20 avril 2012

Le Chien des Baskerville - Arthur Conan Doyle

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traduit de l'anglais

Hachette – janvier 1907

J'ai Lu – 1961

J'ai Lu – 1964

Livre de Poche – 1966 – 256 pages

Livre de poche – septembre 1967 – 256 pages

Gallimard – janvier 1976

Pocket – janvier 1981 – 191 pages

Livre de poche – janvier 1988 – 256 pages

Pocket – septembre 1988 – 190 pages

Pocket – juillet 1995 – 190 pages

Livre de poche Jeunesse - 1994 – 316 pages

Nathan – octobre 1998 – 194 pages

Flammarion - avril 1999 – 270 pages

Folio junior - avril 1999 – 300 pages

Librio – mai 1999 – 187 pages

Gallimard – juin 2001 – 349 pages

Folio jeunesse - novembre 2001 –

Livre de poche Jeunesse – février 2002 – 282 pages

Pocket – février 2002 – 191 pages

Librio – juin 2003 -

Librio – juin 2003 – 187 pages

Hachette éducation – février 2004 -

Pocket – novembre 2004 – 191 pages

Litté Geo Ado - octobre 2006 -

Livre de poche Jeunesse - décembre 2007 – 316 pages

Folio jeunesse - janvier 2008 – 264 pages

Dodo Press – janvier 2009 – 216 pages

Larousse – septembre 2011 -

traduit de l'anglais par Bernard Tourville

Titre original : The Hound of the Baskervilles, 1902

Quatrième de couverture : 
Un chien diabolique parcourt une lande désolée du Devonshire et Sir Henry, dernier héritier des Baskerville, commence à croire qu’il va subir le sort tragique de ses ancêtres, victimes d’une étrange malédiction. Sherlock Holmes, toujours rationnel, ne croit pas aux mystères et il envoie son ami Watson observer le pays et ses habitants. Il découvre des serviteurs silencieux, un criminel en fuite, un chasseur de papillons et d’autres personnages étonnants. Le célèbre détective devra finalement affronter un ennemi d’une intelligence redoutable.

Auteur : Sir Arthur Ignatius Conan Doyle, né le 22 mai 1859 à Édimbourg et mort le 7 juillet 1930 à Crowborough, dans le Sussex, est un écrivain et médecin écossais. Il doit sa célébrité à ses romans mettant en scène le détective Sherlock Holmes, considérés comme une innovation majeure du roman policier, et les aventures du professeur Challenger. Cet écrivain prolifique a également été l'auteur de livres de science-fiction, de romans historiques, de pièces de théâtre, de poésies et d'œuvres historiques. Conan Doyle était lié à l'écrivain J. M. Barrie. Il a été fait Chevalier par le roi Édouard VII le 24 octobre 1922.

 

Mon avis : (relu en avril 2012)
J’ai déjà lu ce livre lorsque j’étais adolescente mais je n’en avais plus aucun souvenir. C’est l’enquête la plus célèbre de Sherlock Holmes.
Dans le Devonshire, une terrible malédiction pèse sur la famille de Baskerville. Depuis des générations, « un chien de l'enfer » serait la cause des morts et des membres de la famille. La mort de Sir Charles Baskerville dans des circonstances troubles, ravive cette légende. Le seul héritier Sir Henry est lui-même averti par une lettre anonyme qu'il est menacé d'un très grave danger. Sherlock Holmes et le Docteur Watson vont mener une enquête efficace et pleine de suspense. Le lecteur suit pas à pas l'enquête, les observations puis les déductions de Sherlock Holmes. Le cadre de l'enquête dans cette lande mystérieuse et brumeuse rend encore plus forte l'atmosphère pesante du lieu.
C'est une réussite totale que j'ai relu avec beaucoup de plaisir.

 

J’ai eu l’occasion, il y a quelques semaines de voir à la télévision l’adaptation très réussite de cette enquête dans la série policière britannique Sherlock (2ème épisode de la saison 2) créée par Mark Gatiss et Steven Moffat et diffusée depuis le 25 juillet 2010 sur BBC One avec comme acteurs Benedict Cumberbatch et Martin Freeman.  

Extrait : (début du livre)
Ce matin-là, M. Sherlock Holmes qui, sauf les cas assez fréquents où il passait les nuits, se levait tard, était assis devant la table de la salle à manger. Je me tenais près de la cheminée, examinant la canne que notre visiteur de la veille avait oubliée. C’était un joli bâton, solide, terminé par une boule — ce qu’on est convenu d'appeler « une permission de minuit ».

Immédiatement au-dessous de la pomme, un cercle d’or, large de deux centimètres, portait l’inscription et la date suivantes : « À M. James Mortimer, ses amis du C. C. H. — 1884 ».
Cette canne, digne, grave, rassurante, ressemblait à celles dont se servent les médecins « vieux jeu ». « Eh bien, Watson, me dit Holmes, quelles conclusions en tirez-vous ? »
Holmes me tournait le dos et rien ne pouvait lui indiquer mon genre d’occupation.
« Comment savez-vous ce que je fais ? Je crois vraiment que vous avez des yeux derrière la tête.
— Non ; mais j’ai, en face de moi, une cafetière en argent, polie comme un miroir. Allons, Watson, communiquez-moi les réflexions que vous suggère l’examen de cette canne. Nous avons eu la malchance de manquer hier son propriétaire et, puisque nous ignorons le but de sa visite, ce morceau de bois acquiert une certaine importance.
— Je pense, répondis-je, suivant de mon mieux la méthode de mon compagnon, que le docteur Mortimer doit être quelque vieux médecin, très occupé et très estimé, puisque ceux qui le connaissent lui ont donné ce témoignage de sympathie.
— Bien, approuva Holmes… très bien !
— Je pense également qu’il y a de grandes probabilités pour que le docteur Mortimer soit un médecin de campagne qui visite la plupart du temps ses malades à pied.
— Pourquoi ?
— Parce que cette canne, fort jolie quand elle était neuve, m’apparaît tellement usée que je ne la vois pas entre les mains d’un médecin de ville. L’usure du bout en fer témoigne de longs services.
— Parfaitement exact ! approuva Holmes.
— Et puis, il y a encore ces mots : « Ses amis du C. C. H. ». Je devine qu’il s’agit d’une société de chasse…. Le docteur aura soigné quelques-uns de ses membres qui en reconnaissance, lui auront offert ce petit cadeau.
— En vérité, Watson, vous vous surpassez, fit Holmes, en reculant sa chaise pour allumer une cigarette. Je dois avouer que, dans tous les rapports que vous avez bien voulu rédiger sur mes humbles travaux, vous ne vous êtes pas assez rendu justice. Vous n’êtes peut-être pas lumineux par vous-même ; mais je vous tiens pour un excellent conducteur de lumière. Il existe des gens qui, sans avoir du génie, possèdent le talent de le stimuler chez autrui. Je confesse, mon cher ami, que je suis votre obligé. »

Auparavant, Holmes ne m’avait jamais parlé ainsi. Ces paroles me firent le plus grand plaisir, car, jusqu’alors, son indifférence aussi bien pour mon admiration que pour mes efforts tentés en vue de vulgariser ses méthodes, m’avait vexé. De plus, j’étais fier de m’être assimilé son système au point de mériter son approbation quand il m’arrivait de l’appliquer.
Holmes me prit la canne des mains et l’examina à son tour pendant quelques minutes. Puis, soudainement intéressé, il posa sa cigarette, se rapprocha de la fenêtre et la regarda de nouveau avec une loupe.

« Intéressant, quoique élémentaire, fit-il, en retournant s’asseoir sur le canapé, dans son coin de prédilection. J’aperçois sur cette canne une ou deux indications qui nous conduisent à des inductions. 
— Quelque chose m’aurait-il échappé ? dis-je d’un air important. Je ne crois pas avoir négligé de détail essentiel.
— Je crains, mon cher Watson, que la plupart de vos conclusions ne soient erronées. Quand je prétendais que vous me stimuliez, cela signifiait qu’en relevant vos erreurs j’étais accidentellement amené à découvrir la vérité…. Oh ! dans l’espèce, vous ne vous trompez pas complètement. L’homme est certainement un médecin de campagne… et il marche beaucoup.
— J’avais donc raison.
— Oui, pour cela.
— Mais c’est tout ?
— Non, non, mon cher Watson… pas tout – tant s’en faut. J’estime, par exemple, qu’un cadeau fait à un docteur s’explique mieux venant d’un hôpital que d’une société de chasse. Aussi, lorsque les initiales « C. C. » sont placées avant celle désignant cet hôpital, les mots « Charing Cross » s’imposent tout naturellement.
— Peut-être.
— Des probabilités sont en faveur de mon explication. Et, si nous acceptons cette hypothèse, nous avons une nouvelle base qui nous permet de reconstituer la personnalité de notre visiteur inconnu.
— Alors, en supposant que C. C. H. signifie « Charing Cross Hospital », quelles autres conséquences en déduirons-nous ?
— Vous ne les trouvez-pas ?… Vous connaissez ma méthode…. Appliquez-la ! 
— La seule conclusion évidente est que notre homme pratiquait la médecine à la ville avant de l’exercer à la campagne.

Baby Challenge Polar - Livr@ddict 2012
polar
Médaille de Bronze à 14/20

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC 2012
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"Animaux"

Challenge God Save The Livre
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19 avril 2012

Le Prince de la Brume - Carlos Ruiz Zafón

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Pocket Jeunesse - novembre 2011 - 205 pages

Robert Laffont – novembre 2011 – 210 pages

traduit de l'espagnol par François Maspero

Titre original : El principe de la niebla, 1993

Quatrième de couverture :
1943. Pour fuir la guerre, la famille Carver s'installe dans un village perdu sur la côte. Mais, à peine franchie la porte de la maison, des événements étranges se produisent... Avec leur nouvel ami Roland, Alicia et Max Carver vont peu à peu percer les secrets de la vieille demeure et apprendre l'existence d'un certain Caïn, surnommé le Prince de la Brume. Un personnage diabolique revenu s'acquitter d'une dette très ancienne... Voilà les trois enfants lancés à la découverte d'épaves mystérieuses, de statuettes enchantées, de gamins ensorcelés... 

Une aventure extraordinaire qui changera leur vie à jamais...

Auteur : Né en 1964 et vivant à Los Angeles, Carlos Ruiz Zafón est l'un des romanciers européens les plus lus à travers le monde. En 1993, L'Ombre du vent (Grasset, 2004) emballa la planète entière. En 2009 et 2010, les Éditions Robert Laffont publient Le Jeu de l'ange et Marina, dont le succès ne se dément pas. L'œuvre de Carlos Ruiz Zafón, traduite dans plus de quarante langues et publiée dans plus de cinquante pays, a été couronnée de nombreux prix prestigieux.

Mon avis : (lu en avril 2012)
Ce premier roman de Carlos Ruiz Zafón a été écrit en 1993, il ne paraît que maintenant en France.
C'est le premier épisode de la Trilogie de la brume, un livre destiné à la jeunesse mais qui se lit très bien pour un adulte. L'auteur a situé ce livre en 1943, en Angleterre. Pour échapper aux risques de la guerre en ville, la famille Carver s'installe dans un village de bord de mer. Il y a trois enfants, Max, Alicia et Irene. Leur nouvelle maison appartenait avant à un riche couple. Ils l'ont quitté après la mort de leur fils unique Jacob, alors âgé de 7 ans. Dès leur installation, il se passe de drôle de choses dans cette maison... Durant cet été, Max rencontre Roland, un adolescent du village, ce dernier l'entraîne plonger autour d'un cargo échoué dans la baie après une forte tempête plus de vingt ans plus tôt. Beaucoup de mystères entourent ces lieux, la maison, l'épave... Des ombres inquiétantes rodent... Max, Roland et Alicia vont découvrir des secrets du passé...

Voilà un livre qui se lit facilement avec une intrigue pleine d'imagination plutôt bien construite avec un certain suspens, mais peut-être pas si originale que cela car tout au long de ma lecture j'avais des impressions de déjà lu... Une lecture distrayante qui m'a fait passer un bon moment, à l'occasion je lirai peut-être la suite de la Trilogie avec Le Palais de minuit et Les Lumières de septembre.

Extrait : (début du livre)
Jamais, malgré le passage des ans, Max n'oublia cet été où, presque par hasard, il découvrit la magie et ses maléfices. C'était en 1943, et les vents de la guerre dévastaient impitoyablement le monde. A la mi-juin, le jour même où Max fêtait ses treize ans, son père, horloger et aussi inventeur à ses moments perdus, réunit tous les membres de sa famille dans le salon et leur annonça que ce jour était le dernier qu'ils passaient dans ce qui avait été leur domicile durant les dix dernières années. La famille allait déménager sur la côte, loin de la ville et de la guerre, dans une maison au bord de la plage d'une petite localité sur le rivage de l'Atlantique. 
La décision était irrévocable : ils partiraient dès le lendemain matin. En attendant, ils devaient empaqueter tous leurs biens et se préparer pour un long voyage jusqu'à leur nouveau foyer. 
La famille reçut la nouvelle sans surprise. Tous avaient déjà compris que l'idée de quitter la ville pour un endroit plus habitable trottait dans la tête de Maximilian Carver depuis longtemps - tous, à l'exception d'un seul : Max. Pour lui, cette annonce eut le même effet qu'une locomotive en folie traversant un magasin de porcelaines chinoises. Frappé de plein fouet, il en resta bouche bée et le regard absent. Durant ce court instant s'imposa à son esprit la terrible certitude que tout son univers, y compris ses amis de collège, la bande de sa rue et la boutique de journaux illustrés du coin, était sur le point de disparaître à jamais. Rayé d'un seul trait de plume. Tandis que le reste de la famille, la mine résignée, se dispersait pour préparer les bagages, Max demeura immobile en fixant son père. Le bon horloger s'agenouilla devant son fils et posa les mains sur ses épaules. Pas besoin d'un livre pour comprendre ce qu'exprimait le regard de Max. 
- Aujourd'hui, ça te paraît la fin du monde, Max. Mais je te promets que le lieu où nous allons te plaira. Tu verras, tu te feras de nouveaux amis. 
- Est-ce que c'est à cause de la guerre ? Est-ce que c'est pour ça qu'on doit partir ? 
Maximilian Carver serra son fils dans ses bras, puis, sans cesser de lui sourire, il tira de la poche de sa veste un objet brillant qui pendait au bout d'une chaîne et le lui mit dans les mains. Une montre de gousset. 
- Je l'ai faite pour toi. Bon anniversaire, Max. 
Max ouvrit la montre, qui était en argent. A l'intérieur, chaque heure était marquée par le dessin d'une lune qui croissait et décroissait en suivant la marche des aiguilles, elles-mêmes formées par les rayons d'un soleil qui souriait au coeur du cadran. Sur le couvercle, gravés dans une belle calligraphie, figuraient ces mots : La machine du temps de Max. 
Ce jour-là, sans le savoir, tandis qu'il observait la famille affairée à monter et à descendre, chargée de valises, et qu'il tenait dans sa main la montre que lui avait donnée son père, Max cessa d'un seul coup d'être un enfant. 
La nuit de son anniversaire, Max ne ferma pas l'oeil. Pendant que les autres dormaient, il attendit la venue de ce matin fatal qui devait marquer les adieux définitifs au petit univers qu'il s'était composé au long des ans. Il laissa passer les heures en silence, couché dans son lit, le regard perdu dans les ombres bleues qui dansaient au plafond de sa chambre, comme s'il espérait y découvrir un oracle capable de dessiner son destin à partir de ce jour. Il tenait toujours la montre que son père avait fabriquée pour lui. Les lunes souriantes du cadran brillaient dans la pénombre nocturne. Elles connaissaient peut-être la réponse à toutes les questions que Max avait commencé à collectionner depuis l'après-midi. 
Les premières lueurs de l'aube finirent par pointer sur l'horizon bleu. Max sauta du lit et se dirigea vers le salon. Maximilian Carver était installé tout habillé dans un fauteuil près d'une lampe, avec un livre. Max vit qu'il n'était pas le seul à avoir passé la nuit sans dormir. L'horloger lui sourit et ferma le livre. 
- Qu'est-ce que tu lis ? questionna Max en indiquant l'épais volume. 
- Un livre sur Copernic. Sais-tu qui est Copernic ? 
- Je vais au collège, papa. 
Le père avait l'habitude de poser des questions à son fils comme si celui-ci venait tout juste de dégringoler de son arbre. 
- Et que sais-tu de lui ? insista-t-il. 
- Il a découvert que la Terre tourne autour du Soleil, et non l'inverse. 
- C'est plus ou moins ça. Et sais-tu ce que cela signifie ? 
- Des problèmes, répliqua Max. 
L'horloger eut un large sourire et lui tendit le gros livre. 
- Tiens. Il est à toi. Lis-le. 
Max inspecta le mystérieux volume relié en cuir. Il semblait avoir mille ans et servir de séjour à quelque vieux génie retenu prisonnier dans ses pages par un sortilège séculaire. 
- Bon, ajouta son père. Et maintenant, qui va réveiller tes soeurs ? 
Max, sans lever les yeux du livre, fit un signe de tête pour indiquer qu'il lui cédait volontiers l'honneur de tirer Alicia et Irina, ses soeurs âgées respectivement de quinze et huit ans, de leur profond sommeil. 
Puis, pendant que son père s'en allait claironner le réveil pour toute la famille, Max prit sa place dans le fauteuil, ouvrit grand le livre et se mit à lire. Une demi-heure plus tard, la famille au grand complet franchissait pour la dernière fois le seuil de la maison, vers une nouvelle vie. L'été venait de commencer. 

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Déjà lu du même auteur : 

 l_ombre_du_vent L'ombre du vent le_jeu_de_l_Ange Le jeu de l'Ange

marina Marina – Carlos Ruiz Zafon


Challenge Voisins, voisines
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Espagne

Lu dans le cadre du Challenge Défi Premier roman
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01 avril 2012

Tout est sous contrôle – Hugh Laurie

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Sonatine - janvier 2009 – 380 pages

Points – mai 2010 – 425 pages

Pointdeux – avril 2011  - 630 pages

traduit de l'anglais par Jean-Luc Piningre

Titre original : The Gun Seller, 1996

Quatrième de couverture : 
Depuis qu'il a refusé 100 000 dollars pour liquider un homme d'affaires, la vie de Thomas Lang est un enfer. La morale est sauve, mais les conséquences seront lourdes ! Tout est sous contrôle est le premier roman de Hugh Laurie, acteur mondialement célèbre pour sa prestation dans la série Dr House.

Auteur : Scénariste et comédien, Hugh Laurie est né en 1959 à Oxford. Les droits d'adaptation de Tout est sous contrôle ont été achetés par la MGM.

Mon avis : (lu en mars 2012)
Hugh Laurie a écrit ce thriller avant le succès du Dr House.
Thomas Lang est un ancien militaire d'élite, on lui propose un contrat de 100 000 dollars pour tuer Mr. Woolf, un riche homme d'affaire londonien. Thomas refuse le « travail » et s'empresse de contacter la future victime pour la prévenir que sa tête est mise à prix. Et l'aventure commence...
C'est un roman d'espionnage parsemé de répliques où se mêlent l'ironie, le cynisme et un humour très british.
Tout comme dans la série Dr House je trouve plus amusant les frasques du cher Docteur plus que la résolution des énigmes médicales, dans ce livre ce sont les frasques et les réflexions décalées de Thomas Lang qui m'ont  plu, le côté roman d'espionnage m'a, je l'avoue, un peu ennuyé...
En effet, les bons mots de Thomas Lang deviennent vite des digressions qui parasitent l'intrigue et j'ai souvent perdu le fil de l'histoire...

Extrait : (début du livre)
Imaginez que vous deviez casser le bras de quelqu'un.
Le gauche ou le droit, aucune importance, la question étant de passer à l'acte, faute de quoi... enfin, qu'importe également. Disons seulement que, sinon, ça risque d'aller mal.
Le problème est en réalité le suivant : allez-vous au plus vite — crac ! oh, désolé, laissez-moilaissez-moi vous mettre une attelle, monsieur — ou faites-vous traîner l'affaire pendant huit bonnes minutes, en procédant par minuscules poussées, certes de plus en plus fortes, jusqu'à ce que la douleur devienne verte et rose, glacée, brûlante, et finalement insupportable au point de le faire gueuler comme un veau ?
Eh oui, bien sûr. C'est évident. La chose à faire, la seule chose à faire, c'est d'en finir le plus rapidement possible. Cassez-moi ce bras, payez la tournée, soyez un bon citoyen.
À moins que.
Que, que, que...

Et si vous détestiez la personne au bout dudit bras ? Ou, plus précisément : si vous la haïssiez grave ?
Je devais maintenant y réfléchir.
Je dis maintenant, mais en réalité je veux parler d'un moment passé ; le moment situé une fraction de seconde — quelle fraction, cependant ! — avant que mon poignet arrive aux environs de ma nuque, et que mon humérus gauche se brise en deux éléments plus ou moins faciles à recoller. Deux, voire beaucoup plus.

Parce que le bras dont on discute, voyez, c'est le mien. Pas le bras abstrait de quelque philosophe. L'os, la peau, les poils, la petite cicatrice blanche à la pointe du coude, cadeau d'un radiateur à accumulation de l'école primaire de Gateshill — tout ça, c'est à moi. C'est aussi le moment où je me demande si cet homme dans mon dos, qui me serre le poignet et le pousse avec un zèle quasi érotique en haut de ma colonne vertébrale... eh bien, si cet homme ne me haïrait pas. S'il ne me hait pas carrément.
Car il n'en finit pas.

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 Challenge Voisins, voisines
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Challenge God Save The Livre
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14 mars 2012

Jeu de pistes – Marcel Theroux

jeu_de_piste Plon – novembre 2011 – 238 pages

traduit de l'anglais par Stéphane Roques

Titre original : The Confessions of Mycroft Holmes : A Paperchase, 2001

Quatrième de couverture : 
Damien March a 35 ans. Il s'ennuie. Des nuits à écrire des voix off pour la BBC alors qu'il se rêvait grand reporter, du temps perdu, de vagues amis et quelques histoires oubliables. Jusqu'à ce télégramme : "Patrick mort. Papa". Son oncle est mort, il avait presque oublié qu'il était vivant. Pourtant il a fait de lui son unique héritier. Damien plaque tout et s'en va vivre dans la maison de Cape Cod de son oncle, ancien écrivain à succès dont l'originalité et la fantaisie peuplent ses souvenirs d'enfance. C'est un véritable cabinet de curiosités, où il déniche un manuscrit inachevé : Les Confessions de Mycroft Holmes, pastiche savoureux dont le héros est le frère méconnu de Sherlock Holmes. Et qui recèle des indices, menant eux-mêmes, de fausses pistes en détours, à un secret de famille insoupçonné. Jeu de pistes littéraire savamment mené, ce nouveau roman prouve l'étendue des talents de Marcel Theroux, son humour et son goût immodéré et exquis pour l'intrigue.

Auteur : Marcel Theroux est né en Afrique du Sud en 1968, il a grandi aux États-Unis et vit aujourd'hui en Angleterre. Il a déjà publié plusieurs romans des deux côtés de l'Atlantique, dont Au nord du monde (2010), sélectionné dans la shortlist du National Book Award 2010 et qui a remporté le Prix de l'Inaperçu 2011. Jeu de pistes, distingué par le Prix Somerset Maugham en Angleterre, est son deuxième roman traduit en France.

Mon avis : (lu en mars 2012)
J'ai découvert cet auteur avec ce livre et j'ai trouvé ce livre très agréable à lire et l'histoire très prenante.
Damien March, la trentaine, a une vie plutôt calme, il fait un travail dans l'ombre à la BBC, il n'a pas de femme. Un jour, il apprend la mort de son oncle Patrick et qu'il a hérité de sa maison qui se situe sur l'île de Ionia au large de Cape Cod. Il décide alors de quitter Londres et son travail et de s'installer pour quelques mois dans cette maison. La maison est elle-même un personnage à part entière du roman... En effet l'oncle Patrick était un écrivain ayant du succès pendant quelques temps, mais il était surtout un collectionneur de collections. Or une clause du testament stipule que rien ne devra être modifié dans la maison. La maison est le résultat d'une accumulation de bric à brac en tous genres, des souvenirs d'enfance revienne à sa mémoire et au milieu de ce fouillis, Damien va découvrir un manuscrit inachevé de son oncle : une histoire qui met en scène Mycroft Holmes, le frère aîné de Sherlock. Comme dans un jeu de pistes le lecteur est entraîné à découvrir la maison, son contenu, la personnalité de Patrick et enfin comme trésor final un secret de famille !
J'ai beaucoup aimé l'ambiance de ce livre, vivre un jour dans une petite maison dans une île et au bord de la mer a toujours été mon rêve et cette lecture m'a permis de vivre par procuration ce rêve...
Je compte poursuivre la découverte de Marcel Theroux avec son livre « Au nord du monde », présent également à la bibliothèque.

 

Extrait : (début du livre)
La nouvelle de la mort de mon oncle Patrick m'a sidéré, pas parce qu'elle était inattendue, mais parce que je le croyait mort depuis une éternité.
Patrick mort. Papa, c'est tout ce que disait le télégramme. Ma première réaction a été : Patrick qui ? Et puis je me suis rappelé.
Si j'avais pensé à lui ne fût-ce qu'une fois au long de toutes ces années, je suis sûr que je me serais rendu compte qu'il était encore en vie, même dans un monde qui n'avait plus rien à voir avec le mien. Simplement, j'avais fait de mon mieux pour oublier totalement ma famille, et j'avais beau recevoir un cadeau de Noël chaque année de la part de tante Judith à Boston, j'y arrivais plutôt bien.
Bien sûr que je me rappelais Patrick – je l'avais simplement remisé dans un compartiment de mon esprit comme une chaussette dépareillée : présent mais incomplet. Après tout, on ne disparaît pas du monde comme un signal sur l'écran d'un radar. Une vie se termine par une mort. Le télégramme était concluant : il le complétait. Patrick mort.

Et puis une chose étrange s'est produite : la nouvelle de sa mort l'a ressuscité dans mon imagination : le Patrick qui était en moi, son empreinte imperceptible mais indélébile qui était moi. Des pans entiers de ma mémoire étaient stimulés pour la première fois depuis des années. C'était comme si j'avais découvert un double fond dans une valise ; ou que mon minuscule appartement de Clapham s'était agrandi d'un étage en une nuit. J'ai pensé à Patrick et à son incroyable vieille maison à Iona, et le plus étrange, c'est qu'il a commencé à me manquer – un homme que je n'avais pas vu depuis près de vingt ans.  

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Challenge Voisins, voisines
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Challenge God Save The Livre
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Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC 2012
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"Sport/Loisirs" 

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16/50 : 
Massachusetts (2)

 

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25 décembre 2011

A l'hôtel Bertram – Agatha Christie

Lecture Commune Agatha Christie
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avec Valérie et  Enna

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Le Masque – 1967 – 251 pages

Éditions Librairie des Champs-Elysée – 1979 – 251 pages

Le Masque – juillet 1984 – 278 pages

Le Masque - août 1984 - 251 pages

Le Masque - juin 1989 - 251 pages

Livre de Poche – janvier 1992 – 278 pages

Le Masque – novembre 1999 – 280 pages

Livre de Poche – octobre 2003 – 251 pages

traduit de l'anglais par Claire Durivaux

Titre original : At Bertram’s Hotel, 1965

Quatrième de couverture :
Ah ! les muffins de l'hôtel Bertram... Ils n'ont pas leur pareil. Non plus que le thé, le personnel stylé et les clients, ladies respectables, ecclésiastiques et officiers en retraite qui viennent y retrouver l'atmosphère d'antan... Vraiment l'hôtel Bertram est plus victorien que nature, et Miss Marple se réjouit d'y passer une semaine. Et pourtant, quelques détails la troublent : cette jeune fille, Elvira, qui s'est amourachée d'un pilote de course peu recommandable, sa mère, une aventurière décidée, et ce pauvre chanoine Pennyfather qui disparaît... Il est bien étourdi, mais tout de même... Décidément, tout n'est peut-être pas aussi paisible et feutré qu'il y paraît... à l'hôtel Bertram.

Auteur :  Agatha Christie (1890-1976) est la reine incontestée et inégalée du roman policier classique. Née à Torquay, son premier roman La mystérieuse affaire de Styles est publié en 1920 et voit la naissance d’un écrivain et d’un personnage : Hercule Poirot. Très vite, sa renommée est mondiale. Elle est à la tête d’une prodigieuse production littéraire et reste aujourd’hui l’un des auteurs les plus lus à travers le monde, toutes générations confondues.

Mon avis : (lu en décembre 2011)
Miss Marple est en vacances à l'hôtel Bertram situé au cœur du West End de Londres. « L'hôtel Bertram se trouve là depuis longtemps. Durant la guerre, les maisons sur sa droite, furent démolies, ainsi que celles, un peu plus loin, sur sa gauche, mais le Bertram fut épargné. » Il fait partie des vestiges du passé, tout y respire une atmosphère édouardienne, l'ambiance y est feutrée. La réputation y est excellente.  « La clientèle du Bertram se recrutait, depuis toujours, dans la hiérarchie ecclésiastique, parmi les ladies douairières de l'aristocratie, arrivant de la campagne et les jeunes filles qui sortant d'institutions coûteuses, retournaient chez leurs parents pour les vacances. »
C'est vraiment l'hôtel Bertram le personnage central de cette enquête d'Agatha Christie. L'intrigue met beaucoup de temps à s'installer, beaucoup d'évènements autour des clients de l'Hôtel se mélangent et c'est seulement à la page 184 (pour un livre de 250 pages) que ce produit le premier meurtre ! Miss Marple est seulement présente comme (très bonne) observatrice, ce n'est pas elle qui mène l'enquête. Mais sa contribution en tant que témoin va être décisive...
Ce n'est peut-être pas la meilleure enquête d'Agatha Christie mais j'ai apprécié l'ambiance anglaise, les descriptions de la vie de cet Hôtel où le thé et les muffins n'ont pas leur pareil !

Allons voir maintenant, qu'elles sont les lectures d'Agatha Chrisitie de Valérie et  d'Enna.

Extrait : (début du livre)
Le cœur du West-End abrite de nombreuses petites rues calmes, inconnues de presque tous, sauf des chauffeurs de taxis qui les traversent avec facilité, et arrivent à Park Lane, Barkeley Square ou South Audley Street.
Si, en venant du parc, vous tournez dans une ruelle sans prétention, et tournez à nouveau une ou deux fois, à gauche puis à droite, vous aboutirez dans une rue tranquille, où se dresse l'hôtel Bertram. L'hôtel Bertram se trouve là depuis longtemps. Durant la guerre, les maisons sur sa droite, furent démolies, ainsi que celles, un peu plus loin, sur sa gauche, mais le Bertram fut épargné. Toutefois, il ne put éviter d'être meurtri et marqué de cicatrices (comme diraient les agents immobiliers), mais grâce à une somme d'argent raisonnable, il fut restauré et reprit son aspect original. En 1955, il était précisément le même qu'en 1939, imposant sans ostentation et discrètement coûteux.
La clientèle du Bertram se recrutait, depuis toujours, dans la hiérarchie ecclésiastique, parmi les ladies douairières de l'aristocratie, arrivant de la campagne et les jeunes filles qui sortant d'institutions coûteuses, retournaient chez leurs parents pour les vacances. « Il y a si peu d'endroits où une jeune fille seule soit en sécurité à Londres, mais bien sûr, le Bertram est tout à fait convenable, nous y sommes allées durant des années. »

Déjà lu du même auteur :
10_petits_negres Dix petits nègres le_crime_de_l_orient_express_1977 Le crime de l'Orient-Express
un_cadavre_dans_la_bibli_M_1994  Un cadavre dans la bibliothèque le_noel_d_HP_LM_1991 Le Noël d'Hercule Poirot


Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
voisin_voisine
Grande-Bretagne

Lu dans le cadre du Challenge Agatha Christie
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18 décembre 2011

Dans les coulisses du Musée – Kate Atkinson

Lecture Commune
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avec Valérie 

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Éditions de Fallois – septembre 1996 – 348 pages

Livre de Poche – septembre 1998 – 410 pages

traduit de l'anglais par Jean Bourdier

Titre original : Behind the scenes at the Museum, 1995

Quatrième de couverture :
Dès l'instant précis de sa conception, une nuit de 1951, la petite Ruby Lennox a commencé à voir, à comprendre, à sentir. En particulier, elle sait qu'on se serait bien passé d'elle... Et la voilà qui entreprend de nous raconter, avec un humour et une lucidité féroces, dévastateurs, son histoire, celle de ses parents George et Bunty, petits boutiquiers d'York, de ses sœurs, de toute une famille anglaise moyenne - mais assurément pas ordinaire. Mieux encore : Ruby remonte dans le passé. Si bien qu'à l'Angleterre des années cinquante et soixante se mêlent les images de tout le siècle, de deux guerres mondiales qui ont bouleversé des destinées. Dès sa parution en Angleterre, ce premier roman de Kate Atkinson a été salué comme un chef-d'œuvre, pour la subtilité de sa construction, la verve irrésistible de son écriture. Il a obtenu le prix Whitbread 1996, battant au dernier tour Salman Rushdie. En France, la rédaction de Lire l'a élu meilleur livre de l'année.

Auteur : Kate Atkinson est entrée dans la littérature par la grande porte, en 1996, avec un roman fascinant qui ne ressemblait à rien de connu, Dans les coulisses du musée, qui obtint le Prix Whitbread en Grande-Bretagne et le Prix du Meilleur Livre de l’année en France (« Lire »). Elle a publié depuis quatre autres romans : Dans les replis du temps (1998), Sous l’aile du bizarre (2000), La Souris bleue (2004) qui a obtenu le Prix Westminster du roman anglais, Les choses s’arrangent, mais ça ne va pas mieux (2006), et un recueil de nouvelles : C’est pas la fin du monde (2003). Best-seller en Grande-Bretagne, elle a connu en France des critiques élogieuses et un large public. Elle vit actuellement à Édimbourg.

Mon avis : (lu en décembre 2011)
J'ai ce livre dans ma PAL depuis un certain temps aussi lorsqu'il y a quelques jours, Valérie m'a proposée une lecture commune c'était l'occasion parfaite de le lire.
Ce livre captivant nous plonge dans le quotidien d'une famille modeste anglaise à travers le regard de Ruby, la petite dernière. Année par année, Ruby nous raconte sa vie et celle de sa famille depuis le jour de sa conception, avec de l'humour mais aussi de l'émotion.
Ruby observe sa famille et nous raconte ce qu'elle comprend ou perçoit de la part des uns ou des autres. Elle a un ton direct, sans concession. Le lecteur est captivé, il n'a de cesse de découvrir la suite de cette histoire de famille qui cache quelques secrets...
Je me suis immergée avec beaucoup de plaisir dans cette histoire de famille où il y a de nombreux personnages de différentes générations et sans oublier des flash-back dans les annexes de chaque chapitre.
C'est le deuxième livre que je lis de Kate Atkinson et je l'ai autant apprécié que le premier, je regrette mêm de ne pas l'avoir sorti de ma PAL plus tôt !

Allons voir maintenant ce qu'a pensé Valérie de ce livre.

Extrait : (début du livre)
Ça y est j’existe ! Je suis conçue alors que minuit sonne à la pendule posée sur la cheminée, dans la pièce de l'autre côté du vestibule. La pendule a appartenu autrefois à mon arrière-grand-mère (une femme nommée Alice) et c'est sa sonnerie fatiguée qui salue mon entrée dans le monde. Ma fabrication commence au premier coup de minuit et s’achève au dernier, au moment où mon père se retire de ma mère, roule de côté et se retrouve subitement plongé dans un sommeil sans rêve grâce aux cinq pintes de bière John Smith qu’il a bues au Bol-de-Punch, avec ses amis Walter et Bernard Belling. Lorsque j’ai été arrachée au néant, ma mère faisait semblent de dormir – comme elle le fait souvent en ces circonstances. Mais mon père a la santé et il ne se laisse pas décourager pour autant.
Mon père s'appelle George, et il a dix bonnes années de plus que ma mère, qui ronfle maintenant, le nez dans l'oreiller voisin. Ma mère a pour nom Berenice, mais tout le monde l'a toujours appelée Bunty.
« Bunty » ne me semble pas un nom très adulte. Ne serait-il pas préférable pour moi d'avoir une mère avec un autre prénom ? Un prénom tout simple comme Jane, ou très maternel comme Mary ? Ou bien quelque chose de romantique, quelque chose faisant un peu moins penser aux illustrés pour adolescentes sportives – Aurore, par exemple, ou Camille ? Trop tard maintenant. Le nom de Bunty va, bien sûr, être « Maman » pour les quelques années à venir, mais, au bout d'un certain temps, il ne restera plus aucune dénomination maternelle (maman, m'man, man, mama, ma, mmm) paraissant appropriée, et je renoncerai plus ou moins à l'appeler de quelque nom que ce soit. Pauvre Bunty !

Déjà lu du même auteur :

a_quand_les_bonnes_nouvelles_p A quand les bonnes nouvelles ?

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
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Grande-Bretagne, Écosse

Lu dans le cadre du Challenge Défi Premier roman
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09 décembre 2011

A propos d'un gamin – Nick Hornby

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Plon – mai 1999 – 322 pages

10/18 – janvier 2002 – 320 pages

Plon – octobre 2002 – 324 pages

Pocket jeunesse – avril 2004 – 317 pages

10/18 – mai 2006 – 316 pages

10/18 – mai 2010 – 316 pages

traduit de l'anglais par Christophe Mercier

Titre original : About a Boy, 1998

Quatrième de couverture :
Dormir toute la matinée, regarder des feuilletons l'après-midi, faire la fête la nuit : voilà le quotidien de Will. Á trente-six ans, cet éternel adolescent se complaît dans la superficialité. Les responsabilités l'effraient, les histoires d'amour l'ennuient, les enfants le fatiguent.
Jusqu'au jour où son chemin croise celui de Marcus , douze ans, qui affiche des airs désabusés, Marcus qui a l'air d'avoir vingt ans de plus! De cette rencontre improbable naît une relation cocasse qui va obliger chacun à se dévoiler. Humour et tendresse en vue.

Auteur : Nick Hornby est né en 1957. Il est devenu un auteur culte outre-Manche avec ses romans : Haute fidélité, A propos d'un gamin, La Bonté : mode d'emploi, Vous descendez ? (finaliste pour le Whitbread Award), Slam et Juliet, Naked. Il a également écrit des ouvrages de non-fiction, Carton jaune, qui obtient le William Hill Sports Book of the Year Award, et 31 songs, finaliste pour le National book Critics Circle Award. En 1999, Nick Hornby s'est vu remettre l'E.M. Forster Award de l'Académie américaine des Arts et Lettres et remporte en 2002 le W.H. Smith Award For Fiction. Il a signé récemment le scénario du film Une Education, réalisé par Lone Sherfig et nominé aux Oscars. Nick Hornby vit et travaille à Highbury, au nord de Londres.

Mon avis : (lu en décembre 2011)
Marcus est jeune garçon de douze ans, sa mère divorcée est dépressive et baba-cool. Sa mère végétarienne n'écoute que des tubes des années soixante-dix, elle habille Marcus avec des habits hors du temps… La vie à l’école est donc difficile, il est en décalage avec les camarades de son âge qui se moquent de lui… Aucun adulte ne semble le comprendre, ni sa mère toujours un peu « à côté » de la plaque, ni les professeurs…
Will a 37 ans, éternel adolescent, il collectionne les histoires d’amour, il ne travaille pas car il a hérité des droits d’auteur d’une chanson de Noël à succès écrite par son père. Pour draguer, Will a eu un jour l’idée d’aller à une réunion de parents célibataires en s’inventant un fils de 2 ans. C’est lors d’un pique-nique  organisé par l’Association que Marcus et Will vont se rencontrer. Une rencontre improbable mais qui sera pour l’un et l’autre importante. Marcus est confronté aux problèmes de l'adolescence, au regard des autres, à la dépression de sa mère. En rencontrant Marcus,  Will va se poser des questions sur sa solitude, sur sa vie oisive, sur l'amour. Il va savoir être à l’écoute de Marcus que la vie a fait grandir trop vite. Ils vont apprendre tous les deux à grandir.

L’histoire est très touchante, Marcus et Will sont très attachants. C’est un livre plein d’humour et d’émotions qui m’a fait verser ma petite larme (surtout pour le film).

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Film : Pour un garçon est un film réalisé en 2002 par Chris Weitz et Paul Weitz d'après l'œuvre de Nick Hornby avec Hugh Grant, Nicholas Hoult, Toni Collette, Rachel Weisz.
J’ai beaucoup aimé le film que j’avais vu avant de lire le livre et que j’ai revu dernièrement.
La fin du film et du livre sont différentes, mais l’esprit est le même. Dans le film, les réalisateurs privilégient la relation entre Marcus et Will, ce sont les personnages principaux de l’histoire. Dans le livre, le personnage de et d’Ellie  sont plus présents.

Extrait : (début du livre)
« Alors, vous avez cassé ?

- C'est une plaisanterie ? »
Très souvent les gens pensaient que Marcus plaisantait alors que ce n'était pas le cas. Il ne comprenait pas pourquoi. Demander à sa mère si elle avait cassé avec Roger était, pensait-il, une question tout à fait naturelle : ils s'étaient violemment disputés, puis isolés dans la cuisine pour parler tranquillement et, au bout d'un petit moment, ils étaient sortis avec un air grave, puis Roger s'était approché de lui, lui avait serré la main, souhaité bonne chance pour sa nouvelle école et était parti.
« Pourquoi je plaisanterais ?
- Alors, selon toi, qu'est-ce qui s'est passé ?
- Je pense que vous avez cassé. Je voulais juste en être sûr.
- Oui, Marcus. Il est parti. »
Il ne pensait pas pouvoir jamais s'habituer à ce genre de situations. Vraiment, il aimait bien Roger, et il leur était arrivé de sortir tous les trois ensemble ; et maintenant, manifestement il ne le reverrait jamais. Ça lui était égal, mais si on y réfléchissait, c'était quand même bizarre. Une fois, ils avaient partagé des toilettes, alors que tous les deux avaient tellement envie de faire pipi, après un trajet en voiture. On pourrait penser que si on a fait pipi avec quelqu'un, on doit garder le contact, d'une manière ou d'une autre.
« Et sa pizza ? »
Ils venaient juste de commander trois pizzas quand la dispute avait commencé et elles n'étaient pas encore arrivées.
« On se la partagera. Si on a assez faim.
- Quand même, elles sont grosses. Et est-ce qu'il n'en a pas demandé une avec du pepperoni ? »
Marcus et sa mère étaient végétariens, mais pas Roger.
« Eh bien ! On la jettera, répondit-elle.
- Ou alors on pourrait enlever le pepperoni. De toute façon je pense pas qu'ils en mettent beaucoup. Il y a surtout du fromage et des tomates.
- Marcus, pour l'instant, je n'ai vraiment pas la tête aux pizzas.
- D'accord. Désolé. Pourquoi vous avez cassé ?
- Oh... Ceci, cela... C'est difficile à expliquer. »

Déjà lu du même auteur :

Slam Slam juliet__naked Juliet, Naked  haute_fidelit__2004 Haute fidélité
 la_bont__mode_d_emploi_p2010 La Bonté : mode d'emploi

Lu dans le cadre du Nick Hornby's Challenge
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Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
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Grande-Bretagne

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06 décembre 2011

Le Noël d'Hercule Poirot - Agatha Christie

Calendrier de l'Avent
une idée de  Marmotte sur Livraddict

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Le Masque – décembre 1954 – 254 pages

Librairie Générale Française – 1965 – 249 pages

Le Masque – 1er trim 1977 – 251 pages

Le Masque – mars 1979 – 220 pages

Edito-Service S.A – 1982 – 176 pages

Le Masque – mars 1989 – 245 pages

Le Masque – novembre 1996 – 310 pages

Livre de poche – janvier 2002 – 222 pages

Livre de poche – août 2005 – 222 pages

Le Masque – décembre 2005 – 249 pages

traduit de l'anglais par Louis Postif

Titre original : Hercule Poirot's Christmas, 1939

Quatrième de couverture :
Pour la première fois depuis vingt ans, le vieux Siméon Lee a décidé de réunir tous ses enfants pour les fêtes de fin d'année. Le 24 décembre, on le trouve sauvagement assassiné dans sa chambre. Tout le monde, évidemment, détestait ce vieillard cynique : Alfred et sa femme pour la tyrannie qu'il exerçait sur leur couple, Harry pour les humiliations dont il a abreuvé sa mère, George pour la rente - trop parcimonieuse à son goût - qu'il lui sert, Harry, le fils prodigue, pour le mépris dans lequel il le tient. Et puis il y a ce mystérieux M. Farr qui vient d'Afrique du Sud. Et la jeune Pilar, la petite-fille espagnole, n'a-t-elle pas déclaré froidement que, si elle avait un ennemi, elle n'hésiterait pas à lui trancher la gorge ? Vraiment le vieux Siméon n'aurait pas dû faire part devant tout le monde de son intention de modifier son testament, il n'aurait pas dû faire cette scène détestable à ses enfants réunis, il n'aurait peut-être pas dû faire devant Pilar étalage de ses diamants...

Auteur :  Agatha Christie (1890-1976) est la reine incontestée et inégalée du roman policier classique. Née à Torquay, son premier roman La mystérieuse affaire de Styles est publié en 1920 et voit la naissance d’un écrivain et d’un personnage : Hercule Poirot. Très vite, sa renommée est mondiale. Elle est à la tête d’une prodigieuse production littéraire et reste aujourd’hui l’un des auteurs les plus lus à travers le monde, toutes générations confondues.

Mon avis : (lu en décembre 2011)
A la veille de Noël, Hercule Poirot est invité à résoudre le meurtre d'un vieil homme riche et tyrannique dans un manoir anglais. Toute sa famille était réunie pour Noël, il y a donc pour Hercule Poirot autant de suspects que de membres de la famille...
Voilà une histoire avec du suspens, de nombreux rebondissements et une conclusion aussi étonnante qu'inattendue...
C'est une enquête très réussie d'Agatha Christie et la relecture de ses livres m'amuse toujours autant.

DVD

Adaptations à la télévision :
Une série télévisée britannique avec l'acteur David Suchet datant de 1989 diffusé en France à partir de 1991. Le Noël d'Hercule Poirot (Hercule Poirot's Christmas) est l'épisode 1 de la saison 6.
Petits meurtres en famille est une mini-série française en quatre épisodes de 90 minutes, adaptée par Anne Giafferi et Murielle Magellan du roman Le Noël d'Hercule Poirot d'Agatha Christie. Réalisé par Edwin Baily avec Robert Hossein, Bruno Todeschini, Elsa Zylberstein, Antoine Duléry, Marius Colucci.
Diffusé en novembre et décembre 2006 sur France 2. Le succès de cette série encouragea France 2 à continuer ses adaptations de romans d'Agatha Christie, dans la série Les Petits Meurtres d'Agatha Christie, diffusée à partir de janvier 2009.
Dans l'adaptation française, l'histoire se passe en Bretagne en 1939, pas d'Hercule Poirot mais le Commissaire Jean Larosière assisté de l'inspecteur Émile Lampion.

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Extrait : (page 50)
Le vieillard toucha une clochette posée sur la table à côté de lui. Hordbury apparut aussitôt. Son maître lui dit :
- Priez Mr Alfred de venir ici.
Hordbury sortit.
- Cet individu écoute aux portes ! murmura Harry.
- Probablement.
Alfred entra précipitemment. Ses traits s'assombrirent lorsqu'il vit son frère.
- Tu m'as demandé, Père ?
- Oui. Assieds-toi. Je songe à réorganiser un peu notre train de vie maintenant que nous avons ici deux personnes de plus.
- Deux?
- Pilar vivra désormais sous notre toit. Et Harry est rentré pour de bon à la maison.
- Harry va vivre avec nous ? dit Alfred.
- Pourquoi pas, mon vieux? lui dit Harry.
Alfred se tourna brusquement vers lui:
- Tu devrais le savoir !
- Je regrette, je ne comprends pas...
- Après tout ce qui est arrivé... la façon dont tu t'es conduit... le scandale... Quand je pense à ce que père a fait pour toi et la façon dont tu l'en as remercié...
- Écoute, Alfred. Il me semble que cela regarde Père, et non toi. S'il veut pardonner et oublier...
- Je le veux, dit Simeon. Harry est mon fils, après tout.
- Oui, dit Alfred, mais il s'est mal comporté envers toi, Père.
- Harry demeurera ici. J'ai dit ! J'aime beaucoup Harry, ajouta-t-il en posant doucement la main sur l'épaule de son fils aîné.
Alfred, blafard, se leva et quitta la pièce. Harry se leva également et sortit après lui, en riant.
Simon ricanait tout seul.

 

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
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Lu dans le cadre du Challenge Agatha Christie
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Le défi de Noël
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01 décembre 2011

Le secret de la pyramide – Alan Arnold

Lu dans le cadre du Challenge Un mot, des titres...
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Le mot : SECRET

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J'ai lu – mars 1986 – 221 pages

J'ai lu – février 2001 – 221 pages

traduit de l'anglais par France-Marie Watkins

Titre original : Young Sherlock Holmes, 1985

Quatrième de couverture :
Sherlock Holmes et John Watson sont encore au collège quand se succèdent soudain de singuliers « faits divers ». Plusieurs vieux messieurs, aussi rassis que bien nantis, se suicident ou trouvent la mort dans de subites crises de folie.
Le jeune Sherlock Holmes est persuadé que la police doit agir mais à Scotland Yard on se moque de ce gringalet et de ses « déductions » farfelues.
Il mènera donc sa propre enquête, en compagnie, il va sans dire , du cher et déjà inséparable Watson.
Une enquête fort mouvementée qui les conduira dans les bas fonds de la ville où se tapit une secte aux rites atroces et s'achèvera par le survol de Londres à bord d'une bizarre et bien peu fiable machine volante !
Pourquoi cette délirante course contre la montre ?

Auteur : Né à Londres, il a d'abord été journaliste, en particulier envoyé spécial à New York, puis il s'est consacré à la littérature : romans et biographies. Il est aussi scénariste. Le secret de la pyramide est devenu un film à succès.

Mon avis : (relu en 2011)
J'avais acheté ce  livre après avoir vu au cinéma le film sorti en 1986 et réalisé par Barry Levinson et produit par Steven Spielberg. Je n'ai pas réussi à savoir si ce livre a été adapté au cinéma ou a été écrit pour le cinéma...
Ce livre est un pastiche des aventures de Sherlock Holmes, l'auteur imagine la rencontre entre Sherlock Holmes et John Watson lorsqu'ils ont seize ans. Londres en 1870, le jeune John Watson arrive dans une nouvelle école. Il y rencontre un autre adolescent à l'esprit de déduction très développé : un certain Sherlock Holmes. Et très vite, les deux adolescents se lient d'amitié. Une série de morts suspectes ont eu lieu dans Londres, la police pense qu'il s'agit de suicides. Puis l'un des professeurs de l'école est retrouvé sur le trottoir avec un couteau planté dans la poitrine, Holmes est là au moment où il dira ses derniers mots. C'est le début d'une enquête criminelle qui conduira Holmes et Watson sur la piste d'une secte qui adore les dieux de l'ancienne Égypte. L'aventure est palpitante et semée d'embuches et d'hallucinations...

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Film : Réalisé en 1985 par Barry Levinson avec Nicholas Rowe, Alan Cox, Sophie Ward. Très bon film d'aventure avec une atmosphère empreinte de magie et de fantastique qui rappelle un peu Harry Potter. C'est le premier film à bénéficier d'un personnage entièrement en images de synthèse (un chevalier qui sort d'un vitrail).

 

Extrait : (page 15)
J'avais seize ans cette année-là et j'étais en pension à Carlisle, juste au sud de la frontière écossaise. Ce malheureux établissement, jamais très bien doté, succombait sous une montagne de dettes et de factures de scolarités impayées. Quand il ferma, mon père décida de m'envoyer au collège Brompton, dans le quartier de South Kensington, dont il avait entendu dire du bien par un ami. Je ne sus jamais qui était cet ami mais le recul me permet de conclure qu'il n'était pas un très bon juge en matière d'institutions scolaires.
Mon ambition était de marcher sur les traces de mon père et de devenir médecin ; on espérait que Brompton me préparerait à de futures études médicales à l'université de Londres. Cela finit par arriver en effet mais le lecteur en conclura peut-être que ce fut plutôt en dépit des années passées à Brompton qu'aux douteux avantages que j'en retirai. Dès le début, mes études ne furent pas seulement compromises par le niveau inférieur de l'enseignement mais par mes fréquentations.
Ce n'est pas sans hésitation que je souligne ce dernier point car, en revenant sur le passé, je me rends compte que ce fut pour moi un singulier privilège de connaître un jour Sherlock Holmes aussi intimement, même si par moments je maudissais son insupportable égoïsme. Cependant, j'allai bien à l'université, dont je sortis en 1878 avec un doctorat en médecine, en bonne et due forme. Je devins médecin militaire attaché au 5e Fusiliers du Nothumberland et plus tard aux Berkshires avec lesquels je servis à la bataille fatale de Maiward (1880), théâtre d'une sanglante défaite des Britanniques devant Ayub Khan.

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
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Grande-Bretagne

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09 novembre 2011

Un cadavre dans la bibliothèque – Agatha Christie

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Librairie des Champs-Elysées - janvier 1967 – 185 pages

Le Masque – 1974

Edito-Service SA – 1982 – 144 pages

Livre de Poche – 1982 -

Editions du Masque – janvier 1983 – 184 pages

Le Masque – octobre 1994 – 190 pages

Livre de Poche – novembre 2001 – 190 pages

Hachette Jeunesse – février 2007 – 284 pages

Livre de Poche Jeunesse – septembre 2007 – 284 pages

Livre de Poche – décembre 2007 – 218 pages

Le Masque – juin 2011 – 192 pages

traduit de l’anglais par Louis Postif

Titre original : The body in the library, 1942

Quatrième de couverture :
Le colonel Bantry est contrarié : on l'a tiré de son sommeil pour lui faire constater un fait particulièrement vexant : une jeune femme, inconnue de lui, a été retrouvée étranglée dans sa bibliothèque...  Venir ainsi se faire assassiner chez les gens ! Surtout que la jeune personne est vêtue d'une toilette tape-à-l'œil - du satin bon marché et paillettes ! Tout à fait déplacé dans la bibliothèque aristocratique du manoir...
Cruelle énigme pour la police. Heureusement, le manoir des Bantry est voisin de Saint-Mary-Mead, le village de miss Marple. C'est le bon sens de cette sympathique vieille dame qui, une fois de plus, permettra de trouver la solution...

Auteur :  Agatha Christie (1890-1976) est la reine incontestée et inégalée du roman policier classique. Née à Torquay, son premier roman La mystérieuse affaire de Styles est publié en 1920 et voit la naissance d’un écrivain et d’un personnage : Hercule Poirot. Très vite, sa renommée est mondiale. Elle est à la tête d’une prodigieuse production littéraire et reste aujourd’hui l’un des auteurs les plus lus à travers le monde, toutes générations confondues.

Mon avis : (lu ou relu en novembre 2011)
J’ai voulu lire ou relire cet Agatha Christie après avoir vu à la télévision son adaptation « Un cadavre sur l'oreiller » dans la série Les Petits Meurtres d'Agatha Christie, avec Antoine Duléry et Marius Colucci. Lorsque j’étais ado, j’ai lu beaucoup d’Agatha Christie dont j’ai oublié la plupart des titres.
C'est la troisième enquête où Miss Marple apparaît.
Le roman commence lorsqu’une jeune fille en tenue légère est retrouvée étranglée dans la bibliothèque du manoir des Bantry. Qui est cette inconnue ? Pourquoi est-elle dans la bibliothèque du respectable colonel Bantry et de son épouse ? Mrs Bantry s’empresse alors de contacter sa voisine Miss Marple pour résoudre cette énigme…
Dans ce roman policier paru en 1942, Agatha Christie, comme d’habitude, déborde d'ingéniosité pour nous concocter une intrigue avec fausses pistes et rebondissements... L’histoire est prenante, et le suspense nous fait tourner pages après pages pour découvrir la résolution de l’énigme. Une lecture divertissante et amusante.

Ce livre a été adapté plusieurs fois à la télévision :

affiche_Miss_Marple__Un_cadavre_dans_la_bibliotheque_Miss_Marple__The_Body_in_the_Library_1984_1

En 1984, dans le cadre de la première série télévisée britannique Miss Marple (en anglais : Agatha Christie's Miss Marple)», produite par la BBC.

marple2004

En 2004, dans le cadre la seconde série télévisée britannique Miss Marple (en anglais : Marple), avec Geraldine McEwan dans le rôle de la vieille dame. C'est le premier épisode de la Saison 1.

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En 2011, sur France 2, dans la série Les Petits Meurtres d'Agatha Christie, avec Antoine Duléry et Marius Colucci. Épisode 9 : Un cadavre sur l'oreiller.

 

Extrait : (début du livre)
Mrs Bantry rêvait : ses pois de senteur avaient obtenu le premier prix à l’exposition florale. Le pasteur, revêtu de son surplis, distribuait les récompenses à l’église et sa femme, en costume de bain, le suivait. Fort heureusement, ce n’était qu’un rêve, sans quoi cette tenue irrévérencieuse eût soulevé la désapprobation de tous les fidèles.
Mrs Bantry savourait cette douce torpeur du matin qui se terminait d’ordinaire par l’apparition de la servante apportant le thé. Elle percevait vaguement les multiples bruits familiers de la maison qui s’éveille : le glissement des rideaux de la fenêtre de l’escalier, tirés par la femme de chambre, le frottement du balai de la bonne à tout faire dans le couloir, et, en bas, le grincement du verrou de la porte d’entrée qu’on ouvre.
Une nouvelle journée commençait. En attendant le réveil la dormeuse s’efforçait de tirer le plus de plaisir possible de l’Exposition florale, car déjà elle avait peur d’un insuccès.
Dans le salon, au-dessous d’elle, on poussait bruyamment les volets de bois. Ce bruit ne l’éveilla pas et, pendant une demi-heure encore, le va-et-vient de la maisonnée au travail se poursuivrait, discret, étouffé, trop habituel pour troubler sa rêverie. Ce remue-ménage atteindrait son point culminant et final lorsque se produiraient dans le couloir une rapide succession de pas, le froissement d’une robe de percale, le cliquetis sourd des tasses de porcelaine sur le plateau, puis un petit coup frappé à sa porte et l’entrée de Mary allant ouvrir les rideaux.
Dans son demi-sommeil, Mrs Bantry fronça le sourcil. Quelque chose d’insolite venait de frapper son subconscient : dans l’escalier, un bruit de pas trop précipités et en avance sur l’heure habituelle. Son oreille chercha le léger heurt des objets en porcelaine, mais en vain : ce matin-là, elle ne l’entendit point.
Cependant le coup fut donné sur la porte et, automatiquement, des profondeurs de sa rêverie, Mrs Bantry dit :
- Entrez !
La porte s’ouvrit, les anneaux allaient glisser aux fenêtres.
Pas du tout. Dans la lumière diffuse de la chambre, la voix de Mary s’éleva, haletante et affolée :
- Madame ! Madame ! Il y a un cadavre dans la bibliothèque !
Puis, avec un sanglot nerveux, la femme de chambre sortit.
Mrs Bantry se dressa sur son séant.
Son rêve prenait-il un tour extravagant, ou Mary s’était vraiment précipitée dans la pièce en criant cette phrase incroyable, fantastique ! « Madame, il y a un cadavre dans la bibliothèque » ? 

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
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Grande-Bretagne

Lu dans le cadre du Challenge Agatha Christie
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Challenge le nez dans les livres
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Le Liseur : 3/4

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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"Objet"

 

Posté par aproposdelivres à 06:30 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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