16 octobre 2013

Piège nuptial / Cul de sac - Douglas Kennedy

Lu dans le cadre du Challenge
 "Ecoutons un livre"

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Audiolib - janvier 2009 - lu par Tony Joudrier

Gallimard - janvier 1997 - 261 pages

Folio - 2006 - 292 pages

Editions France Loisirs - 2007 - 270 pages

traduit de l'américain par Catherine Cheval

Belfond - novembre 2008 - 272 pages

Pocket - janvier 2010 - 250 pages

Pocket - 2013 - 250 pages

traduit de l'américain par Bernard Cohen

Titre original : The Dead Heart, 1994

Quatrième de couverture :
Fasciné par une carte d’Australie, Nick, un journaliste américain, décide de tout plaquer pour atterrir à Darwin.
Une nuit fatale, un accident avec un kangourou et sa rencontre avec la jeune et robuste Angie vont le mener au cœur du bush, au milieu de nulle part, au sein d’un clan d’allumés coupés du monde.
Pris au piège, Nick va devoir user de tous les moyens possibles pour échapper à ceux qui l’ont adopté à son corps très défendant. En jeu : sa survie, tant physique que mentale…

Auteur : Douglas Kennedy est né à Manhattan le 1er janvier 1955. Ancien auteur de théâtre, il devient journaliste free-lance. Auteur de deux récits de voyage, Au pays de Dieu (2004) et Au-delà des pyramides (2010), Douglas Kennedy s'est imposé avec, entre autres, L'homme qui voulait vivre sa vie (1998, réédition en 2010), La Poursuite du bonheur (2001), Les Charmes discrets de la vie conjugale (2005), La Femme du Ve (2007), Piège nuptial (2008) et Quitter le monde (2009). Divorcé et père de deux adolescents, Douglas Kennedy vit entre Londres, Paris, Berlin et les États-Unis. Il est aujourd’hui un des auteurs favoris des Français, avec plus de 2 millions d’exemplaires vendus pour l’ensemble de ses titres, dont plusieurs sont en cours d‘adaptation cinématographique.

Lecteur : Tony Joudrier : Ce comédien de théâtre complet, formé chez Daniel Mesguich et Jean-Laurent Cochet, est également auteur de théâtre et narrateur de pièces radiophoniques. Il prête sa voix à de nombreuses séries télévisées et au cinéma.

Mon avis : (écouté en septembre 2013)
Ce titre est le premier roman de Douglas Kennedy. Nick est un journaliste américain, un jour il achète une vieille carte routière de l'Australie dans une librairie de Boston, il décide alors sur un coup de tête de partir là-bas et de traverser le pays. A son arrivée à Darwin, Nick achète un vieux minibus Volkswagen et part sur les routes de l'outback australien. Il ne sait pas encore que son périple australien va virer au cauchemar... Cela commence par sa rencontre en pleine nuit avec un kangourou... puis il rencontre dans une station-service la blonde Angie. Celle-ci va le piéger et l'emmener dans sa communauté un peu spécial de Wollanup... Nick va devoir se surpasser pour trouver le moyen de se sortir de ce piège impossible...

Douglas Kennedy nous immerge dans l'Australie profonde, avec de longues et belles descriptions des paysages, de l'atmosphère moite et étouffante, dans la version audio il y même une musique d'un didgeridoo pour ponctuer les débuts de chapitres...
J'ai eu un peu de mal à entrer dans le début de l'histoire, car au début de son voyage, Nick est plus souvent dans les bars que sur la route... J'ai quand même bien apprécié la scène de la rencontre de nuit de Nick avec un kangourou...
C'est vraiment à partir de l'arrivée de Nick à Wollanup, que j’ai été happée par l’histoire, curieuse de savoir comment notre malheureux "héros" allait pouvoir se sortir de ce guêpier... Cette histoire est assez peu crédible mais vraiment très originale, l'écriture est très imagée et j'ai beaucoup aimé le lecteur, qui a su parfaitement pour restituer l'atmosphère du livre passant de scènes hilarantes à d'autres vraiment cauchemardesques... Une vraie découverte !

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Le film Bienvenue à Woop Woop, réalisé par Stephan Elliott en 1997 est une adaptation du livre.

 

Déjà lu du même auteur :

l_homme_qui_voulait_audio L'homme qui voulait vivre sa vie combien Combien ? 

  Challenge Petit BAC 2013
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"Partie du corps"

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Le Mois Américain

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44/50 : New-York 

Challenge Trillers et Polars
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catégorie "Même pas peur" :  8/25

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Défi 1er roman

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08 octobre 2013

Des souris et des hommes - John Steinbeck

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Gallimard - juin 2004 - 3h20 - Lu par Lorant Deutsch, Bernard-Pierre Donnadieu, Jacques Gamblin, Jean-Yves Berteloot, Nathalie Bienaimé, Loïc Houdré, Roger Jacquet, Jean-Claude Leguay, Pascal N'Zonzi, Christophe Reymond et Michel Robin

Gallimard - avril 1939 - 224 pages

Livre de Poche - 1949 - 192 pages

Folio - février 1972 - 192 pages

Folio - janvier 1988 -

Folioplus - juin 2005 - 

France Loisirs - 2010 - 

Folio - novembre 2011 - 174 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Maurice-Edgar Coindreau

Titre original : Of Mice and Men, 1937

Quatrième de couverture :
En Californie, pendant la Grande Crise, Lennie et George vont de ferme en ferme. Ils louent leurs bras en attendant le jour où ils auront leur ferme à eux, avec un petit bout de luzerne pour élever des lapins. Lennie, malgré sa taille de colosse, n'a pas plus de malice qu'un enfant de six ans ; George veille sur lui, le protège du monde qui n'est pas tendre aux innocents. Le soir, ils se racontent leur rêve, celui de la maison et des lapins. Mais allez savoir pourquoi, les rêves de certains finissent toujours en cauchemars.

Auteur : D'origine irlandaise et allemande, John Steinbeck est né en 1902 à Salinas, petite ville de Californie. Ses premiers livres eurent peu de succès, le quatrième, Tortilla Flat, paru en 1935, le met en vedette du jour au lendemain. Prix Nobel de littérature en 1962, il est mort à New York en 1968.

Mon avis : (écouté en septembre 2013)
Voilà un classique de la littérature américaine, que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt... Cette courte histoire est un magnifique conte sur l'amitié et l'acceptation de la différence. En Californie du début du XXe siècle, George Milton et Lennie Small sont deux amis qui errent sur les routes en travaillant comme journaliers de ranch en ranch. Ils partagent depuis toujours le même rêve : posséder un jour une petite exploitation, pour y vivre « comme des rentiers » et y élever des lapins.
George et Lennie sont des personnages bouleversants et très attachants. Lennie a un esprit d'enfant dans un corps d'homme doté d'une force qu'il ne contrôle pas. Georges est plus menu, il est intelligent et il a du coeur, il est toujours là pour veiller sur Lennie.
La beauté de l'histoire, c'est la justesse des mots que Steinbeck utilise. Avec beaucoup de simplicité, il plante le décor, les personnages et l'essentiel de l'intrigue, le lecteur est invité à imaginer et à ressentir l'ensemble de l'histoire. Avec la version audio, c'est encore plus vrai d'autant que pour ces 3h20 de lecture, plus de dix lecteurs comédiens ont prêté leur voix. 
Un vrai coup de coeur qui me donne envie de lire d'autres livres de Steinbeck comme Les Raisins de la colère...

Les adaptations de cette oeuvre sont nombreuses :

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Films : 1939 : Des souris et des hommes de Lewis Milestone

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1992 : Des souris et des hommes de Gary Sinise

Téléfilms :

1971 : Des souris et des hommes de Paul Blouin

1981 : Des souris et des hommes de Reza Badiyi

Bande dessinée :  Souris_et_des_hommes_BD

2009, en noir et blanc : Des souris et des hommes  de Pierre-Alain Bertola (scénario et dessin)

 Autres avis : Sandrine

Note :  ♥♥♥♥♥

 

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Le Mois Américain

 

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44/50 :  Californie

 

Challenge Petit BAC 2013
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"Animaux"

Déjà lu du même auteur : 

lune_noire_p1 Lune noire

 

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18 septembre 2013

Charly 9 - Jean Teulé

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Audiolib - avril 2011 - lu par Emmanuel Dekoninck

Julliard - mars 2011 - 200 pages

Pocket - mars 2012 - 221 pages

Quatrième de couverture : 
Le règne de Charles IX fut court – il meurt à 23 ans –, extravagant – on dit du roi qu’il lâchait des cerfs dans ses appartements pour le plaisir de les courser – et atrocement sanglant. Même si le projet fut sans doute de Catherine de Médicis, c’est Charles IX qui ordonna, en août 1572, le massacre de la Saint-Barthélemy. Accablé par l’horreur de ce carnage, il sombra dans une démence qui le conduisit en quelques mois à la mort. C’est cette terrifiante descente aux enfers que Jean Teulé raconte dans ce roman baroque et magnifique.
Déjà lecteur pour Audiolib de la trilogie Millenium, Emmanuel Dekoninck se montre tout aussi à l’aise pour restituer les violences d’un XVIème siècle lui aussi déchiré par le fanatisme et les ambitions.

Auteur : Jean Teulé est l'auteur de treize romans. Parmi les plus notables, Je, François Villon a reçu le Prix du récit biographique ; Le Magasin des suicides a été traduit en dix-neuf langues et récemment adapté en animation. Darling a été adapté au cinéma avec Marina Foïs et Guillaume Canet dans les rôles principaux ; Le Montespan, prix Maison de la presse et grand prix Palatine du roman historique, a été élu parmi les vingt meilleurs livres de l'année 2008 par le magazine Le Point

Lecteur : Interprète de théâtre de grand talent, apprécié à Bruxelles et à Paris, metteur en scène et également compositeur, Emmanuel Dekoninck vit en Belgique. Il a déjà enregistré pour Audiolib, entre autres, Millénium et 1Q84.

Mon avis : (écouté en septembre 2013)
Ce livre est un roman historique autour de la vie du jeune roi Charles IX (1550-1574). Il est tenu comme étant le responsable du Massacre de la Saint-Barthélemy le 24 août 1572. A partir de faits réels historiques, Jean Teulé nous raconte dans un style léger une page d'Histoire de France où se mêlent des évènements sombres et des situations loufoques... Il nous livre une galerie de portraits de l'époque haute en couleur. 
Charles IX est touchant, il est devenu Roi de France à l'âge de dix ans. Sa mère, Catherine de Médicis, a règné à sa place jusqu'à sa majorité. Il a seulement 22 ans lorsque le roman commence, nous sommes à la veille de la Saint Barthélémy, le roi est pressé par son entourage de donner l'ordre de l'élimination des chefs protestants. Il est hésitant, mais pas assez fort pour s'opposer à sa mère et à ses conseillers. Lorsqu'il réalisera l'empleur de ce terrible crime, il deviendra fou et malade... "Plus pâle qu'un cadavre et plus tremblant qu'un chien, de ses milliers de victimes il voit errer les ombres."
Jean Teulé réussit un tour de force en rendant presque sympathique le responsable du Massacre de la Saint-Barthélemy...
J'ai beaucoup appris et je me suis également beaucoup amusée en écoutant ce livre parfaitement lu par Emmanuel Dekoninck qui a su donner vie aux nombreux personnages historiques. Comme à chacune de ses lectures, on oublie qu'il n'y a qu'un seul lecteur !

Extrait : (début du livre)
- Un mort ?

Un gentil garçon semblant à peine sorti de l'adolescence - il vient d'avoir vingt-deux ans - écarquille ses grands yeux :
- Quoi ? Vouloir que j'ordonne, pour cette nuit, l'assassinat d'un convalescent surpris en plein sommeil ? Mais vous n'y pensez pas, ma mère ! Et puis quel homme, l'amiral de Coligny que j'appelle « mon père ». Jamais je ne scellerai cet édit !
Tout loyal, franc, ouvert du coeur et de la bouche, le garçon, à haute fraise blanche entourant sa gorge jusqu'au menton, s'étonne :
- Comment pouvez-vous venir me réclamer la mort de mon principal conseiller qui déjà hier matin, sortant du Louvre, fut arquebuse dans la rue par un tueur caché derrière du linge séchant à une fenêtre ?... Il n'est que blessé. Ambroise Paré dit qu'il s'en tirera et je m'en réjouis.
- Pas nous, répond une voix de matrone au fort accent italien. D'autant que c'est ton jeune frère et moi qui avions commandité l'attentat.
- Quoi ? !
Le garçon, d'un naturel aimable et ayant de bonnes dispositions, n'en revient pas. Sous un bouquet de duvet de cygne à sa toque, il tourne lentement la tête vers les six personnages assis côte à côte devant lui. L'un d'eux, vieux gentilhomme vêtu d'une jupe de damas cramoisi, regrette :
- Sire, le seigneur de Maurevert, tueur professionnel mais mal habitué aux armes à feu, voulait faire ça à l'arbalète. Pour plus de sûreté, nous lui avons imposé l'arquebuse. Mal nous en a pris. Au moment du tir, Coligny s'est penché pour réajuster sa mule. Maurevert a manqué sa cible.
Le jeune roi aux joues arrondies hoche la tête d'un air consterné :
- Quand je pense que cet après-midi je suis allé rue de Béthisy, au chevet de l'amiral, lui promettre de faire rechercher et punir les coupables... C'étaient ma mère et mon frère !... Mais pourquoi avez-vous décidé ça, tous les deux, mamma ?
Mamma, assise juste en face de son rejeton royal, porte autour du cou une immense collerette tuyautée en façon de roue de carrosse. Couverte d'une poudre de riz parfumée, celle-ci enfariné le haut des manches bouillonnées d'une robe noire de veuve. Yeux globuleux et joues molles, les lèvres lippues de la reine mère remuent :
- Charles, écoute-moi... Gaspard Coligny de Châtillon, certes grand amiral de France mais aussi chef du parti protestant, a maintenant trop d'emprise sur toi. Et depuis des semaines, il te presse en secret d'intervenir aux Pays-Bas espagnols sous prétexte que Philippe II y opprime les huguenots.
- Comment le savez-vous puisque c'est en secret ?

Déjà lu du même auteur :

le_montespan_p Le Montespan darling_p Darling

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16 septembre 2013

50 nuances de Grey - E L James

Lu dans le cadre du Challenge
 "Ecoutons un livre"

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Audiolib - novembre 2012 - lu par Séverine Cayron

JC Lattès - octobre 2012 - 560 pages

traduit de l’anglais par Denyse Beaulieu

Titre original : Fifty Shades, book 1: Fifty Shades of Grey, 2011

Quatrième de couverture :
Romantique, libérateur et totalement addictif, écoutez le livre dont tout le monde parle !
Quand Anastasia Steele, 21 ans, rencontre Christian Grey, jeune patron d’une multinationale, elle tombe sous le charme. Mais pensant lui avoir été indifférente, elle cherche à l’oublier. Pourtant, quelques temps plus tard, celui-ci l’invite à dîner en tête à tête. Ana découvrira peu à peu la part d’ombre de cet homme, consumé par le désir de tout contrôler. Confrontée aux fantasmes de possession, entre autre, de Christian Grey, Ana se met à ressentir des désirs de soumission ignorés jusqu’alors. La romance se métamorphose en un roman volcanique, évoquant les fantasmes féminins et masculins les plus enfouis… Le premier tome d’une trilogie addictive à souhait. Et un best-seller mondial. À suivre.
Quoi de mieux que la musicalité d’une voix pour chuchoter à l’oreille – telle une confidence – les méandres du désir ? Séverine Cayron, formée très tôt à la musique classique, donne ici une interprétation troublante de ces aveux qui osent se nommer.

Auteur : Erika Leonard, plus connue sous son pseudonyme E.L. James, travaille à la direction d'une chaine de télévision. Elle est mariée et a deux enfants, et vit à l'ouest de Londres. Elle est connue pour sa trilogie : Fifty shades of Grey, Fifty shades darker et Fifty Shades freed. Le succès est immense pour ces livres d'abord publiés en format numérique, et qualifiés par la presse de   « Mummy Porn », livre pornographique pour ménagère de moins de cinquante ans. Les éditeurs se sont battus pour publier la trilogie en format papier, et un film devrait bientôt voir le jour.

Lecteur : Séverine Cayron, artiste interprète, formée dès le plus jeune âge à la musique classiqueet au violoncelle, elle décide de s'orienter vers la comédie, et sort diplômée avec distinction de l'IAD (Belgique) en 2007. Elle se spécialise rapidement dans les voix off et le doublage et  continue sa voie de musicienne, chanteuse et "auteur-compositeur-interpète" au sein de son projet personnel et autres groupes.

Mon avis : (écouté en août 2013)
J'ai enfin découvert ce livre "phénomène" en version audio grâce à Sylire chez qui j'ai gagné ce livre-audio début juillet. Il m'a accompagné durant les vacances mais j'ai mis plus d'un mois à le lire... J'ai lu assez rapidement les premiers chapitres, puis la lassitude m'a pris... J'ai mis plus d'un mois à écouter ce livre, car l'envie me manquait et me forçant à écouter au moins un chapitre par jour les dernières semaines que je suis enfin arrivée au bout du livre... (j'ai failli plusieurs fois écouter directement le dernier chapitre pour savoir comment s'achevait le livre). 
J'ai apprécié la lecture audio, car la lectrice est très agréable à écouter. En plus, pour la discrétion, c'est la forme parfaite...

Concernant l'intrigue, il n'y en a pas vraiment... La première partie avec la rencontre entre Ana et Christian et les premières approches s'écoute facilement, ensuite c'est assez répétitif, beaucoup de scènes de sexe, c'est très proche de la série arlequin avec un vocabulaire grossier et cru... Côté personnages, Christian est un personnage assez sombre, il garde en lui des blessures venues de l'enfance. Anastasia m'a agacée... Sa naïveté est si peu crédible et sa façon d'accepter tout de Christian m'a dérangée.

Je suis contente d'avoir découvert, même laborieusement, ce livre pour m'en faire moi-même une opinion mais je ne pense vraiment pas lire ou écouter les deux autres tomes...
Encore merci Sylire pour ce livre audio.

Autres avis : Sandrine, Sylire, ValérieLeiloona, Stéphie, Enna

Extrait : (début du livre)
Je grimace dans le miroir, exaspérée. Ma saleté de tignasse refuse de coopérer. Merci, Katherine Kavanagh, d'être tombée malade et de m'imposer ce supplice ! Il faut que je révise, j'ai mes examens de fin d'année la semaine prochaine, et, au lieu de ça, me voilà en train d'essayer de soumettre ma crinière à coups de brosse. Je ne dois pas me coucher avec les cheveux mouillés. Je ne dois pas me coucher avec les cheveux mouillés. Tout en me répétant cette litanie, je tente une nouvelle fois de mater la rébellion capillaire. Excédée, je lève les yeux au ciel face à cette brune qui me fixe, avec son teint trop pâle et ses yeux bleus trop grands pour son visage. Tant pis. Je n'ai pas le choix : la seule façon de me rendre à peu près présentable, c'est de me faire une queue-de-cheval.
Kate est ma colocataire, et elle a été terrassée par la grippe aujourd'hui. Du coup, elle ne peut pas interviewer pour le journal des étudiants un super-magnat de l'industrie dont je n'ai jamais entendu le nom. Résultat : elle m'a désignée volontaire. Je devrais relire mes notes de cours, boucler une dissertation, bosser au magasin cet après-midi, mais non - je me tape les 265 kilomètres qui séparent Vancouver dans l'État de Washington du centre-ville de Seattle pour rencontrer le mystérieux P-DG de Grey Enterprises Holdings, Inc., grand mécène de notre université. Le temps de ce chef d'entreprise hors du commun est précieux - bien plus que le mien -, mais il a accepté d'accorder une interview à Kate. C'est un scoop, paraît-il. Comme si j'en avais quelque chose à foutre. Kate est blottie dans le canapé du salon.
- Ana, je suis désolée. Cette interview, je cours après depuis neuf mois. Si j'annule, je n'aurai pas d'autre rendez-vous avant six mois et, d'ici là, on aura quitté la fac. Je suis la rédac' chef, je ne peux pas me permettre de planter le journal. Je t'en supplie, ne me laisse pas tomber, m'implore-t-elle d'une voix enrouée.
Elle fait comment ? Même malade, elle est à tomber avec ses cheveux blond vénitien impeccablement coiffés et ses yeux verts pétillants, bien que, pour l'instant, ils soient rouges et larmoyants. Je refoule une bouffée de compassion.
- Évidemment que je vais y aller, Kate. Retourne te coucher. Tu veux de l'Actifed ou un Doliprane ?
- Actifed, s'il te plaît. Tiens, voici mes questions et mon dictaphone. Tu appuies ici pour enregistrer. Prends des notes, je décrypterai.
- Ce mec, je ne sais rien de lui, dis-je en tentant vainement de réprimer ma panique croissante.
- Avec mes questions, tu t'en sortiras très bien Allez, vas-y. Tu as une longue route à faire II ne faut pas que tu sois en retard.
- O.K., j'y vais. Retourne te coucher. Je t'ai préparé de la soupe, tu pourras la faire réchauffer plus tard.
Il n'y a que pour toi que je ferais ça, Kate.
- D'accord. Bonne chance. Et merci, Ana - comme toujours, tu me sauves la vie.
Je prends mon sac à dos en lui adressant un sourire ironique. Je n'arrive toujours pas à croire que je me sois laissé convaincre par Kate de faire ça. Cela dit, Kate pourrait convaincre n'importe qui de faire ses quatre volontés. Elle est éloquente, forte, persuasive, combative, belle - et c'est ma meilleure amie.

  Challenge God Save The Livre 
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 Challenge Voisins, voisines

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Angleterre

   Challenge Petit BAC 2013
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"Chiffre/Nombre"

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16 août 2013

1Q84 Livre 1 Avril - Juin - Haruki Murakami

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Audiolib - janvier 2012 - lu par Maia Baran et Emmanuel Dekoninck

Belfond - août 2011 - 533 pages

10/18 - septembre 2012 - 550 pages

traduit du japonais par Hélène Morita

Titre original :  1Q84, book 1, 2009

Quatrième de couverture : 
Au Japon, en 1984.
C'est l'histoire de deux mondes, celui réel de 1984 et un monde parallèle tout aussi vivant, celui de 1Q84. Deux mondes imbriqués dans lesquels évoluent, en alternance, Aomamé et Tengo, 29 ans tous deux, qui ont fréquenté la même école lorsqu'ils avaient dix ans. A l'époque, les autres enfants se moquaient d'Aomamé à cause de son prénom, « Haricot de soja », et de l'appartenance de ses parents à la nouvelle religion des Témoins. Un jour, Tengo l'a défendue et Aomamé lui a serré la main. Un pacte secret conclu entre deux enfants, le signe d'un amour pur dont ils auront toujours la nostalgie.
En 1984, chacun mène sa vie, ses amours, ses activités.
Tueuse professionnelle, Aomamé se croit investie d'une mission : exécuter les hommes qui ont fait violence aux femmes. Aomamé a aussi une particularité : la faculté innée de retenir quantité de faits, d'événements, de dates en rapport avec l'Histoire.
Tengo est un génie des maths, apprenti-écrivain et nègre pour un éditeur qui lui demande de réécrire l'autobiographie d'une jeune fille échappée de la secte des Précurseurs. Il est aussi régulièrement pris de malaises lors desquels il revoit une scène dont il a été témoin à l'âge d'un an et demi.
Les deux jeunes gens sont destinés à se retrouver mais où ? Quand ? En 1984 ? Dans 1Q84 ? Dans cette vie ? Dans la mort ? 

Auteur : Né à Kyoto en 1949 et élevé à Kobe, Haruki Murakami a étudié le théâtre et le cinéma à l'université Waseda, avant d'ouvrir un club de jazz à Tokyo en 1974. Son premier roman Écoute le chant du vent (1979), un titre emprunté à Truman Capote, lui a valu le prix Gunzo et un succès immédiat. Suivront La Course au mouton sauvageLa Fin des tempsLa Ballade de l'impossibleDanse, Danse, Danse et L'éléphant s'évapore. Exilé en Grèce en 1988, en Italie, puis aux États-Unis, où il écrit sesChroniques de l'oiseau à ressort (2001) et Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil (2002), il rentre au Japon en 1995, écrit deux livres de non-fiction sur le séisme de Kobe et l'attentat de la secte Aum, un recueil de nouvelles, Après le tremblement de terre (2002), Les Amants du spoutnik (2003) et le superbe Kafka sur le rivage (2006). Plusieurs fois favori pour le Nobel de littérature, Haruki Murakami a reçu récemment le prestigieux Yomiuri Prize et le prix Kafka 2006. 

Mon avis : (lu en juillet 2013)
C'est le premier livre de Haruki Murakami que je lis. Ce titre assez bizarre fait référence à 1984 de George Orwell que je n'ai jamais lu...
Il y a dans cette histoire deux histoires et deux narrateurs en parallèle. Aomamé est une jeune femme célibataire, professeur d'arts martiaux, elle est également tueuse professionnelle. C'est une solitaire qui a eu des relations difficiles avec ses parents pendant son enfance. Tengo a trente ans, il est professeur de mathématiques en classes prépas. Sa deuxième passion c'est l'écriture. Un ami éditeur lui a demandé de réécrire le roman reçu de la part d'une jeune fille de 17 ans et nommée Fukaéri. Cette dernière est assez mystérieuse... Nous sommes plongés dans une histoire à la fois délirante et palpitante. En alternance le lecteur suis le récit de Tengo et d'Aomamé.
J'ai écouté avec beaucoup de facilité le début du livre puis l'histoire m'a un peu lassée, car n'évoluant pas beaucoup... Les passages fantastiques m'ont un peu déroutée et pas vraiment passionnée. J'ai donc mis pas mal de temps à terminer ce livre qui laisse l'intrigue un peu en plan pour nous inciter à lire la suite...
Ayant oublié de réserver les livres-audio des Livres 2 et 3, je ne compte donc pas lire la suite avant quelques mois en audio ou en papier...

 

Extrait : (début du livre)
La radio du taxi diffusait une émission de musique classique en stéréo. C’était la Sinfonietta de Janacek. Etait-ce un morceau approprié quand on est coincé dans des embouteillages ? Ce serait trop dire. D’ailleurs, le chauffeur lui-même ne semblait pas y prêter une oreille attentive. L’homme, d’un âge moyen, se contentait de contempler l’alignement sans fin des voitures devant lui, la bouche serrée, tel un vieux marin aguerri, debout à la proue de son bateau, appliqué à déchiffrer quelque sinistre pressentiment dans la jonction des courants marins. Aomamé, profondément enfoncée dans le siège arrière du véhicule, écoutait, les yeux mi-clos.
Combien y aurait-il d’auditeurs, à l’écoute des premières mesures de la Sinfonietta de Janacek, qui reconnaîtraient immédiatement ce morceau ? Disons : entre « très peu » et « presque aucun ». Mais Aomamé, elle, pour une raison ou une autre, en était capable.
Janacek avait composé cette courte symphonie en 1926. Le thème principal avait été conçu à l’origine pour une fanfare à l’occasion d’une rencontre sportive. Aomamé imaginait la Tchécoslovaquie de 1926. Après la Première Guerre mondiale, le pays s’était enfin libéré de la très longue domination des Habsbourg, les gens buvaient de la bière Pilsner dans les cafés, ils fabriquaient des mitrailleuses efficaces et raffinées, ils goûtaient la paix passagère qui visitait l’Europe centrale. Franz Kafka, encore méconnu, avait disparu deux ans auparavant. Bientôt apparaîtrait Hitler, qui ne ferait qu’une bouchée de ce joli petit pays. Mais, en ce temps-là, tout le monde ignorait que des événements aussi terribles allaient advenir. Ce que l’Histoire enseigne de plus important aux hommes pourrait se formuler ainsi : « A l’époque, personne ne savait ce qui allait arriver. »
En écoutant cette musique, Aomamé imaginait les vents qui balayaient sans obstacle les plaines de Bohême et laissait ses pensées vagabonder sur l’Histoire.
1926, c’était la mort de l’empereur Taishô, le commencement d’une ère nouvelle, l’ère Shôwa. Au Japon aussi, ce serait le début d’une époque sombre et terrible. Le modernisme et la démocratie avaient joué leur bref intermède. Celui-ci achevé, le fascisme imposerait sa loi.
L’histoire, comme le sport, était ce qui intéressait le plus Aomamé. Elle ne se lassait pas de lire de nombreux ouvrages historiques, alors qu’elle n’était guère portée sur les romans. En matière d’histoire, elle aimait avant tout que tous les événements soient bien reliés à une chronologie et à un lieu précis. Elle n’avait aucune difficulté à se souvenir des dates. Même quand elle ne l’avait pas apprise par coeur, la chronologie se dessinait automatiquement, du moment qu’elle avait saisi la cohésion d’ensemble des divers événements. Au collège et au lycée, Aomamé avait toujours les meilleures notes de la classe aux contrôles d’histoire, et elle trouvait étrange qu’un élève ait du mal à retenir la succession des dates, alors que c’était si facile d’y parvenir.
Aomamé était son vrai nom. Son grand-père paternel était originaire de la préfecture de Fukushima et là-bas, dans des petites villes ou villages des montagnes, un certain nombre de personnes portaient réellement ce nom d’ »Aomamé » – haricots de soja verts. Elle-même ne s’était jamais rendue dans cette région. Avant sa naissance, son père avait rompu avec sa famille. Il en allait de même avec sa lignée maternelle. Par conséquent, Aomamé n’avait jamais rencontré un seul de ses grands-parents. Elle n’avait pour ainsi dire pas voyagé, mais, en de rares occasions, elle avait consulté l’annuaire téléphonique de son hôtel pour chercher si des gens portaient ce patronyme. Jamais elle n’en avait trouvé nulle part, dans aucune ville, grande ou petite. Elle avait chaque fois l’impression d’être une naufragée solitaire jetée dans un immense océan.
Donner son nom était pénible. Dès qu’elle l’avait prononcé, son interlocuteur prenait un air surpris ou la considérait d’un oeil embarrassé. Mademoiselle Aomamé ? Oui, c’est bien ça. Et mon nom s’écrit A-o-m-a-m-é, comme les haricots de soja, bleu-vert, oui. Quand elle avait travaillé dans une entreprise et qu’elle avait dû avoir des cartes de visite, les tracasseries avaient été d’autant plus nombreuses. L’autre regardait longuement, d’un oeil méfiant, la carte qu’elle lui tendait. Comme si elle lui avait fait lire une lettre maléfique à brûle-pourpoint. Lorsqu’elle se présentait au téléphone, il y avait même des rires étouffés. Dans la salle d’attente de la mairie ou de l’hôpital, dès que son nom était appelé, les gens levaient le nez pour la regarder. Quelle tête pouvait bien avoir quelqu’un affublé d’un nom pareil ?
Parfois, les gens se trompaient et l’appelaient « Edamamé » – haricots de soja encore verts – ou même « Soramamé » – fèves. Chaque fois, elle rectifiait. « Non, ce n’est pas Edamamé (ou Soramamé). Bien sûr, ces noms se ressemblent… » Et la personne de s’excuser avec un petit rire. « Voyez-vous, c’est un nom tellement rare… » En trente ans, combien de fois lui avait-il fallu entendre la même chose ? Combien de plaisanteries stupides ?
Si je n’étais pas née avec un nom pareil, peut-être ma vie aurait-elle pris un tour différent. Si je m’étais appelée « Satô » ou « Tanaka » ou encore « Suzuki », un patronyme bien banal, j’aurais peut-être eu une existence plus tranquille et regardé les autres d’un oeil plus tolérant. Possible.
Aomamé, les yeux clos, écoutait la musique avec attention. Elle se laissait envahir par les belles vibrations produites par l’unisson des bois. Brusquement, quelque chose la frappa. La qualité de la musique était trop bonne pour une radio de taxi. Même à faible volume, le son était profond et les harmoniques clairement restitués. Elle ouvrit les yeux, se redressa et examina la stéréo encastrée dans le tableau de bord. L’appareil était tout noir, élégant et brillant. Elle ne pouvait voir le nom du fabricant mais comprenait bien que c’était un modèle de prix, avec ses multiples réglages et son affichage numérique vert en façade. Sans doute un appareil de première qualité. Pour un taxi ordinaire appartenant à une compagnie, une aussi belle installation stéréo, c’était étonnant.

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Ma 1ère lecture
d'un auteur : 7/13
 

 Challenge Petit BAC 2013
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"Chiffre/Nombre"

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16 juillet 2013

Heidi - Johanna Spyri

Lu dans le cadre du Challenge
 "Ecoutons un livre"

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 Heidi_and_her_grandfather_jessie_willcox_smith heidi_flammarion heidi_nathan heidi_casterman heidi_rouge_et_or heidi_folio_2011

litteratureaudio.com - novembre 2011 - lu par Florent

Flammarion - octobre 1995 - 

Nathan - juin 2002 - 188 pages

Casterman - mars 2005 - 210 pages

Rouge et Or - février 2010 - 188 pages

Folio junior - octobre 2011 - 200 pages

traduction anonyme (1882)

Présentation : Dans le massif alpin, un matin d’été, une jeune femme revient dans son village natal, accompagnée d’une petite fille, Heidi. Cette arrivée inattendue ne tarde pas à éveiller la curiosité des habitants. La jeune femme leur apprend qu’elle vient avec la ferme intention de laisser l’enfant à son grand-père. Les villageois sont stupéfaits. Comment est-il possible de songer, ne serait-ce qu’un instant, à laisser une fillette à un vieil homme bourru vivant presque comme un ermite, en haut des montagnes ?

Auteur : Johanna Spyri-Heuser (1827-1901) est née en Suisse. Le premier volume de Heidi paraît en Allemagne en 1880, suivi d'un second en 1881, Heidi grandit. Ce fut immédiatement un immense succès à tel point que ses livres furent traduits en des dizaines de langues et qu'ils furent adaptés pour le cinéma, la télévision et même l'opéra.

Mon avis : (écouté en juin 2013)
Je n'ai pas trouvé de livre audio "jeunesse" en bibliothèque, j'ai donc été chercher sur internet des livres audio gratuit. Le premier livre choisi était un Jules Verne que j'ai finalement abandonné le lecteur ayant un accent trop prononcé... 

Je me suis donc rabattue sur "Heidi", livre que j'ai lu et relu lorsque j'étais enfant. Je n'avais pas réalisé à l'époque que le livre avait été écrit à la fin du XIXème siècle. 
Heidi est orpheline, elle va habiter chez son grand-père sur l'alpage. Elle se lie avec Peter le petit chevrier, la grand-mère et bien sûr son grand-père. Elle est heureuse dans les montagnes. Pourtant, sa tante vient la chercher pour aller vivre à Francfort en Allemagne pour tenir compagnie à Clara Sesemann qui est paralysée. Heidi découvre la grande ville et une grande maison avec domestiques. Malgré sa nature gaie et optimiste, les montagnes et la nature lui manquent et elle tombera malade. 
Même si l'histoire et le vocabulaire ont pas mal vieilli, le personnage d'Heidi m'a touchée comme la première fois que je l'ai découvert. J'avais oublié la partie de l'histoire à Francfort...

Ce livre audio peut-être téléchargé gratuitement ici

Extrait : (début du livre)
Quand on quitte le riant village de Mayenfeld pour gravir la montagne à l’aspect imposant et sévère qui domine cette partie de la vallée, on s’engage d’abord dans un joli sentier de plaine à travers champs et vergers. Au pied de la montagne le sentier change brusquement de direction et monte tout droit jusqu’au sommet ; à mesure qu’on s’élève, l’air devient plus vif, et l’on respire à pleines bouffées les fortes senteurs des pâturages et des herbes alpestres. 
C’est ce sentier que gravissait par une brillante matinée de juin une grande et robuste fille de la contrée, tenant par la main une enfant dont le visage paraissait en feu malgré sa peau brunie. Ce n’était pas étonnant, car, en dépit de la chaleur de juin, la pauvre enfant était empaquetée comme au gros de l’hiver. Elle pouvait avoir cinq ans, mais véritable taille disparaissait sous une accumulation de vêtements : deux robes l’une sur l’autre, un gros mouchoir de coton rouge croisé par dessus, et d’épais souliers de montagne garnis de clous ; la pauvre petite suffoquait et avait bien de la peine à avancer. 
Il y avait une heure environ que les deux voyageuses avaient commencé à gravir le sentier, lorsqu’elles arrivèrent au hameau de Dörfli, situé à mi-chemin du sommet ; c’était le village natal de la jeune fille, aussi s’entendit-elle bientôt appeler de tous côtés ; les fenêtres s’ouvraient, les femmes paraissaient sur le seuil de leur porte, chacune voulait l’arrêter au passage et échanger quelques mots avec elle. Mais elle ne fit halte nulle part, se contenta de répondre en passant aux salutations et aux questions, et ne ralentit sa marche que lorsqu’elle se trouva devant une maison isolée à l’extrémité du hameau. Une voix l’appela par la porte ouverte : 
– C’est toi, Dete ? Attends un instant ; nous ferons route ensemble, si tu vas plus loin. Ainsi interpellée, la jeune fille s’arrêta, et l’enfant en profita aussitôt pour dégager sa main et s’asseoir sur le bord du sentier. 
– Es-tu fatiguée, Heidi ? demanda sa compagne. 
– Non, mais j’ai trop chaud, répondit la fillette. 
– Nous serons tout de suite en haut ; il te faut prendre encore un peu courage et faire de grands pas ; dans une heure nous serons arrivées. 
À ce moment, une grosse femme à la figure jeune et bienveillante sortit de la maison et les rejoignit. L’enfant se leva et se remit à marcher derrière les deux amies qui entamèrent aussitôt une conversation animée sur tous les habitants de Dörfli et des localités voisines. 
– Mais, où vas-tu donc avec cette petite, Dete ? demanda enfin la nouvelle venue. C’est sans doute l’enfant que ta sœur vous a laissé ? 
– Oui, répondit Dete, je la mène chez le Vieux de l’Alpe où elle restera. 
– Comment, tu veux que cette enfant reste chez le Vieux de l’Alpe ? Je crois vraiment que tu as perdu la tête, Dete ; comment peux-tu faire une chose pareille ! Tu verras comme il va t’envoyer promener avec ta proposition. 
– Par exemple ! il est le grand-père de la petite, il faut qu’il fasse sa part ; c’est moi qui l’ai eue sur les bras jusqu’à présent. Du reste, tu peux bien être sûre, Barbel, que ce n’est pas à cause d’elle que je vais laisser échapper une place comme celle qu’on m’offre. C’est le tour du grand-père, à présent.


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22 juin 2013

Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer, Annie Barrows

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Audiolib - novembre 2011 - lu par Cachou Kirsch et 4 comédiens

NIL – avril 2009 – 396 pages

10/18 - janvier 2011 - 410 pages

traduit de l'américain par Aline Azoulay

Titre original : The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society, 2008

Présentation de l'éditeur
Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant. Jamais à court d'imagination, le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d'humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d'autres habitants de Guernesey , découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur leurs vies... Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l'invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais. 

Auteur : Mary Ann Shaffer est née en 1934 en Virginie-Occidentale. C'est lors d'un séjour à Londres, en 1976, qu'elle commence à s'intéresser à Guernesey. Sur un coup de tête, elle prend l'avion pour gagner cette petite île oubliée où elle reste coincée à cause d'un épais brouillard. Elle se plonge alors dans un ouvrage sur Jersey qu'elle dévore : ainsi naît fascination pour les îles anglo-normandes. Des années plus tard, encouragée à écrire un livre par son propre cercle littéraire, Mary Ann Shaffer pense naturellement à Guernesey. Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates est son premier roman, écrit avec sa nièce, Annie Barrows, elle-même auteur de livres pour enfants. Mary Ann Shaffer est malheureusement décédée en février 2008 peu de temps après avoir su que son livre allait être publié et traduit en plusieurs langues.

Lecteurs : 
Comédienne bruxelloise et sociologue de formation, Cachou Kirsch joue depuis 2003, sur les planches comme à l'écran... Elle est également chargée de production du Festival Esperanzah!, ainsi que musicienne. En 2007, elle a été nominée en tant qu'Espoir féminin aux Prix du Théâtre belge.

Nathalie HonsComédienne de théâtre, elle découvre le monde du doublage. Depuis elle ne l’a jamais quitté et prête sa voix à de nombreux personnages. Elle restitue avec beaucoup de justesse dans cette lecture le mélange de douce nostalgie et de véritable angoisse qui donne au roman de Tatiana de Rosnay sa tonalité si particulière.

Thierry Janssen : Né en 1972 et diplômé de l'IAD Théâtre en 1995, il est à la fois comédien, auteur et metteur en scène. Formé au clown et à la commedia dell'arte, il a travaillé entre autres avec Carlo Boso et Franco Dragone.

Philippe Résimont brûle les planches depuis plus de 20 ans dans desregistres très différents (Cyrano de Bergerac, Le Misanthrope, Ladies Night, Littoral). Il participe également à quelques aventures cinématographiques (Les convoyeurs attendent, Maternelle, Une nuit).

Nathalie Hugo : Cette comédienne de théâtre au riche parcours exerce également ses talents dans des comédies musicales, le doublage de films de cinéma ou de télévision et celui de dessins animés.

Mon avis : (écouté en juin 2013)
C'est une relecture qui me faisait très envie ayant beaucoup aimé ce livre lors de ma première lecture en 2009. Paradoxalement, j'ai eu un peu de mal à écouter ce livre audio. En effet, ce livre est constitué d'une succession d'échanges de lettres. Si je ne me concentrais pas au début de chaque lettre, je n'enregistrais pas "qui" écrivait "à qui" d'autant plus que les personnages sont nombreux. Le livre est lu par Cachou Kirsch en principale lectrices et quatre autres lecteurs (2 lecteurs, 2 lectrices) mais je n'arrivais pas à distinguer les uns des autres. 
J'ai donc souvent relu certains chapitres. Cela ne m'a pas gênée car c'est un livre que l'on ne veut pas quitter et ainsi, j'ai vraiment pris tout mon temps pour le savourer. J'ai donc redécouvert ce livre avec autant de plaisir que la première fois.

J'ai également choisi ce livre pour ce mois de juin puisque l'histoire se passe entre Londres et Guernesey (Ile Anglo-Normande). Mais je m'aperçoie que l'auteur n'est pas anglaise, mais américaine...

Extrait : ici

 

 

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41/50 :  Virginie Occidentale
Mary Ann Shaffer est née en Virginie-Occidentale

 Challenge Petit BAC 2013
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"Aliment/Boisson"

 

 

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16 juin 2013

La proie pour l'ombre - PD James

Lu dans le cadre du Challenge
 "Ecoutons un livre"

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Livraphone - avril 2007 - lu par Marie-Christine Letort

Fayard - août 1994 - 263 pages  

Livre de Poche - janvier 1987 - 285 pages

Livre de Poche - décembre 1997 - 280 pages

Fayard - mai 2004 - 270 pages

traduit de l'anglais par Lisa Rosenbaum

Titre original : An Unsuitable Job for a Woman, 1972 

Quatrième de couverture :
Cordélia Gray n'a pas froid aux yeux. C'est une qualité utile quand on exerce le métier de détective privée. Lorsque Sir Ronald Callender l'engage pour enquêter sur le suicide de son fils Mark, elle se met bravement à l'ouvrage et débarque à Cambridge, par un beau matin d'été. Promenades sur la Cam, parties échevelées, étudiants enjôleurs et professeurs au charme discret… Pour un peu, Cordélia se laisserait gagner par la douceur des choses. Mais ce qu'elle découvre n'a rien d'aimable : la haine de classe, la médiocrité et le sadisme rongent cette société en décomposition ; est-ce le mal de vivre qui a poussé Mark Callender à se tuer ? Ou bien quelqu'un l'a-t-il froidement éliminé, maquillant le meurtre en suicide ? La menace est toujours là, comme une présence tapie dans l'ombre, prête à surgir si on l'approche de trop près. Et c'est exactement ce que Cordélia a l'intention de faire.

Auteur : Née à Oxford en 1920, Phyllis Dorothy James a exercé diverses fonctions à la section criminelle du ministère anglais de l'Intérieur jusqu'en 1979. Mélange d'understatement britannique et de sadisme, d'analyse sociale et d'humour, ses romans lui ont valu les prix les plus prestigieux, dont, en France, le Grand Prix de littérature policière 1988. Derniers ouvrages parus : Meurtres en soutane (2001) et La Salle des meurtres (2004).

Lecteur : Marie-Christine Letort

Mon avis : (écouté en mai 2013)
C'est le premier livre de l'auteur traduit en français. 

A la suite du suicide de son employeur, la jeune Cordélia Gray se retrouve à la tête de la petite d'agence de détective. Quelque temps après, elle est engagée par Sir Callender pour enquêter sur le suicide de son fils, il voudrait connaître les circonstances et la raison de ce suicide. Elle se rend donc à Cambridge où elle côtoie étudiants et professeurs…
C'est un bon roman policier très classique avec une intrigue est prenante avec son lot de fausses pistes et de rebondissements.
Une bonne analyse psychologique de personnages crédibles, mon préférée étant Cordélia Gray et une ambiance typiquement anglaise.

Extrait : (début du livre)
Le matin de la mort de Bernie Pryde – à moins que ce ne fût le lendemain, Bernie ayant choisi de mourir au moment qui lui convenait et jugé inutile de noter l'heure approximative de son départ –, Cordélia se trouva coincée par une panne de la Bakerloo Line peu avant la station Lambeth North, ce qui la mit en retard d'une demi-heure. Des profondeurs d'Oxford Circus, elle monta vers la brillante lumière d'une journée de juin et passa rapidement à côté des acheteurs matinaux en train de regarder les vitrines de Dickins & Jones. Elle plongea dans la cacophonie de Kingly Street et se faufila entre le trottoir bondé et la masse étincelante de voitures et de camions qui encombraient la rue étroite. Elle le savait parfaitement : sa hâte d'arriver au bureau était tout à fait irrationnelle, un symptôme de son obsession de l'ordre et de la ponctualité. Il n'y avait aucun rendez-vous de pris, aucun client à aller voir, aucune affaire pendante, pas même un rapport final à rédiger. Miss Sparshott, la dactylo intérimaire, et elle-même – ç'avait été son idée – envoyaient des renseignements sur l'agence à tous les avocats de Londres dans l'espoir d'attirer des clients. A cet instant, Miss Sparshott devait travailler à cette tâche, portant parfois son regard sur sa montre et défoulant sur sa machine l'irritation croissante que lui causait le retard de Cordélia. C'était une femme peu avenante, aux lèvres constamment pincées comme pour empêcher ses dents, qui avançaient, de sauter hors de sa bouche, au menton fuyant sur lequel un gros poil repoussait aussi vite qu'on l'épilait, aux cheveux blondasses figés en de petites ondulations.  

Déjà lu du même auteur :

une_mort_esth_tique Une mort esthétique meurtres_en_soutane_2011 Meurtres en soutane

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   Challenge Thriller 

challenge_thriller_polarscatégorie "Même pas peur" : 47/12

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Le Mois Anglais

 Challenge Voisins, voisines

 voisins_voisines_2013
Angleterre

 Challenge God Save The Livre 
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12 juin 2013

Gatsby le Magnifique - Francis Scott Fitzgerald

Lu en partenariat avec LOGO 

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Audiolib - mai 2013 - lu par Emmanuel Dekoninck

Grasset - mars 1996 - 

Livre de Poche - février 1997

France Loisirs -

Grasset -

Livre de Poche - 2008 - 250 pages

Folio - janvier 2012 - 208 pages

Livre de Poche - mai 2013 - 224 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Michel Laporte (2013)

Titre original : The Great Gatsby, 1925

Quatrième de couverture : 
Nous sommes au lendemain de la Grande Guerre, le mal du siècle envahit les âmes. C'est l'époque de la Prohibition et des fortunes rapides. En 1922, Jay Gatz, désormais Gatsby, se retrouve fabuleusement riche. Mille légendes courent sur son compte, qui n'empêchent pas les gens chics - et moins chics - de venir en troupe boire ses cocktails et danser sur ses pelouses. Gatsby le Magnifique joue la carte des folles dépenses pour éblouir Daisy, mariée à Tom Buchanan, un héritier millionnaire. Le jour où l'espoir de conquérir sa bien-aimée s'évanouit, la fête prend fi n brutalement... Gatsby le Magnifi que est un des romans emblématiques de la littérature américaine du XXe siècle.
L’interprétation d’Emmanuel Dekoninck met parfaitement en lumière le mélange de naïveté et de rouerie qui tisse le destin de Gatsby, au milieu des extravagances d’une société enivrée de sa démesure naissante.

Auteur : Né en 1886 à Saint-Paul (Minnesota) dans une famille de la petite bourgeoisie. Il intègre rapidement Princeton, qu’il quitte pour se consacrer à la poésie. Il rejoint par la suite l’armée, où il fait la connaissance de Zelda Sayre, dont il tombe rapidement amoureux. Les deux amants choisissent alors de s’installer en France, et c’est à Paris que l’auteur écrit son chef-d’œuvre Gatsby le Magnifique, qui remporte immédiatement les faveurs des critiques et provoque l’enthousiasme d’Ernest Hemingway. Francis Scott Fitzgerald, écrivain de renom et touche-à-tout, est aujourd’hui considéré comme le représentant de toute une génération, celle de l’ère du Jazz.

Lecteur : Interprète de théâtre de grand talent, apprécié à Bruxelles et à Paris, metteur en scène et également compositeur, Emmanuel Dekoninck vit en Belgique. Il a déjà enregistré pour Audiolib, entre autres,  Millénium et 1Q84.

Mon avis : (écouté en juin 2013) 
Ce roman écrit en 1925 par l’un des plus grands auteurs américains est d'actualité par sa nouvelle adaptation au cinéma, voilà donc une bonne occasion pour moi de découvrir le livre avant d'aller voir le film...

Le narrateur, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s'installer à New York et travailler dans la finance. Il emménage non loin de sa cousine Daisy mariée à Tom Buchanan.
Nick a comme voisin le mystérieux Gatsby. Ce dernier est millionnaire, il organise de nombreuses fêtes somptueuses et mondaines où l'alcool coule à flots. Gasby cache un passé trouble et surtout un secret amoureux...
Dans ce livre, Nick nous raconte les événements de l’été 1922 dont il a été un témoin privilégié, il donne sa version des faits et également ses impressions sur la société américaine.
L'auteur nous plonge dans l'Amérique d'après guerre (la Première guerre mondiale), par petites touches, il brosse un portrait réaliste et fascinant des années folles américaines, où répressions et bouleversements économiques côtoies chez les plus aisés l'insouciance et la frivolité.
Gatsby est un personnage séduisant et attachant. Le style est très agréable et la lecture rapide. L'intrigue est très bien menée.

Un grand bravo au lecteur Emmanuel Dekoninck qui sait mettre parfaitement en valeur le texte de Francis Scott Fitzgerald. Je deviens une inconditionnelle de cet excellent lecteur !

Un grand Merci à Chloé et aux éditions Audiolib pour m'avoir permis de découvrir ce grand classique américain.

Extrait audio : ici

 

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40/50 :  New-York

 

Challenge New-York 2013
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09 juin 2013

Miséricorde - Jussi Adler Olsen

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Audiolib - novembre 2012 - lu par Eric Herson-Macarel

Albin Michel - octobre 2011 - 496 pages

Livre de Poche -janvier 2013 - 528 pages

traduit du danois par Monique Christiansen

Titre original : Kvinden i buret, 2007

Grand Prix des Lectrices de "ELLE" 2012

Quatrième de couverture :
Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années ? Pour quelle raison ses bourreaux s'acharnent-ils sur la jeune femme ? Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l'avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d'encre. Mais, faute d'indices, la police avait classé l'affaire. Jusqu'à l'intervention des improbables Carl Mørck et Hafez el Assad du Département V, un flic sur la touche et son assistant d'origine syrienne. Pour eux, pas de cold case ... Couronné par les prix scandinaves les plus prestigieux, le thriller de Jussi Adler-Olsen, première enquête de l'inspecteur Mørck, est un véritable phénomène d'édition mondial. 

Auteur : Né à Copenhague, Jussi Adler-Olsen a étudié la médecine, la sociologie, le cinéma et la politique. Ancien éditeur, il connaît un succès sans précédent avec Section V, série best-seller qui compte déjà quatre tomes.

Lecteur : Éric Herson-Macarel est un comédien français. Il joue régulièrement au théâtre et au cinéma. Au grand écran, il est la voix française de, entre autres, Robert Carlyle, Willem Dafoe (dans Spiderman) et de Daniel Craig (dans James Bond). Il a déjà enregistré pour Audiolib Le Prédicateur, L'Oiseau de mauvais augure et L'Enfant allemand.

Mon avis : (écouté en juin 2013) 
Cela faisait quelques temps que je voulais découvrir ce thriller danois et j'ai eu l'occasion d'emprunter le livre-audio à la bibliothèque.
En 2007, l'inspecteur Carl Mørck échappe à une fusillade qui tue l'un de ses équipiers et rend handicapé l'autre. Deux mois plus tard, Carl reprend le travail où on lui donne une drôle de promotion... Il devient responsable d'un nouveau service le Département V, qui doit traiter des affaires classées non résolues. Pour le seconder, il a comme assistant un réfugié syrien du nom d'Assad, le duo est atypique et attachant. Le premier dossier dont ils s'occupent concerne une jeune et brillante politicienne, Merete Lyyngaard, disparue mystérieusement cinq ans plus tôt lors d'un voyage en ferry avec son frère.

Le livre raconte en parallèle, l'enquête au présent et ce qu'il s'est passé en 2002 pour Merete avant et pendant son kidnapping.
L'intrigue est originale, angoissante et fort bien construite, à aucun moment je ne me suis ennuyée... Le duo improbable Carl et Assad est formidable. Je suis donc ravie de savoir qu'il y a de nouvelles enquêtes de l'inspecteur Carl Mørck et d'Assad à découvrir et je les lirai prochainement.
Côté livre audio, j'ai beaucoup apprécié le lecteur Eric Herson-Macarel.

Autres avis :  AifelleDasolaYv, Lystig, Valérie,  EnnaSandrineSylire, Canel

Extrait : (début du livre)
Avec le  bout de ses doigts,  elle  gratta  jusqu’au  sang les murs lisses, elle frappa de ses poings fermés le verre épais des vitres jusqu’à  ce qu’elle ne sente plus ses mains. Dix fois au moins, elle avait retrouvé  à tâtons la porte d’acier, inséré ses ongles dans la fente pour  l’arracher,  mais la porte avait un bord tranchant  et restait inébranlable.
À la fin, les ongles usés jusqu’à la chair, elle retomba sur le sol glacé en respirant péniblement. Un instant, elle fixa l’obscurité  profonde, les yeux écarquillés et le cœur battant à se rompre, alors, elle cria. Elle hurla jusqu’à que ses oreilles sonnent et que sa voix se casse.

Puis elle renversa la tête en  arrière et sentit de nouveau l’air frais qui venait du plafond. Si elle pouvait prendre son élan, sauter jusque là-haut et se cramponner à n’importe quoi ? Peut-être qu’alors, il se passerait quelque  chose.
Oui,  peut-être qu’alors, ces démons, dehors, seraient obligés d’entrer  ?
Si elle visait leurs yeux, de ses doigts tendus, elle pourrait les aveugler. Si elle était assez rapide et déterminée, peut-être qu’elle y parviendrait et qu’elle pourrait s’échapper.
Pendant un moment, elle suça ses doigts qui saignaient, puis elle prit appui sur le sol pour se soulever.
Elle fixa le plafond à l’aveuglette. Peut-être était-ce trop haut pour sauter. Il n’y avait peut-être rien à attraper. Maiselle devait essayer. Que pouvait-elle faire d’autre ?
Elle ôta sa veste en tirant dessus et la rangea soigneusement dans un coin pour ne pas l’abîmer en tombant. Puis elle s’élança et sauta, les bras aussi tendus que possible, sans réussir à toucher quoi que ce soit. Elle sauta encore deux fois, puis revint vers le mur du fond où elle s’adossa pour souffler un instant. Elle reprit son élan et, de toutes ses forces, elle bondit dans l’obscurité, en agitant les bras pour atteindre l’espoir. Quand elle retomba, son pied glissa sur le sol lisse et elle chuta sur le côté. Elle gémit quand son épaule toucha le béton et cria quand sa tête heurta le mur et qu’elle vit trente-six chandelles.
Longtemps, elle resta par terre, totalement immobile, elle n’avait qu’une envie : pleurer. Mais elle ne pleura pas. Si les gardiens de sa prison l’entendaient, il y aurait malentendu. Ils la croiraient prête à renoncer, or elle n’abandonnait pas. Au contraire.

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catégorie "Même pas peur" : 46/12

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