenariat avec les éditions JCLattès

furioso JC Lattès – octobre 2012 – 550 pages

traduit du suédois par Frédéric Fourreau

Titre original : Furioso, 2011

Quatrième de couverture :
En se retirant sur un paisible îlot privé de l’archipel de Stockholm, les musiciennes de l’ensemble Furioso pensaient enregistrer au calme le dernier Quatuor à cordes de Stenhammar. Mais lorsque Louise Armstahl doit cèder sa place de premier violon au charismatique Raoul Liebeskind, adulé par les femmes, l’équilibre qui régnait jusque-là vole en éclats. . 
De vieilles intrigues ressurgissent tandis que de nouvelles intrigues apparaissent, attisées par la passion de la musique. Une nuit, un corps sans vie est découvert alors que seuls les cinq musiciens se trouvent sur l’île. 
La commissaire Ebba Schröder se voit confier cette délicate enquête, d'autant plus difficile qu'entre secrets et rivalités tous semblent suspects...

Auteur : Carin Bartosch Edström est née en 1965, a grandi à Rome et à Lund. Elle a travaillé comme chef d'orchestre et suivi des études de composition musicale. Elle compose avant tout de l'opéra et de la musique de chambre. Elle traduit par ailleurs des opéras italiens.  

Mon avis : (lu en décembre 2012)
Louise est une brillante violoniste, elle a créé le quatuor Furioso avec Anna, Helena et Caroline. Elles ont prévues de passer quelques jours au calme à Svalskär, l'île privé de Louise, pour enregistrer le dernier Quatuor à cordes de Stenhammar. Mais juste avant de partir, Louise se blesse à la main, elle ne pourra plus jouer pendant quelques semaines. Elle fait donc appel à son ami Raoul pour la remplacer pour l'enregistrement prévu. Quatre femmes et un homme sur une île, c'est comme mettre un loup dans une bergerie...

Dans la première partie du livre, le lecteur découvre un huis clos entre les différents personnages et les relations complexes qu'ils ont les uns avec les autres.
Sachant que ce livre est un roman policier, le premier suspense sera de prévoir qu'elle sera la première victime ? En effet, durant cette première partie le lecteur ressent parfaitement les nombreuses tensions qu'il existe entre Louise, Caroline, Raoul, Anna et Helena et le drame imminent.
Dans la deuxième partie, entre en scène la commissaire Ebba Schröder et l'inspecteur Vendela Smythe-Fleming pour mener une enquête pleine de surprises... 

J'ai beaucoup aimé ce roman dont la construction est très différente des romans policiers habituels. Cette construction permet de bien connaître les différents protagonistes avant de suivre l’enquête d’un point de vue policier. Cela rend l’intrigue prenante et passionnante, le lecteur échafaude alors de nombreuses hypothèses... Une très belle surprise.

Un grand Merci à Emily et aux éditions JCLattès pour m'avoir permis de découvrir ce livre.

Extrait : (début du livre)
En se promenant le long de Strandvägen, à Stockholm, ce jour-là, il eut l'impression d'accomplir un rituel. Son corps était animé par un nouveau souffle de vie et son dos avait retrouvé sa souplesse d'antan. Il se sentait désormais l'âme d'un vainqueur. Alors que le compte à rebours était lancé depuis des années, il avait enfin eu cette idée géniale. Toutefois, même si, en pratique, cela ne nécessiterait qu'un tout petit effort de sa part, du moins dans un premier temps, la suite serait autrement plus ardue à mettre en 
œuvre. Il lui faudrait mentir à ses proches. 
Il s'y était préparé. Il avait pris les mesures nécessaires pour assurer son avenir.
Peder Armstahl avait pris conscience de son devoir dès qu'il avait été en âge de comprendre la place qu'il occupait au sein de la lignée. Il ne l'avait pas choisi, on ne lui avait même pas demandé son avis. Et, si quelqu'un lui avait demandé ce qu'il en pensait, il aurait probablement prétendu que c'était un honneur. Ce qui n'aurait rien eu de surprenant.
Mais ce devoir, qui constituait sa vraie raison de vivre, était difficile à endosser. Jusque-là, en effet, la tâche s'était révélée insurmontable.
Il avait dû se faire une raison après ses échecs répétés. Tandis que sa famille s'était gardée de tout commentaire à ce sujet. Ils auraient au moins pu faire en sorte que leurs v
œux ne sonnent pas si faux à chaque nouveau baptême.

 

Challenge 4% Littéraire 2012

  logochallenge2  
25/28

Challenge Voisins, voisines

voisin_voisines2012
Suède

 Challenge Thriller 
challenge_thriller_polars
catégorie "Même pas peur" : 18/12

 Défi Scandinavie noire 2012

dc3a9fi_scandinavie_noire
Suède 

Challenge Littératures Nordiques

litterature_nordique

Lu dans le cadre du Challenge Défi Premier roman

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18 décembre 2012

Gains - Richard Powers

Lu en partenariat dans le cadre des 
Matchs de la Rentrée Littéraire de Priceminister

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gains Le Cherche Midi – août 2012 – 630 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Claude et Jean Demanuelli

Titre original : Gain, 1998

Quatrième de couverture :
1830. La famille Clare crée à Boston une petite entreprise de savon. Celle-ci va évoluer au rythme des Etats-Unis et devenir, un siècle et demi plus tard, une véritable multinationale. Des plantes médicinales aux cosmétiques, détergents et autres insecticides, des pionniers inventifs au règne de la communication et du libéralisme, le chemin sera long et impitoyable. 1998. Laura Bodey, 42 ans, divorcée, mère de deux enfants, travaille dans l'immobilier à Lacewood, Illinois, siège des usines de Clare Inc. Sa vie va basculer et son destin converger d'une façon inattendue avec celui de la multinationale, faisant d'elle une victime révoltée par l'idée de fatalité. Après Trois fermiers s'en vont au bal et Le Temps où nous chantions, Richard Powers ausculte l'influence du libéralisme sur la vie quotidienne et les destinées individuelles. Animé à la fois par une vision globale et une rare puissance émotive, il plonge le lecteur dans les contradictions de la société de consommation, et met en scène avec brio et tension les gains et les pertes auxquels est confronté l'humain.

Auteur : Richard Powers est né à Evanston, dans l'Illinois, en 1957. Paru aux États-Unis en 1998, Gains est son sixième roman publié en France.

Mon avis : (lu en décembre 2012)
Ayant déjà lu et aimé "Le temps où nous chantions" du même auteur, je n'ai pas hésité à choisir "Gains" le dernier livre de Richard Powers pour l'opération Matchs de la Rentrée Littéraire de Priceminister
Ce livre raconte deux histoires : d'une part, celle de l'entreprise Clare qui naît en 1830 et qui petit à petit grandit jusqu'à devenir une multinationale et d'autre part celle de Laura, elle a 42 ans en 1998, mère divorcée de deux enfants, elle travaille dans l'immobilier à Lacewood. Le lecteur comprend assez vite que ces deux histoires sont liées. L'auteur met en parallèle la puissance économique et les crises financières avec le combat de Laura face à la maladie.

J'ai eu un peu de mal à entrer dans ce livre, sans doute à cause de la forme du livre où il n'y a pas de chapitre, seules des lignes horizontales marquent les séparations entre les paragraphes évoquant Clare et ceux consacrés à Laura. Les parties sur l'entreprise Clare sont un peu rébarbatives et traînent en longueur, à un moment, j'ai même été tentée de les sauter, finalement, j'ai préféré les lire mais en les survolant... De beaucoup, j'ai préféré suivre l'histoire de Laura.

Ce livre, publié en 1998 aux Etats-Unis reste très actuel, il dénonce la société de consommation et les manipulations dont les plus petits sont les victimes.  
Une histoire superbement écrite, poignante et humaine qui nous donne à réfléchir.

Un grand Merci à Oliver, à Priceminister et à Le Cherche Midi éditions pour ce partenariat.

Note : 16/20

15

 Matchs de la rentrée littéraire 2012 - Bilan des blogueurs

Extrait : (début du livre)
Le jour avait une façon bien à lui d'éveiller Lacewood. La tapotant délicatement comme on le ferait d'un nouveau-né. Lui frictionnant les poignets pour la ramener à la vie. Lorsque la matinée était tiède, on se rappelait sans difficulté la raison pour laquelle on s'activait. Il fallait battre le fer pendant qu'il était chaud. Travailler ici et maintenant, précisément parce que là où on allait il n'y avait nulle part où travailler.
Mai donnait l'impression que cette ville n'avait jamais abrité de pêcheurs. Le printemps ouvrait grand les battants des fenêtres. La lumière débarrassait les chênes de leurs derniers doutes hivernaux, faisant naître de nouvelles pousses à partir de rien, vous laissant libre encore une fois de gagner votre pitance. Quand le soleil était de la partie à Lacewood, on pouvait enfin vivre. 

La trace de Lacewood, on la retrouvait partout : à Londres, à Boston, aux îles Fidji, dans la baie de la Désillusion. Mais toutes les traces aboutissaient là, dans cette ville consacrée à la production. Certains matins, surtout les matins ensoleillés, l’histoire s’évanouissait. La longue route qui menait jusqu’à aujourd’hui disparaissait, se perdait dans le voyage encore à venir.
La ville avait d’abord subsisté grâce à la terre revue et corrigée. Les prairies aux herbes folles avaient cédé la place au grain, à une seule variété d’herbe comestible, qui, cultivée sur une grande échelle, faisait que même l’herbe pouvait rapporter. Plus tard, Lacewood s’était élevée grâce au génie humain : une série de transformations alchimiques lui avait apporté la prospérité. On l’avait nourrie d’argile schisteuse, engraissée à la cendre d’os et au guano. Les découvertes se succédaient aussi sûrement que mai suit avril.
Il avait dû exister une époque où, quand on parlait de Lacewood, on ne parlait pas forcément de Clare Incorporated. Mais personne ne s’en souvenait. Aucun de ceux qui étaient encore en vie n’était assez vieux pour cela. Impossible de prononcer un des deux noms sans aussitôt évoquer l’autre. C’est par le large canal de cette compagnie que s’écoulait toute la grâce jamais répandue sur Lacewood. Les grandes boîtes noires en bordure de la ville retiraient des pépites de la boue. Et Lacewood était devenue l’emblème des richesses qu’elle fabriquait.

Déjà lu du même auteur : 

le_temps_ou_nous_chantions_p Le Temps où nous chantions

 50__tats
35/50 : Illinois

Challenge 4% Littéraire 2012

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24/28

 

 

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12 décembre 2012

Masse Critique chez Babelio !

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Tentez votre chance !

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11 décembre 2012

Le cercle - Bernard Minier

Lecture Commune 
lecture_commune
avec  Sandrine

Lu en partenariat avec XO éditions

le_cercle XO édition - octobre 2012 – 572 pages

Quatrième de couverture :
Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie.
Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux… 
Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d’étudiants réunissant l’élite de la région ?
Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d’anciennes et terribles blessures et faire l’apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.
Après le succès de Glacé, déjà traduit dans de nombreux pays, Bernard Minier, le maître des atmosphères sombres et oppressantes, nous entraîne dans une nouvelle intrigue à couper le souffle, qui renouvelle les lois du genre.

Auteur : BERNARD MINIER est né à Béziers et a grandi dans le Sud-Ouest. Après Glacé, prix du meilleur roman francophone du festival Polar 2011 de Cognac, Le Cercle est son deuxième roman.

Mon avis : (lu en décembre 2012)
Lorsque Mélanie pour XO éditions m'a proposé de découvrir le nouveau livre de Bernard Minier, je n'ai pas hésité, j'étais impatiente de retrouver le commandant Martin Servaz et son équipe.
Dix-huit mois après sa première enquête dans une vallée étroite et enneigée des Pyrénées, la nouvelle enquête du commandant Servaz nous entraîne à Marsac une petite ville universitaire. Tout commence avec le meurtre de Claire Diemar une professeur de khâgne. A Toulouse, Servaz reçoit alors un appel téléphonique, une voix surgit du passé. Il s'agit de Marianne, son amour de jeunesse, qu'il n'a pas revu depuis leurs études. Elle l'appelle au secours car tout accuse son fils Hugo pour le meurtre de son professeur... 
Une intrigue bien menée, des fausses pistes et le lecteur ne peut lâcher le livre... La conclusion de cette enquête a été pour moi une surprise.
Le lecteur va apprendre à connaître un peu mieux Servaz, son passé, sa fille Margot. Ses adjoints Esperandieu et Samira sont toujours à ses côtés et Julian Hirtmann toujours en cavale semble avoir réapparu. Irène Ziegler est moins présente dans cette enquête, elle est là en coulisse, en soutien.
Le côté anecdotique de cette histoire, c'est l'enquête qui se déroule en juin 2010, et en parallèle c'est la coupe du monde de Football en Afrique du Sud, Servaz est complètement étranger à l'engouement qu'entraîne cette compétition. En quelques mois c'est le troisième livre que je lis avec une compétition de football en parallèle (Le guerrier solitaire - Henning Mankell et Discordance - Anna Jörgensdotter)...
En terminant cette lecture, je devine bien que cela ne sera pas la dernière enquête de Servaz et comme je me suis attachée à Martin Servaz et ses comparses, j'ai hâte de connaître la suite de leurs aventures.

Merci à Mélanie et XO éditions de m'avoir permis de découvrir ce livre.

Extrait : (début du livre)
SON ESPRIT N'ÉTAIT qu'un cri. 
Une plainte.
Dans sa tête, elle criait de désespoir, elle hurlait sa rage, sa souffrance, sa solitude... - tout ce qui, mois après mois, l'avait dépouillée de son humanité.
Elle suppliait aussi.
Pitié, pitié, pitié, pitié... laissez-moi sortir d'ici, je vous en supplie...
Dans sa tête, elle criait et elle suppliait et elle pleurait. Dans sa tête seulement : en réalité, aucun son ne sortait de sa gorge. Elle s'était réveillée quasi muette un beau matin. Muette... Elle qui avait toujours aimé s'exprimer, elle à qui les mots venaient si facilement, les mots et les rires...
Dans l'obscurité, elle changea de position pour soulager la tension de ses muscles. Elle était assise par terre, adossée au mur de pierre, à même le sol de terre battue. Elle s'y allongeait, parfois. Ou bien elle rejoignait son matelas pouilleux dans un coin. Elle passait le plus clair de son temps à dormir, couchée en chien de fusil. Quand elle se levait, elle faisait des étirements ou bien elle marchait un peu - quatre pas et retour, pas plus : son cachot mesurait deux mètres sur deux. Il y faisait agréablement chaud ; elle savait depuis longtemps qu'il devait y avoir une chaufferie de l'autre côté de la porte, à cause de la chaleur mais aussi des bruits : bourdonnements, chuintements, cliquetis. Elle ne portait aucun vêtement. Nue comme un petit animal. Depuis des mois, des années peut-être. Elle faisait ses besoins dans un seau et elle recevait deux repas par jour, sauf lorsqu'il s'absentait : elle pouvait alors passer plusieurs jours seule, sans manger ni boire, et la faim, la soif et la peur de mourir la taraudaient. Il y avait deux judas dans la porte : un tout en bas, par où passaient les repas, un autre au milieu, par où il l'observait. Même fermés, ces judas laissaient deux minces rayons lumineux trouer l'obscurité de son cachot. Ses yeux s'étaient depuis longtemps accoutumés à ces demi-ténèbres, ils distinguaient des détails sur le sol, sur les murs que nul autre qu'elle n'aurait pu voir.
Au début, elle avait exploré sa cage, guetté le moindre bruit. Elle avait cherché le moyen de s'évader, la faille dans son système, le plus petit relâchement de sa part. Puis elle avait cessé de s'en préoccuper. Il n'y avait pas de faille, il n'y avait pas d'espoir. Elle ne se souvenait plus combien de semaines, de mois s'étaient écoulés depuis son enlèvement. Depuis sa vie d'avant. Une fois par semaine environ, peut-être plus, peut-être moins, il lui ordonnait de passer le bras par le judas et lui faisait une injection intraveineuse. C'était douloureux, parce qu'il était maladroit et le liquide épais. Elle perdait connaissance presque aussitôt et, quand elle se réveillait, elle était assise dans la salle à manger, là-haut, dans le lourd fauteuil à haut dossier, les jambes et le torse attachés à son siège. Lavée, parfumée et habillée... Même ses cheveux fleuraient bon le shampooing, même sa bouche d'ordinaire pâteuse et son haleine qu'elle soupçonnait pestilentielle le reste du temps embaumaient le dentifrice et le menthol. Un feu clair pétillait dans l'âtre, des bougies étaient allumées sur la table de bois sombre qui brillait comme un lac, et un fumet délicieux s'élevait des assiettes. Il y avait toujours de la musique classique qui montait de la chaîne stéréo. Comme un animal conditionné, dès qu'elle entendait la musique, qu'elle voyait la lueur des flammes, qu'elle sentait les vêtements propres sur sa peau, elle se mettait littéralement à saliver. Il faut dire qu'avant de l'endormir et de la sortir de son cachot, il la faisait toujours jeûner pendant vingt-quatre heures.

 Grand_Prix_des_Lectrices_2013 
Sélection policier 
Jury Février

 Challenge Thriller 

challenge_thriller_polars
catégorie "Même pas peur" : 15/12

Challenge 4% Littéraire 2012

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22/28

Déjà lu du même auteur : 

glac_  Glacé

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