02 mars 2013

Fin de mi-temps pour le soldat Billy Lynn - Ben Fountain

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fin_de_mi_temps_pour_le_soldat_Billy_Lynn Albin Michel - janvier 2013 - 402 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Michel Lederer

Titre original : Billy Lynn's long halftime walk, 2012

National Book Critics Circle Award 2013

Quatrième de couverture :
Un accrochage avec des insurgés irakiens, trois minutes quarante trois de pure violence filmées par Fox News, désormais en boucle sur YouTube, et les huit survivants de la compagnie Bravo deviennent du jour au lendemain les enfants chéris de l’Amérique. Les stars de la « Tournée de la Victoire », montée pour ranimer la flamme du soutien à la guerre, qui doit se clôturer par leur présence à la mi-temps du grand match de football de Thanksgiving à Dallas, aux côtés d’un célébrissime groupe pop.
Mais rien ne va se dérouler comme prévu. Perdu entre les richissimes propriétaires et les joueurs du club des Cowboys, les sponsors, un vieux producteur hollywoodien et une pulpeuse pom-pom girl évangéliste, Billy Lynn, dix-neuf ans, héros malgré lui, ne pense, comme ses frères d’armes, qu’à une seule chose : profiter au maximum de ses derniers jours de permission. Repartira-t-il pour l’Irak laissant derrière lui ses illusions et son innocence.
Un livre ravageur sur le monde d’aujourd’hui : le Catch 22 de la guerre d’Irak.

Auteur : Ben Fountain s'est fait connaître avec son premier livre, Brèves rencontres avec Che Guevara (2008), un recueil de nouvelles couronné par le Prix PEN/Hemingway et salué par la presse aux Etats-Unis comme en France.
Publié aux Etats-Unis en mai 2012, Fin de mi-temps pour le soldat Billy Lynn a reçu un accueil enthousiaste de la critique et figure en bonne place dans les listes de prix. Les droits cinéma du roman ont été cédés.

Mon avis : (lu en mars 2013)
Huit soldats d'une compagnie ayant survécu à une attaque près de Bagdad et l'embuscade été filmé par la télévision américaine sont de retour aux États-Unis. Ils sont devenus brutalement les héros de l'Amérique et participent malgré eux à la « Tournée de la Victoire » à travers le pays. Ils sont censés donner envie à la population de soutenir la guerre.
Le livre commence sur la dernière journée de cette « Tournée de la Victoire ». C'est jour de Thanksgiving et la compagnie Bravo sera présentés à tous au Texas Stadium de Dallas, pendant la mi-temps du match de football américain entre les Cowboys et les Bears. Ils participeront à un show en compagnie des pom pom girls et de Beyoncé... Rien que ce programme est surréaliste !
Au début, j'ai eu un peu de mal à apprécier ce livre, le style m'a dérouté. Ensuite je m'y suis habituée et j'ai trouvé ce livre beaucoup plus profond qu'il n'en a l'air... L'auteur dénonce l'égoïsme, le cynisme, l'hypocrisie du patriote américain... Durant cette journée il se passe beaucoup de choses dans ce stade... Entre les spectateurs, les footballeurs, les dirigeants, les organisateurs de la manifestation, les sponsors et bien sûr les huit soldats, c'est toute l'Amérique qui est représentée.
Ben Fountain s'attache plus particulièrement à Billy Lynn, 19 ans, devenu soldat pour éviter la prison après avoir démoli une voiture. Durant cette journée, tout en profitant au maximum du moment festif, Billy pense à la guerre et à Shroom, l'un de ses compagnons mort lors de l'attaque. Il doute sur le bienfondé de cette guerre, sur l'accueil sur-médiatisé qu'il leurs est fait...
Ce livre révèle le vrai décalage qu'il y a entre la population américaine, sa vision de la guerre, des soldats patriotes... et les soldats eux-même qui reviennent du front, qui ont été confrontés réellement à la guerre, qui ont vu la mort de près et qui s'apprêtent à retourner en Irak. Sont-ils vraiment des stars ? Ne les utilise-t-on pas simplement pour faire de la propagande politique ?

Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel pour cette belle découverte.

Extrait : (début du livre)
Les hommes de Bravo n'ont pas froid. C'est une journée de Thanksgiving fraîche et venteuse, et la météo annonce de la neige fondue et de la pluie glacée pour la fin de l'après-midi, mais les Bravo se sont bien réchauffés à coups de Jack Daniel's-Coca grâce à la lenteur légendaire de la circulation lors d'une journée de match et grâce au minibar de la limousine. Cinq verres en quarante minutes, c'est sans doute un peu beaucoup, mais Billy a besoin de se remettre les idées en place après le hall de l'hôtel où des bandes de citoyens reconnaissants shootés à la caféine ont fait du trampoline sur sa gueule de bois. Un homme surtout s'est attaché à lui, une espèce de minet pâle et spongieux engoncé dans un jean amidonné et des bottes de cow-boy tape-à-l'oeil. «J'ai pas fait mon service, lui a confié le type, se balançant sur les talons et agitant un gobelet géant Star-bucks, mais mon grand-père était à Pearl Harbor, et il m'a raconté toute l'histoire», après quoi, il s'est embarqué dans un discours décousu sur la guerre, Dieu et la nation, tandis que Billy laissait courir, laissait les mots tourbillonner et se télescoper dans son cerveau

                                                                terrRiste
                                                                                                   liberté
                           mal
                                                                                                         onzeseptembre 
                                                                           onzeseptembre
                                    onzeseptembre
           troupes
                                                                    courrraje 
                                                                                                 soutien
                               sacrifice
                                                                           Bush
                                                                                                                         valeurs
                     Dieu

Manque de pot, Billy va se payer le siège en bordure d'allée au Texas Stadium, et donc se taper ce genre de rencontres pendant la majeure partie de l'après-midi. Il a la nuque raide. Il a mal dormi cette nuit. Chacun des cinq Jack-Coca l'a enfoncé plus profondément dans le trou, mais la vue de la longue limousine garée devant l'hôtel, le paquebot Hummer d'un blanc de neige muni de six portières de chaque côté et de vitres teintées, a éveillé en lui des désirs fiévreux. «Qu'est-ce que j'avais dit !» a hurlé le sergent Dime en cognant sur le minibar, et tous de s'extasier devant le superbe aménagement intérieur, mais une fois l'espoir de guérison rapide envolé, Billy s'est abîmé dans une noire déprime.
«Billy, dit Dime. Tu décroches.
- Non, sergent, répond aussitôt Billy. Je pensais juste aux pom-pom girls des Dallas Cowboys.
- Brave garçon.» Puis, levant son verre, sans s'adresser à personne en particulier, le sergent reprend sur le ton de la conversation : «Le commandant Mac est gay.»
Holliday pousse un cri. «Merde, Dime, il est assis à côté de nous !»
Et en effet, le commandant McLaurin, installé sur la banquette arrière, regarde Dime en manifestant toute l'émotion d'un flétan sur un lit de glace.

Challenge Petit BAC 2013
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"Prénom"

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40/50 :  Texas

 

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26 février 2013

Dernière nuit à Twisted River – John Irving

Lu en partenariat avec les Editions Thélème

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Editions Thélème – avril 2011 - lu par Pierre-François GAREL

Seuil – janvier 2011 – 561 pages

Points – mai 2012 – 679 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Josée Kamoun

Titre original : Last Night in Twisted River, 2009

Quatrième de couverture : 
1954, au nord du New Hampshire, à Twisted River, pays sauvage des bûcherons et des flotteurs de bois, les draveurs, Dominic Baciagalupo, 30 ans, veuf et père de Danny, 11 ans, travaille comme cuisinier avec, pour garde du corps Ketchum, l’ogre anarchiste au grand cœur, l’ami de toute une vie. Suite à la mort malencontreuse de Jane, sa maîtresse, causée par Danny qui l’a prise pour un ours, père et fils fuient le courroux revanchard du shérif Carl, l’« officiel » de la dame. Première étape, Boston, où Dominic cuisine dans un restaurant italien, où Danny rêve de devenir écrivain. De nouveau inquiétés par le shérif, les Baciagalupo se bâtissent une nouvelle vie dans le Vermont : après avoir tâté de la gastronomie chinoise, Dominic se lance à son compte avec succès, et Danny devient un écrivain célèbre. Ultime étape : Toronto. Mais on n’échappe pas à la rage vengeresse du shérif !

Auteur : Né en 1942 à Exeter, dans le New Hampshire, John Irving est issu, par sa mère, d'une grande famille de la Nouvelle-Angleterre, mais il n'a jamais connu son père biologique. D'où l'importance du thème de la filiation dans l'oeuvre de ce très célèbre écrivain et scénariste américain, dont les livres sont autant de best-sellers depuis Le monde selon Garp, paru en 1978, de L'hôtel New Hampshire à Une veuve de papier, en passant par L'oeuvre de Dieu, la part du DiableDernière nuit à Twisted River est le douzième roman de ce passionné de boxe. 

Mon avis : (écouté en février 2013)
Grâce au premier Rendez-vous « Écoutons un livre » organisé par Valérie, j'ai été contacté par les éditions Thélème qui m'ont proposé de choisir un livre audio de leur catalogue, j'ai donc choisi le dernier livre de John Irving traduit en français.
Dominic Baciagalupo, est le cuistot des bûcherons et des draveurs à Twisted River au nord du New Hampshire. Veuf, il élève seul son fils Danny âgé de douze ans. Dans des circonstances plutôt rocambolesques, Danny tue Jane l'indienne, la confondant avec un ours… Dominic et Danny sont obligés de fuir Twisted River et la colère du shérif Carl. Le lecteur va suivre la vie de Dominic et Danny devenu écrivain durant cinquante ans, de Boston à l’Ontario en passant par le Vermont et Toronto.
Les personnages sont hauts en couleur, les personnages féminins comme Jane l'indienne, Pack de six, Carmella, Tombée du ciel... ou masculin comme Dominic Baciagalupo, le cuistot et son fils Danny, sans oublier mon préféré, Ketchum le bûcheron...
Un très bon roman, même si vers la moitié du livre quelques passages qui traînent un peu en longueur... puis le rythme revient et on oublie ses passages moins réussis...
Un grand merci à Julie et aux éditions Thélème pour ce livre audio, j'ai pris beaucoup de plaisir à le découvrir.

Autres avis : Valérie, Jostein

Extrait : (début du livre)
Le jeune Canadien - quinze ans, tout au plus - avait eu un instant d'hésitation fatal. Il avait cessé de danser sur le bois flotté du bassin, au-dessus du méandre, et en un clin d’œil il avait glissé sous l'eau corps et biens sans qu'on ait pu saisir sa main tendue. L'un des bûcherons, adulte celui-là, avait tenté de l'attraper par les cheveux, qu'il portait longs. A peine le sauveteur en puissance avait-il plongé la main à l'aveuglette dans l'eau trouble et dense, un vrai bouillon de culture avec ses plaques d'écorce à la dérive, que deux troncs s'étaient heurtés violemment sur son bras, lui brisant le poignet. Le tapis mouvant des grumes s'était déjà refermé sur le jeune Canadien ; on n'avait même pas vu resurgir de l'eau brune une de ses mains, une de ses bottes cloutées. 
Quand les grumes se télescopaient, sitôt qu'on avait débâclé la bûche centrale, il fallait se déplacer prestement sans relâche ; si les conducteurs du train s'immobilisaient, ne serait-ce qu'une seconde ou deux, ils basculaient dans le torrent. L'écrasement guette parfois les draveurs avant même la noyade, quoique celle-ci soit chez eux plus fréquente. 
Depuis la berge, où le cuisinier et son fils de douze ans entendaient les imprécations du blessé, on avait compris tout de suite que ce n'était pas lui qui avait besoin d'assistance, car il avait libéré son bras et repris l'équilibre sur les troncs flottants. Sans s'occuper de lui, ses camarades avançaient à petits pas rapides sur le train, criant le nom du disparu, poussant inlassablement les troncs devant eux du bout de leur perche, surtout préoccupés de rallier la berge au plus vite, mais le fils du cuisinier ne perdait pas espoir qu'ils dégagent un espace assez grand pour permettre au jeune Canadien de refaire surface. Pourtant, les intervalles entre les troncs se raréfiaient. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, le garçon qui s'était présenté sous le nom d'Angel Pope, de Toronto, avait disparu. 
- C'est Angel, tu crois ? demanda le fils à son père. 
Avec ses yeux sombres et son expression sérieuse, on aurait pu le prendre pour le frère du disparu ; mais on ne risquait pas d'ignorer l'air de famille entre lui et son père, toujours sur le qui-vive. Il émanait en effet du cuisinier une aura d'appréhension maîtrisée, comme s'il avait coutume de prévoir les désastres les plus improbables, et ce trait se retrouvait dans le sérieux de son fils. En somme, l'enfant ressemblait tellement à son père que plusieurs des bûcherons s'étaient ouvertement étonnés de ne pas le voir claudiquer très bas comme lui. 
C'était bien le jeune Canadien qui était tombé sous les troncs, et le cuisinier ne le savait que trop, lui qui avait mis en garde les bûcherons : Angel était trop novice pour conduire un train de bois ; on n'aurait jamais dû le laisser débâcler les troncs coincés. Mais sans doute avait-il voulu faire du zèle, et il se pouvait que les bûcherons ne l'aient même pas vu, au départ. 
Selon le cuisinier, Angel Pope était de même trop novice - et trop maladroit - pour travailler à proximité de la grande scie, à la scierie. C'était le fief exclusif du scieur, poste hautement qualifié. L'ouvrier chargé du rabot occupait un poste assez qualifié lui aussi, mais sans les risques. 
Parmi les fonctions les plus dangereuses et les moins qualifiées, il y avait celle d'ouvrier des quais, où les troncs étaient roulés jusque dans l'usine et mis sur le chariot de la scie, ou encore celui qui consistait à décharger les bûches des camions. Avant qu'on ait inventé les monte-bois, quand on détachait les montants de la benne, un tronc entier pouvait tomber. Il arrivait aussi que les montants refusent de livrer leurs troncs, et que des hommes se retrouvent coincés sous une cascade de grumes, en voulant les débloquer. 
Le cuisinier estimait qu'on n'aurait jamais dû placer Angel sur le chemin des bûches mouvantes. Mais les bûcherons, tout comme le cuisinier et son fils, avaient un faible pour le jeune Canadien, et celui-ci avait déclaré en avoir marre de trimer à la cuisine : il avait besoin de se dépenser physiquement, et il aimait travailler au grand air. 
Le crépitement des gaffes qui poussaient les troncs fut brièvement interrompu par les cris des draveurs : ils venaient de repérer celle d'Angel, à cinquante mètres au moins de l'endroit où il avait disparu. La perche de cinq mètres s'était détachée du train, et dérivait au gré des courants. 
Le cuisinier voyait bien que le convoyeur de troncs avait regagné la berge, en tenant sa perche dans sa main valide. A sa bordée de jurons d'abord, et aussi un peu à sa chevelure d'étoupe et sa barbe en broussaille, il avait compris que le blessé n'était autre que Ketchum, pour qui les trains de bois et leurs pièges n'avaient pas de secret. 
On était en avril, peu après la fonte des neiges, au début de la saison boueuse, mais la glace n'avait cédé que depuis peu dans les bassins, les premiers troncs étaient passés au travers en amont, du côté des étangs de Dummer. La rivière était grosse, glaciale ; les bûcherons gardaient souvent barbe et tignasse, qui les protégeraient tant bien que mal des taons, à la mi-mai. 
Ketchum s'était couché sur le dos le long de la berge, tel un ours échoué. La masse mouvante des troncs déferlait devant lui. Le train de bois prenait des allures de radeau de sauvetage, et les bûcherons encore sur l'eau faisaient figure de naufragés en mer, sauf que cette mer passait en un clin d'oeil du vert-de-gris au bleu-noir : à Twisted River, les eaux étaient généreusement teintées de tannins. 
- Eh merde, Angel, gueulait Ketchum, dos tourné, je te l'avais pourtant dit de bouger les pieds, faut pas avoir les deux pieds dans le même sabot, quoi ! Eh merde ! 

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Déjà lu du même auteur : 

un_pri_re_pour_owen Une prière pour Owen une_veuve_de_papier_points2000 La veuve de papier

 A Challenge for John Irving

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40/50 :  New Hampshire

Challenge Petit BAC 2013
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"Géographie"

 

 

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17 février 2013

Les saisons de l'envol - Manjushree Thapa

Lu en partenariat avec Albin Michel

9782226246806 Albin Michel - janvier 2013 - 274 pages

traduit de l'anglais (Inde) par Esther Ménévis

Titre original : Seasons of flight, 2010

Quatrième de couverture :
En arrivant à Los Angeles munie d’une 
green card gagnée à la loterie du gouvernement américain, Prema laisse derrière elle le Népal, les bosquets de bambou et les rizières. La guerre civile et la pauvreté. Elle veut prendre un nouveau départ, vivre son American dream.
Mais les milliers de kilomètres qui la séparent de son pays natal n’effacent ni son histoire ni son passé. Plus tout à fait népalaise, pas encore américaine, Prema flotte entre deux mondes. Ses différentes rencontres et sa passion pour El Segundo Blue, une espèce de papillon en voie de disparition, lui permettront-elles de trouver sa place ?
Réflexion sur l’exil et le déracinement, Les Saisons de l’Envol est le récit lumineux d’une femme qui décide de rompre avec son passé pour donner un sens à sa vie. Porté par une très belle écriture, ce roman révèle le talent de l’écrivain népalais Manjushree Thapa.

Auteur : Manjushree Thapa est née à Katmandou en 1968. Elle a grandi entre le Népal, le Canada et les États-Unis où elle a obtenu son diplôme des Beaux-Arts en photographie à la Rhode Island School of Design à Providence. Elle est rentrée au Népal en 1989 pour y publier trois ans plus tard son premier livre, Mustang Bhot in Fragments, un carnet de voyage sur la frontière entre le Népal et le Tibet. Elle a travaillé plusieurs années pour des ONG, voyageant à travers les zones rurales du Népal, et a ainsi été témoin des changements dans la conscience politique du pays suite au mouvement pour la démocratie en 1989. La recherche de la liberté et de l'égalité est par conséquent un thème récurrent dans ses ouvrages.  

Mon avis : (lu en février 2013)
Lorsque Laure du service de presse d'Albin Michel m'a proposé de découvrir une auteur du Népal, je n'ai pas hésité, j'aime découvrir de nouveau pays à travers sa littérature !

Prema a grandi au Népal, dans un milieu pauvre et rural, elle a perdu très jeune sa maman et elle travaille pour une ONG pour la protection des forêts. Un peu par hasard, elle participe à la « green card lottery » et elle gagne. Son pays étant en pleine guerre civile, elle part pour les États-Unis avec l'espoir d'avoir une vie meilleure. Elle laisse son père et sa petite sœur au Népal et s'envole pour Los Angeles. Au début, elle est accueillie dans le quartier de « Little Nepal » par des compatriotes. Très vite, elle veut s'émanciper et découvrir la vraie Amérique. Prema va trouver un travail d'aide à domicile chez une vieille dame et vivre en colocation avec deux autres femmes. Elle va faire la rencontre de Luis américain d'origine guatémaltèque...

Prema est un personnage difficile à cerner, elle se cherche et tout au long du livre, le lecteur va découvrir qui est Prema. Elle veut oublier le Népal pour s'intégrer en Amérique mais son passé et ses souvenirs la rattrapent. Il n'est pas facile d'être une immigrée dans un pays de culture si différente de son pays d'origine. En alternance, on découvre quelle était la vie de Prema au Népal et comment elle se débrouille dans sa nouvelle vie à Los Angeles.

J'ai lu très facilement ce roman très riche en émotion. Je me suis attachée à Prema dans sa quête d'identité et d'une vie heureuse et comblée. J'ai également aimé son rapport et son regard sur la nature.  

Merci à Laure et aux éditions Albin Michel pour m'avoir permis de découvrir cette auteur du Népal.

Extrait : (début du livre)
Une Américaine, une institutrice, sérieuse et toute frisée, vint un jour trouver Prema et lui posa la question : « Je peux vous demander d'où vous êtes ? À l'origine, je veux dire. » Mais en entendant la réponse, elle ne put que bafouiller, incapable, peut-être, de reconnaître qu'elle ne savait pas où se trouvait ce pays.
La plupart des Américains s'en sortaient mieux. Ils s'exclamaient : « Ah ! » ou « Ouah ! », voire « Cool ! », et hochaient la tête avec bienveillance. Prema leur venait quelquefois en aide en précisant : « C'est à côté de l'Inde », ou « Là où se trouve l'Everest », ou encore « Vous avez entendu parler des sherpas ? », afin qu'ils puissent ajouter : « La vache, c'est rudement loin ! », ou « J'aurais juré que vous étiez mexicaine/italienne/espagnole », ou encore « Vous parlez très bien anglais. » Et alors elle souriait : « Merci. »
De temps à autre, toutefois, la réaction de son interlocuteur l'arrêtait net. Un jour, dans le bus, une femme comprit qu'elle était nippone et exprima le dégoût que lui inspirait la consommation de poisson cru : « C'est comme manger vous-savez-quoi ! » Une autre fois, c'est la réponse d'un épicier à la peau mate, lui-même originaire d'Asie du Sud, qui la déconcerta : « Vous ne venez pas du Pakistan, en général ? » Ce fut le tour de Prema de bafouiller. Elle avait aussi appris qu'aux oreilles étrangères, le nom de son pays pouvait sonner comme nipple, mamelon en anglais. Mais plus fréquemment, c'était « Naples » qu'entendaient les Américains. Et d'y aller de leur : « J'adore les pâtes ! » ou « Mon mari et moi sommes allés à Rome pour notre lune de miel, mais nous n'avons pas pu pousser jusqu'à Naples. » « D'où est-ce que vous êtes ? »
Si possible, Prema éludait la vérité en disant : « Pasadena », « Compton » ou « San Pedro ». Il lui arrivait de répondre : « Je viens de l'Inde », parce que les Américains avaient au moins entendu parler de ce pays. C'était une chose qu'elle enviait aux Indiens. La conversation pouvait alors prendre un tour inattendu : « Tiens, je viens justement de parler à quelqu'un en Inde à propos de ma carte bancaire ! » Mais mentir la mettait parfois dans une situation délicate. Un jour, au milieu des gratte-ciel du centre-ville, elle discuta avec le gardien d'une banque, et quand elle annonça qu'elle était indienne, il lui répondit : « Moi aussi ! Et vous êtes de quelle tribu ? » Incapable de s'expliquer, elle fit machine arrière : « Je viens de l'État de l'Indiana, en fait.
- La vache, c'est rudement loin ! »
Il était loin et il n'était pas loin, le lieu d'où elle venait. Certains jours son village natal lui paraissait à des siècles de distance, d'autres jours il était trop proche : aussi loin qu'elle aille, ce n'était jamais assez. Le foyer de sa famille - qu'elle considérait toujours comme le sien, même si elle n'y avait pas vécu depuis l'âge de dix-sept ans - était une solide maison en pierre de deux étages. Elle s'y était sentie à l'abri, en sécurité, à l'époque où elle traversait en courant le bosquet de bambous et passait devant le temple de Shiva-Parvati, en bordure des rizières en terrasses, pour se rendre à l'école. Plus tard seulement, quand elle eut quitté son village pour aller au lycée, puis à l'université, à la capitale, Katmandou, elle découvrit que sa famille était pauvre. La maison, le bosquet de bambous, le temple et les rizières étaient perchés sur les contreforts de la partie orientale des Himals. Une brume argentée y déferlait toute l'année. Prema avait passé son enfance à grelotter.

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"Phénomène Météo"

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15 février 2013

Contre toute attente – Linwood Barclay

 Lu en partenariat avec Belfond

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Belfond – février 2013 – 441 pages

France Loisirs -  - 592 pages

traduit de l'anglais (Canada) par Anne-Sylvie Homassel

Titre original : The accident, 2011

Quatrième de couverture :
Avec ce nouvel opus, Linwood Barclay nous livre un thriller d'une brûlante actualité et confirme son statut de star du polar. 
L'entreprise de Glen Garber va mal : la crise est passée par là, les contrats sont rares, les créanciers pressants, les dettes s'accumulent. Son seul réconfort ? Sa femme Sheila et leur fillette Kelly. 
Un soir, coup de fil : police, un accident fatal, Sheila était au volant, ivre. 
Désespoir, colère, incompréhension : Sheila n'aurait jamais pris un tel risque. 
Et puis il y a cette voisine qui le harcèle de questions, ces incidents répétés sur les chantiers, ces appels anonymes, le soir. 
Et quand une amie proche est retrouvée assassinée, Glen se dit que la mort de Sheila était tout sauf un accident et qu'il est grand temps de mettre Kelly à l'abri...
Aux confins de toutes nos angoisses, Linwood Barclay, créateur de frissons...

Auteur : Américain d’origine, Linwood Barclay vit à Toronto, au Canada, avec son épouse et leurs deux enfants. Après le succès de Cette nuit-là (2009), Les Voisins d’à côté (2010) couronné au Canada par le Arthur Ellis Award, de Ne la quitte pas des yeux (2011), de Crains le pire (2012) et de Mauvais pas (2012), Contre toute attente est son sixième roman. En tête des ventes en Angleterre mais aussi en Allemagne, traduit dans une dizaine de langues, Linwood Barclay s’affirme comme un auteur majeur de la littérature policière.

Mon avis : (lu en février 2013)
Je n'avais encore jamais lu de livre de Linwood Barclay et lorsque les éditions Belfond m'a proposé de m'envoyer ce livre, j'étais curieuse de le découvrir.
Glen Garber est un petit entrepreneur en construction. Un soir, sa femme meurt dans un accident de la route. L'autopsie révèlera un fort taux d'alcool dans le sang... Or Sheila ne buvait pas... Moins d'un mois plus tard, l'une des amies de Sheila est retrouvée noyée dans la marina... Glen doit s'occuper de sa fille Kelly et la protéger mais également éclaircir les incohérences de cet « accident »...
Le démarrage de ce roman policier est plutôt lent, puis le rythme s’accélère et les pistes sont multiples. De nombreux personnages gravitent autour de cette histoire, dès le départ le lecteur comprend que beaucoup d'entre eux cachent des secrets qui sont à l'origine du drame... Il est question de la crise financière et de contre-façons, de sacs, de médicaments...
C'est un roman policier que j'ai bien apprécié de découvrir et un auteur que je relirai.

Merci à Laura et aux éditions Belfond pour m'avoir permis de découvrir ce livre et cet auteur.

Extrait : (début du livre)
Si j’avais su que cela devait être notre dernier matin ensemble, je l’aurais serrée dans mes bras. Naturellement, si j’avais eu le moindre soupçon à ce sujet, si j’avais pu d’une façon ou d’une autre comprendre ce que l’avenir nous réservait, je n’aurais jamais relâché mon étreinte. Et les choses se seraient passées différemment.
J’ai longuement regardé le plafond avant de me décider à rejeter les couvertures et à poser les pieds bien à plat sur le plancher. Puis je me suis frotté les yeux.
— Tu as bien dormi ? m’a demandé Sheila en m’effleurant le dos.
— Pas terrible. Et toi ?
— Par intermittence.
— J’ai cru que tu étais réveillée, mais je ne voulais pas t’embêter : va savoir, tu dormais peut-être.
Je lui ai lancé un coup d’œil par-dessus mon épaule. Les premiers rayons du soleil perçaient derrière les tentures et caressaient le visage de Sheila. La tête contre l’oreiller, elle me regardait. Ce n’est pas le moment de la journée où les gens sont à leur avantage, mais Sheila était un cas à part. Elle était toujours belle. Même lorsqu’elle avait l’air soucieux, comme ce matin-là.
J’ai baissé les yeux vers mes pieds nus.
— J’ai mis un temps fou à m’endormir, vers deux heures, je pense. Et quand j’ai rouvert les yeux, il devait être cinq heures. Je n’ai pas réussi à retrouver le sommeil.
— Glen, ça va s’arranger.
Sheila m’a caressé le dos d’une main apaisante.
— Content de te l’entendre dire.
— Les affaires vont reprendre. Ce sont des événements cycliques, tu sais. Les périodes de crise ne durent jamais.
— Ce n’est pas le sentiment que me donne celle-là, ai-je soupiré. J’ai encore quelques chantiers sur le feu, mais, après, plus rien dans le carnet de commandes. Ou alors des bricoles. J’ai envoyé un ou deux devis la semaine dernière. Une cuisine, une cave à aménager… Les gens n’ont pas rappelé. Au fait, dis-moi, Sheila…
Je me suis levé et l’ai regardée.
— … toi, qu’est-ce qui te donne des insomnies ?
— Je m’inquiète pour toi, Glen. Et puis… j’ai pas mal de choses auxquelles penser, moi aussi.
— Quel genre de choses ?
Elle a eu un petit frisson.
— Oh, rien de spécial. Toujours les mêmes trucs. Mon cours du soir. Kelly. Ton boulot.
— Kelly ? Qu’est-ce qui ne va pas ?
— Kelly va très bien ! Mais voilà : elle a huit ans et c’est ma fille. On s’inquiète toujours un peu, forcément. Enfin : quand j’aurai fini cette formation, je pourrai vraiment t’aider.
— Oui, sauf que, lorsque tu as décidé de t’y mettre, on avait assez de chantiers pour que ça ait une utilité. Aujourd’hui, je ne sais même pas si j’aurai encore du boulot pour toi. J’ai tout juste de quoi occuper Sally, et encore…

Sheila suivait des cours de comptabilité depuis la mi-août, – deux mois, donc. Une formation qui lui plaisait beaucoup plus qu’elle ne l’avait imaginé, et qui devait lui permettre de tenir les comptes de Garber Contracting, l’entreprise de bâtiment qu’avait créée mon père et que j’avais reprise à sa mort. Sheila pourrait même se payer le luxe de travailler à domicile. Sally Diehl, notre assistante de direction, pourrait se concentrer sur la gestion des affaires courantes, les appels téléphoniques, la relance des fournisseurs et les relations avec nos clients. Sally n’avait pratiquement jamais le temps de s’occuper de la comptabilité, que je rapportais à la maison. Et que je traitais le soir ou le week-end, ce qui me prenait des heures. Mais, avec la récession, je n’avais aucune idée de la façon dont j’allais pouvoir réorganiser l’entreprise.
— Et puis, depuis le sinistre chez les Wilson…
— Ça suffit, m’a interrompu Sheila.
— Mais, chérie, cette foutue maison a brûlé à mi-chantier ! Une maison que nous étions en train de construire ! Après ça, ne me raconte pas que tout va s’arranger !
Elle s’est adossée aux oreillers, les bras croisés sur la poitrine.
— Glen, arrête de voir tout en noir à chaque fois que je te dis quelque chose ! C’est insupportable.
— Qu’est-ce que tu veux ? C’est la triste réalité.
Elle a secoué la tête.

— Non, Glen. Moi, je vais te dire à quoi elle va ressembler, la réalité. Tout va s’arranger. Avec nous, tout s’arrange toujours. Toi et moi, on ne baisse jamais les bras. On se bat, on s’en sort.
Elle a détourné les yeux, comme pour me dire quelque chose que je n’étais peut-être pas prêt à entendre.
— J’ai des idées sur la question, a-t-elle fini par murmurer.
— Quel genre ?
— Des idées pour que nous tenions le coup. Pour surmonter cette mauvaise passe.
Au pied du lit, les bras ballants, j’ai attendu qu’elle m’en dise un peu plus.
— Glen, en ce moment, tu es tellement surmené, tellement absorbé par tes soucis… Je sais, il y a de quoi être inquiet, mais tu n’as même pas remarqué…
— Remarqué quoi ?
— Les vêtements que j’ai achetés à Kelly, pour la rentrée.
— Oui, et alors ?
— Ils sont plutôt chic, non ?
— Qu’est-ce que ça prouve ?
— Que j’ai gagné des sous, mon chéri.
Ce qui n’était pas une nouveauté. Sheila travaillait à mi-temps dans un magasin Hardware Depot. La direction avait installé des caisses en libre-service, ce qui déconcertait une bonne partie de la clientèle. Le temps que les gens s’habituent, Sheila avait de quoi faire. De surcroît, depuis le début du mois de juillet, elle donnait un coup de main à notre voisine, Joan Mueller. Ely, le mari de Joan, avait été tué dans l’explosion d’une plateforme pétrolière l’année précédente. Joan, qui n’avait touché aucune indemnité de la compagnie, avait décidé, en attendant que l’affaire se règle, de créer une entreprise de garde d’enfants à domicile. Tous les matins, les parents venaient lui déposer leurs tout-petits. Elle en avait toujours quatre ou cinq sous sa responsabilité. Pendant l’année scolaire, quand Sheila était chez Hardware Depot, Kelly allait toujours chez Joan, de la fin des cours à notre retour. Sheila avait aidé Joan à mettre sur pied une comptabilité basique. Joan adorait les gamins, mais elle était incapable d’additionner deux et deux.
— Je sais bien que tu gagnes des sous, Sheila. Hardware Depot, Joan… Et chaque dollar compte, crois-moi !
— Oh, ce n’est pas ça qui va mettre du beurre dans les épinards, a-t-elle répondu, énigmatique. Je te parle de rentrées un peu plus substantielles.
J’ai haussé les sourcils. Puis un vague malaise m’a envahi.
— Ne me dis pas que tu as accepté de l’argent de Fiona !
Fiona, c’était la mère de Sheila.
— Tu sais ce que j’en pense…
— Bon Dieu, Glen, a-t-elle dit, visiblement blessée. Tu sais très bien que jamais je ne…
— Naturellement. Mais franchement, entre ça et revendre de la drogue, je crois que je préfère encore les substances illicites.
Elle a cligné des paupières et rejeté les couvertures d’un geste brusque. Puis elle est allée s’enfermer dans la salle de bains.
— Allez, Sheila, ne te fâche pas ! l’ai-je suppliée.

  Challenge Thriller 
challenge_thriller_polars
catégorie "Même pas peur" : 27/12

 50__tats
39/50 : 
Connecticut

  Challenge Pour Bookineurs En Couleurs
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PAL Noire

 

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13 février 2013

Zéro pointé : Quand les profs se lâchent – François Langrand

En librairie à partir du 13 février 2013

Lu en partenariat avec J'ai Lu

z_ro_point_ J'ai Lu - février 2013 - 140 pages

Présentation :
Les perles d’élèves, on connaît, mais les perles de profs, beaucoup moins ! Ce recueil 100% inédit comble ce manque en proposant plus de 300 commentaires de profs surprenants et souvent hilarants qui viennent ponctuer des réponses d’élèves qui ne le sont pas moins…Un best of à l’encre rouge des réactions à chaud de prof exaspérés ou désabusés. Attention, cinglant !  

Auteur : François Langrand

Mon avis : (lu en février 2013)
J'ai Lu m'a proposé de découvrir les trois premiers titres de sa nouvelle Collection Humour. Celui qui dès le titre m'a le plus attiré est Zéro pointé et sa lecture ne m'a aucunement déçue !
Dès réception du livre, je l'ai ouvert et je me suis mise à rire et je me suis mise à tourner les pages et j'ai continué à rire... Comme l'explique la présentation, il y a non seulement la perle d'un élève mais également la correction du professeur qui, comme le dit le sous-titre, se lâche...
C'est assez jubilatoire... Il y a même 2 ou 3 exemples où c'est le commentaire du professeur qui est ridicule ! (grosse faute d'orthographe...). Ce sont des extraits de copies de mathématiques, de français, d'anglais, de géographie, d'histoire, de physique, de SVT, de philosophie... des petites classes jusqu'à la Terminale !
Le livre est passé dans les mains de toute la famille et adultes ou adolescents se sont vraiment beaucoup amusés...

Pour en voir plus : www.copie-double.com 

Merci à Silvana et les éditions J'ai Lu pour m'avoir permis de découvrir ce livre vraiment amusant.

 

Extraits : 

perle3 perle4
  mon préféré !                                                            .

perle2 

perle1

 

 Challenge Petit BAC 2013
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"Gros mot"

 

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Mes parents font des SMS - Alexandre Hattab

En librairie à partir du 13 février 2013

Lu en partenariat avec J'ai Lu

mes_parents_font_des_sms J'ai Lu – février 2013 – 141 pages

Présentation :
Après le succès de Vie de Merde, le site « Mes Parents font des Sms » est en train de devenir la nouvelle tendance du web ! Il rassemble un florilège des messages les plus insolites que les parents envoient à leurs enfants par textos.
Quand les parents ne comprennent pas comment faire un Sms ou quand ils ne savent pas vraiment utiliser les expressions courantes, de drôles de conversations peuvent se produire et donnent lieu à des Sms maladroits, loufoques, fous, ou tout simplement hilarants !

Auteur : Alexandre Hattab est informaticien spécialisé dans le marketing du web. Il a lancé le site « Mes Parents font des SMS » dont s’inspire ce livre fin 2011. Ses parents ne sont pas rancuniers et l’invitent à déjeuner tous les dimanches dans leur pavillon de Vélizy.  

Mon avis : (lu en février 2013)
Je ne suis pas une grande utilisatrice de SMS, je n'en fais que depuis un peu plus d'un an pour communiquer avec mes fils qui ont des forfaits SMS illimités. C'est donc le plus souvent utilitaire, pour répondre à leur demande de venir les chercher à la gare ou au lycée, pour les informer d'un retard...
Seule exception, dernièrement j'ai échangé longuement par SMS avec l'un de mes fils durant un voyage épique en bus pour aller avec sa classe dans le Jura... Il nous racontait les déboires du bus et je le soutenais moralement...
J'ai un téléphone « antique » et donc c'est un peu laborieux de taper des SMS, j'ai trouvé la touche Espace, mais seulement depuis peu la ponctuation et les accents pour les e... Je ne sais pas faire les apostrophes… Sinon, le langage SMS est banni entre nous !

Dans ce livre, les SMS sont répartis par thèmes en 7 chapitres (Ça vanne sévère ! Autorité parentale. Ils se prennent pour des jeunes ! La technologie les dépassent. Problèmes de communication. Grosses blagues. Trop abusé.)
J'ai vraiment rit avec le chapitre « La technologie les dépassent », je n'ai pas aimé le chapitre « Ils se prennent pour des jeunes ! » qui utilise trop de langage SMS... Pour les autres cela se lit j'ai parfois souri mais sans éclater de rire... Cela se lit facilement, cela peut être lu en groupe...  

Pour en voir plus : www.mesparentsfontdessms.com

Merci à Silvana et les éditions J'ai Lu pour m'avoir permis de découvrir ce livre.

Exemples :

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La femme parfaite est une connasse ! - Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard

En librairie à partir du 13 février 2013

Lu en partenariat avec J'ai Lu

la_femme_parfaite_est_une_connasse J'ai Lu – février 2013 – 157 pages

Quatrième de couverture :
Ce livre est LE guide pour toutes les femmes imparfaites (c’est-à-dire grosso-modo pour toutes les femmes*). Vous y apprendrez notamment comment garder votre dignité quand vous êtes complètement bourrée, qui sont ces filles qui ne mangent qu’une salade par jour, les questions qu’il ne faut pas poser à un homme si vous ne voulez pas entendre la réponse, ou ce qu’il faut faire de toute urgence si votre mec veut s’acheter des Crocs.

* Il peut également être lu par les hommes qui n’ont pas peur de découvrir ce que les filles se racontent entre elles dès qu’ils ont le dos tourné...

Auteurs : Jumelles depuis leur naissance à Montpellier en 1981, Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard assument tout : elles ont vu 47 fois Dirty Dancing, elles adorent entamer leur fameuse « choré » sur Dieu m’a donné la foi ou Je te survivrai, et il leur arrive parfois de confondre une branche de basilic avec un brin de muguet.

Mon avis : (lu en février 2013)
Je n'ai fait un billet sur ce livre uniquement pour ma participation au Challenge Petit BAC 2013, même facultative, la ligne "Gros mot" n'est pas facile à remplir...
Tout d'abord, le titre de ce livre m'a choqué. Heureusement, le sous-titre et l'avant-propos du livre modère le titre en expliquant que c'est un "guide de survie pour les femmes « normales »" et "ce livre a vocation à vous faire déculpabiliser", "la femme parfaite est celle que nous ne serons jamais, et c'est tant mieux".
Je ne lis pas les magazines féminins même chez le médecin (j'ai prévu d'apporter un livre pour attendre), adolescente, j'étais plutôt garçon-manqué et les sorties entre filles ou les boums ne m'intéressaient pas vraiment... 
J'ai donc trouvé cet ouvrage sans grand intérêt et il ne m'a pas fait rire... C'est peut-être un question de génération, je suis trop vieille pour m'amuser avec ce genre de lecture, ou cette accumulation de théories sans aucune originalité, bourrées de lieu commun. C'est trop fifille pour moi... Je ne suis vraiment pas le bon public !

Challenge Petit BAC 2013
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"Gros mot"

 

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02 février 2013

Souviens-toi de Hallows Farm - Angela Huth

 Lu en partenariat avec Livraddict et les éditions Folio

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Quai Voltaire Éditions – mai 2011 – 352 pages

Folio – octobre 2012 – 490 pages

traduit de l'anglais par Lisa Rosenbaum

Titre original : Once a land girl, 2010

Quatrième de couverture :
La Seconde Guerre mondiale vient de s'achever. Rentrée à Manchester après son séjour à Hallows Farm en tant que volontaire agricole, Prue rencontre Barry, un homme d'affaires prospère. Elle consent à l'épouser, sachant qu'il lui assurera le confort matériel. Mais son bonheur est de courte durée : elle est livrée à elle-même, et perd à la naissance l'enfant qui donnerait un sens à sa vie. Si la complicité de Johnny, son voisin poète et menuisier, la sauve un peu de la routine, sa seule véritable joie est de revoir Ag et Stella, ses amies de Hallows Farm, et d'évoquer avec elles leurs années de bonheur. Prue a beau savoir que cette époque est révolue, elle en garde une violente nostalgie. Sa séparation d'avec Barry, son amitié pour Ivy, une vieille dame à qui elle tient compagnie, ses amours contrariées n'auront pas raison de son rêve : celui de vivre dans une ferme à l'image de celle de Mr. et Mrs. Lawrence. Angela Huth entraîne le lecteur au cœur des pensées intimes d'une jeune femme comme dans les magnifiques paysages de la campagne anglaise, avec un souffle romanesque renouvelé.

Auteur : Angela Huth. Auteur de nombreux romans à succès dont L'Invitation à la vie conjugal et De toutes les couleurs, Angela Huth vit dans le Warwickshire en Angleterre. Ce huitième roman traduit en français fait suite aux Filles de Hallows Fram, adapté au cinéma sous le titre Trois Anglaises à la campagne.

Mon avis : (lu en janvier 2013)
Ce livre est la suite de "Les filles de Hallows Farm" que je n'ai pas lu mais dont j'ai entendu parler au début du Café Lecture de la Bibliothèque.
Prue est l'une des filles de Hallows Farm, pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a été volontaire agricole. Ce livre raconte son histoire après la guerre. Prue est de retour à Manchester dans le salon de coiffure de sa mère, elle est toujours à la recherche d'un bon parti, elle rêve également de vie à la campagne et de travail de la terre.
Prue va faire la rencontre de Barry, un homme d'affaires avec une belle situation, même s'il est plus âgé qu'elle, elle accepte le mariage car il lui promet le confort matériel. Mais un couple ne se fait pas seulement avec l'argent. Prue s'ennuie, elle sympathise avec Johnny, un voisin poète et menuisier qui élève des poules, puis elle décide de travailler dans une ferme non loin de chez elle. Cette exploitation est très différente de Hallows Farm. La ferme est un peu délaissée, les animaux manquent de soins... Lorsqu'elle tombe enceinte, elle espère enfin trouver le bonheur en élevant son enfant malheureusement la naissance se passera mal et le couple de Barry et Prue n'y résistera pas...
Ce livre se lit facilement, les déboires de Prue sont l'occasion de découvrir une époque : l'après-guerre, un pays, l'Angleterre, Manchester et la campagne anglaise... Prue garde une certaine nostalgie de l'époque de Hallows Farm avec ses deux complices Stella et Ag, la vie n'était pas facile, mais elle était si heureuse.

Merci à Livraddict et les éditions Folio de m'avoir permis de découvrir ce livre, cela m'a donné envie de lire à l'occasion le livre précédent "Les filles de Hallows Farm".

Logo Livraddict

Extrait : (début du livre)
« Combien de temps vas-tu continuer à contempler ce champ nu ? demanda une voix derrière elle. Il n'y a rien à voir. »
Perchée sur le troisième échelon de la barrière, les genoux pressés comme autrefois contre le bois doux et détrempé, elle regardait le Pré d'En Bas à présent vide d'animaux. Les terres étaient en jachère, les haies moins bien taillées que ne l'exigeait jadis Mr. Lawrence. Les longues herbes ployaient négligemment dans le vent. Elle revoyait au bout du pré la meule en feu, les vaches affolées fuyant l'intense chaleur qui faisait trembler l'air comme un mirage. Elle entendait encore les meuglements des bêtes et les voix moins fortes de Stella et d'Ag qui, bâtons en main, essayaient de chasser le bétail vers le champ de trèfle, de l'autre côté du chemin. Elle sentait de nouveau la sueur âcre qui mouillait ses aisselles alors qu'elle courait les rejoindre, les jambes en coton.
« Allez, viens. Nous ferions mieux de rentrer. »
Prue ne bougea pas. Elle avait besoin de rester là encore un moment.

 

 Challenge Voisins, voisines

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Grande-Bretagne

 Challenge God Save The Livre 
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03 janvier 2013

Gastoon, Tome 2 : Des vertes et des pas mûres ! - Jean et Simon Léturgie et Yann

Lu dans le cadre de Masse Critique
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gastoon Marsu Productions - septembre 2012 - 46 pages

Quatrième de couverture :
Gaffe, le neveu revient ! Et il s’est fait de nouveaux copains ! C’est dur la vie à la campagne, loin de la ville et des jeux vidéo... Heureusement que la ferme de Papi et la nature environnante se révèlent un extraordinaire terrain de jeu et de gags pour un petit écolo malin comme Gastoon. Après l’énorme succès du tome 1, retrouvez Gastoon, dans un second album plein de surprises et de gags.

Auteurs : Jean Léturgie est un scénariste de bande dessinée, né 1947 à Caen.
Après avoir été pendant un temps le secrétaire de Serge Reggiani, il débute en tant qu'attaché de presse pour les Editions Glénat, collaborant à la revue Schtroumpf (qui deviendra ensuite Les Cahiers de la bande dessinée) pour laquelle il réalise de nombreuses interviews et dossiers.
Il se lance dans le scénario en 1981 en reprenant la série Lucky Luke avec Morris au dessin. Il créé ensuite, entre autres, les séries Percevan avec Philippe Luguy et Spoon & White avec son fils, le dessinateur Simon Léturgie, tout en continuant d'écrire des albums de Lucky Luke et de Rantanplan.
En parallèle de son activité de scénariste, il a fondé les éditions Dessis avec Laurent Vicomte, et le label Eigrutel avec Simon Léturgie.

Simon Léturgie, né en 1974 à Caen, est un dessinateur de bandes dessinées français. Son père est le scénariste Jean Léturgie, avec lequel il réalise depuis 1999 sa série la plus connus, Spoon & White.

Yann, pour l'état-civil : Yann Lepennetier, dit aussi Balac, né en 1954 à Marseille, est un scénariste de bande dessinée français. Rendu célèbre au début des années 1980 par ses travaux avec Didier Conrad publiés dans Spirou (Les Hauts de page, Bob Marone et surtout Les Innommables), il devient le scénariste français le plus prometteur de la décennie pour ses scénarios ambitieux (Sambre, avec Yslaire, Freddy Lombard avec Yves Chaland, Yoyo avec Frank Le Gall) et sa maîtrise de tous les genres de la bande dessinée (il excelle dans l'humour comme dans l'aventure).

Mon avis : (lu en décembre 2012)
Gastoon n'est pas le petit surnom de Gaston Lagaffe lorsqu'il était enfant, mais le nom de son neveu... Cette bande-dessinée est le deuxième de la série, je n'ai pas lu le premier mais c'est sans importance...

Gastoon, petit citadin, vient passer ses vacances à la campagne chez son grand-père. Il va devenir le copain de Wilco et de la jolie Elvire et devoir supporter les affreux Bazin et Torchenez, les voyous du coin...
Ce n'est pas l'agent Joseph Longtarin que la petite bande fera tourner en bourrique mais le garde champêtre...

Une histoire par page, autour de la nature, de la vie à la campagne... des vacances inoubliables qui feront rire aussi bien les petits sans doute plus que les grands...
C'est léger, amusant et plein d'humour, Gastoon est le digne neveu de son oncle au niveau des bêtises et l'esprit de cette série dérivée nous donne envie de nous replonger dans nos vieux Gaston Lagaffe !

Merci à Babelio et aux éditions Marsu Productions pour m'avoir permis de découvrir en famille cette bande-dessinée.

 Extrait : 

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 Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC 2013

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"Aliment / Boisson"

 

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30 décembre 2012

La décapotable rouge - Louise Erdrich

Lu en partenariat avec les éditions Albin Michel

la_d_capotable_rouge Albin Michel - septembre 2012 - 412 pages

traduit de l'américain par Isabelle Reinbarez

Titre original : The red convertible, 2009

Quatrième de couverture : 
Dans l’œuvre de Louise Erdrich, le rêve peut surgir du quotidien, le comique tourner au tragique, la violence et la beauté envahir tout à coup un paysage banal. 
Rassemblées pour la première fois en deux volumes (La décapotable rouge et Femme nue jouant Chopin, à paraître prochainement), ces nouvelles publiées dans des revues littéraires et des magazines américains sont marquées par l’imaginaire sensuel et fertile d’un écrivain singulier.
On y retrouve la genèse de ce qui a constitué, au fil des livres, l’univers de Louise Erdrich, de Love Medicine à La Malédiction des Colombes : le Dakota du Nord, le monde indien, un réalisme à la fois magique et poétique, la passion secrète qui habite ses personnages et la puissance d’évocation de ses histoires.

« L’un de nos plus grands écrivains, remarquable par son audace stylistique et sa virtuosité artistique. La décapotable rouge est une splendide démonstration de son talent et de son style. » The Washington Post

Auteur :  Karen Louis Erdrich est née le 7 juillet 1954 à Little Falls, dans le Minnesota, d'une mère ojibura (famille des Chippewa), donc amérindienne, et d'un père germano-américain. Elle grandit dans le Dakota du Nord, aux États-Unis, où ses parents travaillaient au Bureau des Affaires Indiennes.
Louise Erdrich est, avec Sherman Alexie, l'une des grandes voix de la nouvelle littérature indienne d'outre-Atlantique. Si elle écrit, c'est pour réinventer la mémoire déchirée de ces communautés qui, aux confins des Etats-Unis, vivent sur les décombres d'un passé mythique. Louise Erdrich vit aujourd’hui dans le Minnesota. 

Mon avis : (lu en décembre 2012)
J'ai eu la chance de voir Louise Erdrich lors du Festival America en septembre dernier à Vincennes et à l'occasion des deux conférences où je l'ai entendu, j'ai beaucoup aimé sa gentillesse. Lorsque Claire, attachée de presse des éditions Albin Michel, m'a proposé de choisir un livre parmi les dernières parutions de l'éditeur, je n'ai pas vraiment hésité à choisir ce livre de 19 nouvelles qui parlent du Dakota du Nord, du monde indien en particulier les indiens Chippewas. Ces nouvelles ont été écrites en 1978 et 2008 par Louise Erdrich, on y retrouve les thèmes chers à l'écrivain, le monde indien, sa solidarité, ses soucis, ses traditions. Toutes ces nouvelles ne sont pas complètements indépendantes, certains personnages sont présents dans plusieurs.
Les nouvelles sont très bien écrites, intéressantes mais moins prenantes que les romans de Louise Erdrich que j'ai déjà lu. J'ai toujours dans ma PAL son dernier roman, « Le jeu des ombres » et cette lecture m'a donné envie de le ressortir !

Merci à Claire et aux éditions Albin Michel de m'avoir permis de découvrir ce livre.

Un deuxième tome de nouvelles, « Femme nue jouant Chopin », doit paraître prochainement.

Extrait : (début du livre)
J'ai été le premier à rouler en décapotable sur ma réserve. Et forcément elle était rouge, une Olds rouge. J'en étais propriétaire avec mon frère, Stephan. Nous en étions tous les deux propriétaires jusqu'à ce que ses bottes se remplissent d'eau, par une nuit venteuse, et qu'il me rachète ma part. Maintenant Stephan en est l'unique propriétaire, et son petit frère Marty (c'est moi) va partout à pied.

Comment ai-je gagné assez d'argent pour acheter ma part, à l'origine ? Mon unique talent était de toujours réussir à me faire du fric. J'avais le chic pour ça, pas courant chez un Chippewa, et surtout dans ma famille. Dès le départ, j'avais cette différence, et tout le monde le reconnaissait. J'ai été le seul môme qu'on a laissé entrer au Legion Hall de Rolla pour cirer des chaussures, par exemple, et une année, à Noël, j'ai vendu des images pieuses au porte-à-porte pour la mission. Les sœurs m'ont permis de garder un pourcentage. Une fois lancé, il semblait que plus je gagnais d'argent, plus l'argent venait à moi facilement. Tout le monde m'encourageait. A quinze ans, j'ai trouvé un boulot de plongeur au Joliet Café, et c'est là que j'ai percé.
Rapidement j'ai été promu au rang de serveur, et puis la cuisinière qui préparait les plats rapides est partie et j'ai été engagé à sa place. En un rien de temps, j'étais devenu le gérant du Joliet. Le reste appartient à l'histoire. J'ai été gérant un moment. Je suis rapidement passé copropriétaire, et bien sûr à partir de là personne ne pouvait plus m'arrêter. Il n'a pas fallu longtemps avant que tout soit à moi.
Alors que j'étais propriétaire du Joliet depuis un an, il a brûlé. Toute l'affaire. Une perte sèche. Je n'avais que vingt ans. J'avais tout, et je l'ai perdu vite fait, mais avant j'avais invité tous les membres de ma famille, et les membres de leurs familles, à dîner, et avec Stephan j'avais aussi acheté la vieille Olds dont j'ai parlé.



Déjà lu du même auteur :

la_chorale_des_maitres_bouchers_p La Chorale des maîtres bouchers la_mal_diction_des_colombes La malédiction des colombes

omakayas Omakayas love_medecine_p Love Medecine

 

 

Challenge 4% Littéraire 2012

  logochallenge2  
27/28

50__tats
36/50 : Dakota du Nord

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC 2012
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"Couleur"

 

 

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