24 septembre 2013

L'air d'été est rempli de promesses - Alexander McCall Smith

Lu en partenariat avec les Editions des Deux Terres

l_air_d__t__est_rempli_de_promesse Editions des Deux Terres - septembre 2013 - 297 pages

traduit de l'anglais de Martine Skopan

Titre original : The Uncommon Appeal of Clouds, 2012

Quatrième de couverture : 
Lorsqu’un tableau de Nicolas Poussin est volé à un riche propriétaire foncier, celui-ci demande à Isabel Dalhousie, philosophe et directrice de la Revue d’éthique appliquée à Édimbourg de l’aider. Elle y consent, malgré les protestations de son mari Jamie. Tout en enquêtant sur le vol de l’œuvre d’art, elle est obligée de faire face aux problèmes de tous les jours. Elle se demande si elle devrait encourager son fils Charlie, chez qui se manifestent les premiers signes d’un génie mathématique. En même temps, Isabel hésite à aider son ami Eddie, confronté à des problèmes d’amour et de santé. Cet été encore, malgré ses doutes et les changements qui se produisent, Isabel parvient à tenir ses promesses.

Auteur : Alexander McCall Smith est internationalement connu pour avoir créé le personnage de la première femme détective du Botswana, Mma Precious Ramotswe. Ressortissant britannique né au Zimbabwe, il a été professeur de droit appliqué à la médecine et membre du Comité international de bioéthique à l’Unesco avant de se consacrer à la littérature. Alexander McCall Smith a reçu de nombreux prix et il a été nommé meilleur auteur de l’année par les British Book Awards en 2004. En 2007, il a reçu le titre de commandeur de l’Empire britannique (CBE) pour services rendus à la littérature. Quand il n’écrit pas, il fait partie de « l’Orchestre épouvantable ». Ses romans sont traduits dans quarante-cinq langues. Il vit aujourd’hui à Édimbourg, en Écosse. 

Mon avis : (lu en août 2013)
C'est la première fois que je lit un livre de cette série Isabel Dalhousie. Il s'agit ici du neuvième tome. Je connais Alexander McCall Smith grâce à sa série Mma Ramotswe que j'aime beaucoup.

Isabel Dalhousie est rédactrice en chef d'une revue de philosophie et détectrice amateure. A la suite du vol d'un tableau de Poussin, son riche propriétaire fait appel à Isabelle pour l'aider à découvrir le coupable. Au même moment, Isabelle et son mari Jamie s'interrogent sur la précocité de Charlie, leur fils de 3 ans. Malgré son jeune âge, il semble avoir de vraies prédispositions pour les mathématiques. 

J'ai été déçue par cette lecture, j'ai trouvé l'intrigue très mince et les discussions autour de la soi-disante précocité de Charlie ne m'ont pas intéressée et l'Ecosse n'a pas autant d'exotisme que le Botswana dans la série de Mma Ramotswe...
Etant assez hermétique à la philosophie, je ne suis sans doute pas le bon public pour cette série. 

Merci Loan et les Editions des Deux Terres pour m'avoir permis de découvrir ce livre.

Autres avis : Soukee, CottageMyrtille 

Extrait : (début du livre)
- Mozart, déclara Isabel Dalhousie, et Srinivasa Ramanujan.
Attablé en face d'elle dans la cuisine, Jamie, son mari depuis un an, et son compagnon depuis quatre, leva les yeux d'un air moqueur.
- Mozart, d'accord, mais Srini...
Incapable de prononcer le nom correctement, il baragouina un mélange de labiales et de sifflantes. Les patronymes indiens ont le plus souvent une consonance mélodieuse, mais la prononciation en est difficile, même pour ceux qui ont l'oreille musicale. Jamie était plus à l'aise avec les robustes phonèmes des noms écossais, tous ces Macdonalds, ces Macgregors, ces Macleans, les Mackays, qui évoquent immédiatement des paysages autrement plus austères, un climat plus rude.
- Srinivasa Ramanujan, répéta Isabel. C'était un enfant prodige, comme Mozart. Un génie.

Challenge 2% Rentrée Littéraire 2013
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7/12

  Challenge Petit BAC 2013
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"Météo"

  Challenge God Save The Livre 
Challenge_anglais

 Challenge Voisins, voisines
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Ecosse

 Challenge Trillers et Polars
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catégorie "Même pas peur" :  4/25

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16 septembre 2013

50 nuances de Grey - E L James

Lu dans le cadre du Challenge
 "Ecoutons un livre"

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Audiolib - novembre 2012 - lu par Séverine Cayron

JC Lattès - octobre 2012 - 560 pages

traduit de l’anglais par Denyse Beaulieu

Titre original : Fifty Shades, book 1: Fifty Shades of Grey, 2011

Quatrième de couverture :
Romantique, libérateur et totalement addictif, écoutez le livre dont tout le monde parle !
Quand Anastasia Steele, 21 ans, rencontre Christian Grey, jeune patron d’une multinationale, elle tombe sous le charme. Mais pensant lui avoir été indifférente, elle cherche à l’oublier. Pourtant, quelques temps plus tard, celui-ci l’invite à dîner en tête à tête. Ana découvrira peu à peu la part d’ombre de cet homme, consumé par le désir de tout contrôler. Confrontée aux fantasmes de possession, entre autre, de Christian Grey, Ana se met à ressentir des désirs de soumission ignorés jusqu’alors. La romance se métamorphose en un roman volcanique, évoquant les fantasmes féminins et masculins les plus enfouis… Le premier tome d’une trilogie addictive à souhait. Et un best-seller mondial. À suivre.
Quoi de mieux que la musicalité d’une voix pour chuchoter à l’oreille – telle une confidence – les méandres du désir ? Séverine Cayron, formée très tôt à la musique classique, donne ici une interprétation troublante de ces aveux qui osent se nommer.

Auteur : Erika Leonard, plus connue sous son pseudonyme E.L. James, travaille à la direction d'une chaine de télévision. Elle est mariée et a deux enfants, et vit à l'ouest de Londres. Elle est connue pour sa trilogie : Fifty shades of Grey, Fifty shades darker et Fifty Shades freed. Le succès est immense pour ces livres d'abord publiés en format numérique, et qualifiés par la presse de   « Mummy Porn », livre pornographique pour ménagère de moins de cinquante ans. Les éditeurs se sont battus pour publier la trilogie en format papier, et un film devrait bientôt voir le jour.

Lecteur : Séverine Cayron, artiste interprète, formée dès le plus jeune âge à la musique classiqueet au violoncelle, elle décide de s'orienter vers la comédie, et sort diplômée avec distinction de l'IAD (Belgique) en 2007. Elle se spécialise rapidement dans les voix off et le doublage et  continue sa voie de musicienne, chanteuse et "auteur-compositeur-interpète" au sein de son projet personnel et autres groupes.

Mon avis : (écouté en août 2013)
J'ai enfin découvert ce livre "phénomène" en version audio grâce à Sylire chez qui j'ai gagné ce livre-audio début juillet. Il m'a accompagné durant les vacances mais j'ai mis plus d'un mois à le lire... J'ai lu assez rapidement les premiers chapitres, puis la lassitude m'a pris... J'ai mis plus d'un mois à écouter ce livre, car l'envie me manquait et me forçant à écouter au moins un chapitre par jour les dernières semaines que je suis enfin arrivée au bout du livre... (j'ai failli plusieurs fois écouter directement le dernier chapitre pour savoir comment s'achevait le livre). 
J'ai apprécié la lecture audio, car la lectrice est très agréable à écouter. En plus, pour la discrétion, c'est la forme parfaite...

Concernant l'intrigue, il n'y en a pas vraiment... La première partie avec la rencontre entre Ana et Christian et les premières approches s'écoute facilement, ensuite c'est assez répétitif, beaucoup de scènes de sexe, c'est très proche de la série arlequin avec un vocabulaire grossier et cru... Côté personnages, Christian est un personnage assez sombre, il garde en lui des blessures venues de l'enfance. Anastasia m'a agacée... Sa naïveté est si peu crédible et sa façon d'accepter tout de Christian m'a dérangée.

Je suis contente d'avoir découvert, même laborieusement, ce livre pour m'en faire moi-même une opinion mais je ne pense vraiment pas lire ou écouter les deux autres tomes...
Encore merci Sylire pour ce livre audio.

Autres avis : Sandrine, Sylire, ValérieLeiloona, Stéphie, Enna

Extrait : (début du livre)
Je grimace dans le miroir, exaspérée. Ma saleté de tignasse refuse de coopérer. Merci, Katherine Kavanagh, d'être tombée malade et de m'imposer ce supplice ! Il faut que je révise, j'ai mes examens de fin d'année la semaine prochaine, et, au lieu de ça, me voilà en train d'essayer de soumettre ma crinière à coups de brosse. Je ne dois pas me coucher avec les cheveux mouillés. Je ne dois pas me coucher avec les cheveux mouillés. Tout en me répétant cette litanie, je tente une nouvelle fois de mater la rébellion capillaire. Excédée, je lève les yeux au ciel face à cette brune qui me fixe, avec son teint trop pâle et ses yeux bleus trop grands pour son visage. Tant pis. Je n'ai pas le choix : la seule façon de me rendre à peu près présentable, c'est de me faire une queue-de-cheval.
Kate est ma colocataire, et elle a été terrassée par la grippe aujourd'hui. Du coup, elle ne peut pas interviewer pour le journal des étudiants un super-magnat de l'industrie dont je n'ai jamais entendu le nom. Résultat : elle m'a désignée volontaire. Je devrais relire mes notes de cours, boucler une dissertation, bosser au magasin cet après-midi, mais non - je me tape les 265 kilomètres qui séparent Vancouver dans l'État de Washington du centre-ville de Seattle pour rencontrer le mystérieux P-DG de Grey Enterprises Holdings, Inc., grand mécène de notre université. Le temps de ce chef d'entreprise hors du commun est précieux - bien plus que le mien -, mais il a accepté d'accorder une interview à Kate. C'est un scoop, paraît-il. Comme si j'en avais quelque chose à foutre. Kate est blottie dans le canapé du salon.
- Ana, je suis désolée. Cette interview, je cours après depuis neuf mois. Si j'annule, je n'aurai pas d'autre rendez-vous avant six mois et, d'ici là, on aura quitté la fac. Je suis la rédac' chef, je ne peux pas me permettre de planter le journal. Je t'en supplie, ne me laisse pas tomber, m'implore-t-elle d'une voix enrouée.
Elle fait comment ? Même malade, elle est à tomber avec ses cheveux blond vénitien impeccablement coiffés et ses yeux verts pétillants, bien que, pour l'instant, ils soient rouges et larmoyants. Je refoule une bouffée de compassion.
- Évidemment que je vais y aller, Kate. Retourne te coucher. Tu veux de l'Actifed ou un Doliprane ?
- Actifed, s'il te plaît. Tiens, voici mes questions et mon dictaphone. Tu appuies ici pour enregistrer. Prends des notes, je décrypterai.
- Ce mec, je ne sais rien de lui, dis-je en tentant vainement de réprimer ma panique croissante.
- Avec mes questions, tu t'en sortiras très bien Allez, vas-y. Tu as une longue route à faire II ne faut pas que tu sois en retard.
- O.K., j'y vais. Retourne te coucher. Je t'ai préparé de la soupe, tu pourras la faire réchauffer plus tard.
Il n'y a que pour toi que je ferais ça, Kate.
- D'accord. Bonne chance. Et merci, Ana - comme toujours, tu me sauves la vie.
Je prends mon sac à dos en lui adressant un sourire ironique. Je n'arrive toujours pas à croire que je me sois laissé convaincre par Kate de faire ça. Cela dit, Kate pourrait convaincre n'importe qui de faire ses quatre volontés. Elle est éloquente, forte, persuasive, combative, belle - et c'est ma meilleure amie.

  Challenge God Save The Livre 
Challenge_anglais

 Challenge Voisins, voisines

 voisins_voisines_2013
Angleterre

   Challenge Petit BAC 2013
petit_bac_2013
"Chiffre/Nombre"

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01 septembre 2013

Ma soeur vit sur la cheminée - Annabel Pitcher

 Lu dans le cadre du Challenge Un mot, des titres...
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Le mot : SOEUR

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Plon - octobre 2011 - 236 pages

Plon jeunesse - octobre 2011 - 235 pages

Pocket Jeunesse - octobre 2012 - 220 pages

Pocket - octobre 2012 - 222 pages

traduit de l'anglais Amélie de Maupeou

Titre original : My Sister Lives on the Mantelpiece, 2011

Quatrième de couverture : 
Rose, la grande soeur de Jamie, a été tuée dans un attentat terroriste à Londres. Cette tragédie a fait voler en éclats l'équilibre de sa famille : les parents se rejettent la responsabilité du drame ; Jasmine, la soeur jumelle de Rose, essaie d'exister tant bien que mal dans leurs yeux ; Jamie, lui, continue à rêver, à s'imaginer en superhéros, à jouer.
Même si la vie ne sera plus jamais la même, du haut de ses 10 ans, Jamie porte, comme un bouclier, son désir de vivre et sa candeur. Et c'est ce regard tendre, intelligent, pur et malicieux qui vaincra le désespoir.
Une voix d'enfant si émouvante et juste qu'elle distille une émotion irrésistible et devient un exemple de résilience extraordinaire.

Auteur : Annabel Pitcher a étudié la littérature à Oxford. Ma soeur vit sur la cheminée est son premier roman, écrit pendant un tour du monde, et traduit dans une dizaine de langues.

Mon avis : (lu en août 2013)
Ce livre a été publié en même temps en éditions adulte et jeunesse. James a 10 ans, il nous raconte l'histoire de sa famille en deuil. Il y a 5 ans, Rose l'une de ses soeurs aînées a été tuée à Londres dans un attentat terroriste. Après ce drame, la famille est totalement déstabilisée, le père devient alcoolique, la mère quitte la maison et part avec un homme du groupe de soutien, l'urne funéraire de Rose trône sur la cheminée. Les deux enfants restants
, Jasmine, soeur jumelle de Rose, et James, se sentent donc bien seuls et abandonnés. Lorsque le livre commence le père et ses deux enfants ont quitté Londres et vivent maintenant à Ambleside au nord de l'Angleterre. A l'école, James rencontre Sunya, sa voisine de classe, elle sera la seule à le soutenir lorsqu'il est en prise avec la cruauté de certains garçons de sa classe. A la maison, son compagnon de jeu c'est Roger son chat roux. Ce livre est terriblement émouvant, la souffrance de ces deux enfant et adolescente est révoltante. Les interrogations de James sont nombreuses, Jasmine qui n'a que 15 ans en a assez de l'absence de leur mère et du manque de réaction leur père. J'ai aimé cette histoire même si j'ai trouvé assez dérangeant comportement démissionnaire des parents... A plusieurs reprises, j'ai versé quelques larmes.

Extrait : (début du livre)
Ma soeur Rose vit sur notre cheminée. Enfin, juste en partie. Trois de ses doigts, son coude droit et sa rotule ont été enterrés dans un cimetière, à Londres. Maman et papa ont eu une grosse dispute après que la police a retrouvé dix morceaux de son corps. Maman voulait une tombe sur laquelle elle pourrait se rendre, papa voulait une crémation et répandre les cendres dans la mer. En tout cas, c'est ce que Jasmine m'a dit. Elle se souvient mieux que moi. Je n'avais que cinq ans quand c'est arrivé. Jasmine avait dix ans, elle était la jumelle de Rose. Elle l'est toujours d'après maman, qui a mis des lustres à accepter que Jasmine change quelque chose à ses cheveux ou à son style vestimentaire. Ils ont habillé Jas de la même manière pendant des années, après l'enterrement - des robes à fleurs, des gilets et ces chaussures plates à boucle que Rose adorait. Je suppose que c'est pour cette raison que maman est partie avec cet homme du groupe de soutien, il y a soixante et onze jours. A son quinzième anniversaire, Jas a coupé tous ses cheveux, elle les a teints en rose et elle s'est fait faire un piercing dans le nez. Elle ne ressemblait plus du tout à Rose et ça, les parents n'ont pas pu le supporter. Maman est partie le jour même et je n'ai plus eu de nouvelles depuis.
Ils ont eu chacun cinq morceaux. Maman a mis les siens dans un cercueil très chic, sous une pierre tombale blanche très chic sur laquelle est écrit Mon ange. Papa a brûlé la clavicule, les deux côtes, un bout de crâne et un petit orteil et il a mis les cendres dans une urne dorée. Chacun a donc eu ce qu'il voulait mais - surprise, surprise ! - ça ne les a pas rendus heureux. Maman dit que c'est trop déprimant d'aller au cimetière et papa essaie de répandre les cendres de Rose à chaque date anniversaire de sa mort, mais il change toujours d'avis à la dernière minute. C'est comme s'il se passait quelque chose au moment précis où il s'apprête à disperser Rose dans la mer. L'année où nous sommes allés dans le Devon, il y avait tous ces poissons argentés qui grouillaient, comme s'ils étaient impatients de manger ma soeur. Une autre fois, en Cornouailles, une mouette a lâché du guano sur l'urne pile au moment où papa allait l'ouvrir. J'ai commencé à rigoler mais Jas avait l'air triste, alors j'ai arrêté.
Nous avons quitté Londres pour prendre du recul par rapport à tout ça. Papa connaissait quelqu'un qui connaissait quelqu'un qui l'a appelé au sujet d'un travail dans la région des lacs. Cela faisait des années qu'il ne travaillait plus, à Londres. Nous sommes en récession, ce qui veut dire que le pays n'a plus d'argent, alors on ne construit presque plus rien. Quand il a obtenu cet emploi à Ambleside, on a vendu notre appartement, loué un cottage et laissé maman à Londres. J'ai parié cinq euros avec Jas que maman viendrait nous dire au revoir. J'ai perdu, mais Jas ne m'a jamais réclamé l'argent. Dans la voiture, Jas a dit On joue aux espions, mais elle n'a même pas été capable de deviner Quelque chose qui commence avec un R alors que Roger était assis sur mes genoux en train de ronronner comme pour lui donner un indice.

Challenge Voisins, voisines

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Grande-Bretagne

  Challenge God Save The Livre 
Challenge_anglais

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27 août 2013

Autumn Laing – Alex Miller

Lu dans le cadre de La Rentrée Littéraire 2013 Libfly
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traduit de l'anglais (Australie) par Françoise Pertat

Titre original : Autumn Laing, 2011

Quatrième de couverture :
« C’est ici que tout a commencé il y a cinquante-trois ans. »
C’est ici, dans la moiteur des environs de Melbourne, qu’Autumn Laing, née Gabrielle Louise Ballard, connut l’unique passion de son existence. 
Au crépuscule de sa vie, Autumn, solitaire et revêche, raconte comment la tendresse qui la liait à son mari, Arthur, homme de loi intègre fréquentant la bohème des années trente, fut balayée par sa relation avec Pat Donlon. Peintre génial, fascinant d’égoïsme, il révolutionna autant son quotidien que l’art de son pays. Entre eux, la passion est physique, l’amour incandescent, le désir dévastateur. Car face à la folie créatrice de l’artiste, la muse n’est rien qu’un souffle vite emporté, une image vite oubliée.
Après le magistral Lovesong, Alex Miller prouve qu’il est sans conteste l’un des plus grands prospecteurs des sentiments amoureux, en offrant une vision de l’amour avec ses zéniths et ses gouffres, son tumulte et ses silences.

Auteur : Alex Miller est né en 1936 à Londres. Australien d’adoption, il fut tour à tour garçon de ferme, magasinier, carillonneur, dresseur de chevaux, universitaire, dramaturge et enseignant, avant de publier en 1988 son premier livre. Auteur de dix romans, tous encensés par la critique, c’est avec Landscape of Farewell (2007), Lovesong (Phébus, 2012) et surtout Autumn Laing qu’il acquiert définitivement le statut d’écrivain majeur de son pays. Il reçoit en 2007 le Manning Clark Cultural Award pour sa contribution au rayonnement de la littérature australienne à l’étranger.

Mon avis : (lu en juillet 2013)
« Ils sont tous morts, et moi je suis vieille et décharnée. C’est ici que tout a commencé il y a cinquante-trois ans. » Voilà les premières phrases de ce livre. La narratrice, c'est Autumn Laing, elle a 85 ans et elle vit seule à Old Farm environs de Melbourne en Australie. Après avoir aperçu en ville, Edith Dolon qu'elle n'avait plus vu depuis plus de cinquante ans, Autumn est renvoyée vers son passé et elle se met à raconter ses souvenirs. Dans les années 30, Autumn et Arthur Laing s'occupaient de la promotion d'artistes australiens. En 1938, ils font la connaissance de Pat Dolon, un jeune peintre plein d'ambition. Pat est marié avec Edith. Entre Autumn et Pat une vraie complicité s'installe qui deviendra une passion. Autumn a dix de plus que Pat mais elle l'inspira l'artiste en herbe. Le lecteur suit en alternance le présent et le passé d'Autumn, il découvrira peu à peu la suite de cette passion.
J'ai eu un peu de mal à entrer dans le livre, sans doute car l'auteur prend son temps pour installer l'intrigue et les différents protagonistes. Ensuite, j'ai été embarquée par le récit de cette histoire d'amour, intéressée également par le côté artistique sans oublier la découverte des grands espaces australiens décrit formidablement par Alex Miller. 
Cette histoire est une fiction même si l'auteur ne se cache pas avoir été inspiré par la vie de Sunday Reed (Autumn Laing) et du peintre Sidney Nolan (Pat Dolon).

Merci à Libfly et Le Furet du Nord pour m'avoir permis de découvrir ce livre à l'occasion de l'opération On vous lit tout.

Note : ♥♥♥♥

Extrait : (début du livre)
Ils sont tous morts, et moi je suis vieille et décharnée. C’est ici que tout a commencé il y a cinquante-trois ans. Ici, où j’ai trouvé refuge à l’ombre de l’ancienne écurie aux planches gondolées et disjointes en cet après-midi de janvier étouffant. J’avais trente-deux ans. je m’y protège du soleil et de la fumée. L’odeur du papier brûlé m’a suivie. De la fumée bleue danse dans les lames de soleil qui découpent des formes dans l’obscurité, imitant en cela l’œuvre d’un certain peintre que nous admirions autrefois. Que de choses cachées et étouffées en cet endroit! La maison des morts, voilà le nom que je devrais lui donner. À l’ombre où est ma place. Ne riez pas. C’est une vieille angoisse chez moi, ce besoin de fouiller les immondices de la pointe de ma sandale, à les bousculer dans l’espoir (ou la terreur) d’y dénicher quelque chose. je ne suis plus une femme. vous allez vite comprendre pourquoi. La boucle de mon nu-pieds gauche s’est cassée la nuit dernière, alors que je tirais mon matelas sous la véranda en quête d’un peu de fraîcheur. La fraîcheur, je ne l’ai pas trouvée, par contre mon pied a buté contre la marche. je n’ai plus de force dans les jambes. Mes jambes! Du temps de ma peau lisse, je l’ai séduit en lui découvrant par intermittence mes cuisses nacrées, tandis que je l’observais, fou de désir de me toucher, pendant que moi je fondais. Rien ne pouvait nous arrêter à l’époque.

Hier, je l’ai croisée dans la rue. Et la nuit dernière, je n’ai pas fermé l’œil à cause d’elle. L’air me brûlait les poumons à deux heures du matin. J’ai alors envisagé de descendre jusqu’à la berge, pour m’étendre sur l’herbe sous les mimosas, afin d’y trouver du réconfort. Mais je n’en suis plus capable. La dernière fois que je suis allée au fleuve remonte au moins à quinze ans. Si je pouvais y retourner, je m’y étendrais nue, comme de son temps. Le corps blanc, immobile et froid au clair de lune, maintenant. Sur le dos (« toujours prête », selon l’expression consacrée de Pat), le cerveau en ébullition, à penser à ma vie et à la leur. Sa vie à lui et sa vie à elle. Il ne me reste guère plus que la peau et les os. Non, c’est drôle. C’est comme ça qu’il faut l’entendre. Riez donc si cela vous fait plaisir! je n’ai jamais reproché un rire à quiconque. Dieu seul sait combien les occasions sont rares.

Jusqu’à ma rencontre d’hier avec Edith, j’étais prête à devenir ce cadavre blanc sur la rive. C’est vrai, c’est ce que je voulais. Le moyen d’en finir, je l’ai au fond du tiroir de ma table de chevet. Mais au lieu de mourir la nuit dernière, j’ai rafistolé ma sandale avec le ruban de soie mauve entourant la boîte de chocolats bon marché offerte par cette femme minable venue me voir hier. Était-ce hier? Était-ce avant, ou après ma rencontre avec Edith? Peu importe. Elle – je parle de la femme aux chocolats, et non d’Edith – a garé sa voiture près de la porte principale, puis a contourné la propriété pour entrer par le portail de derrière et faire son apparition parmi les rhododendrons, telle une intime de notre ancien cercle. Elle m’a surprise, la chemise de nuit relevée jusqu’à la taille, à trois heures de l’après-midi, en train de me soigner les cors. Il me faudrait un gros chien. Ou un fusil. Un pied posé sur le rebord en brique, à l’autre bout du bassin à poissons (sans poissons), elle me souriait en me tendant son cadeau de pacotille. Toute vêtue de lin blanc immaculé. Énorme, elle transpirait à grosses gouttes. Le corps idéal pour dévaler la colline jusqu’au fleuve. C’est ce à quoi j’ai pensé en la regardant.

 Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013
logorl2013
2/6

  Challenge Petit BAC 2013
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"Météo"

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30 juin 2013

Recette Anglaise

2013_06_28_175659 Editions Atlas - août 2007 - 173 pages

Quatrième de couverture : 
L'heure sacrée du thé si célèbre chez nos voisins anglais, est aussi un moment privilégié, une pause après les courses, un moment convivial en famille ou avec des amis le week-end. Découvrez dans Tea-time, toutes les recettes simples et savoureuses à croquer par petites bouchées avec une boisson chaude. Passez un agréable moment de détente avec un thé, à déguster dès la sortie du four, ces scones aux raisins qui sont une variante des gâteaux anglais, ou ces financiers d'une finesse incomparable. Laissez-vous tenter par les tartelettes pêches-pistaches au goût si subtil et ces macarons à la rose à la saveur insolite.

Mon avis : (feuilleté et testé en juin 2013)
Après avoir savouré de nombreuses recettes anglaises sur les blogs des uns et autres et avoir même testé positivement une des recettes de scones... J'ai trouvé ce livre « Tea - time », je m'attendais à avoir essentiellement des recettes anglaises, il y en a mais pas majoritairement...

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J'ai testé pour vous les petites brioches anglaises... en voyant la photo du livre, j'ai eu le très bon souvenir de ce type de brioches achetées autrefois chez Mark & Spencer... Je doute d'arriver à faire aussi bon mais pourquoi ne pas essayer...

La Recette :

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Comme toujours, je n'ai pas suivi la recette à la lettre...
N'ayant pas d'écorces d'orange confites, j'ai remplacé les 40 g de sucre et
40 g d'écorces d'orange confites par 60 g de confiture d'orange...

Le résultat de ma recette :

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avant cuisson

Une levure de boulanger un peu ancienne et les petites brioches n'ont pas assez levé...
C'est bon mais j'attendais des brioches plus moelleuses... 

« Visuellement, cela ressemble à des cookies... » m'a dit l'un de mes fils,
malgré tout, les brioches ont été appréciées !

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Le Mois Anglais

 

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29 juin 2013

Série : Inspecteur Barnaby

(source Wikipédia)

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Tom Barnaby (John Nettles)

Inspecteur Barnaby (Midsomer Murders) est une série télévisée britannique.

Naissance de la série :

En 1987 Caroline Graham publie son premier roman relatant les aventures de l'inspecteur Thomas Barnaby : The Killings at Badger's Drift (Meurtres à Badger's Drift). Le succès est immédiat et cinq autres romans vont suivre :

- Death of a hollow man (1989) - Mort d'un pantin

- Death in disguise (1992) - Mort sous cape

- Written in blood (1994) - Sang bleu

- Faithful unto death (1996) - Ange de la mort

- A place of safety (1999) - Un corbeau au presbytère

En mars 1997, Midsomer Murders est diffusé pour la première fois sur ITV.
Le succès est également au rendez-vous et les producteurs décident de continuer l'aventure au-delà des six épisodes initialement prévus.

Synopsis :

Cette série met en scène les enquêtes de l'inspecteur Tom Barnaby et de son adjoint  (Gavin Troy, Dan Scott puis Ben Jones) dans un comté anglais fictif, le Midsomer. Les affaires qu'ils doivent résoudre sont toujours peuplées d'un grand nombre de cadavres et ont pour cadre des milieux extrêmement divers. Le calme et la sérénité de Causton, ville principale du comté, n'est qu'apparente... De nombreux personnages hauts en couleur, ruminent de sombres vengeances envers de vieux ennemis...

Tom Barnaby a une vie de famille heureuse avec sa femme Joyce et sa fille Cully.

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Gavin Troy (Daniel Casey)  

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Dan Scott (John Hopkins)

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Ben Jones (Jason Hughes)

A partir de la saison 14, Tom Barnaby est parti en retraite, il a été remplacé par son cousin l'inspecteur John Barnaby.

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John Barnaby (Neil Dudgeon), sa femme et son chien

Mon avis : 

J'aime dans cette série l'atmosphère "so british", les paysages champêtres et paisibles, les petits villages avec maisons et jardins fleuris et leurs habitants tout aussi typiques.
Les épisodes de cette série sont régulièrement diffusés et rediffusés sur France 3 et je les regarde toujours avec plaisir.

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Le Mois Anglais

 

 

 

 

 

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22 juin 2013

Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer, Annie Barrows

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Audiolib - novembre 2011 - lu par Cachou Kirsch et 4 comédiens

NIL – avril 2009 – 396 pages

10/18 - janvier 2011 - 410 pages

traduit de l'américain par Aline Azoulay

Titre original : The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society, 2008

Présentation de l'éditeur
Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant. Jamais à court d'imagination, le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d'humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d'autres habitants de Guernesey , découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur leurs vies... Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l'invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais. 

Auteur : Mary Ann Shaffer est née en 1934 en Virginie-Occidentale. C'est lors d'un séjour à Londres, en 1976, qu'elle commence à s'intéresser à Guernesey. Sur un coup de tête, elle prend l'avion pour gagner cette petite île oubliée où elle reste coincée à cause d'un épais brouillard. Elle se plonge alors dans un ouvrage sur Jersey qu'elle dévore : ainsi naît fascination pour les îles anglo-normandes. Des années plus tard, encouragée à écrire un livre par son propre cercle littéraire, Mary Ann Shaffer pense naturellement à Guernesey. Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates est son premier roman, écrit avec sa nièce, Annie Barrows, elle-même auteur de livres pour enfants. Mary Ann Shaffer est malheureusement décédée en février 2008 peu de temps après avoir su que son livre allait être publié et traduit en plusieurs langues.

Lecteurs : 
Comédienne bruxelloise et sociologue de formation, Cachou Kirsch joue depuis 2003, sur les planches comme à l'écran... Elle est également chargée de production du Festival Esperanzah!, ainsi que musicienne. En 2007, elle a été nominée en tant qu'Espoir féminin aux Prix du Théâtre belge.

Nathalie HonsComédienne de théâtre, elle découvre le monde du doublage. Depuis elle ne l’a jamais quitté et prête sa voix à de nombreux personnages. Elle restitue avec beaucoup de justesse dans cette lecture le mélange de douce nostalgie et de véritable angoisse qui donne au roman de Tatiana de Rosnay sa tonalité si particulière.

Thierry Janssen : Né en 1972 et diplômé de l'IAD Théâtre en 1995, il est à la fois comédien, auteur et metteur en scène. Formé au clown et à la commedia dell'arte, il a travaillé entre autres avec Carlo Boso et Franco Dragone.

Philippe Résimont brûle les planches depuis plus de 20 ans dans desregistres très différents (Cyrano de Bergerac, Le Misanthrope, Ladies Night, Littoral). Il participe également à quelques aventures cinématographiques (Les convoyeurs attendent, Maternelle, Une nuit).

Nathalie Hugo : Cette comédienne de théâtre au riche parcours exerce également ses talents dans des comédies musicales, le doublage de films de cinéma ou de télévision et celui de dessins animés.

Mon avis : (écouté en juin 2013)
C'est une relecture qui me faisait très envie ayant beaucoup aimé ce livre lors de ma première lecture en 2009. Paradoxalement, j'ai eu un peu de mal à écouter ce livre audio. En effet, ce livre est constitué d'une succession d'échanges de lettres. Si je ne me concentrais pas au début de chaque lettre, je n'enregistrais pas "qui" écrivait "à qui" d'autant plus que les personnages sont nombreux. Le livre est lu par Cachou Kirsch en principale lectrices et quatre autres lecteurs (2 lecteurs, 2 lectrices) mais je n'arrivais pas à distinguer les uns des autres. 
J'ai donc souvent relu certains chapitres. Cela ne m'a pas gênée car c'est un livre que l'on ne veut pas quitter et ainsi, j'ai vraiment pris tout mon temps pour le savourer. J'ai donc redécouvert ce livre avec autant de plaisir que la première fois.

J'ai également choisi ce livre pour ce mois de juin puisque l'histoire se passe entre Londres et Guernesey (Ile Anglo-Normande). Mais je m'aperçoie que l'auteur n'est pas anglaise, mais américaine...

Extrait : ici

 

 

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41/50 :  Virginie Occidentale
Mary Ann Shaffer est née en Virginie-Occidentale

 Challenge Petit BAC 2013
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"Aliment/Boisson"

 

 

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18 juin 2013

Alfred Sisley (1839 - 1899)

Les différents billets de Mrs Pepys autour de la peinture anglaise m'ont donnée l'idée d'évoquer
le plus français des peintres anglais : Alfred Sisley

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Portrait d'Alfred Sisley peint par Renoir en 1868

D'origine anglaise, Alfred Sisley né à Paris le 30 octobre 1839. 
Comme Monet et Renoir, ses amis, il est l'élève de Gleyre ; mais, fuyant l'académisme, il s'en va peindre en forêt de Fontainebleau. Ses toiles sont d'abord influencées par le réalisme de Courbet, et surtout par Corot. Puis il évolue vers l'impressionnisme auquel il resta fidèle toute sa vie, malgré les difficultés économiques et la misère dues à la guerre de 70.
Sisley n'obtient jamais un véritable succès, malgré l'exposition personnelle qu'il eut à la fameuse galerie Durand-Ruel en 1883. 
A partir de 1880, il s'installe avec sa famille à Moret sur Loing où il peindra de nombreux paysages.
Il meurt le 29 janvier 1899 à Moret-sur-Loing.

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Neige à Louveciennes  - 1874 - Phillips Collection Washington

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Les Régates à Molesey - 1874 - Musée d’Orsay, Paris

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Sous le pont de Hampton Court - 1874 - Kuntsmuseum de Winterthour, Suisse

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Moret, vue du Loing, après-midi de mai - 1888 - collection privé

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Le pont de Moret sur Loing  - 1888 - collection privé

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Le canal du Loing - 1892 exposé au Musée d'Orsay à Paris

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L’Eglise de Moret (plein soleil) - 1893 - Musée des Beaux-Arts de Rouen

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Le pont de Moret - 1893 - Musée d’Orsay, Paris

Sisley est un peintre exclusivement paysagiste, celui qui, dans la lignée de Corot, et avec Monet, a le mieux cherché et réussi à exprimer les nuances les plus subtiles de la nature dans les paysages impressionnistes.

D'origine et de nationalité britannique, ayant surtout  vécu en France, il s'inscrit aussi, par ses paysages, dans la lignée de Constable, Bonington et Turner. S'il subit l'influence de Monet, il s'éloigne de son ami par sa volonté de construction qui lui fait respecter la structure des formes.

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Le Mois Anglais

Sources : Wikipédia, peintres célèbres

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16 juin 2013

La proie pour l'ombre - PD James

Lu dans le cadre du Challenge
 "Ecoutons un livre"

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Livraphone - avril 2007 - lu par Marie-Christine Letort

Fayard - août 1994 - 263 pages  

Livre de Poche - janvier 1987 - 285 pages

Livre de Poche - décembre 1997 - 280 pages

Fayard - mai 2004 - 270 pages

traduit de l'anglais par Lisa Rosenbaum

Titre original : An Unsuitable Job for a Woman, 1972 

Quatrième de couverture :
Cordélia Gray n'a pas froid aux yeux. C'est une qualité utile quand on exerce le métier de détective privée. Lorsque Sir Ronald Callender l'engage pour enquêter sur le suicide de son fils Mark, elle se met bravement à l'ouvrage et débarque à Cambridge, par un beau matin d'été. Promenades sur la Cam, parties échevelées, étudiants enjôleurs et professeurs au charme discret… Pour un peu, Cordélia se laisserait gagner par la douceur des choses. Mais ce qu'elle découvre n'a rien d'aimable : la haine de classe, la médiocrité et le sadisme rongent cette société en décomposition ; est-ce le mal de vivre qui a poussé Mark Callender à se tuer ? Ou bien quelqu'un l'a-t-il froidement éliminé, maquillant le meurtre en suicide ? La menace est toujours là, comme une présence tapie dans l'ombre, prête à surgir si on l'approche de trop près. Et c'est exactement ce que Cordélia a l'intention de faire.

Auteur : Née à Oxford en 1920, Phyllis Dorothy James a exercé diverses fonctions à la section criminelle du ministère anglais de l'Intérieur jusqu'en 1979. Mélange d'understatement britannique et de sadisme, d'analyse sociale et d'humour, ses romans lui ont valu les prix les plus prestigieux, dont, en France, le Grand Prix de littérature policière 1988. Derniers ouvrages parus : Meurtres en soutane (2001) et La Salle des meurtres (2004).

Lecteur : Marie-Christine Letort

Mon avis : (écouté en mai 2013)
C'est le premier livre de l'auteur traduit en français. 

A la suite du suicide de son employeur, la jeune Cordélia Gray se retrouve à la tête de la petite d'agence de détective. Quelque temps après, elle est engagée par Sir Callender pour enquêter sur le suicide de son fils, il voudrait connaître les circonstances et la raison de ce suicide. Elle se rend donc à Cambridge où elle côtoie étudiants et professeurs…
C'est un bon roman policier très classique avec une intrigue est prenante avec son lot de fausses pistes et de rebondissements.
Une bonne analyse psychologique de personnages crédibles, mon préférée étant Cordélia Gray et une ambiance typiquement anglaise.

Extrait : (début du livre)
Le matin de la mort de Bernie Pryde – à moins que ce ne fût le lendemain, Bernie ayant choisi de mourir au moment qui lui convenait et jugé inutile de noter l'heure approximative de son départ –, Cordélia se trouva coincée par une panne de la Bakerloo Line peu avant la station Lambeth North, ce qui la mit en retard d'une demi-heure. Des profondeurs d'Oxford Circus, elle monta vers la brillante lumière d'une journée de juin et passa rapidement à côté des acheteurs matinaux en train de regarder les vitrines de Dickins & Jones. Elle plongea dans la cacophonie de Kingly Street et se faufila entre le trottoir bondé et la masse étincelante de voitures et de camions qui encombraient la rue étroite. Elle le savait parfaitement : sa hâte d'arriver au bureau était tout à fait irrationnelle, un symptôme de son obsession de l'ordre et de la ponctualité. Il n'y avait aucun rendez-vous de pris, aucun client à aller voir, aucune affaire pendante, pas même un rapport final à rédiger. Miss Sparshott, la dactylo intérimaire, et elle-même – ç'avait été son idée – envoyaient des renseignements sur l'agence à tous les avocats de Londres dans l'espoir d'attirer des clients. A cet instant, Miss Sparshott devait travailler à cette tâche, portant parfois son regard sur sa montre et défoulant sur sa machine l'irritation croissante que lui causait le retard de Cordélia. C'était une femme peu avenante, aux lèvres constamment pincées comme pour empêcher ses dents, qui avançaient, de sauter hors de sa bouche, au menton fuyant sur lequel un gros poil repoussait aussi vite qu'on l'épilait, aux cheveux blondasses figés en de petites ondulations.  

Déjà lu du même auteur :

une_mort_esth_tique Une mort esthétique meurtres_en_soutane_2011 Meurtres en soutane

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   Challenge Thriller 

challenge_thriller_polarscatégorie "Même pas peur" : 47/12

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Le Mois Anglais

 Challenge Voisins, voisines

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Angleterre

 Challenge God Save The Livre 
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13 juin 2013

De pierre et cendre - Linda Newbery

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Phébus -avril 2008 - 400 pages

Livre de Poche - avril 2009 - 380 pages

traduit de l'anglais par Joseph Antoine

Titre original : Set in stone, 2006

Quatrième de couverture : 
Lorsque, par un soir brumeux de 1898, le jeune peintre Samuel Godwin pousse les grilles de la propriété de Fourwinds, il est immédiatement envoûté. Engagé pour enseigner l'art aux deux filles de Mr Farrow, il ignore encore que cette luxueuse demeure sera pour lui le décor de ses plus belles peintures. Intrigué par la personnalité ombrageuse du maître des lieux, séduit par les jeunes demoiselles, Marianne et Juliana, désarçonné par Charlotte Agnew, leur gouvernante et dame de compagnie, Samuel comprend vite que le raffinement du décor et des êtres dissimule de bien sombres mystères et que le vent souffle pour mieux balayer les cendres d'un passé scandaleux...

Auteur : Linda Newbery vit actuellement dans un village du Northamptonshire, conteuse de génie, elle signe ici un roman dans la plus pure tradition gothique et se révèle ainsi la digne héritière de W.W. Collins ou de Charlotte Brontë.

Mon avis : (lu en juin 2013)
J'ai découvert ce livre grâce à la blogosphère et le mois Anglais était l'occasion rêvé pour le sortir de ma PAL ! 
1898, dans la campagne anglaise, un père veuf, Mr Farrow, ses deux filles, Juliana et Marianne, et Charlotte Agnew leur dame de compagnie vivent dans un très beau manoir, Fourwinds . Le jeune peintre Samuel Godwin a été engagé comme professeur de dessin. Dès le début du livre et son arrivée à Fourwinds, le lecteur comprend que la famille cache de nombreux secrets... Un sculpteur et l'ancienne dame de compagnie ont été brutalement remerciés, les circonstance de la mort de la mère, pourquoi Marianne a-t-elle des crises de somnambulisme... Tout cela intrigue Charlotte et Samuel, ils vont mener chacun leur enquête. Dans le livre, le lecteur suit leurs voix en alternance et petit à petit les secrets du passé familial sont révélés.
C'est un livre très agréable à lire, avec une atmosphère prenante et mystérieuse, des paysages, des lieux superbes et menaçants, des personnages attachants ou cachant bien leurs jeux cela donne une histoire riche en rebondissements et en révélations. J'ai beaucoup aimé ! Un beau roman romantique et énigmatique que l'on dévore sans le lâcher !

Un grand merci à Canel pour ce livre offert lors du Swap Nouvel An 2013 organisé par Hérisson

Extrait : (page 14)
C'est en voyant la lune frissonner au-dessus des downs, que j'avais cédé à l'impulsion de finir mon voyage à pied. Quelle nuit superbe ! m'étais-je dit arrêté devant la gare, sous une lumière qui semblait un ruissellement argenté. Comment rester assis derrière une portière fermée par un rideau ? Je voulais profiter de cette bénédiction, pleinement et de tous mes sens - je voulais la vivre, la respirer, m'en imprégner.

Il avait été convenu avec mon nouvel employeur, Mr Farrow, qu'une voiture viendrait m'attendre à la gare, mais j'avais subi toute une série de contretemps. D'abord le train avait quitté Londres avec du retard. Ensuite j'avais raté ma correspondance. On avait dû penser finalement que je n'arriverais pas avant le lendemain. Et à cette heure, aucun moyen de transport n'était en vue. J'envisageais de passer le reste de la nuit dans une auberge, quand l'idée m'était venue de finir la route à pied. J'allai demander au chef de gare de mettre ma malle en consigne jusqu'au lendemain, et je lui expliquai que ma destination était Fourwinds, en lui montrant l'adresse.
- Quelque chose comme un mile en montant cette route, répondit-il. En haut de la colline, quand vous verrez le taillis, prenez le vieux sentier à gauche. Il vous conduira directement au portail.
Il semblait extrêmement préoccupé par ma requête concernant ma malle ; et c'est à contrecoeur qu'il entreprit de la traîner jusqu'au guichet.
- J'enverrai quelqu'un la chercher dans la matinée, lui dis-je.
Quand se furent éloignés les bruits de l'auberge et les lumières de la gare, je me retrouvai seul et fort minuscule sous l'immense étendue de ciel étoilé. Venu de Sydenham, dans la banlieue de Londres, où j'avais toujours vécu, j'avais rarement rencontré une telle solitude, un tel silence. Encore ne s'agissait-il pas vraiment de silence, car je percevais dans cette découverte des environs le bruit régulier de mon pas sur les pierres de la route. Une chouette hululait quelque part. Une créature invisible filait sur le bas-côté. Les herbes, en se touchant, laissaient échapper des soupirs. La large route s'accrochait à la colline comme un ventre gonflé d'une bête préhistorique lourdement endormie. Si puissante était la clarté de la lune qu'elle jetait à côté de moi un compagnon de route silencieux, de sorte que je n'étais pas tellement seul, en définitive, et que je tirais même un plaisir enfantin à la présence de cet autre moi dont le pas se réglait sur le mien. Je distinguais sans peine le tournant dessiné là-haut, et le taillis d'un noir d'encre qui marquait l'endroit où je devais bifurquer.

 

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Le Mois Anglais

 Challenge Voisins, voisines

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Angleterre

 Challenge God Save The Livre 
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Ma 1ère lecture
d'un auteur : 6/13

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Année 2013 : 4/29

 Challenge Petit BAC 2013
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