16 juin 2013

La proie pour l'ombre - PD James

Lu dans le cadre du Challenge
 "Ecoutons un livre"

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Livraphone - avril 2007 - lu par Marie-Christine Letort

Fayard - août 1994 - 263 pages  

Livre de Poche - janvier 1987 - 285 pages

Livre de Poche - décembre 1997 - 280 pages

Fayard - mai 2004 - 270 pages

traduit de l'anglais par Lisa Rosenbaum

Titre original : An Unsuitable Job for a Woman, 1972 

Quatrième de couverture :
Cordélia Gray n'a pas froid aux yeux. C'est une qualité utile quand on exerce le métier de détective privée. Lorsque Sir Ronald Callender l'engage pour enquêter sur le suicide de son fils Mark, elle se met bravement à l'ouvrage et débarque à Cambridge, par un beau matin d'été. Promenades sur la Cam, parties échevelées, étudiants enjôleurs et professeurs au charme discret… Pour un peu, Cordélia se laisserait gagner par la douceur des choses. Mais ce qu'elle découvre n'a rien d'aimable : la haine de classe, la médiocrité et le sadisme rongent cette société en décomposition ; est-ce le mal de vivre qui a poussé Mark Callender à se tuer ? Ou bien quelqu'un l'a-t-il froidement éliminé, maquillant le meurtre en suicide ? La menace est toujours là, comme une présence tapie dans l'ombre, prête à surgir si on l'approche de trop près. Et c'est exactement ce que Cordélia a l'intention de faire.

Auteur : Née à Oxford en 1920, Phyllis Dorothy James a exercé diverses fonctions à la section criminelle du ministère anglais de l'Intérieur jusqu'en 1979. Mélange d'understatement britannique et de sadisme, d'analyse sociale et d'humour, ses romans lui ont valu les prix les plus prestigieux, dont, en France, le Grand Prix de littérature policière 1988. Derniers ouvrages parus : Meurtres en soutane (2001) et La Salle des meurtres (2004).

Lecteur : Marie-Christine Letort

Mon avis : (écouté en mai 2013)
C'est le premier livre de l'auteur traduit en français. 

A la suite du suicide de son employeur, la jeune Cordélia Gray se retrouve à la tête de la petite d'agence de détective. Quelque temps après, elle est engagée par Sir Callender pour enquêter sur le suicide de son fils, il voudrait connaître les circonstances et la raison de ce suicide. Elle se rend donc à Cambridge où elle côtoie étudiants et professeurs…
C'est un bon roman policier très classique avec une intrigue est prenante avec son lot de fausses pistes et de rebondissements.
Une bonne analyse psychologique de personnages crédibles, mon préférée étant Cordélia Gray et une ambiance typiquement anglaise.

Extrait : (début du livre)
Le matin de la mort de Bernie Pryde – à moins que ce ne fût le lendemain, Bernie ayant choisi de mourir au moment qui lui convenait et jugé inutile de noter l'heure approximative de son départ –, Cordélia se trouva coincée par une panne de la Bakerloo Line peu avant la station Lambeth North, ce qui la mit en retard d'une demi-heure. Des profondeurs d'Oxford Circus, elle monta vers la brillante lumière d'une journée de juin et passa rapidement à côté des acheteurs matinaux en train de regarder les vitrines de Dickins & Jones. Elle plongea dans la cacophonie de Kingly Street et se faufila entre le trottoir bondé et la masse étincelante de voitures et de camions qui encombraient la rue étroite. Elle le savait parfaitement : sa hâte d'arriver au bureau était tout à fait irrationnelle, un symptôme de son obsession de l'ordre et de la ponctualité. Il n'y avait aucun rendez-vous de pris, aucun client à aller voir, aucune affaire pendante, pas même un rapport final à rédiger. Miss Sparshott, la dactylo intérimaire, et elle-même – ç'avait été son idée – envoyaient des renseignements sur l'agence à tous les avocats de Londres dans l'espoir d'attirer des clients. A cet instant, Miss Sparshott devait travailler à cette tâche, portant parfois son regard sur sa montre et défoulant sur sa machine l'irritation croissante que lui causait le retard de Cordélia. C'était une femme peu avenante, aux lèvres constamment pincées comme pour empêcher ses dents, qui avançaient, de sauter hors de sa bouche, au menton fuyant sur lequel un gros poil repoussait aussi vite qu'on l'épilait, aux cheveux blondasses figés en de petites ondulations.  

Déjà lu du même auteur :

une_mort_esth_tique Une mort esthétique meurtres_en_soutane_2011 Meurtres en soutane

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   Challenge Thriller 

challenge_thriller_polarscatégorie "Même pas peur" : 47/12

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Le Mois Anglais

 Challenge Voisins, voisines

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 Challenge God Save The Livre 
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13 juin 2013

De pierre et cendre - Linda Newbery

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Phébus -avril 2008 - 400 pages

Livre de Poche - avril 2009 - 380 pages

traduit de l'anglais par Joseph Antoine

Titre original : Set in stone, 2006

Quatrième de couverture : 
Lorsque, par un soir brumeux de 1898, le jeune peintre Samuel Godwin pousse les grilles de la propriété de Fourwinds, il est immédiatement envoûté. Engagé pour enseigner l'art aux deux filles de Mr Farrow, il ignore encore que cette luxueuse demeure sera pour lui le décor de ses plus belles peintures. Intrigué par la personnalité ombrageuse du maître des lieux, séduit par les jeunes demoiselles, Marianne et Juliana, désarçonné par Charlotte Agnew, leur gouvernante et dame de compagnie, Samuel comprend vite que le raffinement du décor et des êtres dissimule de bien sombres mystères et que le vent souffle pour mieux balayer les cendres d'un passé scandaleux...

Auteur : Linda Newbery vit actuellement dans un village du Northamptonshire, conteuse de génie, elle signe ici un roman dans la plus pure tradition gothique et se révèle ainsi la digne héritière de W.W. Collins ou de Charlotte Brontë.

Mon avis : (lu en juin 2013)
J'ai découvert ce livre grâce à la blogosphère et le mois Anglais était l'occasion rêvé pour le sortir de ma PAL ! 
1898, dans la campagne anglaise, un père veuf, Mr Farrow, ses deux filles, Juliana et Marianne, et Charlotte Agnew leur dame de compagnie vivent dans un très beau manoir, Fourwinds . Le jeune peintre Samuel Godwin a été engagé comme professeur de dessin. Dès le début du livre et son arrivée à Fourwinds, le lecteur comprend que la famille cache de nombreux secrets... Un sculpteur et l'ancienne dame de compagnie ont été brutalement remerciés, les circonstance de la mort de la mère, pourquoi Marianne a-t-elle des crises de somnambulisme... Tout cela intrigue Charlotte et Samuel, ils vont mener chacun leur enquête. Dans le livre, le lecteur suit leurs voix en alternance et petit à petit les secrets du passé familial sont révélés.
C'est un livre très agréable à lire, avec une atmosphère prenante et mystérieuse, des paysages, des lieux superbes et menaçants, des personnages attachants ou cachant bien leurs jeux cela donne une histoire riche en rebondissements et en révélations. J'ai beaucoup aimé ! Un beau roman romantique et énigmatique que l'on dévore sans le lâcher !

Un grand merci à Canel pour ce livre offert lors du Swap Nouvel An 2013 organisé par Hérisson

Extrait : (page 14)
C'est en voyant la lune frissonner au-dessus des downs, que j'avais cédé à l'impulsion de finir mon voyage à pied. Quelle nuit superbe ! m'étais-je dit arrêté devant la gare, sous une lumière qui semblait un ruissellement argenté. Comment rester assis derrière une portière fermée par un rideau ? Je voulais profiter de cette bénédiction, pleinement et de tous mes sens - je voulais la vivre, la respirer, m'en imprégner.

Il avait été convenu avec mon nouvel employeur, Mr Farrow, qu'une voiture viendrait m'attendre à la gare, mais j'avais subi toute une série de contretemps. D'abord le train avait quitté Londres avec du retard. Ensuite j'avais raté ma correspondance. On avait dû penser finalement que je n'arriverais pas avant le lendemain. Et à cette heure, aucun moyen de transport n'était en vue. J'envisageais de passer le reste de la nuit dans une auberge, quand l'idée m'était venue de finir la route à pied. J'allai demander au chef de gare de mettre ma malle en consigne jusqu'au lendemain, et je lui expliquai que ma destination était Fourwinds, en lui montrant l'adresse.
- Quelque chose comme un mile en montant cette route, répondit-il. En haut de la colline, quand vous verrez le taillis, prenez le vieux sentier à gauche. Il vous conduira directement au portail.
Il semblait extrêmement préoccupé par ma requête concernant ma malle ; et c'est à contrecoeur qu'il entreprit de la traîner jusqu'au guichet.
- J'enverrai quelqu'un la chercher dans la matinée, lui dis-je.
Quand se furent éloignés les bruits de l'auberge et les lumières de la gare, je me retrouvai seul et fort minuscule sous l'immense étendue de ciel étoilé. Venu de Sydenham, dans la banlieue de Londres, où j'avais toujours vécu, j'avais rarement rencontré une telle solitude, un tel silence. Encore ne s'agissait-il pas vraiment de silence, car je percevais dans cette découverte des environs le bruit régulier de mon pas sur les pierres de la route. Une chouette hululait quelque part. Une créature invisible filait sur le bas-côté. Les herbes, en se touchant, laissaient échapper des soupirs. La large route s'accrochait à la colline comme un ventre gonflé d'une bête préhistorique lourdement endormie. Si puissante était la clarté de la lune qu'elle jetait à côté de moi un compagnon de route silencieux, de sorte que je n'étais pas tellement seul, en définitive, et que je tirais même un plaisir enfantin à la présence de cet autre moi dont le pas se réglait sur le mien. Je distinguais sans peine le tournant dessiné là-haut, et le taillis d'un noir d'encre qui marquait l'endroit où je devais bifurquer.

 

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Le Mois Anglais

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Ma 1ère lecture
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08 juin 2013

L'accro du shopping a une sœur – Sophie Kinsella

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VDB - - lu par Véronique Groux De Mieri

Belfond -  - 404 pages

Piment – 2006 - 438 pages

Pocket – juin 2007 - 393 pages

Pocket - 2012 - 416 pages

traduit par Daphné Bernard

Titre original : Shopaholic & Sister, 2004

Quatrième de couverture :
Quatrième volet d'une série-culte, L'accro du shopping a une sœur marque le retour de Becky, cette fois confrontée à une drôle de nouvelle... Après un long voyage de noces, le retour à Londres est difficile pour Becky Bloomwood-Brandon : pas de boulot, un budget sous haute surveillance, un mari débordé, une meilleure amie occupée ailleurs, des parents en pleine psychothérapie... Plus une surprise de choc : Becky découvre qu'elle a une sœur, née des amours prénuptiales de son père. Et quelle sœur ! Radine comme un pou, gaie comme une porte de prison, pas féminine pour deux pence, Jess déteste les fringues, le maquillage et le chocolat. Et, surtout, elle a une sainte horreur du shopping ! Finie la belle vie ? Envolés les rêves d'entente familiale ? Terminé le lèche-vitrines ? C'est mal connaître la plus attachante des fashionatas, qui, une fois encore, a plus d'un tour dans ses sacs...

Auteur : Née Madeleine Townley, elle porte le nom de Madeleine Wickham depuis son mariage avec Henry Wickham, principal d'une école préparatoire pour garçons à Croydon, dans la banlieue sud de Londres. Elle vit actuellement dans le quartier de Wimbledon avec son mari et leurs cinq enfants. 
Sophie Kinsella a étudié au New College et est devenue écrivain après avoir été journaliste financière.

Lecteur : Véronique Groux De Mieri

Mon avis : (écouté en mai 2013)
Je ne suis pas une grande fan du genre Chick Lit mais ayant ce disque audio en réserve et juin étant à la fois le mois Anglais et le mois du livre audio autant en profiter…
Becky est londonnienne, elle termine son long voyage de noce autour du monde avec son mari Luke. De retour à Londres après 10 mois d’absence, elle ne retrouve pas la complicité de sa meilleure amie Suze qui l’a remplacée avec une fille mère de famille de 4 enfants éprise d’équitation. Luke est très occupé par son travail et néglige un peu Becky. Cette dernière est malheureuse car son mari lui a demandé de calmer ces dépenses car comme le précise bien le titre du livre, elle est « accro au shopping »…
Becky apprend alors qu’elle a une demi-sœur Jessica dit Jess un peu plus âgée qu’elle. Ayant besoin d’une vrai amie, Becky imagine que Jess pourrait le devenir et ensemble elles pourraient faire des sorties entre filles, du shopping… Mais Jess est plutôt son contraire… Elle n’aime pas spécialement faire du shopping, elle traque plutôt les économies, pense au respect de la planète, la futilité est bannie de sa vie !
J’ai trouvé le personnage de Becky insupportable, c’est une enfant gâtée, superficielle, un brin égoïste, qui ment comme elle respire… au fil du livre, elle devient cependant un peu plus supportable… Jess n’est pas tellement plus sympathique mais plus sage et terre à terre.
Une lecture distrayante mais sans plus, que j’ai failli abandonner à cause du personnage de Becky…

Extrait : 
En me maquillant, j'ai le coeur qui bat à tout rompre.

Comment gérer cette situation ?
Que faire si Nathan Temple téléphone à Luke pour prendre de ses nouvelles ?
Ou s'il envoie encore des fleurs ?
Horreur ! Et s'il lui prenait l'idée de rendre visite à Luke ?
Je suis dans un tel état de panique que je me barbouille la paupière avec mon mascara. De fureur, je le balance à travers la pièce. Bon, du calme. Voyons les différentes options qui s'offrent à moi :
1. Tout avouer à Luke
Pas question. Rien que d'y penser, ca me donne la colique. (.. .)
2. En parler un peu à Luke
Faire une sorte de montage. Tordre le nez à la vérité, me donner le beau rôle et passer sous silence le nom de Nathan Temple.
Parfait mais impossible.
3. Me conduire discrètement, comme Hillary Clinton
Mais j'ai déjà essayé et ça n'a pas marché.

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PAL Rouge

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04 juin 2013

Avant d'aller dormir - SJ Watson

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Audiolib - février 2012 - lu par Françoise Cadol

Sonatine -mai 2011 - 400 pages

Points - mai 2013 - 470 pages

traduit de l'anglais par Sophie Aslanides

Titre original : Before I go to sleep, 2011

Quatrième de couverture :
Victime d'un accident de voiture, Christine est affectée d'un cas rare d'amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune étudiante célibataire, avant de découvrir qu'elle a quarante sept ans et est mariée depuis plus de vingt ans.
Son nouveau neuropsychologue lui conseille alors de tenir un journal intime pour l'aider à se remémorer son quotidien. Mais Christine constate de curieuses incohérences entre ce journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs. Elle ignore dans quel engrenage elle va basculer en voulant faire la vérité sur son passé... et son présent.
Françoise Cadol distille implacablement l’angoisse de cette quête d’une identité qui se dérobe. Ou a été dérobée.

Auteur : S. J. Watson a 39 ans. Avant d’aller dormir est son premier roman.

Lecteur : Françoise Cadol - Comédienne, auteure de pièces de théâtre (L’hôtel des Roches NoiresRodintout le temps que dure le jour, etc..). Sa voix à la suavité particulière vous sera familière : en effet c’est la voix française d’Angelina Jolie ou Lara Croft, et du commentaire en voix off de Mary Alice dans Desperate Housewives.

Mon avis : (écouté en avril 2013)
Une histoire très originale et captivante. Depuis un accident, Christine se réveille chaque matin avec la mémoire vierge de tout souvenir. Un nouveau psychologue lui conseille de noter tous les soirs le récit de sa journée pour en garder la trace. Ainsi, le lendemain, elle commence la journée en relisant son journal pour se rappeler les évènements de la veille. Cela va l'aider à retrouver quelques souvenirs et elle va commencer à s'interroger sur certaines incohérences... J'ai eu au début une impression de répétitions mais c'est normal puisque chaque matin, Christine se remémore les évènements de la veille puis peu à peu l'histoire prend du corps et le suspense s'intensifie. L'intrigue est extrêment efficace mais parfois oppressante et angoissante. 
Le côté répétitif ne pas gêné au contraire je suis entrée beaucoup plus rapidement dans ma lecture audio que d'habitude.

J'ai déjà rencontré un personnage avec une amnésie aussi originale dans le livre La Formule préférée du professeur

La lectrice est très agréable à écouter, je n'ai pas reconnu la voix off de Mary Alice dans Desperate Housewives.

Extrait : (début du livre)
Mon nom est Christine Lucas. J'ai quarante-sept ans. Je suis amnésique. Je suis assise ici, sur ce lit inconnu, en train d'écrire mon histoire, vêtue d'une nuisette en soie que l'homme qui se trouve au rez-de-chaussée - qui me dit être mon mari, et s'appeler Ben - m'a apparemment achetée pour mon quarante-sixième anniversaire. La pièce est plongée dans le silence et la seule lumière est celle de la lampe posée sur la table de nuit, une douce lueur orangée. J'ai l'impression de flotter, suspendue dans un nuage de lumière.

J'ai pris soin de fermer la porte de la chambre. J'écris ceci en privé. En cachette. J'entends mon mari dans le salon - le doux bruissement du canapé quand il se penche en avant ou se lève, une quinte de toux, poliment étouffée - mais je cacherai ce livre s'il monte au premier. Je le rangerai sous le lit ou sous l'oreiller. Je ne veux pas qu'il me surprenne en train d'écrire. Je ne veux pas avoir à lui dire comment j'ai eu ce cahier.

Je regarde le réveil sur la table de nuit. Il est presque onze heures ; il faut que je fasse vite. J'imagine que bientôt j'entendrai la télévision s'éteindre, un craquement du plancher quand Ben marchera dans la pièce, le cliquetis d'un interrupteur. Ira-t-il dans la cuisine se faire un sandwich ou se servir un verre d'eau ? Ou viendra-t-il directement se coucher ? Je ne sais pas. J'ignore ses rituels. Je ne connais même pas les miens.

Parce que je n'ai pas de mémoire. Selon Ben, selon le médecin que j'ai vu cet après-midi, quand je vais dormir, la nuit prochaine, mon esprit va effacer tout ce que je sais aujourd'hui. Tout  ce que j'ai fait aujourd'hui. Je vais me réveiller demain matin comme ce matin. En pensant que je suis toujours une enfant. Que j'ai devant moi toute une vie de possibilités, de choix.

Et ensuite, je vais découvrir, à nouveau, que je me trompe. Mes choix ont déjà été faits. La moitié de ma vie est derrière moi.

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   Challenge Thriller 

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catégorie "Même pas peur" : 45/12

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Le Mois Anglais

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02 juin 2013

Bennett et Mortimer - Anthony Buckeridge

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Idéal bibliothèque - 1963 - 189 pages

Bibliothèque Verte - 1970

Bibliothèque Verte - février 1984 - 184 pages

Bibliothèque Rose - 1991

Bibliothèque Rose - 1998

traduit de l'anglais par Vladimir Volkoff

Titre original : Jennings and Darbishire, 1952

Quatrième de couverture :
Bennett et Mortimer sont en passe de devenir, dans la littérature des jeunes, un tandem aussi fameux que Don Quichotte et Sancho Pança.
Pour son douzième anniversaire, Bennett reçoit une imprimerie en miniature et un appareil photo : bref, de quoi publier un journal de classe « supersonique » !
Faire une friture dans un bac à développement, se perdre dans la campagne et participer à l'expédition de sauvetage envoyée à leur propre recherche, extraire (par en haut) un paquet introduit (par en bas) dans la cheminée du redoutable professeur Wilkinson, voilà les moindres exploits des jeunes reporters.

Auteur : Anthony Malcolm Buckeridge est né à Londres en 1912 et a suivi sa vocation : l'enseignement. Nommé au St Lawrence College, il raconte à ses élèves, les soirs où il est de garde au dortoir, des histoires qu'il invente au fur et à mesure. Les personnages sont des écoliers comme eux, dans un collège qui ressemble au leur. 
Anthony Malcolm Buckeridge est décédé le 28 juin 2004.

Mon avis : (relu en juin 2013)
Je ne pouvais inaugurer ma participation au Mois Anglais organisé par Plaisirs à cultiver et My lou book que par un livre de cette série. 
Cette lecture est bien sûr une relecture ! J'ai découvert Bennett et Mortimer lorsque j'étais enfant à la bibliothèque où j'ai lu toute leur collection et j'en ai également acheté quelques uns avec mes étrennes que j'ai gardé depuis. Cette série évoque pour moi les plus gros fous rire de lecture de mon enfance. Avec Bennett et son complice Mortimer, je découvrais l'Angleterre et ses pensionnats. 

Bennett est un collégien de 10 ou 11 ans, le visage couvert de taches de rousseurs et la mèche en bataille. C'est un élève turbulent et surtout inventif, mais ses idées provoquent souvent des nombreuses catastrophes...
Mortimer est son fidèle camarade, blond, avec des lunettes. Même s'il n'est pas aventurier, il ne rechiche jamais à suivre son camarade même s'il prédit les problèmes dans lesquels ils ne manquent tous les deux à créer...
Avec eux, il y a évidemment de nombreux élèves comme Atkins, Morrison, Briggs...
Côté professeurs, il y a Léopold Prosper Willkinson, dit Wilkie, au tempérament explosif, M. Carter beaucoup plus calme et qui comprend mieux les enfants et M.Pemberton-Oakes, dit Grand Chef Sioux, le directeur du Collège de Linbury.

Ce livre est le quatrième de la série, cela commence le jour de l'anniversaire de Bennett, il reçoit pour ses douze ans, un appareil photo et une imprimerie miniature. C'est idéal pour créer un journal : la Gazette de la Troisième Division. Voilà donc Bennett et Mortimer à la recherche d'une idée d'article et pourquoi pas aller sur le port pour y faire une belle photo... L'imagination et l'inventivité de Bennett est sans borne, les quiproquos entre élèves et professeurs donnent à l'intrigue son côté comique sans oublier l'exotique de l'époque des années 50 et 60...
Même adulte, je continue à bien rire en les relisant...  

Un site très bien documenté sur la série : 2013_06_01_214039

Extrait : (page 73)
Au comble de l’embarras, Bennett resta sans mot dire, pendant que le directeur considérait les mains noires, les cheveux pleins de suie du jeune garçon.
« Peut-on vous demander à quoi vous passiez votre temps, Bennett ? »
Impossible de deviner, d’après le ton du directeur, s’il était simplement surpris ou en colère.
« Je… j’étais en train de mettre ma tête dans la cheminée, m’sieur.
— C’était précisément mon impression, mais j’avoue que le but de cette occupation m’échappe totalement.
— Eh bien… c’était pour voir si je pouvais regarder jusqu’en haut, m’sieur. »
M. Pemberton-Oakes, surnommé « le Grand Chef Sioux », enseignait des garçons de onze ans depuis trois décennies et un lustre. Il ne s’étonnait donc plus de leurs fantaisies et ne trouva nullement étrange que Bennett eût éprouvé le besoin de vérifier de visu la noirceur interne des cheminées.
« Je suppose, Bennett, dit le directeur satisfait, que M. Wilkinson vous avait envoyé ici pour que vous l’attendiez. Mais vous n’auriez pas dû monter sans changer de chaussures. Vous portez encore vos souliers de football. Allez les changer immédiatement. 
— Bien, m’sieur. »
Bennett quitta la pièce et constata que M. Pemberton-Oakes ne se préparait pas à le suivre. Donc, il était venu voir M. Wilkinson et l’attendrait dans son bureau. Que faire ?
Bennett descendit au vestiaire et méditait encore lorsque Mortimer vint lui donner une grande tape dans le dos :
« Alors, tout est arrangé ? demanda Mortimer joyeusement. Moi, je me suis débrouillé pour garder Wilkie dehors, mais tu n’es pas venu me faire signe qu’il pouvait rentrer. Tu as drôlement bien fait d’enlever ce paquet maintenant, parce que Wilkie va allumer son feu.
— Quoi ? »
Bennett avait fait volte-face comme une girouette.
« Oui, il fait des frais parce que le Grand Chef Sioux va venir le voir. »
Le regard de Bennett demeurait vitreux ; un doute horrible naquit dans l’esprit de Mortimer :
« Tu… tu ne veux pas dire que tu as bousillé le travail ? »
Bennett inclina la tête.
« Le Grand Chef Sioux est entré pendant que j’étais en train, et je me suis fait attraper parce que j’essayais de pénétrer dans la cheminée sans avoir enlevé mes souliers de football.
— Pas de veine ! Mais pourquoi ne les avais-tu pas enlevés avant ?
— Ça
 
ne m’aurait pas aidé à mieux voir, gros malin ! Je n’ai pas les orteils phosphorescents. 
— Catastrophe, Bennett ! Compte seulement : Primo, nous n’avons pas jeté le poisson quand M. Carter nous avait dit de le faire. Secundo, nous avons ouvert une boutique de friture dans la chambre noire. Tertio, M. Wilkinson va être asphyxié dès qu’il aura allumé du feu. Et quarto, eh bien quarto, papa dit toujours qu’un malheur ne vient ja… »
Mais Bennett n’écoutait pas. Subitement, il se frappa le front et s’écria :
« J’y suis, Morty. On va aller à la pêche !
— Sûrement pas, répondit Mortimer avec décision. Nous avons assez à faire avec le poisson que nous avons déjà sur les bras. 
— Justement. Si on ne peut pas l’avoir par en bas, on l’aura par en haut. Tout ce qu’il nous faut, c’est un crochet et une longue ficelle. »
La cheminée de la chambre de M. Wilkinson donnait sur un toit en terrasse, interdit aux élèves, mais facile à atteindre par la fenêtre d’un grenier. 
« Et s’il ne vient pas ? objecta Mortimer lorsque Bennett eut exposé son plan. 
— C’est notre dernière chance, répliqua Bennett. Je vais me débrouiller pour trouver un crochet ; toi, déniche-moi un bout de ficelle. »
Quelques minutes plus tard, armés d’un vieux porte-manteau qui servirait d’hameçon, d’une ficelle rallongée d’un lacet de chaussure qui servirait de ligne, et d’une poignée de porte pour lester le tout, les garçons gagnèrent sur la pointe des pieds le grenier, enjambèrent la fenêtre et se trouvèrent sur le toit en terrasse, prêts à l’action.
Pour la deuxième fois en vingt minutes, l’heure H avait sonné !

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Le Mois Anglais

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04 avril 2013

Luke et Jon - Robert Williams

Lu dans le cadre du Prix Relay des Voyageurs 
Sélection avril

luke_et_jon Nil - janvier 2013 - 222 pages

traduit de l'anglais par Marie-Hélène Sabard

Titre original : Luke and Jon, 2010

Quatrième de couverture :
Pour ses copains, Luke, treize ans, est un peu bizarre : il a des yeux trop verts à cause d'une très rare combinaison génétique, il est extrêmement doué pour la peinture... et sa mère est morte dans un accident de voiture. Depuis, il est en perdition.
Puis Luke rencontre Jon, son nouveau voisin. Si Luke est bizarre, Jon, lui, est un ovni. Il porte des vêtements des années 1950, il possède une mémoire phénoménale, il collectionne les faits, rien que les faits, et il a un secret. Quand Luke découvre ce secret, il doit oublier sa peine pour aider Jon. Commence alors pour les deux adolescents blessés par la vie l'heureux chemin vers la guérison.

Auteur : Robert Williams a été bibliothécaire puis libraire à Manchester. Son premier roman, Luke et Jon, a remporté le « National Book Tokens NYP Prize ».

Mon avis : (lu en avril 2013)
Un très joli roman, Luke est le narrateur de cette histoire, il a des yeux d’un vert extraordinaire, il est donc isolé et ses camarades se moquent de lui. Il supporte plutôt bien sa différence car il aime et est doué pour le dessin et la peinture. Son père fabrique des jouets traditionnels en bois. Leur vie a été bouleversée par la mort tragique dans un accident de voiture de la maman de Luke. Ils ont quitté leur ancienne maison pour une maison un peu bancale à Duerdale. Avec le chagrin, le père s’est mis à boire et délaisse son fils de treize ans.
Luke va faire la rencontre d’un petit voisin, Jon un garçon également différent.  Ils vont apprendre à se connaître et ensemble ils se sentiront plus forts pour affronter le quotidien, les moqueries, les coups durs…
C’est une belle histoire pleine d’optimisme et de tendresse, d’une amitié entre deux adolescents malmenés par la vie. Luke et Jon sont très attachants. 

Extrait : (début du livre)
J'ai les yeux verts. Sans doute pas le vert auquel vous pensez tout de suite. Ils sont vert vif. Saisissants. Je ne dis pas ça pour me vanter. J'essaie juste d'être précis. Exact et clair. Si je vous disais que j'ai les yeux verts, sans plus, vous pourriez les imaginer avec des nuances noisette ou olive. Ils sont d'un vert éclatant. Je veux être honnête dès le début.
La première fois que les gens me voient, il y a souvent un choc, un temps d'arrêt, après quoi ils se remettent tant bien que mal. Et on poursuit normalement. Ensuite, les timides ou les biens élevés risquent un rapide regard en coin. Les sûrs d'eux ou les mal élevés me dévisagent. Ils vérifient juste qu'ils ne se trompent pas, que ce n'est pas une illusion d'optique, que ce sont bien mes yeux.
J'habite une maison en haut de Bowland Fell. Elle surplombe une petite ville appelée Duerdale. On s'est installés là avec mon père il y a quelques temps. Mon ancienne vie s'est finie ailleurs, et la nouvelle est censée commencer ici. On a atterri à Duerdale pour plusieurs raisons, dont une raison pratique : la maison était dans nos moyens. Et si elle était dans nos moyens, c'est parce qu'elle tombe en ruine. Il y a des trous dans la toiture, des lézardes dans les murs, et les châssis de fenêtres sont pourris. 
« Des problèmes superficiels, a marmonné mon père On la prend. » Il a serré la main de l'agent immobilier et a éclaté de rire, puis a souri. Il a pris mon père pour un dingue. Mon père n'est pas dingue. Il nous fallait un toit, et voilà ce qu'on pouvait se payer.
Il fabrique des jouets, mon père. Des jouets en bois. Les enfants ne veulent pas de jouets en bois. Ils préfèrent les téléphones, les fringues et le fric. Heureusement, certains parent sont assez bêtes ou démodés pour acheter les jouets de mon père. C'est ce qui fait qu'on peut se payer une maison, quelle qu'elle soit. Le gosse reçoit un jouet en bois et fait la gueule ; et moi, je reçois une maison en ruine.

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28 mars 2013

Le singe de Hartlepool - Wilfrid Lupano, Jérémie Moreau

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Lu dans le cadre La BD fait son festival avec Price Minister

le_singe_de_H Delcourt - septembre 2012 - 96 pages

Quatrième de couverture : 
1814, au large des côtes du petit village anglais de Hartlepool, un navire de la flotte napoléonienne fait naufrage lors d'une tempête. Au petit matin, sur la plage, les villageois retrouvent un survivant parmi les débris. C'est un singe qui jouait le rôle de mascotte à bord du vaisseau, et qui porte l'uniforme français. Or les habitants de Hartlepool DÉTESTENT les Français, même s'ils n'en ont jamais vu en vrai. D'ailleurs, ils n'ont jamais vu de singe non plus. Mais ce naufragé arrogant et bestial correspond assez bien à l'idée qu'ils se font d'un Français... Il n'en faut pas plus pour qu'une cour martiale s'improvise.

Inspiré d'une légende tristement célèbre du Nord de l'Angleterre, le Singe de Hartlepool est une fable tragi-comique qui parle de nationalisme va-t-en-guerre et du racisme ignorant qui ne connaît pas de frontières...

Auteurs : Jérémie Moreau 26 ans, issu des Gobelins, reçoit à 16 ans l'Alpha'art de la BD scolaire d'Angoulême. Cette année, il a remporté le Prix Jeune Talent du Festival d'Angoulême. Il a travaillé comme character designer pour des long métrages (Moi, Moche et Méchant 2).

Wilfrid Lupano est un scénariste de bande dessinée français, né en 1971 à Nantes.

Mon avis : (lu en mars 2013)
Les auteurs de cette bande-dessinée se sont inspirés d'une légende surtout célèbre en Angleterre concernant le village d'Hartepool dont on appelle encore les habitants les « Monkey Hangers » (les « pendeurs de singe »).

En 1814, à l'époque des guerres napoléoniennes, un navire français s’échoue sur la plage du petit village britannique de Hartlepool. Le seul survivant est la mascotte du vaisseau, un singe portant l’uniforme français. Les habitants qui détestent les Français mais qui n'ont jamais vu ni un Français, ni un singe attrapent le survivant et décident de l'interroger, de le juger et de l'exécuter...
Ce récit féroce dénonce l'ignorance, le racisme, la peur de l'autre parce qu'il est différent, la vindicte populaire...Sous prétexte que le survivant pue et qu'il a mangé des grenouilles et des escargots alors la population est convaincue que c'est un espion français !
Cette histoire incroyable est à la fois tragique et comique. Elle fait surtout réfléchir sur un sujet vraiment d’actualité.
J'ai aimé la place donnée aux enfants dans cette histoire, certains sont plus réfléchis et s'interroge sur le fameux « français » attrapé sur la plage... Ils sont plus ouverts et moins moutons que la population adulte d'Hartlepool !
J'ai bien aimé également le dessin en particulier la texture aquarelle et les couleurs.

Note : 19/20

Un grand merci à Price Minister pour cet opération.

Extrait : 

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Challenge Petit BAC 2013
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"Animal"

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PAL Bleu

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16 février 2013

Miss Marple I : Le Club du Mardi et Le Sanctuaire d’Astarté – Agatha Christie

Lu dans le cadre du Challenge
 "Ecoutons un livre"

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Éditions Theleme – novembre 2010 - lu par Michaël Lonsdale

Club des Masques – 1968 – 186 pages

Le Masque – novembre 1992 – 122 pages

Le Masque – janvier 2001 – 186 pages

Livre de Poche – juin 2002 – 186 pages

Livre de Poche – 2002 – 120 pages

Quatrième de couverture : 
C’est toujours et simplement par déductions logiques que Miss Jane Marple résoud, sans sortir de son fauteuil, tous les mystères criminels que lui soumettent ses amis. Les humains sont partout les mêmes ! De cet adage, Miss Marple fait une loi infaillible pour démasquer les intentions et les secrets de tous. Sur ce CD, deux enquêtes de Miss Marple : Le Club du Mardi et Le Sanctuaire d’Astarté.

Auteur :  Agatha Christie (1890-1976) est la reine incontestée et inégalée du roman policier classique. Née à Torquay, son premier roman La mystérieuse affaire de Styles est publié en 1920 et voit la naissance d’un écrivain et d’un personnage : Hercule Poirot. Très vite, sa renommée est mondiale. Elle est à la tête d’une prodigieuse production littéraire et reste aujourd’hui l’un des auteurs les plus lus à travers le monde, toutes générations confondues.

Lecteur : Michael Lonsdale, né le 24 mai 1931 à Paris, est un acteur français et anglais de théâtre, de cinéma, et de dramatiques radiodiffusées. 

Mon avis : (écouté en janvier 2013)
Qui ne connait pas Miss Marple, l'un des personnages phares d'Agatha Christie ?
Ce CD audio « Enquêtes de Miss Marple » est composé de deux enquêtes en provenance du recueil de 13 nouvelles policières de Miss Marple au Club du Mardi avec « Le Club du Mardi » et « Le Sanctuaire d’Astarté ».
Raymond West, le neveu, de Miss Marple a réuni chez sa tante quelques amis et ensemble ils imaginent créer le Club du Mardi pour débattre sur des affaires criminelles. A tour de rôle, chacun va proposer une énigme dont il connaît le dénouement, les autres chercheront à la résoudre.
Dans la première nouvelle, trois personnes prennent un repas ensemble, l'une d'elle meurt quelques heures plus tard, qui est coupable ?
Dans la deuxième nouvelle, la nouvelle énigme est autour un lieu magique, il y aura un mort et un blessé...
L'ambiance anglaise est délicieuse avec le thé et le feu dans la cheminée... Et même si Miss Marple tricote silencieuse au fond de son fauteuil, aucun détail ne lui échappe et sa perspicacité est inégalable !
Le lecteur, Michael Lonsdale, est bien sûr très agréable à écouter.
J'ai trouvé cette lecture bien trop courte ! (exactement 56 mn 17 s...)

Extrait : (début du livre)
- Des mystères... jamais éclaircis...
Raymond West exhala une bouffée de fumée et répéta avec un plaisir non dissimulé :
- Des mystères... jamais éclaircis...
Il regarda autour de lui avec satisfaction. La pièce avait un cachet ancien, avec de grosses poutres foncées au plafond et de bons vieux meubles en harmonie avec elle. D'où le coup d’œil approbateur de Raymond West. Écrivain de profession, il aimait que l'environnement soit sans défaut. La maison de sa tante Jane lui avait toujours plu parce qu'elle était le juste décor que réclamait sa personnalité. Elle était assise, très droite, dans un fauteuil de grand-père, de l'autre côté de la cheminée. Miss Marple portait une robe de brocart noir très cintrée, avec de la dentelle de Malines tombant en cascade sur sa poitrine et des mitaines de dentelle noire ; une mantille de dentelle noire surmontait ses cheveux blancs comme neige, relevés en chignon. Elle tricotait quelque chose de blanc, de doux et de floconneux. De ses yeux bleu très pâle, elle observait avec une aimable bienveillance son neveu et les invités du neveu. D'abord Raymond lui-même, réservé et distingué, puis Joyce Lemprière, l'artiste aux cheveux noirs et courts et aux yeux d'un bizarre vert noisette, enfin ce parfait homme du monde qu'était sir Henry Clithering. Il y avait encore deux personnes présentes, le révérend Pender, le vieux pasteur de la paroisse, et Mr Petherick, le notaire, un petit bonhomme desséché qui regardait tout par-dessus ses lunettes. Après avoir accordé un instant d'attention à ces différentes personnes, miss Marple retourna, avec un gentil sourire, à son tricot.

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Lu dans le cadre du Challenge Agatha Christie
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catégorie "Même pas peur" : 28/12

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02 février 2013

Souviens-toi de Hallows Farm - Angela Huth

 Lu en partenariat avec Livraddict et les éditions Folio

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Quai Voltaire Éditions – mai 2011 – 352 pages

Folio – octobre 2012 – 490 pages

traduit de l'anglais par Lisa Rosenbaum

Titre original : Once a land girl, 2010

Quatrième de couverture :
La Seconde Guerre mondiale vient de s'achever. Rentrée à Manchester après son séjour à Hallows Farm en tant que volontaire agricole, Prue rencontre Barry, un homme d'affaires prospère. Elle consent à l'épouser, sachant qu'il lui assurera le confort matériel. Mais son bonheur est de courte durée : elle est livrée à elle-même, et perd à la naissance l'enfant qui donnerait un sens à sa vie. Si la complicité de Johnny, son voisin poète et menuisier, la sauve un peu de la routine, sa seule véritable joie est de revoir Ag et Stella, ses amies de Hallows Farm, et d'évoquer avec elles leurs années de bonheur. Prue a beau savoir que cette époque est révolue, elle en garde une violente nostalgie. Sa séparation d'avec Barry, son amitié pour Ivy, une vieille dame à qui elle tient compagnie, ses amours contrariées n'auront pas raison de son rêve : celui de vivre dans une ferme à l'image de celle de Mr. et Mrs. Lawrence. Angela Huth entraîne le lecteur au cœur des pensées intimes d'une jeune femme comme dans les magnifiques paysages de la campagne anglaise, avec un souffle romanesque renouvelé.

Auteur : Angela Huth. Auteur de nombreux romans à succès dont L'Invitation à la vie conjugal et De toutes les couleurs, Angela Huth vit dans le Warwickshire en Angleterre. Ce huitième roman traduit en français fait suite aux Filles de Hallows Fram, adapté au cinéma sous le titre Trois Anglaises à la campagne.

Mon avis : (lu en janvier 2013)
Ce livre est la suite de "Les filles de Hallows Farm" que je n'ai pas lu mais dont j'ai entendu parler au début du Café Lecture de la Bibliothèque.
Prue est l'une des filles de Hallows Farm, pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a été volontaire agricole. Ce livre raconte son histoire après la guerre. Prue est de retour à Manchester dans le salon de coiffure de sa mère, elle est toujours à la recherche d'un bon parti, elle rêve également de vie à la campagne et de travail de la terre.
Prue va faire la rencontre de Barry, un homme d'affaires avec une belle situation, même s'il est plus âgé qu'elle, elle accepte le mariage car il lui promet le confort matériel. Mais un couple ne se fait pas seulement avec l'argent. Prue s'ennuie, elle sympathise avec Johnny, un voisin poète et menuisier qui élève des poules, puis elle décide de travailler dans une ferme non loin de chez elle. Cette exploitation est très différente de Hallows Farm. La ferme est un peu délaissée, les animaux manquent de soins... Lorsqu'elle tombe enceinte, elle espère enfin trouver le bonheur en élevant son enfant malheureusement la naissance se passera mal et le couple de Barry et Prue n'y résistera pas...
Ce livre se lit facilement, les déboires de Prue sont l'occasion de découvrir une époque : l'après-guerre, un pays, l'Angleterre, Manchester et la campagne anglaise... Prue garde une certaine nostalgie de l'époque de Hallows Farm avec ses deux complices Stella et Ag, la vie n'était pas facile, mais elle était si heureuse.

Merci à Livraddict et les éditions Folio de m'avoir permis de découvrir ce livre, cela m'a donné envie de lire à l'occasion le livre précédent "Les filles de Hallows Farm".

Logo Livraddict

Extrait : (début du livre)
« Combien de temps vas-tu continuer à contempler ce champ nu ? demanda une voix derrière elle. Il n'y a rien à voir. »
Perchée sur le troisième échelon de la barrière, les genoux pressés comme autrefois contre le bois doux et détrempé, elle regardait le Pré d'En Bas à présent vide d'animaux. Les terres étaient en jachère, les haies moins bien taillées que ne l'exigeait jadis Mr. Lawrence. Les longues herbes ployaient négligemment dans le vent. Elle revoyait au bout du pré la meule en feu, les vaches affolées fuyant l'intense chaleur qui faisait trembler l'air comme un mirage. Elle entendait encore les meuglements des bêtes et les voix moins fortes de Stella et d'Ag qui, bâtons en main, essayaient de chasser le bétail vers le champ de trèfle, de l'autre côté du chemin. Elle sentait de nouveau la sueur âcre qui mouillait ses aisselles alors qu'elle courait les rejoindre, les jambes en coton.
« Allez, viens. Nous ferions mieux de rentrer. »
Prue ne bougea pas. Elle avait besoin de rester là encore un moment.

 

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31 janvier 2013

La vie en sourdine – David Lodge

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Audiolib – février 2009 – lu par Daniel Nicodème

Rivages – septembre 2008 - 413 pages

Rivages poche – avril 2010 – 460 pages

traduit de l'anglais 

Titre original : Deaf sentence, 2008

Quatrième de couverture : 
Desmond a des problèmes d'ouïe. Et d'ennui. Professeur de linguistique fraîchement retraité, il consacre son ordinaire à la lecture du Guardian, aux activités culturo-mondaines de son épouse, dont la boutique de décoration est devenue la coqueluche de la ville, et à son père de plus en plus isolé là-bas dans son petit pavillon londonien.
Lors d'un vernissage, alors que Desmond ne comprend pas un traître mot de ce qu'on lui dit et répond au petit bonheur la chance, une étudiante venue d'Outre-Atlantique lance sur lui ce qui ressemble vite à une OPA. Pourquoi Desmond ne l'aiderait-il pas à rédiger sa thèse ? Le professeur hésite. Pendant ce temps son père, martial, continue à vouloir vivre à sa guise et son épouse à programmer d'étonnants loisirs...

Auteur : Né à Londres, David Lodge a enseigné la littérature anglaise jusqu'en 1987 à l'université de Birmingham, et donné des conférences dans le monde entier. Essayiste, critique et romancier, il connaît en France un très grand succès.

Lecteur : Daniel Nicodème : Ce comédien de formation anglo-saxonne est la voix francophone de nombreuses stars comme Kenneth Brannagh ou Liam Neeson. Metteur en scène et professeur d'art dramatique, il joue également les classiques au théâtre. Il a déjà enregistré plusieurs ouvrages pour Audiolib, notamment La vie en sourdine de David Lodge prix audio « Lire dans le noir » 2009 et « Concerto à la mémoire d’un ange », d’Eric Emmanuel Schmitt, où sa lecture a été distinguée par le Prix d’interprétation Plume de Paon.

Mon avis : (écouté en janvier 2013)
La vie en sourdine est un livre conçu comme un journal intime où le jeune retraité, Desmond Bates, professeur de linguistique, raconte son quotidien. Il a des soucis de surdité qui lui posent souvent des difficultés pour communiquer et il se trouve souvent dans des situations drôles et décalées.
Sa femme est toujours active, elle se consacre à sa boutique de décoration. Desmond va également régulièrement à Londres pour rendre visite à son père qui commence à perdre un peu la tête.
Le livre commence avec un vernissage, où Desmond fait la connaissance Alex Loom, une étudiante américaine qui lui parle durant toute la soirée, mais lui est incapable d'entendre ce qu'elle dit. Il comprendra plus tard que cette jeune femme lui demande de l'aide pour sa thèse.
Avec ce livre, David Lodge évoque avec humour et tendresse l'handicap de la surdité et les conséquences de la vieillesse.
Desmond Bates est un personnage attachant, j'ai par compte trouvé Alex Loom trop caricaturale. Et ses déboires avec Desmond n'apportent pas grand chose à l'histoire...

J'ai pris un vrai plaisir en écoutant cette histoire en particulier grâce à l'interprétation remarquable du lecteur Daniel Nicodème.

 

Extrait : (début du livre)
Le grand monsieur grisonnant à lunettes, qui se tient en lisière de la foule dans la salle principale de la galerie, et qui se penche tout contre la jeune femme au corsage en soie rouge, baissant la tête et la détournant de son interlocutrice, opinant du chef sagement et émettant un murmure phatique par moments, n’est pas, contrairement à ce que vous pouvez penser, un prêtre hors service qu’elle aurait convaincu d’entendre sa confession au beau milieu de cette assemblée, ni un psychiatre à qui elle aurait extorqué une consultation gratuite ; et, lui, il n’a pas adopté cette posture pour mieux regarder dans le décolleté de la jeune femme, bien que ce soit un bonus accidentel qu’il tire de la situation, le seul en fait. La raison pour laquelle il a adopté cette position, c’est que la pièce est pleine de bruit de conversations, gronde d’un brouhaha qui se répercute sur les surfaces dures du plafond, des murs et du plancher, et tourbillonne autour des têtes des invités, les incitant à crier encore plus fort pour se faire entendre. Les linguistes appellent cela le réflexe de Lombard, du nom d’Etienne Lombard, lequel a découvert au début du XXe siècle que les gens haussent la voix dans un environnement bruyant afin de compenser la dégradation qui menace l’intelligibilité de leurs messages.

 

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