28 février 2014

Si tu meurs, elle reviendra - Maud Tabachnik

Lu en partenariat avec les éditions Flammarion

Tabachnik Flammarion - janvier 2014 - 187 pages

Quatrième de couverture :
Francis O'Mara a tout perdu. 
Sa fille adorée, la chair de sa chair, sa fierté, sa raison d'être, lui a été brutalement enlevée. 
Francis se fait alors le serment de retrouver le meurtrier pour venger sa fille. 
Dans le fond de la nuit, au milieu d'un océan glacial, déchaîné, les vents de l'Enfer entendent sa promesse...

Auteur : Maud Tabachnik commence sa carrière en tant que kinésithérapeute. Elle est passionnée de cinéma et surtout de lecture et de poésie. Elle écrit son premier roman, La Vie à fleur de terre, en 1991. Ses thrillers politiques sont un coup de poing dans l'univers typiquement machiste des auteurs de polars. Plusieurs de ses romans policiers se déroulent aux Etats-Unis car, dit-elle, "c'est un pays où tout peut arriver". Elle a publié Dans l'ombre du monde, dans lequel Maud Tabachnik nous livre un état du monde d'aujourd'hui, dans ce qu'il a de plus noir et de plus insaisissable.

Mon avis : (lu en février 2014)
C'est ma deuxième troisième lecture de Maud Tabachnik, j'avais oublié la première... et la seconde m'avait laissée un souvenir désagréable car trop horrible et insoutenable. En acceptant de lire ce livre destiné aux ados, je me suis dit que je ne prenais pas trop de risques.
Ce livre nous raconte une histoire triste et sombre. La veille de ses 25 ans, à Froggie en Ecosse, Patricia O'Mara se fait tuer par un chauffard qui prend la fuite sans lui porter secours. Les parents de la jeune fille sont inconsolables. N'ayant qu'une trace de pneu comme indice, la police piétine dans l'enquête et Francis O'Mara décide de trouver lui-même le meurtrier de sa fille unique. Il prend la route vers le nord de l'Ecosse et les falaises d'Aberdeen avec au large les plateformes pétrolières de la mer du Nord.
La thématique de ce livre, c'est la vengeance mais également les relations père-fille.
J'ai beaucoup aimé les descriptions de l'Ecosse, ses paysages, son climat, son atmosphère, et même ses fantômes...
L'intrigue peut sembler simpliste mais le final m'a fait changer d'avis... Le personnage du père est vraiment touchant.
La conclusion de cette histoire est surprenante, je ne sais pas comment elle peut être ressentie par un ou une adolescente...
Je pense que ce livre est destiné à des adolescents ou adolescentes de 14 ans et plus car c'est un roman noir et sombre.

Merci Brigitte et les éditions Flammarion pour m'avoir permise de découvrir ce roman.

Autre avis : Argali

Extrait : (début du livre)
La famille O'Mara occupe une maison typique de la région, étroite et haute, construite en pierres de granit par la famille de Maureen O'Mara et transmise depuis des générations à la fille aînée.
On accède aux étages par un joli escalier extérieur, moins que confortable il est vrai en période hivernale, où, si on néglige de se cramponner à sa rampe en fer, on a toute chance de se retrouver en tas à son pied, mais charmante avec les roses trémières qui l'été l'entourent de leurs hampes fleuries.
Francis O'Mara est un menuisier ébéniste apprécié. Sa femme, Maureen, est gérante d'une des deux librairies que compte Froggie. Et ils ont une fille, Patricia, qui est la prunelle de leurs yeux.
Mme O'Mara avait trente-six ans quand enfin elle accoucha de la plus jolie petite fille du comté et peut-être même d'Écosse, d'après ses géniteurs qui ne pouvaient contenir leur joie et leur fierté. Ils en ont maintenant tous les deux soixante, et sont toujours aussi
inconditionnels.
Et demain, cette si gracieuse Patricia revient dans sa maison natale après une année entière passée à Londres où, malgré son jeune âge, elle a occupé un important poste financier à la City. Si accaparant, toutefois, que son père et sa mère ne purent la voir que trois fois dans l'année quand ils descendirent à la capitale anglaise, que, en ce qui les concerne et en tant
qu'authentiques Écossais, ils exècrent.
Patricia vient fêter avec eux son vingt-cinquième anniversaire et l'obtention de son master international juridique et financier. Ses parents lui ont préparé une fête qui a fait se demander à leurs amis ce qu'ils feront pour son mariage.
Francis et Maureen se sont saignés aux quatre veines pour envoyer leur fille dans lesmeilleures écoles du royaume. Francis n'a pas compté ses week-ends de travail et avec Maureen leurs courtes vacances ont le plus souvent consisté en visites dans leurs familles, pendant que Patricia était envoyée dans différents pays d'Europe pour y apprendre les langues, passant également une année aux États-Unis dans une école de gestion marketing bien au-dessus de leurs moyens.

Déjà lu du même auteur : 

un__t__pourri Un été pourri le_cinqui_me_jour_p1 Le cinquième jour

  Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Verbe" (3)

92737225_o
Challenge Rentrée Hiver 2014

Challenge Trillers et Polars
 88054471_o
catégorie "Même pas peur" :  22/25

Posté par aproposdelivres à 07:24 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


28 décembre 2013

Tony Hogan m'a payé un ice-cream soda avant de me piquer maman - Kerry Hudson

Lu en partenariat avec les éditions Philippe Rey

A paraître le 2 janvier 2014

book_231 Philippe Rey - janvier 2014 - 300 pages

traduit de l'anglais (Écosse) par Florence Lévy-Paoloni

Titre original : Tony Hogan bought me an ice-cream float before he stole my ma, 2012

Quatrième de couverture : 
Accueillie dans ce monde par une flopée d'injures, la petite Janie Ryan est vite projetée au milieu de cris, de fumées de cigarettes, de vapeurs d'alcool,mais aussi de beaucoup d'amour.
Dans une langue saisissante et originale, elle remonte à ses premiers jours pour nous raconter sa jeunesse écossaise, de centres d'accueil en HLM minables et autres bed and breakfasts douteux… Alcool, drogue, fins de mois difficiles et beaux-pères de passage : rien ne lui est épargné. Mais, toujours prête à en découdre, Janie se débat, portée par un humour féroce et la rage de se construire une vie correspondant à ses attentes.
Kerry Hudson réussit ici l’exploit d’être à la fois drôle et triste, tendre mais jamais larmoyante. 
Un premier roman ébouriffant, comme son héroïne.

Auteur : Kerry Hudson est né à Aberdeen. Avoir grandi dans une succession de HLM, bed and breakfast et parcs de caravanes lui a fourni la matière de son premier roman. Elle vit, travaille et écrit à Londres. 

Mon avis : (lu en décembre 2013)
J'ai eu envie de découvrir ce livre en premier lieu car ce titre très long que l'on arrive pas à retenir est intrigant... La quatrième de couverture m'a également attirée.
« Sors de là, putain de foutue petite morveuse ! », c'est par ces mots que Janie Ryan fut accueillie à sa naissance par Iris, sa mère... Quel charmant accueil !
Janie est la narratrice de ce livre, elle nous raconte sa vie depuis sa venue au monde. Elle est arrivée dans une drôle de famille... alcool, cigarettes, drogue voilà l'ambiance... Iris aime vraiment sa fille, mais elle n'est pas vraiment à la hauteur. De B&B miteux en HLM dans des quartiers difficile, elle trimballe sa fille de petites villes en petites villes. Iris survie grâce aux aides sociales et les fins de semaines sont difficiles. Elle choisit de vivre avec des hommes violent comme Tony ou incapable de subvenir aux besoins de la famille comme Doug le père de Tiny, la petite soeur de Janie... 
Et Janie nous décrit tout cela avec ses mots et sa naïveté d'enfant. Très tôt, elle devient autonome pour survivre dans ce monde de misère. Lorsque sa mère sera plongée dans la dépression après la naissance de Tiny, c'est Janie qui s'occupera de sa petite soeur : elle lui donnera le biberon, et changera ses couches...
Puis Janie devient adolescente et profite alors de la liberté qu'elle a toujours eu pour boire, pour sortir...

Au début, j'ai eu un peu de mal avec le language assez crue d'Iris, celle-ci dit beaucoup trop de gros mots, et cela déteint sur vocabulaire de Janie... 
J'ai aimé la naïveté de Janie et son récit mêlé d'humour malgré la grande pauvreté dans laquelle elle a vécu son enfance. J'ai moins aimé la partie adolescente que j'ai trouvé un peu longue. Malgré tout, toute la rage de cette adolescente qui veut s'en sortir est touchante. Elle ne veut surtout pas que sa vie d'adulte ressemble à celle de sa mère !

Merci à Anaïs et les éditions Philippe Rey pour m'avoir permis de découvrir ce livre en avant-première.

Extrait : (début du livre)
« Sors de là, putain de foutue petite morveuse ! » furent les premiers mots que j'entendis de ma vie. La sage-femme au visage luisant, qui apprit ce soir-là un tas de nouvelles tournures, caressait les cheveux de ma mère.

« Vous allez bien toutes les deux. Faudra vous faire quelques points plus tard... la petiote vous a un peu déchirée en sortant. »
Maman me posa, toute collante et molle, sur sa poitrine, en se demandant comment une chose aussi rose, plissée et fragile pouvait être assez méchante pour déchirer l'être censé l'aimer le plus au monde. Mais les femmes Ryan étaient ainsi : poissardes jusqu'à la moelle, elles étaient toujours prêtes à en découdre et savaient frapper là où ça fait mal.

Je n'étais pourtant pas méchante. Personne n'aurait su dire si j'étais intelligente ou maligne comme ma grand-mère l'avait prédit en soufflant des ronds de fumée de ses Benson & Hedges au-dessus du ventre distendu de ma mère. J'étais un « bébé difficile » qui ne cessait de grimacer et de recracher le sein. Les marbrures de ma peau délicate témoignaient de mon indignation d'avoir été arrachée aux forceps d'une niche douillette et chaude où j'étais parfaitement heureuse.
Malgré mes coups de pied dans tous les sens et mes griffures sur le visage, j'avais la chance d'être jolie. Tout le monde le disait ; un bébé de rêve aux yeux très bleus, un nez et un front aux formes parfaites.
« C'te gamine va faire des ravages, décréta mémé en lissant son pantalon de nylon vert pomme. Et des tas de jalouses aussi. J'suis bien placée pour savoir que c'est pas facile d'être jolie. » Les yeux violets de mémé se remplirent de larmes qui se faufilèrent dans la poudre claire jusqu'aux rides dessous.
Maman me serrait contre sa poitrine osseuse, mon derrière posé sous ses côtes saillantes, contre le bourrelet de chair, unique vestige de mon cocon.
« Oui, elle ressemble à son papa. Il était superbe avec ses yeux bleus d'Américain. C'est son portrait craché. »
Le visage de maman se décomposa, sa bouche s'affaissa, elle poussa un gémissement et devint toute rouge. Je me demandais dans quel monde j'avais atterri.

Challenge Petit BAC 2013
petit_bac_2013
"Aliment / Boisson"

Challenge Voisins, voisines
voisins_voisines_2013
Écosse

92737225_o
Challenge Rentrée Hiver 2014

 

Posté par aproposdelivres à 06:12 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,

24 septembre 2013

L'air d'été est rempli de promesses - Alexander McCall Smith

Lu en partenariat avec les Editions des Deux Terres

l_air_d__t__est_rempli_de_promesse Editions des Deux Terres - septembre 2013 - 297 pages

traduit de l'anglais de Martine Skopan

Titre original : The Uncommon Appeal of Clouds, 2012

Quatrième de couverture : 
Lorsqu’un tableau de Nicolas Poussin est volé à un riche propriétaire foncier, celui-ci demande à Isabel Dalhousie, philosophe et directrice de la Revue d’éthique appliquée à Édimbourg de l’aider. Elle y consent, malgré les protestations de son mari Jamie. Tout en enquêtant sur le vol de l’œuvre d’art, elle est obligée de faire face aux problèmes de tous les jours. Elle se demande si elle devrait encourager son fils Charlie, chez qui se manifestent les premiers signes d’un génie mathématique. En même temps, Isabel hésite à aider son ami Eddie, confronté à des problèmes d’amour et de santé. Cet été encore, malgré ses doutes et les changements qui se produisent, Isabel parvient à tenir ses promesses.

Auteur : Alexander McCall Smith est internationalement connu pour avoir créé le personnage de la première femme détective du Botswana, Mma Precious Ramotswe. Ressortissant britannique né au Zimbabwe, il a été professeur de droit appliqué à la médecine et membre du Comité international de bioéthique à l’Unesco avant de se consacrer à la littérature. Alexander McCall Smith a reçu de nombreux prix et il a été nommé meilleur auteur de l’année par les British Book Awards en 2004. En 2007, il a reçu le titre de commandeur de l’Empire britannique (CBE) pour services rendus à la littérature. Quand il n’écrit pas, il fait partie de « l’Orchestre épouvantable ». Ses romans sont traduits dans quarante-cinq langues. Il vit aujourd’hui à Édimbourg, en Écosse. 

Mon avis : (lu en août 2013)
C'est la première fois que je lit un livre de cette série Isabel Dalhousie. Il s'agit ici du neuvième tome. Je connais Alexander McCall Smith grâce à sa série Mma Ramotswe que j'aime beaucoup.

Isabel Dalhousie est rédactrice en chef d'une revue de philosophie et détectrice amateure. A la suite du vol d'un tableau de Poussin, son riche propriétaire fait appel à Isabelle pour l'aider à découvrir le coupable. Au même moment, Isabelle et son mari Jamie s'interrogent sur la précocité de Charlie, leur fils de 3 ans. Malgré son jeune âge, il semble avoir de vraies prédispositions pour les mathématiques. 

J'ai été déçue par cette lecture, j'ai trouvé l'intrigue très mince et les discussions autour de la soi-disante précocité de Charlie ne m'ont pas intéressée et l'Ecosse n'a pas autant d'exotisme que le Botswana dans la série de Mma Ramotswe...
Etant assez hermétique à la philosophie, je ne suis sans doute pas le bon public pour cette série. 

Merci Loan et les Editions des Deux Terres pour m'avoir permis de découvrir ce livre.

Autres avis : Soukee, CottageMyrtille 

Extrait : (début du livre)
- Mozart, déclara Isabel Dalhousie, et Srinivasa Ramanujan.
Attablé en face d'elle dans la cuisine, Jamie, son mari depuis un an, et son compagnon depuis quatre, leva les yeux d'un air moqueur.
- Mozart, d'accord, mais Srini...
Incapable de prononcer le nom correctement, il baragouina un mélange de labiales et de sifflantes. Les patronymes indiens ont le plus souvent une consonance mélodieuse, mais la prononciation en est difficile, même pour ceux qui ont l'oreille musicale. Jamie était plus à l'aise avec les robustes phonèmes des noms écossais, tous ces Macdonalds, ces Macgregors, ces Macleans, les Mackays, qui évoquent immédiatement des paysages autrement plus austères, un climat plus rude.
- Srinivasa Ramanujan, répéta Isabel. C'était un enfant prodige, comme Mozart. Un génie.

Challenge 2% Rentrée Littéraire 2013
logorl2013
7/12

  Challenge Petit BAC 2013
petit_bac_2013
"Météo"

  Challenge God Save The Livre 
Challenge_anglais

 Challenge Voisins, voisines
 voisins_voisines_2013
Ecosse

 Challenge Trillers et Polars
 88054471_o
catégorie "Même pas peur" :  4/25

Posté par aproposdelivres à 06:33 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,

06 novembre 2011

Portes ouvertes – Ian Rankin

Lu dans le cadre du partenariat Logo_News_Book et des Éditions Du Masque 

portes_ouvertes Éditions du Masque – septembre 2011 – 450 pages

traduit de l’anglais (Écosse) par Stéphane Carn

Titre original : Doors Open, 2008 

Quatrième de couverture :
Trois compères décident de voler des tableaux à l'occasion de la journée Portes ouvertes de la National Gallery d'Édimbourg. Mike, 37 ans, a fait fortune en créant des logiciels informatiques et veut mettre un peu de piment dans sa vie. Robert Gissing, directeur de l'Institut d'art, va bientôt prendre sa retraite et a envie d'un cadeau de départ plus substantiel qu'une montre en or. Quant au banquier de la bande, Allan, il rêve d'accrocher chez lui deux œuvres qu'il a toujours aimées. Seulement voilà : monter un casse requiert des compétences, pas seulement de la matière grise. Et pour la logistique, des relations dans le milieu. Tout se complique très vite, surtout s'il faut louer les services d'un étudiant pour réaliser des copies... L'engrenage se révèle infernal, mais le trio a de la ressource. Polar hautement divertissant, retors et filant bon train, Portes ouvertes apporte la preuve qu'être voleur, ça ne s'improvise pas ! Rankin mène avec éclat cette fable pas très morale et nous surprend en alliant l'humour un rien cynique du Westlake de la série Dortmunder à l'efficacité trépidante d'un film comme Ocean's Twelve.

Auteur : Né en 1960 dans le comté de Fife, Ian Rankin est l’auteur de polars le plus célèbre de Grande-Bretagne et l’un des plus lus du monde grâce à la série de l'inspecteur Rebus. Il a obtenu toutes les récompenses imaginables, dont un Edgar Award et le Diamond Dagger pour l’ensemble de son œuvre, qui est traduite en vingt-deux langues. Il vit en famille à Edimbourg.

Mon avis : (lu en novembre 2011)
Je connaissais le nom de cet auteur mais je ne l'avais jamais lu, alors lorsque son nouveau livre a été proposé en partenariat par New Books, je n'ai pas hésité.
Trois gentlemen écossais, amateurs d'art ont une vie bien rangée où ils s'ennuient un peu. Il y a Mike Mackenzie, 37 ans, ayant fait fortune dans l'informatique, Allan Cruikshank presque 50ans, chargé de la gestion des grands comptes à la First Caledonian Bank et Robert Gissing, directeur de l’Institut d’Art, bientôt à la retraite. Ce dernier a un jour l'idée de profiter de la journée « Portes ouvertes » de la National Gallery d’Edimbourg pour dérober quelques tableaux oubliés dans un entrepôt où sont les réserves du musée. « Aider ces malheureux tableaux emprisonnés à s'évader. » Il propose à ses deux amis que réaliser avec lui le braquage parfait. Le plan imaginé fait appel à étudiant des Beaux Arts capable de réaliser des copies des tableaux et de substituer les faux tableaux aux vrais... Mais bien sûr, cela ne se passera pas tout à fait comme prévu...
Voilà un roman policier très plaisant à lire, le lecteur suit la préparation, la réalisation et les suites du braquage avec des retournements de situations et des surprises...

Merci à News Book et aux Éditions Du Masque pour m'avoir de permis de découvrir ce livre.

Extrait : (page 9)
Mike les avait repérées. Deux portes jumelles, dont l’une, en s’ouvrant, faisait se refermer l’autre. Chaque fois qu’un serveur en livrée poussait la première pour apporter les plateaux de petits-fours dans la salle des ventes, l’effet était le même : elle s’ouvrait à la volée sur son passage, tandis que sa voisine se refermait doucement. Ce qui en disait long sur la qualité des œuvres exposées, songea Mike. Il s’intéressait davantage aux réactions des portes de l’office… Mais non. En toute honnêteté, l’expo n’y était pour rien. C’était plutôt de lui qu’il s’agissait.
Mike Mackenzie avait trente-sept ans, il était riche et s’ennuyait ferme. A en croire les pages financières des journaux spécialisés, il était le type même du self-made man, un de ces jeunes « rois de l’informatique » dorés sur tranche – sauf qu’il ne régnait plus sur grand-chose depuis que sa boîte avait été revendue clés en main à un consortium d’investissement. Selon certaines rumeurs, peut-être fondées, Mike était même un cas typique de dépression professionnelle. Fraîchement émoulus de la fac, lui et son copain Gerry Pearson avaient lancé leur start-up. Gerry avait le génie de la programmation, mais ni l'étoffe ni le culot d'un directeur commercial, et Mike s'était vite retrouvé aux commandes du secteur relations extérieures de leur petite entreprise. Après le rachat de la boîte, ils avaient partagé entre eux le produit de la vente puis, sans crier gare, Pearson lui avait annoncé qu'il déménageait pour l'Australie.

Challenge 3%
Rentrée Littéraire 2011
RL2011b
18/21

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
voisin_voisine
Grande-Bretagne / Écosse

Posté par aproposdelivres à 15:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

06 septembre 2011

Mma Ramotswe détective – Alexander McCall Smith

mma Ramotswe détective_2003 mma_Ramotswe_d_tective_2005 mma_Ramotswe_d_tective  

10/18 – novembre 2003 – 250 pages

Éditions de la Loupe - mars 2005 – 317 pages

10/18 – novembre 2006 – 250 pages

traduit de l'anglais par Élisabeth Kern

Titre original : The N°1 Ladies' Detective Agency, 1998

Quatrième de couverture :
Divorcée d'un mari trompettiste porté sur la bouteille, Precious Ramotswe est bien décidée à ne plus céder aux mirages de l'amour ! J.L.B. Matekoni, gentleman garagiste, lui fait pourtant les yeux doux, mais l'inénarrable « Mma » a un projet en tête... Un beau jour, elle se jette à l'eau et ouvre à Gaborone, capitale du Botswana, son pays bien-aimé, la première agence de détectives strictement au féminin. En compagnie de son assistante, Mma Makutsi, elle déclare la guerre aux maris en fuite et aux escrocs sans vergogne. Ne reculant devant aucun danger, elle s'attaquera même à la sorcellerie, le grand tabou de l'Afrique. Mma Ramotswe mène ses enquêtes tambour battant, sous les yeux de son soupirant favori... et pour notre plus grand plaisir.

Auteur : Alexander McCall Smith, d'origine écossaise, est né en 1948 au Zimbabwe où il a grandi et vit aujourd'hui à Edimbourg. Il y enseigne le droit appliqué à la médecine et est également membre du Comité international de bioéthique à l'UNESCO. Il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages juridiques ou destinés aux enfants. Il a vécu au Botswana, où il situe les enquêtes de son héroïne détective, y a fondé la première école de droit et en a rédigé le Code Pénal. Cette héroïne, Isabel Dalhousie remporte un grand succès avec le roman 'Le Club des philosophes amateurs'. Publié partout dans le monde, McCall Smith comprend alors qu'il a trouvé la bonne formule et sort en 2006, une nouvelle aventure d'Isabel, 'Amis, Amants et chocolat', un nouvel opus palpitant et plus posé. Alexander est un grand écrivain enfin reconnu mais c'est aussi un musicien. Il fait partie de 'L' Orchestre épouvantable'. Pour lui tout est une question d'inspiration, et Smith s'inspire dans ses voyages, une véritable source de nouvelles cultures, de nouvelles idées et de nouvelles visions.

Mon avis : (relu en août 2011)
J'ai eu l'occasion de découvrir la Bibliothèque de mon lieu de vacances, et même si j'étais arrivée avec suffisamment de lecture pour mon séjour... Je n'ai pas résisté à repartir sans emprunter de livres. Ayant vu la veille le premier épisode de la nouvelle série d'Arte je n'ai pas hésité à prendre le livre dont est tirée cette série... C'est une relecture car j'avais eu l'occasion de déjà lire ce livre il y a quelques années (avant la création de ce blog...)

J'ai vraiment pris beaucoup de plaisir à relire les aventures de Mma Ramotswe.
Les enquêtes sont surtout le prétexte pour découvrir le Botswana et de ses habitants. Dès les premières pages Mma Ramotswe est décrite ainsi : « Elle aimait son pays, le Botswana, qui était une terre de paix, et elle aimait l'Afrique pour toutes ses vicissitudes. » Et l'on ressent parfaitement l'atmosphère du pays à travers les enquêtes de l'Agence n°1 des dames détectives. Les personnages qui accompagnent Mma Ramotswe sont très attachants et haut en couleurs. Cette relecture m'a vraiment donnée envie de continuer à relire ou lire la série.

Les enquêtes de Mma Ramotswe ont été adaptées dans une série télévisé  : voir ici

Extrait : (début du livre)
Mma Ramotswe possédait une agence de détectives en Afrique, au pied du mont Kgale. Voici les biens dont elle disposait : une toute petite fourgonnette blanche, deux bureaux, deux chaises, un téléphone et une vieille machine à écrire. Il y avait en outre une théière, dans laquelle Mma Ramotswe (seule femme détective privée du Botswana) préparait du thé rouge. Et aussi trois tasses : une pour elle, une pour sa secrétaire et une pour le client. De quoi d'autre une agence de détectives pourrait-elle avoir besoin ? Le métier de détective repose sur l'intelligence et l'intuition humaines, et Mma Ramotswe possédait l'une et l'autre en abondance. Bien sûr, ce genre de chose ne figurait jamais dans aucun inventaire...
Il y avait la vue aussi, mais elle non plus ne pouvait apparaître dans un inventaire. Comment une simple liste eût-elle décrit ce que l'on voyait de la porte de Mma Ramotswe ? Au premier plan, un acacia, cet épineux qui parsème les abords sauvages du Kalahari : longues épines blanches pour mettre en garde, feuilles gris-olive qui contrastent, délicates. Parmi ses branchages, en fin d'après-midi ou dans la fraîcheur du petit matin, on pouvait voir – ou plutôt entendre – un touraco vert. Et derrière l'acacia, par-delà la route poussiéreuse, les toits de la ville, sous une couverture d'arbres et de brousse. A l'horizon, dans le chatoiement azur des brumes de chaleur, les collines, telles d'improbables termitières géantes.
Tout le monde l'appelait Mma Ramotswe, mais s'ils avaient voulu respecter les convenances, les gens se seraient adressés à elle en disant Mme Mma Ramotswe. Telle est la formulation adéquate pour une personne respectable, mais même elle ne l'avait jamais employée. Ainsi était-elle toujours Mma Ramotswe, et non pas Precious Ramotswe, un prénom que très peu de gens utilisaient.

C'était une bonne enquêtrice et une femme de bien. Une femme de bien dans un pays de bien, pourrait-on dire. Elle aimait son pays, le Botswana, qui était une terre de paix, et elle aimait l'Afrique pour toutes ses vicissitudes. Je n'ai pas honte d'être qualifiée de patriote africaine, disait Mma Ramotswe. J'aime tous les peuples que Dieu a créés, mais je sais tout spécialement comment aimer celui qui vit ici. C'est mon peuple, ce sont mes frères et mes sœurs. Il est de mon devoir de les aider à élucider les mystères de leur existence. Telle est ma vocation.

 

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
logo_challenge_Petit_BAC
"Métier"

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
voisin_voisine
Grande-Bretagne

Posté par aproposdelivres à 06:54 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,

29 juin 2011

A quand les bonnes nouvelles ? - Kate Atkinson

Lu dans le cadre Swap à 2 PAL swap___2__lLecture commune avec Mrs Pepys

a_quand_les_bonnes_nouvelles a_quand_les_bonnes_nouvelles_p

Éditions de Fallois – août 2008 – 366 pages

Livre de Poche – octobre 2009 – 466 pages

traduit de l'anglais par Isabelle Carron

Quatrième de couverture :
Dans un coin paisible du Devon, une petite fille de six ans, Joanna Mason, est témoin d’un épouvantable massacre, dont elle est la seule rescapée. Trente ans plus tard, l’homme qui a été condamné pour ce crime sort de prison. A Edimbourg, Reggie, seize ans, travaille comme nounou chez un médecin, le docteur Hunter. Mais celle-ci disparaît, Reggie est la seule personne qui semble s’en apercevoir...
Enfin, l'inspecteur en chef Louise Monroe retrouve son vieil ami, Jackson Brodie, le détective privé de La Souris Bleue, empêtré dans un mariage malheureux, qui part à la recherche de son fils... Avec humour et maestria, Kate Atkinson brouille les pistes, entremêlant les intrigues et tenant le lecteur en haleine jusqu'aux dernières pages.

Auteur : Kate Atkinson est entrée dans la littérature par la grande porte, en 1996, avec un roman fascinant qui ne ressemblait à rien de connu, Dans les coulisses du musée, qui obtint le Prix Whitbread en Grande-Bretagne et le Prix du Meilleur Livre de l’année en France (« Lire »). Elle a publié depuis quatre autres romans : Dans les replis du temps (1998), Sous l’aile du bizarre (2000), La Souris bleue (2004) qui a obtenu le Prix Westminster du roman anglais, Les choses s’arrangent, mais ça ne va pas mieux (2006), et un recueil de nouvelles : C’est pas la fin du monde (2003). Best-seller en Grande-Bretagne, elle a connu en France des critiques élogieuses et un large public. Elle vit actuellement à Édimbourg.

Mon avis : (lu en juin 2011)
C'est le premier livre que je lis de cette auteur, et pourtant j'ai compris en cours de lecture qu'il était le dernier d'une trilogie mais cela ne m'a pas du tout gêné.
Le livre commence avec le terrible assassinat d'une mère, de deux de ses trois enfants et du chien de la famille, un jour d'été dans la campagne paisible du Devon. Joanna, 6 ans, est le seul témoin, elle réussit à fuir et à se cacher dans un grand champ de blé.
Trente ans plus tard, à Edimbourg, Reggie, 16 ans, est assistante maternelle chez le Docteur Hunter et son mari. Jackson Brodie, détective privé, part à la recherche de son fils...
Au début, j'étais un peu perdue avec tous ces personnages et ses différentes intrigues mais lorsque les premiers liens entre ses différentes histoires paraient j'ai été emportée par ma lecture et à aucun moment je ne me suis ennuyée. Je suis passée par de nombreux sentiments, du rire, aux larmes. La plupart des protagonistes de cette histoire à tiroirs cachent un passé douloureux qui ne les empêchent pas de croire à un avenir meilleur.
J'ai beaucoup aimé la fantaisie de Kate Atkinson qui nous surprend tout au long du livre. Reggie et Joanna sont très attachantes. Quand à Ms MacDonald, le vieux professeur de lettres classiques de Reggie Chase, elle est un haute en couleur avec son « Église de l'Extase à Venir », « un groupe de gens qui croyaient à des trucs incroyables » comme le définit si bien Reggie. Elle m'a souvent bien fait rire.
Après cette lecture vraiment très plaisante, j'ai très envie de lire les deux livres précédents, "La souris bleue" et "Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux".

Ce livre a été lu dans le cadre du Swap à 2 PAL organisé par Lili Galipette, c'est Mrs Pepys qui a choisi ce livre dans sa PAL et me l'a offert pour cette Lecture Commune. Allons voir son billet... 

Extrait : (page 21)
Il parut surgir de nulle part. Elles le remarquèrent parce que le chien se mit à produire un étrange grondement guttural et bouillonnant, que Joanna n’avait encore jamais entendu. Il marchait à toute vitesse dans leur direction et grossissait à vue d’œil. Il émettait un drôle de halètement. On s’attendait à ce qu’il lance « Bel après-midi » ou « Bonjour » au passage car c’était toujours ce que les gens disaient quand on les croisait sur la petite route ou le sentier, mais il ne dit rien. D’habitude leur mère disait « Belle journée » ou « Il fait une de ces chaleurs, vous ne trouvez pas ? », mais cette fois-ci elle ne dit rien. Au lieu de ça, elle se mit à marcher vite en poussant de toutes ses forces sur la poussette. Elle abandonna les sacs de provision dans l’herbe et Joanna s’apprêtait à en ramasser un mais leur mère dit : « Laisse. » Il y avait dans sa voix, sur son visage, quelque chose qui effraya Joanna. Jessica l'attrapa par la main et dit « Dépêche-toi Joanna », sévèrement, comme une grande personne. Ça rappela à Joanna la fois où leur mère avait jeté la cruche à rayures bleues et blanches à la figure de leur père.
À présent l'homme marchait dans la même direction qu'elles, de l'autre côté de leur mère. Leur mère marchait à toute allure et leur dit : « Allez, vite, on suit. » Elle avait l'air hors d'haleine. Puis le chien courut devant l'homme et se mit à aboyer et à sauter comme pour tenter de lui barrer le chemin. Sans prévenir l'inconnu lui flanqua un coup de pied qui le catapulta en l'air et le fit atterrir dans le blé. Elles ne le voyaient pas, mais entendaient ses gémissements déchirants. Jessica se mit devant l'homme et lui cria quelque chose en le menaçant du doigt et en avalant de grandes goulées d'air, comme si elle n'arrivait plus à respirer par le nez, puis elle courut dans le champ à la suite du chien.
Ça tournait au vilain. Aucun doute là-dessus.

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
voisin_voisine
Grande-Bretagne, Écosse

Posté par aproposdelivres à 06:38 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , ,