05 août 2013

Le Guide du Mauvais Père tome 1 - Guy Delisle

le_guide_du_mauvais_p_re  Delcourt - janvier 2013 - 192 pages

Présentation éditeur :
Oublier le passage de la petite souris, traumatiser sa fille avec une terrifiante histoire d'arbre qui pousse dans l'estomac, dénicher des conseils peu avisés pour encourager fiston à taper plus fort sur le punching bag... Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l'imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l'observation et une bonne dose d'autodérision.

Auteur : Né en 1966, Guy Delisle est un auteur de bande dessinée québécois. Après des études d'animation au Sheridan College de Oakville (Ontario), il travaille dans différents studios à travers le monde, Canada, Allemagne, France, Chine, Corée du Nord, Réunion, Jérusalem. Ses expériences de superviseur d'animation en Asie fourniront ainsi matière à deux albums autobiographiques, Shenzhen en 2001 et Pyongyang en 2003. Paru en 2007, Chroniques birmanes relate un séjour d'une année qu'il effectue à Rangoon où il suit son épouse, expatriée de Médecins sans frontières. Quatre ans plus tard paraît Chroniques de Jérusalem qui relate l'année 2008-2009 passée par la famille en Israël, et qui lui vaut le Prix du Meilleur Album au festival d'Angoulême en 2012. Il a en particulier vécu en direct l'Opération plomb durci à Gaza en décembre 2008.

Mon avis : (lu en juillet 2013)
Dans ce nouveau livre de Guy Delisle, il n'est plus question de voyages, mais d'enfants. Une BD beaucoup plus légère et qui se lit trop vite... Il raconte son quotidien et ses "ratés" avec ses enfants : comment il a pu oublier la petite souris pour son fils, comment il préfère aller boire un café que d'assister au bord de la piscine au cours de natation de sa fille, comment il propose à son fils d'essayer d'utiliser une tronçonneuse... C'est plein d'humour, parfois même noir. J'ai passé un bon moment mais bien trop court en lisant cette bande dessinée empruntée à la Bibliothèque. 

Extrait : 

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Déjà lu du même auteur : 

chroniques_de_J_rusalem Chroniques de Jérusalem shenzhen  Shenzhen pyongyang Pyongyang

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04 août 2013

Souvenirs, Souvenirs...

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Comme l'été dernier, je vais présenter sur mon blog 
quelques livres de mon enfance et de mon adolescence 
que j'ai lu et relu à l'époque 
et dont je garde un très bon souvenir...

Mes souvenirs de 2012 :

Pleure, ô pays bien-aimé – Alan Paton 
Le pays où l'on arrive jamais – André Dhôtel 
Les allumettes suédoises – Robert Sabatier
La grande muraille – Claude Michelet
Mais moi je vous aimais – Gilbert Cesbron

 

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02 août 2013

En pause...

C'est mon tour de partir quelques jours en vacances, 

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avec bien sûr des livres dans mes bagages...

 Le Monde selon Garp - John Irving
(pour LC avec ValérieSandrine, SylireLucie et Clara)
3 livres pour la Rentrée Littéraire 2013
D'acier - 
Silvia Avallone (J'ai Lu)

...

Le blog continue à vivre, quelques billets ont été programmés durant mon absence... 

A très bientôt...

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31 juillet 2013

Challenge 1% Littéraire 2012 - Bilan

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Challenge 1% Littéraire 2012 organisé par Hérisson08, il s'agit de lire au moins 1% des 646 sorties littéraires prévues cet automne. Soit au moins 7 livres...  (fin du challenge 31 juillet  2013) 

livre n°1 : Comme dans un miroir - Gunnar Staalesen (Norvège)
livre n°2 : Home - Toni Morrison
livre n°3 : A découvert - Harlan Coben 
livre n°4 : La patiente – Jean-Philippe Mégnin 
livre n°5 : Bois sauvage – Jesmyn Ward
livre n°6 : Certaines n’avaient jamais vu la mer - Julie Otsuka 
livre n°7 : L'Embellie - Auður Ava Ólafsdóttir                                          1% réussi
livre n°8 : Une partie de chasse - Agnès Desarthe
livre n°9 : Réanimation - Cécile Guilbert
livre n°10 : La ville des serpents d’eau - Brigitte Aubert
livre n°11 : La Reine de la Baltique – Viveca Sten
livre n°12 : La nuit tombée – Antoine Choplin
livre n°13 : La vie sans fards - Maryse Condé
livre n°14 : La mer, le matin – Margaret Mazzantini                                  2% réussi
livre n°15 : Discordance - Anna Jörgensdotter
livre n°16 : Les lisières – Olivier Adam
livre n°17 : Freezing - Clea Koff 
livre n°18 : La déesse des petites victoires - Yannick Grannec 
livre n°19 : L'Amour sans le faire - Serge Joncourt 
livre n°20 : La faille souterraine et autres enquêtes - Henning Mankell
livre n°21 : Printemps barbare - Héctor Tobar                                         3% réussi
livre n°22 : Le cercle - Bernard Minier
livre n°23 : Les pays – Marie-Hélène Lafon
livre n°24 : Gains - Richard Powers 
livre n°25 : Furioso – Carin Bartosch Edström
livre n°26 : Les curieuses rencontres du Facteur Skogli - Levi Henriksen 
livre n°27 : La décapotable rouge - Louise Erdrich                  
livre n°28 : La réparation - Colombe Schneck                                          4% réussi
livre n°29 : Le jeu des ombres - Louise Erdrich 
livre n°30 : Les apparences – Gillian Flynn livre
livre n°31 : La vallée des masques - Tarun Tejpal 
livre n°32 :
 Lame de fond – Linda Lê 
livre n°33 : Notre force est infinie - Leymah Gbowee 
livre n°34 : Le terroriste noir – Tierno Monénembo 
livre n°35 : L'Ange du matin – Arni Thorarinsson                                     5% réussi
livre n°36 : La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert - Joël Dicker 
livre n°37 : Le monde à l'endroit - Ron Rash 
livre n°38 : Blanche-Neige doit mourir - Nele Neuhaus 
livre n°39 : La Villa des Térébinthes - Jean-Paul Malaval 
livre n°40 : Arrive un vagabond - Robert Goolrick 
livre n°41 : Dans le jardin de la bête - Erik Larson 
livre n°42 : Chambre avec vue sur la guerre – Edith Bouvier                      6% réussi
livre n°43 : En souvenir d'André - Martin Winkler 
livre n°44 : Complètement cramé ! - Gilles Legardinier

Une nouvelle édition commence fin août chez Hérisson 

Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013

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30 juillet 2013

Conflit de voisinage - Rafaële Rivais

Lu en partenariat avec Max Milo Editions

conflit_de_voisinage__1_ Max Milo Editions - juin 2013 - 188 pages

Quatrième de couverture : 
Elle se mit à guetter les allées et venues de sa voisine. Quand elle la savait prête à sortir de l’immeuble, elle préparait une bassine d’eau. Elle la vidait sur sa tête. Elle l’entendait avec jubilation remonter chez elle pour se changer. Lorsqu’elle l’apercevait dans la rue en train de rentrer chez elle avec sa poussette double et les petites dedans, elle bravait le flot des voitures pour arriver avant elle au pied de l’immeuble : elle maculait d’huile la poignée de la porte d’entrée.
Audrey Nichelong envie tellement sa voisine, Rachel Kubler, qu’elle lui fait vivre un enfer. Cette dernière, confrontée successivement à l’indifférence du bailleur social, de la police et de la justice, met de côté ses principes pour assurer sa sécurité et celle de sa famille …

Auteur : Rafaële Rivais est journaliste au Monde depuis vingt-cinq ans. Elle a longtemps vécu à Bruxelles avant de s’installer à Paris. Cette histoire s'inspire de faits réels.

Mon avis : (lu en juillet 2013)
Un livre qui se lit très facilement. Dans ce livre, l'auteur dit s'être inspiré de faits réels pour écrire cette histoire. Les histoires de voisinage peuvent tourner au cauchemar... 
Audrey Nichelong est la voisine que personne ne voudrait avoir. Divorcée, mère de deux ados, sans travail fixe, fumant très souvent des pétards et recueillant des chats... Elle ne supporte aucun de ses voisins. Mais lorsque Rachel Kubler emménage dans l'appartement voisin avec ses jumelles et sa jeune fille au pair, Audrey va se déchaîner et utiliser tous les coups possible pour faire fuir la nouvelle occupante : les chats, ses enfants, lettre anonyme...  C'est la jalousie qui la pousse à agir comme cela...
Avec cette histoire où la tension monte peu à peu, l'auteur dénonce la difficulté de se faire aider pour une victime d'harcèlement. La police ne veut pas intervenir pour si peu, le bailleur ne veut pas de conflit donc refuse de prendre parti, la justice encombrée par trop de procédures, ne considère pas important ce genre de demandes. Une belle découverte.

Merci Flora et  Max Milo Editions pour m'avoir permis de découvrir cette histoire où l'humour adoucit un peu le côté angoissant de certaines situations.

Autres avis : Canel, Jostein, Cryssilda

Note : ♥♥♥♥

Extrait : (début du livre)
Audrey Nichelong aurait dû profiter de son jour chômé pour faire le ménage dans l'appartement : la crasse noircissait le carrelage de la salle de bains, la poussière faisait des moutons, et, surtout, son clic-clac sentait l'urine, le chat noir avait pissé dedans. Elle préféra refermer le canapé, s'y avachir et allumer un pétard. Elle aspira la fumée en fermant les yeux et la rejeta dans un grand soupir. Aussitôt s'envolèrent les soucis - le chèque sans provision, les frais qui engraissaient le banquier, les fugues de Kevin. Une deuxième taffe chassa les cauchemars de la nuit - cris de jouissance des gorets dans la cave, flammes de l'incendie qui la dévoraient. Elle tira encore sur le joint, et se sentit délivrée, insouciante. Une quatrième bouffée de cannabis la fit rêver d'un homme qu'elle aimait et qui l'aimait, et qui la comprenait. Elle se sentit apaisée, enfin...  
Elle ne bougeait plus, lèvres entrouvertes pour ce prince qui allait y déposer un baiser, quand elle fut arrachée à son extase par un bruit de manœuvre, côté rue. « C'est pas bientôt fini ce bordel ? » jura-t-elle, furieuse d'être ainsi rappelée à la réalité. Elle se leva pour aller voir, dans la cuisine, ce qui se passait. Un camion long de sept mètres était en train de se garer. Il était si haut que son toit atteignait sa fenêtre et lui bouchait la vue. « Putain, qu'est-ce que c'est que ce gros-cul ? ! » se demanda-t-elle, châtiant son expression, comme toujours. « Nom de Dieu ! Un camion de déménagement ! C'est pour qui ? » murmura-t-elle, cette fois inquiète.

 

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29 juillet 2013

C'est lundi que lisez-vous ? [135]

 BANNIR
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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Le canapé rouge - Michèle Lesbre 
Zalbac brothers - Karel de la Renaudière 
Une odeur de henné - Cécile Oumhani 

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Conflit de voisinage - Rafaële Rivais (Max Milo)
Nos étoiles contraires - John Green

Que lirai-je cette semaine ?

Un père en colère - Jean-Sébastien Hongre (Max Milo)
La cuisinière d'Himmler - Franz-Olivier Giesbert

Bonne semaine et bonnes lectures !

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27 juillet 2013

Une odeur de henné - Cécile Oumhani

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Editions Paris Méditerranée - septembre 1999 - 

Editions Elyzad - mai 2012 - 236 pages

Quatrième de couverture : 
Kenza est médecin dans un hôpital de campagne. Son père lui a transmis sa passion des livres. Depuis son enfance, Kenza se sent différente, en rien semblable à sa mère ou à ses camarades de classe. Habitée par un vif désir de connaissance, elle fait tout pour échapper aux conventions de son milieu. Aussi, quand ses parents lui annoncent qu'un jeune homme a demandé sa main, Kenza se révolte. Elle part pour Paris, loin de l'emprise de la tradition. Sans se douter que sa soif de liberté y sera aussi mise à l'épreuve...
Grâce à son écriture sensible, Cécile Oumhani donne vie à un personnage attachant qui se débat dans ses contradictions, vit intensément ses émotions, s'émancipe, mais à quel prix, et découvre dans la souffrance une forme de libération.
Un roman élégant qui se fait l'écho intime de questions brûlantes dans la société tunisienne d'aujourd'hui.

Auteur : Poète et romancière, Cécile Oumhani est l'auteur d'une douzaine d'ouvrages. Une odeur de henné est son premier roman. Elle a publié Le café d'Yllka (2008), Prix Littéraire Européen de l'Adelf (Association des écrivains de langue française), traduit en Italie.

Mon avis : (lu en juillet 2013)
J'ai découvert ce livre grâce au « Café Lecture » de la Bibliothèque.
Le henné est un colorant naturel qui sert à réaliser des tatouages sur les mains d'une jeune mariée. Dans les pays du Magreb, cela représente la tradition et les mariages arrangés. Kenza est une jeune tunisienne de trente ans, qui a fait des études et est maintenant médecin, c'est une femme indépendante qui, aux regrets de ses parents, n'est toujours pas mariée. Un jour, un ami de la famille fait officiellement sa demande et Kenza ne se voit pas perdre sa liberté obligée de s'occuper d'un mari, de tenir une maison et d'avoir des enfants. Elle accepte ces fiancailles en échange de pouvoir partir un an à Paris pour faire de la recherche en médecine. Arrivée à Paris, elle prend de plein fouet le choc culturel, la liberté des femmes l'étonne, elles peuvent aller boire un verre dans un café, le compagnon de son amie française s'occupe de préparer le repas... Elle est perdue par ces différences culturelles et lorsqu'elle rencontre Jacques, elle est troublée par les sentiments qu'il suscite chez elle. Pour se protéger, elle se renferme sur elle-même et elle décide de porter un foulard et une tunique sombre. 

Une très belle lecture où il est question de traditions culturelles et religieuses, de la place de la femme dans la société tunisienne. L'écriture est sensible, poétique, les femmes sont au centre de cette histoire. A découvrir !

 

Extrait : (début du livre)
La nuit tombe sur Benissa. Les visages sont maintenant gagnés par l'onde dorée d'une autre lumière. La chaleur relâche son emprise et les gens émergent de la torpeur de l'après-midi. Le village s'éveille et entonne une rumeur ample et sourde. Ses maisons tout à l'heure prostrées dans la profusion des jardins se détachent avec un nouveau relief. Le village est paré du décor électrique qui s'illumine depuis l'arête des minarets, dès le crépuscule. Des enfants jaillissent des portes peintes de rouge, de bleu, se lancent dans des cavalcades, dégringolent le lacis des venelles tracées par de lointains ancêtres andalous. Leurs cris ricochent d'une cour à l'autre. Les vieilles psalmodient dans l'ombre du mausolée de Sidi Toumi. Des jeunes filles rient aux éclats à la fontaine où elles puisent l'eau et son joyeux murmure. La montagne fauve règne là-bas au fond du ciel. Ses contours assombris sculptent une menace indéfinie mais millénaire. C'est la saison des mariages et la nuit va bientôt résonner des ululuments des femmes en liesse dans le rythme obsédant des darboukas, traversé par les sonorités aigres du mezoued.

 

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25 juillet 2013

Zalbac brothers - Karel de la Renaudière

Lu en partenariat avec les éditions Albin Michel

zalbac_brothers Albin Michel - mai 2013 - 317 pages

Quatrième de couverture :

New York, une très secrète banque d'affaires.
Un jeune français venu de nulle part.
Une héritière qui hésite sur son destin.
L'histoire d'une ascension et d'une chute.

Dans la grande tradition de John Grisham, Karel de la Renaudière, un des directeurs d'une grande banque internationale, explore les coulisses de la haute finance et du pouvoir. Ce thriller captivant dresse un tableau à la fois fascinant et terrible de notre époque.

Auteur : 38 ans. Génération bulle internet. Poursuivre les rêves construits par toutes ses lectures d'enfant et d'adolescent, l'a conduit dans l'audiovisuel aux côtés de Jean-Edern Hallier. Devenu entrepreneur dans la technologie, son succès lui a valu d'être débauché par une grande banque internationale où il a fait une ascension digne d'un de ses personnages. Par ce thriller, il paie sa dette à l'univers romanesque qui l'a formé et l'a fait directeur.

Mon avis : (lu en juillet 2013)
Jean Demester travaille comme chauffeur de taxi à New-York, il a fait des études de mathématiques et de finance et il est violoniste amateur. Il fait connaissance avec Bruce Zalbac, dit le « King », le grand patron de la banque d'affaires « Zalbac Brothers » lorsque la voiture de celui-ci coupe dangereusement la route de son taxi. Après une discution autour de la musique Bruce Zalbac donne sa carte à Jean pour un éventuel travail. Jean commence donc à travailler chez  « Zalbac Brothers » en tant que stagiaire, il fait des cafés et des photocopies, puis de la saisie... Ce n'est pas facile de travailler sous les ordres du peu sympathique et ambitieux Donovan. Pourtant Jean va réussir à gravir les différents échelons de la banque.
C'est un livre qui se lit facilement, il n'est pas nécessaire de connaître la finance pour comprendre l'intrigue. Le livre est présenté à tort comme un « thriller financier », il n'y a ni crime, ni enquête policière...
J'ai trouvé très intéressant de découvrir le fonctionnement du monde de la finance, avec ses requins, du bluff et ses entourloupes... La partie sentimentale de l'histoire m'a ennuyée et je regrette que le final ne soit pas plus développé.

Merci à Laure et aux éditions Albin Michel pour m'avoir permis de passer un bon moment avec ce livre.

 

Extrait : (début du livre)
La limousine avance au pas, le long de Park Avenue rendue déserte par le froid et la neige. Soufflés par les bourrasques, les flocons volent au-dessus de Manhattan. Jean Demester colle sa tête au pare-brise. Les mains agrippées au volant, il s'énerve. Une soirée sans clients, c'est une soirée sans pourboires. Le couple de Texans qu'il devait conduire à l'Apollo Theater a finalement renoncé à sortir de l'hôtel. Le Français fait ses calculs : même avec ce qu'il a empoché hier, il n'a toujours pas de quoi rembourser sa part du loyer. Encore une journée gâchée ! La buée obscurcit son champ de vision. Il lâche un juron.
- Il ne manquerait plus qu'elle tombe en rade !
À cet instant, une Maybach bleu et marron glacé surgit de la 66e au ralenti. Son apparition dans un halo de lumière a quelque chose de fantomatique. Jean freine brusquement. La vieille Cadillac se met en travers de l'avenue, avant de s'immobiliser à quelques centimètres de la luxueuse berline bicolore. Il ouvre la portière et sort de la limousine comme un diable de sa boîte. Il s'approche en invectivant son homologue à casquette, qui le regarde, impassible.
- Mais où t'as trouvé ton permis, toi ?
- I beg your pardon ?
- Ça va, ça va... Laisse tomber.
Soudain, la vitre arrière gauche commence à s'abaisser. Un visage sévère apparaît. Ses cheveux gris et courts sont impeccablement plaqués, le sexagénaire porte un manteau en alpaga de bonne coupe.
- J'y crois pas Miss Daisy, t'écoutes encore David Oistrakh ? assène le jeune homme, tandis que le concerto pour violon et orchestre de Tchaïkovski s'échappe des haut-parleurs encastrés dans les portières.
L'homme le dévisage, l'air surpris. Contre toute attente, il parle français. Avec un fort accent américain, mais français.
- Je vois. Quel violon vous conviendrait ? demande-t-il en esquissant un sourire.
Jean hésite.
- Je sais pas, j'aime bien Heifetz. En voilà un qu'il ne connaîtra pas...
- Heifetz... C'est banal ! Pourquoi pas Menuhin, hein ?
- Menuhin...
Encore mieux ! Il est coriace.
- Auer, maybe ?
Le regard du passager de la berline est à la fois inquisiteur et bienveillant, comme s'il prenait un plaisir certain à ce petit jeu.
Le jeune homme sursaute, soudain piqué au vif.
- Vous foutez pas de moi ! There is no Auer recording, pas d'enregistrement d'Auer ! Vous me prenez pour un débutant ?
Le visage de son interlocuteur se fend d'un large sourire.
- Et pourquoi ?
- Auer n'a jamais enregistré le concerto parce qu'il n'arrivait pas à le jouer correctement ! Trop technique. Quand on pense que Tchaïkovski l'avait écrit pour lui... quel gâchis ! Bon, c'est pas que je m'ennuie, mais...
- Attendez...

Challenge Trillers et Polars
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catégorie "Même pas peur" :  2/25

Challenge New-York 2013
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23 juillet 2013

Le canapé rouge - Michèle Lesbre

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Sabine Wespieser - août 2007 - 148 pages

Folio - avril 2009 - 144 pages

Quatrième de couverture : 
Dans le transsibérien qui la conduit à Irkoutsk, tandis que défilent les paysages, Anne songe à l'amitié qui la lie à une vieille dame, Clémence Barrot, laissée à Paris. Elle lisait à cette ancienne modiste la vie de femmes libres et courageuses telle Olympe de Gouges, auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne... Et partageait avec elle des souvenirs tendres et douloureux : ceux des amours passées… 
Le dixième livre de Michèle Lesbre est un roman lumineux sur le désir, un texte limpide sur le bonheur de vivre.

Auteur : Michèle Lesbre vit à Paris. Elle a publié notamment La Belle Inutile (1991), Un homme assis (1993), Une simple chute (1997), Que la nuit demeure (1999), Nina par hasard et VictorDojlida, une vie dans l’ombre (2001), Boléro (2003), Un certain Felloni (2004), La Petite Trotteuse (2005), Le canapé rouge (2008), Sur le sable (2009), Disparitions bucoliques avec Gianni Burattoni (2010), Mais d’où venez-vous ? avec Sylvie Granotier (2010) et Un lac immense et blanc (2011).

Mon avis : (lu en juillet 2013)
Anne la narratrice est dans un train en direction du lac Baïkal, elle est partie retrouver Gyl un homme qu'elle a aimé et dont elle est sans nouvelles. Durant ce long voyage, elle observe aussi bien les paysages que ses compagnons de voyage. Elle laisse également vagabonder son esprit en pensant à sa voisine d'appartement Clémence Barrot. C'est une vieille dame qui vit dans le souvenir de Paul son grand amour assassiné durant la Seconde Guerre Mondiale. Clémence a été modiste, Anne vient la voir régulièrement pour lui faire la lecture et pour bavarder autour de la littérature, des souvenirs... A son retour, Anne compte bien retrouver Clémence sur son canapé rouge pour lui raconter son voyage.
Jolie histoire, j'ai préféré les échanges entre Clémence et Anne que le voyage en Sibérie où je me suis un peu perdue...

Extrait : (début du livre)
Sur un chemin de terre, un homme roulait une cigarette, debout, près d'un side-car vert, scarabée géant, compagnon de solitude. L'homme et sa machine, ensemble. De loin je reconnaissais tous les gestes, Gyl aussi roulait ses cigarettes. Il retenait la pincée de tabac au creux de la main, l'effritait du bout des doigts, la répartissait dans la pliure de la feuille, enfermait le tout après un léger coup de langue sur le bord du papier gommé. L'odeur de miel et de foin flottait, même si j'étais derrière la vitre du compartiment et l'homme à une dizaine de mètres. J'entendais presque le bruissement du tabac, j'imaginais les doigts agiles, le geste machinal, la tête ailleurs. Moment suspendu, rituel, intime. Il n'avait pas un regard pour le train qui reprenait de la vitesse et je pensais que c'était ça aussi le voyage, me réveiller quelque part en Sibérie, mais où ? Voir un homme se rouler une cigarette, le perdre de vue très vite, me souvenir de lui toujours.
Aujourd'hui encore, il m'arrive de penser à la brève apparition de cet inconnu surpris dans son intimité, à d'autres aussi qui de façon mystérieuse se sont installés dans ma mémoire, comme des témoins silencieux de mes errances.
C'était un moment de ma vie où la présence obsédante du monde, l'impuissance de tous les discours et celle de théories usées tourmentaient mes jours et mes nuits. Il me semblait n'avoir prise sur rien, le temps voulait m'engloutir, il m'engloutissait, du moins avais-je cette impression d'une lente et inexorable fin de tous nos espoirs. Je n'étais pas seule à percevoir cette insidieuse érosion des certitudes qui avaient emballé notre jeunesse, mais ce qui m'effrayait c'était le sentiment, que partageaient quelques-uns de mes amis, de ne rien pouvoir d'autre que de m'abîmer dans ce constat. J'avais lu dans un roman à propos de la mort des théories, On se demande jusqu'à quel point on les avait prises au sérieux. J'en voulais à l'auteur pour sa cruelle hypothèse. Ce monde rêvé, cette belle utopie : être soi, pleinement soi, mais aussi transformer la société tout entière, pouvaient-ils n'être qu'enfantillages ? Nous consolaient-ils seulement d'être les héritiers orphelins des dérives commises à l'Est et ailleurs, que certains de nos aînés avaient fait semblant d'ignorer ?
Gyl, lui, ne voulait pas renoncer à tout ce qui avait donné du sens à sa vie jusque-là, bâtir un monde idéal. Sur un coup de tête, il était allé vivre au bord du lac Baïkal, peindre, faire du théâtre avec les habitants, monter des pièces de Vampilov qui avait exercé toute sa carrière à Irkoutsk. Ce choix m'inquiétait, mais je comprenais à quel point il était symbolique et désespéré à la fois. Inutile de le retenir, rien ni personne ne l'avait jamais retenu. Les premiers six mois, il écrivait souvent, racontait qu'il avait le temps d'aller pêcher l'omoul dans le lac, de fabriquer des cerfs-volants pour les enfants.
Puis, le silence.
Après des semaines sans nouvelles, j'avais décidé de faire le même voyage, dans le même train. Nos quotidiens s'étaient séparés depuis longtemps, mais nous avions beaucoup partagé. L'idée d'un quelconque danger le concernant me plongeait dans une indicible angoisse. L'homme debout près de sa machine était peut-être un signe, je me rapprochais de Gyl. Ces gestes familiers pouvaient en être la preuve, j'avais besoin de m'en convaincre.

  Challenge Petit BAC 2013
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"Couleur"

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22 juillet 2013

C'est lundi que lisez-vous ? [135]

BANNIR
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

 Heidi_and_her_grandfather_jessie_willcox_smith 9782330018962 profanes

Heidi - Johanna Spyri 
Le gardien de phare - Camilla Läckberg 
Profanes - Jeanne Benameur

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Zalbac Brothers - Karel de la Renaudière (Albin Michel)
1Q84 - Haruki Murakami (livre audio)

Que lirai-je cette semaine ?

Une odeur de henné - Cécile Oumhani
Conflit de voisinage - Rafaële Rivais (Max Milo)
Un père en colère - Jean-Sébastien Hongre (Max Milo)

Bonne semaine et bonnes lectures !

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