24 mars 2013

Celui que tu cherches - Amanda Kyle Williams

Lu en partenariat avec Albin Michel

celui_que_tu_cherches Albin Michel -mars 2013 - 421 pages

traduit de l'américain par Pierre Régnier

Titre original : The stranger you seek, 2011

Quatrième de couverture :
Keye Street : un petit gabarit pour un maximum d’énergie. Cette ex-profileuse du FBI, alcoolique (repentie), cachetonne maintenant comme enquêtrice privée. Et si elle ne veut plus d’ennuis, elle n’a pas totalement perdu le goût du danger. Aussi, quand, dans la moiteur de l’été, un tueur en série sème la terreur à Atlanta, le chef de la police fait appel à la seule personne capable d’entrer dans la tête d’un psychopathe : elle.

Face à un inconnu qui assassine et mutile sauvagement ses victimes avant d’annoncer ses crimes par lettre aux médias, Keye a une arme imparable : son Glock 10 mm… et son intelligence. Elle se lance dans une chasse à l’homme infernale, et très vite, de chasseur, elle devient gibier. Arrivera-t-elle à trouver le meurtrier avant qu’il ne la trouve ?
Une sacrée dose d’adrénaline et un sens aigu de la psychologie : Amanda Kyle Williams fait une entrée explosive dans l’univers du suspense avec Keye Street, détective aussi futée que déjantée.

Auteur : Tour à tour journaliste free-lance, représentante de commerce, huissier de justice, détective privé? Amanda Kyle Williams s'est nourrie de ses nombreuses expériences pour écrire son premier suspense, salué par la presse anglo-saxonne et élu parmi les meilleurs romans de l'année 2011 par Kirkus Reviews.

Mon avis : (lu en mars 2013)
Amanda Kyle Williams est une nouvelle auteur de la collection « spécial suspense » d’Albin-Michel, « Celui que tu cherches » est son premier roman.

L'histoire se situe à Atlanta et son personnage principale Keye Street est une jeune femme d’origine chinoise, ancienne profileuse du FBI et ancienne alcoolique. Elle a créé une agence de détectives privés. Lorsqu'au cours de cet été caniculaire, un tueur en série va effrayer la population d'Atlanta, en commettant une série de meurtres sanglants, le commissaire Aaron Rauser va faire appel à ses talents. Une enquête complexe et pleine de surprises s'annonce avec des fausses pistes pour égarer le lecteur, du rythme et un rebondissement inattendu dans les dernières pages... Keye Street est un personnage atypique et attachante qui va se trouver elle-même menacée. Une belle réussite pour ce nouveau thriller américain qui donne envie de retrouver notre héroïne dans une future aventure.

Merci à Carol et aux éditions Albin Michel pour m'avoir permis de découvrir ce nouveau livre.

Extrait : (début du livre)
Le soleil n'avait pas encore séché la rosée sur l'herbe, au pied des chênes, mais l'air était déjà lourd, sirupeux comme une masse liquide à fendre à la nage, et la chaleur estivale presque infernale.
Dans une voiture garée au bord du trottoir, l'assassin essuya une goutte de sueur sur sa tempe, sans cesser d'observer patiemment Westmore Drive qui entamait sans hâte cette journée de milieu de semaine.
Les fenêtres blanches de la petite maison en brique s'étaient ouvertes vers sept heures. Lei Koto était apparue dans la cuisine, silhouette insaisissable, presque abstraite, derrière la moustiquaire de la croisée, mais non moins objet de désir. Les ouvertures avaient bientôt laissé filtrer les odeurs de son petit-déjeuner – bacon, pain grillé, café. L'assassin avait senti son appétit s'aiguiser.
Peu avant dix heures, le calme régnait dans la rue. Le dernier voisin à partir au travail s'était mis en route à neuf heures cinquante, ponctuel comme d'habitude. Chez Lei Koto, les odeurs avaient changé ; il émanait à présent de la cuisine un relent nauséabond de légumes bouillis.
L'assassin ouvrit sa portière. Une démarche assurée sur le trottoir, un attaché-case, de bonnes chaussures, un sourire étincelant, une carte de visite.
Ils ouvrent toujours leur porte.  

Challenge Thriller 
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catégorie "Même pas peur" : 33/12

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40/50 :  Géorgie

 

 

 

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23 mars 2013

Vendredi au Salon du Livre

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Rendez-vous vers midi, Gare Montparnasse avec Canel et Som pour nous rendre au Salon avant la rencontre Elle. C'est en bavardant que nous faisons les dernières stations de métro...

Dans le Salon, nous parcourons une partie des travées, sans réel but (sauf trouver des marque-pages), au petit bonheur... avec quelques boucles ou retour en arrière... 

Quelques mots échangés sur le stand Zulma... Nous sommes passées sur les stands de :

Grasset où nous avons trouvé les photos des bandeaux de couverture des auteurs femmes plutôt moches...
Stock, Viviane Hamy, Buchet Chastel, Héloïse D'Ormesson (avec mes marque-pages préférés), Le Dilettante...

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Exposition des 60 ans du Livre de Poche

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Passage au lieu des Lettres Roumaines, chez France Télévision (aperçu Emmanuel Maubert et Olivier Barrot en dédicace)

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Exposition Titeuf à 20 ans, il y a foule, le vendredi c'est aussi le jour des scolaires...

Exposition la « Galerie des illustres » avec les plus grands auteurs dessinateurs de la bande dessinée et le Journal de Spirou

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Long arrêt chez Actes Sud, Gaïa... 

Il est déjà l'heure de rejoindre l'espace VIP du Salon, pour la rencontre jury et auteurs du Grand Prix des Lectrices Elle

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Nous étions une cinquantaine du jury (sur un total de 120) présentes.

Avant d'accéder à la salle Elle, nous avons salué Bernard Minier qui attendait également et avec Canel nous avons discuté avec lui du salon de Rennes où nous l'avions vu le samedi précédent lors d'une conférence et également de son livre Le cercle en lice pour le Grand Prix des Lectrices Elle (catégorie policier).

La rencontre était informelle nous étions réparties autour de 4 tables avec un auteur à chaque table et toutes les demi-heures environ les auteurs changeaient de table :

A notre table nous avons vu dans l'ordre :

Brigitte Aubert (La ville des serpents d’eau) : Echange très intéressant sur l'écriture de son livre comment l'idée lui est venu, pourquoi une histoire aux Etats-Unis... Une auteur que je lisais pour la première fois et que j'ai bien aimé. 

Cécile Guilbert (Réanimation) : N'ayant pas aimé son livre, c'est difficile de participer à la conversation... C'était plutôt intéressant d'écouter pourquoi elle a écrit ce livre et la difficulté qu'elle a eu à l'écrire, ne voulant pas qu'il soit larmoyant... J'ai un peu décroché sur ses arguments autour du conte et de la mythologie. 

Colombe Schneck (La réparation) : Assez bavarde et en attente de savoir comment nous avions ressenti son livre... Même problème que pour Cécile Guilbert, j'ai trouvé très dérangeant les trop nombreux « je, je, je » de l’auteur. C'était un parti pris de l'auteur de se faire télescoper le passé avec l'histoire de Salomé et le présent avec le quotidien de l'auteur. 

Bernard Minier (Le cercle) : Discussion agréable et détendue, j'ai aimé ses livres. L'auteur est assez humble malgré le succès inattendu de ses deux livres. Il apprécit cette situation mais se sent chanceux parmi ses collègues écrivains qui souvent ne peuvent pas vivre seulement de leur plume. Nous avons appris avec beaucoup de plaisir qu'il travaillait sur un nouveau livre avec Servaz qui devrait sortir début 2014... 

Il était déjà 18h lorsque la table s'est éparpillée vers les trois autres tables où de nouveaux auteurs étaient arrivés.

J'ai donc eu d'écouter la fin de l'échange avec Michaël Ferrier (Fukushima, récit d'un désastre)

La fatigue se faisant sentir, je n'ai finalement pas échangé avec Sandra Kollender (La Tête à Toto) et Arthur Dreyfus (Belle Famille).

Ses échanges sont vraiment intéressants aussi bien pour nous lectrices que pour les auteurs qui étaient également intéressés de connaître les modalités du Grand Prix Elle.

Après avoir remercié les organisatrices du prix pour cette rencontre, nous sommes retournées dans le Salon, où j'ai laissé Canel et Som pour me diriger assez vite vers la sortie...

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encore quelques marque-pages sur le stand de Radio France...

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22 mars 2013

Salon du Livre de Paris 2013

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Cette année, je ne ferai qu'une brève apparition au Salon du Livre de Paris : Vendredi après-midi à une rencontre organisée par le Grand Prix des lectrices Elle entre les jurées et des auteurs.

 

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J'y retrouverai Canel et avant la rencontre, nous aurons le temps de faire un petit tour du Salon  et quelques photos... (j'ai oublié l'appareil photo !)

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La voie Marion - Jean-Philippe Mégnin

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Le Dilettante - août 2010 - 160 pages

J'ai Lu - septembre 2012 - 118 pages

Quatrième de couverture : 
Marion, fille d’Annecy, parents dignes et coudes au corps, ouvre à Chamonix une librairie, plaisir et défi tout à la fois. Un jour, dans la porte, s’encadre Pierre, géant de granit rose, colosse timide qui peu à peu l’entraîne dans ce qui lui sert d’élément et d’horizon : la montagne. La montagne est la vraie langue dans laquelle s’exprime Pierre à coups de piolets, à force de pitons, d’encordements ; taillant, dans la masse impavide des sommets, voies et parcours. Une fée vorace qui lui a également pris son père, disparu au fil d’une course. Peu à peu, Marion s’initie par lui à la discipline pratique du périple montagnard. À la cordée succède le lien amoureux. Mais l’enfant qui doit marquer cette victoire, cet accès au bonheur, se fait attendre. Au roman-fleuve, ample, lent, charriant masse énorme de faits, de figures, répond ce récit-glacier : court, ténu, brûlant comme la glace, inexorable en son avancée fatale. La Voie Marion ou les neiges éternelles n’existent pas.

Auteur : Jean-Philippe Mégnin vit pas très loin de Besançon et tout près de sa femme et de leurs deux enfants.
Quand il n’enseigne pas l’histoire des sciences, il se demande toujours ce qu’il préfère : écrire ou jouer du piano, Lascaux ou Soulages, le glacier du Géant ou le Quartier latin. Sans compter qu’il y a aussi la pointe du Raz...

Mon avis : (lu en mars 2013)
Marion est libraire à Chambéry, Pierre est guide de haute montagne. Marion et Pierre tombent amoureux, elle lui fait découvrir les livres, il lui fait découvrir la montagne. La vie s'est installée doucement. Mais quelques années plus tard, c'est la routine et...
Un roman très court avec comme décor de superbes paysages de montagnes, c’est beau, c’est tendre et cela devient imprévisible… Une belle découverte.

Extrait : (page 83)
Je l’ai dit, ce n’était pas la première fois que je me risquais à partager ma vie avec quelqu’un.

Qu’est-ce qui a fait que cette fois-là, je l’ai sentie comme plus… définitive ? Les sentiments? En toute honnêteté, pas seulement; je sais que c’est un peu dur de dire ça comme ça, mais après toutes ces années j’arrive à le dire, pas seulement. Seule dans le chalet de mon enfance, seule dans ma librairie, seule dans mes commandes, mes factures, mes traites, mes tracasseries administratives, seule dans mes soirées, dans mes bouquins, seule dans mes sonneries de réveil, j’ai dû croire à ce en quoi j’avais envie de croire. Il m’a rassurée, et c’est de ça que j’avais le plus besoin.
Et puis il y a eu ce manque. Cet enfant, il n’est jamais venu.
À la place, on a eu la lente transformation de l’optimisme heureux en attente anxieuse, puis celle de l’attente anxieuse en résignation douloureuse. Avec en plus le ballet obscène des consultations médicales, à Annecy, à Genève, à Lyon… les questions auxquelles il a fallu répondre, les examens qu’il a fallu subir… Et tout l’éventail des blouses blanches, de l’être rare à l’imbécile indifférent… Et toujours cette même réponse, que tout paraissait normal, que chacun de son côté avec un autre on aurait sans doute eu un enfant sans problème, mais que voilà, les deux… Je le sais bien, que j’ai changé aussi.
J’ai eu l’impression que tout ce que j’aimais devenait plus terne. Mes longues discussions avec les clients devenaient moins longues, mes copines boulangères ou vendeuses de génépi de la rue Vallot m’agaçaient, le soleil du matin sur le dôme du Goûter avait perdu son étincelle. Même les petits jeunes gens qui venaient le soir travailler à la maison avec Pierre me devenaient insupportables.
– Marion… Il y a quelque chose qui… ça ne va pas ?
– Non, non, laisse, Marie-Ève, ce n’est rien…
– Écoutez… (Elle n’avait pas pu se résoudre à me tutoyer; j’avais insisté, dès les premiers jours, mais elle n’avait pas pu.) Écoutez… Je ne voudrais surtout pas paraître indiscrète, mais…
La pauvre, elle tournait autour sans oser se lancer.
– ça va passer, Marie-Ève, ça va passer… 
Tout me devenait pesant. Moi qui m’enthousiasmais d’un rien, j’avais le sentiment de devenir une frigide de la vie.

Déjà lu du même auteur :

la_patiente La patiente

Challenge Petit BAC 2013
petit_bac_2013
"Prénom"

 Challenge Pour Bookineurs En Couleurs
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PAL Bleu

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21 mars 2013

Etranges rivages - Arnaldur Indridason

etranges_rivages Editions Métailié - février 2013 - 298 pages

traduit de l'islandais par Eric Boury

Titre original : Furðustrandir, 2010

Quatrième de couverture : Erlendur est de retour ! Parti en vacances sur les terres de son enfance dans les régions sauvages des fjords de l'est, le commissaire est hanté par le passé. Le sien et celui des affaires restées sans réponse. Dans cette région, bien des années auparavant, se sont déroulés des événements sinistres. Un groupe de soldats anglais s'est perdu dans ces montagnes pendant une tempête. Certains ont réussi à regagner la ville, d'autres pas. Cette même nuit, au même endroit, une jeune femme a disparu et n'a jamais été retrouvée. Cette histoire excite la curiosité d'Erlendur, qui va fouiller le passé pour trouver coûte que coûte ce qui est arrivé...
C'est un commissaire au mieux de sa forme que nous retrouvons ici !

Auteur : Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961. Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de cinéma. Il est l'auteur de romans noirs couronnés de nombreux prix prestigieux, publiés dans 37 pays.

Mon avis : (lu en mars 2013)
Après deux enquêtes sans notre commissaire préféré, dans ce livre, c'est le retour d'Erlendur. Nous le retrouvons sur les terres de son enfance où il est venu affronter le drame qui le hante depuis toujours : la disparition de son jeune frère, âgé de 8 ans, lors d'une terrible tempête de neige...

C'est une Islande austère et sauvage que nous découvrons dans cette histoire, il fait froid, cette nature hostile est un personnage à part entière de ce livre.
Il s'intéresse alors à d'autres disparitions qui ont eu sur la lande. En particulier, celle de Mathildur, une jeune femme disparue en 1942 en même temps qu'un régiment anglais. Cette enquête qu'Erlendur va mener seul, à son rythme et à sa façon va dévoiler des réponses aux questions que pouvait se poser le lecteur depuis les premiers romans d'Arnaldur Indridason autour de la personnalité torturée de notre héros. Ce policier est indispensable pour mieux comprendre qui est Elendur. Il est préférable de le lire après avoir lu ces précédentes aventures.

Extrait : (début du livre)
Il n'a plus froid. Au contraire, une étrange vague de chaleur lui envahit le corps. Lui, qui pensait que toute chaleur l'avait déserté, il a l'impression qu'elle se diffuse dans ses bras et ses jambes, jusqu'à ses mains et ses pieds, et brusquement son visage lui semble s'enflammer.

Allongé dans le noir, ses pensées vont et viennent, désordonnées, il ne distingue qu'à peine la frontière entre le sommeil et la veille. Il a beaucoup de peine à se concentrer et à évaluer son état. Comme plongé dans une confortable torpeur, il ne souffre pas. Des rêves, des images, des bruits et des lieux qui lui sont à la fois connus et inconnus défilent dans son esprit qui lui joue d'étranges tours et le projette constamment à travers le passé et le présent, défiant l'espace et le temps. Il n'a aucune véritable prise sur ces errances. Un instant, il est assis à l'hôpital, au chevet de sa mère qui se meurt et le quitte. L'instant d'après, un hiver sombre s'est abattu et il se retrouve à nouveau allongé sur le sol de cette ferme abandonnée qui était jadis sa maison. Il a toutefois bien conscience que ce n'est là qu'une illusion.
- Que faites-vous ici ?
Il se redresse, s'assoit et aperçoit un homme à la porte. Un voyageur vient de tomber sur lui par hasard. Il ne comprend pas sa question.
- Que faites-vous ici ? répète l'homme.
- Qui êtes-vous ?
Il ne distingue pas son visage et ne l'a pas entendu entrer, tout ce qu'il voit se résume à cette silhouette qui répète inlassablement la même question insupportable.
- Que faites-vous ici ?
- Je suis chez moi. Qui êtes-vous ?
- J'ai l'intention de passer la nuit avec vous, si ça ne vous dérange pas.
L'homme assis par terre à côté de lui a allumé un feu. Il sent la chaleur se diffuser sur son visage et tend ses mains vers les flammes. Il n'a eu aussi froid qu'une seule fois dans sa vie.
- Qui êtes-vous ? demande-t-il une nouvelle fois à son visiteur.
- Je suis venu vous écouter.
- M'écouter ? Qui est avec vous ?
Il a l'impression qu'ils ne sont pas seuls, que quelqu'un d'autre accompagne cet homme, quelqu'un qu'il ne parvient pas à distinguer.
- Personne, répond le voyageur, je suis venu seul. Vous habitiez ici ?
- Êtes-vous Jakob ?
- Non, je ne suis pas Jakob. Je m'étonne que ces murs tiennent encore debout, je vois que la maison est solide.
- Qui êtes-vous ? Êtes-vous Boas ?
- Je passais par là.
- Vous êtes déjà venu ici ?
- Oui.
- Quand ça ?
- Il y a des années. A l'époque où cette maison était encore habitée. Que sont devenus ces gens ? Savez-vous ce qu'est devenue la famille qui vivait ici ?

Allongé dans le noir et transi, il ne parvient plus à faire aucun mouvement. Il est à nouveau seul, le feu a disparu, de même que la maison abandonnée. Les ténèbres et le froid le cernent, la chaleur déserte peu à peu ses membres et son visage.
Quelque part, il entend à nouveau ce grattement.
Venu des profondeurs glacées et lointaines, le bruit approche et enfle constamment, bientôt suivi par de déchirants cris d'effroi.

Déjà lu du même auteur :

la_cit__des_jarres La Cité des jarres  la_femme_en_vert La Femme en vert 

la_voix La Voix l_homme_du_lac L'Homme du lac hiver_arctique Hiver Arctique 

 hypothermie Hypothermie la_rivi_re_noire La rivière noire betty Bettý 

la_muraille_de_lave La muraille de lave

 Challenge Voisins, voisines

voisins_voisines_2013
Islande

 Défi Scandinavie noire

dc3a9fi_scandinavie_noire
Islande

Challenge Littératures Nordiques

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 Challenge Thriller 

challenge_thriller_polars
catégorie "Même pas peur" : 32/12

 

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20 mars 2013

15ème Printemps des Poètes

 

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L'enfance d’Alan - Emmanuel Guibert

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Lu dans le cadre La BD fait son festival avec Price Minister

 

l_enfance_d_alan L'Association - septembre 2012 - 159 pages

Présentation de l'éditeur : 
En 1994, Emmanuel Guibert, alors en vacances, rencontre par hasard Alan Ingram Cope, un américain retiré sur l’île de Ré. C’est le début d’une profonde amitié entre ce retraité de 70 ans, et le dessinateur âgé d’alors 30 ans. Très vite, Alan, en fabuleux conteur, se met à raconter sa vie à un Emmanuel Guibert émerveillé.Après La Guerre d’Alan, consacré aux périple du jeune soldat Alan durant la seconde Guerre Mondiale, Emmanuel Guibert s’attache à retranscrire ses souvenirs d’enfance. L’Enfance d’Alan est aussi un formidable témoignage sur la vie quotidienne aux Etats-Unis avant-guerre. On y découvre la vie d’une famille ordinaire, humble, et l’éveil d’un enfant à l’existence. Dans la description des jeux avec les enfants du voisinage, des moments vécus en famille, ce travail de mémoire touche à l’universel. Le talent de conteur d’Alan, et la grâce du dessin d’Emmanuel Guibert, apportent à ce témoignage une douceur pleine de l’innocence de l’enfance, et de la joie du souvenir.

Auteur : Emmanuel Guibert est un dessinateur et scénariste de bande dessinée, né en 1964 à Paris.  

Mon avis : (lu en mars 2013)
J'ai beaucoup aimé le livre La Guerre d'Alan d'Emmanuel Guibert , consacré aux périples du jeune soldat Alan durant la seconde Guerre Mondiale, aussi lorsque Price Minister nous a proposé de participer à l'opération La BD fait son festival, je n'ai pas hésité à choisir L'enfance d'Alan.

Alan est né en 1925 en Californie dans une banlieue de Los Angeles. Il passe son enfance dans cette région de la côte ouest, entre Alhambra, Pasadena et Santa Barbara. A travers des petites histoires souvenirs d'enfance, nous découvrons une époque et une région. C'est intéressant, émouvant, amusant : il est question d'une immense avenue d'arbres de Noël, des sorties au bord de la mer avec les maillots en laine, des grands-parents, des locomotives…

J'ai beaucoup aimé ce retour à l'enfance qui m'a rappelé également des souvenirs d'enfance (différents de ceux d'Alan car autre lieu et autre époque). J'aime également ce dessin noir et blanc simple et épuré. Cette bande-dessinée a été à la hauteur de mon attente.

Note : 17/20

Merci à Price Minister pour cet opération.

Extrait : 

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Déjà lu du même auteur :

la_guerre_d_Alan La Guerre d'Alan

Challenge Petit BAC 2013
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"Prénom"

 

 

 

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19 mars 2013

Festival Rue des Livres - 16 mars 2013

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 Les billets des dernières années sur les rencontres à Rennes entre blogueurs et blogueuses à l'occasion du Festival Rue des livres m'ont donné envie d'y participer et cette année, j'ai sauté le pas.

Je suis partie très tôt de chez moi, après un transilien, un bus et un TGV, je suis arrivée à la gare de Rennes vers 10h30 avec la pluie... Je retrouvais Sylire, Fransoaz arrivant par le train de Brest et Gambadou organisatrice de la rencontre blogo qui nous véhiculait gentiment jusqu'au Festival.

Retrouvailles avec le reste des participant(e)s sous le chapiteau du Festival : SandrineYvon, Joelle et son mari, Géraldine, HildeYaneck, Xian Moriarty, Arieste, Canel et sa famille. 

Rapidement nous partons déjeuner à la Cantine des auteurs, où nous attend un délicieux repas marocain préparé par une association de quartier. Nous sommes répartis sur deux tables l'occasion d'échanger des livres, de discuter BD, prix Elle et lectures bien sûr !

Nous ne traînons pas trop à table car nos tables sont attendues par de nouveaux convives. La pluie s'étant arrêtée, nous en profitons pour faire un grand tour du salon, tout en papotant ! 

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            Bernard Minier                                Viviane Moore

Ensuite, Sandrine, Canel, son fils et moi nous décidons d'aller voir la conférence sur L’école française du Polar avec Stéphane Marchand, David S. Khara, Christian Rauth et Bernard Minier. J'ai beaucoup aimé les interventions de Bernard Minier.

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de gauche à droite : Stéphane Marchand, David S. Khara, Christian Rauth et Bernard Minier

Nous profitons de la pause pour faire la photo de groupe avec ceux et celles qui le voulaient...
(cf. les billets de Gambadou, Sandrine, Syrelire...)

Puis c'est la conférence qui m'a le plus marqué : Écrire contre l’oubli superbement animée par C. Capochichi avec Magda Hollander-Lafon, son éditrice Anne-Sophie Jouanneau et Yahia Belaskri :

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Quelle grande dame avec un regard inoubliable, née en Hongrie en 1928, elle est déportée à l'âge de 16 ans.
En 1977, longtemps après sa sortie des camps, elle témoigne à travers un petit livre Les chemins du temps.
Ce livre est réédité et complété Quatre petits bouts de pain : Des ténèbres à la joie. 
Un matin, à Auschwitz, une femme mourante demande à Magda Hollander-Lafon d'approcher et lui dit de prendre dans sa main les quatre petits bouts de pain qu'elle a gardés mais qu'elle ne peut plus manger : " tu es jeune, tu dois vivre ", lui dit-elle. Cette phrase a donné à Magda une formidable envie de vivre et aujourd'hui elle veut transmettre l'horreur avec douceur. Elle nous parle de l'importance du regard qui peut être aussi bien destructeur que plein de douceur... « Il y a en chacun de nous le meilleur et le pire », « La vie ne se mérite pas mais se vit au présent. Je suis responsable de ma vie et du sens que je veux lui donner. »

Le témoignage de Yahia Belaskri originaire d'Oran ville cosmopolite à propos de son livre Une longue nuit d'absence était également très intéressant. J'ai aimé sa formule pour résumer le livre : 1 homme (Paco), 2 pays (Algérie et Espagne), 3 guerres (Guerre d'Espagne, 2de Guerre Mondiale, Guerre d'Algérie).

Re-pause, je sors mes cookies...

La dernière conférence auquelle j'assiste sans connaître est Autour de Philip K. Dick animée par Erwan Cadoret (spécialiste cinéma, éducateur à l’image, intervenant Clair Obscur à Rennes) avec Étienne Barillier (spécialiste de P. K. Dick), Florian Treguer (enseignant
chercheur en littérature américaine) et Jérémy Zucchi (spécialiste en cinéma et intervenant sur P. K. Dick).


de gauche à droite :
Erwan Cadoret, Jérémy Zucchi, Étienne Barillier, Florian Treguer

(cf. Wikipedia : Philip K. Dick)

 Et bien sûr, dans un Salon, je collecte des marque-pages ! 

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Il est déjà l'heure de quitter le Festival, de quitter Rennes et de prendre le chemin du retour...

Merci à Canel et à sa famille de m'avoir reconduite à la gare...

J'ai un peu dormi dans le TGV pour éviter de rater ma gare à minuit... 

Et lorsque j'arrive chez moi, il est déjà dimanche !

Je suis ravie d'avoir participé à cette journée, d'avoir pu enfin rencontrer en vrai Sandrine et Canel avec qui j'échange par commentaires ou mails depuis plusieurs années. Je regrette de n'avoir pas pris le temps d'échanger plus avec les autres participant(e)s...
Ce sera pour une autre fois !

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18 mars 2013

C'est lundi que lisez-vous ? [117]

BANNIR
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaines ? 

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Indigo - Catherine Cusset (Prix Relay des Voyageurs)
Crains le pire - Linwood Barclay 
La Villa des Térébinthes - Jean-Paul Malaval 

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Joseph Anton - Salman Rushdie (Grand Prix Elle 2013) 
Etranges rivages - Arnaldur Indridason 
L'enfance d'Alan - Emmanuel Guibert (
La BD fait son festival avec Price Minister)

Que lirai-je cette semaine ?

Celui que tu cherches - Amanda Kyle Williams (partenariat)
Eléments incontrôlés - Stéphane Osmont (Prix Relay des Voyageurs)
Dans le jardin de la bête - Erik Larson (Grand Prix Elle 2013)

Bonne semaine et bonnes lectures.

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17 mars 2013

Grand Prix des lectrices Elle

La sélection du Jury d'Avril est arrivée hier dans ma boîte aux lettres,
ce sont les derniers livres de l'aventure :

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Je dois rendre ma "copie" avant le 18 avril.

Pas d'avis particulier avant lecture...
656 pages + 416 pages + 320 pages

 A suivre...


Grand_Prix_des_Lectrices_2013 

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