30 octobre 2009

Lune noire – John Steinbeck

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traduit de l'anglais par Jean Pavans

Jean-Claude Lattès - août 1994 – 175 pages

LGP – septembre 1996 – 157 pages

Présentation : Les échos de la guerre ne parvenaient qu'à peine dans ce village perdu au fin fond de la Scandinavie. Jusqu'au jour où les premiers soldats nazis apparurent au sommet de la côte...
Quel comportement adopter ? C'est finalement une forme de résistance qui va prévaloir, malgré ceux qui, à l'instar du commerçant Corell, préfèrent jouer le jeu de l'occupant. Une résistance sourde, silencieuse, obstinée, animée par le maire, Orden, et son vieil ami le médecin Winter, qui va d'abord contraindre l'ennemi à la terreur, puis l'acheminer peu à peu vers l'angoisse, le désespoir...
C'est en 1942 que l'auteur de
A l'est d'Eden - plus tard prix Nobel de littérature - publia ce roman, édité clandestinement en France. Un huis clos où le village, cerné par la neige, apparaît peu à peu comme un microcosme de l'Europe confrontée à la barbarie totalitaire.

Auteur : Né en Californie en 1902, John Steinbeck y passe quarante ans de sa vie, y fait des études sans décrocher d'ailleurs aucun diplôme. Après des débuts difficiles, sa carrière de romancier prend un nouveau tour avec le succès des 'Souris et des hommes' puis des 'Raisins de la colère', récompensé par le prix Pulitzer en 1939. Il s'installe à New York en 1950 et se révèle être un chroniqueur et polémiste infatigable. Il prend position contre le maccarthysme aux Etats-Unis mais contre le communisme à l'étranger, et soutient le président Johnson pendant la guerre du Vietnam. Car si Steinbeck est surtout connu pour ses romans toujours beaucoup lus, il fut aussi reporter de guerre. D'abord pour le New York Herald Tribune pendant la Seconde Guerre mondiale, puis en 1966 au Vietnam. Son oeuvre, couronnée par le prix Nobel en 1962, a suivi une évolution significative. En effet, Steinbeck s'intéresse d'abord à la nature qui l'entoure, il adopte ensuite une approche teintée de déterminisme dans son traitement des rapports humains. Mais après 1945, il finit par prôner une morale de la responsabilité individuelle. Il est décédé à New York en 1968.

Mon avis : (lu en octobre 2009)

J'ai découvert ce livre grâce au blog de Gambadou. Et j'ai trouvé ce livre vraiment intéressant d'autant plus qu'il a été écrit en 1942. L'action se situe dans un village au bout du monde en Scandinavie qui jusqu'à ce jour vivait paisiblement à l'écart de la guerre qui faisait rage en Europe. Ce village est facilement envahi par une unité allemande grâce à la complicité d'un homme du village. Le village va se diviser en trois : les collaborateurs qui pensent que l'ordre nazi est une bonne chose, les soldats allemands qui occupent la ville et les villageois qui résistent plus ou moins activement. A travers les dialogues entre le maire, le chef des soldats et le collaborateur nous allons suivre la vie du village qui évolue avec le temps. Le maire veut protéger sa ville mais se refuse de collaborer. Le collaborateur est rejeté du village. Et les soldats nazi sont surpris du mauvais accueil qu'on leur fait, ils pensaient être accueilli comme des sauveurs. Les habitants se mobilisent pour résister car ils se refusent à perdre leur liberté.

Ce livre est une parabole qui décrit parfaitement la façon dont les gens peuvent réagir en temps de guerre face à l'envahisseur. Il faut noter que lors de la parution du livre en 1942, il a été diffusé «sous le manteau».

A découvrir sans tarder.

Extrait : (début du livre)

A dix heures quarante-cinq tout était terminé. La ville était occupée, les défenseurs étaient décimés, et la guerre était finie. L'envahisseur avait soigneusement préparé cette campagne, comme les plus importantes. Ce dimanche matin-là, le facteur et le policier étaient allés pêcher dans le bateau de Mr. Corell, le commerçant si populaire. Il leur avait prêté son voilier pour la journée. Le facteur et le policier se trouvaient à plusieurs milles en mer lorsqu'ils virent le sombre petit bâtiment de transport les croiser tranquillement, chargé de soldats. Comme employés de la ville, c'était nettement leur affaire, et tous deux décidèrent de changer de cap, mais bien sûr le bataillon avait débarqué avant qu'ils ne parvinssent à port. Le policier et le facteur ne purent même pas entrer dans leurs bureaux à la mairie, et quand ils insistèrent sur leurs droits, ils furent faits prisonniers de guerre et incarcérés dans la prison municipale.

Les troupes locales – les douze hommes qui les composaient – étaient également sorties ce dimanche matin, car Mr. Corell, le commerçant si populaire, avait offert un déjeuner, avec cibles, cartouches et prix pour un concours de tir ayant lieu à dix kilomètres de distance, dans les collines, dans une charmante clairière lui appartenant. Les troupes locales – de grands garçons débraillés – entendirent les avions et virent au loin les parachutes, et revinrent en ville à toutes jambes. Lorsqu'ils arrivèrent, l'envahisseur avait déjà bordé la route de mitrailleuses. Les soldats débraillés, n'ayant que très peu d'expérience de la guerre et aucune de la défaite, ouvrirent le feu avec leurs fusils. Les mitrailleuses crépitèrent un moment, six soldats furent transformés en cadavres criblés, trois autres en moribonds criblés, et les trois derniers s'enfuirent dans les collines avec leurs fusils.

A dix heures trente la fanfare de l'envahisseur jouait une belle musique sentimentale sur la place, tandis que les citadins l'écoutaient bouches bées et regards étonnés, en fixant les hommes aux casques gris qui portaient des mitraillettes sous le bras.

A dix heures trente-huit, les six cadavres criblés étaient enterrés, les parachutes étaient repliés, et le bataillon était cantonné dans l'entrepôt de Mr. Corell, sur la jetée, qui avait sur ses rayons des couvertures et des lits de camp pour un bataillon.

A dix heures quarante-cinq, le vieux maire Orden avait reçu des envahisseurs la demande formelle d'accorder une audience au colonel Lanser, audience qui était fixée à onze heures précises dans le palais de cinq pièces du maire.

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22 septembre 2009

Maus : un survivant raconte - Art Spiegelman

maus1 1 - Mon père saigne l'histoire

Flammarion – janvier 1994 – 159 pages

Prix Pulitzer 1992

maus2 2 - Et c'est là que mes ennuis ont commencé

Flammarion – janvier 1994 – 135 pages

Maus L'Intégrale, Maus : un survivant raconte

Flammarion – novembre 1998 – 296 pages 

Description
Maus raconte la vie de Vladek Spiegelman, rescapé juif des camps nazis, et de son fils, auteur de bandes dessinées, qui cherche un terrain de réconciliation avec son père, sa terrifiante histoire et l'Histoire. Des portes d'Auschwitz aux trottoirs de New York se déroule en deux temps (les années 30 et les années 70) le récit d'une double survie : celle du père, mais aussi celle du fils, qui se débat pour survivre au survivant. Ici, les Nazis sont des chats et les Juifs des souris.

Auteur : Art Spiegelman est un illustrateur et auteur de bande dessinée américain, né le 15 février 1948 à Stockholm (Suède). Figure phare de la bande dessinée underground américaine des années 1970-1980, il est à partir du milieu des années 1980 surtout connu pour sa bande dessinée Maus, qui lui a valu un Prix Pulitzer. C'est également un illustrateur reconnu. Il vit à New York avec sa femme, Françoise Mouly.

Mon avis : (lu en septembre 2009)

C'est un témoignage d'une force exceptionnelle. Art Spiegelman nous raconte l’histoire de son père, juif en Pologne au pire moment et rescapé d'Auschwitz. Il nous raconte aussi son histoire à lui aussi : Art, le fils, part à la recherche de la mémoire de Vladek, le père. Les relations sont difficiles entre le père et le fils, ils se chamaillent sans cesse et les deux histoires s'entremêlent habilement : les dialogues entre père et fils où Art essaie de soutirer la mémoire de Vladek et bien sûr les terribles souvenirs du père vrais moments d’Histoire. La vie de Vladek Spiegelman, marchand juif plus vrai qu'une caricature, est décrite sans complaisance. Sont présentes également, les persécutions nazies, depuis le début de la Seconde Guerre mondiale et l'invasion de la Pologne jusqu'à l'effondrement du Troisième Reich et l'immédiat après-guerre. Témoignage sur la Shoah, cette œuvre aborde la question de la survie à tout prix quand la loi est celle du plus fort, de l'antisémitisme juste après la Seconde Guerre mondiale.

Art Spiegelman a choisi de représenter les différentes nationalités par des animaux. Pour les Juifs, il a choisi une souris (Maus en allemand) c'est aussi en hommage à une célèbre Mouse américaine puisque le petit Mickey avait été mis à l'index des nazis.Les Allemands sont des chats, les Français des grenouilles, les Américains des chiens, les Polonais par des porcs. Les dessins permettent d'atténuer l'horreur que constitue ce qu'ont vécu les Juifs à l'époque, tout en exprimant le caractère sombre des événements grâce à la réalisation en noir et blanc.

Le résultat est efficace, puisque cette BD ne laisse pas indifférent, marque durablement les esprits et a un impact très puissant. C’est une œuvre très pédagogique à conseiller très vivement et à faire lire également à des ados.

Extrait :

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10 août 2009

Le poids des secrets, Tome 1: Tsubaki – Aki Shimazaki

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Leméac/Actes sud - septembre 1999 – 121 pages

Actes Sud – octobre 2005 – 114 pages

Présentation de l'éditeur
Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d'abord à Tokyo puis à Nagasaki. Elle reconstitue le puzzle d'une vie familiale marquée par les mensonges d'un père qui l'ont poussée à commettre un meurtre.
Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n'échappe à son destin.

Biographie de l'auteur
Née au Japon, Aki Shimazaki vit à Montréal depuis 1991. Bien que sa langue maternelle soit, le japonais, elle écrit tous ses livres directement en français. Tsubaki est le premier volet de sa pentalogie Le Poids des secrets, qui comprend également
Hamaguri, Tsubame, Wasurenagusa et Hotaru (tous publiés par Leméac/Actes Sud). Elle a remporté le prix Ringuet de l'Académie des lettres du Québec pour Hamaguri et le prix Canada-Japon pour Wasurenagusa.

Mon avis : (lu en août 2009)

J'ai découvert ce titre grâce à la blogosphère. Tsubaki (qui signifie camélia en japonais) est le premier tome de la série Le poids des secrets d'Aki Shimazaki.

C'est l'histoire d'une Japonaise qui laisse une lettre à sa fille dans laquelle elle raconte sa vie, son enfance à Nagasaki, de la bombe atomique, mais surtout elle va dévoiler des secrets de famille. Les personnages de cette histoire sont profondément attachants et humains, et en toile de fond nous assistons à l'horreur de la Seconde Guerre Mondiale et des bombes atomiques ...

Le livre est très court et se lit très vite, trop vite. L'écriture est juste, subtile pleine d'une poésie délicate dans la pure tradition japonaise. Ce récit est émouvant et j'ai vraiment hâte de pouvoir lire la suite de cette série.

Extrait : (début du livre)

Il pleut depuis la mort de ma mère. Je suis assise près de la fenêtre qui donne sur la rue. J'attends l'avocat de ma mère dans son bureau où travaille une seule secrétaire. Je suis ici pour signer tous les documents relatifs à l'héritage : l'argent, la maison et le magasin de fleurs dont elle s'occupait depuis le décès de mon père. Il est mort d'un cancer de l'estomac voilà sept ans. Je suis la seule enfant de la famille et la seule héritière déclarée.
Ma mère tenait à la maison. C'est une vieille maison entourée d'une haie d'arbustes. Derrière, un jardin avec un petit bassin rond et un potager. Au coin, quelques arbres. Parmi eux, mes parents avaient planté des camélias peu après l'achat de la maison. C'était ma mère qui aimait les camélias.

Le rouge des camélias est aussi vif que le vert des feuilles. Les fleurs tombent à la fin de la saison, une à une, sans perdre leur forme : corolle, étamines et pistil restent toujours ensemble. Ma mère ramassait les fleurs par terre, encore fraîches, et les jetait dans le bassin. Les fleurs rouges au cœur jaune flottaient sur l'eau pendant quelques jours.

Un matin, elle dit à mon fils : « J'aimerais mourir comme tsubaki. Tsubaki, c'est le nom du camélia en japonais. »

Maintenant, comme elle le voulait, ses cendres sont répandues sur la terre autour des camélias alors que sa pierre tombale est à côté de celle de mon père au cimetière.

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28 juin 2009

Les carnets de guerre de Victorien Mars - Maxence Fermine

les_carnets_de_guerre_de_Victorien_Mars Albin Michel – octobre 2008 – 192 pages

Quatrième de couverture : « Cette histoire commence comme ça. On est tous les cinq dans cette tranchée qui n 'est pas la nôtre. Trois agenouillés au sol et deux debout. J'ai un pistolet sur la tempe. De l'autre côté du pistolet, il y a un soldat français. Et j'attends qu'il tire. »
Verdun, avril 1916. En première ligne, l'épouvante des tranchées: un gouffre de peur, de faim, de froid. Mais pas seulement. Non loin de l'ennemi déclaré, un autre, plus sournois, sévit. Un adjudant qui se repaît de la souffrance de ses hommes. Un bourreau que la guerre, enfin, autorise à tuer.
Dans ce roman atypique et dérangeant, Maxence Fermine explore cette « mise entre parenthèses de la vie » qu'impose la guerre. Mais plus que l'horreur du conflit, c'est, sous un angle humain, l'enfer psychologique et les sentiments extrêmes suscités par la crainte de la mort qu'il met en abyme avec un incontestable talent.

Auteur : Né à Albertville en 1968, écrivain ayant vécu entre Paris et l'Afrique, Maxence Fermine est l'auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles. En 1999, il se lance en publiant 'Neige' qui est une agréable surprise. Fort de ce premier succès, l'auteur se consacre pleinement à l'écriture. Toujours en 1999, il dévoile son deuxième roman, 'Le Violon noir'. En 2000, il écrit 'L' Apiculteur' qui reçoit le Prix del Duca et le Prix Murat en 2001. La même année, il co-écrit 'Sagesses et malices de Confucius le roi sans royaume' avec Olivier Besson. Véritable bourreau de travail, il enchaîne avec 'Opium' en 2002, 'Billard blues', 'Jazz blanc' et 'Poker' en 2003. En 2004, il décroche le Prix Europe 1 grâce au roman 'Amazone'. S'en suit les romans 'Tango Massaï' en 2005 et 'Le labyrinthe du temps' en 2006. En 2007, Maxence Fermine publie 'Le Tombeau d'étoiles'.

Mon avis : (lu en juin 2009)

Le narrateur, Victorien nous raconte le cauchemar de la Guerre 14-18 : la vie dans les tranchées. Il y a la peur, la faim, le froid... Dans les tranchées au delà du no man's land, il y a les ennemis allemands, mais l'ennemi peut aussi être dans son propre camp. Ici c'est le cruel As de Pique, un criminel devenu adjudant au début de la guerre et qui se joue de la mort : il revient toujours seul et indemne de toutes ses missions, pour lui la guerre, c'est le meurtre autorisé. Ce livre nous plonge dans le monde sombre de la guerre et de ses atrocités, mais surtout nous montre l'enfer psychologique que peut subir les soldats.

Le récit est simple, Victorien nous raconte sa guerre au front, jour après jour, il se battra à Ypres puis à Verdun. il s'interroge sur le comportement des officiers, à l'abri dans leurs bureaux et qui envoient au feu les hommes sans aucune considération pour la vie. J'ai trouvé ce livre intéressant pour son côté historique et très facile à lire. Il est pourtant très différent des premiers livres de Maxence Fermine.

Extrait : (début du livre)

C'est en avril 1916 que tout a commencé, dans une tranchée lugubre où pleuvaient les obus et les balles par centaines, sous un ciel obscur formant une voûte de fer, de grisaille, d'acier et de sang.

Ce spectacle, c'était la guerre. Et elle allait durer deux années de plus, même si nous ne le savions pas encore. Une guerre sans merci, dans laquelle nous n'étions que de bien piètres figurants. Je me souviens qu'il faisait horriblement froid. Le sol était recouvert d'un mélange de boue et de neige fondue qui collait à nos bottes et nous maculait jusqu'à l'entrecuisse. Chacun de nos pas était un supplice. Nos mains étaient pleines d'engelures, nos membres, nos corps engourdis, transis depuis des heures. Mais nous aurions eu tort de nous plaindre, souffrir c'est vivre encore. Car dans le long boyau de terre qui nous servait de refuge, une multitude de morts à demi enterrés attendaient en vain une sépulture plus décente que ce cimetière à ciel ouvert.

Nous étions entrés dans les ténèbres de l'humanité, aux frontières du néant, un champ de destruction où se dispersaient les dernières cendres du vivant. Un champ de mitraille qu'on appelait Verdun.

Cette tranchée n'était pas la nôtre. C'était celle de l'ennemi. Celle des Allemands, où nous aurions jamais dû aller, et d'où, peut-être, nous ne ressortirions jamais. Pourtant, des Allemands, il n'y en avait plus guère. Ou bien réduits en bouillie, amas d'os et de chair sanglante exposés aux quatre vents. Les derniers avaient été délogés avec fracas par notre armée et s'étaient repliés quelques dizaines de mètres plus loin. Pour notre état-major comme pour la Nation tout entière, ce recul constituait une immense victoire, même si nous n'étions pas dupes et que nous savions, nous, les soldats de troupe, que ce succès temporaire ne servirait à rien.

(…)

Le soleil se couchait à l'ouest. Il était peut-être six heures du soir, six heures et demie à tout prendre. L'heure de la brune. Bientôt, il ferait noire et nous serions plongés dans l'obscurité la plus totale. Nous n'étions plus que quatre hommes de la compagnie. Quatre survivants, c'était tout ce qui subsistait de l'Escouade des Braves.

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