27 janvier 2017

L'Arabe du futur - Tome 3 : Une jeunesse au Moyen-Orient, 1985-1987 - Riad Sattouf

Une-jeunesse-au-Moyen-Orient-1985-1987 Allary - octobre 2016 - 160 pages

Quatrième de couverture :
Après avoir suivi son mari en Libye puis en Syrie, la mère de Riad ne supporte plus la vie au village de Ter Maaleh. Elle veut rentrer en France. L'enfant voit son père déchiré entre les aspirations de sa femme et le poids des traditions familiales…

Auteur : Riad Sattouf est l'auteur de nombreuses bandes dessinées, parmi lesquelles Retour au collège, Pascal Brutal, ou La vie secrète des jeunes. Il est l'un des rares auteurs de bandes dessinées à avoir obtenu deux fois le prix du meilleur album au festival d'Angoulême ( Pascal Brutal 3 en 2010, et L'Arabe du futuren 2015). Il est également cinéaste ( Les beaux gosses, 2010, César du meilleur premier film, et Jacky au royaume des filles, 2014).

Mon avis : (lu en janvier 2017)
Dans ce troisième tome, le jeune Riad commence à prendre réellement conscience du monde qui l’entoure, il est moins naïf. La famille vit toujours en Syrie où rien n'a changé. La maison a toujours ses murs fissurés, l'électricité fonctionne aléatoirement, les magasins sont vides, à l'école les instituteurs sont violents, les cousins de Riad le persécutent toujours... La mère de Riad ne supporte plus cette vie en Syrie et elle l'exprime enfin, elle réclame une vie plus confortable pour ses enfants et pour elle-même, elle désire vraiment rentrer en France !
L'image du père commence à se fissurer pour Riad qui comprend que ce dernier n'est pas aussi formidable et puissant que cela... Il lui reste cependant encore de l'admiration pour lui, mais pas incondionnellement...
Sinon pour Riad c'est également le temps des expérimentations, le premier baiser, la circoncision et le ramadan... A ces occasions le jeune garçon découvre le monde des adultes avec leurs contradictions et leurs défauts...
Cette bande dessinée est toujours aussi plaisante et passionnante, je l'ai dévoré facilement. 

Extrait :

 

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Déjà lu du même auteur :

100708942 L'Arabe du futur : Une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984) 

106163512 L'Arabe du futur - Tome 2 : Une jeunesse au Moyen-Orient (1984 - 1985) 

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23/18

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15 octobre 2015

L'Arabe du futur - Tome 2 : Une jeunesse au Moyen-Orient (1984 - 1985) - Riad Sattouf

l'arabe du futur2 Allary éditions - juin 2015 - 158 pages

Présentation éditeur : 
Dans ce second tome, qui couvre la première année d’école en Syrie (1984-1985), il apprend à lire et écrire l’arabe, découvre la famille de son père et, malgré ses cheveux blonds et deux semaines de vacances en France avec sa mère, fait tout pour devenir un vrai petit syrien et plaire à son père.
La vie paysanne et la rudesse de l’école à Ter Maaleh, les courses au marché noir à Homs, les dîners chez le cousin général mégalomane proche du régime, les balades assoiffées dans la cité antique de Palmyre : ce tome 2 nous plonge dans le quotidien hallucinant de la famille Sattouf sous la dictature d’Hafez Al-Assad.

Auteur : Riad Sattouf est l'auteur de nombreuses bandes dessinées, parmi lesquelles Retour au collège, Pascal Brutal, ou La vie secrète des jeunes. Il est l'un des rares auteurs de bandes dessinées à avoir obtenu deux fois le prix du meilleur album au festival d'Angoulême ( Pascal Brutal 3 en 2010, et L'Arabe du futuren 2015). Il est également cinéaste ( Les beaux gosses, 2010, César du meilleur premier film, et Jacky au royaume des filles, 2014).

Mon avis : (lu en septembre 2015)
Riad est maintenant âgé de 6 ans, il vit en Syrie avec ses parents sous la dictature d’Hafez Al-Assad. Il va faire sa rentrée à l'école. Les images qu'il en retient sont plutôt violente... La maîtresse est une vraie terreur qui enseigne en donnant des coups de règle sur les doigts. En récréation, Riad doit supporter les jeux de guerre contre Israël de ses camarades, comme ceux-ci le soupçonne d'être juif, il est souvent la victime... Son père est toujours aussi idéaliste et original, il a des certitudes sur tout. Riad observe et s'interroge sur les adultes dont les discours et les actes ne sont pas toujours en phase. 
Ce témoignage au coeur de la Syrie en 1984-1985 est toujours très intéressant et instructif. Je lirai certainement la suite de l'enfance de Riad.

Extrait : 

9782370730541_pg planche-40

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Déjà lu du même auteur :

100708942 L'Arabe du futur : Une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984)

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05 décembre 2014

L'Arabe du futur : Une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984) - Riad Sattouf

l'arabe du futur Allary Éditions - mai 2014 - 160 pages

Quatrième de couverture :
Ce livre raconte l'histoire vraie d'un enfant blond et sa famille dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d'Hafez Al-Assad.

Auteur : Riad Sattouf est un auteur-dessinateur de bande dessinée et réalisateur né à Paris. Après avoir dessiné La Vie secrète des jeunes pendant 9 ans dans Charlie hebdo, il quitte le journal en octobre 2014.

Mon avis : (lu en décembre 2014)
Cette bande dessinée est le premier tome d'une trilogie, elle raconte l'enfance de l'auteur de 1978 à 1984. Riad est né en 1978 d'un père syrien et d'une mère bretonne. Son père, Abdel-Razak Sattouf, est issu d'un milieu pauvre, il est venu à Paris faire des études. Il élève son fils dans le culte des grands dirigeants arabes, ils sont pour lui le symbole de la modernité et de la puissance du monde arabe. Il accepte donc avec enthousiasme un poste de professeur en Libye où il s'installe avec sa femme et son fils. Quelques années plus tard, Riad, ses parents et son petit frère déménage près de Homs en Syrie pour rejoindre la famille Sattouf. La couleur blonde des cheveux de Riad ne va pas l'aider à s'intégrer...
Un témoignage très instructif sur l'Histoire et les conditions de vie en Libye, puis en Syrie dans les années 80.
Je n'adhère pas spécialement au coup de crayon de Riad Sattouf mais j'ai trouvé très intéressant, bien documenté et parfois amusant le récit de ce petit garçon attachant partagé entre ses deux cultures.

Extrait :

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 Challenge Petit Bac 2014
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"Temps / Moment" (15) 

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06 avril 2013

Chambre avec vue sur la guerre – Edith Bouvier

chambre_avec_vue_sur_la_guerre Flammarion - octobre 2012 - 272 pages

Quatrième de couverture :
« Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Nous avons tellement fumé que la pièce est nimbée d'un voile de nicotine. Dehors, la lumière du jour pointe à peine et déjà le bruit sourd et grave des obus s'abattant sur la ville reprend. Un premier impact. Je sens le sol bouger, doucement. Un léger tremblement. Celui-là a dû tomber plus loin. » Février 2012. La journaliste Edith Bouvier lance un appel au secours. 
Gravement blessée à la jambe dans les bombardements qui ont tué les reporters Marie Colvin et Rémi Ochlik au cour de la ville assiégée de Homs, en Syrie, la jeune femme a besoin de soins de toute urgence. Avec plusieurs confrères, elle est recueillie par des insurgés syriens au sein d'un dispensaire de fortune du quartier de Baba Amr. Pris au piège, ils tentent le tout pour le tout pour s'échapper en pleine nuit. Ce livre retrace un parcours hors du commun, dix jours entre la vie et la mort.

Auteur : Édith Bouvier est journaliste, elle a 32 ans. Passionnée par le monde arabe, elle explore les points chauds de la planète.

Mon avis : (lu en mars 2013)
Vous avez sans doute tous vue à la télé la vidéo d’Édith Bouvier allongée, blessée, qui tentait de rassurer, sa famille et ses amis. C'est le photographe William Daniels qui commente la situation dramatique dans laquelle ils se trouvent en compagnie de Paul Conroy du Sunday Times Magazine, également blessé, et de Javier Espinosa d’El Mundo.

Dans ce livre, Édith nous fait le récit des dix jours qu'elle a vécu en Syrie en février 2012 après le bombardement sur Homs qui a tué les reporters Marie Colvin et Rémi Ochlik et qui l'a gravement blessée à la jambe. Le lecteur découvre de l'intérieur le métier difficile de reporter de guerre et comprend un peu mieux la guerre en Syrie. 
Un témoignage très fort où l'on peut d'être qu'admiratif pour Édith très courageuse et battante malgré sa grave blessure et surtout pour tous les syriens anonymes qui feront tout leur possible même dans des conditions extrêmes pour protéger les journalistes et arriver à les faire sortir du pays.
A la fin du livre, il y a une longue liste de tous les morts syriens tuées à Homs entre le 22 février et le 2 mars, le temps du « séjour » d’Édith c'est très émouvant.
Aujourd’hui, Édith et William témoignent, pour que nous oublions pas tous ces syriens qui continuent de souffrir dans cette horrible guerre. C'est vrai que la communauté internationale est plutôt muette sur le sujet... A découvrir !

Extrait : (début du livre)
Personne ne m’a mis un fusil sur la tempe pour me forcer à partir en Syrie. Personne ne m’a offert des valises de billets. C’est un choix réfléchi, mûri longuement. Rien de fou là-dedans, rien d’insensé. Quand je suis partie en Turquie en décembre dernier, j’étais terrorisée. Au bout de quelques minutes, dans le véhicule qui me rapprochait de la frontière syrienne, le passeur m’a serré le bras en me regardant fixement. « Tu peux faire marche arrière si tu préfères. Il n’y a pas de honte à avoir. » J’ai souri et malgré la boule qui me bouffait l’estomac, je suis restée. Parce que c’était ma place, je n’avais envie d’être nulle part ailleurs.
Écrire ce livre est une épreuve. Mais je sais que je dois en passer par là, comme je sais que je repartirai. Parce que c’est mon métier, la seule chose que je sache faire. Parler, raconter, témoigner pour ne jamais entendre dire on ne savait pas. Pour ne pas oublier ces femmes, ces enfants et ces hommes, jeunes, vieux, rebelles, courageux. Cette humanité méprisée et sacrifiée. Ces inconnus qui nous ont tendu la main, hébergés au péril de leurs vies, souri, expliqué leur histoire, d’où ils venaient et pourquoi ils luttaient. Ces hommes et femmes, souvent pauvres, qui ne se battent pas pour l’argent et le pouvoir mais pour la liberté. Cet espoir indestructible, au milieu du chaos, en un avenir meilleur. Cette certitude inébranlable dans la justesse de leur combat. Que rien ne pourra les arrêter, que là où ils tomberont, d’autres se lèveront à leur place.
Écrire ce livre est un besoin. Alors que je m’installe devant mon ordinateur, que je me concentre pour me remémorer tous les détails de cette aventure, certains visages, certaines couleurs s’estompent. Ma mémoire s’efface petit à petit. Certains événements se mélangent, se confondent. Je vois William à mes côtés, mais autour, une ombre noire se forme, les contours des personnes se dissipent. Déjà, Latifa1 disparaît. Ses boucles brunes, ses robes longues et ses jolis yeux tristes. Alors, il me faut les raconter pour ne jamais les perdre. Mettre sur papier une bonne fois pour toutes ces dix jours et avancer. Depuis le retour en France, je n’ai pas fait de cauchemars, ni développé d’angoisses particulières, mais il me faut maintenant passer à autre chose. Laisser cette histoire derrière moi pour pouvoir repartir. Une fois guérie, préparer mon sac et prendre un avion. Écrire de nouveaux reportages, rencontrer de nouvelles personnes, apprendre à leur contact, reprendre ma vie.
Écrire ce livre est une douleur. C’est revoir, au fil des pages, le sourire de Rémi. Rémi ne feignait pas d’ignorer le danger, au contraire. Il s’était déjà rendu sur de nombreux terrains de guerre, il en connaissait les risques. Mais il n’a pas hésité une seconde, parce qu’il savait, au fond de lui, que c’était là-bas, au milieu d’un quartier assiégé, sous les bombes syriennes, qu’étaient le cœur et le sens de son travail de photoreporter. C’est l’histoire des Syriens, hommes, femmes et enfants qui résistaient au prix de leur vie qu’il venait raconter. Il savait que sa place était là, nulle part ailleurs.
De là-bas, Rémi ne reviendra pas.
Et pour lui, pour ceux qu’il allait rencontrer, nous continuerons. Je continuerai.

  1. Pour des raisons de sécurité, certains prénoms ont été modifiés.

 Challenge 6% Littéraire 2012
 logochallenge2 
42/42

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