01 octobre 2013

Octobre : Challenge Américain

 Ce mois-ci,  je participe au Challenge du Mois américain organisé par Noctenbule

mois_am_ricain 
Le Mois Américain

 

Les Lectures Communes prévues :

le_myst_rieux_Mr_Kidder un_monde_si_parfait un_mot_des_titres piege_nuptial_audio 2013_09_21_221032 sur_ma_peau_p1 9782226249746g

10 octobre : Lecture Commune pour l'auteur Joyce Carol Oates : Le mystérieux Mr Kidder

14 octobre : Lecture Commune pour l'auteur Laura Kasischke : En un monde parfait

15 octobre : Challenge Un mot, des titres, mot = REINE

16 octobre : Challenge "Ecoutons un livre" : Douglas Kennedy - Piège nuptial (livre audio) 

21 octobre : Lecture Commune pour l'auteur Jim Harrison - Dalva

22 octobre : Lecture Commune pour l'auteur William FaulknerLe bruit et la fureur 

24 octobre : Lecture Commune pour l'auteur Gillian Flynn : Sur ma peau 

25 octobre : Lecture Commune pour l'auteur Louise Erdrich : Dans le silence du vent  

 

J'ai également dans ma PAL d'autres livres Américains à lire :

volt 
Volt - Alan Heathcock (partenariat Albin Michel)

mudwoman 
Mudwoman - Joyce Carol Oates (partenariat Philippe Rey)

 impurs
Impurs - David Vann

d_fendre_jacob 
Défendre Jacob - William Landay

 le_premier_qui_pleure 
Le premier qui pleure a perdu - Sherman Alexie

 Un beau programme que je vais essayer de respecter...

 

Posté par aproposdelivres à 06:15 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :


06 septembre 2013

La cuisinière d'Himmler - Franz-Olivier Giesbert

la_cuisini_re_d_himmler Gallimard - avril 2013 - 384 pages

Quatrième de couverture : 
Ceci est l’épopée drolatique d’une cuisinière qui n’a jamais eu peur de rien. Personnage loufoque et truculent, Rose a survécu aux abjections de cet affreux XXe siècle qu’elle a traversé sans rien perdre de sa sensualité ni de sa joie de vivre. Entre deux amours, elle a tout subi : le génocide arménien, les horreurs du nazisme, les délires du maoïsme. Mais, chaque fois, elle a ressuscité pour repartir de l’avant. Grinçant et picaresque, ce livre raconte les aventures extraordinaires d’une centenaire scandaleuse qui a un credo : « Si l’Enfer, c’est l’Histoire, le Paradis, c’est la vie. »

Auteur : Franz-Olivier Giesbert (parfois abrégé « FOG »), est un éditorialistebiographe, présentateur de télévision et romancier français né en 1949 à Wilmington dans l'État du Delaware (États-Unis).

Mon avis : (lu en septembre 2013)
Même si l’auteur de ce livre m’énerve souvent, surtout à la télévision, j’ai eu la curiosité d’emprunter son dernier livre à la bibliothèque. Il nous raconte l'Histoire à travers l'histoire de Rose née en 1907 sur les bords de la Mer Noire, en Arménie et jusqu'en 2012, où à 105 ans, elle tient un restaurant à Marseille. Rose est la narratrice et elle va revenir sur les évènements drôles ou dramatiques de sa longue vie, sa traversée épique du XXème siècle. Le Génocide Arménien, la Seconde Guerre Mondiale, elle a traversé toutes les horreurs du siècle mais son appétit pour la vie sera plus fort que les douleurs et le malheur. 
Dans la première partie du livre, après la disparition de toute sa famille, Rose n'a comme seul soutien Théo une petite salamandre qui est sa « petite voix », sa conscience auquel elle tient beaucoup. Rose est une jeune fille puis une femme attachante dont l'amour de la vie est plus fort que tout. L'auteur fait également l'éloge de la vengeance car Rose n'oublie pas les auteurs de ses malheurs et n'hésite pas à appliquer de temps en temps le proverbe « la vengeance est un plat qui se mange froid »...

Ce livre se lit plutôt facilement même si j'ai eu un peu de lassitude au milieu du livre, à l'époque où Rose est la cuisinière d'Himmler, les anecdotes farfelues et improbables devenant de plus en plus indigestes...
A la fin du livre, le lecteur trouve quelques recettes de cuisine de la « cuisinière »… et une bibliographie bien fournie.

Note :  ♥♥♥♥♥

Extrait : (début du livre : Prologue)
Je ne supporte pas les gens qui se plaignent. Or, il n’y a que ça, sur cette terre. C’est pourquoi j’ai un problème avec les gens.
Dans le passé, j’aurais eu maintes occasions de me lamenter sur mon sort mais j’ai toujours résisté à ce qui a transformé le monde en grand pleurnichoir.
La seule chose qui nous sépare des animaux, finalement, ce n’est pas la conscience qu’on leur refuse bêtement, mais cette tendance à l’auto-apitoiement qui tire l’humanité vers le bas. Comment peut-on y laisser libre cours alors que, dehors, nous appellent la nature et le soleil et la terre ?
Jusqu’à mon dernier souffle et même encore après, je ne croirai qu’aux forces de l’amour, du rire et de la vengeance. Ce sont elles qui ont mené mes pas pendant plus d’un siècle, au milieu des malheurs, et franchement je n’ai jamais eu à le regretter, même encore aujourd’hui, alors que ma vieille carcasse est en train de me lâcher et que je m’apprête à entrer dans ma tombe.
Autant vous dire tout de suite que je n’ai rien d’une victime. Bien sûr, je suis, comme tout le monde, contre la peine de mort. Sauf si c’est moi qui l’applique. Je l’ai appliquée de temps en temps, dans le passé, aussi bien pour rendre la justice que pour me faire du bien. Je ne l’ai jamais regretté.
En attendant, je n’accepte pas de me laisser marcher sur les pieds, même chez moi, à Marseille, où les racailles prétendent faire la loi. Le dernier à l’avoir appris à ses dépens est un voyou qui opère souvent dans les files d’attente qui, à la belle saison, pas loin de mon restaurant, s’allongent devant les bateaux en partance pour les îles d’If et du Frioul. Il fait les poches ou les sacs à main des touristes. Parfois, un vol à l’arraché. C’est un beau garçon à la démarche souple, avec les capacités d’accélération d’un champion olympique. Je le surnomme le « guépard ». La police dirait qu’il est de « type maghrébin » mais je n’y mettrais pas ma main à couper.
Je lui trouve des airs de fils de bourgeois qui a mal tourné. Un jour que j’allais acheter mes poissons sur le quai, j’ai croisé son regard. Il est possible que je me trompe, mais je n’ai vu dedans que le désespoir de quelqu’un qui est sens dessus dessous, après s’être éloigné, par paresse ou fatalisme, de sa condition d’enfant gâté.
Un soir, il m’a suivie après que j’eus fermé le restaurant. C’était bien ma chance, pour une fois que je rentrais chez moi à pied. Il était presque minuit, il faisait un vent à faire voler les bateaux et il n’y avait personne dans les rues. Toutes les conditions pour une agression. À la hauteur de la place aux Huiles, quand, après avoir jeté un oeil par-dessus mon épaule, j’ai vu qu’il allait me doubler, je me suis brusquement retournée pour le mettre en joue avec mon Glock 17. Un calibre 9 mm à 17 coups, une petite merveille. Je lui ai gueulé dessus : « T’as pas mieux à faire que d’essayer de dépouiller une centenaire, connard ?

— Mais j’ai rien fait, moi, m’dame, je voulais rien faire du tout, je vous jure. »
Il ne tenait pas en place. On aurait dit une petite fille faisant de la corde à sauter.
« Il y a une règle, dis-je. Un type qui jure est toujours coupable.
— Y a erreur, m’dame. Je me promenais, c’est tout.
— Écoute, ducon. Avec le vent qu’il fait, si je tire, personne n’entendra. Donc, t’as pas le choix : si tu veux avoir la vie sauve, il faut que tu me donnes tout de suite ton sac avec toutes les cochonneries que t’as piquées dans la journée. Je les donnerai à quelqu’un qui est dans le besoin. »
J’ai pointé mon Glock comme un index :
« Et que je ne t’y reprenne pas. Sinon, je n’aime mieux pas penser à ce qui t’arrivera. Allez, file ! » 
Il a jeté le sac et il est parti en courant et en hurlant, quand il fut à une distance respectueuse : « Vieille folle, t’es qu’une vieille folle ! » 
Après quoi, j’ai été refiler le contenu du sac, les montres, les bracelets, les portables et les portefeuilles, aux clochards qui cuvaient, par grappes, sur le cours d’Estienne-d’Orves, non loin de là. Ils m’ont remerciée avec un mélange de crainte et d’étonnement. L’un d’eux a prétendu que j’étais toquée. Je lui ai répondu qu’on me l’avait déjà dit.
Le lendemain, le tenancier du bar d’à côté m’a mise en garde : la veille au soir, quelqu’un s’était encore fait braquer place aux Huiles. Par une vieille dame, cette fois. Il n’a pas compris pourquoi j’ai éclaté de rire.

 

Posté par aproposdelivres à 06:26 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

04 septembre 2013

Le Monde selon Garp (Film)

Diffusé mercredi 4 septembre sur Arte à 20h30

20109725  arton7724

Film américain réalisé par George Roy Hill, sorti en 1982

Adaptation d'après le livre de John Irving par Steve Tesich 

Titre original : The world according to Garp

Synopsis :
En 1944, Jenny Fields, une infirmière très indépendante se fait faire un enfant par un blessé de guerre qui meurt peu après. Ce fils, Garp, est élevé par sa mère mais considéré comme un bâtard. A dix-huit ans, il tombe amoureux de la fille de son entraîneur, Helen, qui déclare qu'elle n'épousera qu'un écrivain. Garp fait preuve d'imagination et se retrouve bien vite père de famille et auteur non publié. Sa mère, qui a écrit ses mémoires, trouve un éditeur qui publie aussi la première œuvre de Garp. Le livre de Jenny Fields devient rapidement un best-seller et un symbole du féminisme...

Acteurs : Robin Williams (Garp), Glenn Close (Jenny Fields), Mary Beth Hurt (Helen Holm), John Lithgow (Roberta Muldoon)

Mon avis : (revu en septembre 2013)
J'ai vu ce film il y a quelques années et je n'en avais pas gardé un grand souvenir... J'avais retenu le côté loufoque de l'histoire et j'étais restée sur ma faim sur certains points de l'intrigue.
Après ma lecture du livre de John Irving cet été, j'ai revisionné le film et mon avis a évolué.

Il n'est pas facile de faire un film d'un peu plus de 2 heures avec un livre de plus de 600 pages de John Irving, auteur avec une imagination débridée... Il a fallu faire des choix et toute la richesse du livre n'a pas pu être mise dans le film.

La première partie du film est plutôt réussie, on retrouve la folie de John Irving, son sens de l’humour décalé. L'interprétation des principaux personnages est vraiment réussi. C'était le premier rôle au cinéma pour Glenn Close et elle est une excellente mère féministe. C'était le second film de Robin Williams, il le révèlera. John Lithgow interprète son rôle de transsexuel avec beaucoup de talent. Mary Beth Hurt est également formidable dans le rôle d'Helen. Puis le film s'enlise un peu, le rythme s'essouffle avant une dernière demi-heure du film où tout s'accélère et se termine sur une scène de fin ouverte...
Le film est plutôt fidèle à l'esprit de John Irving, mais je pense qu'il est difficile de tout comprendre si on n'a jamais lu le livre. J'ai donc beaucoup mieux apprécié ce deuxième visionnage. 

Diffusion : mercredi 4 septembre sur Arte à 20h30
Rediffusions : ven 06.09 à 2h10 et dim 08.09 à 1h30

Bande Annonce : 

Posté par aproposdelivres à 19:38 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

02 septembre 2013

Le monde selon Garp - John Irving

Lecture Commune 
lecture_commune

avec  Valérie, Sandrine

irving_le_monde_selon_garp_seuil john_irving_le_monde_selon_garp le_monde_selon_Garp_point1998 irving_le_monde_selon_garp_ppoints_dec_2006 

Seuil - mars 1980 - 582 pages

Points - 1981 - 608 pages

Points - février 1995 - 647 pages

Points - décembre 1998 - 680 pages

Points - novembre 2006 - 678 pages (édition limitée)

traduit de l'anglais (États-Unis) par 

Titre original : The World According To Garp, 1978

Quatrième de couverture : 
Jenny Fields ne veut pas d’homme dans sa vie mais elle désire un enfant. Ainsi naît Garp. Il grandit dans un collège où sa mère est infirmière. Puis ils décident tous deux d’écrire, et Jenny devient une icône du féminisme. Garp, heureux mari et père, vit pourtant dans la peur : dans son univers dominé par les femmes, la violence des hommes n’est jamais loin… Un livre culte, à l’imagination débridée, facétieuse satire de notre monde.

Auteur : John Irving est né en 1942 et a grandi à Exeter (New Hampshire). La publication de son quatrième roman, Le Monde selon Garp, lui a assuré une renommée et une reconnaissance internationales. Depuis, l’auteur accumule les succès auprès du public et de la critique. À moi seul bien des personnages est son treizième roman. Marié et père de trois garçons, John Irving partage son temps entre le Vermont et le Canada.

Mon avis : (lu en août 2013) 
Je croyais avoir déjà lu ce livre avant d'accepter cette lecture commune avec Valérie, Sandrine et Lucie. Mais j'ai vite compris que cette lecture était la première. Ce roman raconte la vie de l'écrivain S.T. Garp, depuis avant sa conception jusqu'à après sa mort avec le destin de tous ses proches. Sa mère Jenny Fields est est infirmière dans un hôpital de guerre lorsqu'elle profite de l'érection d'un soldat mourant pour avoir un enfant sans s'encombrer d'un homme... Elle lui donnera le nom du soldat S.T Garp (sergent technicien Garp). Sa famille étant choquée par la naissance illégitime de Garp, Jenny devient infirmière à plein temps au collège de Steering et élève seule son fils. Ce dernier fera ses études et découvrira la lutte au collège. Pour séduire Helen, la fille de son entraîneur de lutte, Garp décidera de devenir écrivain... Voici un tout petit aperçu du début du livre où l'on comprend vite que John Irving ne manque vraiment pas d'imagination...  

Je me suis laissé happer par l'histoire et le destin étonnant de Jenny Fields féministe avant l'heure, par Garp et ses mésaventures cocasses et souvent inattendues. Les personnages sont très nombreux et souvent décalés. Cette histoire est très dense et j'ai parfois trouvé quelques longueurs. En particulier les passages avec les écrits de Garp lui-même. On y retrouve les thèmes chers à John Irving.
Ce n'est pas le livre que j'ai préféré de John Irving, mais je suis contente d'avoir pu le découvrir.

20109725  arton7724

Le livre a été adapté au cinéma en 1982 par George Roy Hill avec Robin Williams dans le rôle de Garp. J'avais déjà vu ce film en DVD sans en garder un grand souvenir, hier, j'ai pris le temps de le revisionner et l'esprit du livre y est assez bien rendu même si de nombreux passages ont été passés sous silence comme par exemple ses nombreuses expériences sexuelles avant son mariage, son séjour à Vienne...

Arte diffuse ce film mercredi 4 septembre à 20h50 (Rediffusions : ven 06.09 à 2h10 et dim 08.09 à 1h30)

Allons découvrir maintenant les avis de Valérie, Sandrine.

Note :  ♥♥♥♥♥

Extrait : (début du livre)
La mère de Garp, Jenny Fields, fut arrêtée en 1942 à Boston, pour avoir blessé un homme dans un cinéma. Cela se passait peu de temps après le bombardement de Pearl Harbor par les Japonais, et les gens manifestaient une grande tolérance envers les militaires, parce que, bruquement, tout le monde était militaire, mais Jenny Fields, pour sa part, restait inébranlable dans l'intolérance que lui inspirait la conduite des hommes et des militaires en particulier. Dans le cinéma, elle avait dû changer trois fois de place, mais, le soldat s'étant chaque fois rapproché un peu plus, elle avait fini par se retrouver le dos contre le mur moisi, avec, entre elle et l'écran, un stupide pilier qui lui bouchait pratiquement la vue ; aussi avait-elle pris la décision de ne plus bouger. Le soldat, quant à lui, se déplaça une nouvelle fois et vint s'asseoir près d'ell.

Jenny avait vingt-deux ans. Elle avait plaqué l'université peu après avoir commencé ses études, puis était entrée dans une école d'infirmières, où elle avait terminé à la tête de sa classe. Elle était heureuse d'être infirmière. C'était une jeune femme à l'allure athlétique et aux joues perpétuellement enluminées ; elle avait des cheveux noirs et lustrés, et ce que sa mère appelait une démarche virile (elle balançait les bras en marchant) ; sa croupe et ses hanches étaient si fermes et si sveltes que, de dos, elle ressemblait à un jeune garçon. Jenny estimait, pour sa part, qu'elle avait les seins trop gros ; son buste provocant lui donnait, selon elle, l'air d'une fille "facile et vulgaire".

 

Déjà lu du même auteur : 

un_pri_re_pour_owen Une prière pour Owen une_veuve_de_papier_points2000 La veuve de papier 

TH968 Dernière nuit à Twisted River 

__moi_seul_bien_des_personnages_cd A moi seul bien des personnages

 A Challenge for John Irving

john_irving

50__tats

43/50 :  Iowa

Challenge Petit BAC 2013
petit_bac_2013
"Géographie"

Pavé de l'été
 pav_2013
n°3

Posté par aproposdelivres à 06:53 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

22 août 2013

Nos étoiles contraires - John Green

Nos__toiles_contraires Nathan - février 2013 - 330 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Catherine Gibert

Titre original : The Fault in Our Stars, 2012

Présentation éditeur : 
Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l'évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C'est là qu'elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d'Hazel, qui a peur de s'impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d'amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Auteur : John Green est né en 1977. Il vit avec sa femme et son fils à Indianapolis, la capitale de l'Etat de l'Indiana, aux Etats-Unis. Il a reçu de nombreux prix pour ses romans, dont le Michael L Printz Award, prestigieux prix américain, pour son premier roman Qui es-tu Alaska ? John Green et son frère, Hank, sont les auteurs de Vlogbrothers, un des projets de vidéos en ligne les plus connus au monde.

Mon avis : (lu en juillet 2013)
Ce livre nous raconte une histoire d'amour entre deux ados. Cela pourrait sembler banal mais cela ne l'est pas ! La narratrice, Hazel a 16 ans, elle a un cancer et vit avec mais elle se sait également condamnée à courte échéance. Dans un groupe de paroles, elle fait la connaissance d'Augustus, un garçon en rémission et leur attirance est évidente. Mais une relation dans ces circonstances ce n'est pas simple... Je n'en dirais pas plus sur l'intrigue plutôt originale et bien trouvée.
Entre rires et larmes, l'émotion est présente à tout instant et l'histoire est bouleversante. Belle découverte !

Extrait : (début du livre)
L'ANNÉE où j'ai eu dix-sept ans, vers la fin de l'hiver, ma mère a décrété que je faisais une dépression. Tout ça parce que je ne sortais quasiment pas de la maison, que je traînais au lit à longueur de journée, que je relisais le même livre en boucle, que je sautais des repas et que je passais le plus clair de mon immense temps libre à penser à la mort.
Quoi qu'on lise sur le cancer (brochures, sites Internet ou autres), on trouvera toujours la dépression parmi les effets secondaires. Pourtant, la dépression n'est pas un effet secondaire du cancer. C'est mourir qui provoque la dépression (et le cancer, et à peu près tout, d'ailleurs). Mais ma mère, persuadée que je devais être soignée, a pris rendez-vous chez mon médecin, le docteur Jim, qui a confirmé que je nageais en pleine dépression, une dépression tétanisante et tout ce qu'il y a de plus clinique. Conclusion, il fallait modifier mon traitement et je devais m'inscrire à un groupe de soutien hebdomadaire.
Le groupe était formé d'une brochette de guignols plus ou moins mal en point dont la composition changeait régulièrement. Pourquoi changeait-elle ? Un effet secondaire de la mort.
Inutile de préciser que ces séances étaient déprimantes au possible. Elles avaient lieu tous les mercredis dans la crypte en forme de croix d'une église épiscopale aux murs de pierre. On s'asseyait en cercle au centre de la croix, là où les deux morceaux de bois auraient dû se croiser : pile où le coeur de jésus aurait dû se trouver.
Je le savais parce que patrick, l'animateur, qui était aussi la seule personne du groupe à avoir plus de dix-huit ans, nous bassinait à chaque réunion avec le sacré coeur de jésus, au centre duquel nous, jeunes survivants du cancer, étions littéralement réunis.
Voilà comment ça se passait au coeur du coeur de dieu : groupe de six, sept ou dix nous arrivions à pied ou en chaise roulante, piochions dans un malheureux assortiment de biscuits et nous nous servions un verre de limonade, avant de prendre place dans le cercle de la vérité et d'écouter patrick leur débiter pour la millième fois le récit de sa misérable petite vie. il avait eu un cancer des testicules et aurait dû en mourir, sauf que patrick n'était pas mort. il était même un adulte bien vivant, qui se tenait devant nous dans la crypte d'une église de la 137e ville d'Amérique la plus agréable à vivre, divorcé, accro aux jeux vidéo, seul, vivotant du maigre revenu que lui rapportait l'exploitation de son passé de super cancéreux, futur détenteur d'un master ne risquant pas d'améliorer ses perspectives de carrière, et qui attendait, comme nous tous, que l'épée de Damoclès lui procure le soulagement auquel il avait échappé des années plus tôt quand le cancer lui avait ravi les couilles, mais avait épargné ce que seule une âme charitable qualifierait de vie.
ET TOI AUSSI, TU PEUX AVOIR CETTE CHANCE !

50__tats

43/50 : Indiana

 

Posté par aproposdelivres à 07:08 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,


25 juillet 2013

Zalbac brothers - Karel de la Renaudière

Lu en partenariat avec les éditions Albin Michel

zalbac_brothers Albin Michel - mai 2013 - 317 pages

Quatrième de couverture :

New York, une très secrète banque d'affaires.
Un jeune français venu de nulle part.
Une héritière qui hésite sur son destin.
L'histoire d'une ascension et d'une chute.

Dans la grande tradition de John Grisham, Karel de la Renaudière, un des directeurs d'une grande banque internationale, explore les coulisses de la haute finance et du pouvoir. Ce thriller captivant dresse un tableau à la fois fascinant et terrible de notre époque.

Auteur : 38 ans. Génération bulle internet. Poursuivre les rêves construits par toutes ses lectures d'enfant et d'adolescent, l'a conduit dans l'audiovisuel aux côtés de Jean-Edern Hallier. Devenu entrepreneur dans la technologie, son succès lui a valu d'être débauché par une grande banque internationale où il a fait une ascension digne d'un de ses personnages. Par ce thriller, il paie sa dette à l'univers romanesque qui l'a formé et l'a fait directeur.

Mon avis : (lu en juillet 2013)
Jean Demester travaille comme chauffeur de taxi à New-York, il a fait des études de mathématiques et de finance et il est violoniste amateur. Il fait connaissance avec Bruce Zalbac, dit le « King », le grand patron de la banque d'affaires « Zalbac Brothers » lorsque la voiture de celui-ci coupe dangereusement la route de son taxi. Après une discution autour de la musique Bruce Zalbac donne sa carte à Jean pour un éventuel travail. Jean commence donc à travailler chez  « Zalbac Brothers » en tant que stagiaire, il fait des cafés et des photocopies, puis de la saisie... Ce n'est pas facile de travailler sous les ordres du peu sympathique et ambitieux Donovan. Pourtant Jean va réussir à gravir les différents échelons de la banque.
C'est un livre qui se lit facilement, il n'est pas nécessaire de connaître la finance pour comprendre l'intrigue. Le livre est présenté à tort comme un « thriller financier », il n'y a ni crime, ni enquête policière...
J'ai trouvé très intéressant de découvrir le fonctionnement du monde de la finance, avec ses requins, du bluff et ses entourloupes... La partie sentimentale de l'histoire m'a ennuyée et je regrette que le final ne soit pas plus développé.

Merci à Laure et aux éditions Albin Michel pour m'avoir permis de passer un bon moment avec ce livre.

 

Extrait : (début du livre)
La limousine avance au pas, le long de Park Avenue rendue déserte par le froid et la neige. Soufflés par les bourrasques, les flocons volent au-dessus de Manhattan. Jean Demester colle sa tête au pare-brise. Les mains agrippées au volant, il s'énerve. Une soirée sans clients, c'est une soirée sans pourboires. Le couple de Texans qu'il devait conduire à l'Apollo Theater a finalement renoncé à sortir de l'hôtel. Le Français fait ses calculs : même avec ce qu'il a empoché hier, il n'a toujours pas de quoi rembourser sa part du loyer. Encore une journée gâchée ! La buée obscurcit son champ de vision. Il lâche un juron.
- Il ne manquerait plus qu'elle tombe en rade !
À cet instant, une Maybach bleu et marron glacé surgit de la 66e au ralenti. Son apparition dans un halo de lumière a quelque chose de fantomatique. Jean freine brusquement. La vieille Cadillac se met en travers de l'avenue, avant de s'immobiliser à quelques centimètres de la luxueuse berline bicolore. Il ouvre la portière et sort de la limousine comme un diable de sa boîte. Il s'approche en invectivant son homologue à casquette, qui le regarde, impassible.
- Mais où t'as trouvé ton permis, toi ?
- I beg your pardon ?
- Ça va, ça va... Laisse tomber.
Soudain, la vitre arrière gauche commence à s'abaisser. Un visage sévère apparaît. Ses cheveux gris et courts sont impeccablement plaqués, le sexagénaire porte un manteau en alpaga de bonne coupe.
- J'y crois pas Miss Daisy, t'écoutes encore David Oistrakh ? assène le jeune homme, tandis que le concerto pour violon et orchestre de Tchaïkovski s'échappe des haut-parleurs encastrés dans les portières.
L'homme le dévisage, l'air surpris. Contre toute attente, il parle français. Avec un fort accent américain, mais français.
- Je vois. Quel violon vous conviendrait ? demande-t-il en esquissant un sourire.
Jean hésite.
- Je sais pas, j'aime bien Heifetz. En voilà un qu'il ne connaîtra pas...
- Heifetz... C'est banal ! Pourquoi pas Menuhin, hein ?
- Menuhin...
Encore mieux ! Il est coriace.
- Auer, maybe ?
Le regard du passager de la berline est à la fois inquisiteur et bienveillant, comme s'il prenait un plaisir certain à ce petit jeu.
Le jeune homme sursaute, soudain piqué au vif.
- Vous foutez pas de moi ! There is no Auer recording, pas d'enregistrement d'Auer ! Vous me prenez pour un débutant ?
Le visage de son interlocuteur se fend d'un large sourire.
- Et pourquoi ?
- Auer n'a jamais enregistré le concerto parce qu'il n'arrivait pas à le jouer correctement ! Trop technique. Quand on pense que Tchaïkovski l'avait écrit pour lui... quel gâchis ! Bon, c'est pas que je m'ennuie, mais...
- Attendez...

Challenge Trillers et Polars
 88054471_o
catégorie "Même pas peur" :  2/25

Challenge New-York 2013
challenge_ny_2013

Posté par aproposdelivres à 06:35 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,

03 juillet 2013

N'aie pas peur si je t'enlace - Fulvio Ervas

n_ai_pas_peur_si_je_t_enlace_ Liana Levi - février 2013 - 267 pages

traduit de l'italien par Marianne Faurobert

Titre original : Se ti abbraccio non aver paura, 2012

Quatrième de couverture : 
Un voyage de trente-huit mille kilomètres, qui commencera par la traversée des Etats-Unis en Harley Davidson. C'est cela que Franco Antonello souhaite pour le dix-huitième anniversaire de son fils, diagnostiqué autiste à l'âge de trois ans. Andrea est un ouragan imprévisible. Lorsqu'il marche, c'est sur la pointe des pieds. Les objets, il les aime rangés dans un ordre méticuleux. Quand il veut savoir qui il a en face de lui, il l'enlace afin de sentir ce que l'autre a dans le ventre et pour cette raison ses parents ont inscrit sur ses T-shirts : N'aie pas peur si je t'enlace. Pourtant ce voyage se fera, à travers les Etats-Unis et jusqu'en Amérique latine, mille fois plus inattendu que prévu. Sous le regard étonné et teinté d'humour du père, Andrea caressera les crocodiles, communiquera avec les chamans indiens, embrassera les jeunes filles et enseignera à son père à se laisser aller à la vie. Il fera de cette expérience une aventure épique, difficile et grisante, imprévisible et captivante. Comme lui, qui dit vouloir devenir, malgré tout, un terrien.

Auteur : Fulvio Ervas vit à Trévise et est l'auteur de plusieurs romans noirs. Il a raconté l'histoire de Franco et Andrea dans N'aie pas peur si je t'enlace.

Mon avis : (lu en juillet 2013) 
Ce livre raconte l'histoire vraie du grand voyage à travers les États-Unis puis l'Amérique Latine de Franco Antonello avec Andrea son fils qui vient d'avoir 18 ans et qui est autiste. L'auteur, Fulvio Ervas, a dialogué avec Franco pendant plus d'un an avant d'en faire ce livre poignant et authentique.

« N'aie pas peur si je t'enlace », ce titre est à la fois très beau et mystérieux. Il traduit le comportement d'Andrea lorsqu'il veut « ressentir » quelqu'un. Il a besoin de toucher ou d'enlacer la personne. 
Andrea s'exprime peu oralement, il prononce quelques mots, sans vraiment faire de phrases. Mais avec un ordinateur, il arrive à écrire des phrases. J'ai beaucoup aimé les échanges questions réponses tapés sur l'ordinateur entre Franco et Andrea. C'est intéressant de voir tout au long du voyage comment l'autisme et le comportement d'Andrea sont perçus. 
Un témoignage passionnant et touchant où alternent le récit du voyage et ses anecdotes avec les réflexions et interrogations sur la vie d'un enfant autiste. L'amour entre le père et le fils est fort et superbe. Grâce à cet incroyable voyage, Andrea et Franco auront fait un grand pas dans leur vie.
J'ai aimé la carte au début du livre nous permettant facilement de suivre le périple d'Andrea et Franco étape par étape à travers 11 états des États-Unis, puis le Mexique, le Guatemala, le Belize, le Costa Rica, le Panama et enfin le Brésil.

N'hésitez pas à aller voir les Photos du voyage d'Andrea 

2013_07_03_100301

Extrait : (début du livre)
Certains voyages commencent bien avant le jour du départ.
Parfois longtemps avant.
Il y a quinze ans je vivais tranquille, serein, auprès de mes proches, dans un monde familier. Voilà tout à coup
qu’Andrea me bouscule, me retourne les poches, change les serrures des portes. Tout est bouleversé.
Il aura suffi de quelques mots : « Votre fils est probablement autiste. »
Ma première réaction a été l’incrédulité : c’est impossible, ce doit être une erreur de diagnostic. Puis je me suis rappelé certains détails, des petites choses qui m’avaient paru insignifiantes. Je m’étais trompé.
Alors éclate un orage, deux ouragans, sept typhons.
Dès lors on est dans la tourmente.
Après le diagnostic je suis entré dans un bar et j’ai demandé un verre d’eau, plate.
– Vous désirez autre chose ?
La serveuse a dû remarquer ma stupeur.
– Vous avez une idée de ce qu’est l’autisme ?
– Non.
– Moi non plus.
J’ai contemplé mon verre, je l’ai bu lentement comme si l’eau pouvait laver mes pensées, drainer le problème jusqu’à mes reins et l’expulser loin de moi. Mais ça ne marche pas comme ça. 
– Et comment ça marche ? ai-je demandé à Barnard.
Au village, tout le monde, y compris moi, appelait le médecin de famille « Barnard (1) » à cause de sa hantise des maladies du cœur, des coronaires et d’autres pathologies dont je ne me souciais pas à l’époque. Quand on va bien, le corps tout entier va bien et le cœur avec.
– La vie tient sous une courbe en cloche : au centre, les troubles ordinaires, et sur les côtés des extravagances de toutes sortes, voilà comment ça marche. Au milieu, la vie se dilue, et sur les côtés elle est trop dense.
– Je ne comprends pas.
– La vie n’est pas parfaite, mais elle a sa propre force.

Il avait raison. La biologie a sa propre force et fait grandir les enfants, même ceux qui souffrent d’autisme.
Certains estiment que vivre avec un enfant autiste revient à se soumettre à une forme de tyrannie. À l’idée de ce qu’il adviendrait du monde s’il tombait sous le contrôle d’Andrea, j’ai envie de rire.
Pour commencer, les semaines auraient une couleur. La semaine du rouge, libre cours au commerce des carottes,
des oranges et des tomates, subventions réservées à leurs producteurs et blocage total de la circulation des camions transportant brocolis, choux et petits pois. Mais dès qu’arrive la semaine du vert, les magasins se remplissent des légumes précédemment interdits, les cageots d’oranges sont réexpédiés en Sicile et les carottes réintroduites, une à une, dans la terre. À l’endroit exact d’où elles avaient été retirées, bien sûr, impossible de replanter des carottes françaises dans un champ à Ferrare. 

Il n’y aurait pas de semaine du violet, tant pis pour les amateurs de prunes et d’aubergines.
Il n’existerait pas de moitié plein ni de moitié vide, ce qui résoudrait l’éternel dilemme : bouteilles et contenants
devraient être soit pleins, soit vides, et les stylos, tous avec la pointe sortie ou tous avec la pointe rentrée, sinon les uns s’abîment et pas les autres. Voilà un risque qui serait évité.
Il conviendrait de ne pas porter de tricots ni de gilets à fermeture éclair en négligeant de remonter celle-ci tout à
fait. Fermetures soit baissées, soit remontées, s’il vous plaît. Inutile d’ergoter sans fin pour savoir s’il fait froid ou s’il fait chaud. Un minimum d’esprit de décision ne nuit pas.
Qu’on n’aille pas s’imaginer qu’on peut manger une pizza en la divisant en portions, en partant d’un point quelconque, mettons, et en les détachant à son gré : d’abord on mange le blanc de la mozzarella, puis le vert du basilic, et à la fin, seulement à la fin, la pâte avec le rouge de la sauce tomate.
Trois cent soixante-cinq jours par an, ce serait la journée du chocolat. Une obligation pas si désagréable.
Qu’aucun propriétaire de thermostat, ou d’appareil en tenant lieu, n’espère d’indulgence. Éteint ou ouvert au
maximum : les demi-saisons sont ruineuses.
Les clochers seraient équipés d’un distributeur de bulles de savon, tous les vendredis, bulles à la volée pour annoncer la fin de la semaine, ainsi que les lundis, pour en fêter le début ; feux d’artifi ce le jour de l’an, aux solstices et aux équinoxes, et chaque fois que les finances le permettent.
Une tyrannie aux idées claires.
Un tyran fragile, qui a tant besoin de liberté. C’est pourquoi nous le laissons aller seul à l’école. Ce sont ses vingt
minutes d’oxygène, dix à l’aller et dix au retour. Vous n’avez pas peur ? nous demande-t-on. Si, bien sûr. Tous les jours. 

Mais Andrea affiche un de ces sourires, quand il met son sac sur l’épaule, puis quand il rentre à la maison, que ça
vaut toutes les inquiétudes. Parce que être libre, ce n’est pas seulement respirer et sentir son cœur battre, ça ne suffit pas.
Certes, la liberté n’est jamais donnée et il nous a fallu signer des décharges, un garçon autiste qui va tout seul à
l’école, c’est un vrai problème : pour les enseignants, pour les agents de police, pour la communauté, pour tous les automobilistes européens et les touristes lituaniens de passage.

(1) Christian Neethling Barnard, médecin sud-africain, a réalisé la première transplantation cardiaque en 1967.

 

Challenge Petit BAC 2013
petit_bac_2013
"Sentiment"

  50__tats
42/50 :  Colorado

 

Posté par aproposdelivres à 10:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

22 juin 2013

Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer, Annie Barrows

Cercle_litt_raire_audiolib le_cercle_litt_raire_des_Amateurs_d_Epluchures_de_patates 7657026189_le_cercle_litteraire_des_amateurs_d_epluchures_d

Audiolib - novembre 2011 - lu par Cachou Kirsch et 4 comédiens

NIL – avril 2009 – 396 pages

10/18 - janvier 2011 - 410 pages

traduit de l'américain par Aline Azoulay

Titre original : The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society, 2008

Présentation de l'éditeur
Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant. Jamais à court d'imagination, le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d'humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d'autres habitants de Guernesey , découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur leurs vies... Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l'invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais. 

Auteur : Mary Ann Shaffer est née en 1934 en Virginie-Occidentale. C'est lors d'un séjour à Londres, en 1976, qu'elle commence à s'intéresser à Guernesey. Sur un coup de tête, elle prend l'avion pour gagner cette petite île oubliée où elle reste coincée à cause d'un épais brouillard. Elle se plonge alors dans un ouvrage sur Jersey qu'elle dévore : ainsi naît fascination pour les îles anglo-normandes. Des années plus tard, encouragée à écrire un livre par son propre cercle littéraire, Mary Ann Shaffer pense naturellement à Guernesey. Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates est son premier roman, écrit avec sa nièce, Annie Barrows, elle-même auteur de livres pour enfants. Mary Ann Shaffer est malheureusement décédée en février 2008 peu de temps après avoir su que son livre allait être publié et traduit en plusieurs langues.

Lecteurs : 
Comédienne bruxelloise et sociologue de formation, Cachou Kirsch joue depuis 2003, sur les planches comme à l'écran... Elle est également chargée de production du Festival Esperanzah!, ainsi que musicienne. En 2007, elle a été nominée en tant qu'Espoir féminin aux Prix du Théâtre belge.

Nathalie HonsComédienne de théâtre, elle découvre le monde du doublage. Depuis elle ne l’a jamais quitté et prête sa voix à de nombreux personnages. Elle restitue avec beaucoup de justesse dans cette lecture le mélange de douce nostalgie et de véritable angoisse qui donne au roman de Tatiana de Rosnay sa tonalité si particulière.

Thierry Janssen : Né en 1972 et diplômé de l'IAD Théâtre en 1995, il est à la fois comédien, auteur et metteur en scène. Formé au clown et à la commedia dell'arte, il a travaillé entre autres avec Carlo Boso et Franco Dragone.

Philippe Résimont brûle les planches depuis plus de 20 ans dans desregistres très différents (Cyrano de Bergerac, Le Misanthrope, Ladies Night, Littoral). Il participe également à quelques aventures cinématographiques (Les convoyeurs attendent, Maternelle, Une nuit).

Nathalie Hugo : Cette comédienne de théâtre au riche parcours exerce également ses talents dans des comédies musicales, le doublage de films de cinéma ou de télévision et celui de dessins animés.

Mon avis : (écouté en juin 2013)
C'est une relecture qui me faisait très envie ayant beaucoup aimé ce livre lors de ma première lecture en 2009. Paradoxalement, j'ai eu un peu de mal à écouter ce livre audio. En effet, ce livre est constitué d'une succession d'échanges de lettres. Si je ne me concentrais pas au début de chaque lettre, je n'enregistrais pas "qui" écrivait "à qui" d'autant plus que les personnages sont nombreux. Le livre est lu par Cachou Kirsch en principale lectrices et quatre autres lecteurs (2 lecteurs, 2 lectrices) mais je n'arrivais pas à distinguer les uns des autres. 
J'ai donc souvent relu certains chapitres. Cela ne m'a pas gênée car c'est un livre que l'on ne veut pas quitter et ainsi, j'ai vraiment pris tout mon temps pour le savourer. J'ai donc redécouvert ce livre avec autant de plaisir que la première fois.

J'ai également choisi ce livre pour ce mois de juin puisque l'histoire se passe entre Londres et Guernesey (Ile Anglo-Normande). Mais je m'aperçoie que l'auteur n'est pas anglaise, mais américaine...

Extrait : ici

 

 

  JMLA_BookdO_850x315                                                  livre_audio

 

 50__tats
41/50 :  Virginie Occidentale
Mary Ann Shaffer est née en Virginie-Occidentale

 Challenge Petit BAC 2013
petit_bac_2013

"Aliment/Boisson"

 

 

Posté par aproposdelivres à 10:29 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

12 juin 2013

Gatsby le Magnifique - Francis Scott Fitzgerald

Lu en partenariat avec LOGO 

9782356415660_T   gasby_grasset_1925 gatsby_le_magnifique_couv_ldp_76 gasby_france_loisirs gatsbylemagnifiquecahiersrouges_2007 gasby_ldp_1 gatsby_le_magnifique_francis_scott_fitzgerald_pocket gatsby_le_magnifique gasby_folio gasby_ldp_

Audiolib - mai 2013 - lu par Emmanuel Dekoninck

Grasset - mars 1996 - 

Livre de Poche - février 1997

France Loisirs -

Grasset -

Livre de Poche - 2008 - 250 pages

Folio - janvier 2012 - 208 pages

Livre de Poche - mai 2013 - 224 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Michel Laporte (2013)

Titre original : The Great Gatsby, 1925

Quatrième de couverture : 
Nous sommes au lendemain de la Grande Guerre, le mal du siècle envahit les âmes. C'est l'époque de la Prohibition et des fortunes rapides. En 1922, Jay Gatz, désormais Gatsby, se retrouve fabuleusement riche. Mille légendes courent sur son compte, qui n'empêchent pas les gens chics - et moins chics - de venir en troupe boire ses cocktails et danser sur ses pelouses. Gatsby le Magnifique joue la carte des folles dépenses pour éblouir Daisy, mariée à Tom Buchanan, un héritier millionnaire. Le jour où l'espoir de conquérir sa bien-aimée s'évanouit, la fête prend fi n brutalement... Gatsby le Magnifi que est un des romans emblématiques de la littérature américaine du XXe siècle.
L’interprétation d’Emmanuel Dekoninck met parfaitement en lumière le mélange de naïveté et de rouerie qui tisse le destin de Gatsby, au milieu des extravagances d’une société enivrée de sa démesure naissante.

Auteur : Né en 1886 à Saint-Paul (Minnesota) dans une famille de la petite bourgeoisie. Il intègre rapidement Princeton, qu’il quitte pour se consacrer à la poésie. Il rejoint par la suite l’armée, où il fait la connaissance de Zelda Sayre, dont il tombe rapidement amoureux. Les deux amants choisissent alors de s’installer en France, et c’est à Paris que l’auteur écrit son chef-d’œuvre Gatsby le Magnifique, qui remporte immédiatement les faveurs des critiques et provoque l’enthousiasme d’Ernest Hemingway. Francis Scott Fitzgerald, écrivain de renom et touche-à-tout, est aujourd’hui considéré comme le représentant de toute une génération, celle de l’ère du Jazz.

Lecteur : Interprète de théâtre de grand talent, apprécié à Bruxelles et à Paris, metteur en scène et également compositeur, Emmanuel Dekoninck vit en Belgique. Il a déjà enregistré pour Audiolib, entre autres,  Millénium et 1Q84.

Mon avis : (écouté en juin 2013) 
Ce roman écrit en 1925 par l’un des plus grands auteurs américains est d'actualité par sa nouvelle adaptation au cinéma, voilà donc une bonne occasion pour moi de découvrir le livre avant d'aller voir le film...

Le narrateur, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s'installer à New York et travailler dans la finance. Il emménage non loin de sa cousine Daisy mariée à Tom Buchanan.
Nick a comme voisin le mystérieux Gatsby. Ce dernier est millionnaire, il organise de nombreuses fêtes somptueuses et mondaines où l'alcool coule à flots. Gasby cache un passé trouble et surtout un secret amoureux...
Dans ce livre, Nick nous raconte les événements de l’été 1922 dont il a été un témoin privilégié, il donne sa version des faits et également ses impressions sur la société américaine.
L'auteur nous plonge dans l'Amérique d'après guerre (la Première guerre mondiale), par petites touches, il brosse un portrait réaliste et fascinant des années folles américaines, où répressions et bouleversements économiques côtoies chez les plus aisés l'insouciance et la frivolité.
Gatsby est un personnage séduisant et attachant. Le style est très agréable et la lecture rapide. L'intrigue est très bien menée.

Un grand bravo au lecteur Emmanuel Dekoninck qui sait mettre parfaitement en valeur le texte de Francis Scott Fitzgerald. Je deviens une inconditionnelle de cet excellent lecteur !

Un grand Merci à Chloé et aux éditions Audiolib pour m'avoir permis de découvrir ce grand classique américain.

Extrait audio : ici

 

  JMLA_BookdO_850x315                                                  livre_audio

 

 50__tats
40/50 :  New-York

 

Challenge New-York 2013
challenge_ny_2013

 

Posté par aproposdelivres à 08:33 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,

10 mai 2013

Baby Love - Joyce Maynard

Lu en partenariat avec les éditions Philippe Rey

baby_love_joyce_maynard R150027232

Philippe Rey - avril 2013 - 302 pages

Denoël - avril 1983 - 282 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Mimi Perrin

Titre original : Baby Love, 1981

Présentation éditeur :
Fin des années 1970, quatre adolescentes confrontées à la maternité : Sandy, mariée à un paumé de dix-neuf ans peu concerné par son rôle de père ; Tara, produit d’une famille désunie, seule avec son enfant ; Wanda, toujours fêtarde malgré un bébé de trois mois ; Jill, enceinte, et dans la peur de l’annoncer à ses parents.
Un même amour maternel unit ces jeunes filles : leur bébé, c’est leur seule réussite, l’unique preuve de leur importance. Elles le nourrissent, le dorlotent, le déguisent, jouent avec comme à la poupée, le malmènent, aussi. Sur les marches d’une laverie automatique, leur lieu de rendez-vous favori, elles se racontent leurs histoires et parlent télé, cinéma, magazines… (spoiler) Jusqu’à ce que la venue de deux femmes en quête d’enfants fasse basculer ces vies d’une banalité à la fois touchante et terrifiante. (spoiler)
Avec ce premier roman paru en 1981 aux États-Unis, Joyce Maynard signe un subtil portrait – toujours d’actualité – de l’Amérique profonde.

Auteur : Née en 1953, Joyce Maynard, collaboratrice de multiples journaux, radios et magazines, est l’auteur de plusieurs romans (Long week-end, Les Filles de l’ouragan) et d’une autobiographie (Et devant moi, le monde) retraçant notamment sa relation avec J.D. Salinger. Elle vit désormais entre la Californie et le Guatemala.

Mon avis : (lu en mai 2013)
Ce livre est la réédition du premier roman de Joyce Maynard écrit en 1981.
Nous sommes dans les années 70, dans une petite ville du fin fond de l’Amérique, quatre très jeunes mères survivent dans leur quotidien difficile grâce à la présence de leurs bébés. Il y a Sandy, 18 ans, mariée depuis plus d'un an, elle s'occupe le mieux possible de son fils, de son intérieur et de son mari aussi jeune qu'elle. Tara a 16 ans, elle élève seule sa fille malgré la pression familiale. Wanda est tombée enceinte malgré elle, depuis son accouchement, elle a du mal supporter les cris de sa fille. Jill, lycéenne, pense être elle aussi enceinte. Elles sont à la fois inconscientes et rêveuses, elles s'imaginent un avenir heureux, avec bonheur et tendresse mais le lecteur ressent assez vite une atmosphère lourde et pesante qui annonce un drame... Surtout, éviter de lire la quatrième de couverture qui en dit bien trop...
Joyce Maynard décrit par petites scènes le quotidien de ces quatre amies en passant d'un personnage à l'autre sans oublier de nombreux personnages dits secondaires comme Ann, Greg et Carla, Mrs Ramsay, Doris et Reg... Les points de vues sont multiples, intéressants et parfois dérangeants. Tout comme les personnages, certains sont très attachants et d'autres dérangeants ou effrayants. J'ai eu un peu de mal au début pour m'y retrouver entre les différents personnages. Mais j'ai vite été prise par le rythme de la succession des scénettes et des interactions entre les protagonistes.

Ce livre est un portrait plein d'humour mais également de cruauté d'une Amérique immature, avec comme seule culture celle de la télévision... Même si le livre a plus de trente ans, il est toujours d'actualité.

Merci à Anaïs et aux éditions Philippe Rey pour m'avoir permis de découvrir cette réédition du premier livre de Joyce Maynard.

Autre avis : Clara

Extrait : (début du livre)
Quatre filles sont assises sur les marches devant le Lavomat, par une chaleur exceptionnelle pour un mois de mai. Elles partagent à trois le même sèche-linge, dans lequel chacune vient d’introduire une pièce de dix cents. Sandy, qui emploie les couches Pampers et n’a pas de lessive à faire aujourd’hui, est venue leur tenir compagnie. Tara aurait pu aussi attendre à demain pour la sienne mais, comme elle a tressé une mèche du duvet blond de Sunshine et noué un ruban autour, elle a voulu que les autres la voient… Surtout Wanda, dont le bébé a perdu les épais cheveux noirs qu’elle avait à la naissance et a maintenant le crâne tout chauve.

Sandy, qui a dix-huit ans, est mariée. Les autres ont seize ans. Elles portent des jeans taille 38, sauf Wanda qui mettait du 36 avant sa grossesse mais a pris vingt-sept kilos depuis et en a encore dix-huit à perdre.
« J’ai acheté du beurre de cacao à la boutique de diététique, confie Sandy à Jill en remontant sa chemise indienne pour lui montrer son ventre. Regarde, pas de vergetures. »
Jill vient de leur raconter que ses règles sont en retard de six semaines et quatre jours, et qu’elle est certaine d’être enceinte. Si c’est un garçon, elle l’appellera Patrick, comme son acteur préféré dans Dallas. »

Déjà lu du même auteur : 

long_week_end Long week-end les_filles_de_l_ouragan Les Filles de l'ouragan

Challenge Petit BAC 2013
petit_bac_2013
"Sentiment"

 50__tats
40/50 :  New Hampshire

 Challenge Pour Bookineurs En Couleurs
Logo_challenge_bookineurs_en_couleurs

PAL Vert

Posté par aproposdelivres à 08:29 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,