09 juin 2013

Miséricorde - Jussi Adler Olsen

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Audiolib - novembre 2012 - lu par Eric Herson-Macarel

Albin Michel - octobre 2011 - 496 pages

Livre de Poche -janvier 2013 - 528 pages

traduit du danois par Monique Christiansen

Titre original : Kvinden i buret, 2007

Grand Prix des Lectrices de "ELLE" 2012

Quatrième de couverture :
Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années ? Pour quelle raison ses bourreaux s'acharnent-ils sur la jeune femme ? Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l'avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d'encre. Mais, faute d'indices, la police avait classé l'affaire. Jusqu'à l'intervention des improbables Carl Mørck et Hafez el Assad du Département V, un flic sur la touche et son assistant d'origine syrienne. Pour eux, pas de cold case ... Couronné par les prix scandinaves les plus prestigieux, le thriller de Jussi Adler-Olsen, première enquête de l'inspecteur Mørck, est un véritable phénomène d'édition mondial. 

Auteur : Né à Copenhague, Jussi Adler-Olsen a étudié la médecine, la sociologie, le cinéma et la politique. Ancien éditeur, il connaît un succès sans précédent avec Section V, série best-seller qui compte déjà quatre tomes.

Lecteur : Éric Herson-Macarel est un comédien français. Il joue régulièrement au théâtre et au cinéma. Au grand écran, il est la voix française de, entre autres, Robert Carlyle, Willem Dafoe (dans Spiderman) et de Daniel Craig (dans James Bond). Il a déjà enregistré pour Audiolib Le Prédicateur, L'Oiseau de mauvais augure et L'Enfant allemand.

Mon avis : (écouté en juin 2013) 
Cela faisait quelques temps que je voulais découvrir ce thriller danois et j'ai eu l'occasion d'emprunter le livre-audio à la bibliothèque.
En 2007, l'inspecteur Carl Mørck échappe à une fusillade qui tue l'un de ses équipiers et rend handicapé l'autre. Deux mois plus tard, Carl reprend le travail où on lui donne une drôle de promotion... Il devient responsable d'un nouveau service le Département V, qui doit traiter des affaires classées non résolues. Pour le seconder, il a comme assistant un réfugié syrien du nom d'Assad, le duo est atypique et attachant. Le premier dossier dont ils s'occupent concerne une jeune et brillante politicienne, Merete Lyyngaard, disparue mystérieusement cinq ans plus tôt lors d'un voyage en ferry avec son frère.

Le livre raconte en parallèle, l'enquête au présent et ce qu'il s'est passé en 2002 pour Merete avant et pendant son kidnapping.
L'intrigue est originale, angoissante et fort bien construite, à aucun moment je ne me suis ennuyée... Le duo improbable Carl et Assad est formidable. Je suis donc ravie de savoir qu'il y a de nouvelles enquêtes de l'inspecteur Carl Mørck et d'Assad à découvrir et je les lirai prochainement.
Côté livre audio, j'ai beaucoup apprécié le lecteur Eric Herson-Macarel.

Autres avis :  AifelleDasolaYv, Lystig, Valérie,  EnnaSandrineSylire, Canel

Extrait : (début du livre)
Avec le  bout de ses doigts,  elle  gratta  jusqu’au  sang les murs lisses, elle frappa de ses poings fermés le verre épais des vitres jusqu’à  ce qu’elle ne sente plus ses mains. Dix fois au moins, elle avait retrouvé  à tâtons la porte d’acier, inséré ses ongles dans la fente pour  l’arracher,  mais la porte avait un bord tranchant  et restait inébranlable.
À la fin, les ongles usés jusqu’à la chair, elle retomba sur le sol glacé en respirant péniblement. Un instant, elle fixa l’obscurité  profonde, les yeux écarquillés et le cœur battant à se rompre, alors, elle cria. Elle hurla jusqu’à que ses oreilles sonnent et que sa voix se casse.

Puis elle renversa la tête en  arrière et sentit de nouveau l’air frais qui venait du plafond. Si elle pouvait prendre son élan, sauter jusque là-haut et se cramponner à n’importe quoi ? Peut-être qu’alors, il se passerait quelque  chose.
Oui,  peut-être qu’alors, ces démons, dehors, seraient obligés d’entrer  ?
Si elle visait leurs yeux, de ses doigts tendus, elle pourrait les aveugler. Si elle était assez rapide et déterminée, peut-être qu’elle y parviendrait et qu’elle pourrait s’échapper.
Pendant un moment, elle suça ses doigts qui saignaient, puis elle prit appui sur le sol pour se soulever.
Elle fixa le plafond à l’aveuglette. Peut-être était-ce trop haut pour sauter. Il n’y avait peut-être rien à attraper. Maiselle devait essayer. Que pouvait-elle faire d’autre ?
Elle ôta sa veste en tirant dessus et la rangea soigneusement dans un coin pour ne pas l’abîmer en tombant. Puis elle s’élança et sauta, les bras aussi tendus que possible, sans réussir à toucher quoi que ce soit. Elle sauta encore deux fois, puis revint vers le mur du fond où elle s’adossa pour souffler un instant. Elle reprit son élan et, de toutes ses forces, elle bondit dans l’obscurité, en agitant les bras pour atteindre l’espoir. Quand elle retomba, son pied glissa sur le sol lisse et elle chuta sur le côté. Elle gémit quand son épaule toucha le béton et cria quand sa tête heurta le mur et qu’elle vit trente-six chandelles.
Longtemps, elle resta par terre, totalement immobile, elle n’avait qu’une envie : pleurer. Mais elle ne pleura pas. Si les gardiens de sa prison l’entendaient, il y aurait malentendu. Ils la croiraient prête à renoncer, or elle n’abandonnait pas. Au contraire.

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   Challenge Thriller 

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catégorie "Même pas peur" : 46/12

 Challenge Voisins, voisines

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Danemark

 Défi Scandinavie noire 2012

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Danemark

Challenge Cap au Nord
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 Challenge Petit BAC 2013

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"Sentiment"

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Ma 1ère lecture
d'un auteur : 5/13
 

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08 juin 2013

L'accro du shopping a une sœur – Sophie Kinsella

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VDB - - lu par Véronique Groux De Mieri

Belfond -  - 404 pages

Piment – 2006 - 438 pages

Pocket – juin 2007 - 393 pages

Pocket - 2012 - 416 pages

traduit par Daphné Bernard

Titre original : Shopaholic & Sister, 2004

Quatrième de couverture :
Quatrième volet d'une série-culte, L'accro du shopping a une sœur marque le retour de Becky, cette fois confrontée à une drôle de nouvelle... Après un long voyage de noces, le retour à Londres est difficile pour Becky Bloomwood-Brandon : pas de boulot, un budget sous haute surveillance, un mari débordé, une meilleure amie occupée ailleurs, des parents en pleine psychothérapie... Plus une surprise de choc : Becky découvre qu'elle a une sœur, née des amours prénuptiales de son père. Et quelle sœur ! Radine comme un pou, gaie comme une porte de prison, pas féminine pour deux pence, Jess déteste les fringues, le maquillage et le chocolat. Et, surtout, elle a une sainte horreur du shopping ! Finie la belle vie ? Envolés les rêves d'entente familiale ? Terminé le lèche-vitrines ? C'est mal connaître la plus attachante des fashionatas, qui, une fois encore, a plus d'un tour dans ses sacs...

Auteur : Née Madeleine Townley, elle porte le nom de Madeleine Wickham depuis son mariage avec Henry Wickham, principal d'une école préparatoire pour garçons à Croydon, dans la banlieue sud de Londres. Elle vit actuellement dans le quartier de Wimbledon avec son mari et leurs cinq enfants. 
Sophie Kinsella a étudié au New College et est devenue écrivain après avoir été journaliste financière.

Lecteur : Véronique Groux De Mieri

Mon avis : (écouté en mai 2013)
Je ne suis pas une grande fan du genre Chick Lit mais ayant ce disque audio en réserve et juin étant à la fois le mois Anglais et le mois du livre audio autant en profiter…
Becky est londonnienne, elle termine son long voyage de noce autour du monde avec son mari Luke. De retour à Londres après 10 mois d’absence, elle ne retrouve pas la complicité de sa meilleure amie Suze qui l’a remplacée avec une fille mère de famille de 4 enfants éprise d’équitation. Luke est très occupé par son travail et néglige un peu Becky. Cette dernière est malheureuse car son mari lui a demandé de calmer ces dépenses car comme le précise bien le titre du livre, elle est « accro au shopping »…
Becky apprend alors qu’elle a une demi-sœur Jessica dit Jess un peu plus âgée qu’elle. Ayant besoin d’une vrai amie, Becky imagine que Jess pourrait le devenir et ensemble elles pourraient faire des sorties entre filles, du shopping… Mais Jess est plutôt son contraire… Elle n’aime pas spécialement faire du shopping, elle traque plutôt les économies, pense au respect de la planète, la futilité est bannie de sa vie !
J’ai trouvé le personnage de Becky insupportable, c’est une enfant gâtée, superficielle, un brin égoïste, qui ment comme elle respire… au fil du livre, elle devient cependant un peu plus supportable… Jess n’est pas tellement plus sympathique mais plus sage et terre à terre.
Une lecture distrayante mais sans plus, que j’ai failli abandonner à cause du personnage de Becky…

Extrait : 
En me maquillant, j'ai le coeur qui bat à tout rompre.

Comment gérer cette situation ?
Que faire si Nathan Temple téléphone à Luke pour prendre de ses nouvelles ?
Ou s'il envoie encore des fleurs ?
Horreur ! Et s'il lui prenait l'idée de rendre visite à Luke ?
Je suis dans un tel état de panique que je me barbouille la paupière avec mon mascara. De fureur, je le balance à travers la pièce. Bon, du calme. Voyons les différentes options qui s'offrent à moi :
1. Tout avouer à Luke
Pas question. Rien que d'y penser, ca me donne la colique. (.. .)
2. En parler un peu à Luke
Faire une sorte de montage. Tordre le nez à la vérité, me donner le beau rôle et passer sous silence le nom de Nathan Temple.
Parfait mais impossible.
3. Me conduire discrètement, comme Hillary Clinton
Mais j'ai déjà essayé et ça n'a pas marché.

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Le Mois Anglais

 Challenge Voisins, voisines

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Angleterre

 Challenge God Save The Livre 
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PAL Rouge

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04 juin 2013

Avant d'aller dormir - SJ Watson

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Audiolib - février 2012 - lu par Françoise Cadol

Sonatine -mai 2011 - 400 pages

Points - mai 2013 - 470 pages

traduit de l'anglais par Sophie Aslanides

Titre original : Before I go to sleep, 2011

Quatrième de couverture :
Victime d'un accident de voiture, Christine est affectée d'un cas rare d'amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune étudiante célibataire, avant de découvrir qu'elle a quarante sept ans et est mariée depuis plus de vingt ans.
Son nouveau neuropsychologue lui conseille alors de tenir un journal intime pour l'aider à se remémorer son quotidien. Mais Christine constate de curieuses incohérences entre ce journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs. Elle ignore dans quel engrenage elle va basculer en voulant faire la vérité sur son passé... et son présent.
Françoise Cadol distille implacablement l’angoisse de cette quête d’une identité qui se dérobe. Ou a été dérobée.

Auteur : S. J. Watson a 39 ans. Avant d’aller dormir est son premier roman.

Lecteur : Françoise Cadol - Comédienne, auteure de pièces de théâtre (L’hôtel des Roches NoiresRodintout le temps que dure le jour, etc..). Sa voix à la suavité particulière vous sera familière : en effet c’est la voix française d’Angelina Jolie ou Lara Croft, et du commentaire en voix off de Mary Alice dans Desperate Housewives.

Mon avis : (écouté en avril 2013)
Une histoire très originale et captivante. Depuis un accident, Christine se réveille chaque matin avec la mémoire vierge de tout souvenir. Un nouveau psychologue lui conseille de noter tous les soirs le récit de sa journée pour en garder la trace. Ainsi, le lendemain, elle commence la journée en relisant son journal pour se rappeler les évènements de la veille. Cela va l'aider à retrouver quelques souvenirs et elle va commencer à s'interroger sur certaines incohérences... J'ai eu au début une impression de répétitions mais c'est normal puisque chaque matin, Christine se remémore les évènements de la veille puis peu à peu l'histoire prend du corps et le suspense s'intensifie. L'intrigue est extrêment efficace mais parfois oppressante et angoissante. 
Le côté répétitif ne pas gêné au contraire je suis entrée beaucoup plus rapidement dans ma lecture audio que d'habitude.

J'ai déjà rencontré un personnage avec une amnésie aussi originale dans le livre La Formule préférée du professeur

La lectrice est très agréable à écouter, je n'ai pas reconnu la voix off de Mary Alice dans Desperate Housewives.

Extrait : (début du livre)
Mon nom est Christine Lucas. J'ai quarante-sept ans. Je suis amnésique. Je suis assise ici, sur ce lit inconnu, en train d'écrire mon histoire, vêtue d'une nuisette en soie que l'homme qui se trouve au rez-de-chaussée - qui me dit être mon mari, et s'appeler Ben - m'a apparemment achetée pour mon quarante-sixième anniversaire. La pièce est plongée dans le silence et la seule lumière est celle de la lampe posée sur la table de nuit, une douce lueur orangée. J'ai l'impression de flotter, suspendue dans un nuage de lumière.

J'ai pris soin de fermer la porte de la chambre. J'écris ceci en privé. En cachette. J'entends mon mari dans le salon - le doux bruissement du canapé quand il se penche en avant ou se lève, une quinte de toux, poliment étouffée - mais je cacherai ce livre s'il monte au premier. Je le rangerai sous le lit ou sous l'oreiller. Je ne veux pas qu'il me surprenne en train d'écrire. Je ne veux pas avoir à lui dire comment j'ai eu ce cahier.

Je regarde le réveil sur la table de nuit. Il est presque onze heures ; il faut que je fasse vite. J'imagine que bientôt j'entendrai la télévision s'éteindre, un craquement du plancher quand Ben marchera dans la pièce, le cliquetis d'un interrupteur. Ira-t-il dans la cuisine se faire un sandwich ou se servir un verre d'eau ? Ou viendra-t-il directement se coucher ? Je ne sais pas. J'ignore ses rituels. Je ne connais même pas les miens.

Parce que je n'ai pas de mémoire. Selon Ben, selon le médecin que j'ai vu cet après-midi, quand je vais dormir, la nuit prochaine, mon esprit va effacer tout ce que je sais aujourd'hui. Tout  ce que j'ai fait aujourd'hui. Je vais me réveiller demain matin comme ce matin. En pensant que je suis toujours une enfant. Que j'ai devant moi toute une vie de possibilités, de choix.

Et ensuite, je vais découvrir, à nouveau, que je me trompe. Mes choix ont déjà été faits. La moitié de ma vie est derrière moi.

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   Challenge Thriller 

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catégorie "Même pas peur" : 45/12

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Le Mois Anglais

 Challenge Voisins, voisines

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Angleterre

 Challenge God Save The Livre 
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28 mai 2013

Éloge de la faiblesse - Alexandre Jollien

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Audiolib - février 2012 - lu par par Bernard Campan et Michel Raimbault

Marabout - septembre 2011 - 96 pages

Quatrième de couverture :
Éloge de la faiblesse retrace un itinéraire intérieur, une sorte de conversion à la philosophie. L'auteur, handicapé de naissance, imagine recevoir la visite de Socrate en personne. Dès lors, s'en suit un échange où de proche en proche émergent des outils pour apprendre à progresser dans la joie, garder le cap au coeur des tourments et ne pas se laisser déterminer par le regard de l'autre.
La philosophie est ici un art de vivre, un moyen d'abandonner les préjugés pour partir à la découverte de soi et bâtir sa singularité. Peu à peu, une conversion s'opère, le faible, la vulnérabilité, l'épreuve peuvent devenir des lieux fertiles de liberté et de joie.
La connaissance qu’à Bernard Campan d’Alexandre Jollien lui permet d’exploiter toutes les nuances d’un texte aussi généreux et sensible qu’intelligent.
Avec la participation de Michel Raimbault dans le rôle de Socrate.

Auteur : Philosophe de formation, Alexandre Jollien est né en 1975 en Suisse. Il a vécu dix-sept ans dans une institution pour personnes handicapées moteur cérébral. Aujourd’hui, il donne des conférences. Il a publié trois autres ouvrages, Le Métier d’homme, La Construction de soi et Le Philosophe nu et enregistré le livre sonore La Philosophie de la joie.

Lecteurs : Bernard Campan a connu un triomphe avec le trio des Inconnus créé en 1989. Sa vie a pris un nouveau tournant depuis les années2000 et sa rencontre avec Alexandre Jollien dont il devient l’ami. Acteur, réalisateur et scénariste, on a pu le découvrir dans des rôlesplus dramatiques comme dans Se souvenir des belles choses de Zabou Breitman, Combien tu m’aimes de Bertrand Blier,Le Coeur des hommes de Marc Esposito et Le Dernier pour la route de Philippe Godeau.
Dans le milieu de la comédie, Michel Raimbault est ce que l’on nomme « une voix ». Vous l’avez entendu sur la plupart des chaînes TV. Il est également directeur artistique de documentaires. Il a déjà enregistré pour Audiolib Duma Key, Juste avant le crépuscule, Le syndrome E et Gataca .

Mon avis : (écouté en mai 2013)
J'ai découvert Alexandre Jollien la première fois lors d'une Grande Librairie et dernièrement lors de l'émission "La parenthèse inattendue". Je ne suis pas spécialement attiré par la philosophie, mais sa personnalité et son parcours de vie sont étonnants. Après une enfance en institution pour enfants handicapés il fait des études de philosophie. A partir de son expérience personnel, Alexandre imagine un dialogue avec Socrate avec une réflexion sur la faiblesse qui peut être stimulant pour se dépasser soi-même. Il nous montre le handicap avec simplicité et intelligence pour que nous arrêtions d'avoir des  idées préconçues et des préjugés. Une personne handicapée est un être humain à part entière. Ce livre est une  belle leçon de vie pour tous… Une leçon d'ouverture et d'humilité. Quel courage a du avoir Alexandre pour arriver à s'affirmer et à suivre le chemin de la vie qu'il voulait avoir et pas celui qui lui était destiné. Un temoignage émouvant et poignant, Alexandre transpire la joie. A découvrir sans hésiter !

La lecture de ce livre-audio a été faite par Bernard Campan qui est devenu un grand ami d'Alexandre. Il sait être la voix d'Alexandre avec beaucoup de justesse.

Extrait : (début du livre)
ALEXANDRE

Socrate ?

SOCRATE
Lui-même.

ALEXANDRE
Salut à Socrate.

SOCRATE 
Salut à... Que me veux-tu ?

ALEXANDRE 
Te... t'exprimer mon extrême gratitude.

SOCRATE
Que t'ai-je donc fait ?

ALEXANDRE 
Le plus grand des biens !

SOCRATE
Nous sommes-nous déjà rencontrés ?

ALEXANDRE
Dans un certain sens.

SOC RATE
Tu m'intrigues.

ALEXANDRE 
Si tu n'es pas trop pressé,...

SOCRATE
J'ai tout le temps, raconte... Pourvu que tu ne te lasses pas de parler.

ALEXANDRE
Eh bien ! je me présente. Je m'appelle Alexandre. J'ai vingt-trois ans et j'étudie la philosophie à l'université.

SOCRATE 
Jusque-là, rien de bien particulier.

ALEXANDRE
Et pourtant...

SOCRATE
Revenons à ton propos, poursuis avec confiance !

ALEXANDRE
J'ai donc vingt-trois ans et j'ai commencé des études de philosophie...

SOCRATE
Procède par étapes ! Raconte-moi tout. Va aux faits, sans digressions. S'il est nécessaire, je te poserai moi-même les questions utiles. D'abord, parle-moi de ton enfance.

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Challenge Petit BAC 2013
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"Sentiment"

 

 

 

 

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16 mai 2013

Millenium 3 : La reine dans le palais des courants d'air - Stieg Larsson

Lu dans le cadre du Challenge
 "Ecoutons un livre"

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Audiolib - octobre 2008 - lu par Emmanuel Dekoninck

Actes Sud – septembre 2007 – 710 pages

Babel - janvier 2013 - 880 pages

traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain

Titre original : Millénium 3, Luftslottet som sprängdes

Présentation de l'éditeur
Que les lecteurs des deux premiers tomes de la trilogie Millénium ne lisent pas les lignes qui suivent s'ils préfèrent découvrir par eux-mêmes ce troisième volume d'une série rapidement devenue culte. Le lecteur du deuxième tome l'espérait, son rêve est exaucé : Lisbeth n'est pas morte. Ce n'est cependant pas une raison pour crier victoire : Lisbeth, très mal en point, va rester coincée des semaines à l'hôpital, dans l'incapacité physique de bouger et d'agir. Coincée, elle l'est d'autant plus que pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police. Un ennui de taille : son père, qui la hait et qu'elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu'elle... Il n'existe, par ailleurs, aucune raison pour que cessent les activités souterraines de quelques renégats de la Säpo, la police de sûreté. Pour rester cachés, ces gens de l'ombre auront sans doute intérêt à éliminer ceux qui les gênent ou qui savent. Côté forces du bien. on peut compter sur Mikael Blomkvist, qui, d'une part, aime beaucoup Lisbeth mais ne peut pas la rencontrer, et, d'autre part, commence à concocter un beau scoop sur des secrets d'Etat qui pourraient, par la même occasion, blanchir à jamais Lisbeth. Mikael peut certainement compter sur l'aide d'Armanskij, reste à savoir s'il peut encore faire confiance à Erika Berger, passée maintenant rédactrice en chef d'une publication concurrente. 

Auteur : Stieg Larsson, né en 1954, journaliste auquel on doit des essais sur l'économie et des reportages en Afrique, était le rédacteur en chef d'Expo, revue suédoise observatoire des manifestations ordinaires du fascisme. Il est décédé brutalement, en 2004, d'une crise cardiaque, juste après avoir remis à son éditeur les trois tomes de la trilogie Millénium.

Lecteur : Interprète de théâtre de grand talent, apprécié à Bruxelles et à Paris, metteur en scène et également compositeur, Emmanuel Dekoninck vit en Belgique. Il a déjà enregistré pour Audiolib, entre autres, Millénium et 1Q84.

Mon avis : (écouté en mai 2013)
J'aurai passé un mois à relire en « audio » la série Millénium sans aucune lassitude. Emmanuel Dekoninck le lecteur de ce livre-audio rend l'écoute si vivante que je n'ai eu aucun mal à rester dans l'histoire si prenante de cette série, c'est un vrai plus par rapport à la version papier.
En fin de disque, il y a en bonus, un entretien très intéressant avec l’éditeur et traducteur de la Trilogie, Marc de Gouvenain. 
Dans ce troisième tome, nous retrouvons Lisbeth et Mickael quelques heures à peine après la fin du second tome. Lisbeth est dans un triste état,  inconsciente, avec une balle dans la tête, une balle dans la hanche et une dans l'épaule, Mikaël est menotté... Et tous les amis de Lisbeth vont se mobiliser pour la défendre. On retrouve la rédaction de Millénium, son ancien patron, Dragan Armanskij, de même que son ancien tuteur. Même certains policiers vont rejoindre son camp. Nous voilà plongé dans une enquête complexe au cœur de complots politiques, de trafics en tout genre et de la police secrète.

Un immense plaisir de lecture, comme pour les deux volumes précédents, mais avec également un petit pincement au coeur sachant que au bout du disque, je quitterai avec tristesse les héros de Millénium qui m'étaient devenus tellement proches.

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Le 28 juillet 2010, est sortie en France le film suédois, danois et allemand « Millénium 3 » (Luftslottet som sprängdes) est un film réalisé par Daniel Alfredson avec Michael Nyqvist, Noomi Rapace, Lena Endre. Un film que j'ai beaucoup aimé.

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Extrait audio : ici

Déjà lu du même auteur : 

Millenium_1 Millénium 1 : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

mill_nium2 Millénium 2 : La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette
mill_nium3 Millénium 3 : La reine dans le palais des courants d'air

Déjà écouté :

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 Challenge Thriller 
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catégorie "Même pas peur" : 42/12

  Challenge Voisins, voisines

 voisins_voisines_2013
Suède

   Défi Scandinavie noire 2012

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Suède

  Challenge Cap au Nord

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Challenge Petit BAC 2013

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"Météo"

 

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Millénium 2 : La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette - Stieg Larsson

Lu dans le cadre du Challenge
 "Ecoutons un livre"

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Audiolib - septembre 2008 - lu par Emmanuel Dekoninck

Actes Sud – octobre 2006 – 652 pages

Babel - janvier 2012 - 800 pages

traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain

Titre original : Millénium 2, Flickan som lekte med elden

Présentation de l'éditeur
Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé. Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d'un maniaque et qui survivait en rêvant d'un bidon d'essence et d'une allumette ? S'agissait-il d'une des filles des pays de l'Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C'est dans cet univers à cent à l'heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant. 

Auteur : Stieg Larsson, né en 1954, journaliste auquel on doit des essais sur l'économie et des reportages en Afrique, était le rédacteur en chef d'Expo, revue suédoise observatoire des manifestations ordinaires du fascisme. Il est décédé brutalement, en 2004, d'une crise cardiaque, juste après avoir remis à son éditeur les trois tomes de la trilogie Millénium.

Lecteur : Interprète de théâtre de grand talent, apprécié à Bruxelles et à Paris, metteur en scène et également compositeur, Emmanuel Dekoninck vit en Belgique. Il a déjà enregistré pour Audiolib, entre autres, Millénium et 1Q84.

Mon avis : (écouté en avril 2013)
J'ai toujours beaucoup plaisir à relire en « audio » la série Millénium. Le lecteur de ce livre-audio, Emmanuel Dekoninck, est vraiment parfait, il arrive à lui seul à donner une voix à chacun des personnages. C'est époustouflant. J'ai redécouvert l'histoire de ce tome 2 avec le même plaisir que la première fois.

Dans ce deuxième tome, nous découvre un peu plus Lisbeth Salander et tout le mystère qui l'entoure. Nous sommes environ un an après la fin du tome 1. Lisbeth, personnage féminin athypique, est en vacances dans les Caraïbes, elle se distrait en résolvant l'énigme mathématique du théorème de Fermat. Elle a coupé les relations avec Mikaël Blomkvist sans lui donner d'explication. Mikaël Blomkvist a retrouvé sa place de rédacteur au journal Millénium. Il enquête sur la prostitution et le trafic sexuel de jeunes femmes. Lisbeth va être mêlée malgré elle à cette enquête, elle sera même suspectée de meurtre... Tout au long du livre, nous suivons nos deux héros sans qu'à aucun moment ils ne se retrouvent.
L'intrigue est toujours aussi prenante avec ses surprises et ses rebondissements, le lecteur est spectateur de l'enquête que mène parallèlement la police, Mikaël et Lisbeth. A la fin de ce volume, le suspens et à son comble et … il faudra attendre la lecture du 3ème tome pour avoir le dénouement !

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Le 30 juin 2010, est sortie en France le film danois et suédois « Millénium 2 » (Flickan som lekte med elden) est un film réalisé par Daniel Alfredson avec Michael Nyqvist, Noomi Rapace, Lena Endre. Un film que j'ai beaucoup aimé.

   livre_audio

Extrait audio : ici

Déjà lu du même auteur : 

Millenium_1 Millénium 1 : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

mill_nium2 Millénium 2 : La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette
mill_nium3 Millénium 3 : La reine dans le palais des courants d'air

Déjà écouté :

CD_LARSSON_MILLENIUM_1 Millénium 1 

 Challenge Thriller 
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catégorie "Même pas peur" : 41/12

 Challenge Voisins, voisines

voisins_voisines_2013
Suède

  Défi Scandinavie noire 2012

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Suède

 Challenge Cap au Nord

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Challenge Petit BAC 2013
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"Objet"

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12 mai 2013

Millénium 1 : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes - Stieg Larsson

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Audiolib - juin 2008 - lu par Emmanuel Dekoninck

Actes Sud – juin 2006 – 574 pages

Babel - septembre 2010 - 705 pages

traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain

Quatrième de couverture :
Rédacteur de la revue “Millénium”, Mikael Blomkvist est contacté par l’industriel Henrik Vanger pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans: la disparition de sa petite nièce. Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et « hacker » hors pair, le journaliste va résoudre l’ « affaire des fleurs séchées » et, au passage, découvrir des malversations qu’il aurait sans doute mieux valu ignorer…

Auteur : Né en 1954, Stieg Larsson, fervent opposant à l’extrémisme et au racisme, fut le rédacteur en chef d’ “Expo”, une revue suédoise combattant les résurgences du fascisme. Il est mort brutalement, en 2004, juste après avoir remis à son éditeur les trois tomes de la trilogie Millénium, qui s’est vendue à plus de 6 millions d’exemplaires dans le monde.

Lecteur : Interprète de théâtre de grand talent, apprécié à Bruxelles et à Paris, metteur en scène et également compositeur, Emmanuel Dekoninck vit en Belgique. Il a déjà enregistré pour Audiolib, entre autres, Millénium et 1Q84.

Mon avis : (écouté en avril 2013)
Cette lecture est en fait une relecture, j'ai lu pour la première fois ce livre en 2009 et j'ai tout de suite été fan de Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander. 
J'ai donc eu beaucoup plaisir à relire en « audio » ce livre que j'avais tellement aimé. Le lecteur de ce livre-audio, Emmanuel Dekoninck, est vraiment parfait, il arrive à lui seul à donner une voix à chacun des personnages. C'est époustouflant. J'ai redécouvert l'histoire de ce tome 1 avec le même plaisir que la première fois. Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander sont deux personnages très attachants et découvrir la Suède et sa société à travers cette intrigue passionnante est également très intéressante.
Le rythme du début du livre est assez lent car avant toute chose, l'auteur prend le temps de nous présenter minutieusement chacun des deux personnages principaux. Mikael est journaliste d'investigations économiques et sociales au Millénium, il vient d'être condamné pour diffamation à 3 mois de prison. Il est alors embauché par Henrik Vanger, un magnat de l'industrie, officiellement pour rédiger l'histoire de la famille Vanger et officieusement pour enquêter sur l'étrange disparition 36 ans plus tôt de sa nièce Harriet . Lisbeth Salander, une jeune femme associale, rebelle et perturbée, un génie de l'informatique très douée pour mener des enquêtes. L'histoire est vraiment prenante et je n'ai eu aucun mal à garder ma concentration pour écouter le livre-audio.

Ce tome 1 terminé, j'ai enchaîné avec « Millénium 2 » pour ma nouvelle lecture audio, un bon moyen de ne pas quitter Mikael et Lisbeth.

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Le 13 mai 2009, est sortie en France le film danois et suédois « Millénium, le film » (Män som hatar kvinnor) réalisé par Niels Arden Oplev avec Michael Nyqvist, Noomi Rapace, Lena Endre.
Le film est très proche du livre et je l'ai beaucoup aimé. Noomi Rapace qui joue Lisbeth Salander est vraiment formidable.

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En 2011, « Millénium, les hommes qui n'aimaient pas les femmes  » (The Girl with the Dragon Tattooune adaptation américaine de David Fincher avec Daniel Craig, Rooney Mara est sorti au cinéma.
Je n'ai pas encore eu l'occasion de le voir mais je l'ai réservé voilà quelques mois à la Bibliothèque...

Extrait audio : ici

 

 livre_audio

Déjà lu du même auteur : 

Millenium_1 Millénium 1 : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes
mill_nium2 Millénium 2 : La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette
mill_nium3 Millénium 3 : La reine dans le palais des courants d'air 

 

 Challenge Thriller 
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catégorie "Même pas peur" : 39/12

 Challenge Voisins, voisines

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Suède

  Défi Scandinavie noire 2012

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Suède

Challenge Cap au Nord
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08 mai 2013

Interview

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J'ai été interviewée par le site Book d'Oreille dédié au livre sonore francophone 
sur mes rituels de lecture-audio...

 

Pour lire mon interview : C'est ICI

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Le texte de l'interview est de moi, l'illustration a été choisie par Book d'Oreille...

La question n°3 : Quel est votre meilleur souvenir d'audio-lecture ? étant au singulier,
je n'ai cité qu'un seul souvenir...

Mes plus belles lectures audio sont :

 Alex_cd enfant_44_cd l_anneau_de_moebius_cd orages_ordinaires_CD la_vie_en_sourdine_CD
 TH968 __moi_seul_bien_des_personnages_cd

Alex - Pierre Lemaitre 
Enfant 44 - Tom Rob Smith 
L'anneau de Moebius – Franck Thilliez 
Orages ordinaires - William Boyd 
La vie en sourdine – David Lodge 
Dernière nuit à Twisted River – John Irving 
A moi seul bien des personnages – John Irving

 Et celles que j'ai en cours...

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billets à suivre...

Ne pas oublier également le Challenge "Ecoutons un livre" organisé par Valérie
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le 16 du mois

 

Sur Book d'Oreille, vous pourrez également découvrir les interviews
de Valérie, d'Enna, de Mrs B. et de Géraldine

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18 avril 2013

A moi seul bien des personnages – John Irving

Lu en partenariat avec les éditions Thélème

SORTIE AUJOURD'HUI 18 avril 2013 EN LIBRAIRIE

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Editions Thélème - avril 2013 - lu par Bertrand Suarez-Pazos

Seuil - avril 2013 - 480 pages

traduit de l'américain par Josée Kamoun et Olivier Grenot

Titre original : In One Person, 2012

Quatrième de couverture : 
À moi seul bien des personnages est une histoire d'amour inassouvi - une histoire tourmentée, drôle et touchante - et une approche passionnée des sexualités différentes. C'est la représentation intime et inoubliable de la solitude d'un homme bisexuel qui s'efforce de devenir "quelqu'un de bien". Irving nous livre une formidable chronique ; du grand renfermement puritain face à la libération sexuelle et à la guerre du Viet Nam, sans oublier l'évocation de l'épidémie de sida et ses ravages ainsi que l'effarant silence des gouvernants (Reagan). Mais toujours de l'humour, beaucoup d'humour, arraché à la tristesse et la mélancolie.

Auteur : John Irving est né en 1942 et a grandi à Exeter (New Hampshire). La publication de son quatrième roman, Le Monde selon Garp, lui a assuré une renommée et une reconnaissance internationales. Depuis, l’auteur accumule les succès auprès du public et de la critique. À moi seul bien des personnages est son treizième roman. Marié et père de trois garçons, John Irving partage son temps entre le Vermont et le Canada.

Lecteur : Bertrand Suarez-Pazos a mis en scène "Derrière les murs" dont il est l’auteur, à la Scène Nationale de Poitiers où est implantée sa compagnie. Voix familière des dramatiques de France Culture et France Inter, il a reçu le Prix Arthur Rimbaud pour "Vers des espoirs" publié à La Maison de Poésie en 1999.

Mon avis : (écouté en avril 2013)
Après avoir écouté et beaucoup apprécié Dernière nuit à Twisted River fin février, les éditions Thélème m'ont proposé de découvrir le prochain livre de John Irving et j'ai accepté sans hésiter et sans avoir regardé la présentation de l'éditeur... Je n'avais pas réalisé que le sujet du livre était autour de l'identité sexuel du narrateur. Le sujet est abordé avec beaucoup de délicatesse mais sans hésiter à appeler « un chat un chat », l'auteur veut dénoncer le puritanisme américain. 

Dans ce livre, le narrateur a soixante-dix ans lorsqu'il revient sur sa vie. Bill Abbott est né dans les années 40, élevé par sa mère et son beau-père, son père biologique est absent. Il vit à First Sister une petite ville rurale du Vermont, sa famille assez originale participe à la troupe de théâtre amateur de la ville. Bill nous raconte ses premiers émois amoureux, il est troublé par ses béguins contre nature pour son beau-père, pour Kittredge, un camarade de classe, et pour son attirance pour Miss Frost la bibliothécaire qui lui fait découvrir la littérature dont Dickens qui donnera sens à sa future vocation d'écrivain... Je n'en dirai pas tellement plus sur l'intrigue mais le ton passe de l'humour à la gravité, l'auteur évoque la littérature et le théâtre avec Shakespeare, Dickens, Flaubert... mais également les années 80 et l'arrivée du sida et ses ravages...
J'ai vraiment passé un excellent moment en écoutant ce nouveau livre de John Irving, dont le livre-audio paraît en même que le livre papier. Je ne connais pas encore bien l'œuvre de cet auteur américain mais plus je le lis et plus il me plaît.

Un grand Merci à Julie et aux éditions Thélème pour m'avoir permis de découvrir ce livre audio en avant première.

Un autre avis enthousiaste avec Valérie

Extrait : (début du livre)
Je commencerais bien par vous parler de Miss Frost. Certes, je raconte à tout le monde que je suis devenu écrivain pour avoir lu un roman de Charles Dickens à quinze ans, âge de toutes les formations, mais, à la vérité, j'étais plus jeune encore lorsque j'ai fait la connaissance de Miss Frost et me suis imaginé coucher avec elle. Car cet éveil soudain de ma sexualité a également marqué la naissance tumultueuse de ma vocation littéraire. Nos désirs nous façonnent : il ne m'a pas fallu plus d'une minute de tension libidinale secrète pour désirer à la fois devenir écrivain et coucher avec Miss Frost - pas forcément dans cet ordre, d'ailleurs. 
La première fois que j'ai vu Miss Frost, c'était dans une bibliothèque. J'aime bien les bibliothèques, même si j'éprouve quelques difficultés à prononcer le vocable. J'ai comme ça du mal à articuler certains mots : des noms, en général - de personnes, de lieux, de choses qui me plongent dans une excitation anormale, un conflit insoluble ou une panique absolue. Enfin, c'est ce que disent les orthophonistes, logopédistes et autres psychanalystes qui se sont penchés sur mon cas - hélas sans succès. En primaire, on m'a fait redoubler une année en raison de mes "troubles sévères du langage", diagnostic très excessif. J'ai aujourd'hui largement passé la soixantaine, je vais sur mes soixante-dix ans, et comprendre la cause de mon défaut de prononciation est le cadet de mes soucis. Pour faire court, l'étiologie, je m'en contrefous. 
Etiologie : un mot que je ne me risquerais pas à prononcer, mais en revanche, si je m'applique, j'arrive à produire quelque chose qui s'approche de bibliothèque ; le mot estropié éclot alors, fleur exotique, et ça donne "bibilothèque" ou "billothèque" - comme dans la bouche des enfants. 
Comble d'ironie, ma première bibliothèque était bien modeste. C'était la Bibliothèque municipale de la petite ville de First Sister, dans le Vermont - un bâtiment trapu, en brique rouge, situé dans la même rue que la maison de mes grands-parents. J'ai vécu chez eux, à River Street, jusqu'à l'âge de quinze ans, c'est-à-dire jusqu'au second mariage de ma mère. Ma mère a rencontré mon beau-père sur les planches. 
La troupe de théâtre amateur de la ville s'appelait The First Sister Players ; et d'aussi loin que je me souvienne, j'ai vu toutes les pièces qu'elle montait. Ma mère était souffleuse - quand on oubliait ses répliques, elle les rappelait, et les vers oubliés en route n'étaient pas rares dans une troupe amateur. Pendant des années, j'ai cru que le souffleur était un acteur comme les autres - à ceci près que, pour des raisons qui m'échappaient, il ne montait pas sur scène et restait en tenue de ville pour dire sa part du texte. 
Mon beau-père venait d'entrer dans la troupe quand ma mère a fait sa connaissance. Il s'était installé en ville pour enseigner à la Favorite River Academy - boîte privée pseudo-prestigieuse, alors réservée aux garçons. Dès ma plus tendre enfance, et en tout cas dès l'âge de dix, onze ans, je savais sans doute que, l'heure venue, on m'y inscrirait. J'y découvrirais une bibliothèque plus moderne et mieux éclairée, mais la Bibliothèque municipale de First Sister fut ma première bibliothèque, et la bibliothécaire qui y officiait, ma première bibliothécaire. Soit dit en passant, je n'ai jamais eu de difficulté à prononcer le mot bibliothécaire. 
Miss Frost m'a certes marqué bien davantage que la bibliothèque elle-même. A ma grande honte, c'est longtemps après notre première rencontre que j'ai appris son prénom. Tout le monde l'appelait Miss Frost, et le jour où j'ai enfin pris ma carte de lecteur et l'ai vue pour la première fois, je lui ai donné l'âge de ma mère - peut-être un peu moins. Ma tante, femme impérieuse, m'avait dit que Miss Frost "avait été superbe", mais comment aurais-je pu imaginer que Miss Frost ait été plus belle que lors de notre rencontre - moi qui ne manquais pourtant pas d'imagination, à cet âge ? Ma tante prétendait que les hommes disponibles de la ville tombaient tous à la renverse quand ils la rencontraient. Quand l'un d'entre eux avait le cran de se présenter - le culot d'annoncer son nom à Miss Frost -, la bibliothécaire encore dans sa splendeur lui répondait, l’œil polaire et des glaçons dans la voix : "Miss Frost, pas mariée et pas près de l'être." 
Voilà pourquoi Miss Frost était encore célibataire lorsque je l'ai rencontrée ; chose incroyable pour l'adolescent que j'étais, les cœurs à prendre de la ville avaient cessé depuis longtemps de se présenter à elle. 

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Déjà lu du même auteur : 

un_pri_re_pour_owen Une prière pour Owen une_veuve_de_papier_points2000 La veuve de papier 

TH968 Dernière nuit à Twisted River

 A Challenge for John Irving

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40/50 :  Vermont

Challenge Petit BAC 2013
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"Sentiment"

 

 

 

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16 avril 2013

Père adopté - Didier Van Cauwelaert

Lu dans le cadre du Challenge
 "Ecoutons un livre"

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Lire dans le noir – avril 2007 – lu par l'auteur

Albin Michel – février 2007 – 282 pages

Livre de Poche – mars 2009 – 247 pages

Prix Marcel Pagnol 2007

Quatrième de couverture :
Quels drames et quels enjeux faut-il pour qu'un enfant décide de gagner sa vie comme écrivain, à l'âge où l'on perd ses dents de lait ? En révélant ses rapports avec son père, Didier van Cauwelaert nous donne les clés de son œuvre et nous offre son plus beau personnage de roman. Un père à l'énergie démesurée, à l'humour sans bornes et aux détresses insondables, qui a passé sa vie à mourir et renaître sans cesse. Un père redresseur de torts et fauteur de troubles, qui réenchanta le monde par l'incroyable force de son destin, de ses talents et de ses folies au service des autres. Drôle, bouleversant, généreux et tonique, Le père adopté est à la fois un merveilleux récit des origines et un irrésistible appel à inventer sa vie en travaillant ses rêves.  

Auteur : Né en 1960 à Nice, Didier van Cauwelaert cumule, depuis ses débuts, prix littéraires et succès public : Prix Del Duca pour son premier roman en 1982 (Vingt ans et des poussières), prix Roger Nimier, prix Goncourt (Un aller simple, 1994), Molière 1997 du meilleur spectacle musical (Passe-Muraille), Grand Prix du théâtre à l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre, Grand Prix des lecteurs du Livre de Poche (La Vie interdite, 1999), Prix Femina Hebdo du Livre de Poche (La Demi-pensionnaire, 2001), etc.

Mon avis : (écouté en mars 2013)
Un beau récit hommage de Didier van Cauwelaert pour son père. A travers tout un ensemble d'anecdotes haute en couleurs il raconte sa forte complicité avec son père qui l'encourage dans sa vocation d'écrivain. Ce livre est tour à tour plein d'humour et d'émotions avec une très belle écriture.
J'ai eu cependant du mal à entrer dans le livre sans doute à cause de l’absence de chronologie du livre. L'auteur passe d'une anecdote à l'autre, elles concernent aussi bien son enfance que la vie de son père avant sa naissance, il évoque même avec beaucoup d'humour les derniers jours de son père avec ces mots en conclusion « Je ne pleure pas mon père, je le ris ». Il est plein de tendresse et d'affection pour son père. 

J'ai également beaucoup apprécié que le lecteur soit l'auteur. La voix de Didier van Cauwelaert est très agréable à écouter.  

Extrait : (début du livre)
La première fois que tu es mort, j'avais sept ans et demi. J'étais rentré plus tôt que prévu d'un anniversaire et j'avais entendu ta voix, dans votre chambre :
- De toute façon, le jour où je ne peux plus marcher, je me tire une balle dans la tête. Vous n'allez pas me pousser dans un fauteuil roulant, non ? Je ne veux pas infliger ça à Didier.
Tu ne tenais déjà quasiment plus debout, entre tes cannes anglaises. Et pourtant j'ai souri, dans la montée des larmes. C'était bien toi, ça. Le sacrifice égoïste. Tant qu'à faire, j'aurais préféré pousser un fauteuil roulant plutôt que marcher derrière un cercueil. Mais c'était ta vie, tu avais choisi. Et je connaissais ton caractère : ce n'était pas la peine de plaider ma cause. C'était toi, l'avocat.
J'ai pris le deuil, ce jour-là, en décidant de devenir écrivain. Tu m'avais déjà passé le virus de l'imaginaire, avec les feuilletons à dormir debout que tu me racontais chaque soir au coucher. Quel plus beau métier que de construire des histoires, bien tranquille dans sa chambre, sans patron ni collègues ni clients sur le dos ? La vie était mon premier terrain d'écriture : j'y testais mes fictions, les peaufinais, les adaptais en fonction des réactions suscitées. Pour préparer mes contemporains à devenir mes lecteurs, je les transformais tout d'abord en cobayes. Je mentais avec une rigueur extrême, je m'inventais selon mes interlocuteurs des vies différentes que je notais sur des fiches pour ne pas me tromper ; je confondais sciemment la création littéraire et la mythomanie. 
Mais là, d’un coup, il fallait que je me prépare à devenir chef de famille. Si tu te donnais la mort, il fallait que je gagne ma vie à ta place, que je rapporte à la maison des droits d’auteur avec ce que tu m’avais d’ores et déjà légué : l’envie de secouer les gens en les faisant rêver, de marier l’humour à l’émotion, l’absurde à l’évasion, de « faire rire en donnant de l’air », pour reprendre l’une de tes expressions favorites. Influencé par tes goûts, je me lançai alors dans un genre littéraire que je pensais, en toute simplicité, avoir inventé : le thriller psychologique et social à base de satire sexuelle. J’appelais ça « études de mœurs ». Un tiers Simenon, un tiers San-Antonio, un tiers toi. Pour me donner du courage, j’écrivais sur la première page de mon cahier, avec des guillemets, ce qu’en dirait la presse : « Très nouveau, excellent, commercial. »
Je savais bien que tu étais né pour être artiste, mais que les circonstances – orphelin de guerre, soutien de famille, victime de trahisons multiples – ne t’avaient pas permis de faire carrière avec ton imagination. Alors je reprenais le flambeau. J’essayais de réaliser ton rêve d’enfance, avant que tu te suicides, pour que tu partes content. Disons, avec un regret en moins. La certitude que tu allais me quitter très vite, la sensation raisonnée de t’avoir déjà perdu, à titre préventif, m’ont fait entrer en vie active à sept ans et demi. Arrêt des devoirs scolaires, dix pages par jour dans mon cahier à spirale ; un roman par semestre. Les perturbations de Mai 68 me permirent de respecter mon planning. Dans mes cauchemars apprivoisés, j’assistais une ou deux fois par semaine à tes funérailles avec, au lieu du traditionnel brassard noir, une bande rouge marquée « Prix Goncourt ».

 

Déjà lu du même auteur :

la_maison_des_lumi_re La maison des lumières

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