08 avril 2013

C'est lundi que lisez-vous ? [120]

BANNIR
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaines ? 

le_clandestin_cd envoleesauvage01_ luke_et_jon chambre_avec_vue_sur_la_guerre envoleesauvage02_

Le clandestin – John Grisham (livre audio)
L'envolée sauvage : La Dame blanche – Galandon et Monin (BD)
Luke et Jon - Robert Williams (Prix Relay des Voyageurs)
Chambre avec vue sur la guerre – Edith Bouvier 
L'envolée sauvage : Les Autours des palombes – Galandon et Monin (BD)

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Tabloïd City - Pete Hamill (Grand Prix des Lectrices Elle)
A moi seul bien des personnages - John Irving (Livre audio : Editions Thélème)

Que lirai-je cette semaine ?

Yellow birds - Kevin Powers (Prix Relay des Voyageurs)
Ne t'éloigne pas - Harlan Coben
Adrenaline - Jeff Abbott

Bonne semaine et bonnes lectures.

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07 avril 2013

L'envolée sauvage : Les Autours des palombes – Galandon et Monin

envoleesauvage02_ Bamboo – septembre 2006 – 48 pages

Quatrième de couverture :
«- Allez Simon debout sinon c'est une balle dans la nuque !
- Tant fis, je peux plus... j'y arrive plus Marek.
- J'ai peut-être quelque chose pour toi, moins dur que ce que tu fais... Le Lagerführer, il a des oiseaux de chasse, tu vois ?
- Oui... des rapaces... j'ai vu.
- Oui c'est ça, plusieurs, il faut quelqu'un pour s'en occuper. Nettoyer la cage, les nourrir, mais...
- Mais l
- Ce type, c'est le plus dingue de tous ici, le gars qui s'en occupait avant il a piqué de la viande destinée aux piafs...
- Et ?
- Y paraît que les rapaces l'ont bouffé ! Alors ? Tu veux quand même ?
- Oui, ce sera toujours plus simple que de pousser des chariots !
- Hum... Méfie-toi, ici quand on change c'est souvent pour pire...»

Auteurs : Laurent GALANDON, scénariste. Habite en Ardèche. Après des études en photographie, il exerce ce métier pendant quelques années avant de diriger un cinéma d'Art et d'essai. Les rencontres avec des cinéastes, des réalisateurs ou des comédiens attisent son envie d'écrire. En 2002, il quitte l'Ile de France pour la Drôme/Ardèche. Il participe pendant quelques mois à l'AtelierBD.com avant de présenter ses premières histoires aux éditeurs. Bamboo l'accueille dans son giron avec L'Envolée sauvage et provoque la rencontre avec Arno Monin. D'autres projets sont nés chez Bamboo, dont Gemelos, dans la collection Grand Angle (sortie du tome 2 en janvier 2008).

Arno MONIN, dessinateur. Habite à Nantes. Après avoir passé un bac littéraire puis une année à la fac en histoire de l'art, Arno Monin intègre une école d'arts appliqués qui proposait la formation dessin animation bande dessinée. En cours de formation, un projet bd commence à le démanger. Il s'y consacre alors à plein temps afin de le présenter à des éditeurs, jusqu'à la bonne rencontre avec Bamboo Édition... L'Envolée sauvage est son premier album.

ATTENTION SPOILER si vous n'avez pas lu le 1er épisode

Mon avis : (lu en avril 2013)
Cet album est la suite de L'envolée sauvage : La Dame blanche et la fin du Cycle 1. Nous retrouvons Simon, orphelin juif dans sa fuite. Nous l'avions quitté réfugié dans une ferme où habitaient une aveugle et son fils Auguste un peu simplet. Ce dernier fait une bêtise en arborant fièrement l’étoile de David de Simon devant des miliciens. La famille d’accueil est arrêtée et Simon est recueilli par Firmin un berger résistant. Il participe au combat en s’occupant des pigeons voyageurs, pour transmettre les messages...  Ce tome est beaucoup plus noir que le premier il est question d'attentats, d'arrestation, d'exécution. C'est toujours Simon qui raconte cette histoire et face à la menace de mort dont il est la victime, le lecteur le voit grandir bien plus vite et ne peut être qu'ému.
Cette histoire est poignante mais sans sensiblerie. L'action, l'émotion et la poésie sont présentes avec beaucoup de justesse. 

 

Extrait : (début du livre)

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 Challenge Petit BAC 2013
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"Aliment/Boisson"

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06 avril 2013

Chambre avec vue sur la guerre – Edith Bouvier

chambre_avec_vue_sur_la_guerre Flammarion - octobre 2012 - 272 pages

Quatrième de couverture :
« Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Nous avons tellement fumé que la pièce est nimbée d'un voile de nicotine. Dehors, la lumière du jour pointe à peine et déjà le bruit sourd et grave des obus s'abattant sur la ville reprend. Un premier impact. Je sens le sol bouger, doucement. Un léger tremblement. Celui-là a dû tomber plus loin. » Février 2012. La journaliste Edith Bouvier lance un appel au secours. 
Gravement blessée à la jambe dans les bombardements qui ont tué les reporters Marie Colvin et Rémi Ochlik au cour de la ville assiégée de Homs, en Syrie, la jeune femme a besoin de soins de toute urgence. Avec plusieurs confrères, elle est recueillie par des insurgés syriens au sein d'un dispensaire de fortune du quartier de Baba Amr. Pris au piège, ils tentent le tout pour le tout pour s'échapper en pleine nuit. Ce livre retrace un parcours hors du commun, dix jours entre la vie et la mort.

Auteur : Édith Bouvier est journaliste, elle a 32 ans. Passionnée par le monde arabe, elle explore les points chauds de la planète.

Mon avis : (lu en mars 2013)
Vous avez sans doute tous vue à la télé la vidéo d’Édith Bouvier allongée, blessée, qui tentait de rassurer, sa famille et ses amis. C'est le photographe William Daniels qui commente la situation dramatique dans laquelle ils se trouvent en compagnie de Paul Conroy du Sunday Times Magazine, également blessé, et de Javier Espinosa d’El Mundo.

Dans ce livre, Édith nous fait le récit des dix jours qu'elle a vécu en Syrie en février 2012 après le bombardement sur Homs qui a tué les reporters Marie Colvin et Rémi Ochlik et qui l'a gravement blessée à la jambe. Le lecteur découvre de l'intérieur le métier difficile de reporter de guerre et comprend un peu mieux la guerre en Syrie. 
Un témoignage très fort où l'on peut d'être qu'admiratif pour Édith très courageuse et battante malgré sa grave blessure et surtout pour tous les syriens anonymes qui feront tout leur possible même dans des conditions extrêmes pour protéger les journalistes et arriver à les faire sortir du pays.
A la fin du livre, il y a une longue liste de tous les morts syriens tuées à Homs entre le 22 février et le 2 mars, le temps du « séjour » d’Édith c'est très émouvant.
Aujourd’hui, Édith et William témoignent, pour que nous oublions pas tous ces syriens qui continuent de souffrir dans cette horrible guerre. C'est vrai que la communauté internationale est plutôt muette sur le sujet... A découvrir !

Extrait : (début du livre)
Personne ne m’a mis un fusil sur la tempe pour me forcer à partir en Syrie. Personne ne m’a offert des valises de billets. C’est un choix réfléchi, mûri longuement. Rien de fou là-dedans, rien d’insensé. Quand je suis partie en Turquie en décembre dernier, j’étais terrorisée. Au bout de quelques minutes, dans le véhicule qui me rapprochait de la frontière syrienne, le passeur m’a serré le bras en me regardant fixement. « Tu peux faire marche arrière si tu préfères. Il n’y a pas de honte à avoir. » J’ai souri et malgré la boule qui me bouffait l’estomac, je suis restée. Parce que c’était ma place, je n’avais envie d’être nulle part ailleurs.
Écrire ce livre est une épreuve. Mais je sais que je dois en passer par là, comme je sais que je repartirai. Parce que c’est mon métier, la seule chose que je sache faire. Parler, raconter, témoigner pour ne jamais entendre dire on ne savait pas. Pour ne pas oublier ces femmes, ces enfants et ces hommes, jeunes, vieux, rebelles, courageux. Cette humanité méprisée et sacrifiée. Ces inconnus qui nous ont tendu la main, hébergés au péril de leurs vies, souri, expliqué leur histoire, d’où ils venaient et pourquoi ils luttaient. Ces hommes et femmes, souvent pauvres, qui ne se battent pas pour l’argent et le pouvoir mais pour la liberté. Cet espoir indestructible, au milieu du chaos, en un avenir meilleur. Cette certitude inébranlable dans la justesse de leur combat. Que rien ne pourra les arrêter, que là où ils tomberont, d’autres se lèveront à leur place.
Écrire ce livre est un besoin. Alors que je m’installe devant mon ordinateur, que je me concentre pour me remémorer tous les détails de cette aventure, certains visages, certaines couleurs s’estompent. Ma mémoire s’efface petit à petit. Certains événements se mélangent, se confondent. Je vois William à mes côtés, mais autour, une ombre noire se forme, les contours des personnes se dissipent. Déjà, Latifa1 disparaît. Ses boucles brunes, ses robes longues et ses jolis yeux tristes. Alors, il me faut les raconter pour ne jamais les perdre. Mettre sur papier une bonne fois pour toutes ces dix jours et avancer. Depuis le retour en France, je n’ai pas fait de cauchemars, ni développé d’angoisses particulières, mais il me faut maintenant passer à autre chose. Laisser cette histoire derrière moi pour pouvoir repartir. Une fois guérie, préparer mon sac et prendre un avion. Écrire de nouveaux reportages, rencontrer de nouvelles personnes, apprendre à leur contact, reprendre ma vie.
Écrire ce livre est une douleur. C’est revoir, au fil des pages, le sourire de Rémi. Rémi ne feignait pas d’ignorer le danger, au contraire. Il s’était déjà rendu sur de nombreux terrains de guerre, il en connaissait les risques. Mais il n’a pas hésité une seconde, parce qu’il savait, au fond de lui, que c’était là-bas, au milieu d’un quartier assiégé, sous les bombes syriennes, qu’étaient le cœur et le sens de son travail de photoreporter. C’est l’histoire des Syriens, hommes, femmes et enfants qui résistaient au prix de leur vie qu’il venait raconter. Il savait que sa place était là, nulle part ailleurs.
De là-bas, Rémi ne reviendra pas.
Et pour lui, pour ceux qu’il allait rencontrer, nous continuerons. Je continuerai.

  1. Pour des raisons de sécurité, certains prénoms ont été modifiés.

 Challenge 6% Littéraire 2012
 logochallenge2 
42/42

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04 avril 2013

Luke et Jon - Robert Williams

Lu dans le cadre du Prix Relay des Voyageurs 
Sélection avril

luke_et_jon Nil - janvier 2013 - 222 pages

traduit de l'anglais par Marie-Hélène Sabard

Titre original : Luke and Jon, 2010

Quatrième de couverture :
Pour ses copains, Luke, treize ans, est un peu bizarre : il a des yeux trop verts à cause d'une très rare combinaison génétique, il est extrêmement doué pour la peinture... et sa mère est morte dans un accident de voiture. Depuis, il est en perdition.
Puis Luke rencontre Jon, son nouveau voisin. Si Luke est bizarre, Jon, lui, est un ovni. Il porte des vêtements des années 1950, il possède une mémoire phénoménale, il collectionne les faits, rien que les faits, et il a un secret. Quand Luke découvre ce secret, il doit oublier sa peine pour aider Jon. Commence alors pour les deux adolescents blessés par la vie l'heureux chemin vers la guérison.

Auteur : Robert Williams a été bibliothécaire puis libraire à Manchester. Son premier roman, Luke et Jon, a remporté le « National Book Tokens NYP Prize ».

Mon avis : (lu en avril 2013)
Un très joli roman, Luke est le narrateur de cette histoire, il a des yeux d’un vert extraordinaire, il est donc isolé et ses camarades se moquent de lui. Il supporte plutôt bien sa différence car il aime et est doué pour le dessin et la peinture. Son père fabrique des jouets traditionnels en bois. Leur vie a été bouleversée par la mort tragique dans un accident de voiture de la maman de Luke. Ils ont quitté leur ancienne maison pour une maison un peu bancale à Duerdale. Avec le chagrin, le père s’est mis à boire et délaisse son fils de treize ans.
Luke va faire la rencontre d’un petit voisin, Jon un garçon également différent.  Ils vont apprendre à se connaître et ensemble ils se sentiront plus forts pour affronter le quotidien, les moqueries, les coups durs…
C’est une belle histoire pleine d’optimisme et de tendresse, d’une amitié entre deux adolescents malmenés par la vie. Luke et Jon sont très attachants. 

Extrait : (début du livre)
J'ai les yeux verts. Sans doute pas le vert auquel vous pensez tout de suite. Ils sont vert vif. Saisissants. Je ne dis pas ça pour me vanter. J'essaie juste d'être précis. Exact et clair. Si je vous disais que j'ai les yeux verts, sans plus, vous pourriez les imaginer avec des nuances noisette ou olive. Ils sont d'un vert éclatant. Je veux être honnête dès le début.
La première fois que les gens me voient, il y a souvent un choc, un temps d'arrêt, après quoi ils se remettent tant bien que mal. Et on poursuit normalement. Ensuite, les timides ou les biens élevés risquent un rapide regard en coin. Les sûrs d'eux ou les mal élevés me dévisagent. Ils vérifient juste qu'ils ne se trompent pas, que ce n'est pas une illusion d'optique, que ce sont bien mes yeux.
J'habite une maison en haut de Bowland Fell. Elle surplombe une petite ville appelée Duerdale. On s'est installés là avec mon père il y a quelques temps. Mon ancienne vie s'est finie ailleurs, et la nouvelle est censée commencer ici. On a atterri à Duerdale pour plusieurs raisons, dont une raison pratique : la maison était dans nos moyens. Et si elle était dans nos moyens, c'est parce qu'elle tombe en ruine. Il y a des trous dans la toiture, des lézardes dans les murs, et les châssis de fenêtres sont pourris. 
« Des problèmes superficiels, a marmonné mon père On la prend. » Il a serré la main de l'agent immobilier et a éclaté de rire, puis a souri. Il a pris mon père pour un dingue. Mon père n'est pas dingue. Il nous fallait un toit, et voilà ce qu'on pouvait se payer.
Il fabrique des jouets, mon père. Des jouets en bois. Les enfants ne veulent pas de jouets en bois. Ils préfèrent les téléphones, les fringues et le fric. Heureusement, certains parent sont assez bêtes ou démodés pour acheter les jouets de mon père. C'est ce qui fait qu'on peut se payer une maison, quelle qu'elle soit. Le gosse reçoit un jouet en bois et fait la gueule ; et moi, je reçois une maison en ruine.

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Challenge Petit BAC 2013
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 Challenge Voisins, voisines

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Grande-Bretagne

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 Challenge Pour Bookineurs En Couleurs
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03 avril 2013

L'envolée sauvage : La Dame blanche – Galandon et Monin

envoleesauvage01_ Bamboo – septembre 2006 – 48 pages

Quatrième de couverture :
France, 1941. Jeune orphelin fasciné par les oiseaux, Simon vit dons sa campagne, loin de la tourmente. Pourtant, l'antisémitisme s'insinue progressivement jusque dans son quotidien pour lui rappeler qu'il est juif. Confronté â la bêtise humaine, Simon va devoir fuir. Pourtant, où qu'il se trouve, la Dame Blanche apparaît : prédateur de mauvais augure ou ange gardien nocturne ? Sa fuite l'emmènera jusque dans les montagnes où il pensera trouver un nouveau temps de paix. Mais la gangrène se propage rendant toujours plus provisoires les moments de répit...

Auteurs : Laurent GALANDON, scénariste. Habite en Ardèche. Après des études en photographie, il exerce ce métier pendant quelques années avant de diriger un cinéma d'Art et d'essai. Les rencontres avec des cinéastes, des réalisateurs ou des comédiens attisent son envie d'écrire. En 2002, il quitte l'Ile de France pour la Drôme/Ardèche. Il participe pendant quelques mois à l'AtelierBD.com avant de présenter ses premières histoires aux éditeurs. Bamboo l'accueille dans son giron avec L'Envolée sauvage et provoque la rencontre avec Arno Monin. D'autres projets sont nés chez Bamboo, dont Gemelos, dans la collection Grand Angle (sortie du tome 2 en janvier 2008).

Arno MONIN, dessinateur. Habite à Nantes. Après avoir passé un bac littéraire puis une année à la fac en histoire de l'art, Arno Monin intègre une école d'arts appliqués qui proposait la formation dessin animation bande dessinée. En cours de formation, un projet bd commence à le démanger. Il s'y consacre alors à plein temps afin de le présenter à des éditeurs, jusqu'à la bonne rencontre avec Bamboo Édition... L'Envolée sauvage est son premier album.

Mon avis : (lu en avril 2013)
Simon est un orphelin juif qui est réfugié dans un petit village, c'est l'un des protégés du curé, le Père Magloire, il s'en occupe avec l'aide de la vieille Marinette. Dénoncé comme juif par ses camarades de classe, il est obligé de fuir. Simon aime beaucoup la nature et en particuliers les oiseaux, il aime les observer et les protéger. Cette passion lui permet de s'évader et de supporter cette époque si difficile. 
Cette bande dessinée m'a fait penser au livre « Un sac de billes » de Joseph Joffo puisque nous suivons à travers le regard d'un enfant juif sa fuite à travers la campagne, la ville, la montagne... Il rencontre des hommes et des femmes qui vont l'aider ou le dénoncer... Cette histoire est attachante et pleine de poésie.

 Extrait :

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 Challenge Petit BAC 2013
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"Aliment/Boisson"

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PAL Vert

 

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02 avril 2013

Le clandestin – John Grisham

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Van Den Bosch Editions - avril 2007 - lu par José Heuzé

Robert Laffont - mars 2006 - 344 pages

Pocket – octobre 2007 - 399 pages 

Pocket - novembre 2010 - 408 pages

traduit de l'américain par Patrick Berthon

Titre original : The Broker, 2005

Quatrième  de couverture :
Lobbyiste sans foi ni loi, Joel Backrnan a été condamné à vingt ans de prison pour avoir vendu à une puissance étrangère un superlogiciel capable de contrôler un ensemble de satellites espions. 

Six ans plus tard, à sa grande surprise, il est gracié par le président des États-Unis sortant et exfiltré dans une jolie ville d'Italie. Sous une nouvelle identité, le Clandestin découvre l'art subtil d'être heureux. 
Il est libre.., mais transformé en appât. Car, si la CIA a obtenu sa grâce, c'est pour mieux savoir qui va le tuer : les Israéliens ? les Saoudiens ? les Chinois ? 
La chasse à l'homme, a commencé... 

Auteur : Né en 1955, John Grisham a commencé sa carrière comme avocat. Passionné d'écriture, il écrivait à ses heures perdues. Avec La Firme, paru en 1991 et vendu à des millions d'exemplaires, il rencontra son premier grand succès. Depuis, L'Affaire Pélican, Le Couloir de la mort, Le Maître du jeu, L'Idéaliste, L'Associé, La Loi du plus faible, Le Testament, L 'Engrenage, La Dernière Récolte, L 'Héritage, La Transaction, Le Dernier Juré (tous publiés chez Robert Laffont) ont déclenché le même enthousiasme auprès d'un nombre de plus en plus impressionnant de lecteurs.

Mon avis : (écouté en mars 2013)
J'ai mis beaucoup de temps à arriver au bout de ce livre-audio, le ton du lecteur m'a dérangé, je l'ai trouvé trop monocorde et je perdais trop facilement le fil de l'histoire...
Habituellement les livres de John Grisham explorent des sujets juridiques dans celui-ci, il est plutôt question d'espionnage. Joel Backman a été condamné à vingt ans de prison après avoir tenté de vendre un logiciel de contrôle de satellites espions à des puissances étrangères. 6 ans plus tard, il est gracié par le président des États-Unis et exilé en Italie sous surveillance. Il se sait menacé et que sa tête est mise à prix par les puissances étrangères qu'il a berné...
Les personnages sont sympathiques et attachants, le voyage en Italie est plutôt plaisant mais cette histoire manque de rythme et par moment je me suis ennuyée. Aucune vrai surprise dans une intrigue sans réelle originalité... C'est une lecture que j'oublierai vite...

Extrait :
Au crépuscule d'une présidence destinée à laisser dans l'Histoire une trace aussi légère que celle de William Henry Harrison (trente et un jours de la céré­monie d'investiture à sa mort), Arthur Morgan, terré dans le Bureau ovale en compagnie du dernier ami qui lui restait, mûrissait ses dernières décisions. Il avait ce jour-là le sentiment d'avoir raté tout ce qu'il avait entre­pris pendant les quatre années de son mandat et doutait de pouvoir redresser la barre dans le peu de temps qui lui restait. Son ami n'était pas plus confiant. Comme à son habitude, il parlait peu et ne disait que ce que le président voulait entendre.
Ils en étaient aux recours en grâce. Ils examinaient les requêtes de voleurs, d'escrocs, de tricheurs, cer­tains encore derrière les barreaux, d'autres qui avaient échappé à la prison mais tenaient à se voir réhabilités. Tous voulaient être rétablis dans leurs droits. Tous se prétendaient les amis du président ou des amis de ses amis, tous se voulaient des partisans indéfectibles même si bien peu avaient eu l'occasion de manifester leur soutien avant ce jour, le dernier de son mandat. Il était affligeant de voir quatre années passées à la tête du monde libre s'achever par cette misérable pile de suppliques émanant d'une bande d'escrocs. Auxquels de ces voleurs accorderait-il la latitude de reprendre leurs malversations ? Telle était la question capitale qui se posait à Arthur Morgan aux ultimes heures de sa présidence.
L'ami de toujours s'appelait Robert Critz. Ils s'étaient connus à Cornell : Morgan présidait l'association des étudiants, Critz bourrait les urnes. Ces quatre dernières années, Critz avait été successivement porte-parole, puis secrétaire général de la Maison-Blanche, membre du Conseil national de sécurité et même Secrétaire d'État, une fonction qu'il n'avait exercée que trois mois, son style diplomatique très personnel ayant failli déclencher une troisième guerre mondiale. Sa plus récente nomination remontait au mois d'octobre, signée dans la frénésie des semaines précédant la déroute électorale. Les sondages indiquaient que le président Morgan était à la traîne dans quarante États, au bas mot. Prenant la direction de la campagne présidentielle, Critz avait réussi à s'aliéner les électeurs des États restants, à l'exception - peut-être - de l'Alaska. 
Cette élection avait été historique : jamais un prési­dent sortant n'avait obtenu aussi peu de voix des grands électeurs. Trois, pour être précis, toutes de l'Alaska, le seul État où Morgan ne s'était pas rendu, sur le conseil de Critz. Cinq cent trente-cinq voix pour le challenger, trois pour le président Morgan. Il n'était pas de mot assez fort pour qualifier une telle déculottée.
Le décompte des voix effectué, le challenger, mal conseillé, avait décidé de contester les résultats de l'Alaska. Pourquoi ne pas rafler les cinq cent trente-huit voix, pendant qu'il y était ? Plus jamais l'occasion ne se représenterait pour un candidat d'écraser son adversaire sans lui abandonner une seule voix. Au long des six semaines qui avaient suivi, le président avait souffert le martyre tandis que la bataille judiciaire faisait rage en Alaska. Quand la Cour suprême de l'État avait enfin tranché en sa faveur, il avait partagé dans l'intimité une bouteille de Champagne avec Critz.

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Challenge Thriller 
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catégorie "Même pas peur" : 34/12

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40/50 : 

 

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01 avril 2013

C'est lundi que lisez-vous ? [119]

BANNIR

(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaines ? 

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Arrive un vagabond - Robert Goolrick (Grand Prix des Lectrices Elle)
Le singe de Hartlepool - Wilfrid Lupano, Jérémie Moreau 
Dans le jardin de la bête - Erik Larson

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Luke et Jon - Robert Williams (Prix Relay des Voyageurs) 
Chambre avec vue sur la guerre - Edith Bouvier

Que lirai-je cette semaine ?

Tabloïd City - Pete Hamill (Grand Prix des Lectrices Elle)
Yellow birds - Kevin Powers (Prix Relay des Voyageurs)
A moi seul bien des personnages - John Irving (Livre audio : Editions Thélème)
Eléments incontrôlés - Stéphane Osmont (Prix Relay des Voyageurs)

Bonne semaine et bonnes lectures.

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31 mars 2013

Joyeuses Pâques !

Petit clin d'oeil à une BD de mon enfance...

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J'ai trouvé cette semaine ce site dédié aux séries des premiers journaux OKAPI...
J'y ai emprunté cette planche de "Couscous et Cannelle" pour fêter Pâques !

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30 mars 2013

Dans le jardin de la bête - Erik Larson

dans_le_jardin_de_la_bete Le Cherche Midi - août 2012 - 656 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Edith Ochs

Titre original : In the Garden of Beasts, 2011

Quatrième de couverture :
Après 
Le Diable dans la Ville blanche, Erik Larson nous offre un superbe thriller politique et d'espionnage, fondé sur des événements réels et peu connus qui se sont déroulés en Allemagne pendant l'accession au pouvoir d'Adolf Hitler. 
1933. Berlin. William E. Dodd devient le premier ambassadeur américain en Allemagne nazie. Sa fille, la flamboyante Martha, est vite séduite par les leaders du parti nazi et leur volonté de redonner au pays un rôle de tout premier plan sur la scène mondiale. Elle devient ainsi la maîtresse de plusieurs d'entre eux, en particulier de Rudolf Diels, premier chef de la Gestapo, alors que son père, très vite alerté des premiers projets de persécutions envers les Juifs, essaie de prévenir le département d'État américain, qui fait la sourde oreille. Lorsque Martha tombe éperdument amoureuse de Boris Winogradov, un espion russe établi à Berlin, celui-ci ne tarde pas à la convaincre d'employer ses charmes et ses talents au profit de l'Union soviétique. Tous les protagonistes de l'histoire vont alors se livrer un jeu mortel, qui culminera lors de la fameuse « Nuit des longs couteaux ».

Auteur : Erik Larson est un auteur américain de romans historiques et de romans policiers né le 3 janvier 1954 à Brooklyn. Après Le Diable dans la Ville blanche, bientôt adapté au cinéma avec Leonardo DiCaprio, Dans le jardin de la bête est son deuxième ouvrage paru en France. Les droits d’adaptation cinématographique du livre ont donné lieu à des enchères exceptionnelles, remportées par Tom Hanks.

Mon avis : (lu en mars 2013)
Voilà un livre dont l'épaisseur peut faire peur... 641 pages, mais je me suis rapidement rendue compte que les cent dernières pages sont consacrées aux notes. En effet, en utilisant les carnets de William Dodd, ambassadeur des États-Unis à Berlin de juillet 1933 à décembre 1937 et le journal intime de sa fille Martha, Erik Larson relate ce qu'il se passe à l'époque à Berlin avec l'arrivée d'Hitler au pouvoir et la montée des idées antisémites...
William Dodd n'est pas diplomate de formation, c'est un ancien professeur d'histoire qui obtient ce poste car personne n'en voulait et ayant fait ses études à Leipzig, il connaissait l'Allemagne... Son regard critique sur la fonction d'ambassadeur et sur ce qu'il se passait en Allemagne à cette époque est particulièrement intéressant. Il a un côté naïf ou optimiste, il voit son rôle d'ambassadeur comme celui d'un observateur et d'un rapporteur. En octobre 1933, il croyait sincère Hitler dans sa volonté de paix mais au fil des mois il découvre la réalité de l'horreur nazie, pourtant refusant l'ingérence, il cherchera longtemps à préserver des relations cordiales entre les États-Unis et l'Allemagne. Après la Nuit des longs couteaux, du 29 au 30 juin 1934, Dodd critiquera ouvertement le régime mais le gouvernement américain reste prudent et ne réagira pas, ce qui préoccupe le plus les américains, c'est le remboursement de la dette de l'Allemagne ! 
Dodd est également naïf vis à vis de sa fille Martha insouciante et délurée, elle ne pense qu'à s'amuser, elle est séduite par le régime nazi, elle a de nombreux amis, de toutes nationalités et deviendra même la maîtresse de plusieurs dignitaires nazis, comme Rudolf Diels le premier chef de la Gestapo, mais également celle d'un espion soviétique…

Ce livre se lit comme un roman ou un thriller mais les phrases entre guillemets dont il est constitué nous rappellent que c'est un vrai document, un témoignage de cette époque. Erik Larson a effectué un très gros travail de documentation. Et cette chronologie vue de l'intérieur de la lente ascension d'Hitler au pouvoir sans réelle réaction des Allemands comme des autres nations est passionnante.

 

Extrait : (début du livre)
Il était courant, pour les expatriés américains, de se rendre à leur consulat à Berlin, mais l'homme qui s'y présenta le jeudi 29 juin 1933 n'était pas dans un état normal. Joseph Schachno, 31 ans, était un médecin originaire de New York qui, récemment encore, exerçait la médecine dans une banlieue de Berlin. A présent, il se tenait nu dans une salle d'examen entourée d'un rideau au premier étage du consulat où habituellement, un praticien de la santé publique examinait les demandeurs de visas qui aspiraient à émigrer aux États-Unis. Schachno était écorché vif sur une grande partie de son corps.
Deux agents consulaires arrivèrent et entrèrent dans la cabine. L'un était George Messersmith, le consul général américain pour l'Allemagne depuis 1930 (sans rapport avec Wilhelm Messerschmitt, l'ingénieur en aéronautique allemand). A la tête des services diplomatiques à Berlin, Messersmith supervisait les dix consulats américains situés dans les grandes villes allemandes. A côté de lui se tenait son vice-consul, Raymond Geist. En règle générale, Geist était calme et flegmatique, le parfait subalterne, mais Messersmith remarqua qu'il était blême, visiblement secoué.
Les deux hommes étaient atterrés par l'état de Schachno. «Depuis le cou jusqu'aux talons, il n'était qu'une masse de chairs à vif, constata Messersmith. Il avait été roué de coups de cravache et de tout ce qui était possible jusqu'à ce que la chair soit littéralement mise à nu et sanguinolente. J'ai jeté un coup d'oeil et je suis allé le plus vite que j'aie pu jusqu'à un des lavabos où le [médecin de la santé publique] se lavait les mains.»
Le passage à tabac, comme l'apprit Messersmith, était survenu neuf jours plus tôt, mais les plaies étaient toujours ouvertes. «Après neuf jours, des omoplates aux genoux, il y avait toujours des zébrures qui montraient qu'il avait été frappé des deux côtés. Ses fesses étaient pratiquement à cru avec de grandes parties encore dépourvues de peau. Par endroits, la chair avait été pratiquement réduite en charpie.»
S'il constatait cela neuf jours plus tard, se dit Messersmith, à quoi devaient ressembler les plaies aussitôt après le passage à tabac ?
L'histoire se fit jour :
Dans la nuit du 21 juin, Schachno avait vu débarquer chez lui une escouade d'hommes en uniforme à la suite d'une dénonciation anonyme le désignant comme un ennemi potentiel de l'État. Les hommes avaient mis son appartement à sac et, bien qu'ils n'aient rien trouvé, ils l'avaient emmené à leur quartier général. Schachno avait reçu l'ordre de se déshabiller, et il fut aussitôt roué de coups avec brutalité, longuement, par deux hommes armés d'un fouet. Il fut ensuite relâché et parvint tant bien que mal à regagner son domicile. Puis, avec sa femme, il se réfugia au centre de Berlin, dans l'appartement de sa belle-mère. Il était resté alité pendant une semaine. Dès qu'il s'en était senti la force, il s'était rendu au consulat.
Messersmith donna l'ordre de le conduire dans un hôpital, et lui délivra ce jour-là un nouveau passeport américain. Peu après, Schachno et sa femme s'enfuirent en Suède, puis aux États-Unis.

  Grand_Prix_des_Lectrices_2013 
Sélection document 
Jury Avril

Challenge 6% Littéraire 2012
 logochallenge2 
41/42

 Challenge Petit BAC 2013
petit_bac_2013
"Animal"

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29 mars 2013

Ce soir à la télé...

Retour de la série Petits meurtres d’Agatha Christie

agatha_forum

Avec une nouvelle équipe d'enquêteurs :

 Le commissaire Laurence (Samuel Labarthe) 

Alice Avril (Blandine Bellavoir)

Marlène (Elodie Frenck)

marlene_7609

Une nouvelle époque :

Fin des années 50

France 2 - Vendredi à 20h50 

29 mars 2013 : Jeux de glaces

5 avril 2013 : Meurtre au Champagne

Je suis impatiente de découvrir cette nouvelle série !

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