24 juillet 2011

Je n’ai pas dansé depuis longtemps – Hugo Boris

Lu dans le cadre du partenariat Logo_News_Book et Pocket

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Belfond – janvier 2010 – 391 pages

Pocket – juillet 2011 – 448 pages

Quatrième de couverture :
Pour Ivan, le soleil se lève et se couche seize fois par jour. Quatre cent jours en orbite, à bord de la station Mir. Un record. Il sera bientôt un héros aux yeux de l'Union soviétique et de sa famille.
Mais sous l'effet de l'apesanteur, son corps change. Avec ses compagnons de bord, il est à fleur de peau. Dans cet environnement où la moindre erreur est fatale, il se met à désirer la Terre plus que tout.
L'Empire soviétique s'effondre. Il ne sait plus s'il pourra rentrer. Depuis combien de temps n'a-t-il pas dansé avec Oksana ?

Auteur : Hugo Boris est né à Paris en 1979. Son premier roman, Le baiser dans la nuque (2005), a été récompensé par le festival de Chambéry et par le prix Emmanuel-Roblès, remis par les membres du jury Goncourt. La délégation norvégienne, son deuxième roman (2007), a reçu le premier prix littéraire des Hebdos en Région. Je n'ai pas dansé depuis longtemps, paru en 2010, a été distingué par le prix Amerigo Vespucci. Diplômé de sciences politiques et de l'École nationale supérieure Louis-Lumière, il travaille dans une école de cinéma le jour et écrit la nuit.

Mon avis : (lu en juillet 2011)
Tout commence en février 1991, à la veille du départ d'Ivan pour un long séjour à bord de la station MIR. Avant de quitter sa famille, sa femme Oksana et ses fils Pacha et Guennadi pour Baïkonour, Ivan s'occupe de passer en revue tout l'appartement pour éviter à sa femme des problèmes domestiques en son absence. En effet, il part pour 400 jours en orbite dans la station MIR, pour réaliser le record du plus long séjour en apesanteur. Nous allons embarquer avec Ivan dans Soyouz et l'accompagner pour ce voyage et ce séjour peu ordinaire. Il partagera cette aventure pendant six mois avec Viktor et Nikolaï, puis avec Georgyi et Nikita et enfin avec Sacha et Bogdan. Ivan aura par moment des instants de cafards, de peurs, de doutes...
L'auteur décrit avec beaucoup de précision la vie à bord de la station MIR, les réactions physiologiques du corps des cosmonautes, les réactions psychologiques liées à ce huis clos... Et sur Terre, l'Histoire de l'Union Soviétique s'écrit...
En marge du livre, nous décomptons au fil des pages les presque sept mille orbites réalisées par Ivan. Cette histoire est passionnante et palpitante et pas un instant je ne me suis ennuyée... Il se passe toujours quelque chose à près de 400 kilomètres d'altitude autour de la Terre !

Merci à New Books et aux éditions Pocket pour m’avoir permis de découvrir ce livre.

Mir
Station MIR

Extrait : (page 286)
Il ne la regardait plus que distraitement, comme il aurait regardé sans le voir un visage familier. Il la contemple enfin, cette corne africaine couleur de sang caillé. L'aplat de latérite rouge affronté au bleu profond de la mer. Les miettes de nuages là-dessus, leurs ombres jetés par milliers de mille. Depuis combien de temps fixait-il le gravillon pris dans l'épaisseur du hublot au lieu de regarder à travers la vitre ?
Son œil glisse sur les filaments de plancton, les barres sableuses, les circonvolutions brunes des déserts salés.
Le dessin éphémère de l'eau dans les forêts d'Amérique du Sud lui serre lecœur. Le Soleil dévoile les fleuves et leurs bras morts en les faisant étinceler. Leur surface brille un instant, puis s'éteint, aussitôt relayée par d'autres nappes d'argent bruni, d'autres lacets, d'autres chemins d'eau jusqu'alors invisibles.
Il la dévisage d'un regard oblique, comme s'il venait d'ailleurs et l'observait pour la première fois. Alors c'est cela, ma planète ? Le mot vibre bizarrement, comme l'un de ceux dont il a perdu le sens et dont il n'entend plus que la creuse sonorité.

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19 juillet 2011

Le Club des Cinq contre-attaque - Enid Blyton

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Hachette – janvier 1955 -

Hachette – mars 1966 – 191 pages

1982 – 181 pages

Hachette – janvier 1984 – 156 pages

Hachette – janvier 1993 – 220 pages

Hachette – août 2004 – 219 pages

Hachette – mars 2006 – 215 pages

traduit par Arlette Silvain

Illustrations Simone Baudoin

Titre original : Five Run Away Together, 1944

Quatrième de couverture :
Voici les vacances revenues, à la grande joie du « Club des Cinq ». De nouveau les quatre amis et leur chien Dagobert se retrouvent au bord de la mer, à Kernach, et, cette fois, l'on décide d'aller camper sur une île située dans la baie. Les ruines d'un vieux château s'y dressent encore, sinistres, hantées par des corneilles.
Dans cet ancien repaire de corsaires, les Cinq feront découverte sur découverte : oubliettes, grottes et souterrains. Mais tout y est si étrange, parfois même si inquiétant que les enfants s'interrogent : cette île que l'on dit déserte, ne serait-elle pas habitée ? Mais par qui ?...
Énigme passionnante qui vaudra aux Cinq une nouvelle série d'aventures plus extraordinaires et plus dramatiques encore que toutes celles qu'ils ont déjà vécues.

Auteur : Enid Mary Blyton est une romancière britannique, spécialisée dans la littérature pour enfants, née le 11 août 1897 dans le faubourg d'East Dulwich, à Londres et morte le 28 novembre 1968 à Hampstead, dans la banlieue nord de Londres. On lui doit entre autres Le Club des Cinq (the Famous Five en anglais), Le Clan des Sept (The Secret Seven), Oui-Oui (Noddy). Ses romans, connus dans le monde entier, ont été vendus à plus de quatre cents millions d'exemplaires, traduits dans plus de quarante langues différentes.

Mon avis : (relu en juillet 2011)
Le Club des Cinq est ravi de se retrouver à Kernach pour les vacances d'été. Malheureusement, tante Cécile est malade et Maria, la formidable cuisinière, est partie soigner sa sœur. Oncle Henri a du accompagner sa femme à l'hôpital. Les Cinq vont devoir affronter l'antipathique Madame Friot, son vilain fils Emile et l'affreux chien Théo surnommé Fléaux. La situation est devenue intenable et le Club des Cinq décide de se réfugier sur l'île de Kernach pour passer des vacances agréables... Évidement, le séjour sur l'île ne se passera pas comme prévu !
Je me suis encore bien amusée en relisant ce Club des Cinq. Le face à face Dagobert et Fléaux est formidable !

Extrait : (page 32)
« Oh ! mon Dieu ! » soupira Annie qui se doutait de l'état d'esprit de sa cousine, sachant que Claude adorait sa mère. Elle qui ne pleurait jamais avait pour une fois les larmes aux yeux. C'est qu'il est terrible de rentrer de promenade pour trouver une maison vide, sans père ni mère; rien qu'une Mme Friol et son Emile.
« C'est affreux », gémit soudain Claude en enfouissant sa tête dans les coussins. « Elle... elle ne reviendra peut-être jamais...
- Ne dis pas de sottises, répliqua François en s'asseyant près d'elle et en l'entourant de son bras. Pourquoi ne reviendrait-elle pas ? Voyons, ton père a dit qu'il resterait avec elle jusqu'à ce qu'elle se rétablisse et il t'explique que ce sera l'affare d'une semaine au plus. Du courage, ma vieille. Ça ne te ressemble pas de te laisser aller comme ça.
- Mais je ne lui ai as dit au revoir, murmura Claude entre deux sanglots, et je l'ai ennuyée avec cette histoire de sandwiches au lieu de m'en occuper. Je veux la rejoindre pour avoir de ses nouvelles tout de suite.
- Tu ne sais même pas où on l'a transportée, et même si tu le savais, tu n'aurais probablement pas l'autorisation d'entrer, dit Mick gentiment. Ecoutez, nous devrions goûter, cela nous remettrait d'aplomb.
- Je suis incapable d'avaler une bouchée », rétorqua Claude sauvagement. Dagobert avança le museau pour essayer de lécher ses mains qu'elle tenait enfouies sous sa tête. Il gémit.
« Pauvre Dago, il ne comprend rien à ce qui arrive. Il est bouleversé parce que tu pleures, Claude », murmura Annie.
Claude se redressa ausitôt. Elle se frotta les yeux, et Dago lui donna un bon coup de langue. Il parut surpris du goût salé des larmes et tenta de se hisser sur ses genoux.
« Pauvre vieux Dag, dit Claude d'une voix redevenue plus normale, allons, calme-toi. J'ai eu un choc, voilà tout, mais je vais mieux maintenant. Ne gémis pas comme ça, bêta, je suis saine et sauve. »
Mais Dagobert restait persuadé que pour pleurer de cette manière Claude devait être blessée ou malade, et il continua à geindre et à la caresser avec sa patte en s'efforçant de monter sur le canapé.
François se dirigea vers la porte.
« Je vais dire à Mme Friol que nous voulons goûter », déclara-t-il en sortant. Les autres le suivirent d'un regard admiratif. Affronter Mme Friol témoignait d'un vrai courage.
Quand François pénétra dans la cuisine, il y trouva Emile, une joue plus rouge que l'autre grâce à la vivacité de Claude, et Mme Friol dont le front était loin d'être serein.
« Si cette gamine touche encore à mon Emile, elle aura de mes nouvelles, déclara-t-elle menaçante.

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Challenge Le Club des 5
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4/10

Déjà lu du même auteur :

C5_1971x  Le Club des Cinq

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16 juillet 2011

Esteban : tome 3 La survie – Matthieu Bonhomme

 Lu dans le cadre de de Critique en Masse de Babelio
en partenariat avec les éditions Dupuis

esteban___tome_3 Dupuis – octobre 2009 – 56 pages

Présentation éditeur :
1900, entre le cap Horn et l'Antarctique, sur la route qu'empruntent les baleines pour aller d'un océan à l'autre. Il y fait si froid que les bateaux croisent les icebergs et essuient les tempêtes les plus violentes au monde. Esteban, un jeune indien orphelin de douze ans s'apprête à vivre une grande aventure. En réalisant son rêve : embarquer à bord d'un baleinier, se lancer à l'assaut des flots, et devenir harponneur. Impressionné par sa ténacité et son courage, le commandant du Léviathan l'engage comme mousse et le voilà parti vers le cap Horn. Il va découvrir la vie à bord du baleinier, la rudesse des marins, malgré tout solidaires, et l'austérité de cet univers.

Auteur : Né à paris en 1973, dessinateur ayant fait une percée remarquée dans la bande dessinée, Matthieu Bonhomme manifeste très tôt un goût évident pour l'illustration. De simple lobby, le dessin devient une passion. Après un BTS d'arts appliqués, il fait la rencontre de Christian Rossi et de Jean-Claude Mézières, qui l'initient aux bases de la bande dessinée. Il travaille ensuite pour la presse dans de nombreux magazines comme Spirou, les éditions Je bouquine, Grains de soleil et bien d'autres. Il réalise ensuite un livre pour Okapi en 2000, fait d'autres petits travaux pour Nathan, puis sort enfin 'Contes et récits de la Conquête de l'Ouest'. Fabien Velhmann lui concocte un scénario béton pour la série 'Le Marquis d'Anaon'. En 2003, 'L' Age de raison' lui vaut le prix du festival d'Angoulême. Il poursuit sur sa lancée avec 'Le Voyage d'Esteban' et 'Messire Guillaume'. En 2007, le sympathique dessinateur revient honorer de sa présence le festival d'Angoulême.

Mon avis : (lu en juillet 2011)
J’ai choisi cette bande dessinée en lisant sa présentation, cette histoire maritime me tentait bien… Je n’avais pas réalisé que c’était une BD Jeunesse et à l’arrivée de la BD dans ma boîte aux lettres, trois « génial ! » ont jailli à la maison ! En effet, mes 3 fils avaient déjà lu les premières aventures d’Esteban dans la revue Géo Ado puis à la Bibliothèque, ils étaient donc impatients de lire la suite. J’ai donc du attendre quelques jours avant de pouvoir m’y plonger...

Je n'ai pas lu les deux premiers albums, mais les huit premières pages de celui-ci reprennent la fin du tome 2. Le baleinier Léviathan a été pris par les glaces, l'équipage doit faire quelque chose pour ne pas mourir de froid ou de faim. Ils se répartissent donc dans les chaloupes et tentent d'atteindre la terre ferme. Un long voyage commence à travers les icebergs, face à d'énormes vagues... Voilà un beau récit d'aventure passionnant et des dessins superbes qui plongent le lecteur dans un univers marin dur et exigeant. Le personnage d'Esteban, jeune indien de douze ans, est très attachant et cet épisode nous dévoile un peu de son passé. 

Après cette lecture, et en attendant un nouvel épisode, je vais sans tarder essayer de me procurer les tomes 1 et 2.

Merci à Babelio et aux éditions Dupuis pour cette très belle découverte pour moi et la confirmation d'une très bonne série pour mes trois moussaillons...

Extrait :

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15 juillet 2011

Le bleu est une couleur chaude - Julie Maroh

Lu dans le cadre du Challenge Un mot, des titres...
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Le mot : BLEU

le_bleu_est_une_couleur_chaude Glénat – mars 2011 – 156 pages

Prix du Public 2011 du Festival d’Angoulême

Quatrième de couverture :
« Mon ange de bleu
Bleu du ciel
Bleu des rivières
Source de vie… »
La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir.Elle lui permettra d’affronter enfin le regard des autres.Un récit tendre et sensible.

Auteur : Née dans le Nord de la France, Julie Maroh y a vécu jusque ses 18 ans, elle est auteur de bande dessinée et illustratrice. Actuellement, elle habite à Bruxelles.
Le site de l'auteur :  ici

Mon avis : (lu en juillet 2011)
Lorsque j'ai décidé de participer au challenge Un mot, des titres organisé par Calypso avec comme premier mot BLEU et que j'ai trouvé à la bibliothèque “Le bleu est une couleur chaude” une bande dessinée que j'avais déjà vu sur plusieurs blogs, mon livre était trouvé ! En premier, j'aime beaucoup la poésie de ce titre. Ce livre est une grande et belle leçon de tolérance. C'est l'histoire de Clémentine qui croise un jour dans la rue une jeune fille avec des cheveux bleux, Emma. C'est pour elle comme un coup de foudre, mais son cœur et sa raison lui font ressentir des sentiments contradictoires, elle a du mal à accepter sa préférence pour une fille. Comme c'est difficile pour Clémentine d'assumer son homosexualité non seulement vis à vis des autres mais aussi vis à vis d' elle-même. Dès les première page de la BD, le lecteur connaît l'issue de cette histoire poignante et pleine d'émotions. Le thème de l'homosexualité est traité avec beaucoup de sensibilité et de pudeur. Il s'agit d'une belle histoire d'amour.
Le dessin est très agréable, tout en nuances de gris avec des touches de couleurs qui évoquent avec justesse et poésie l'atmosphère du moment. Une très belle découverte !

Extraits :

Le_bleu_est_une_couleur_chaude_p6 bleu_extrait_p8
bcc_p12_vign  bleu_extrait_16
Extrait_le_bleu_p17 bleu_extrait_p55

Prochain Challenge Un mot, des titres, le mot : SOLEIL, lecture à faire pour le 1er septembre, je me suis déjà inscrite !

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08 juillet 2011

L'enragé, L'intégrale – Baru

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Dupuis – octobre 2010 – 136 pages

L'enragé Tome 1- Dupuis - novembre 2004 - 72 pages

L'enragé Tome 2 – Dupuis – avril 2006 – 63 pages

Quatrième de couverture :
Anton Witkowsky a la rage. La rage de sortir de sa condition. De quitter sa banlieue pourrie. De fuir la rigueur paternelle. La rage, il l'a dans ses poings. Il a de l'or dans ses poings, il le sent, il le sait. Tout le monde le lui répète, Marco, son entraîneur, Mo, son pote. La boxe, c'est la clé du paradis. Le paradis du fric et de la gloire. Pour gagner ce paradis-là, il est prêt à tout.
L'Enragé, un récit d'une force inouïe, sublimé par un dessin supérieur. Du grand, du très grand Baru.

Auteur : Né en 1947 dans une famille ouvrière et biculturelle, d'une mère française d'origine bretonne et d'un père italien, Hervé Baruléa, dit Baru, est l'aîné de trois garçons. Ses parents communistes étant convaincus qu'il n'y avait pas de pain à gagner dans le dessin, Baru enseigne l'éducation physique avant de s'aventurer dans une carrière de dessinateur. Ce n'est qu'à trente ans passés qu'il prend la décision de se consacrer à la bande dessinée, trouvant l'inspiration dans son histoire personnelle, ses années d'adolescence passées en France, ou encore ses voyages accomplis aux quatre coins du monde. Il ne tarde pas à donner tort à ses parents en devenant très vite un dessinateur à temps plein et un artiste reconnu du grand public. Il débute en 1982 dans Pilote, avec des récits complets, et publie, deux ans plus tard, les 'Quéquette Blues', récit partiellement autobiographique de la vie quotidienne des enfants issus de la classe ouvrière française. En 1985, il sort 'La Piscine de Micheville', suivi des deuxième et troisième volumes des 'Quéquette Blues'. Il réalise pour L'Echo des Savanes 'Cours camarade', puis 'Le Chemin de l'Amérique'. En 1995, il prend véritablement son envol avec 'L' Autoroute du Soleil', un manga européen. Suivent ensuite de nombreux succès comme 'Sur la route encore', 'Bonne année', 'Les Années Spoutnik' et 'L' Enragé'.

Mon avis : (lu en juillet 2011)
Encore une bande dessinée qui m'a été conseillée par Émilie. Baru est un auteur à connaître, m'a-t-elle dit et même si dans cette histoire il est question de Boxe, la BD se lit très facilement. C'est vrai !
Anton Witkowsky est un jeune de banlieue qui ne veut pas avoir une vie identique à celle de ses parents, il veut quitter sa « cité pourrie ». Il sait qu'il a de l'or dans ses poings et il veut devenir un grand boxeur. Son père n'est pas d'accord, «parce que ce n'est pas un métier ! », il refuse que son fils se fasse taper dessus. Mais Anton est bien décidé et il ira au bout de son rêve.
Devenu champion du monde de boxe, Anton prend un peu la grosse tête, il multiplie les conquêtes féminines. Il s'éloigne de son passé et de ses amis d'enfance et après l'ascension et le sommet, c'est la chute et Anton se retrouve dans le box des accusés...
Avec cette BD, nous découvrons le monde de la boxe, les magouilles, les mauvais coup... Anton peut être attachant mais aussi crispant, pris par l'intrigue le lecteur tourne pages après pages avec plaisir, pressé de connaître comment Anton pourra se sortir de ce mauvais pas.

Extraits : (cliquer sur l'image pour agrandir)

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06 juillet 2011

Quinze kilomètres trois – Martine Laval

 

quinze_kilometres_trois Liana Levi – mai 2011 – 57 pages

Quatrième de couverture :
Quinze kilomètres trois. La distance qui les sépare du Cap Blanc-Nez. Cette échappée, c'est leur secret, aux petites. Ce matin, elles fuient l'ennui des jours, un avenir sans promesse. Elles s'en vont, légères. Dans le paysage à la fois brutal et magnifique de la Côte d'Opale, Martine Laval suit les deux adolescentes, espionne leur désœuvrement et fait entendre d'autres voix - une prof, un cousin, une voisine. Tous cherchent à comprendre le pacte qui les emmène à la falaise.

Auteur : Martine Laval, critique littéraire à Télérama et animatrice du blog "Lectures buissonnières", est née à Calais.

Mon avis : (lu en juillet 2011)
J’avais aperçu ce petit livre chez Bellesahi et c’est tout d’abord la couverture du livre qui m’avait attirée, un bord de mer ou un phare et je ne résiste pas…
C’est un triste fait divers qui a inspiré l’auteur pour écrire ce petit livre. Deux adolescentes de quatorze ans ont décidé « Mardi, elles se font la belle. » « Elles rêvent. Une escapade, leur premier pas vers l’aventure, la liberté ? » « Elles marchent. Leur bout du monde est à quinze kilomètres. Virgule trois. » Le premier chapitre, l’auteur raconte le fait divers à sa façon, comme si elle en était le témoin. Puis différents personnages racontent ce fait divers à leur manière, une prof, une autre fille, un cousin, une lectrice et pour terminer… le paysage…
Le paysage et l’atmosphère du lieu sont très présents dans ce livre, cette histoire se passe sur la Côte d’Opale, au Cap Blanc-Nez. Et je n'en raconterai pas plus pour vous laisser découvrir ce livre touchant et poignant.

Les avis de Bellesahi, Cathulu et Clara

 

Extrait : (début du livre)
Je les vois.
Deux gamines. Elles n’ont pas de visages, pas de nom. Juste un bout de vie posé sur des guiboles de quatorze ans et quelques, quinze aux printemps. C’est loin, le printemps.
Elles ont dit : Mardi. Mardi, on le fait. Un signe de tête. Puis, rien. Elles s’en vont. Chacune retourne chez elles. Elles laissent là la grande place du village et le vide du dimanche.
Mardi, elles se font la belle. Elles s’offrent deux jours pour savourer leur trouvaille, leur secret. Le tenir au chaud, rien qu’à elles.
Elles se moquent de savoir si c’est un mensonge. Elles rêvent. Une escapade, leur premier pas vers l’aventure, la liberté ? Elles ne disent pas escapade, aventure, liberté, des mots comme ça. Elles sourient, en douce, en dedans. Apaisées.
Je les cherche. Je ne les entends pas. Je les sens. Je vais les cueillir mardi matin devant le collège, et les suivre. Prendre la route avec elles. Leur donner quelques pages, une histoire. Elles le méritent bien, ces petites.

Extrait : Le paysage
Je suis le vent. J’habite ici, en haut, en bas, sur la falaise, sur la plage. Je tourne, je file, je donne de la voix, je crie, je rugis. Grave, aigu. Je siffle, je souffle, j’affole, je m’amuse. Je suis le vent. J’ordonne les choses. Aucun arbre dans mon sillage. Aucun obstacle. Je suis le roi. Je m’engouffre dans des ventres de béton et de ferraille, je nettoie, je règne. Je suis libre. Je roule sur la lande rase, frôle des béances, déshabille les herbes, et m’envole. Les mouettes m’accompagnent dans ma danse folle. Ensemble, nous dessinons des arabesques. Personne ne m’aime. Je suis le vent. Je les agace.

Je suis le ciel. Je flotte sur la lande, sur la mer. J’enlace le paysage. Je protège la fin du  monde. J’ai l’humeur changeante, j’aime les déluges, j’aime le calme. On me regarde. On me scrute. On attend de moi la paix. J’annonce l’hiver, jamais le printemps. Je dessine l’horizon et la faille. Je suis la lumière et l’infini. Je suis l’éternité, celle qui passe sans bouger.

Je suis la mer. Je suis laide et j’en suis fière. J’aime mes colères. Elles ont des couleurs. Vert acide, noir dense, jaune imprenable. Je joue. Je les marie. Je les décline. Je peaufine leurs nuances trompeuses. Personne ne m’aime. Je hurle. Je les appelle. Je les attire dans mes écumes lourdes. Je les tétanise. Ils suffoquent. Tous suffoquent. J’ai en moi l’immensité et le froid, la fureur et les ténèbres. Je suis le reflet de leurs âmes vides. Je les envahis. Je les avale. Je les bois. Ils me craignent, et viennent à moi. Je suis la sauvage. Je suis la cruelle. Je suis la mer, libératrice. L’inconsolable.

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05 juillet 2011

Pas de vacances pour Fantômette – Georges Chaulet

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pas_de_vacances_pour_F_1999 pas_de_vacances_pour_F_2000  pas_de_vacances_pour_F_2007

Hachette – 1965 – 189 pages

Hachette – 1980 – 189 pages

Hachette – 1983 – 189 pages

Hachette – novembre 1999 – 154 pages

Hachette – novembre 2000 – 122 pages

Hachette – janvier 2007 – 154 pages

illustrations de Jeanne Hives

Quatrième de couverture :
Non, Fantômette n'a pas le temps de se reposer : la chasse aux bandits ne lui laisse aucun répit ! Et même si elle pouvait partir en vacances, il lui faudrait d'abord se sortir de la machine à laver dans laquelle elle se trouve enfermée...

Auteur : Né, à Paris en 1931, d'une mère commerçante et d'un père ingénieur des Ponts et Chaussées, Georges Chaulet écrit très tôt ses premiers romans policiers. Une fois son bac en poche, il s'inscrit à l'école des Beaux-Arts de Paris, mais en 1952, il part faire son service militaire en Allemagne. Son rejet absolu de l'autorité transforme son séjour en cauchemar. Il se réforme grâce à l'écriture. Il décide à cette époque de faire de l'écriture son métier. C'est en 1960, avec le personnage de Fantômette que Georges Chaulet devient vraiment célèbre. Il a écrit plus de cent cinquante romans pour la jeunesse dont la célèbre série Fantômette et est aussi scénariste de la série de bande dessinée Les 4 as, dessinée par François Craenhals.

Mon avis : (relu en juillet 2011)
Cette semaine, je continue de relire Fantômette avec « Pas de vacances pour Fantômette ». C'est l'épisode où apparaît pour la première fois Œil de Lynx, de son vrai nom Pierre Dupont, le journaliste du journal France-Flash. Fantômette va poursuivre avec son aide une bande de faux-monnayeurs. Comme d'habitude, une enquête qui ne lui laisse aucun répit et qui commence à l'intérieur d'une machine à laver...
Je me suis encore bien amusée à retrouver Fantômette et suivre son enquête dans Framboisy et les villes environnantes de Fouilly, Goujon-sur-Epuisette, Vélivoles... L'auteur s'amuse beaucoup avec les noms propres !

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Extrait : (début du livre)
« Les mains en l'air ! Fantômette, ne bougez pas ! »
Fantômette éclata de rire et dit avec ironie :
« Comment voulez-vous que je lève les mains et qu'en même temps je reste immobile ? Il faut choisir !
- Taisez-vous !
- Ah ! Non. Je consens à ne pas bouger, mais si vous m'empêchez de parler, je vais faire un malheur... »
Elle croisa les bras, affichant un parfait mépris pour ses adversaires. Cette étrange scène se déroulait en pleine nuit, dans la boutique d'une laverie qui portait pour enseigne, en tubes lumineux bleus, le nom LAVTOUTBLANC.
Fantômette était adossée à l'une des six machines à laver qui s'alignaient le long d'un mur blanc orné d'ondulations bleues évoquant la mer. En face d'elle, négligemment accoudé au comptoir en forme d'S, Barberini réfléchissait. Par la porte du fond un autre homme apparut, d'allure chétive, et sournoise. Sa voix nasillarde évoquait un mirliton de foire. Il dit :
« Mon cher Barberini, il faudrait peut-être éteindre ces lumières. On doit vous voir de l'extérieur. »
Il tourna un bouton, et la boutique ne fut plus éclairée que par une petite lampe posée sur le comptoir. Barberini désigna la jeune justicière :
« Qu'est-ce qu'on va en faire ? Un témoin comme ça, c'est gênant. Maintenant qu'elle a découvert notre petite combinaison, nous ne pouvons pas courir le risque de la laisser filer. Elle irait tout raconter à la police...

Challenge Le Club des 5
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3/10

Déjà lu du même auteur :

F_iledelasorci_re_1975  Fantômette et l'île de la sorcière

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02 juillet 2011

Le portail - François Bizot

Challenge Destination Cambodge : 2 juillet 2011
proposé par evertkhorus

Destination_Cambodge

Le challenge consistait à découvrir un pays à travers sa littérature et/ou sa culture. Pour cela, il s'agissait de lire un livre se passant au Cambodge ou écrit par un Cambodgien et d'en faire la critique pour aujourd'hui. Nous pouvions aussi ce jour-là présenter des recettes, de la musique, des photos, des carnets de voyage...

   

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La Table Ronde – août 2000 – 397 pages

Folio – janvier 2002 – 439 pages

Prix des lectrices d'Elle, catégorie Essai, 2001

Quatrième de couverture : 
François Bizot, membre de l'École française d'Extrême-Orient, est fait prisonnier au Cambodge par les Khmers rouges, en 1971. Enchaîné il passe trois mois dans un camp de maquisards. Chaque jour, il est interrogé par l'un des plus grands bourreaux du vingtième siècle, futur responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts, aujourd'hui jugé pour crimes contre l'humanité : Douch. Au moment de la chute de Phnom Penh, en 1975, François Bizot est désigné par les Khmers rouges comme l'interprète du Comité de sécurité militaire de la ville chargé des étrangers auprès des autorités françaises. Il est le témoin privilégié d'une des grandes tragédies dont certains intellectuels français ont été les complices. Pour la première fois, François Bizot raconte sa détention. Grâce à une écriture splendide et à un retour tragique sur son passé, l'auteur nous fait pénétrer au coeur du pays khmer, tout en nous dévoilant les terribles contradictions qui - dans les forêts du Cambodge comme ailleurs - habitent l'homme depuis toujours.

Auteur : Membre de l'École française d'Extrême-Orient, François Bizot a été affecté depuis 1965 dans différents pays de la péninsule indo-chinoise dont il étudie les religions. Directeur d'études à l'Ecole pratique des Hautes Etudes, il est titulaire de la chaire de "Bouddhisme d'Asie du Sud-Est".

Mon avis : (lu en juin 2011)
Le Cambodge est un pays que je ne connais pas, je me suis donc contentée de lire un livre qui était dans ma bibliothèque depuis très longtemps. En effet, j'avais acheté ce livre lors d'une conférence organisée à la Bibliothèque de ma commune en 2002 et où l'auteur nous avait parlé de son expérience de prisonnier au Cambodge puis d'interprète auprès des Khmers rouges.

François Bizot est arrivé au Cambodge en 1965. Ethnologue, il venait étudier le bouddhisme de l’Asie du sud-est dans la région des temples d’Angkor. Le 10 octobre 1971, il est arrêté avec ses 2 assistants khmers et interné durant 3 mois dans le camp dirigé par Douch.

Durant cette captivité, il est longuement interrogé  par Douch car on l’accuse d’espionnage, ces interrogatoires évoluerons  peu à peu en longues  discutions à propos du Cambodge et de la révolution Khmers. Il s’interroge aussi sur la personnalité de Douch.

« Dans la nuit, le feu vacilla. Une ombre sinistre dédoubla son visage. J'étais effrayé. Jamais je n'aurais cru que le professeur de mathématiques, le communiste engagé, le responsable consciencieux, puisse être en même temps l'homme de main qui cognait. »

Je me rappelle que lors de sa conférence, François Bizot disait que cet homme paraissait équilibré et intelligent et de savoir qu’il soit devenu un tortionnaire lui faisait peur et il s’interrogeait lui-même à ce propos, « Aurait-il pu un jour, lui François Bizot, devenir  un bourreau ?»

En 1971, Douch était un jeune chef révolutionnaire et François Bizot lui doit la vie. Il est l’un des 3 seuls survivants de ce camp.

Plus tard il deviendra l'un des plus terribles chefs de guerre et tortionnaire cambodgien.

Douch  a été arrêté en 1999 et jugé en 2009 pour crime contre l'humanité. En juillet 2010, il est condamné à 30 ans de prison.

Dans la deuxième partie du livre décrit avec grande précision la chute de Phnom Penh en 1975, à cette époque, François Bizot a été désigné par les Khmers rouges comme l'interprète du Comité de sécurité militaire de la ville chargé des étrangers à l’Ambassade de France, il est donc le témoin privilégié des tractations entre français et khmers rouge.

En écrivant ce billet, je réalise que ce livre est vraiment d’actualité même s’il parle de faits qui ont plus de trente ans… Il est question d’un otage et un nouveau procès d’anciens dirigeants Khmers rouge s’est ouvert il y a quelques jours au Cambodge.

Voilà un témoignage passionnant et fort sur une période difficile de l’Histoire du Cambodge.

 

Extrait : (page 29)
De mes souvenirs surgit aujourd’hui l’image d’un portail. Il m’apparaît, et je vois l’articulation dérisoire qui fut dans ma vie à la fois un début et une fin. Fais de deux battants qui hantent mes songes, d’un treillis de fer soudé sur un châssis tubulaire, il fermait l’entrée principale de l’ambassade de France quand les Khmers rouges sont entrés dans Phnom Penh, en avril 1975.
Je l’ai revu treize ans plus tard, lors de mon premier retour Cambodge. C’était en 1988, au début de la saison des pluies. Ce portail m’a semblé beaucoup plus petit et fragile. J’y ai, sans attendre, posé mes yeux et mes mains aveugles, immédiatement surpris de mon audace, hésitant sur ce que je cherchais au juste, et surtout ignorant de ce que j’allais y trouver : de la serrure légèrement de travers, des soudures visibles, des plaques de renforcement posées dans les coins, de toutes ce cicatrices qui m’apparaissaient soudain cruciales – mes yeux passant au travers ne s’y étaient jamais arrêtés -, un surprenant mélange de confusion et de crainte m’envahit ; devenu réel et comme doté d’existence, il me faisait éprouver du plaisir en même temps que resurgissait l’horreur.
Ce n’était pas seulement le plaisir du déclenchement des larmes. Cette nouvelle réalité, recouvrant mon souvenir, me fit songer aux soudeurs qui avaient posé sans soin le grillage sur le cadre, et aux maçons qui avaient fiché les charnières dans le ciment. Auraient-ils pu imaginer de quel drame ce montage un jour serait l’instrument ? Je ne m’expliquais pas qu’une ambassade ait pu recevoir une porte de si mauvaise facture ; ni qu’un grillage si fragile ait résisté à tant d’espoirs si forts, se soit ouvert à tant de maux si lourds. J’avais conservé l’image d’une structure beaucoup plus imposante, faite pour retenir, pour refouler, lourde, infranchissable ; or, la ferronnerie, tout à coup mise au jour, et dont je voyais (comme avec gêne) le matériau, les lésions, les souffrances, m’apparaissait dérisoire.
La douceur inattendue qui m’envahissait au moment même où remontait l’horreur – mélange qui coule maintenant dans mes veines pour toujours – fit vaciller mon corps sans chasser l’affliction qui m’étouffait. Je ressentis avec force la dérision du temps et le jeu frivole des choses.

 

 

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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"Objet"

 

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01 juillet 2011

La Parenthèse – Élodie Durand

la_parenth_se Delcourt – mai 2010 – 221 pages

Prix de la première œuvre à Angoulême 2011  

Quatrième de couverture : 
« On est où là ? Il est quelle heure ? On est où là ? Il est quelle heure ?
Là où je suis...
Je ne vois rien. Je ne sens rien. Je ne peux plus parler...
Je ne peux plus entendre... »

La Parenthèse est un témoignage, une bataille contre l'adversité. Le récit d'une mémoire abîmée par le temps et par la maladie...

Auteur : Élodie Durand a étudié à l'école des arts décoratifs de Strasbourg, et a suivi les cours d'illustration de Claude Lapointe, Christian Heinrich et Joseph Béhé. Elle a obtenu en 2003 le DNSEP Communication "illustration" avec les félicitations du jury. Parmi les projets présentés lors du diplôme, il y avait déjà une ébauche de La Parenthèse. Avant de se lancer dans ce long récit, Elodie a publié ses premières histoires en bande dessinée : "Préavis", collectif Canicule chez l'Institut Pacôme ; "Les Moitiés", collectif Pommes d'amour chez Delcourt, collection Mirages. Elle travaille également pour la presse enfantine et l'édition jeunesse (Actes Sud, Milan, Bayard...).

Mon avis : (lu en juin 2011)
J’ai emprunté cette bande dessinée à la Bibliothèque sur le conseil d’Émilie, j’avoue être plutôt ignare en matière de BD et les conseils sont toujours bienvenus…

Judith a 20ans, et elle va se retrouver face à la maladie. Cela commence avec des petits malaises avec pertes de mémoire. Au début, la maladie se nomme épilepsie, mais celle-ci n’est que le symptôme d’une autre maladie : une tumeur. Et pour conséquence de nombreux effets secondaires : le premier est la perte de la mémoire, il y aura ensuite les pertes d’équilibres, puis du sommeil intense... Sa vie, ainsi que celle de ses proches, va être bouleversée.
Élodie Durand a utilisé son deuxième prénom pour raconter sa propre histoire, un témoignage fort et poignant. Dix ans après, elle nous dévoile tout en douceur et tout en pudeur cette Parenthèse de sa vie.

Le dessin est en noir et blanc, sont inclus également des dessins réalisés par l’auteure pendant la période de ses crises. Le lecteur comprend mieux les différents états d'angoisse, de peur, de solitude et de vide dans lesquels se trouve plongé Judith. Ces dessins sont particulièrement touchants. A découvrir sans hésiter !


Extrait :

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30 juin 2011

Les chevaliers en herbe – Dangereux complots – Arthur Ténor

Arthur_Tenor 

dangereux_complots Gallimard-Jeunesse – octobre 2004 – 120 pages

Illustré par Denise Millet et Claude Millet

Quatrième de couverture :
Aliénor est folle de joie : elle accompagne son père à Paris pour assister à un mariage. Quel dommage, ses chevaliers ne seront pas du voyage. Mais Jean et Yvain décident de se cacher dans le convoi. A peine arrivés, ils se perdent dans la capitale où rôdent les brigands... Vite, leur princesse est en danger ! Arriveront-ils à temps pour déjouer le dangereux complot ?
Humour, suspense et émotions au Moyen Age. Partagez la nouvelle aventure d'un trio inséparable, les Chevaliers en herbe.

Auteur : Né en Auvergne, Arthur Ténor est un adulte qui a su garder un cœur d'enfant. Les contes de fées, les épopées fantastiques, les voyages hors de la réalité ordinaire lui procurent toujours autant d'émotion.
Sa passion de l'écriture est semblable à celle d'un aventurier sans cesse en quête de contrées inconnues, de rencontres inoubliables, de péripéties palpitantes. On pourrait donc définir Arthur Ténor comme un explorateur de l'imaginaire.

Denise et Claude Millet ont fait leurs études aux Arts-Décoratifs de Paris. C'est là qu'ils se sont rencontrés et qu'a commencé leur collaboration.
Depuis, ils ont réalisé ensemble de nombreuses images dans les livres pour enfants, la presse, la publicité, les affiches de cinéma, car ils aiment travailler dans des styles très variés.

Mon avis : (lu en juin 2011)
Avant ce Rendez-vous de Pimprenelle, je n'avais jamais entendu parler de cet auteur. En regardant sa bibliographie, je me souvenais avoir déjà vu certains de ses livres sur la blogosphère et j'étais assez tenté de découvrir « Il s'appelait le soldat inconnu », malheureusement impossible de l'emprunter avant le 30 juin... Alors, n'ayant pas le choix, j'ai pris le seul livre présent d'Arthur Tenor... Le 4ème tome de la série Les Chevaliers en herbe : Dangereux complots.
Les personnages : Aliénor de Montcorbier, fille du seigneur Hubert de Montcorbier. Elle adore l'aventure, mais pas les bêtises. Elle est courageuse, mais pas téméraire.
Yvain de Lavandor appelé le Chevalier Flamboyant. Toujours volontaire pour secourir une princesse en détresse, il n'est jamais le dernier à partir pour de turbulentes équipées.
Jean de Jansac appelé le Chevalier Noir. Il préfère réfléchir avant de foncer. Il ne recule pas devant le danger, mais... prend le temps de le mesurer.
J'ai été agréablement conquise par cette lecture, c'est bien écrit et même un adulte se laisse porter par une histoire sympathique, avec de l'action, du suspense et de l'humour. Les trois héros sont très attachants. Voilà une façon distrayante de découvrir la vie au Moyen-Age.

Extrait : (page 38)
Deux jours plus tard, enfin, Paris est en vue ! Le convoi s'arrête un moment pour admirer de loin la formidable cité, ceinte d'un rempart impressionnant. Par ses nombreuses portes entrent et sortent des flots de marchands, de cavaliers, de pèlerins.
- Ho, la, la ! s'extasie Aliénor. On dirait une fourmilière !
Pour mieux profiter du panorama, elle s »est juchée sur le banc du chariot. Dame Gertrude s'est également levée.
- Et voyez, là-bas, les tours de Notre-Dame ! s'exclame la gouvernante en désignant la cathédrale que des génies de la pierre ont mis un siècle à édifier. Et les tours de la forteresse du Louvre ! Et celles du Temple ! Mon Dieu, mon Dieu, hou-ou !
La pauvre femme est si émue qu'elle est obligée de se rasseoir et de se faire éventer par une servante. Le seigneur s'approche à cheval du chariot. Une tension teintée d'inquiétude assombrit son regard. Il esquisse un sourire avant de s'adresser à Aliénor :
- Alors, ma fille, comment trouvez-vous ce paysage ?
- Pfou ! trouve seulement à répondre la fillette.
- C'est bien mon avis. Comme vous le savez, nous logerons chez notre cousin Philibert qui habite dans le quartier Saint-Jacques. Sa demeure est vaste et fort bien protégée des voleurs par ses gens d'armes, mais sorti de chez lui, c'est la rue. Et dans la rue, à Paris, on croise de tout, surtout le pire. Dame Gertrude, je compte sur vous pour veiller sur ma fille comme sur la prunelle de vos yeux.
- Assurément, Votre Seigneurerie, répond la gouvernante, votre prunelle sera bien gardée, dussé-je l'attacher à moi avec une corde.
Quelque peu rassuré, Hubert de Montcorbier regagne la tête du convoi.

La dernière étape du voyage ne sera pas la plus facile, car bien avant de franchir la muraille de la cité royale, les voyageurs sont bloqués par un encombrement. Aliénor s'amuse du spectacle des charretiers qui s'invectivent, tandis que dame Gertrude s'épouvante d'entendre leurs échanges de gros mots. Les huissiers, hallebarde en main, ont fort à faire pour bousculer les traînards, éviter les échauffourées et ordonner qu'on pousse les charrois de foin ou de tonneaux un peu trop encombrants. La progression dans la ville n'est pas moins délicate. Les rues sont affreusement étroites, le pavé est glissant de détritus et de boue, et dans les carrefours, c'est souvent en s'imposant qu'on peut passer.

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