19 septembre 2011

Les cadavres n'ont pas froid aux yeux – Andrea H. Japp

les_cadavres_n_ont_pas_froid_aux_yeux Marabout – mars 2011 – 312 pages

Quatrième de couverture :
Parfois, il faudrait rester au lit. C'est ce qu'Hélène, chercheuse au caractère explosif, aurait dû faire ce matin-là, au lieu de venir au labo… Car la tête d'un collègue – ce n'est pas une grosse perte, c'était un abruti, soit dit en passant – a été déposée pile au milieu de sa table de travail. Non seulement ça lui fiche en l'air une matinée de manip', mais en plus, Hélène, les cadavres, elle commence à en avoir plein le dos.
Avec ses copines Emma, la blonde en mal d'enfant, Nathalie l'ex femme au foyer qui vit une seconde jeunesse, Charlotte la psy qui couche toujours avec le plus gratiné de ses patients et Juliette, l'esthéticienne qui chouchoute une clientèle masculine triée sur le volet, elles ont déjà été mêlées à une sale histoire de triple meurtre. Et ça avait bien failli tourner au vinaigre. Alors, là, franchement, cette tête sans corps, c'est trop. D'autant que ça l'air de devenir à la mode de se faire occire au labo, et que l'inspecteur en charge de l'affaire n'est pas franchement commode…
Quand la reine du crime s'attaque à la comédie policière, on tourne les pages aussi vite qu'on dévore un macaron !

Auteur :  Née en 1957, toxicologue de formation, Andrea H. Japp est considérée comme l’une des « reines du crime » françaises. Elle est l’auteur d’une vingtaine de romans policiers.

Mon avis : (lu en septembre 2011)
J'ai pris ce livre à la bibliothèque un peu par curiosité, j'avais déjà entendu parler de l'auteur et la couverture du livre était avenante. Je m'attendais à lire un roman policier et je découvre un livre moitié chick-lit moitié polar...
Hélène est chercheur dans un laboratoire scientifique avec un caractère de cochon. Elle a aussi quatre copines : Emma, blonde pulpeuse championne de boxe française, Nathalie autrefois mère au foyer, elle vient  de rencontrer le grand amour en la personne de Vincent, Charlotte la psy et Juliette, l'esthéticienne. Marie-Hortense Dominique de la Theullade, femme d'affaires d'une petite chaîne de fleuristes de luxe, va venir rejoindre le groupe dès le début du livre. Voilà le côté chick-lit avec de nombreux coups de téléphone, des repas entre copines... Le côté policier se déroule dans le laboratoire de recherche où travaille Hélène. Elle découvre un matin son collègue Stéphane Lambin, décapité dans le laboratoire. Hélène ne s'entend pas du tout avec Stéphane et toutes les preuves semblent désigner Hélène comme coupable. C'est sans compter sur l'obstination d'Hélène, pour se disculper et avec l'aide de l'inspecteur Benoit Levasseur, elle va tenter de trouver rapidement le meurtrier...

Les personnages de l'histoire sont attachants même s'ils sont un peu caricaturaux. Un livre qui se lit très facilement, qui nous fait rire et dont l'intrigue policière nous tient en haleine. Une comédie policière très amusante qui m'a fait passer un très bon moment.

Ce livre est la suite d'un autre livre du même auteur : "Cinq filles, trois cadavres, mais plus de volant" que je n'ai pas lu.

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15 septembre 2011

La commedia des ratés – Tonino Benacquista

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Gallimard – avril 1991 -

Folio – 1994 - 233 pages

Folio – octobre 1998 – 233 pages

Folio – mai 2004 – 896 pages

Grand Prix de la Littérature Policière 1992

Quatrième de couverture :
Car tout était déjà en moi, enfoui. Quelque chose entre la tragédie grecque et la comédie à l'italienne. Une farce bouffonne au goût amer, un drame dont on se retient de rire. Ni une complainte, ni une leçon, ni une morale. Juste une ode à la déroute, un poème chantant la toute-puissance de l'absurdité face au bon sens ...
La commedia des ratés a remporté en 1991 le Grand Prix de la littérature policière, le trophée 813 du meilleur roman et le prix Mystère de la critique.

Auteur : Né en 1961 en banlieue parisienne, à Choisy-le-Roi, Tonino Benacquista grandit dans une famille d’émigrés italiens. Il se lance dans des études de cinéma avant de partir découvrir la vie, la vraie, histoire de voir à quoi elle ressemble. C’est une bonne idée : ses (très) diverses expériences lui serviront de source d’inspiration privilégiée au moment d’écrire ses romans noirs. C’est ainsi qu’il se retrouve accompagnateur de nuit aux wagons-lits (il s’en souviendra dans La Maldonne des sleepings), accrocheur d’œuvres dans une galerie d’art contemporain (Trois carrés rouges sur fond noir) ou encore parasite mondain (Les Morsures de l’aube).
Aujourd’hui, il partage son activité d’écrivain entre les romans, les nouvelles, le théâtre et le cinéma (le film Sur mes lèvres lui a valu le César du meilleur scénario). Sans oublier la bande dessinée : Jacques Ferrandez a adapté l’une de ses nouvelles (La Boîte noire, éd. Futuropolis) et mis en images L’Outremangeur (éd. Casterman), récemment transposé au cinéma.

Mon avis : (lu en septembre 2011)
Antonio Polsinelli, fils d'immigré italien originaire de Vitry-sur-Seine vit maintenant à Paris. Il tente d'oublier ses racines italiennes et son enfance en banlieue.  Mais son passé va se rappeler à lui…
En effet, alors qu’il rendait visite à ses parents Antoine croise Dario, un camarade d'enfance,  qui lui demande d’écrire pour lui une lettre d’amour. Le lendemain, Dario est mort, une balle dans la tête… Puis Antonio apprend que Dario lui a légué une vigne dans le sud de l'Italie, dans le village dont sont originaires leurs parents. Il décide donc d’aller voir sur place cette fameuse vigne et je n'en raconterais pas plus…
Voilà une histoire surprenante pleine de rebondissements où se mêlent dans le désordre truands, mafia, religion, recettes de cuisine, suspens…
Un bon moment de lecture avec de l’humour noir, de l'humour décalé, des situations rocambolesques, le lecteur est à tout moment surpris, parfois embrouillé dans une aventure respirant l’Italie.

Ce livre a été également adapté en Bande Dessinée :
Dessinateur Olivier Berlion – Scénaristes : Tonino Benacquista et Olivier Berlion
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Dargaud – février 2011 – 76 pages
Dargaud – septembre 2011 – 72 pages

 

Extrait : (page 102)
- Vous allumez la télé, s'il vous plaît, Antonio ?
Elle ne peut pas s'en passer. Je crains que sa connaissance du monde ne s'arrête à cette boîte à images.
- A cette heure-ci, il y a rien de bien, mais ça m'aide à faire la cuisine.
- Pardon ?
- Bien sûr... Tenez, je vais vous apprendre à faire une sauce à l'arrabbiata. Il est dix-neuf heures quarante-cinq. Mettez la R.A.I.
Un jingle vous annonce une série de publicités.
- Mettez votre eau à bouillir, et au même moment, faites revenir une gousse d'ail entière dans une poêle bien chaude sur le feu d'à côté, jusqu'à la fin des pubs.
L'odeur de l'ail frémissant arrive jusqu'à moi. Les pubs se terminent. Elle me demande de zapper  sur la Cinq, où un gars devant une carte de l'Italie nous prévoit 35° pour demain.
- Dès qu'il commence la météo vous pouvez enlever la gousse de l'huile. On en a plus besoin, l'huile a pris tout son goût. Jetez vos tomates pelées dans la poêle. Quand il a terminé la météo, l'eau bout, vous y jetez les pennes. Mettez la Quatre.
Un présentateur de jeux, du public, des hôtesses, des dés géants, des chiffres qui s'allument, des candidats excités.
- Quand ils donnent le résultat du tirage au sort, vous pouvez tourner un peu la sauce, et rajouter une petite boîte de concentré de tomates, juste pour donner un peu de couleur, deux petits piments, pas plus, laissez le feu bien fort, évitez de couvrir, ça va gicler partout, mais on dit qu'une sauce all'arrabiata est réussie quand la cuisine est constellée de rouge. Passez sur la Deux.
Un feuilleton brésilien tourné en vidéo, deux amants compassés s'engueulent dans un living.
- A la fin de l'épisode, ce sera le journal télévisé et on pourra passer à table. La sauce et les pâtes seront prêts en même temps. Quinze minutes. Vous avez retenu ?

Déjà lu du même auteur : malavita_p Malavita 

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10 septembre 2011

Le Chat du Rabbin : 1. La Bar-Mitsva – Joann Sfar

le_chat_du_rabbin_tome1 Dargaud – janvier 2002 – 48 pages

Quatrième de couverture :
Le Chat du Rabbin", c'est Alger et le quartier juif au début du siècle. Celui qui regarde ce monde et qui raconte, c'est "Le Chat du Rabbin". Tout de suite, il explique pourquoi le Rabbin n'a pas plutôt un chien:"ça fait tellement longtemps que les juifs se font mordre, courir après ou aboyer dessus que, finalement, ils préfèrent les chats". Le chat mange le perroquet de Zlabya, la fille du Rabbin, et du coup, le voilà doté de la parole et exigeant de faire sa bar-mitsva. Les discussions vont être longues tant avec le Rabbin lui-même qu'avec le Rabbin du Rabbin. Ce chat, qui a une allure graphique à pleurer de rire, tantôt matou tendre amoureux de sa maîtresse, tantôt sournois filou, tient tête à tout le monde et ergote à n'en plus finir. Il ne se calme que dans la douceur des bras de sa maîtresse. Mais il lui est interdit de lui parler, alors il nous confie: "c'est la condition, si je veux rester avec elle. Ca vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux". Ceci ne l'empêchera pas de se mettre sur la piste des étudiants qui fréquentent l'école du Rabbin, car l'un d'entre eux a le désir d'épouser la jolie Zlabya.

Auteur : Né à Nice en 1971. Créateur du célèbre 'Chat du rabbin', Joann Sfar s'impose comme une figure majeure, hétéroclite et prolifique de la bande dessinée française. C'est avec L'Association et le magazine Lapin qu'il fait ses débuts. Ses talents de scénariste et d'illustrateur l'amèneront à travailler plus tard pour différents éditeurs comme Delcourt ou Dargaud. Porté par la volonté de 'faire quelque chose de bizarre ', le dessinateur au trait tremblant s'associe avec Pierre Dubois pour donner vie à 'Petrus Barbygère', une épopée dans laquelle se côtoient elfes et pirates. Un univers d'inspiration fantastique que l'auteur déploie dans plusieurs de ses travaux parmi lesquels 'Troll' ou 'Donjon', une parodie de l'heroïc fantasy coécrite avec son ami Lewis Trondheim. Titulaire d'une maîtrise de philosophie, il illustre au début des années 2000 le 'Banquet' de Platon et 'Candide' de Voltaire puis adapte en bande dessinée 'Le Petit Prince' de Saint-Exupéry en 2008. Il se lance dans le cinéma un an plus tard en réalisant le film 'Gainsbourg, vie héroïque', pour lequel il reçoit le César du Meilleur premier film et qui permet à son acteur principal, Eric Elmosnino, de repartir avec le trophée de Meilleur acteur.
Il poursuit son aventure dans le monde du septième art en transposant sur grand écran son 'Chat du rabbin'. Lauréat du prix Goscinny en 1998 pour 'La Fille du professeur', créé avec Emmanuel Guibert, Joann Sfar accumule les succès et les récompenses.

Mon avis : (lu en août 2011) 
J'avais entendu parler de cette bande dessinée depuis pas mal de temps mais ne l'avais jamais lu. Cette été, nous l'avons emprunté à la Bibliothèque et malgré le dessin qui ne m'encourageait pas à me plonger dedans, encouragé par mes fils, j'ai cédé et je n'ai pas regretté...
Autant je n'aime pas le dessin, autant le texte est magnifique. C'est à la fois drôle, émouvant et profond. Quel personnage ce chat... Suivant partout son maître le Rabbin, le chat était déjà intelligent et avec beaucoup de connaissance. Un jour, il va croquer le pénible perroquet de la maison et voilà que le Chat se met à parler et il demande à son maître de faire sa bar-mitsva. Il s'en suit de nombreux échanges théologiques et philosophiques entre le chat et les rabbins.
A découvrir sans hésiter !

Extrait :

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Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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"Animal" et "Métier"

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09 septembre 2011

Le libraire – Régis de Sá Moreira

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Au Diable Vauvert – septembre 2004 – 190 pages

Livre de Poche – septembre 2006 – 190 pages

Quatrième de couverture :
Vous l'avez lu ? Oui, dit le libraire. Moi aussi, répondit le jeune homme. Le libraire lui sourit. Le jeune homme prit confiance : Mais je l'ai offert à quelqu'un... à qui je n'aurais pas dû l'offrir. C'est difficile d'être sûr de ces choses-là, répondit le libraire. Oui, dit le jeune homme. Ne désespérez pas, dit encore le libraire. Certains livres sont à retardement...


Auteur : Régis de Sâ Moreira est né en 1973. Après Pas de temps à perdre et Zéro tués (Au diable vauvert), Le Libraire est son troisième roman.

Mon avis : (lu en août 2011)
Voici un livre que j'ai pris à la bibliothèque de mon lieu de vacances pour deux raisons... Il ne me restait plus que deux jours de vacances, il me fallait un livre facile et court à lire et le titre répondait parfaitement au Challenge le nez dans les livres proposé par George.
Voilà un livre où se mêle l'absurde, la poésie et où l'on découvre un libraire et une librairie pas comme les autres... Il y a le poudoupoudoupoudou de la porte d'entrée.
« La librairie était ouverte jour et nuit, tous les jours de l'année, sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre... car l'idée d'un client à la recherche désespérée d'un livre se retrouvant devant une porte fermée l'angoissait. » Le libraire ne met sur les étagères de la librairie seulement les livres qu'il a déjà lu...
Le libraire a 5 frères et 5 sœurs, et lorsqu'une page d'un livre lui fait penser à l'un d'eux, il arrache la page et la glisse dans une enveloppe pour lui envoyer sans explication supplémentaire. Le livre incomplet était déposé dans la salle sans étagère. (*)
Après la visite de chaque client, le libraire se prépare une tisane en choisissant le parfum en fonction du client verveine, thym, tilleul-romarin, réglisse, ortie...
Tous les jours, il a la visite du facteur et celle d'un témoin de Jéhovah. Ses clients sont variés et parfois aussi loufoque que le libraire...
Ce livre est à la fois déroutant et touchant... Je n'ai pas compris la présence du prologue et de l'épilogue, mais j'ai aimé découvrir ce libraire et cette librairie hors du temps et de l'espace...

(*) Mais je ne cautionne pas du tout le fait d'arracher des pages d'un livre ! 

Extrait : (page 17)
A des milliers de kilomètres de l'endroit où vous vous trouvez, dans un pays, une ville, une librairie parmi tant d'autres, un libraire ouvrit les yeux.
Il venait d'entendre le poudoupoudoupoudou de la porte d'entrée de sa librairie.
Il rangea un peu son bureau, puis attendit.

Le bureau du libraire était caché derrière deux étagères disposées en angle. Il estimait que les clients qui entraient dans une librairie souhaitaient avant tout voir des livres.
Ce n'était pas, pour la plupart, un libraire qu'ils cherchaient.
Le libraire aimait l'idée de clients se retrouvant seuls devant un océan, une marée plus exactement, de livres, sans personne pour les observer.
Il aimait l'idée que les livres existent sans lui.
Il se demandait s'il n'aimait pas aussi l'idée de ne pas exister.

Le libraire était assez mélancolique, c'est vrai, mais il s'en accommodait.
Il ne voyait pas très bien comment garder un moral d'acier au milieu de tous ces livres, de toutes ces vies. Il enviait, dans ses pires moments, les vendeurs de voitures.
Sans trop y croire.
Car le libraire enviait surtout, non pas les auteurs, mais les personnages des livres qu'il lisait. Et il n'avait jamais lu de livre où le héros était un vendeur de voitures.
Ou alors très temporairement.
Et pourtant, Dieu savait, se disait le libraire, que le libraire en avait lu des livres.
Évidemment, Dieu savait aussi que le libraire n'en avait pas lu tant que ça où les héros étaient libraires.

Challenge le nez dans les livres
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La Lectrice : 1/2

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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"Métier"

 

 

 

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07 septembre 2011

N'ayez pas peur, nous sommes là – Janine Boissard

n_ayez_pas_peur_je_suis_l_ Flammarion – mars 2011 – 329 pages

Quatrième de couverture :
Elle s'appelle Ninon Montoire, a trente ans, est sapeur-pompier. Accidents de la route, bus scolaire en perdition, secours d'urgence aux blessés, aide aux personnes esseulées, risques de pollution, feux difficiles à maîtriser... dans son métier tout peut arriver. Jour et nuit, durant ses gardes à la caserne, elle se bat, parfois au péril de sa vie, pour tous ceux que frappent le malheur, la maladie, l'adversité, s'efforçant de maintenir la petite flamme de l'espoir, quelle que soit la gravité de la situation. "L'espoir, dit-elle, un pompier n'a que ce mot au coeur." A la maison, les jours de repos, elle trouve avec Sophie, cinq ans, sa petite fille, gaieté et tendresse. Et avec Agnès, sa mère, douceur et compréhension. L'amour ? Ninon a décidé de ne plus y croire. Mais le "soldat du feu" ne se doute pas que, bientôt, il l'embrasera à nouveau. Cet incendie-là sera-t-il le plus dur à maîtriser ?

Auteur : Janine Boissard est née et a fait ses études à Paris.
En 1977, elle publie sa célèbre saga "L'Esprit de famille" (six volumes en tout, de 1977 à 1984). L'évolution de la société, les chambardements dans la famille, les problèmes de couple, ceux de l'adolescence, ceux de la femme moderne face au monde du travail sont ses thèmes favoris. En 1996, elle publie "Une Femme en blanc", un formidable succès en librairie, traduit en Allemagne et en Italie; sans oublier la série télévisée en six épisodes, diffusée en 1997. Janine Boissard a publié à ce jour une trentaine de livres, dont Loup y es-tu ? (2009), Malek (2008), Allez, France ! (2007). Décorée des Palmes Académiques pour son action auprès de la jeunesse, elle vit de sa plume depuis vingt ans. L'écriture est, dit-elle, "à la fois ma passion, un métier exigeant et ma façon de respirer".

Mon avis : (lu en août 2011)
Janine Boissard est une auteur de mon adoslescence, je l'ai découverte avec sa série « L'Esprit de famille ». Depuis j'ai lu beaucoup de ses livres.
Dans ce nouveau livre, l'histoire évoque le quotidien des sapeurs-pompiers, nous suivons la vie de Ninon Montoire, trente ans, mère célibataire de Sophie. Chaque jour, dans son métier elle se bat pour sauver les autres.
C'est un livre qui se lit facilement, on apprend beaucoup sur les pompiers mais l'intrigue sentimentale est très prévisible, sa construction ressemble à celle des livres précédents de l'auteur.

Présent sur le blog du même auteur :

Malek Malek allez_france_p Allez, France ! loup_y_es_tu Loup y es-tu ? 

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03 septembre 2011

Comment (bien) rater ses vacances – Anne Percin

comment_bien_rater_ses_vacances Édition du Rouergue – novembre 2010 – 186 pages

Quatrième de couverture :
Chers parents,
Mon stage de survie en milieu hostile se passe bien, merci. J'espère que vous êtes pas trop morts, rapport aux frais de rapatriement qui doivent coûter bonbon, depuis la Corse. Sinon, moi ça va, j'ai mangé Hector mais pas tout d'un coup, j'en ai congelé un bout pour le mois prochain. Heureusement que j'ai l'eau-de-vie de Mamie, ça m'aide pour tenir. Si jamais vous ne reveniez pas, ce serait sympa de m'envoyer un mandat parce que la prostitution masculine, ça marche pas trop dans le quartier. Bon, ben je vous laisse, c'est l'heure de ma piqûre d'héroïne. Gros bisous, votre fils bien-aimé, Maxime.

Cet été, Maxime a 17 ans. Il ne veut plus partir en vacances avec ses parents. Il préfère rester chez sa Mamie pour glander devant l'ordinateur. Tant pis pour lui. Il va vivre des journées délirantes !

Auteur : Anne Percin est née à Épinal en 1970 d'un père mécanicien et d'une mère mécanographe. Elle passe son enfance et poursuit des études de lettres à Strasbourg où elle consacrera son mémoire de Maîtrise au mouvement Dada avant d'aller enseigner en région parisienne. Elle vit et travaille aujourd'hui en Bourgogne.

Mon avis : (lu en août 2011)
Livre emprunté à la bibliothèque un peu par hasard pour partir en vacances. Je me suis beaucoup amusée à le lire car Maxime l’ado de 17 ans est un concentré des trois ados que j’ai à la maison…

Maxime a 17 ans, il est plutôt d'accord pour ne pas partir en vacances avec ses parents qui ont décidé de faire le GR 20. Sa petite sœur, elle-aussi, préfère partir en colo en Bretagne avec une copine qu'aller crapahuter avec ses parents en Corse. Maxime aura donc des vacances tranquilles chez Mamie, au Kremlin-Bicêtre. Il a prévu comme programme grasses matinées, ordinateur et profiter des bons petits plats de Mamie, des vacances idéales quoi ! Mais bien sûr rien ne va se passer comme Maxime l'imaginait... En effet sa Mamie va avoir un malaise cardiaque et être hospitalisé, ses parents étant injoignables, Maxime va être contraint de prendre des responsabilités tout seul pour s'occuper de sa Mamie et de la maison. Maxime est très attachant, débrouillard, il a beaucoup d'humour et de répartie et ses vacances (bien) ratées l'auront fait beaucoup grandir !

Après ma lecture, j’ai proposé ce livre à mon plus jeune fils (13 ans) qui n’avait plus rien à lire… Comme d’habitude, il a accepté le livre du bout des lèvres mais très vite il l’a dévoré en éclatant souvent de rire… Ses deux frères aînés n’ont pas été en reste et l’ont également dévoré. Mon fils de 16 ans se reconnaissait parfaitement dans les réflexions de Maxime. Il a également beaucoup aimé à la fin du livre la playlist des musiques rencontrées durant sa lecture.

Extrait : (début du livre)
- Cette année, on part en randonnée en Corse, les enfants !
Ma mère a lancé cette phrase tout en jetant un coup d'œil sur la banquette arrière où nous étions vautrés, ma sœur et moi, en état semi-comateux. J'ai croisé le regard maternel une fraction de seconde dans le rétroviseur, le temps d'une tentative d'œillade meurtrière, avant qu'un saut sur un ralentisseur ne fasse retomber sur mes yeux une grosse mèche de cheveux. Tant pis pour le regard ténébreux.
- Tu viens avec nous ?
Ma mère a tourné la tête vers le rétro extérieur, avant de franchir un céder-le-passage. Pendant un bref instant, on n'a plus rien entendu que le cliquetis du clignotant. La tête tournée vers la vitre embuée, j'admirais la vue splendide sur Ivry-sur-Seine (ses barres de HLM, ses magasins de téléphonie mobile, sa cité Maurice Thorez). Je prenais tout mon temps pour répondre.

J'ai un âge où, apparemment, mon avis compte. On me sonde, on me consulte avant de me traîner de force dans des lieux hostiles.
Quand vos enfants cessent de vous demander d'où ils viennent et ne vous disent plus où ils vont, disait un proverbe affiché à l'entrée du Super-U l'été dernier, c'est qu'ils sont devenus des ados. Je me souviens que mon père l'avait lu à haute voix, avec un air d'un disciple de Confucius qui médite les paroles du Maître. Alors qu'en réalité, c'était juste une grosse connerie écrite au marqueur bleu effaçable sur un panneau d'hypermarché, entre la météo du jour et « Conseil de votre poissonnier »... C'était l'été dernier à Biscarosse, et je me suis juré que ce seraient mes dernières vacances en famille. Du moins, jusqu'à ce que j'en fonde une moi-même à la force du poignet, et que je l'entretienne et la chérisse et la nourrisse à la sueur de mon front – autant dire le plus tard possible.
Pour ma sœur Alice, neuf ans ¾, Biscarosse c'était l'éclate totale : un toboggan géant, une piscine où l'on a pied tout le temps et surtout des tas de copines qui se trémoussent le soir aux animations du camping et qui font trois mille tours de vélo rose dès huit heures du matin.

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28 août 2011

Fantômette et la Dent du Diable - Georges Chaulet

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Hachette – 1967 -

Hachette – 1973 -

Hachette – février 1994 – 150 pages

France-Loisir - 1995

Hachette - Avril 2000 – 154 pages

Hachette – mars 2008 – 119 pages

Quatrième de couverture :
Quoi de mieux qu'un séjour de ski pour s'amuser pendant les vacances d'hiver ? Pourtant, à peine installées dans leur chalet à l'ombre du pic de la Dent du Diable, Françoise, Ficelle et Boulotte découvrent qu'il s'y produit des évènements bizarres : la radio ne marche plus, le téléphérique tombe en panne... Pire encore : une odeur de produit toxique se répand dans l'air ! Fantômette saura-t-elle déjouer les dangers de la Dent du Diable ?

Auteur : Né, à Paris en 1931, d'une mère commerçante et d'un père ingénieur des Ponts et Chaussées, Georges Chaulet écrit très tôt ses premiers romans policiers. Une fois son bac en poche, il s'inscrit à l'école des Beaux-Arts de Paris, mais en 1952, il part faire son service militaire en Allemagne. Son rejet absolu de l'autorité transforme son séjour en cauchemar. Il se réforme grâce à l'écriture. Il décide à cette époque de faire de l'écriture son métier. C'est en 1960, avec le personnage de Fantômette que Georges Chaulet devient vraiment célèbre. Il a écrit plus de cent cinquante romans pour la jeunesse dont la célèbre série Fantômette et est aussi scénariste de la série de bande dessinée Les 4 as, dessinée par François Craenhals.

Mon avis : (relu en août 2011)
Voilà un épisode de Fantômette que je n'avais jamais relu. Ficelle, Boulotte et Françoise sont en colonie de vacances dans le Chalet du Diable au dessus de Chamoix pour faire du ski. Mais le séjour ne va pas être de tout repos... Les beaux moniteurs de la colo vont mystérieusement disparaître durant la première nuit et les moniteurs remplaçants sont plutôt inattendus car il s'agit du Furet, de Bulldozer et du prince d'Alpaga ! Bien sûr, ils sont là pour de mauvaises raisons et heureusement, Fantômette n'ai pas loin...
Les exploits de Ficelle à la montagne, sur des skis ou sur une luge m'ont bien fait rire, d'autant que je garde de mauvais souvenirs de mon expérience sur des skis en classe de neige...

Extrait : (début du livre)
« Aaaah ! ! ! Nous allons tomber dans le ravin », hurla la grande Ficelle, verte de peur.
L'autocar frôlait dangereusement le mince parapet qui bordait une route sinueuse, étroite, rendue glissante par des plaques de neige à demi fondues. Depuis près de trois heures, le lourd véhicule grimpait à l'assaut des Alpes, grondant, pétaradant, empoissonnant l'air pur de la montagne avec des nuages gris et malodorants. Ses vingt jeunes passagères étaient balancées à droite et à gauche, projetées en avant, en arrière, secouées, assourdies, mais ravies, car la perspective de glisser sur les pentes neigeuses leur faisait oublier les inconvénients du voyage. Et la petite colonie manifestait sa joie en braillant des airs à la mode, au risque de provoquer des avalanches.
Seule, la grande Ficelle ne semblait pas partager l'allégresse générale. Blême, les yeux hagards, la gorge sèche, elle collait son nez à la vitre pour sonder avec effroi les profondeurs des vallées, calculer les risques de culbute et imaginer la dégringolade au long de la pente parsemée de sapins, jusqu'au torrent glacé qui serpentait tout en bas...
Elle se tourna vers sa voisine, une grosse fille aux joues rebondies, qui dépliait l'emballage en aluminium d'un triangle de fromage.
« Boulotte ! Tu n'as pas peur, toi ? »
La gourmande engloutit le triangle et demanda surprise :
« Peur ! Peur de quoi ? 
- Eh bien, ça, là... Ce précipice ! C'est ébouriffant ! Si nous tombions dedans... Ce serait horrible ! »
Boulotte haussa les épaules :
« Du moment que j'ai l'estomac plein, je ne pense pas. »
La grande Ficelle se retourna. Sur le siège arrière, une brunette aux cheveux bouclés se faisait bercer par le mouvement du car. Ficelle l'interpella :
« Hé ! Françoise ! Tu n'as pas peur, toi ? »
Pas de réponse.
« Françoise, tu dors ?
- Tu vois bien que oui », fit la brunette sans ouvrir les yeux.

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illustration de Jeanne Hives

Challenge Le Club des 5
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9/10

Déjà lu du même auteur :

F_iledelasorci_re_1975  Fantômette et l'île de la sorcière
pas_de_vacances_pour_F_1980  Pas de vacances pour Fantômette 
OperationFantomette1980 Opération Fantômette

0210_les_sept_f_ Les sept fantômettes

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27 août 2011

Dépasser son ombre - Anthony Fagnot

Lu dans le cadre du partenariat bibliofolie_2011_logo_1501 et Éditions Dubuisson

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Publiart – décembre 2004 -

Éditions Dubuisson – avril 2011 – 410 pages

Quatrième de couverture :
Partir... Qui n'a jamais pensé à partir, loin du stress et de la folie des Hommes. Le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle s'est imposé à moi, comme une évidence. Je suis parti seul, au pied des montagnes françaises, un matin de printemps. Enfin, je n'étais pas vraiment seul. Comme j'ai un peu peur des ours, j'avais décidé d'emmener le mien. On ne sait jamais. Comme vous, peut-être, je suis un adulte. Mais ce compagnon est un petit bout de ce que je suis resté d'enfant. Et croyez-moi, ensemble, nous avons vu des choses qui tiennent de la magie. La vraie, celle qui écarquille les yeux. Si le cœur vous en dit, on vous emmène avec nous. Ouvrir ce livre, c'est déjà un peu se mettre en chemin. Alors bon voyage...

Auteur : Après avoir suivi des études littéraires à Amiens, Antony Fagnot entre dans la police en avril 1997. D'abord Gardien de la Paix, une formation interne lui permet de devenir Agent de la Police Scientifique à St-Maur-des-Fossés puis à Alfortville. Ce jeune homme passionné et rêveur exerce son métier avec amour, même s'il est très tôt confronté à des situations difficiles. Il va alors développer un appétit insatiable de la vie, de ses « petits bonheurs » qui nous échappent trop souvent, et se mettre en quête d'authenticité. L'envie de se rapprocher des valeurs essentielles ne va plus le quitter, avec une idée en tête : partir loin des contraintes et des chaînes de notre Société. À la recherche de lui-même, à la rencontre des autres. Il décide donc de partir pour 31 jours de marche, seul, sur le chemin de St-Jacques-de-Compostelle. Une aventure humaine extraordinaire, que le jeune auteur souhaite partager au travers de ce livre. L'ouvrage est récompensé par des prix littéraires, dont la médaille d'argent de la société « Arts-Sciences-Lettres » de l'Académie Française.

Mon avis : (lu en août 2011)
Lorsque ce livre a été proposé pour un partenariat par Bibliofolie, j'avais très envie de le découvrir. J'ai déjà lu plusieurs livres autour du thème de la route de Saint-Jacques-de-Compostelle et chaque voyage est différent et passionnant... "Dépasser son ombre" ne fait pas exception pas à la règle. Et ne voulant pas lâcher le livre, je l'ai dévoré en un après-midi et une soirée !

Anthony nous raconte sa route vers Saint-Jacques-de-Compostelle au jour le jour (un chapitre par jour) avec beaucoup d'humour et de poésie. Il nous parle de ses rencontres avec d'autres marcheurs qui partagent avec lui le voyage, leurs histoires, leurs douleurs... Anthony n'est pas parti seul, il a comme compagnon un petit ourson en peluche que ses parents lui avaient offert pour son premier Noël, 28 ans plus tôt et qu'il n'a jamais quitté. La veille de son départ, il se sent coupable de devoir l'abandonner et décide donc de l'emmener comme ambassadeur auprès des vrais ours qu'il pourrait rencontrer dans les montagnes des Pyrénées...
Anthony n'est pas parti pour Saint-Jacques-de-Compostelle pour des raisons religieuses, mais pour échapper à son quotidien et réfléchir sur sa vie. N'ayant pu prendre un congé de seulement quarante jours, il va commencer son chemin à Saint-Jean-Pied-de-Port aux pieds des Pyrénées début mai 2004. Trente et un jours plus tard, il arrivera émerveillé et transformé à Santiago.
J'ai beaucoup aimé ce livre, Anthony nous embarque à sa suite sur le Chemin, tous nos sens sont en éveil : les odeurs, les paysages, les émotions, ses rencontres sont décrites avec beaucoup simplicité et d'humour. Un livre inoubliable.
A la fin du livre, il y a quelques photographies des pélerins rencontrés par Anthony en compagnie du petit ourson bleu. Et pour cette nouvelle édition, quelques pages écrites en janvier 2007 donnent aux lecteurs des nouvelles des différents pèlerins, devenus amis, rencontrés sur le Chemin et Anthony nous parle également de l'après Chemin de Compostelle, son retour à la vie normale. Chaque jour, il repense au Chemin, il n'hésite pas à le partager avec ceux qu'il rencontre...
La dernière page est plus triste, en effet, Anthony est décédé le 8 avril 2009, sa famille continue à le faire vivre en partageant avec les lecteurs la magie du chemin qu'il a tant aimé. Son chemin d'Homme... et comme Anthony l'a écrit « La fin d'un chemin n'est rien d'autre que le commencement d'un autre... »

Un grand MERCI à Bibliofolie et aux Éditions Dubuisson pour m'avoir permis de découvrir ce superbe témoignage qui m'a beaucoup touché.

Site (2007) et blog (2009) dédiés au livre et à l'auteur.

Extrait : (Avant-propos)
En fait, à bien y réfléchir, je ne me rappelle plus exactement l’élément précis qui m’a poussé à partir. De plus, je le reconnais humblement, je suis un peu paresseux, et une telle aventure nécessitant inévitablement un peu de courage, il a fallu que la décision soit guidée par un sentiment d’une force gigantesque. La routine, sans doute, professionnelle et personnelle. Cette platitude monochrome m’avait plongé dans une sédentarité dont la banalité n’avait d’égal que le manque de saveur. Plus d’une fois je me suis senti à deux doigts de « tout plaquer », comme on dit. Beaucoup d’entre nous y pensent, me semble-t-il, sans jamais l’oser.
Prendre quelques affaires, un peu d’argent et un aller simple pour n’importe quelle destination où il n’y a pas de chaînes, d’horaires, de codes et de ces contraintes en tous genres. Mais voilà, comme un arbre, j’ai des racines, profondes et essentielles. Elles sont quatre. Deux grandes m’ont fait naître et deux adorables petites ont grandi avec moi.
Alors pour elles, il faut continuer. Par amour pour cette famille incroyablement unie et qui m’a toujours soutenu dans les nombreux moments difficiles, et que je ne me vois pas quitter. Et pourtant…

D'autres livres ou film sur Saint-Jacques de Compostelle :

en_avant_route En avant, route ! - Alix de Saint-André

Le pèlerin de Compostelle - Paulo Coehlo

st_jacques_la_mecque Un film : Saint-Jacques... La Mecque - Coline Serreau

 

 

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25 août 2011

Le Club des Cinq en roulotte – Enid Blyton

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Hachette – 1959

Hachette - 1976

France Loisir – 1979

Edito Service SA Genève – 1981

Hachette – 1988

Hachette – 1996

 

Titre original : Five have a wonderful time, septembre 1952

 

Quatrième de couverture :
Deux belles roulottes toutes pimpantes, dans un grand pré où fleurissent les primevères c'est là que le club des Cinq va passer ses vacances.
François, Mick, Annie, Claude et Dagobert sont loin de prévoir, dans le calme des premiers jours, l'aventure extraordinaire qui va les bousculer et les entraîner dans son tourbillon.
Les membres du fameux club sont maintenant... six ! Ils ont avec eux jo, la petite gitane, grâce à qui ils vont devenir amis avec de pittoresques saltimbanques : Buffalo et son fouet, Carmen et sa marmite, Tony, Balthazar, et combien d'autres encore qui vont faire de cette aventure une histoire palpitante.

Auteur : Enid Mary Blyton est une romancière britannique, spécialisée dans la littérature pour enfants, née le 11 août 1897 dans le faubourg d'East Dulwich, à Londres et morte le 28 novembre 1968 à Hampstead, dans la banlieue nord de Londres. On lui doit entre autres Le Club des Cinq (the Famous Five en anglais), Le Clan des Sept (The Secret Seven), Oui-Oui (Noddy). Ses romans, connus dans le monde entier, ont été vendus à plus de quatre cents millions d'exemplaires, traduits dans plus de quarante langues différentes.

Mon avis : (relu en août 2011)
Deux savants, dont l'un a travaillé avec oncle Henri, ont mystérieusement disparus. Claude rejoint ses cousins près de Château-Mauclerc pour des vacances en roulottes. Sur le terrain, où sont installées les roulottes, des gitans viennent s'installer, ils ne sont pas très aimables avec le Club des Cinq. Ils vont même les chasser du terrain. Heureusement, Jo, une petite gitane rencontrée lors d'une précédente aventure, arrive pour voir son oncle Alfredo, le mangeur de feu et les gitans deviennent des amis. Mais que ce passe-t-il dans la tour du château en ruines... Le Club des Cinq ne va pas hésiter à mener son enquête et se lancer dans une aventure palpitante...

Depuis que je relis des Club des Cinq, j'ai remarqué qu'il y est très souvent question de repas et le menu est décrit avec beaucoup de précision... surtout en début d'aventure, ensuite les péripéties sont plus importantes que les repas...
p.16 – petit déjeuner chocolat et tartines beurrées
p.34 – déjeuner : des saucisses, des pommes de terre, du fromage et une crème à la vanille
p.46 – dîner : jambon avec cornichon, des pâtes au fromage, une orange
p.67 – déjeuner : salade de tomates, côtelettes d'agneau grillées, pommes de terre cuites sous la cendre, fromage et abricots en conserve.
p.165 – « dîner de haute fantaisie » : des sardines, des œufs durs, une terrine de pâté et une grand pot de confiture de fraises.
Je n'ai pas répertorié ici les glaces, les goûters et les dégustations de crêpes...

Challenge Le Club des 5
logo_club_des_5
8/10

 

Déjà lu du même auteur :

C5_1971x  Le Club des Cinq  CB_contre_attaque_1966 Le Club des Cinq contre-attaque
c5_le_club_des_cinq_et_les_saltimbanques_66 Le Club des Cinq et les saltimbanques

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16 août 2011

Un homme est mort – Kris et Étienne Davodeau

un_homme_est_mort Futuropolis – octobre 2006 – 63 pages

 

Quatrième de couverture :
1950. Brest est un immense chantier. De la ville fortifiée, aux ruelles étroites, une nouvelle ville va surgir, orthogonale, rectiligne, ordonnée, moderne. Ce sera Brest-la-Blanche, qui deviendra très vite Brest-la-Grise.
Mais face aux revendications salariales des ouvriers travaillant à la reconstruction, les patrons refusent de céder. La grève générale est déclarée. Les chantiers sont immobilisés, les ouvriers de l'Arsenal rejoignent le mouvement.
Et le 17 avril, le drame se produit. La police, dépassée par l'ampleur du mouvement, tire sur la foule, blessant plus de vingt personnes et tuant un homme. Édouard Mazé.
Le lendemain, appelé par la CGT pour tourner un film sur le mouvement, René Vautier débarque clandestinement à Brest. Il est alors recherché par la police suite à un premier film documentaire, Afrique 50, témoignage sans concessions du système colonial français d'après guerre.
René arrive dans une ville en état de siège. Le lendemain ont lieu les obsèques d'Édouard Mazé.
Une foule immense, un peuple entier accompagnera son cercueil.
En s'attachant à la véracité des événements, en respectant la parole des témoins, Kris et Étienne Davodeau nous redonnent l'espoir en l'homme et en sa faculté à lutter pour sa liberté.

 

Auteurs : Étienne Davodeau, 42 ans, vit en Anjou.
En 1985, après des études d'arts plastiques à Rennes, et la création du studio BD Psurde, il publie chez Dargaud la trilogie « Les Amis de Saltiel », puis Le Constat. Puis, chez Delcourt, Quelques Jours avec un menteur, Le Réflexe de survie, et trois polars : La Gloire d'Albert, Anticyclone et Ceux qui t'aiment.
En 2001 il réalise Rural !, véritable reportage, où il confirme son choix peu fréquent en bande dessinée d'inscrire le monde réel au cœur de son travail.
Il s'intéresse aussi à la bande dessinée pour enfants (il scénarise « Les Aventures de Max & Zoé », dessin de Joub, 5 titres parus). Il réalise, avec David Prudhomme au dessin, l'adaptation en bande dessinée de l'unique et méconnu roman de Georges Brassens, La Tour des miracles.
Après avoir publié dans la collection Aire Libre de chez Dupuis Chute de vélo (Prix des libraires spécialisés 2005), il revient au reportage-documentaire avec Les Mauvaises Gens, qui reçoit le Grand prix 2005 de la critique, le Prix France Info, puis à Angoulême le Prix du Scénario et le Prix du Public. Enfin, avec Kris, il met en images dans Un homme est mort les manifestations ouvrières à Brest en 1950, l'assassinat d un militant par les forces de l'ordre, et le destin fabuleux du film que le cinéaste René Vautier avait tourné en ces circonstances.
Novembre 2008 : Parution du premier tome de Lulu, femme nue chez Futuropolis.

Kris est né en 1972, vit en Bretagne.
Il se lance dans la BD en 2002: Toussaint 66 (Delcourt), puis Le Déserteur.
2006: Un Homme est mort et Le Monde de Lucie paraissent chez Futuropolis.
2008: Coupures Irlandaises et Les Ensembles contraires, Futuropolis.
2009: Les Ensembles contraires, tome 2 et Notre Mère la Guerre sortent en septembre (Futuropolis).

 

Mon avis : (lu en juillet 2011)
Cette bande dessinée est un témoignage, un hommage. 1950, Brest est en pleine reconstruction, les conditions de vie et de travail sont difficiles, les salaires sont faibles. Un mouvement social éclate avec comme seule réponse,  la répression policière et la mort d’Édouard Mazé. Pour témoigner de ce qui se passe à Brest, les syndicalistes ont l’idée de faire appelle à un cinéaste, René Vautier, afin que celui-ci fasse un court-métrage pour témoigner des actions menées par les travailleurs. Le film étant muet, René Vautier a alors l'idée d'accompagner la projection par la lecture du poème de Paul Eluard "Un homme est mort", dédié à Gabriel Péri, fusillé par les Allemands à cause de ses opinions politiques. Il remplacera le nom de Péri par celui d’Édouard Mazé, victime de la manifestation du 17 avril 1950. Malheureusement, ce film a disparu et Kris a eu à cœur de faire revivre cette histoire et ce film sous forme de bande dessinée.

En plus de la BD, un dossier donne le contexte des événements évoqués dans la BD : le chantier de reconstruction de Brest en 1950, la manifestation et le témoignage de certains des participants en particulier le grand-père de Kris et une biographie du cinéaste militant René Vautier.

Voilà un témoignage poignant et réaliste, où l’on découvre des descriptions de Brest au lendemain de la guerre en cours de reconstruction, des conflits sociaux et la solidarité entre les travailleurs…

Le dossier accompagnant la BD est également très intéressant à découvrir.

 

Extrait :

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"Un homme est mort"

Un homme est mort qui n’avait pour défense
Que ses bras ouverts à la vie
Un homme est mort qui n’avait d’autre route
Que celle où l’on hait les fusils
Un homme est mort qui continue la lutte
Contre la mort contre l’oubli.

Car tout ce qu’il voulait
Nous le voulions aussi
Nous le voulons aujourd’hui
Que le bonheur soit la lumière
Au fond des yeux au fond du cœur
Et la justice sur la terre.

Il y a des mots qui font vivre
Et ce sont des mots innocents
Le mot chaleur le mot confiance
Amour justice et le mot liberté
Le mot enfant et le mot gentillesse
Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits
Le mot courage et le mot découvrir
Et le mot frère et le mot camarade
Et certains noms de pays de villages
Et certains noms de femmes et d’amis
Ajoutons-y Mazé
Mazé est mort pour ce qui nous fait vivre
Tutoyons-le sa poitrine est trouée
Mais grâce à lui nous nous connaissons mieux
Tutoyons-nous son espoir est vivant.

Au rendez-vous allemand, Paul Eluard (1941)

Déjà lu du même auteur :

lulu_femme_nue_tome1  Lulu Femme Nue : 1er livre
lulu_femme_nue_tome2 Lulu Femme Nue : 2ème livre

rural Rural ! Chronique d'une collision politique
chute_de_velo Chute de vélo

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