13 mars 2015

Trois mille chevaux-vapeur - Antonin Varenne

LOGOTYPE-2015

9782356417251-T trois mille chevaux

Audiolib - mai 2014 - 19h05 - Lu par Philippe Allard

Albin Michel - avril 2014 - 560 pages

Quatrième de couverture : 
Le sergent Bowman appartient à cette race des héros crépusculaires qui traversent les livres de Conrad, Kipling, Stevenson… Ces soldats perdus qui ont plongé au coeur des ténèbres, massacré, connu l’enfer, couru le monde à la recherche d’une vengeance impossible, d’une improbable rédemption. De la jungle birmane aux bas-fonds de Londres, des rives de l’Irrawaddy à la conquête de l’Ouest, ce roman plein de bruit et de fureur nous mène sans répit au terme d’un voyage envoûtant, magnifique et sombre. Antonin Varenne, l’auteur de Fakirs, renoue avec la lignée disparue des grands écrivains d’aventures et d’action. Une réussite qui marquera.
Philippe Allard prête son souffle à ce roman épique aux multiples péripéties.

Auteur : Après une maîtrise en philosophie, Antonin Varenne devient alpiniste du bâtiment puis charpentier, voyage en Islande, au Mexique… À l’âge de 33 ans, il publie son premier roman Le Fruit de vos entrailles (2006), suivi de Gâteau mexicain (2007). Avec Fakirs (2009), il reçoit le Grand Prix Sang d’encre et le Prix Michel Lebrun (2009). Son dernier roman, Le Mur, le Kabyle et le marin (2011), a reçu le prix des lecteurs Quais du Polar/20 Minutes et le prix du polar francophone.

Lecteur : Né à Bruxelles en 1968, Philippe Allard est comédien et improvisateur. Acteur de théâtre et habitué des scènes belges depuis 1986, il exerce également son métier à la RTBF depuis 2007.

Mon avis : (écouté en mars 2015)
L'écoute de ce livre me faisait un peu peur (sans doute les 19 heures d'écoute) et j'avais tort... Ce livre est passionnant, c'est à la fois un roman d'aventures, un enquête policière et un grand voyage depuis la Birmanie jusqu'aux États-Unis en passant par Londres...
La quatrième de couverture fait référence à Conrad, Kipling, Stevenson que je connais pas ou très peu, pour ma part cela m'a fait penser aux romans de Jules Verne.
En 1852, en Birmanie, Arthur Bowman est sergent au service de la Compagnie des Indes. Il est choisi pour une mission secrète durant la 2e guerre anglo-birmane. Avec une trentaine d'hommes il doit remonter la rivière Irrawady et arraisonner un navire transportant des armes. L'expédition tourne mal, les hommes sont capturés et torturés pendant plusieurs mois. Seuls dix d'entre eux en sortiront vivants. 
En 1858, à Londres, la ville est écrasée par une canicule et une sécheresse exceptionnelle, nous retrouvons Arthur Bowman dans un piteux état, l'alcool, l'opium et les cauchemars empoisonnent son quotidien. Mais un cadavre mutilé est découvert dans les égouts des bas fonds de Londres, Browman est accusé et celui-ci n'a plus qu'un objectif, trouver le vrai coupable, l'un de ses compagnons rescapés de Birmanie. Le sergent part donc à la recherche des rares survivants dans Londres, ses environs puis vers le Nouveau Monde. Pionniers, indiens, chercheurs d'or... c'est le far west et les grands espaces et l'aventure continue...
En bonus du livre audio, l'entretien avec l'auteur toujours intéressant complète une écoute qui m'a paru facile car l'histoire est si captivante que je n'ai perdu le fil de l'histoire que très rarement. 
Ce livre, que l'on ne lâche pas, est une très belle surprise !

Extrait : (début du livre)
- Rooney ! Putain de fainéant d'Irlandais ! Pallacate ! Rooney se leva du banc, traversa la cour en traînant des pieds et se planta devant le caporal.
- La jument en peut plus, chef. Y a plus un canasson qui tient debout.
- C'est toi qui en peux plus. En selle !
Le dos creusé par la fatigue, la tête à demi enfoncée dans l'abreuvoir, la jument pompait bruyamment des litres d'eau. Rooney saisit le licol, lui sortit la bouche de l'eau et grimaça en mettant le pied à l'étrier. Il avait galopé la moitié de la nuit d'une caserne à l'autre, son cul lui faisait mal, il avait de la terre plein les dents et le nez, le soleil lui chauffait le crâne.
Quinze miles jusqu'au comptoir de Pallacate.
La bête secoua la tête, refusant le mors. Rooney tira sur les rênes, la jument se cabra et il se rattrapa au pommeau pour ne pas tomber. Le caporal se marrait. Rooney cravacha les oreilles de son cheval en criant :
- Yap ! Yap ! Yap !
La jument partit au galop sur le dallage de la cour. Il passa sans ralentir les portes nord du fort Saint-George, fouetta la jument pendant un mile. Les plantations de mûriers défilaient, des champs de coton où travaillaient quelques paysans, penchés sur leurs outils. Tout au long de la piste, des colonnes de cipayes, dans leurs uniformes rouges, trottaient sous le soleil sac au dos et fusil à l'épaule.
Les garnisons convergeaient vers le fort et le port. Les villageois, inquiets, avaient fermé leurs portes et leurs fenêtres pour se protéger de la poussière levée par les bottes. L'armée de Madras était en grande manoeuvre, sur son chemin la campagne s'était vidée.
Lord Dalhousie, gouverneur général des Indes, avait déclaré la guerre au roi des Birmans.
Le général Godwin, arrivé la veille de Bombay avec dix navires, mobilisait tous les régiments.
Douze heures que Rooney portait des plis aux quatre coins de la région.
Pallacate. Encore huit miles. Sa dernière course.
Peut-être qu'il pourrait rester là-bas cette nuit, aller chez le Chinois et se payer une des filles. Elles étaient propres et le gin moins cher qu'à Saint-George. L'idée de passer la nuit au village des tisserands lui donna des ailes, mais pas à la jument, qui soufflait comme une tuberculeuse.
Rooney, les jambes trempées par l'écume, lui envoya une volée de coups. C'était la guerre, on avait le droit de tuer un cheval.
Il dépassa des gamins sur des ânes et des paysans en guenilles, aperçut les premières maisons de Pallacate, enfila sans ralentir la rue principale où des femmes coururent se mettre à l'abri, des enfants accrochés dans le dos.
- Yap ! Yap !
À la sortie du village il tourna à gauche vers les entrepôts du comptoir. Il aurait la boutique du Chinois pour lui tout seul. Et au fort, pareil. Plus personne, plus de corvées à la con pendant des semaines. Pendant que tout le monde partait pour Rangoon, lui resterait à se la couler douce. Le roi de Saint-George !

 Challenge Petit Bac 2015 
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Animal (3)

Challenge Trillers et Polars
2014-2015
 
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catégorie "Même pas peur" :  15/25 

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28 septembre 2013

Chroniques Birmanes - Guy Delisle

chroniques_birmanes Delcourt - octobre 2007 - 262 pages

Quatrième de couverture :
Guy Delisle a suivi sa compagne durant 14 mois en Birmanie alors qu’elle y collaborait avec Médecins sans Frontières. Il raconte son expérience du pays, comment il a fini par apprivoiser son environnement et, petit à petit, comment il a découvert la réalité politique, sanitaire et sociale de ce pays dominé par une junte militaire, soutenue elle-même par de puissants groupes industriels.

Auteur : Guy Delisle est né en 1966 à Québec. Il suit des études d'arts plastiques et d'animation et embarque pour l'Europe en 1988. Il entame alors une carrière d'animateur, métier qu'il exercera pendant dix ans, avant de réaliser son propre court-métrage, Trois Petits Chats. Il publie ses premiers albums à l'Association : outre Shenzhen, un récit de voyage lié à son métier d'animateur, citons Aline et les autres, remarquable exercice de style, proche de son travail en animation, suivi en 2001 par Albert et les autres. Par ailleurs, Guy Delisle n'hésite pas à s'aventurer dans d'autres univers avec la série humoristique Inspecteur Moroni ou Louis à la plage et Louis au ski, deux récits autobiographiques pleins de charme et sans parole. Par son regard, à la fois acéré et bienveillant, sur une culture étrangère, Chroniques birmanes constitue le prolongement de la démarche initiée avec Shenzhen et Pyongyang et poursuit la série d'ouvrages que Guy Delisle a consacrés à ses voyages en Asie.

Mon avis : (lu en septembre 2013)
Après avoir découvert avec Guy Delisle Jérusalem, Shenzhen et Pyongyang, me voici en Birmanie ou Myanmar. En racontant son séjour en Birmanie pour suivre sa femme qui travaille pour Médecins sans Frontières, nous découvrons son quotidien mais aussi la réalité du pays en 2005 - 2006. Le ton est en alternance grave ou léger et cela donne au lecteur un regard de l'intérieur sur la Birmanie, à l'époque, sous le régime de la Junte militaire. La capitale déménage soudain de Rangoon à Naypyidaw... Aung San Suu Kyi est assignée à résidence dans le même quartier que l'auteur. L'auteur découvre également l'architecture de la ville, la vie d'un expatrié, les coutumes du pays, la méditation dans un monastère... Il aura peu l'occasion de quitter la ville. Il évoque cependant les problèmes de drogue dans le nord du pays, les problèmes que rencontrent les ONG qui n'ont pas la liberté de circuler où ils voudraient...
Ce n'est pas un carnet de voyage exhaustif sur un pays mais cela donne envie au lecteur de découvrir un peu plus un pays. J'ai donc complété ma lecture de la BD avec un petit tour sur Wikipedia... 

Voir en complément sur le site de l'auteur 

Extraits : 

003_le_d_part_01  004_le_d_part_02

005_le_d_part_03  006_guest_house_01

007_guest_house_02 008_guest_house_03

009_time

Déjà lu du même auteur : 

chroniques_de_J_rusalem Chroniques de Jérusalem shenzhen  Shenzhen pyongyang Pyongyang 

le_guide_du_mauvais_p_re Le Guide du Mauvais Père tome 1

 

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