24 mai 2017

Born to run - Bruce Springsten

Prix Audiolib 2017

9782367623016-001-X Audiolib - mars 2017 - 19h21 - Lu par Jacques Frantz

Albin Michel - 

traduit de l'américain par Nicolas Richard

Titre original : Born to run, 2016

Quatrième de couverture : 
« Se raconter est une drôle d’affaire. Dans un projet comme celui-ci, l’auteur fait une promesse : laisser le lecteur entrer dans sa tête. C’est ce que j’ai essayé de faire au fil de ces pages. » BRUCE SPRINGSTEEN, dans les pages de Born to Run
 
Au cours des sept années écoulées, Bruce Springsteen s’est, en secret, consacré à l’écriture de l’histoire de sa vie, apportant à ces pages l’honnêteté, l’humour et l’originalité qu’on retrouve dans ses chansons. Il décrit son enfance, dans l’atmosphère catholique de Freehold, New Jersey, la poésie, le danger et les forces sombres qui alimentaient son imagination, jusqu’au moment qu’il appelle le Big Bang : la première fois qu’Elvis Presley passe à la télévision. Il raconte d’une manière saisissante l’énergie implacable qu’il a déployée pour devenir musicien, ses débuts dans des groupes de bar à Asbury Park et la naissance du E Street Band. Avec une sincérité désarmante, il raconte aussi pour la première fois les luttes personnelles qui ont inspiré le meilleur de son oeuvre et nous montre que la chanson Born to Run révèle bien plus que ce qu’on croyait. Born to Run sera une révélation pour quiconque apprécie Bruce Springsteen, mais c’est bien plus que le témoignage d’une rock star légendaire. C’est un livre pour les travailleurs et les rêveurs, les parents et les enfants, les amoureux et les solitaires, les artistes, les dingues et quiconque ayant un jour voulu être baptisé dans les eaux bénies du rock’n’roll.

Auteur : Chanteur, auteur, compositeur, Bruce Springsteen est né en 1949 dans le New-Jersey dans une ville ouvrière. Devenu un des plus grands artistes américains des quarante dernières années (plus de 120 millions d’albums vendus dans le monde), il a été révélé par Born to run en 1975, et n’a cessé depuis de faire course en tête (The RiverBorn in the U.S.A. etc.), couronné par les prix les plus prestigieux (Oscar, Grammies, Golden Globes…).
En France, son concert aux Vieilles charrues de Carhaix en 2009 a attiré plus de 50 000 fans !
Militant engagé, il défend la cause homosexuelle, les droits des noirs, des chômeurs, et s’est affirmé comme un des grands soutiens d’Obama dans sa tournée Vote for change.

Lecteur : De formation dramatique, Jacques Frantz travailla au conservatoire avec Antoine Vitez. Son parcours théâtral le fit se nourrir auprès des plus grands : Gildas Bourdet ou Roger Planchon, entre autres. Son parcours télévisuel (avec Serge Moati, Simon Brook, Denis Malleval, Henri Helman) et cinématographique (d’Yves Robert, Coline Serreau à Claude Chabrol ou Claude Berri, sans oublier Francis Weber, Luc Besson, Lars von Trier, ou récemment Pascal Chaumeil, dans L’Arnacoeur) ainsi qu’une longue pratique des enregistrements radio ont toujours attisé sa passion pour les textes.

Mon avis : (écouté partiellement en avril 2017 et mai 2017)
Je me doutais bien en recevant ce livre audio j'aurai du mal à lire ce livre en entier. Je ne suis pas une habituée des biographies, Bruce Springsten ne représente absolument rien pour moi et en plus le livre est très très long... J'ai fais plusieurs tentatives pour découvrir ce livre, mais je n'y suis pas arrivée à bout... Je me suis plusieurs fois endormie et même en essayant de sauter plusieurs chapitres pour y trouver une accroche quelconque, rien n'y a fait... 
J'avais bien aimé le lecteur, Jacques Frantz, dans plusieurs livres de Fred Vargas, ici la magie n'a pas opérée...

Extrait : (début du livre)
Prologue
Dans la ville balnéaire d’où je viens, avec son boardwalk, tout est un peu en toc. Moi, c’est pareil. À vingt ans, loin d’être un rebelle qui risquait sa vie au volant, je jouais de la guitare dans les rues d’Asbury Park et déjà j’avais obtenu une place de choix parmi ceux qui « mentent » pour servir la vérité… les artistes, avec un petit a. Mais j’avais quatre atouts dans mon jeu : la jeunesse, une expérience de presque dix ans à jouer dans les bars dans toutes les conditions, une bonne bande de musiciens qui avaient grandi là, habitués à mon style sur scène… et une histoire à raconter.
Ce livre est à la fois la suite de cette histoire et une enquête sur ses origines. J’ai pris comme paramètres les événements de ma vie qui ont, je crois, façonné cette histoire et ma musique. Dans la rue, les fans me demandent souvent : « Comment tu fais ? » Je vais tenter d’éclairer un peu le comment et, plus important, le pourquoi.

Kit de survie rock’n’roll

Patrimoine génétique, prédispositions, apprentissage du métier, élaboration d’une philosophie artistique à laquelle être fidèle, désir brut de… gloire ?… d’amour ?… d’admiration ?… d’attention… de femmes ?… de sexe ?… et… ah ouais, bien sûr… de pognon. Ensuite… si vous voulez vraiment aller au fond du fond… un feu intérieur… qui fait rage… qui brûle… sans jamais s’arrêter.
Voilà ce qui peut s’avérer utile si tu es amené à te présenter devant quatre-vingt mille (ou quatre-vingts) fans de rock’n’roll qui hurlent en attendant que tu leur fasses ton tour de magie. En attendant que tu sortes quelque chose de ton chapeau, que tu crées quelque chose de toutes pièces, quelque chose qui, avant que les fidèles se rassemblent, n’était qu’une rumeur alimentée par quelques chansons.
Je suis ici pour fournir la preuve que ce « nous » toujours insaisissable, jamais complètement crédible, existe bel et bien. C’est ça mon tour de magie. Et comme pour tout bon tour, il faut commencer par planter le décor. Et donc…

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18 avril 2017

Les enfants de Willesden Lane - Mona Golabek et Lee Cohen

81qwF7RTuyL Hachette - septembre 2013 - 368 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Luc Rigoureau

Titre original : The Children of Willesden Lane, 2002

Quatrième de couverture :
1938. Vienne. Lisa Jura est juive. Lisa est aussi un prodige de la musique, une pianiste de génie âgée tout juste de quatorze ans. Et Vienne, capitale de la musique qui a vu se succéder Mozart, Beethoven, Schubert et Liszt, est devenue depuis peu une patrie hostile, voire dangereuse pour elle, rongée de l’intérieur par la barbarie nazie. Lorsqu’on offre à ses parents l’opportunité de sauver l’un de leurs enfants en l’envoyant loin, à l’abri, en Angleterre, le choix est difficile : c’est Lisa qui partira. Quand elle monte à bord du train qui doit l’emmener à Londres, Lisa est consciente qu’un grand avenir s’offre à elle, et qu’elle doit vivre pour sa famille qui se sacrifie pour elle. Sauf que rien ne se passe comme prévu. Lisa échoue au 243 Willesden Lane, un foyer pour enfants dans une ville ravagée par la Seconde Guerre mondiale.

Auteur : Née à Los Angeles, Mona Golabek est une artiste complète : pianiste reconnue, elle est également auteur et animatrice radio. C’est sa mère, Lisa Jura, une Autrichienne de confession juive, réfugiée à Londres pendant la Seconde, qui est l’héroïne des Enfants de Willesden Lane. C’est elle aussi qui a transmis à Mona Golabek la passion de la musique. Fondatrice de l’organisation à but non lucratif « Hold On To Your Music », Mona Golabek a transmis le goût de la musique à ses enfants, eux aussi pianistes et violonistes.

Mon avis : (lu en avril 2017)
J'ai pris ce livre un peu par hasard à la Bibliothèque et j'ai beaucoup aimé ce récit témoignage. L'auteur est la fille de l'héroïne principale de ce livre, Lisa Jura. En 1938, Lisa est une jeune autrichienne juive de 14 ans qui vit à Vienne avec toute sa famille. Lisa est également une jeune pianiste très douée. Avec l'Anschluss (l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie), rester en Autriche est dangereux pour la famille Jura. Lisa aura l'opportunité de quitter l'Autriche pour l'Angleterre grâce à un « Kindertransport », organisé par des associations juives pour sauver des enfants. Le livre raconte essentiellement les sept années en Angleterre de Lisa dans le foyer du 243 Willesden Lane à Londres, où elle vivra avec d’autres enfants réfugiés. 
Voilà un récit témoignage original et passionnant sur l'époque de la Seconde Guerre Mondiale. La guerre est en toile de fond, au premier plan, il est question de musique et d'amitiés.

Extrait :  (site origine)
Ecoutez Mona Golabek nous lire (en anglais) les extraits du livre correspondant à chaque morceau, suivi de la musique qui rythme le livre :

Playlist Willesden Lane

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12 avril 2017

Le dernier des nôtres - Adélaïde de Clermont-Tonnerre

Prix Audiolib 2017

Le dernier des nôtres 

Audiolib - Janvier 2017 - 11h44 - lu par Rémi Bichet

Grasset - août 2016 - 496 pages

Quatrième de couverture : 
« La première chose que je vis d'elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu'enserrait la bride d'une sandale bleue... »
Manhattan, 1969 : un homme rencontre une femme.
Dresde, 1945 : sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d'un petit garçon.
Avec puissance et émotion, Adélaïde de Clermont-Tonnerre nous fait traverser ces continents et ces époques que tout oppose : des montagnes autrichiennes au désert de Los Alamos, des plaines glacées de Pologne aux fêtes new-yorkaises, de la tragédie d'un monde finissant à l'énergie d'un monde naissant... Deux frères ennemis, deux femmes liées par une amitié indéfectible, deux jeunes gens emportés par un amour impossible sont les héros de ce roman tendu comme une tragédie, haletant comme une saga.
Vous ne dormirez plus avant de découvrir qui est vraiment « le dernier des nôtres ». Auteur : Adélaïde de Clermont-Tonnerre, ancienne élève de l'École normale supérieure, est romancière et journaliste. Son premier ouvrage, Fourrure, finaliste du Goncourt du premier roman, a été récompensé par cinq prix littéraires dont le prix Maison de la presse et le prix Sagan. Lecteur : Formé notamment à l'ENSATT de Paris, Rémi Bichet travaille alternativement au théâtre (La Dernière Nuit pour Marie Stuart, mise en scène de Didier Long, avec Isabelle Adjani, L'Avare, mise en scène de Jean-Louis Martinelli, avec Jacques Weber...), à la télévision et au cinéma (Le chien, réalisé par Christian Monnier...). Il collabore à de nombreux doublages pour le cinéma (voix de Jake Gyllenhaal, Martin Freeman, Josh Hartnett...), la télévision et l'animation. Également instrumentiste, il participe à la création de  spectacles de théâtre musical et co-signe avec Anne Suarez, la mise en scène du spectacle Le plus beau jour de Tania de Montaigne. Suivi d'un entretien avec l'auteure

Auteur : Adélaïde de Clermont-Tonnerre, ancienne élève de l’École normale supérieure, est romancière et journaliste. Son premier ouvrage, Fourrure (Stock), finaliste du Goncourt du premier roman, a été récompensé par cinq prix littéraires dont le prix Maison de la presse et le prix Sagan.

Lecteur : Formé notamment à l’ENSATT de Paris, Rémi Bichet travaille alternativement au théâtre (La Dernière Nuit pour Marie Stuart, mise en scène de Didier Long, avec Isabelle Adjani, L’Avare, mise en scène de Jean-Louis Martinelli, avec Jacques Weber…), à la télévision et au cinéma (Le chien, réalisé par Christian Monnier...). Il collabore à de nombreux doublages pour le cinéma (voix de Jake Gyllenhaal, Martin Freeman, Josh Hartnett…), la télévision et l’animation. Également instrumentiste, il participe à la création de  spectacles de théâtre musical et co-signe avec Anne Suarez, la mise en scène du spectacle Le plus beau jour de Tania de Montaigne.

Mon avis : (écouté en mars 2017)
Malgré quelques longueurs, j'ai plutôt aimé cette histoire ou plutôt ces histoires... En effet, ce livre est construit sur deux époques, 1945, à Dresde, sous les bombardements, une mère meurt en accouchant d'un petit garçon. 1969, Manhattan, un jeune entrepreneur en bâtiment, Werner Zilch rencontre poour la première fois Rebecca, une jeune héritière. La première histoire est plutôt sombre, la seconde beaucoup plus légère et très vite le lecteur comprend que les deux histoires ont un lien...

La construction du roman avec l'alternance du récit sur les deux époques donne du rythme et du suspens à l'histoire. J'ai cependant préféré la partie époque 1945, très documentée et instructive. La partie 1969 est souvent un peu clichée, les personnages de Werner et Rebecca sont plus agaçants qu'attachants...
J'ai pourtant passé un bon moment d'écoute.

Extrait : (début du livre)
La première chose que je vis d’elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu’enserrait la bride d’une sandale bleue. Je n’avais jamais été fétichiste avant ce jour de mai et si j’avais dû me concentrer sur une partie de l’anatomie féminine, j’aurais spontanément choisi les fesses, l’entrejambe, la gorge ou peut-être le visage, certainement pas les pieds. Je ne les remarquais que s’ils étaient moches ou mal tenus, ce qui n’arrivait pas souvent. J’avais la chance d’être aimé des jolies femmes et je mettais un point d’honneur à répondre à leur affection. C’était justement le sujet de notre conversation…

« Il te les faut toutes mon vieux, s’agaçait Marcus avec qui je déjeunais. C’est à croire que tu veux planter ton drapeau sur chaque satellite féminin de ce système solaire ! » Mon ami et associé, qui avait du mal à en séduire une seule, ajouta : « Tu t’assois quelque part, tu regardes, tu bois des verres et hop ! Au bout d’un quart d’heure il y en a déjà deux qui te tournent autour et se trémoussent. »
Il ouvrit de grands yeux, la bouche en cœur, pour imiter l’effet que j’étais supposé produire sur les filles, moment que choisit l’une des serveuses, une petite brune timide et potelée, pour me sourire.
« C’est exaspérant, s’indigna Marcus. Si j’étais elle, j’aurais plutôt la frousse de t’approcher. Avec ta dégaine de géant, ta tête slave et tes yeux délavés…
— Mes yeux ne sont pas délavés ! Ils sont bleu clair…
— Ils sont délavés. Les miens sont bleus, et ils ne leur font pas du tout le même effet. Elles adorent me raconter leur vie, leurs malheurs, leurs parents et leur première dent. J’écoute leurs confidences pendant des semaines, je suis sur le point d’arriver à mes fins, et toi, en un quart d’heure tu deviens leur amant.
— Je ne t’ai jamais piqué personne !
— C’est pire ! Tu ne fais rien pour me les piquer et elles te tombent dans les bras…
— Si tu me disais celles qui te plaisent, je ne les regarderais même pas.
— Je ne veux pas d’une copine qui m’oublie à la minute où tu entres dans la pièce… Elle perd toute valeur pour moi. »

 

 

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19 mars 2017

Voici venir les rêveurs - Imbolo Mbue

Prix Audiolib 2017

Voici venir les rêveurs

Audiolib - Février 2017 - 11h57 - lu par Julien Chatelet

Belfond - août 2016 - 300 pages

traduit de l'anglais (Cameroun) par Sarah Tardy

Titre original : Behold the dreamers, 

Quatrième de couverture :
L'Amérique, Jende Jonga en a rêvé. Pour lui, pour son épouse Neni et pour leur fils Liomi. Quitter le Cameroun, changer de vie, devenir quelqu'un. Obtenir la Green Card, devenir de vrais Américains. Ce rêve, Jende le touche du doigt en décrochant un job inespéré : chauffeur pour Clark Edwards, riche banquier à la Lehman Brothers.

Au fil des trajets, entre le clandestin de Harlem et le big boss qui partage son temps entre l'Upper East Side et les Hamptons va se nouer une complicité faite de pudeur et de non-dits. Mais nous sommes en 2007, la crise des subprimes vient d'éclater. Jende l'ignore encore : en Amérique, il n'y a guère de place pour les rêveurs...
Américaine d'origine camerounaise, Imbolo Mbue puise dans son expérience pour raconter les destins croisés de deux familles que tout semble opposer.

Auteur : Née en 1982, Imbolo Mbue a quitté Limbé, au Cameroun, en 1998 pour faire ses études aux États-Unis. Elle a grandi en lisant les grands auteurs africains : Chinua Achebe, Ngugi wa Thiong’o, mais c’est chez Toni Morrison et Gabriel García Márquez que sa sensation d’être écartelée entre deux cultures a trouvé un écho. S’inscrivant dans la lignée d’Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie ou du Ravissement des innocents de Taiye Selasi, Voici venir les rêveurs, son premier roman, a fait l’objet d’enchères effrénées auprès des plus grands éditeurs américains. Imbolo Mbue vit à Manhattan. 

Lecteur : De formation théâtrale – il a fréquenté le cours de Jean-Laurent Cochet – Julien Chatelet a incarné le rôle de l’inspecteur Portal dans Les Cordier, juge et flic. Artiste complet, il tourne dans de nombreux courts-métrages, est réalisateur et chanteur de rhythm’n blues.

Mon avis : (écouté en mars 2017)
Ce roman raconte l'histoire d'une famille camerounaise émigrée à New York. Jende Jonga a toujours rêvé de l'Amérique, grâce à son cousin il émigre aux États-Unis avec un visa de tourisme. Jende est un jeune homme courageux et travailleur, il espère avoir une vie meilleure que celle qu'il a au Cameroun. Il commence par travailler dur pour faire venir son épouse Neni et leur fils Liomi. Il rêve d'obtenir la Green Card et devenir de vrais Américains. Il réussit à décrocher un travail inespéré comme chauffeur de Clark Edwards, un riche banquier très influent à la Lehman Brothers. Entre les deux hommes, une relation étonnante se crée, une amitié durable et sincère.Pour Neni, l'Amérique c'est pouvoir faire des études, elle espère devenir un jour pharmacienne, elle espère également le meilleur pour Liomi. Mais la vie n’est pas si facile pour les Noirs en Amérique, d'autant que nous sommes en 2007 et la crise est là...
Voilà un roman profondément humain, réaliste et touchant sur le choc des cultures, sur les difficultés de l'exil et de l'intégration...
Une belle histoire pleine de générosité et d'espoir. 
Une lecture audio vraiment passionnante, vivante et haute en couleurs.

Extrait : (début du livre)
ON NE LUI AVAIT JAMAIS DEMANDÉ de porter un costume pour un entretien d’embauche. Jamais dit d’apporter un curriculum vitae. Une semaine plus tôt, il ne possédait d’ailleurs pas de curriculum, quand il s’était rendu à la bibliothèque à l’angle de la 34e Rue et de Madison Avenue et qu’un bénévole lui en avait rédigé un, détaillant son parcours afin de montrer qu’il était un homme aux grandes qualités : fermier responsable du labourage des terres et de la bonne santé des récoltes ; cantonnier chargé de préserver la beauté et la rutilance de la ville de Limbé ; chargé de vaisselle dans un restaurant de Manhattan, veillant à ce que les clients mangent dans des assiettes sans traces ni microbes ; taximan officiel dans le Bronx, responsable du bon acheminement des passagers.

Il n’avait jamais eu à s’inquiéter de savoir si son profil correspondrait, si son anglais conviendrait, s’il passerait pour un homme suffisamment intelligent. Mais ce jour-là, vêtu de son costume croisé vert à fines rayures, celui-là même qu’il portait quand il avait débarqué aux États-Unis, une pensée l’obsédait : serait-il capable de faire impression sur un homme qu’il n’avait jamais rencontré ? Malgré tous ses efforts, il ne pouvait penser à autre chose qu’aux questions qu’on lui poserait, aux réponses qu’il faudrait donner, à la manière dont il devrait marcher, s’exprimer, s’asseoir, aux moments où il faudrait parler, à ceux où il faudrait écouter et acquiescer, aux choses qu’il faudrait dire ou ne pas dire, à la réponse à donner si on l’interrogeait sur son statut dans le pays. Sa gorge devint sèche. Ses mains, moites. Incapable d’attraper son mouchoir dans le métro bondé qui le conduisait dans le centre de Manhattan, il les essuya sur son pantalon.
« Bonjour, s’il vous plaît, dit-il à l’agent de sécurité en entrant dans le hall du building Lehman Brothers. Mon nom est Jende Jonga. Je suis venu voir M. Edwards. M. Clark Edwards. »
L’agent, bouc et taches de rousseur, lui demanda une pièce d’identité que Jende s’empressa de sortir de son portefeuille marron deux volets. L’homme s’en empara, examina le recto puis le verso, leva les yeux vers lui, les baissa vers son costume, sourit et voulut savoir s’il se présentait en tant qu’agent de change ou quelque chose comme ça.
Jende secoua la tête.
« Non, répondit-il sans sourire en retour. Chauffeur.
— Ah, fit le vigile en lui tendant un passe de visiteur. Eh bien, bonne chance. »
Cette fois, Jende sourit.
« Merci, mon frère. Toute cette chance, je vais vraiment en avoir besoin aujourd’hui. »

 challenge12016br
25/18

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26 février 2017

Manuel à l'usage des femmes de ménage - Lucia Berlin

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Masse Critique Babelio

81pvvrW+JqL Grasset - janvier 2017 - 560 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Valérie Malfroy

Titre original : Manual for cleaning women, 2015

Quatrième de couverture :
La publication de 
Manuel à l’usage des femmes de ménage révèle un grand auteur et un destin exceptionnel : Lucia Berlin, mariée trois fois, mère de quatre garçons, nous raconte ses multiples vies en quarante-trois épisodes. Élevée dans les camps miniers d’Alaska et du Midwest, elle a été successivement une enfant solitaire au Texas durant la Seconde Guerre mondiale, une jeune fille riche et privilégiée à Santiago du Chili, une artiste bohème vivant dans un loft new-yorkais au milieu des années 50 et une infirmière aux urgences d’Oakland. Avec un délicat mélange d’humour, d’esprit et de mélancolie, Berlin saisit les miracles du quotidien jusque dans les centres de désintoxication du sud-ouest des États-Unis, elle égrène ses conseils avisés et loufoques tirés de ses propres expériences d’enseignante, standardiste, réceptionniste, ou encore femme de ménage.
Dix ans après la mort de l’auteur, la découverte de Manuel à l’usage des femmes de ménage a constitué un événement littéraire majeur aux États-Unis, puis dans le monde entier. Comparée par la critique américaine à Raymond Carver et Alice Munro, Lucia Berlin est un grand écrivain injustement méconnu, un maître de la narration qui se nourrit du réel pour émerveiller son lecteur. 

Auteur : Lucia Berlin (1936-2004) écrivit sporadiquement dans les années 60, 70 et 80. Son œuvre s’inspire de son enfance dans diverses villes minières de l’Ouest américain, de sa jeunesse extravagante à Santiago du Chili, de ses trois mariages ratés, de son addiction à l’alcool, de ses différents petits-boulots effectués pour subvenir aux besoins de ses quatre enfants. Dans les années 90, désormais sobre et libre de consacrer son temps à l’écriture, elle accepte un poste à l’Université Boulder (Colorado) avant d’être rapidement promue professeur. En 2001, sa santé déclinant, elle s’installe au sud de la Californie pour être près de ses fils.
Elle s’éteint en 2004, à Marina del Rey.

Mon avis : (lu en février 2017)
Ce livre est un recueil de 43 nouvelles, témoignage de la vie bien remplie de l'auteure. C'est une vision très originale des États-Unis. L'univers de Lucia Berlin, ce sont les décennies 1950-1970, dans une laverie automatique, à un arrêt de bus, dans un hôpital, dans un parking... L'auteure raconte ses multiples vies de femme de ménage, de secrétaire médicale, de professeure...
Les nouvelles sont réalistes, variées, originales, vivantes...
Je ne m'attendais pas à recevoir un livre de plus de 500 pages, il m'a fallut donc un peu de temps pour le lire, nouvelles après nouvelles et je n'ai pas eu le temps de terminer ce livre.
C'est très bien écrit (bravo à la traductrice qui a su mettre en valeur l'écriture de l'auteure), je regrette un peu le manque de continuité dans toutes ses nouvelles.

Merci Babelio et les éditions Grasset pour cette découverte.

Extrait : (début du livre)
Un grand et vieil Indien en Levi’s délavé et belle ceinture zuni. Longs cheveux blancs, retenus par un bout de ficelle framboise sur la nuque. Ce qui est étrange, c’est que pendant à peu près une année on se trouvait au lavomatic toujours au même moment. Mais pas aux mêmes moments. Par exemple, j’y allais certaines fois le lundi à sept heures du matin ou le vendredi à six heures et demie du soir et il était déjà là.
Mme Armitage, c’était différent, même si elle était vieille aussi. C’était à New York, au San Juan, dans la 15e Rue. Portoricains. Mousse qui déborde par terre. J’étais alors une jeune mère et je lavais les couches le jeudi matin. Elle habitait au-dessus de chez moi, au 4-C. Un jour à la laverie elle m’avait donné une clé en disant que si je ne la voyais plus le jeudi c’est qu’elle serait morte alors aurais-je l’obligeance de venir découvrir son cadavre ? C’est terrible de demander ça à quelqu’un ; en plus, j’étais obligée de faire ma lessive le jeudi, à l’époque.
Elle est morte un lundi et je ne suis jamais retournée au San Juan. C’est le concierge qui l’a trouvée. J’ignore dans quelles circonstances.
Pendant des mois, au Angel’s, l’Indien et moi, on ne s’est pas parlé mais on se tenait côte à côte sur des chaises jumelées en plastique jaune, comme dans les aéroports. Elles glissaient sur le lino déchiré, on en avait mal aux dents.
En général, il sirotait du Jim Beam tout en regardant mes mains. Pas directement, mais dans le miroir en face, au-dessus des lave-linge Speed Queen. Au début, ça m’était égal. Un vieil Indien qui regarde mes mains dans ce miroir sale, entre un jaunissant REPASSAGE 1,50 DOLLAR LA DOUZAINE et des « prières de la sérénité » orange fluo. 
MON DIEU DONNEZ-MOI LA SÉRÉNITÉ DACCEPTER LES CHOSES QUE JE NE PEUX PAS CHANGER. Et puis j’ai commencé à me demander s’il avait un truc spécial avec les mains. C’était énervant, d’être observée en train de fumer ou de se moucher, de feuilleter des magazines vieux de plusieurs années. Lady Bird Johnson descendant les rapides.
Finalement, il m’a surprise à observer mes propres mains. Il en souriait presque de m’avoir pincée. Pour la première fois, nos regards se croisaient dans la glace, sous NE PAS SURCHARGER LES MACHINES.
Il y avait de la panique dans mes yeux. Je les ai sondés avant d’en revenir à mes mains. Affreuses taches de vieillesse, deux cicatrices. Mains pas indiennes, nerveuses, esseulées. J’y voyais des enfants, des hommes et des jardins.

 

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08 février 2017

Jeux de miroirs - E.O. Chirovici

Lu en partenariat avec les éditions Les escales

41YHifAsGyL Les escales - janvier 2017 - 304 pages

traduit de l'anglais par Isabelle Maillet

Titre original : The book of mirrors, 2017

Quatrième de couverture : 
Un agent littéraire, Peter Katz, reçoit un manuscrit intitulé Jeux de miroirs qui l'intrigue immédiatement. En effet, l'un des personnages n'est autre que le professeur Wieder, ponte de la psychologie cognitive, brutalement assassiné à la fin des années quatre-vingt et dont le meurtre ne fut jamais élucidé. Se pourrait-il que ce roman contienne des révélations sur cette affaire qui avait tenu en haleine les États-Unis ? 
Persuadé d'avoir entre les mains un futur best-seller qui dévoilera enfin la clef de l'intrigue, l'agent tente d'en savoir plus. Mais l'auteur du manuscrit est décédé et le texte inachevé. Qu'à cela ne tienne, Katz embauche un journaliste d'investigation pour écrire la suite du livre. Mais, de souvenirs en faux-semblants, celui-ci va se retrouver pris au piège d'un maelström de fausses pistes. 
Et si la vérité n'était qu'une histoire parmi d'autres ? 

Auteur : E.O. Chirovici est un écrivain roumain, auteur de nombreux best-sellers dans son pays. Jeux de miroirs est son premier roman traduit en français.

Mon avis : (lu en février 2017)
J'ai accepté de recevoir ce livre tout d'abord pour mon Challenge Voisins Voisines (l'auteur est roumain, et c'est une nationalité très rarement sinon jamais lue pour ce challenge...), ensuite j'étais intriguée par le bandeau "le roman évènement" (parfois, c'est trompeur...). Je vous rassure tout de suite, je n'ai pas été déçue, c'est un livre plutôt réussi. 
Peter Katz, agent littéraire reçoit un manuscrit inachevé qui revient sur un fait divers non élucidé : le meurtre de Joseph Wieder, un professeur de l’université de Princeton mondialement reconnu pour ses recherches sur la mémoire et sur la formation des souvenirs. Cet assassinat a eu lieu dans la nuit du 21 au 22 décembre 1987 et il n'a jamais été élucidé. Peter espère que ce manuscrit pourrait devenir un succès de librairie, il cherche alors à contacter l'auteur, Richard Flynn, pour découvrir la fin de l'histoire... Mais Richard Flynn vient de décéder et Peter ne retrouve aucune trace du manuscrit. Pour faire la lumière sur l'affaire Joseph Wieder, Katz engage John Keller, un journaliste d’investigation, pour enquêter sur tous les personnages ­encore vivants cités dans le manuscrit. Il fera ensuite appelle à Roy Freeman, un ancien policier qui, à  l'époque, avait été déjà sur l'enquête...

Cette enquête à trois voix est passionnante, il faut démêler le vrai du faux, c'est également une réflexion sur la mémoire, les souvenirs, les apparences sont souvent trompeuses... Jusqu'à la fin du livre le lecteur s'interroge...

Merci Anaïs et les éditions Les escales pour cette lecture passionnante et troublante...

Extrait : (début du livre)
J’ai reçu la proposition de manuscrit en janvier, au moment où tout le monde à l’agence tentait de se remettre d’une bonne gueule de bois post-festivités.
Le mail, qui avait adroitement échappé au dossier du courrier indésirable, s’était retrouvé dans ma boîte de réception, parmi des dizaines d’autres en attente. Au premier coup d’œil, la lettre d’accompagnement a piqué ma curiosité, alors je l’ai imprimée, de même que l’extrait du texte envoyé en pièce jointe, puis j’ai rangé le tout dans un tiroir de mon bureau. Occupé comme je l’étais à négocier un contrat, j’ai totalement oublié l’existence de ces pages. C’est seulement à la fin du mois, à la veille du week-end prolongé par le Martin Luther King Day, que je les ai redécouvertes au milieu de ma pile de documents à lire pendant ces trois jours.
La lettre, signée « Richard Flynn », était ainsi formulée : 

Cher Peter,

Je m’appelle Richard Flynn et, il y a vingt-sept ans, j’ai obtenu une licence d’anglais à Princeton. Je rêvais de devenir écrivain, j’ai publié quelques nouvelles dans des revues et même écrit un roman de trois cents pages, que j’ai abandonné après avoir essuyé un certain nombre de refus de la part d’éditeurs (et qu’avec le recul je trouve moi-même médiocre et ennuyeux). Par la suite, j’ai décroché un poste dans une petite agence de publicité du New Jersey et je suis toujours resté dans ce secteur d’activité. Au début, je parvenais presque à me convaincre que la publicité se rapprochait de la littérature et que je retournerais un jour à mes premières amours. Il est évident aujourd’hui que ce n’est pas arrivé. Je crois que, pour la plupart d’entre nous, devenir adulte signifie hélas acquérir la faculté d’enfermer ses rêves dans une boîte et de la jeter dans l’East River. Je n’étais manifestement pas destiné à être l’exception qui confirme la règle. 
Or, il y a quelques mois, j’ai fait une découverte importante, qui m’a remis en mémoire une série d’événements dramatiques survenus au cours de l’automne et de l’hiver 1987, pendant ma dernière année à Princeton. Vous croyez avoir oublié quelque chose – un événement, une personne ou une situation – et puis, brusquement, vous vous rendez compte que vos souvenirs prenaient la poussière dans un recoin de votre esprit mais qu’ils ont toujours été là, aussi nets que s’ils dataient de la veille. Vous voyez ce que je veux dire ? Une image me vient à l’esprit : vous sortez un objet d’un vieux placard bourré de rebuts, et tout vous tombe dessus d’un coup. C’est exactement ce qu’il s’est produit.
Cette révélation a eu sur moi l’effet d’un détonateur. Une heure après, je réfléchissais toujours à sa signification. Je me suis assis à mon bureau et, submergé par les réminiscences, j’ai commencé à écrire. Il était plus de minuit quand j’ai arrêté et j’avais déjà tapé plus de cinq mille mots. J’avais l’impression de me redécouvrir après m’être complètement oublié. Au moment de me brosser les 
dents, il m’a semblé voir une personne différente dans la glace.

Pour la première fois depuis bien longtemps, je me suis endormi sans avoir pris de somnifère. Le lendemain, après avoir appelé l’agence pour dire que j’étais malade et que je serais certainement arrêté deux semaines, je me suis remis à mon texte.
Les détails de ces mois de 1987 me sont revenus avec une telle force et une telle acuité qu’ils sont rapidement devenus plus prenants que la réalité de mon quotidien. C’était comme si j’émergeais d’un long sommeil, durant lequel mon esprit s’était secrètement préparé au jour où je raconterais ces événements impliquant trois protagonistes : Laura Baines, le professeur Joseph Wieder et moi.

Challenge Voisins Voisines 
voisins_voisines2017
Roumanie

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04 février 2017

Le Voyage de Phoenix - Jung

le voyage de phoenix Soleil - octobre 2015 - 320 pages

Quatrième de couverture :
3 destins s'entrecroisent : Jennifer, fille d'un soldat américain passé en Corée du Nord. Fille d'un père absent, communiste et traître, l'Amérique la rejette. Elle consacre sa vie à un orphelinat de Séoul. Aron adopte un petit garçon et s'attache tant à lui qu'il délaisse sa fille ; il s'enfonce dans la dépression lorsque son fils tombe gravement malade. Doug, le meilleur ami d'Aron, est militaire et orphelin depuis longtemps. C'est lui qui a poussé Aron à adopter. Il se sent responsable de ce qui se passe.

Auteur : Sik Jun Jung est né le 2 décembre 1965 à Séoul, en Corée. Adopté par une famille belge en 1971, il prend pour nom d'adoption Jung Henin. Il suit des études d'Humanités Classiques (latin et mathématiques) à l'Athénée Royal de Rixensart, avant de fréquenter un an, en 1985, l'atelier Saint-Luc de Bruxelles. Il étudie ensuite à l'académie des Beaux-Arts de Bruxelles, en section Illustration. Parallèlement, il fait un bref passage dans le dessin animé, à la Cambre. C'est en 1987 que sa carrière prend un tournant décisif, puisqu'il rencontre Marc Michetz, qui le présente au magazine Spirou. Cela lui permet d'illustrer quelques courts récits dans Spirou et Tintin. Il travaille alors quelques mois dans l'atelier d'Yslaire et de Darasse, et illustre aussi les couvertures du Belgian Business Magazine. En 1991, Jung publie le premier des quatre tomes de Yasuda, chez Hélyode-Lefranc. La finalité de ses dessins est pour lui de faire transparaître des émotions, des sentiments, avec des personnages bien présents, vivants. En 1997, en collaboration avec Martin Ryelandt, il réalise La Jeune Fille et le Vent, aux éditions Delcourt. L'univers asiatique de cette série d'heroïc-fantasy est un retour à ses origines coréennes, et le fantastique lui permet de renforcer le côté évocateur de son dessin, notamment pour le héros : le Vent. Il signe avec Kwaïdan son premier scénario, une nouvelle série qui frappe par la beauté des couleurs directes et la poésie subtile et raffinée qui émane de ce conte nippon.

Mon avis : (lu en janvier 2017)
Dans cette BD, le lecteur suit plusieurs personnages qui vont se croiser. Il y a Jennifer, la fille d'un soldat américain qui est passé en Corée du Nord. Son père a toujours été absent et considéré comme un traître. Elle quitte donc les Etats-Unis pour aller à Séoul et se consacrer à un orphelinat. Il y a Aron, avec sa femme Helen, sur l'idée de Doug, militaire et le meilleur ami d'Aron, ils ont adopté Kim, un petit garçon venant de l'orphelinat de Jennifer. Malheureusement, Kim tombe gravement malade. 
Il y a enfin, un jeune Coréen du Nord qui cherche à s’échapper du camp où il est enfermé depuis dix-sept ans et à regagner la Corée du Sud...
Il est donc question de beaucoup de sujets chers à l'auteur dans cette bande dessinée, l’adoption, le déracinement, la famille, les Corées... 
Toutes ses histoires sont passionnantes, les personnages principaux sont attachants et les dessins sont magnifiques. 
J'ai cependant un bémol sur l'articulation des différentes histoires... 

Extrait :

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Déjà lu du même auteur :

couleur_de_peau_miel_tome1 Couleur de peau : miel, tome 1 CouleurDePeauMiel2 Couleur de peau : miel, tome 2 

tome_3_couv_couleur_peau_miel Couleur de peau : miel, tome 3

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14 décembre 2016

Lucky Luke : La Terre promise - Achdé et Jul d'après Morris

La-terre-promise Lucky Comics - novembre 2016 - 48 pages

Présentation éditeur :
Enfin le grand retour de Lucky Luke ! Dans La Terre Promise, Jul et Achdé ont assigné une mission rocambolesque à l'éternel justicier. Lucky Luke doit escorter toute une famille de juifs d'Europe de l'Est à peine débarqués du bateau à Saint Louis jusqu'aux confins de l'Ouest sauvage ! Jusqu'alors, l'homme qui tire plus vite que son ombre avait déjà côtoyé de sacrés originaux. Un prince russe dans Le Grand Duc, un aristocrate anglais dans Le Pied-Tendre, un psychanalyste viennois dans La Guérison des Dalton... Mais lorsque son copain Jack-la-Poisse le supplie de s'occuper de ses parents (à qui il n'a pas osé avouer qu'il était cow-boy et qui le croient avocat à New-York), Lucky Luke n'écoute que son coeur. Avec un grand-père religieux obsédé du shabbat, une mamma décidée à gaver Lucky Luke de carpe farcie, une jeune fille prude qui cherche le mari idéal (avocat ou médecin, mais bon, cow-boy ça va aussi), et un gamin turbulent plus intéressé par le Far-West que par sa Bar Mitsvah, le voyage promet d'être long. Desperados, 
joueurs de poker, attaques d'indiens féroces (la tribu des "Pieds Noirs" a mauvaise réputation), tout l'univers de Lucky Luke va être confronté à ce choc des cultures. Mais à la fin du voyage, c'est autant notre cow-boy solitaire que sa nouvelle famille d'adoption qui auront appris à surmonter les épreuves et les préjugés.

Auteurs :  Achdé, de son vrai nom Hervé Darmenton, né le 30 juillet 1961 à Lyon, est un scénariste et dessinateur de bande dessinée français. Son pseudonyme vient de ses initiales, H-D. Depuis le décès de Morris en 2001, il dessine la série Lucky Luke.
Jul (de son vrai nom Julien Berjeaut) est né en 1974. Après Normale sup et une agrégation, il devient professeur d'histoire chinoise à l'université avant de s'orienter vers le dessin de presse. Il entre au Nouvel Observateur en 1998, puis dessine à la Dépêche du midi, à Marianne et à partir de 2000 pour Charlie Hebdo. Depuis, il collabore également à Lire, à Philosophie Magazine, à l'Huma, aux Echos ou encore à Fluide Glacial. En 2005, il publie son premier album Il faut tuer José Bové, une plongée délirante dans la jungle altermondialiste. L'ouvrage est plébiscité par les lecteurs. En 2006, son deuxième album La croisade s'amuse parodie le choc des civilisations.En 2007, le Guide du Moutard pour survivre à 9 mois de grossesse reçoit le Prix Goscinny. La planète des sages, encyclopédie mondiale des philosophes et des philosophies écrite avec Charles Pépin, a marqué l'année BD 2011. En 2009, il publie chez Dargaud sa première série Silex and the City. 4 tomes et une première saison animée plus tard, plus de 300 000 exemplaires ont été vendus et la série vue par des millions de téléspectateurs.

Mon avis : (lu en décembre 2016)
René Goscinny et Morris avaient déjà traité de l'immigration des Russes (Le grand Duc), des Chinois (La bataille du riz)... Dans cet album des 70 ans de Lucky Lucke, Jul a écrit un scénario dans l'esprit des meilleurs albums de Morris en imaginant une aventure autour de l'arrivée des premiers juifs de l’Ouest américain.
Lucky Luke est chargé par « Jack la Poisse », un ami cow-boy qui s’avère être juif, de convoyer sa famille ashkénaze venant de Galicie, de Saint Louis (Missouri) à Chelm City (Montana). Durant ce voyage avec la famille Stern, Lucky Luke va découvrir toutes les particularités de la culture juive, les interdits alimentaires, la musique et bien sur la mère juive... Le dessin d’Achdé est très fidèle à celui de Morris et les dialogues sont plein d'humour, de références au cinéma ou à l’Histoire. Un album réussi !

Extrait : 

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01 novembre 2016

La mort nomade – Ian Manook

Lu en partenariat avec Albin Michel 

ppm_medias__image__2016__9782226325846-x Albin Michel – septembre 2016 – 432 pages

Quatrième de couverture :
Usé par des années de lutte stérile contre le crime, l'incorruptible commissaire Yeruldelgger a quitté la police d'Oulan-Bator. Plantant sa yourte dans les immensités du désert de Gobi, il a décidé de renouer avec les traditions de ses ancêtres. Mais sa retraite sera de courte durée. Deux étranges cavalières vont le plonger bien malgré lui dans une aventure sanglante qui les dépasse tous. Eventrée par les pelleteuses des multinationales, spoliée par les affairistes, ruinée par la corruption, la Mongolie des nomades et des chamanes semble avoir vendu son âme au diable !
Des steppes arides au coeur de Manhattan, du Canada à l'Australie, Manook fait souffler sur le polar un vent plus noir et plus sauvage que jamais. 

Auteur : Ian Manook a sûrement été le seul beatnick à traverser d'Est en Ouest tous les États-Unis en trois jours pour assister au festival de Woodstock et s'apercevoir en arrivant en Californie qu'il s'ouvrait le même jour sur la côte Est, à quelques kilomètres à peine de son point de départ. C'est dire s'il a la tête ailleurs. Et l'esprit voyageur ! Journaliste, éditeur, publicitaire et désormais romancier, Yeruldelgger est son premier roman, et le premier opus d'une série autour du personnage éponyme qui nous conduit des steppes oubliées de Mongolie aux bas-fonds inquiétants d'Oulan-Bator.

Mon avis : (lu en octobre 2016)
C'est la troisième 
et dernière aventure de Yeruldelger. Pour ma part, je n'ai pas lu la seconde par manque de temps... Ce dernier a quitté la police d'Oulan-Bator, il s'est réfugié dans sa yourte au milieu de l'immensité du désert de Gobi pour renouer avec les traditions de ses ancêtres. Et voilà que deux étranges cavalières viennent le déranger dans sa retraite...
J'ai moins aimé cette épisode que premier, car au début j'étais perdu par la multitude de personnages, de meurtres, d'évènements un peu partout autour de la Terre : dans les steppes arides de la Mongolie, au cœur de Manhattan, au Canada, en Australie... Puis peu à peu le puzzle se met en place et je comprends mieux l'intrigue de cette histoire centrée sur la corruption et les multinationales qui exploitent sans état d'âme les mines de la Mongolie, n'hésitant pas à défigurer un pays pour des profits. Les morts sont nombreux, la violence est là sans oublier les rebondissements et les traditions de Mongolie...
J'aime toujours beaucoup le personnage de Yeruldelger avec ses défauts, ses qualités et sa complexité, je lirai donc certainement un jour l'épisode 2.

Merci Aurore et les éditions Albin Michel pour cette lecture palpitante et dépaysante

 

Extrait : (début du livre)
Le petit combi russe bleu tout-terrain crapahutait, en équilibre instable, vers la ligne de crête. En dodelinant dangereusement, sa carcasse peinturlurée écrasait sous ses pneus ramollis des cailloux chauds qui fusaient en cognant sous le châssis. La pente et les soubresauts décidaient de sa trajectoire plus que les efforts du chauffeur, cramponné de ses mains d’ogre au fin volant de bakélite ivoire.
– On va finir par verser et rouler jusque dans la vallée si tu continues comme ça. Et c’est moi qui suis à la place du mort.
Al éclaboussait de Chinggis tiède son T-shirt Yes We Khan à chaque couinement des ressorts à lame de la suspension malmenée.
– Si on verse, tout le monde meurt, philosopha Zorig, son corps de géant voûté pour tenir dans l’habitacle, les genoux dans le volant et la tête contre le pare-brise. Mais ça n’arrivera pas. Ces engins-là c’est comme des tiques. Ça suce la route et ça ne la lâche plus. 
– Sauf le jour où tu nous as fait basculer dans le lac Airag, au sud de Khyargas, rappela Naaran, cramponné au skaï de la banquette arrière, la tête cognant contre la tôle de métal brut.
– Ce jour-là, c’était les freins.
– Et la ravine, dans le Khangai Nuruu ? insista Erwan, brinquebalé par les chahuts cahotiques du van. C’était les freins aussi peut-être ?
– Ce jour-là c’était les pneus ! bouda Zorig.
– Et la sortie de piste sur la route de Tchor ? Tu te souviens, la longue piste bien droite et toute plate, c’était quoi déjà ?
– …
– C’était pas les éléphants, par hasard ?
Tous éclatèrent de rire, sauf Zorig, vexé, qui s’abîma dans sa conduite erratique.
– Ce jour-là, tu nous as bien jetés dans un dévers pour éviter un éléphant, non ?
– Et alors, je me suis trompé, ça arrive, non ? Je sais bien qu’il n’y a pas d’éléphants dans la steppe. Je ne suis pas aussi con que ça. Ça devait être autre chose, un yack, ou un chameau, je ne sais plus. J’étais fatigué.
– Fatigué ? Ivre, oui ! Rétamé, cuivré comme une bassine à myrtilles, plein comme une vessie de yack ! Tu devrais me laisser le volant, s’inquiéta Naaran.
– Jamais de la vie. C’est mon UAZ. C’est moi qui le conduis.
– Zorig, s’il n’y a rien de praticable de l’autre côté de cette crête, on ne pourra jamais faire demi-tour, pas même marche arrière.
– On pourra. Il passe partout. Et puis il y a toujours quelque chose après les choses.
C’était une sentence à la Zorig. Une affirmation non discutable à laquelle le futur donnait quelquefois raison. Al, Naaran et Erwan cherchèrent une réplique pour le principe, mais ce qu’ils découvrirent en atteignant la crête les laissa sans voix. Zorig stoppa le van dans un soubresaut qui faillit les faire glisser dans le ravin et colla son visage de colosse contre le pare-brise constellé d’impacts.
– Magnifique, siffla-t-il entre ses dents.
– Macabre, oui, murmura Al.
– Morbide, corrigea Naaran depuis le siège arrière.
– C’est quoi la différence ? s’enquit Erwan en glissant la tête entre les épaules de Zorig et d’Al pour mieux voir.
– Macabre évoque une mort dans des circonstances tragiques, alors que morbide n’a rien à voir avec la mort. C’est juste quelque chose de malsain et d’anormal, expliqua Al.
– Alors c’est plutôt morbicabre, trancha Zorig.
– Et beau.
– Morbicabre et beau, approuvèrent les autres en descendant du van.
Devant eux, l’homme nu était allongé sur le dos, comme enroulé sur un rocher. Son corps, cambré au-delà du probable, épousait très exactement la forme de la pierre presque ronde. Jusqu’à sa nuque. Jusqu’à ses bras désarticulés aux épaules et tendus au-delà de sa tête renversée, lestés par une lourde pierre au bout d’une corde nouée à ses poignets. D’un côté ses pieds étaient attachés à la base du gros rocher et de l’autre cette pierre immobile pendait dans le vide et l’étirait, cintré, sur le rocher lisse.
– Il est mort ? demanda Erwan sans oser s’approcher.
– Qui a fait ça ? gronda Zorig.
– Je n’en sais rien. Une sorte de crime rituel peut-être…
– Je ne parle pas de ce mec, je parle de mes dessins !

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12/18

Déjà lu du même auteur :

9782356418470-T Yeruldelgger 

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10 septembre 2016

Festival America - Vincennes

Affiche-2016

Hier, j'ai passé mon après-midi au Festival América 
qui a lieu à Vincennes (94) du 8 au 11 septembre 2016

J'ai commencé par découvrir deux expositions de photos visibles dans la rue :

"Attractions américaines"
photographies de Nicolas Auvray 
du 29 août au 16 septembre
(à côté du RER Vincennes)

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A gauche : Café Roka II (Autoportrait) - Arizona, Bisbee, Cochise County
A droite : American Spring Water - Louisiane, sur la route de Bâton-Rouge, 2008

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A gauche : "Open for Business" – army recruiting center – New York, Manhattan, Time Square, 2009
A droite : Stagecoach – Utah/Arizona, Monument Valley, 2010

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A gauche : Floating Cowboy hats – Arizona, Tombstone, Fall 2012
A droite : Amish and the Bull Auction – Pennsylvania, Lancaster area, Pâques 2007

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A gauche : Groupe paroissial effectuant une reconstitution de la nativité – Californie, Los Angeles, Griffith Park, 2011
A droite : Dancers at the Mermaid parade – New York, Coney Island, 2012

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A gauche : City scape – New York, Manhattan, 2009
A droite : Bryce Canyon – Utah, Bryce Canyon, 2000

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 Monument Valley à l’aube – Arizona, Monument Valley, 2013
Wonderland skyline – New York, Manhattan, au crépuscule, depuis Greenwich Village, 2015

 

"Amérique, des écrivains en liberté"
photographies de Jean-Luc Bertini
du 5 au 11 septembre
(à côté de l'Hôtel de Ville)

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Laura Kasischke – Michigan

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Jim Harrison (1937-2016) – Réserve Navajo, Arizona

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Louise Erdrich – Réserve Sioux-Assiniboine, Poplar, Montana

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Craig Johnson – Butte, Montana

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David Treuer – Réserve Indienne Leech Lake, Minnesota

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Richard Ford – Havre, Montana

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Ian Levison – Chicago, Illinois

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David Vann – Près de Palm Springs, Californie

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Perceval Everett – San Francisco, Californie

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Grand Valley, Michigan – Marilynne Robinson

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 Nouveau Mexique

 

Puis j'ai passée l'après-midi dans la salle des fêtes de la Mairie, autour d'une petite table
au premier rang pour plusieurs Café des Libraires.
Animé par Maëtte Chantrel, autour d'un thème, les auteurs sont interrogés
par un ou une libraire pour présenter leurs derniers livres parus en France.

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Maëtte Chantrel

Au cours de chacune de ces rencontres, la première page de chaque livre présenté était lu par les Sorbonne Sonore, étudiants de l'Université Paris Sorbonne (Paris IV) formés par Les Livreurs

Le premier Café des Libraires sur le thème "Café noir" 
animé par Renaud Junillon (Librairie Lucioles, Vienne)
avec Thomas H. Cook, Héctor Tobar et Don Winslow.
(ce dernier a été malheureusement obligé d'annuler
au dernier moment sa venue au Festival America)

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    Héctor Tobar                                           Thomas H. Cook

Jaguar Sur les hauteurs cartel


Ce Café des Libraires m'a donné envie de découvrir les 3 livres présentés.
J'avais déjà lu les deux auteurs présents. J'ai beaucoup aimé les 3 livres lus de Thomas H. Cook 
et j'avais déjà l'intention de lire son dernier. Héctor Tobar a un regard différent sur Los Angeles,
le livre présenté est son premier roman.

 

Le deuxième Café des Libraires sur le thème "Du réalisme en littérature"
animée par Béatrice Leroux (Librairie Gibert Jeune, Paris 5e)
avec Ann Beattie, Alice McDermott et Willy Vlautin

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        Ann Beattie                                               Alice McDermott

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Willy Vlautin

Letat ou nous sommes Someone Ballade pour Leroy

Cette rencontre m'a donné envie de découvrir "Ballade pour Leroy" et "Someone"
J'ai aimé entendre parler Alice McDermott dont la diction parfaite m'a permis
de la comprendre presque sans l'aide de la traductrice...
Willy Vlautin était très expressif et plein d'humour.

 

Le troisième Café des Libraires sur le thème "Au nom de l'amour"
animé par Christophe Danielle (Librairie de la 25ème heure, Paris 15e)
avec Megan Abbott, Laird Hunt et Atticus Lish

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Laird Hunt                                                  Megan Abbott 

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Atticus Lish

neverhome Abbott-Avantquetout Parmi les loups

Megan Abbott était très souriante et m'a donné envie de découvrir ses livres.
Atticus Lish est plus bizarre, mais d'après les libraires, il faut absolument découvrir son livre !
Bravo, Laird Hunt qui s'est exprimé dans un très bon français !
Je lirai certainement son livre qui est dans ma LAL depuis l'année dernière...

 

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Avant de repartir, je fais un petit tour du Salon du Livre
pour une récolte de quelques marque-pages,
un arrêt pour discuter sur le stand de la Librairie du Québec 
et y faire l'achat d'un livre : La vie comme une image - Jocelyne Saucier

J'ai passé une très bonne après-midi, dépaysante et enrichissante...

Catalogue du Festival America 2016

Programme Frestival America 2016

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