21 avril 2017

Prix Audiolib : 2 derniers livres audio sont arrivés !

Prix Audiolib 2017

Je viens de recevoir 2 nouveaux livres audio sélectionnés pour le Prix Audiolib 2017  

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19 mars 2017

Voici venir les rêveurs - Imbolo Mbue

Prix Audiolib 2017

Voici venir les rêveurs

Audiolib - Février 2017 - 11h57 - lu par Julien Chatelet

Belfond - août 2016 - 300 pages

traduit de l'anglais (Cameroun) par Sarah Tardy

Titre original : Behold the dreamers, 

Quatrième de couverture :
L'Amérique, Jende Jonga en a rêvé. Pour lui, pour son épouse Neni et pour leur fils Liomi. Quitter le Cameroun, changer de vie, devenir quelqu'un. Obtenir la Green Card, devenir de vrais Américains. Ce rêve, Jende le touche du doigt en décrochant un job inespéré : chauffeur pour Clark Edwards, riche banquier à la Lehman Brothers.

Au fil des trajets, entre le clandestin de Harlem et le big boss qui partage son temps entre l'Upper East Side et les Hamptons va se nouer une complicité faite de pudeur et de non-dits. Mais nous sommes en 2007, la crise des subprimes vient d'éclater. Jende l'ignore encore : en Amérique, il n'y a guère de place pour les rêveurs...
Américaine d'origine camerounaise, Imbolo Mbue puise dans son expérience pour raconter les destins croisés de deux familles que tout semble opposer.

Auteur : Née en 1982, Imbolo Mbue a quitté Limbé, au Cameroun, en 1998 pour faire ses études aux États-Unis. Elle a grandi en lisant les grands auteurs africains : Chinua Achebe, Ngugi wa Thiong’o, mais c’est chez Toni Morrison et Gabriel García Márquez que sa sensation d’être écartelée entre deux cultures a trouvé un écho. S’inscrivant dans la lignée d’Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie ou du Ravissement des innocents de Taiye Selasi, Voici venir les rêveurs, son premier roman, a fait l’objet d’enchères effrénées auprès des plus grands éditeurs américains. Imbolo Mbue vit à Manhattan. 

Lecteur : De formation théâtrale – il a fréquenté le cours de Jean-Laurent Cochet – Julien Chatelet a incarné le rôle de l’inspecteur Portal dans Les Cordier, juge et flic. Artiste complet, il tourne dans de nombreux courts-métrages, est réalisateur et chanteur de rhythm’n blues.

Mon avis : (écouté en mars 2017)
Ce roman raconte l'histoire d'une famille camerounaise émigrée à New York. Jende Jonga a toujours rêvé de l'Amérique, grâce à son cousin il émigre aux États-Unis avec un visa de tourisme. Jende est un jeune homme courageux et travailleur, il espère avoir une vie meilleure que celle qu'il a au Cameroun. Il commence par travailler dur pour faire venir son épouse Neni et leur fils Liomi. Il rêve d'obtenir la Green Card et devenir de vrais Américains. Il réussit à décrocher un travail inespéré comme chauffeur de Clark Edwards, un riche banquier très influent à la Lehman Brothers. Entre les deux hommes, une relation étonnante se crée, une amitié durable et sincère.Pour Neni, l'Amérique c'est pouvoir faire des études, elle espère devenir un jour pharmacienne, elle espère également le meilleur pour Liomi. Mais la vie n’est pas si facile pour les Noirs en Amérique, d'autant que nous sommes en 2007 et la crise est là...
Voilà un roman profondément humain, réaliste et touchant sur le choc des cultures, sur les difficultés de l'exil et de l'intégration...
Une belle histoire pleine de générosité et d'espoir. 
Une lecture audio vraiment passionnante, vivante et haute en couleurs.

Extrait : (début du livre)
ON NE LUI AVAIT JAMAIS DEMANDÉ de porter un costume pour un entretien d’embauche. Jamais dit d’apporter un curriculum vitae. Une semaine plus tôt, il ne possédait d’ailleurs pas de curriculum, quand il s’était rendu à la bibliothèque à l’angle de la 34e Rue et de Madison Avenue et qu’un bénévole lui en avait rédigé un, détaillant son parcours afin de montrer qu’il était un homme aux grandes qualités : fermier responsable du labourage des terres et de la bonne santé des récoltes ; cantonnier chargé de préserver la beauté et la rutilance de la ville de Limbé ; chargé de vaisselle dans un restaurant de Manhattan, veillant à ce que les clients mangent dans des assiettes sans traces ni microbes ; taximan officiel dans le Bronx, responsable du bon acheminement des passagers.

Il n’avait jamais eu à s’inquiéter de savoir si son profil correspondrait, si son anglais conviendrait, s’il passerait pour un homme suffisamment intelligent. Mais ce jour-là, vêtu de son costume croisé vert à fines rayures, celui-là même qu’il portait quand il avait débarqué aux États-Unis, une pensée l’obsédait : serait-il capable de faire impression sur un homme qu’il n’avait jamais rencontré ? Malgré tous ses efforts, il ne pouvait penser à autre chose qu’aux questions qu’on lui poserait, aux réponses qu’il faudrait donner, à la manière dont il devrait marcher, s’exprimer, s’asseoir, aux moments où il faudrait parler, à ceux où il faudrait écouter et acquiescer, aux choses qu’il faudrait dire ou ne pas dire, à la réponse à donner si on l’interrogeait sur son statut dans le pays. Sa gorge devint sèche. Ses mains, moites. Incapable d’attraper son mouchoir dans le métro bondé qui le conduisait dans le centre de Manhattan, il les essuya sur son pantalon.
« Bonjour, s’il vous plaît, dit-il à l’agent de sécurité en entrant dans le hall du building Lehman Brothers. Mon nom est Jende Jonga. Je suis venu voir M. Edwards. M. Clark Edwards. »
L’agent, bouc et taches de rousseur, lui demanda une pièce d’identité que Jende s’empressa de sortir de son portefeuille marron deux volets. L’homme s’en empara, examina le recto puis le verso, leva les yeux vers lui, les baissa vers son costume, sourit et voulut savoir s’il se présentait en tant qu’agent de change ou quelque chose comme ça.
Jende secoua la tête.
« Non, répondit-il sans sourire en retour. Chauffeur.
— Ah, fit le vigile en lui tendant un passe de visiteur. Eh bien, bonne chance. »
Cette fois, Jende sourit.
« Merci, mon frère. Toute cette chance, je vais vraiment en avoir besoin aujourd’hui. »

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11 mars 2017

Prix Audiolib : 4 nouveaux livres audio sont arrivés !

Prix Audiolib 2017

Je viens de recevoir 4 nouveaux livres audio sélectionnés pour le Prix Audiolib 2017  

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J'ai déjà lu sous forme papier et aimé "Jeux de miroirs"
Born to run - Bruce Springsten (19h21), me fait peur en particulier pour sa longueur
mais également pour le sujet qui ne m'intéresse pas plus que cela...
Désorientale - Négar Djavadi me fait envie,
et je suis une inconditionnelle de l'islandais Arnaldur Indridason !

 Déjà lu :

Trois jours et une vie - Pierre Lemaitre 
Petit Pays - Gaël Faye

Lu (billet en cours d'écriture) : Voici venir les rêveurs - Imbolo Mbue

Lecture en cours : Le dernier des nôtres - Adélaïde de Clermont-Tonnerre

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19 février 2017

Petit Pays - Gaël Faye

Prix Audiolib 2017

Petit pays petit pays

Audiolib - Novembre 2016 - 5h40 - Lu par Gaël Faye 

Grasset - août 2016 - 224 pages 

Quatrième de couverture :
« Au temps d'avant, avant tout ça, avant ce que je vais raconter et le reste, c'était le bonheur, la vie sans se l'expliquer. Si l'on me demandait "Comment ça va ?" je répondais toujours "Ça va !". Du tac au tac. Le bonheur, ça t'évite de réfléchir. C'est par la suite que je me suis mis à considérer la question. » - G. F.

Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l'harmonie familiale s'est disloquée en même temps que son « petit pays », le Burundi, ce bout d'Afrique centrale brutalement malmené par l'Histoire. Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d'orage, les jacarandas en fleur... L'enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais.

A Suivi d'un entretien avec l'auteur

Auteur : Franco-rwandais, Gaël Faye est auteur-compositeur-interprète de rap. Aussi influencé par les littératures créoles que par la culture hip hop, il sort un album en 2010 avec le groupe Milk Coffee & Sugar (révélation Printemps de Bourges). En 2013 paraît son premier album solo, Pili Pili sur un Croissant au Beurre. Enregistré entre Bujumbura et Paris, il se nourrit d’influences musicales plurielles : du rap teinté de soul et de jazz, du semba, de la rumba congolaise, du sébène… Il a obtenu en 2014 le Prix Charles Cros des lycéens et enregistre en 2016 un deuxième album : Rythmes et BotaniquePetit pays est son premier roman.

Mon avis : (écouté en février 2017)
J'ai déjà eu l'occasion de lire ce livre sous forme papier en octobre dernier et cette relecture audio est aussi plaisante !
1992, Gabriel est un petit garçon de 10 ans, il vit à Bujumbura, la capitale du Burundi, dans un quartier résidentiel avec sa petite sœur Ana, son père français et sa mère rwandaise. 
L'impasse où il habite est le lieu des jeux et des rencontres avec sa bande de copains de toutes origines avec lesquels il fait les 400 coups. C'est une enfance enchantée et Gabriel aimerait qu'elle ne s'arrête jamais... 
Mais en toile de fond, il y a la situation politique du pays et du monde et Gabriel découvre qu'il est français, rwandais et tutsi. 
Gabriel a besoin de mettre à distance la violence du monde, il préfère se réfugier dans l'insoucience de enfance, dans la lecture pour garder son innocence le plus longtemps possible. Les évènements, la guerre et la violence autour de lui vont pourtant obliger Gabriel à grandir plus vite que la normale... 
Pour écrire ce premier roman, Gaël Faye s'est largement inspiré de sa jeunesse au Burundi, à l'époque il n'avait pas la même conscience que Gabriel sur la violence qui se passait dans le pays, heureusement ses parents avaient su préserver l'enfant qu'il était encore...
L'écriture est très imagée, pleine de poésie, on ressent parfaitement l'Afrique, sa chaleur, ses odeurs, ses couleurs... Les personnages sont attachants et le lecteur les voit évoluer au cours de l'histoire, en particulier les enfants.
Voilà un livre poignant sur une enfance bouleversée par l'Histoire du "Petit Pays" et la guerre civile. 
La lecture du texte par l'auteur lui-même est un plus, de même que l'entretien est très intéressant.

Extrait : (début du livre)
Je ne sais vraiment pas comment cette histoire a commencé.
Papa nous avait pourtant tout expliqué, un jour, dans la camionnette.
– Vous voyez, au Burundi c’est comme au Rwanda. Il y a trois groupes différents, on appelle ça les ethnies. Les Hutu sont les plus nombreux, ils sont petits avec de gros nez.
– Comme Donatien ? j’avais demandé.
– Non, lui c’est un Zaïrois, c’est pas pareil. Comme Prothé, par exemple, notre cuisinier. Il y a aussi les Twa, les pygmées. Eux, passons, ils sont quelques-uns seulement, on va dire qu’ils ne comptent pas. Et puis il y a les Tutsi, comme votre maman. Ils sont beaucoup moins nombreux que les Hutu, ils sont grands et maigres avec des nez fins et on ne sait jamais ce qu’ils ont dans la tête. Toi, Gabriel, avait-il dit en me pointant du doigt, tu es un vrai Tutsi, on ne sait jamais ce que tu penses.
Là, moi non plus je ne savais pas ce que je pensais. De toute façon, que peut-on penser de tout ça ? Alors j’ai demandé :
– La guerre entre les Tutsi et les Hutu, c’est parce qu’ils n’ont pas le même territoire ?
– Non, ça n’est pas ça, ils ont le même pays.
– Alors... ils n’ont pas la même langue ?
– Si, ils parlent la même langue.
– Alors, ils n’ont pas le même dieu ?
– Si, ils ont le même dieu.
– Alors... pourquoi se font-ils la guerre ?
– Parce qu’ils n’ont pas le même nez. 
– Ouais, et lui là-bas, avec le chapeau, il est immense, tout maigre avec un nez tout fin, c’est un Tutsi.
– Et lui, là-bas, avec la chemise rayée, c’est un Hutu.
– Mais non, regarde, il est grand et maigre.
– Oui, mais il a un gros nez !
C’est là qu’on s’est mis à douter de cette histoire d’ethnies. Et puis, Papa ne voulait pas qu’on en parle. Pour lui, les enfants ne devaient pas se mêler de politique. Mais on n’a pas pu faire autrement. Cette étrange atmosphère enflait de jour en jour. Même à l’école, les copains commençaient à se chamailler à tout bout de champ en se traitant de Hutu ou de Tutsi. Pendant la projection de Cyrano de Bergerac, on a même entendu un élève dire : « Regardez, c’est un Tutsi, avec son nez. » Le fond de l’air avait changé. Peu importe le nez qu’on avait, on pouvait le sentir.
La discussion s’était arrêtée là. C’était quand même étrange cette affaire. Je crois que Papa non plus n’y comprenait pas grand-chose. À partir de ce jour-là, j’ai commencé à regarder le nez et la taille des gens dans la rue. Quand on faisait des courses dans le centre-ville, avec ma petite sœur Ana, on essayait discrètement de deviner qui était Hutu ou Tutsi. On chuchotait :
– Lui avec le pantalon blanc, c’est un Hutu, il est petit avec un gros nez.

 

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11 février 2017

Trois jours et une vie - Pierre Lemaitre

Prix Audiolib 2017

Trois jours et une vie Trois jours et une vie_albinmichel Trois jours et une vie

Audiolib - juin 2016 - 6h21 - lu par Philippe Torreton 

Albin Michel - mars 2016 - 288 pages

Livre de Poche - mars 2017 - 320 pages

Quatrième de couverture :
« À la fin de décembre 1999, une surprenante série d'événements tragiques  s'abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt. Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir. Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien... » 

Auteur : De Travail soigné à Sacrifices, ses cinq romans noirs couronnés par de nombreux prix ont valu à Pierre Lemaitre un succès critique et public exceptionnel. Avec Au revoir là-haut, Prix Goncourt 2013, puis Trois jours et une vie, il continue une œuvre littéraire qui confirme un grand écrivain. Il maîtrise l'art de construire des intrigues tenues par d'invisibles fils et des retournements spectaculaires. 

Lecteur : Issu du Conservatoire National d'Art Dramatique où il y a enseigné, Philippe Torreton était pensionnaire de la Comédie Française de 1990 à 1994 et sociétaire de 1994 à 2000. Comédien de théâtre et de cinéma, il a interprété tant de prestigieux rôles iques (ScapinTartuffe...), qu'engagés (Capitaine Conan de Bertrand Tavernier lui vaut le César du meilleur acteur en 1997). Il a reçu en 2014 le Molière du comédien pour Cyrano de Bergerac, où il tient le rôle-titre. Il est également l'auteur et l'interprète de Mémé, hommage tendre à sa grand-mère et grand succès de librairie.

Mon avis : (écouté en février 2017)
Voilà un roman noir, prenant et captivant que j'ai beaucoup aimé. 
Tout commence fin 1999, à Beauval, petite commune rurale imaginaire, le petit Rémi Desmedt a disparu. Comme dans la série Colombo, dès le début l'auteur dévoile au lecteur le nom du coupable, il s'agit d'Antoine, 12 ans. Ce dernier était venu se réfugier dans le bois de Saint Eustache, plein de chagrin après la mort accidentelle du chien Ulysse. Lorsque son petit voisin, le petit Rémi est venu le rejoindre, Antoine est pris dans un excès de colère et donne un coup mortel à Rémi et ce dernier s'effrondre. Antoine réalise alors que le jeune garçon est mort. Il comprend qu'il a fait une énorme bêtise et au lieu de prévenir les secours, il fait tout pour cacher son acte. En quelques secondes, Antoine est devenu un assassin sans l'avoir voulu. Ensuite, il est pris dans l'engrenage de ses mensonges et il devient prisonnier de son secret...
Difficile d'en dire plus sans dévoiler quelques retournements de situations et quelques surprises de ce roman...
Le lecteur s'attache à Antoine qui voit sa vie bouleversée par ce geste funeste. Antoine est rongé par les remords, il a tellement peur des conséquences de son geste sur sa mère, sur la famille de la victime et bien sûr pour lui-même...
La lecture de Philippe Torreton est très agréable à écouter. 
L'entretien bonus du livre audio est une interview de Philippe Torreton (le lecteur) par Pierre Lemaitre (l'auteur), c'est intéressant mais cela n'apporte rien de plus sur le roman, dommage...

Extrait : (début du livre)
À la fin de décembre 1999 une surprenante série d’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt. Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir.
Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien. Ulysse. Ne cherchez pas la raison pour laquelle son propriétaire, M. Desmedt, avait donné à ce bâtard blanc et fauve, maigre comme un clou et haut sur pattes, le nom d’un héros grec, ce sera un mystère de plus dans cette histoire.
Les Desmedt étaient les voisins et Antoine, qui avait alors douze ans, était d’autant plus attaché à ce chien que sa mère avait toujours refusé les animaux à la maison, pas de chat, pas de chien, ni de hamster, rien, ça fait des saletés.
Ulysse venait volontiers à la grille lorsque Antoine l’appelait, il suivait souvent la bande de copains jusqu’à l’étang ou dans les bois alentour et quand Antoine s’y rendait seul, il l’emmenait toujours avec lui. Il se surprenait à lui parler comme à un compagnon. Le chien penchait la tête, sérieux et concentré, puis soudain détalait, signe que l’heure des confidences venait de s’achever.
La fin de l’été avait été assez occupée par la construction d’une cabane avec les copains de la classe dans le bois, sur les hauteurs de Saint-Eustache. C’était une idée d’Antoine que, comme d’habitude, Théo avait présentée comme la sienne, s’arrogeant ainsi le commandement des opérations. Le magistère de ce garçon sur la petite bande était dû au fait qu’il était à la fois le plus grand de tous et le fils du maire. Ce sont des choses qui comptent dans une ville comme Beauval (on déteste les gens qu’on réélit régulièrement, mais on considère le maire comme un saint patron et son fils comme un dauphin, cette hiérarchie sociale qui prend naissance chez les commerçants s’étend aux associations et, par capillarité, gagne les cours d’écoles). Théo Weiser était aussi le plus mauvais élève de sa classe, ce qui apparaissait, aux yeux de ses camarades, comme une preuve de caractère. Lorsque son père lui flanquait une tannée – ce qui n’était pas rare –, Théo arborait ses bleus avec fierté, comme le tribut payé par les esprits supérieurs au conformisme ambiant. Il faisait aussi pas mal d’effet sur les filles, moyennant quoi, chez les garçons, il était redouté et admiré, mais n’était pas aimé. Antoine, lui, ne demandait ni ne jalousait rien. La construction de la cabane suffisait à son bonheur, il ne lui était pas nécessaire d’être chef.

Déjà lu du même auteur : 

 robe_de_mari__ Robe de marié Alex_cd Alex 9782226249678g Au revoir là-haut

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01 février 2017

Prix Audiolib : les premiers livres audio sont arrivés !

Prix Audiolib 2017

Dix jours après après avoir découvert la liste de présélection, je viens de recevoir 
les premiers livres audio sélectionnés pour le Prix Audiolib 2017  

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De belles heures de lecture en perspective...

1ère lecture : Trois jours et une vie - Pierre Lemaitre

 

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19 janvier 2017

La Présélection Audiolib 2017

La liste des titres sélectionnés pour le Prix Audiolib 2017 est arrivée !

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J'ai déjà lu "papier" Petit Pays et beaucoup aimé
J'ai reçu la semaine dernière en SP, la version papier de Jeux de miroirs
Trois jours et une vie et Opération Napoléon étaient déjà dans ma LAL...
Je suis curieuse de découvrir Ma part de Gaulois (j'avais vu le passage de l'auteur dans l'émission On n'est pas couché) 
et ce matin, j'ai failli demander Le dernier des nôtres à Masse Critique de Babelio...
Enfin, je ne sais que penser de Born to run, Désorientale, The Girls et Voici venir les rêveurs...

@@@

J'attend maintenant avec impatience l'arrivée dans ma boîte aux lettres des premiers livres-audio !

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18 janvier 2017

Prix Audiolib 2017...

 

Prix Audiolib 2017

Je viens d'apprendre la très bonne surprise :
je suis retenue pour le Prix Audiolib 2017 !

A partir de février, je recevrai une sélection de 
10 livres audio (parus entre mai 2016 et avril 2017).

Après écoute, je devrais classer mes 5 préférés.

Les 5 premiers titres choisis par le jury des bloggueurs seront alors soumis au vote du public.  

A suivre...

... dans quelques jours, avec la révélation de la sélection 2017 !

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07 octobre 2016

Résultat du Prix Audiolib 2016

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La remise du Prix Audiolib 2016 avait lieu hier soir dans le cadre sympathique
du restaurant "Chez Vous" (Paris 9ème)

Les 5 livres finalistes sont mis en valeur dans le décor 

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19h30 : L'annonce des résultats commence, présentations des 5 livres finalistes,
leurs auteurs et leurs lecteurs... Remerciements aux éditeurs, aux partenaires...

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Seules sont présentes Delphine de Vigan et sa lectrice Marianne Epin 

Il faut dire que parmi les finalistes, il n'y a que deux vivantes :
Paula Hawkins et Delphine de Vigan 

Il n'y a donc pas trop de surprise lorsqu'on annonce que
le livre gagnant est "D'après une histoire vraie" !

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un petit mot de remerciement de Delphine de Vigan

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puis de Marianne Epin qui nous fait également la lecture d'un petit extrait

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Delphine de Vigan et Marianne Epin ont reçu un trophé (en chocolat)

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Photo finale avec Audiolib, les lauréates et partenaire ou éditeur

Ce n'était mon livre favori, mais j'aime l'auteur et j'étais donc ravie pour elle.
Après la sélection des 5 livres finalistes, je me doutais que le prix irait
soit à Delphine de Vigan, soit à Paula Hawkins qui étaient les seuls livres "modernes" de la sélection.
Les 3 autres étant des oeuvres du XXème siècles...

Des fleurs pour Algernon - Daniel Keyes (1959)
Ne tirez-pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee (1960) 
Si c'est un homme - Primo Levi (1958)

 

 

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06 octobre 2016

Remise du Prix Audiolib 2016

C'est ce soir... et j'y serai...

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Voilà les 5 finalistes :

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Qui sera l'heureux lauréat ou l'heureuse lauréate...

 ?

 

Voilà une photo en attendant un petit compte-rendu...

 

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