10 septembre 2014

Film : Les Recettes Du Bonheur - Lasse Hallström

Date de sortie : 10 septembre 2014

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Réalisé par : Lasse Hallström

Acteurs : Helen MirrenOm PuriManish Dayal, Charlotte Le Bon

Titre original : The Hundred-Foot Journey2014

Durée : 2h02 

Adaptation du roman de Richard C. Morais - Le Voyage de Cent pas

Synopsis : Hassan Kadam a un don inné pour la cuisine : il possède ce que l’on pourrait appeler « le goût absolu »… Après avoir quitté leur Inde natale, Hassan et sa famille, sous la conduite du père, s’installent dans le sud de la France, dans le paisible petit village de Saint-Antonin-Noble-Val. C’est l’endroit idéal pour vivre, et ils projettent bientôt d’y ouvrir un restaurant indien, la Maison Mumbai. Mais lorsque Madame Mallory, propriétaire hautaine et chef du célèbre restaurant étoilé au Michelin Le Saule Pleureur, entend parler du projet de la famille Kadam, c’est le début d’une guerre sans pitié. La cuisine indienne affronte la haute gastronomie française. Jusqu’à ce que la passion d’Hassan pour la grande cuisine française – et pour la charmante sous-chef Marguerite – se combine à son don pour orchestrer un festival de saveurs associant magnifiquement les deux cultures culinaires. Le charmant village baigne désormais dans des parfums débordants de vie que même l’inflexible Madame Mallory ne peut ignorer. Cette femme qui était autrefois la rivale d’Hassan finira par reconnaître son talent et le prendre sous son aile…

Mon avis : (vu le 8 septembre 2014)
Lorsque l'on m'a proposé de voir ce film en avant-première, je n'ai pas hésité. Je ne connais pas le roman de Richard C. Morais, mais comme j'aime ce qui touche à la cuisine, cela ne pouvait que me faire envie. C'est une jolie histoire d'amour sur fond de rivalités culinaires. 

Hassan est né dans une famille de restaurateurs indiens. Il a grandit dans les senteurs du curry et des épices et a été initié à la cuisine par sa mère. A la suite d'évènements violents et douloureux, la famille a du quitter l'Inde et émigrer en Europe. Et le hasard a voulu que leur voiture (assez improbable) tombe en panne dans un petit village du Sud Ouest de la France, Saint-Antonin-Noble-Val. C'est là qu'Hassan, son père, ses frères et soeurs vont créer un restaurant indien, le Maison Mumbaï. Mais dans ce village, il y a aussi un restaurant gastronomique dans la tradition française, étoilé au Michelin, dont la patronne est Madame Mallory et où travaille la jolie Marguerite. Cette dernière ne tient pas à cette concurrence exotique et c'est le début d'une vraie guerre des restaurants...
Malgré quelques clichés typiquement américains sur la France, j'ai bien aimé ce film très bien rythmé, le décalage entre ces deux mondes si différents génère des quiproquos et des répliques pleines d'humour.
Autour de cette histoire assez simple il est question du goût, de l'apprentissage de la cuisine, du partage, de la tolérance, de l'intégration...
Le casting est très réussi, Helen Mirren en Madame Mallory est formidable, au début sèche et hautaine, son caractère évolue en bien tout au long du film. Om Puri, le père d'Hassan, est sûr du talent de son fils, il sera un adversaire entêté et malin parfaitement à la hauteur des enjeux.
J'ai été agréablement surprise par Charlotte Le Bon que je ne connaissais que dans son rôle de Miss Météo à Canal +. 
Manish Dayal est très convaincant dans le rôle du jeune cuisinier talentueux.
Les paysages du film sont vraiment superbes, ainsi que les scènes de cuisine qui donnent l'eau à la bouche...
Cette soirée au cinéma m'a donnée envie de découvrir le livre de Richard C. Morais - Le Voyage de Cent pas.

J'ai vu le film en VO, au début c'est assez bizarre de voir Michel Blanc (le maire de Saint-Antonin-Noble-Val) et Charlotte Le Bon parler anglais...

Un grand merci à Ludovic et Way to Blue pour l'invitation à la projection de ce film vraiment savoureux. 

Bande Annonce : 

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05 septembre 2014

Son of a gun - Justin St. Germain

Lu dans le cadre du Prix du Roman Fnac 2014

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son of gun Presses de la Cité - août 2014 - 313 pages

traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Santiago Artozqui

Titre original : Son of a gun, 2013

Quatrième de couverture : 
Septembre 2001. Alors que les Twin Towers viennent d'être attaquées à New York, un autre drame, plus intime, se joue à Tombstone, en Arizona. Debbie, la mère de Justin St. Germain, est retrouvée morte dans sa caravane, le corps criblé de balles. Son cinquième mari, Ray, est introuvable. Dix ans plus tard, Justin revient sur ce tragique événement, redécouvrant les paysages désolés de son enfance et ceux qui les ont peuplés, fouillant le passé pour tenter de comprendre l'inson dable : la descente aux enfers d'une femme instable, fragile malgré les apparences, et aimante. Sa mère. Que Debbie ait été tuée à Tombstone – ville qui fut le théâtre de la fameuse fusillade d'O.K. Corral – prend alors une autre di mension... Sans complaisance ni apitoiement, Justin St. Germain brosse le portrait d'une société qui n'est pas prête à rendre les armes. Une voix juste et percutante, tout en finesse et émotion. Un récit saisissant.

Auteur : Né à Philadelphie en 1981, Justin St. Germain vit aujourd'hui à Albuquerque et enseigne à l'Université du Nouveau-Mexique. Son of a gun, son premier récit autobiographique, a été unanimement salué par la presse et lui a notamment valu d'être finaliste du Barnes & Noble Discover Award.

Mon avis : (lu en juillet 2014)
Cette histoire est comme un thriller puisque cela commence par un crime. Pourtant, il n'y a pas d'indices et aucun mystère à résoudre. En effet, lorsque Justin Saint-Germain avait vingt ans, sa mère a été assassinée. Cette mort violente et soudaine a bouleversé sa vie. Des années plus tard, il revient sur la vie de sa mère et également sur la sienne, il alterne le récit de ses souvenirs avec sa mère et de sa vie présente. Car il s'interroge sur une chose, pourquoi sa mère a-t-elle été assassinée ?
C'est seulement après plus de 80 pages de lecture que j'ai compris que ce livre n'était pas un roman mais un récit. Cela donne une grande force à cette histoire, Justin est vraiment touchant. J'ai trouvé quelques longueurs dans le récit et j'ai trouvé que la conclusion mettait trop de temps à venir.

Extrait : (début du livre)
Je rentrais de la fac à vélo quand un avion a rugi au-dessus de ma tête, un A-10 vert, si proche que je pouvais lire les inscriptions sur son fuselage. J’ai quitté la chaussée des yeux pour le regarder traverser le ciel. Depuis un an que je vivais à Tucson, je ne faisais presque plus attention aux jets de la base militaire qui survolaient la ville pour atterrir ou décoller, mais neuf jours à peine après la chute des tours, tout le monde avait de nouveau conscience de leur présence. J’avais vingt ans, je pensais souvent à l’avenir ; je savais que le monde avait changé, mais je ne savais pas à quel point.
Sans casque, la chemise trempée de sueur dans la chaleur liquide, je pédalais comme un casse-cou, prenais des sens interdits, déboulais sur les trottoirs et coupais à travers les jardins pour rejoindre la maison que je louais avec mon frère. Les rues brillaient comme des rivières. C’était presque la fin de l’été, les derniers jours d’un long siège.
Dans ma mémoire, ce trajet à vélo est resté magnifique : un ciel vaste, éclatant, les pneus qui sifflent sur le bitume, mon cœur encore entier, ses battements rapides. Presque deux kilomètres de parcours, depuis le campus de l’université bruni par des mois de soleil vengeur, le long des briques et des drapeaux de Greek Row, par les contre-allées des centres commerciaux près de la voie rapide, entre les bungalows de mon quartier et jusqu’au jardin poussiéreux devant notre maison ; à l’intérieur, un téléphone est en train de sonner. Deux kilomètres, quelques minutes dans ma vie, quelques centaines de battements de cœur qui resteront éternellement gravés dans ma mémoire ; je suis toujours ce jeune homme à vélo, un jeune homme qui n’atteindra jamais le seuil de cette maison. Ce moment-là est un âge d’or, révolu et mythique, mais dont je me souviens.
Je suis descendu de ma selle pour regarder dans la boîte aux lettres. La moustiquaire de la porte d’entrée s’est ouverte brusquement et mon frère est sorti, en sanglots, le téléphone à la main, le visage rouge, la gorge serrée, luttant pour s’exprimer à travers la morve et les larmes. Cependant, il n’avait pas besoin de se donner tant de mal, car je ne l’avais jamais vu dans cet état et je savais ce qu’il allait me dire. Il a laissé la porte se refermer derrière lui. J’ai lâché mon vélo. Il s’est plié en deux, s’est pincé l’arête du nez d’une main, le téléphone toujours dans l’autre. Je souhaitais qu’il ne retrouve jamais l’usage de la parole.
— Elle est morte. 
— Qui ?
J’avais la sensation qu’on me regardait, qu’on s’attendait à ce que je pose cette question.
— Maman, a-t-il répondu. Maman est morte.
Puis il a fait demi-tour et regagné la maison.
J’ai traversé le jardin, gravi les marches du perron, et je me suis arrêté sur le seuil. Dans le salon, Josh faisait les cent pas autour du canapé. Il a dit à son interlocuteur qu’il devait y aller et a raccroché.
— C’était qui ?
— Connie.
Elle et Bob, son mari, étaient les meilleurs amis de ma mère.
— Maman devait déjeuner avec eux, mais elle n’est pas venue. Bob est passé chez elle et l’a trouvée.
— Qu’est-ce que tu veux dire, « trouvée » ?
La chaleur semblait appuyer sur mon dos. Je ne me sentais pas capable d’entrer avant de comprendre la nature de ce que j’éprouvais : pas le choc, pas le chagrin – tout ça viendrait plus tard –, mais un sentiment de familiarité, comme si j’avais toujours su que ce moment viendrait.
— On lui a tiré dessus.

Challenge 1% Rentrée Littéraire 2014 
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6/6

 Challenge Petit Bac 2014
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"Cercle familiale" (8)

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Le mois américain

Challenge Trillers et Polars
2014-2015
 
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catégorie "Même pas peur" :  2/25

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03 septembre 2014

Le monde de Charlie - Stephen Chbosky

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Editions Sarbacane - avril 2008 - 294 pages

Editions Sarbacane - novembre 2012 - 252 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Blandine Longre

Titre original : The perks of being a wallflower, 1999

Quatrième de couverture :
Au lycée où il vient d'entrer, on trouve Charlie bizarre. Trop sensible, pas « raccord ». Pour son prof de Lettres, c'est un prodige ; pour les autres, juste un freak. En attendant, il reste en marge - jusqu'au jour où deux étudiants, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. 

La musique, les filles, la fête : c'est tout un monde que Charlie découvre...

Auteur : Né en 1970 à Pittsburgh, Stephen Chbosky est écrivain, scénariste et réalisateur. En 1995, son film The Four Corners of Nowhere a été primé au festival Sundance. En septembre 2012 sort aux US l’adaptation qu’il a lui-même réalisée de The perks of being a wallflower, son premier roman devenu culte aux États-Unis.

Mon avis : (lu en juillet 2014)
Le Monde de Charlie (The Perks of Being a Wallflower) est une comédie dramatique américaine sortie en salles en janvier 2013 en France. Adaptée au cinéma et réalisée par Stephen Chbosky d'après son propre roman Pas raccord réédité en novembre 2012 sous le titre Le Monde de Charlie

Charlie est un adolescent de 15 ans, différent des garçons de son âge. Il est très sensible, surdoué, un peu naïf, doux et rêveur... Il a du mal à trouver sa place dans le monde cruel du lycée. Un jour, il rencontre un peu par hasard Patrick et la très jolie Sam, deux étudiants qui l'adoptent.
Ce livre est l'ensemble de lettres que Charlie écrit à un interlocuteur mystérieux, il raconte son quotidien au lycée, ses rencontres, ses expériences, des situations parfois drôles, parfois révoltantes et souvent émouvantes. Charlie est un personnage très touchant, Sam et Patrick sont également très sympathiques. J'ai beaucoup aimé ce livre qui m'a fait verser quelques larmes et je compte regarder prochainement le film.

En bonus, il y a la liste des musiques rencontrées dans l'histoire au début du livre et en fin celle des livres donnés à lire par Bill le professeur de Charlie.

Extrait : (début du livre)
Lettre du 25 août 1991

Si c'est à toi que j'écris, c'est à cause de cette fille, qui a dit que tu savais écouter et comprendre, et aussi que t'avais pas essayé de coucher avec quelqu'un pendant la fête (alors que t'aurais très bien pu). Cherche pas à savoir qui c'est, la fille, sinon tu pourrais deviner qui je suis et j'en ai franchement pas envie. Je ne veux pas que tu me retrouves, c'est pour ça que j'ai décidé de pas donner leur vrai nom aux gens. C'est aussi pour ça que j'écrirai pas mon adresse au dos de l'enveloppe. Surtout, n'y vois rien de mal.
J'ai juste besoin de savoir que quelqu'un m'écoute et me comprend, une personne qu'essaye pas de coucher (alors que t'aurais très bien pu). J'ai besoin de savoir que ça existe, les gens comme toi.
Je me dis que toi, au moins, tu comprendras ; que toi, tu sais ce que vivre veut dire. En tout cas, j'espère que c'est vrai, vu que les autres comptent sur toi, question courage et amitié (c'est ce que j'ai entendu dire). C'est pas plus compliqué que ça.
Bref, voilà ma vie. Il faut d'abord que tu saches que je suis à la fois triste et heureux, et que j'ai toujours pas compris comment ça se fait.
Si je suis comme ça, je me dis que ma famille y est peut-être pour quelque chose, surtout depuis le printemps dernier, quand mon copain Michael est plus venu au collège du jour au lendemain et qu'on a entendu la voix de monsieur Vaughn dans le haut-parleur :
«Je suis au regret de vous annoncer qu'un de vos camarades, Michael Dobson, vient de nous quitter. Une célébration en sa mémoire aura lieu ce vendredi, lors de la réunion du matin.»
Je sais pas comment elles font, les nouvelles, pour arriver à circuler dans l'école, et pourquoi si souvent elles sont vraies. C'était peut-être à la cantine, j'ai du mal à me souvenir. Mais Dave, celui qui porte des lunettes bizarres, a dit que Michael s'était suicidé. Sa mère jouait au bridge avec une voisine quand elles ont entendu le coup de feu.
Je me rappelle plus trop ce qui s'est passé ensuite, sauf que mon grand frère est arrivé dans le bureau de monsieur Vaughn et m'a dit d'arrêter de pleurer. Et puis, il a passé son bras autour de mes épaules et m'a dit que je devais me sortir tout ça de la tête avant le retour de papa. Après, il m'a emmené manger des frites au McDo et il m'a appris à jouer au flipper. Il a même blagué en disant qu'à cause de moi, il avait manqué un après-midi de cours au lycée, et puis il m'a demandé si j'avais envie de l'aider à bricoler sa Camaro. Je devais vraiment être dans un sale état, vu que c'était la première fois qu'il me proposait de bricoler sa voiture avec lui.
Quand il y a eu les séances avec les psychologues, ils ont demandé à ceux qui avaient vraiment été amis avec Michael de dire quelques mots. Ils avaient l'air très tendus, les psychologues (y en avait même un qui arrêtait pas de se caresser la barbe), je crois qu'ils avaient peur que certains d'entre nous fassent une bêtise, comme se tuer.
Bridget, celle qui est dingue, a dit que des fois, elle pensait au suicide, quand y a une pub qui coupe une série télé. Elle était sincère, et c'a eu l'air d'intriguer les psychologues. Cari, celui qui est toujours gentil avec tout le monde, a dit qu'il était triste mais que jamais il se tuerait, parce que c'est un péché.

   Challenge Petit Bac 2014
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Le mois américain

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13 juillet 2014

La croisade s'amuse - Jul

 la croisade s'amuse Albin Michel - avril 2006 - 47 pages

Quatrième de couverture :

axe du mal

Présentation éditeur :
Pour échapper au déluge d'images et de propagande issus du conflit entre le soit-disant Axe du Bien et Axe du mal, autrement dit Georges Bush et Ben Laden, Jul invente le déminage par l'absurde. 

La tribu Ben Laden, une famille de Bidochons islamiste

Auteur : Jul (de son vrai nom Julien Berjeaut) est né en 1974. Après Normale sup et une agrégation, il devient professeur d'histoire chinoise à l'université avant de s'orienter vers le dessin de presse. Il entre au Nouvel Observateur en 1998, puis dessine à la Dépêche du midi, à Marianne et à partir de 2000 pour Charlie Hebdo. Depuis, il collabore également à Lire, à Philosophie Magazine, à l'Huma, aux Echos ou encore à Fluide Glacial. En 2005, il publie son premier album Il faut tuer José Bové, une plongée délirante dans la jungle altermondialiste. L'ouvrage est plébiscité par les lecteurs. En 2006, son deuxième album La croisade s'amuse parodie le choc des civilisations.En 2007, le Guide du Moutard pour survivre à 9 mois de grossesse reçoit le Prix Goscinny. La planète des sages, encyclopédie mondiale des philosophes et des philosophies écrite avec Charles Pépin, a marqué l'année BD 2011. En 2009, il publie chez Dargaud sa première série Silex and the City. 4 tomes et une première saison animée plus tard, plus de 300 000 exemplaires ont été vendus et la série vue par des millions de téléspectateurs.

Mon avis : (lu en juillet 2014)
Plutôt qu'une longue histoire, La Croisade S'Amuse est une suite de petits sketchs amusants, dont les cibles principales sont Ben Laden et Bush sans oublier diverses personnalités du paysage médiatique international de 2006.

Jul s'amuse à dénoncer la politique impérialiste américaine et l'intégrisme islamique dans le contexte geopolitique de l'époque. On retrouve l'esprit des Guignols de l'Info avec Bush qui passe pour un crétin et Ben Laden père de famille comme les autres... 
Ainsi George W. pratique assiduement de la « gym chrétienne », pour la fête des Mères, les petits Ben Laden offrent à leur maman une ceinture en nouilles explosive avec un détonateur en pâte à sel, papa Oussama chante « La mauvaise réputation » ou « Allumer le feu », lorsqu'une petite fille de Ben Laden met sa burqa "devant-derrière" c'est la chute assurée dans les escaliers !
Les dialogues sont décalés, c'est souvent très drôle et bien trouvé.

 

Extrait :

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14 mai 2014

Tyler Cross - Nury et Brüno

tyler-cross-tome-1-tyler-cross Dargaud - août 2013 - 96 pages

Prix BD Fnac 2014

Quatrième de couverture : 
Tyler Cross transporte 17 kilos de came, d'une valeur d'un demi-million à la revente au détail.
Et il a exactement 21 dollars et 80 cents en poche.
Il note l'ironie de la chose et se met en marche.

Auteurs : Né en 1975, Brüno commence ses études à l'école Estienne, à Paris, avant d'obtenir une maîtrise d'arts plastiques à Rennes. En 2001, il publie le premier tome de Nemo, libre adaptation de vingt mille lieux sous les mers. À partir de 2003, il publie avec Fatima Ammari-B une série policière, Inner City Blues, puis anime sur Internet de 2003 à 2006 avec Pascal Jousselin un feuilleton à quatre mains, les aventures de Michel Swing. En 2007, il publie avec Appollo chez Dargaud biotope et la série commando colonial, puis en 2011 avec Fabien Nury Atar Cull ou le destin d'un esclave modèle.
Fabien Nury est né en 1976. Il se lance dans la bande dessinée en 2003, encouragé par le scénariste Xavier Dorison, avec lequel il travaille sur w.e.s.t. De 2004 à 2007, il signe la série fantastique je suis légion, avec le dessinateur John Cassaday, avant d'écrire le scénario d'il était une fois en France, dessiné par Sylvain Vallée (prix de la meilleure série à Angoulême en 2011). Chez Dargaud, il publie deux séries, le maître de Benson Gate (avec Renaud Carreta) et la mort de Staline (avec Thierry Robin), avant de travailler avec le dessinateur Brüno sur Atar Cull.

Mon avis : (lu en mai 2014)
Cette bande dessinée est un mélange de polar noir et de western. Après avoir braqué 17 kilos d'héroïne pure appartenant à la Mafia, Tyler Cross se retrouve seul avec un fusil à pompe, son colt à la ceinture et 20 dollars en poche. Il est doit transporter son butin à bon port. Il se retrouve bloqué à Black Rock une petite ville du Texas. Cette bourgade est sous la coupe de la famille Pragg producteur de pétrole. Ce week-end, le fils Pragg, maire de la ville, se marie avec Stella la fille du vieux Joe... Tyler Cross se retrouve malgré lui, au coeur d'un duel brutal et sanglant et son passage à Black Rock va se transformer en cauchemar...

Ce road trip sombre et violent est une vrai réussite pour le scénario et les couleurs, pour le dessin mon avis est plus mitigé.

Extrait : 

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Challenge Petit Bac 2014
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"Prénom" (7)

Challenge 7% Rentrée Littéraire 2013
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39/42

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10 mai 2014

Joyland - Stephen King

 Lu en partenariat avec Albin Michel

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traduit de l'anglais (États-Unis) par Nadine Gassie et Océane Bies

Titre original : Joyland, 2013

Quatrième de couverture : 
Les clowns vous ont toujours fait peur ?
L'atmosphère des fêtes foraines vous angoisse ?
Alors, un petit conseil : ne vous aventurez pas sur une grande roue un soir d'orage ?
Mêlant suspense, terreur, nostalgie, émotion, un superbe King dans la lignée de Stand by me.

Auteur : Stephen King a écrit plus de 50 romans, tous best-sellers et plus de 200 nouvelles. Il est devenu un mythe vivant de la littérature américaine (National Book Foundation Medal en 2003 pour sa contribution aux lettres américaines, Grand Master du Prix Edgar Allan Poe en 2007).

Mon avis : (lu en mai 2014)
C'est le premier livre de Stephen King que je lis (j'ai fait une tentative en livre audio pour 22/11/63, sans arriver à entrer dans le livre, mais je compte le lire un jour en version papier...). Pour moi Stephen King étant synonyme de fantastique, d'horreur ou de science-fiction, je n'avais jamais essayé de lire un de ses livres... Son passage à La Grande Librairie en invité unique m'avait beaucoup intéressée et je n'ai donc pas hésité à accepter ce partenariat... J'ai donc été étonnée en lisant "Joyland" car ici il n'est pas question de fantastique, d'horreur ou de science-fiction ! Stephen King nous plonge dans le monde des forains et des parcs d'attraction. Devin Jones, étudiant de 21 ans, vient d'être quitté par sa petite amie, pour l'été il a été embauché à Joyland, petit parc d’attraction situé sur le littoral de la Caroline du Nord. Devin se lie d'amitié avec Tom et Erin deux étudiants qui logent dans la même pension que lui et qui travaillent aussi à Joyland. Il s'intègre très bien dans le milieu forain, apprend le métier, "la parlure", "porte la fourrure"... Il est apprécié par l'équipe des forains.
Tous les jours, Devin se rend à pieds à Joyland en longeant la plage, c'est là qu'il va rencontrer Mike un petit garçon de 10 ans, atteint par une maladie grave qui l'oblige à être dans un fauteuil, son chien Milo et sa mère Annie Ross. C'est seulement au bout de plusieurs semaines qu'il aura un vrai premier échange grâce à un cerf-volant avec Mike, Milo et Annie...
Tout ceci semble bien calme pour un livre de Stephen King... En effet, j'ai oublié de préciser que Joyland avait une maison hantée avec une fille fantôme... En effet, 4 ans auparavant, une jeune femme a été égorgée dans la Maison des Horreur du train fantôme et depuis elle hante les lieux. Le coupable, sans doute son fiancé du moment, n'a jamais été retrouvé... 
J'ai beaucoup aimé cette lecture qui nous réserve pleins de surprises. L'été de Devin ne sera pas de tout repos, il va lui changer la vie... J'ai trouvé intéressant de découvrir la vie d'un parc d'attraction par l'intérieur. J'ai beaucoup aimé la relation qui se crée entre Devin, Mike et sa maman. Sans oublier le mystère de la fille fantôme qui sera résolu avec l'aide d'un des personnages qui a des dons de visions...
Première lecture de Stephen King réussit pour ma part, cela me conforte pour retenter 22/11/63, en version papier !

Merci Marlène et les éditions Albin Michel pour cette belle découverte.

Extrait : (début du livre)
Challenge Trillers et Polars
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catégorie "Même pas peur" :  29/25

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01 mai 2014

Premier appel du paradis - Mitch Albom

Lu en partenariat avec les éditions Kero

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traduit de l'anglais par Emmanuel Pailler

Titre original : The First Phone Call from Heaven, 2013

Quatrième de couverture :
Le petit village de Coldwater, près du lac Michigan, serait-il le théâtre d’un véritable miracle ? Un beau jour d’automne, le téléphone sonne chez plusieurs de ses habitants. Sauf que tous les appels proviennent de personnes décédées. Ce même jour, Sully Harding sort de prison et revient à Coldwater, sa ville natale. Lors de son séjour derrière les barreaux, sa femme est morte, le laissant le cœur brisé. Il est désormais père célibataire et espère reconstruire sa vie. Mais à son retour, il découvre un village en proie à la fièvre religieuse. Quand son propre fils s’y laisse prendre dans l’espoir d’un appel de sa mère, il est déterminé à prouver qu’il s’agit seulement d’un gigantesque canular. Mais est-ce bien le cas ?

Auteur : Mitch Albom est journaliste et écrivain. Il a acquis une immense notoriété grâce à ses deux premiers romans, Tuesdays with Morrie (traduit en français sous le titre La dernière leçon) et Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut. Ses livres sont adaptés au cinéma, à la télévision et au théâtre. En 2012, il apparaît dans le 9e épisode de la saison 21 des Simpson, « Une leçon de vie ». Il vit avec son épouse à Franklin, dans le Michigan.

Mon avis : (lu en avril 2014)
A Coldwater, une petite ville du Michigan, l'existence d'une petite communauté est bouleversée par un phénomène étrange, surnaturel... Certains habitants reçoivent des appels téléphoniques de proches décédés. Au début, les élus gardent le secret de ce miracle. Puis l'une d'elle Katherine en parle à son pasteur et le village découvre que les élus sont plusieurs... Coldwater est bientôt envahi de curieux, la presse est également là à l'affût du sensationnel.
L'un des habitants, Sully Harding est très sceptique. Il a passé dix mois en prison et sa femme est morte pendant son absence. De retour chez lui, il s'occupe de Jules, son fils de sept ans, ce dernier attend aussi un coup de téléphone de sa maman. Sully est furieux que l'on puisse faire espérer une telle chose à son petit garçon, il va donc enquêter sur ces coups de téléphone venant de l'au delà pour démonter cette supercherie... 
Tout au long du livre, en filigrane, l'auteur nous raconte les étapes de l'invention du téléphone par Graham Bell et cela entre parfaitement en résonance avec l'histoire.
Un livre qui se lit facilement, j'ai beaucoup aimé le personnage de Sully dont le lecteur va découvrir son histoire au fil des pages. J'ai également été intéressée par les "élus" qui ont des réactions différentes suite aux appels de l'au-delà. 

Merci à Benoît et aux éditions Kero pour ce moment de lecture sympathique.

Extrait : (début du livre)
Le jour où le monde reçut son premier appel téléphonique de l'au-delà, Tess Rafferty était occupée à ouvrir une boîte de thé en sachets. 
Drrrrrring !
Sans prêter attention à la sonnerie, elle enfonça ses ongles dans l'emballage plastique. Drrrrrring !
De l'index, elle attaqua la partie plus épaisse, sur le côté du paquet. 
Drrrrrring !
Elle pratiqua enfin une ouverture, ôta la Cellophane et la froissa en boule. Elle savait que le téléphone basculerait sur répondeur si elle ne le prenait pas avant la prochaine...
Drrrrrr...
- Allô ? Trop tard.
- Aaah, ce truc, marmonna-t-elle.
Elle entendit le répondeur se déclencher dans la cuisine :
«Bonjour, vous êtes bien chez Tess. Laissez-moi votre nom et votre numéro, et je vous rappellerai dès que possible. Merci.»
Un petit bip. Des grésillements...
«C'est maman... J'ai quelque chose à te dire...»
Tess s'arrêta de respirer. Le combiné lui tomba de la main.
Sa mère était morte quatre ans auparavant.

*

Drrrrrring !
L'appel suivant s'entendit à peine, tant était animée la discussion dans le poste de police. Un employé avait gagné 28 000 dollars à la loterie et les trois agents discutaient de ce qu'ils feraient d'une somme pareille.
- Tu payes tes factures.
- C'est exactement ce qu'il ne faut pas faire.
- Un bateau !
- Paye tes factures !
- Pas moi.
- Un bateau ! 
Drrrrrring !
Jack Sellers, le chef de la police, se dirigea vers son petit bureau en lâchant :
- Si tu payes tes factures, tu vas en récolter d'autres, c'est tout.
Sous les regards approbateurs, il décrocha le téléphone.

Challenge Petit Bac 2014
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"Lieu" (5)

Challenge Trillers et Polars
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catégorie "Même pas peur" :  28/25

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27 avril 2014

Film : Last Days of summer - Jason Reitman

Date de sortie : 30 avril 2014

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 Labor_Day_Poster Labor-Day-Film

Réalisé par : Jason Reitman

Acteurs : Kate Winslet, Josh Brolin, Gattlin Griffith, Tobey Maguire

Titre original : Labor Day2013

Durée : 1h51 

Adaptation du roman de Joyce Maynard, Long Week end

Synopsis : Lors du dernier week-end de l’été, Frank, un détenu évadé, condamné pour meurtre, oblige Adèle et son fils Henry à le cacher chez eux. Très vite, la relation entre le ravisseur et la jeune femme prend une tournure inattendue. Pendant ces quatre jours, ils vont révéler de lourds secrets et réapprendre à aimer...

Mon avis : (vu en avril 2014)
J'ai eu la chance de pouvoir découvrir en avant première ce film adapté du roman Long Week end de Joyce Maynard. J'ai lu ce livre en 2010 et je me rappelle avoir été touchée par cette histoire. L'adaptation cinématographique est très proche du livre, je ne me souvenais pas de certains détails mais le lendemain de la séance de cinéma, je me suis empressée de relire quelques passages du livre pour me rafraîchir la mémoire...
Frank est un détenu en fuite, il force Adèle et son fils Henry à le cacher dans leur maison durant le dernier week-end de l'été. Il compte attendre quelques jours pour se faire oublier par la police avant de poursuivre sa route. Ils vont passer tous les trois un week-end inoubliable... 
En effet, cela commence par une prise d'otage, mais rapidement Frank devient protecteur, il a compris le mal-être d'Adele et le dévouement d'Henry pour sa mère. La scène de la confection de la tarte aux pêches est emblématique :  beaucoup de douceur, de sensualité, un vrai moment de complicité entre Henry, Adele et Frank. 
Durant ces 4 jours, chacun des personnages évoluent, Henry passe de l'enfance à l'adolescence. Adele sort de sa dépression, elle prend confiance en elle et sa rencontre avec Frank lui redonne goût à la vie. Frank, dur et brutal dans les premiers instants, devient vite protecteur et "père de famille" pour Adele et Henry.
J'ai beaucoup aimé les différentes atmosphères du film. Les décors et paysages sont superbes.
Les trois acteurs sont formidables : ils arrivent à exprimer leurs sentiments, leurs états d'âme sans utiliser les mots. On ressent la grande connexion entre les personnages qui se comprennent à travers de simples regards.
Seule petite réserve sur les flash back, je n'ai compris que vers la fin du film qu'ils concernaient le passé de Frank...

Un grand merci à Marie-Clémentine et Way to Blue pour l'invitation à la projection de ce film avec en bonus avant le film la dégustation d'une part de tarte à la pêche et un verre de cidre.

long_week_end Long week-end – Joyce Maynard

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08 avril 2014

Un ciel rouge, le matin - Paul Lynch

 Lu en partenariat avec Albin Michel

9782226256072g Albin Michel - février 2014 - 285 pages

traduit de l'anglais (Irlande) par Marina Boraso

Titre original : Red sky in morning, 2013

Quatrième de couverture : 
Tableau âpre et ténébreux de l’Irlande du XIXe siècle et de sa brutale réalité sociale, Un ciel rouge, le matin possède la puissance d’évocation des paysages du Donegal où il se déroule en partie. Le lyrisme sombre et poétique de Paul Lynch, qui signe là un remarquable premier roman, en exprime la force autant que les nuances, entre ombre et lumière.
Printemps 1832. Coll Coyle, jeune métayer au service d’un puissant propriétaire anglais, apprend qu’il est expulsé avec femme et enfants de la terre qu’il exploite. Ignorant la raison de sa disgrâce, il décide d’aller voir l’héritier de la famille, qui règne désormais en maître. Mais la confrontation tourne au drame : Coll Coyle n’a d’autre choix que de fuir. C’est le début d’une véritable chasse à l’homme, qui va le mener de la péninsule d’Inishowen à Londonderry puis aux États-Unis, en Pennsylvanie. Pleine de rage et d’espoirs déçus, son odyssée tragique parle d’oppression et de vengeance, du lien viscéral qui unit les hommes à leur terre.

Auteur : Paul Lynch est né en 1977 dans le Donegal et vit aujourd'hui à Dublin. Journaliste et critique de cinéma, il écrit régulièrement dans le Sunday Times, l'Irish Daily Mail et l'Irish Times. Un Ciel rouge, le matin est son premier roman, salué comme une révélation par la presse anglo-saxonne.

Mon avis : (lu en avril 2014)
Irlande, plus pécisément, Donegal, printemps 1832. Coll Coyle, un jeune fermier dont la famille est au service du même propriétaire depuis plusieurs générations, apprend que lui, sa femme et son enfant sont expulsés de leur ferme. Incrédule, Coyle veut une explication et il s'adresse au fils du propriétaire et le supplie de ne pas les expulser. Pourtant, la confrontation tourne mal, Hamilton chute de son cheval et se tue. Accusé de meurtre, Coyle doit fuir en abandonnant femme et enfant. Il va avoir à ses trousses Failler homme de main d'Hamilton qui n'a qu'un seul objectif exécuter Coll Coyle et tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins...

A travers cette chasse à l'homme le lecteur découvre l'Irlande déshéritée de la fin du XIXème siècle, les conditions difficiles de la traversée de l'Atlantique en bateau et la construction du chemin de fer avec des ouvriers traités comme des esclaves...
A la violence et la noirceur auxquelles est confronté Coll Coyle s'opposent la beauté et la poésie des descriptions des paysages. La nature est un acteur à part entière de cette histoire. Le lecteur découvrira dans les toutes dernières pages comment tout à commencé et la futilité de l'évènement rend ce récit encore plus sombre.
J'ai beaucoup aimé la beauté du texte, le rythme de l'histoire qui donne envie au lecteur de connaître la conclusion de l'histoire. J'espérais cependant en savoir plus sur la femme et l'enfant restés en Irlande. 

Merci Claire et les éditions Albin Michel pour m'avoir permis de découvrir ce premier roman.

Extrait : (début du livre)
D'abord il n'y a que du noir dans le ciel, et ensuite vient le sang, la brèche de lumière matinale à l'extrémité du monde. Cette rougeur qui se répand fait pâlir la clarté des étoiles, les collines émergent de l'ombre et les nuages prennent consistance. La première averse de la journée descend d'un ciel taci­turne et tire une mélodie de la ­terre. Les arbres se dépouillent de leur vêture d'obscurité, ils s'étirent, leurs doigts feuillus frémissant sous le vent, des flèches de lumière se propagent ici et là, cramoisies puis dorées. La pluie s'arrête, il entend les oiseaux s'éveiller. Ils clignent des yeux en secouant la tête, éparpillent leurs chants à travers le ciel. La vieille terre frissonnante se tourne lentement vers le soleil levant.

 

 Challenge Voisins Voisines 2014
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Irlande

Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Couleur" (4)

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Challenge Rentrée Hiver 2014

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03 avril 2014

Aujourd'hui pour toujours - Christophe Paviot

Lu en partenariat avec les éditions Belfond

aujourd'hui_ Belfond - avril 2014 - 285 pages

Quatrième de couverture :
Acteur star à Hollywood, William plaque tout pour changer de vie. Sur une île de la côte Est l'attend un fulgurant coup de foudre. Mais d'autres rencontres se profilent, étranges et fantomatiques...
William Baker était la plus grande star de Hollywood. Trois Oscar, une vie débridée, le monde à ses pieds. Mais sa carrière s'est effondrée après une chute qui l'a laissé avec une jambe abîmée. Venu sur la côte Est pour se reconstruire loin des frasques hollywoodiennes, il aspire à une vie plus solitaire. A peine débarqué sur l'île de Martha's Vineyard, il a pourtant un coup de foudre pour une New Yorkaise de passage, Lisa Hamilton. Lumineuse, intense, électrisante, leur histoire est en phase avec la beauté et la paix des lieux. Ensemble, William et Lisa découvrent une île pittoresque, magnifique, protégée... et plongent dans une bulle d'amour vrai. Mais cette belle harmonie va être troublée par quelques surprises et par l'apparition d'une étrange petite fille surgie de nulle part... ou plutôt venue du passé. Elle bouleverse leur bonheur et sème la pagaille dans un havre de paix à l'équilibre bien précaire. Car William et Lisa ont plus d'un secret à exhumer. 
D'une écriture imagée et rythmée, Christophe Paviot brosse avec humour et élégance le décor superbe et lointain d'une île du Massachusetts au large de Boston. Une comédie romantique pleine d'inattendu et de fantaisie.

Auteur : Après avoir travaillé comme docker à Valparaíso puis dans une ferme de crocodiles en Australie, Christophe Paviot est aujourd'hui rédacteur dans la publicité. Auteur de romans parmi lesquels Le ciel n'aime pas le bleu (2001) ou La guerre civile est déclarée 2013), il a aussi publié une fiction sur Kurt Cobain, Cassé (2008). Né à Rennes, il vit entre Paris, Rennes et Quiberon. Avec Aujourd'hui pour toujours, il change radicalement de registre.

Mon avis : (lu en mars 2014)
C'est le premier livre que je lisais de cet auteur, la couverture était attirante mais malheureusement j'ai reçu le livre sous forme d'épreuves donc sans couverture illustrée...
William Baker est une ex-star d'Hollywood. A la suite d'un accident, il boite et sa carrière s'est peu à peu arrêté. L'acteur a donc pris la décision de prendre sa retraite à Martha's Vineyard, île située sur la côte sud de la presqu'île du Cap Code et qui accueille la jet set américaine. William Baker vient d'y acheter par internet une superbe maison. Là il rencontre Lisa, une jeune femme venue de New-York pour le week-end dont il tombe amoureux...
Ce livre commençait comme une romance et tout à coup l'auteur y introduit une touche de fantastique et je deviens plus sceptique et je n'avais pas tout vu puisque cela se termine comme un polar avec une enquête autour de la disparition d'un des personnages de l'histoire... Il ne faut pas oublier qu'il y a des secrets d'enfance qui nous serons révélés...

Cela se lit presque trop bien car ces différents évènements sont trop beaux ou trop gros pour être crédibles... 

Merci à Jérémy et aux éditions Belfond pour m'avoir permis de découvrir ce roman et rencontrer son auteur lors du Salon du Livre.

Autres avis : Saxaoul, Keisha

 

Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Moment/Temps" (5)

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