23 mars 2017

Couleur de peau : miel, tome 4 - Jung

9782302053915_1_75 Soleil - octobre 2016 - 144 pages

Quatrième de couverture :
Le dernier voyage que Jung a effectué en Corée le confronte à une famille qui voit en lui leur fils perdu depuis 40 ans. Faut-il faire un test ADN ? Et si la réponse était positive ? Comment ont-ils perdu cet enfant ? Quid de sa famille en Belgique, qui l'a chéri et élevé ?! Partagé entre Europe et Asie, entre le souvenir de ce qui a été et tout ce qui aurait pu être, Jung tente de définir son métissage.

Auteur : Sik Jun Jung est né le 2 décembre 1965 à Séoul, en Corée. Adopté par une famille belge en 1971, il prend pour nom d'adoption Jung Henin. Il suit des études d'Humanités Classiques (latin et mathématiques) à l'Athénée Royal de Rixensart, avant de fréquenter un an, en 1985, l'atelier Saint-Luc de Bruxelles. Il étudie ensuite à l'académie des Beaux-Arts de Bruxelles, en section Illustration. Parallèlement, il fait un bref passage dans le dessin animé, à la Cambre. C'est en 1987 que sa carrière prend un tournant décisif, puisqu'il rencontre Marc Michetz, qui le présente au magazine Spirou. Cela lui permet d'illustrer quelques courts récits dans Spirou et Tintin. Il travaille alors quelques mois dans l'atelier d'Yslaire et de Darasse, et illustre aussi les couvertures du Belgian Business Magazine. En 1991, Jung publie le premier des quatre tomes de Yasuda, chez Hélyode-Lefranc. La finalité de ses dessins est pour lui de faire transparaître des émotions, des sentiments, avec des personnages bien présents, vivants. En 1997, en collaboration avec Martin Ryelandt, il réalise La Jeune Fille et le Vent, aux éditions Delcourt. L'univers asiatique de cette série d'heroïc-fantasy est un retour à ses origines coréennes, et le fantastique lui permet de renforcer le côté évocateur de son dessin, notamment pour le héros : le Vent. Il signe avec Kwaïdan son premier scénario, une nouvelle série qui frappe par la beauté des couleurs directes et la poésie subtile et raffinée qui émane de ce conte nippon.

Mon avis : (lu en mars 2017)
J'ai été étonnée de découvrir que cette série avait un tome 4. Jung l'explique lui même dans la préface de cette BD, il pensait avoir fait le tour de la question de son adoption. Pourtant à la suite de la promotion de l'adaptation au cinéma de Couleur de peau miel, il a voulu partager cette nouvelle expérience qui lui a permis de faire le tour du monde. « J’ai cessé de dire à mon éditeur que c’était le dernier tome. » 
Jung nous raconte son retour chez sa mère adoptive après plusieurs années d'absence. Dans ces BD, il la décrivait assez durement comme peu maternelle. Cette dernière n'est pas rancunière et bienveillante est très fière des BDs de son fils... Il revient sur ses voyages en Corée du Sud, évoque la culture de son pays d'origine, la cuisine, les us et coutumes... Il tente de comprendre pourquoi les mères célibataires abandonnent leur enfant dans des agences d'adoption. Sa rencontre avec une jeune mère célibataire est bouleversante. En dessin et avec quelques photos d'époque, Jung revient également sur certains souvenirs de son enfance, son ton est plus apaisé.
Cette BD autour de l'adoption est toujours aussi intéressante et touchante.

Extrait : (début de la BD)

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Déjà lu du même auteur :

couleur_de_peau_miel_tome1 Couleur de peau : miel, tome 1 CouleurDePeauMiel2 Couleur de peau : miel, tome 2 

tome_3_couv_couleur_peau_miel Couleur de peau : miel, tome 3 le voyage de phoenix Le Voyage de Phoenix

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04 février 2017

Le Voyage de Phoenix - Jung

le voyage de phoenix Soleil - octobre 2015 - 320 pages

Quatrième de couverture :
3 destins s'entrecroisent : Jennifer, fille d'un soldat américain passé en Corée du Nord. Fille d'un père absent, communiste et traître, l'Amérique la rejette. Elle consacre sa vie à un orphelinat de Séoul. Aron adopte un petit garçon et s'attache tant à lui qu'il délaisse sa fille ; il s'enfonce dans la dépression lorsque son fils tombe gravement malade. Doug, le meilleur ami d'Aron, est militaire et orphelin depuis longtemps. C'est lui qui a poussé Aron à adopter. Il se sent responsable de ce qui se passe.

Auteur : Sik Jun Jung est né le 2 décembre 1965 à Séoul, en Corée. Adopté par une famille belge en 1971, il prend pour nom d'adoption Jung Henin. Il suit des études d'Humanités Classiques (latin et mathématiques) à l'Athénée Royal de Rixensart, avant de fréquenter un an, en 1985, l'atelier Saint-Luc de Bruxelles. Il étudie ensuite à l'académie des Beaux-Arts de Bruxelles, en section Illustration. Parallèlement, il fait un bref passage dans le dessin animé, à la Cambre. C'est en 1987 que sa carrière prend un tournant décisif, puisqu'il rencontre Marc Michetz, qui le présente au magazine Spirou. Cela lui permet d'illustrer quelques courts récits dans Spirou et Tintin. Il travaille alors quelques mois dans l'atelier d'Yslaire et de Darasse, et illustre aussi les couvertures du Belgian Business Magazine. En 1991, Jung publie le premier des quatre tomes de Yasuda, chez Hélyode-Lefranc. La finalité de ses dessins est pour lui de faire transparaître des émotions, des sentiments, avec des personnages bien présents, vivants. En 1997, en collaboration avec Martin Ryelandt, il réalise La Jeune Fille et le Vent, aux éditions Delcourt. L'univers asiatique de cette série d'heroïc-fantasy est un retour à ses origines coréennes, et le fantastique lui permet de renforcer le côté évocateur de son dessin, notamment pour le héros : le Vent. Il signe avec Kwaïdan son premier scénario, une nouvelle série qui frappe par la beauté des couleurs directes et la poésie subtile et raffinée qui émane de ce conte nippon.

Mon avis : (lu en janvier 2017)
Dans cette BD, le lecteur suit plusieurs personnages qui vont se croiser. Il y a Jennifer, la fille d'un soldat américain qui est passé en Corée du Nord. Son père a toujours été absent et considéré comme un traître. Elle quitte donc les Etats-Unis pour aller à Séoul et se consacrer à un orphelinat. Il y a Aron, avec sa femme Helen, sur l'idée de Doug, militaire et le meilleur ami d'Aron, ils ont adopté Kim, un petit garçon venant de l'orphelinat de Jennifer. Malheureusement, Kim tombe gravement malade. 
Il y a enfin, un jeune Coréen du Nord qui cherche à s’échapper du camp où il est enfermé depuis dix-sept ans et à regagner la Corée du Sud...
Il est donc question de beaucoup de sujets chers à l'auteur dans cette bande dessinée, l’adoption, le déracinement, la famille, les Corées... 
Toutes ses histoires sont passionnantes, les personnages principaux sont attachants et les dessins sont magnifiques. 
J'ai cependant un bémol sur l'articulation des différentes histoires... 

Extrait :

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Déjà lu du même auteur :

couleur_de_peau_miel_tome1 Couleur de peau : miel, tome 1 CouleurDePeauMiel2 Couleur de peau : miel, tome 2 

tome_3_couv_couleur_peau_miel Couleur de peau : miel, tome 3

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04 février 2014

Couleur de peau : miel, tome 3 - Jung

tome_3_couv_couleur_peau_miel Editions Soleil - septembre 2013 - 142 pages

Présentation éditeur :
Jung clôt ce voyage intérieur par l’évocation de ses années de jeunesse, étudiant à l’Institut Saint-Luc, amateur de jolies filles et de dessins. Il évoque aussi ce récent voyage en Corée effectué en 2011 pour le tournage de l’adaptation audiovisuelle de la série.

Soulagement, sentiment d’appartenance retrouvé ou acculturation définitive ? Ses sentiments sont complexes et troublants. Et son récit toujours bourré d’humour et d’émotions.
Démarche autobiographique peu commune entamée en 2007, Couleur de peau : miel a déjà reçu un accueil sans précédent tant le témoignage est authentique et universel.
Le courrier des lecteurs demeure abondant et bouleversant. L’adaptation cinéma a été présentée depuis le Japon jusqu’aux Émirats arabes unis, du Canada à l’Australie, et maintes fois récompensées.
Jung a touché un point auquel nous sommes tous sensibles : nos racines. Savoir les situer, sur cette terre de mondialisation et de revendications nationalistes est peut-être une nécessité.

Auteur : Sik Jun Jung est né le 2 décembre 1965 à Séoul, en Corée. Adopté par une famille belge en 1971, il prend pour nom d'adoption Jung Henin. Il suit des études d'Humanités Classiques (latin et mathématiques) à l'Athénée Royal de Rixensart, avant de fréquenter un an, en 1985, l'atelier Saint-Luc de Bruxelles. Il étudie ensuite à l'académie des Beaux-Arts de Bruxelles, en section Illustration. Parallèlement, il fait un bref passage dans le dessin animé, à la Cambre. C'est en 1987 que sa carrière prend un tournant décisif, puisqu'il rencontre Marc Michetz, qui le présente au magazine Spirou. Cela lui permet d'illustrer quelques courts récits dans Spirou et Tintin. Il travaille alors quelques mois dans l'atelier d'Yslaire et de Darasse, et illustre aussi les couvertures du Belgian Business Magazine. En 1991, Jung publie le premier des quatre tomes de Yasuda, chez Hélyode-Lefranc. La finalité de ses dessins est pour lui de faire transparaître des émotions, des sentiments, avec des personnages bien présents, vivants. En 1997, en collaboration avec Martin Ryelandt, il réalise La Jeune Fille et le Vent, aux éditions Delcourt. L'univers asiatique de cette série d'heroïc-fantasy est un retour à ses origines coréennes, et le fantastique lui permet de renforcer le côté évocateur de son dessin, notamment pour le héros : le Vent. Il signe avec Kwaïdan son premier scénario, une nouvelle série qui frappe par la beauté des couleurs directes et la poésie subtile et raffinée qui émane de ce conte nippon.

Site de l'auteur : http://www.kwaidan.net 

Mon avis : (lu en février 2014)
Dans ce troisième tome, Jung nous raconte son retour en Corée quarante ans après. Il lui a fallu du temps pour faire ce grand voyage vers son passé, pour retrouver ses racines "perdues". Il ne sait pas ce qui l'attend. Que trouvera-t-il ? Pourra-t-il trouver des traces de son passé ? Comment sera-t-il accueilli ?
Chaque moment du voyage lui rappelle des évènements du passé. Ainsi, son trajet en bus vers l'aéroport lui rappelle son escapade à Barcelone. Une escapade qui lui a été suscitée dans un rêve fait sous substance illicite... Il revient sur ses goûts des plats très pimentés qui vont lui donner des ulcères. Il se souvient des rêves qu'il faisait de sa mère biologique... Arrivera-t-il a se retrouver ? Ses sentiments sont multiples, je l'ai senti plus apaisé, il a pris du recul sur sa vie, sur son adoption, sur son déracinement. 
Il faut peut-être ne pas lire les 3 tomes d'affilés, en particulier ce dernier qui reprend quelques épisodes des 2 tomes précédents. Cela ne m'a pas gêné car j'ai lu le tome 2 il y a presque 2 ans...
Cette série reste un témoignage magnifique sur la douleur de l'abandon et le déracinement où se mêlent émotions et humour.

Autre avis : Canel

Extrait : (début du livre)

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Déjà lu du même auteur :

couleur_de_peau_miel_tome1 Couleur de peau : miel, tome 1 CouleurDePeauMiel2 Couleur de peau : miel, tome 2 

Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Matière" (2)

Challenge 5% Rentrée Littéraire 2013
logorl2013
29/30

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14 février 2012

Couleur de peau : miel, tome 2 – Jung

CouleurDePeauMiel2 Quadrants – janvier 2008 – 143 pages

Quatrième de couverture : 
Mon corps se souvenait qu'il aimait cette chaleur humaine.
Certain corps s'en souvenaient même tellement bien qu'ils ne parvenaient plus à s'en passer. 

Auteur : Sik Jun Jung est né le 2 décembre 1965 à Séoul, en Corée. Adopté par une famille belge en 1971, il prend pour nom d'adoption Jung Henin. Il suit des études d'Humanités Classiques (latin et mathématiques) à l'Athénée Royal de Rixensart, avant de fréquenter un an, en 1985, l'atelier Saint-Luc de Bruxelles. Il étudie ensuite à l'académie des Beaux-Arts de Bruxelles, en section Illustration. Parallèlement, il fait un bref passage dans le dessin animé, à la Cambre. C'est en 1987 que sa carrière prend un tournant décisif, puisqu'il rencontre Marc Michetz, qui le présente au magazine Spirou. Cela lui permet d'illustrer quelques courts récits dans Spirou et Tintin. Il travaille alors quelques mois dans l'atelier d'Yslaire et de Darasse, et illustre aussi les couvertures du Belgian Business Magazine. En 1991, Jung publie le premier des quatre tomes de Yasuda, chez Hélyode-Lefranc. La finalité de ses dessins est pour lui de faire transparaître des émotions, des sentiments, avec des personnages bien présents, vivants. En 1997, en collaboration avec Martin Ryelandt, il réalise La Jeune Fille et le Vent, aux éditions Delcourt. L'univers asiatique de cette série d'heroïc-fantasy est un retour à ses origines coréennes, et le fantastique lui permet de renforcer le côté évocateur de son dessin, notamment pour le héros : le Vent. Il signe avec Kwaïdan son premier scénario, une nouvelle série qui frappe par la beauté des couleurs directes et la poésie subtile et raffinée qui émane de ce conte nippon.

Site de l'auteur : http://www.kwaidan.net/

Mon avis : (lu en février 2012)
Dans ce deuxième tome, Jung est un adolescent de 14 ans. A ses angoisses et interrogations propres à l’adolescence s’ajoutent son déracinement et sa recherche d’identité. Jung fait un rejet de son pays de naissance la Corée et au contraire est attiré par le Japon. Il souffre d’un manque d’amour maternel. Il y a également les premiers émois et les rapports avec les filles.
Certains passages sont très drôles, d’autres plus douloureux ou émouvants mais avec le recul Jung nous donne un message optimiste et plein d’espoir. L’adolescent qu’il a été a su faire la paix avec lui-même et avec les autres.

Un livre plus sombre que le premier tome mais aussi intéressant et réussi. Très belle découverte.

 

Extrait : 

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Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC 2012
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"Couleur" 

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01 février 2012

Couleur de peau : miel, tome 1 – Jung

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Quatrième de couverture : 
Je savais bien que je n'étais pas japonais. Mais quand je me regardais dans un miroir, je ne me sentais pas belge non plus ! Je voyais un coréen. C'était inéluctable. Et ça ne me rappelait pas de bons souvenirs...

Auteur : Sik Jun Jung est né le 2 décembre 1965 à Séoul, en Corée. Adopté par une famille belge en 1971, il prend pour nom d'adoption Jung Henin. Il suit des études d'Humanités Classiques (latin et mathématiques) à l'Athénée Royal de Rixensart, avant de fréquenter un an, en 1985, l'atelier Saint-Luc de Bruxelles. Il étudie ensuite à l'académie des Beaux-Arts de Bruxelles, en section Illustration. Parallèlement, il fait un bref passage dans le dessin animé, à la Cambre. C'est en 1987 que sa carrière prend un tournant décisif, puisqu'il rencontre Marc Michetz, qui le présente au magazine Spirou. Cela lui permet d'illustrer quelques courts récits dans Spirou et Tintin. Il travaille alors quelques mois dans l'atelier d'Yslaire et de Darasse, et illustre aussi les couvertures du Belgian Business Magazine. En 1991, Jung publie le premier des quatre tomes de Yasuda, chez Hélyode-Lefranc. La finalité de ses dessins est pour lui de faire transparaître des émotions, des sentiments, avec des personnages bien présents, vivants. En 1997, en collaboration avec Martin Ryelandt, il réalise La Jeune Fille et le Vent, aux éditions Delcourt. L'univers asiatique de cette série d'heroïc-fantasy est un retour à ses origines coréennes, et le fantastique lui permet de renforcer le côté évocateur de son dessin, notamment pour le héros : le Vent. Il signe avec Kwaïdan son premier scénario, une nouvelle série qui frappe par la beauté des couleurs directes et la poésie subtile et raffinée qui émane de ce conte nippon.

Site de l'auteur : http://www.kwaidan.net/

 

Mon avis : (lu en février 2012)
J'ai découvert cette bande dessinée grâce à la blogosphère et c'est une petite merveille !
Jung raconte son histoire de petit coréen recueilli dans dans les rues de Séoul à l'âge 5 ans par un policier qui l’a pris par la main pour le conduire au Holt, un orphelinat américain avant d'être adopté par une famille belge. Quelques photos, un rapport d’orphelinat… des souvenirs lointains.
Une histoire pleine d'émotions mais aussi d'humour, Jung s'interroge beaucoup sur son abandon, son déracinement, son identité...
Il nous parle de son pays d'origine, la Corée, de son pays d'adoption la Belgique, il raconte ses difficultés d'avoir une couleur de peau différente, ses interrogations à propos de sa maman biologique. Il est reconnaissant vis à vis de sa famille d'adoption, de ses frère et sœurs qui n'ont jamais fait de différence avec lui, de ses parents adoptifs qui ont été sévères et exigeants mais qui l'ont aimé à leur manière. Jung n'a jamais manqué de rien.
Un dessin en noir et blanc plein de rondeur très agréable à lire.
Un témoignage très fort sur l'adoption, à lire sans hésiter !
Je vais sans tarder me procurer le tome 2, qui raconte l'adolescence de Jung.

Autres avis enthousiates : CanelSandrine 

Extraits : 

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Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC 2012
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"Partie du corps" 

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02 novembre 2011

Avec cette neige grise et sale – Yun Ch'oe

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Actes Sud – janvier 1999 – 77 pages

Babel - novembre 2000 - 212 pages

traduit du coréen par Patrick Maurus

Titre original : Hoesaek Nunsaram, 1992

Quatrième couverture :
Au temps de sa jeunesse, durant un hiver de souffrance et de solitude, en vendant des livres interdits, l'étudiante Kang a fait la connaissance d'An, un imprimeur contestataire. Puis elle a surpris le secret de son engagement et, presque tacitement, s'est mise au service de la " cause ". Mais tout a basculé. Vingt ans plus tard, anonyme, misérable, tandis que ses " amis " occupent des places enviables, elle se souvient et raconte... Ch'oe Yun est un des talents les plus exceptionnels de la littérature coréenne. Sa parfaite connaissance de notre langue et de notre culture lui confère, à l'égard des modèles narratifs occidentaux, une distance en même temps qu'une connivence singulières. Etincelant et désespéré, son roman brûle d'une passion universelle sans rien perdre de cette identité et de cette " voix " qui lui valent désormais dans son pays, après six années d'écriture seulement, une reconnaissance d'une rare précocité.

Auteur : Née en 1953 à Séoul, Ch'oe Yun a déjà publié Là-bas, sans bruit, tombe un pétale (1991) et Il surveille son père (1993). Avec cette neige, grise et sale a obtenu en 1992 le prix Tongin.

Mon avis : (lu en octobre 2011)
Voici un livre que j'ai pris par hasard et par curiosité à la bibliothèque de mon lieu de vacances. Je partais le lendemain donc je pouvais sans problème lire un livre de moins de 80 pages avant mon départ.
Un avant-propos du traducteur explique que son travail a été fait en collaboration avec l'auteur lui-même. Ce dernier ayant enseigné le français.
Ce roman est plutôt une nouvelle. La preuve, c'est que l'édition Babel regroupe 3 nouvelles de l'auteur (Là-bas, sans bruit, tombe un pétale / Il surveille son père / Avec cette neige grise et sale).
Une femme Kang travaillant à des recherches dans le bibliothèque tombe par hasard sur un entrefilet d'un journal. Cet article précise que l'on a retrouvé le corps d'une Coréenne dans Central Park à New York avec un passeport à son propre nom. Kang est bouleversée et elle se souvient d'évènements vieux de vingt ans. A l'époque, elle était alors une étudiante pauvre et seule à Séoul. Elle achetait alors des livres interdits, puis les revendait après les avoir lus. Elle rencontrera alors An, un imprimeur qui lui propose un travail...
A travers cette nouvelle, le lecteur découvre la Corée des années 70, un pays sous un régime autoritaire et où la contestation politique entraîne parfois une répression violente.

Extrait : (début du livre)
Ces évènements vieux de vingt ans me reviennent clairement en mémoire, comme une scène dans la lueur d'un projecteur. Au moment de les évoquer, s'organise dans ma tête comme un tableau sombre, uniformément recouvert d'une teinte vert-bleu. Mais, de l'autre côté de la fenêtre placée dans un coin de ce cadre obscur, une chaude lumière semble sur le point de naître. Une période de confusion. Et avant tout de douleur. Parce qu'elle est inachevée ? Pourtant, tout au long des étapes de la vie, rencontre-t-on vraiment ce qu'on appelle la perfection ? Ah, en ce temps-là... Certains moments du passé sont tels qu'une telle expression n'autorise pas à les rejeter négligemment. Des instants certes brefs, mais qui exercent une influence décisive sur toute votre existence.
Cependant, l'effet répétitif de la vie quotidienne doit être très fort, car cela fait bien longtemps maintenant que, sur ce sombre tableau vert-bleu, tombent pluie et neige, que les fleurs s'y fanent et refleurissent, pour y déposer petit à petit une couche de poussière, et le transformer en cicatrice insensible.

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13 mars 2010

Les candidats - Yun Sun Limet

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Editions de La Martinière - janvier 2004 – 236 pages

Points – janvier 2005 – 235 pages

Quatrième de couverture :

Jean et Marie ont perdu leurs parents dans un accident de voiture. Parce qu'ils avaient imaginé l'impensable, leur possible disparition, ces derniers ont laissé un testament. Dans leur dernière lettre, ils désignent, les un après les autres, quatre couples d'amis, à qui ils demandent d'élever leurs enfants. Les Candidats raconte l'histoire d'une adoption qui n'en finit pas. Qui finira par recueillir ces deux enfants ? Quelle sera leur vie ? Un roman à quatre voix qui reprend " cette crainte qui nous hante tous ", d'une manière sobre et entêtante.

Auteur : Yun Sun Limet est née à Séoul, en Corée du Sud. Après avoir longtemps vécu en Belgique, elle s'est installée à Paris depuis une dizaine d'années. Les Candidats est son premier roman.

Mon avis : (lu en mars 2010)

Le livre s'ouvre sur Jean et Marie, ils ont respectivement 8 et 4 ans, ils assistent à l'enterrement de leurs parents disparus brutalement dans un accident de voiture. Les parents avaient pris leurs dispositions avec le testament suivant :

" Si vous lisez ces lignes, c'est qu'un événement improbable, impensable aura eu lieu : notre mort accidentelle à tous les deux, simultanée ou à peu de temps d'intervalle. C'est pourtant une crainte qui nous hante. Et si un tel malheur devait se produire, c'est à Jean et Marie que nous pensons d'abord. C'est pour eux que nous écrivons cette lettre, afin qu'ils soient confiés à une famille amie qui les élève comme ses propres enfants. Conscients de la charge et de la responsabilité qu'appelle notre dernière volonté, nous donnons une liste d'amis, qui nous osons le croire, sont susceptibles d'accepter notre demande, dans l'ordre suivant : Anne et Patrick Sauvage, Valérie et Alain Faye, Laure et Philippe Damiani, Gisèle et Frédéric Humbert. Notre tristesse est infinie à l'idée que cette lettre puisse un jour être lue. Nous croyons que Jean et Marie ont été heureux avec nous et espérons qu'ils continuent de l'être malgré notre absence."

A chaque chapitre, le narrateur change, il prend la voix d'Anne puis d'Alain puis de Laure enfin c'est sur la voix de Marie, alors adulte, qui se conclue le livre. Ce livre pose les questions autour de l'avenir d'orphelins, de l'adoption mais aussi sur les couples car cela n'est pas simple d'accueillir les enfants d'amis dans une famille déjà constituée... Le sujet est grave, et le livre se lit facilement, l'auteur décrit avec beaucoup de justesse les divers situations que cela entraîne. J'ai ressenti avec ce livre beaucoup d'émotions.

Extrait : (début du livre)

Ils sont là. Dans leur manteau de laine noire, certainement acheté pour la circonstance. Il faut bien habiller le chagrin, le représenter, et leur grand-père les a voulu ainsi, serrés l'un contre l'autre, noirs, raides. Ils ont chacun jeté une rose blanche. D'abord Jean puis Marie. On leur a dit : maintenant, prenez une rose du panier posé près du trou. Ils ont obéi et ont jeté la fleur. S'en souviendront-ils ? Oui, sans doute, la rose blanche de la chanson. Les autres suivent, prennent une fleur et la jettent dans le vide.

Lorsqu'ils m'ont vue arriver chez eux, avant la levée des corps (des corps, oui, cela se dit peu), ils ont souri, se sont rappelé que je suis une amie de leurs parents, des goûters et des pique-niques, comme quand je venais, avant, les voir, voir leurs parents, parler dans la cuisine et leur demander comment ça va à l'école. Et puis ils se sont renfermés. Augustin était resté à la maison. J'avais pensé que je l'excuserais auprès de ses petits copains. Mais je n'ai rien dit et je me suis jointe aux autres, parents et amis, j'ai salué leur grand-père maternel et leur grand-mère paternelle. Je ne voulais pas paraître déplacée, je n'ai pas été très démonstrative. Ils appartiennent à leur famille, leurs oncles et tantes, leurs cousins. Et pourtant, je crevais d'envie de les soulever et de les serrer.

Ils n'ont pas pleuré. ils ont assisté à tout sans pleurer à aucun moment. Et ils regardent à la dérobée les sanglots de leurs grands-parents. La messe, la sortie des cercueils, l'un à côté de l'autre, ils se tiennent chacun derrière un des cercueils. Marie a un peu vacillé, reprise par sa grand-mère. Ils auront le souvenir de cette foule, le sentiment qu'il s'agissait bien d'une foule qui suivait leurs parents jusqu'au cimetière.

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