30 octobre 2013

Le Démon des brumes - Luc Blanvillain

2013_10_14_195047 Seuil - septembre 2013 - 345 pages

Quatrième couverture : 
Comment RAPHAËL aurait-il pu savoir qu'en offrant cette bague à LAURA, il accomplissait le premier acte d'une prophétie maléfique millénaire ?
Et comment Laura aurait-elle pu soupçonner MELVIL, nouvel élève du lycée au charme irrésistible, d'être lié à elle par cette même prophétie ?
Le Démon des Brumes, resté tapi dans l'ombre depuis des décennies, vient d'accomplir sa dernière métamorphose et s'apprête à répandre la terreur parmi les hommes. Raphaël et Laura sont les outils de son projet démoniaque ; eux seuls seront peut-être capables de l'arrêter.

Auteur : Né en 1967, Luc Blanvillain est professeur de lettres. Il a déjà publié 4 romans pour la jeunesse, dont Un amour de geek (2011) et Une histoire de fou (2011). Dans ses romans, il aborde souvent les thèmes des adolescents, des problèmes familiaux, de la croyance fanatique et de l'indiscipline. Il s'inspire non seulement de ses enfants mais aussi des jeunes qu'il observe dans ses classes. Luc Blanvillain vit à Lannion, en Bretagne.
 
Mon avis : (lu en octobre 2013)
J'ai eu la surprise de recevoir ce livre de la part de l'auteur. J'avais bien aimé ces deux premiers livres. Pour celui-ci, n'étant pas fan des histoires fantastiques, j'ai mis un peu de temps avant de l'ouvrir et de m'y plonger. 
Le livre commence par un prologue en 1013 avec un terrible incendie. Puis l'histoire se situe en 2013, Laura et Raphaël sont deux lycéens amoureux. L'arrivée au lycée du mystérieux Melvil va bouleverser la quiétude de la ville...
J'ai lu sans peine la moitié du livre qui est bien écrit mais je n'ai pas eu envie de continuer plus loin, cette histoire ne m'intéressait pas plus que cela... 
N'étant pas le public à qui est plutôt destiné ce livre, j'ai préféré le proposer à deux de mes fils...
L'aîné (20 ans) a fait une pause dans sa lecture de "Le cycle des Dieux" de Bernard Werber pour lire "Le Démon des brumes" et son avis est mitigé : « C'est pas mal, j'ai bien aimé l'idée de la légende. »
Pour le plus jeune (15 ans), il compte le lire dès qu'il aura terminé sa lecture du moment... "Le cycle des Dieux" de Bernard Werber.
Merci à l'auteur et aux éditions du Seuil qui m'ont envoyé ce livre.
 
Autres avis : Elea, Vivelesbetises, Loula

Extrait : (début du livre)
- 1013 -
Il ne comprenait pas. 
Tout flambait. 
Les parchemins flambaient, les boiseries flambaient, les tentures, les poutres, les vases, les pilons, les pinces, les loupes, tous ses précieux instruments, son inestimable bric-à-brac, ses herbes, ses simples, ses liqueurs et même ses pierres, glanées aux confins du monde, tout fondait, crépitait, éclatait dans les mâchoires du brasier.
Une vie entière de sortilèges, une existence vouée aux ensorcellements de la matière et de l'esprit, au rêve du grand oeuvre, des années de labeur et d'inquiétudes, de veilles, de privations, une vie à scruter les signes dans le ciel et dans le vélin des bibliothèques, sa jeunesse enfiévrée par l'étude, par l'espoir, par la quête, toujours recommencée, de la pierre philosophale, son passé, son avenir, tout se tordait dans les flammes.
Il avait été l'un des premiers, le premier, peut-être, à voyager aussi loin pour ramener du bout du monde les textes secrets, sacrés, consacrés à cet art nouveau qu'on appelait «alchimie». Il avait appris la langue arabe et traduit en latin les formules du Kitâb sirr al-Khaliqa, il avait perdu trois orteils, gelés puis pourris de gangrène, quand la glace d'un lac qu'il traversait avait cédé sous son poids. Il les avait tranchés lui-même. Puis il était revenu en boitant jusqu'à Tours, sa ville natale, où il avait résolu de se consacrer à l'étude. Il s'était marié, tout de même, dans l'espoir de transmettre ses connaissances à son fils.
Il restait immobile et ne comprenait pas.
L'enfer avait jailli du creuset de cuivre rougi où les métaux fondus palpitaient sagement depuis des heures. Il avait pourtant respecté à la lettre les instructions du parchemin. Claquemuré dans son antre, il en avait interdit l'accès à sa femme et à son fils. Des nuits et des nuits qu'il ne dormait plus, se nourrissait de lueurs, les yeux à vif, si près d'atteindre enfin son but. Trop près.
Il avait dû se tromper, intervertir deux nombres. Une seconde d'inattention avait suffi.
Dans un instant, les flammes l'envelopperaient, à son tour. Elles hésitaient encore un peu, s'aplatissaient aux pieds de leur vieux maître déchu.
Il entendit les hurlements et secoua son rêve.
L'incendie avait gagné le reste de la maison. L'étage. Les chambres. Le torchis sec, les lambris, la paille, le bois, friandises instantanées pour la fureur du feu.
Et ce qu'il entendait, maintenant, par-delà les craquements, les écroulements de poutres, c'étaient des plaintes insoutenables. Sa femme, son fils et leur vieille servante, prisonniers, dévorés. Ils n'avaient aucune chance de s'en sortir. Les fenêtres étaient trop étroites. L'escalier s'était déjà écroulé. La violence de cette apocalypse était surnaturelle. Dieu ne voulait pas de survivants.

 

Lu du même auteur : 

un_amour_de_geek Un amour de geek  crimes_et_jeans_slim_p Crimes et jeans slim

 

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29 octobre 2013

Comme une petite ressemblance n°1

Depuis août 2013, Canel nous fait quelques billets
"Comme une petite ressemblance"

cupr_logo 


autour des couvertures livres qui se ressemblent plus ou moins...

Je me suis pris au jeu et depuis quelques temps j'en collecte aussi...

Voici mon premier lot !


2013-10-28_104143 le_jeu_des_ombres

 smilla_et_l_amour_de_la_neige_pts enfant_44

furioso 2013_10_15_104202 

ocean_noir_folio la_femme_de_nos_vies  le_ciel_tout_autour

CouleurDePeauMiel2 la_d_licatesse_p 

irving_le_monde_selon_garp_p 2013_10_15_1253112013_10_15_125311 2013-10-31_073303x200

la_nuit_des_corbeaux mudwoman

arr_tez_moi_l_ la_d_capotable_rouge 

les_disparus_de_dublin la_boucherie_des_amants 

Chez Canel : billet 1billet 2billet 3billet 4billet 5

 

 

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Auto-bio - Cyril Pedrosa

news294_autobio_couv_ Fluide glacial - novembre 2008 - 44 pages

Quatrième de couverture : 
- "Haaah ! Papy il a mis la clim et il pollue la planèèèèète !"
- "Papyyyy il pollue ! Papyyy il pollue !"

Auteur : Cyril Pedrosa est né en 1972. Lecteur assidu de Mickey Parade et Astérix, il décide à six ans d'être dessinateur de bande dessinée. Ses parents sont ravis mais lui suggèrent de poursuivre un peu ses études. Presque trente ans plus tard, il aime toujours écrire des histoires et les dessiner. Parallèlement à sa collaboration fidèle et fructueuse avec David Chauvel (Ring Circus), Trois ombres est, après Les Cœurs solitaires (éditions Dupuis), le deuxième livre seul en piste de Cyril : la recherche d'une expression plus personnelle qu'il compte bien continuer à explorer...

Mon avis : (lu en octobre 2013)
Voilà une BD que j'ai emprunté par hasard à la Bibliothèque. Elle raconte des tranches de vie de l'auteur à propos du bio, des convictions écolos et des contradictions auxquelles ont peut être confrontées en voulant suivre ou non les préceptes de l'écologie... C'est plutôt réussi, assez satirique et amusant.
Je regrette néanmoins que les pages de cet album ne soient pas numérotés... comme je n'ai pas lu cette BD d'une traite, pas facile de s'y retrouver...

J'ai vu qu'il existe un deuxième tome et je le lirai volontiers si je le trouve à la Bibliothèque...

Extrait :

AlbautoBio_21042008_124645 news294_autobio_page_

Déjà lu du même auteur : 

trois_ombres Trois Ombres 

 

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28 octobre 2013

C'est lundi, que lisez-vous ? [145]

 BANNIR
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

2013_09_21_221032 sur_ma_peau_p1LIV436M man 9782226249746g 

Le bruit et la fureur - William Faulkner 
Sur ma peau - Gillian Flynn 
La lune était noire - Michael Connelly 
Mãn - Kim Thúy 
Dans le silence du vent - Louise Erdrich

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Le Démon des brumes - Luc Blanvillain (partenariat)
The Guitrys - Eric-Emmanuel Schmitt (partenariat Albin Michel)
Défendre Jacob - William Landay

Que lirai-je cette semaine ?

Double jeu - Jean-Philippe Blondel
Kinderzimmer - Valentine Goby
La mécanique du bonheur - David Bergen (partenariat Albin Michel)
La Transcendance - Patricia Reznikov (partenariat Albin Michel)

Bonne semaine et bonnes lectures !

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27 octobre 2013

Dans le silence du vent - Louise Erdrich

9782226249746g Albin Michel - août 2013 - 480 pages

traduit de l'américain par Isabelle Reinharez

Titre original : The round house, 2012

Quatrième de couverture : 
Récompensé par la plus prestigieuse distinction littéraire américaine, le National Book Award, élu meilleur livre de l’année par les libraires américains, le nouveau roman de Louise Erdrich explore avec une remarquable intelligence la notion de justice à travers la voix d’un adolescent indien de treize ans. Après le viol brutal de sa mère, Joe va devoir admettre que leur vie ne sera plus jamais comme avant. Il n’aura d’autre choix que de mener sa propre enquête. Elle marquera pour lui la fin de l’innocence.

Auteur : Ojibwe par sa mère, germano-américaine par son père, Louise Erdrich a grandi sur une réserve indienne du Dakota du Nord. Considérée comme l'un des plus importants écrivains américains contemporains, elle bâtit, livre après livre, une oeuvre forte et singulière, couronnée de nombreux prix dont le National Book Critics Award pour Love medecine ou les National Book Award et American booksellers Award pour son nouveau roman Dans le silence du vent (élu un des 10 meilleurs livres de l'année 2012 par l'ensemble de la presse américaine).

Mon avis : (lu en octobre 2013)
Le narrateur du roman, Joe est un jeune indien de 13 ans, il vit avec ses parents dans une réserve du Dakota du Nord. Son père, Bazil est juge au tribunal tribal, sa mère, Géraldine est spécialiste des appartenances tribales. L'histoire commence par un drame, Géraldine n’est pas rentrée à la maison, lorsque Joe et Bazil la retrouvent, elle est en état de choc : elle a été violée et a échappé à son agresseur qui voulait la tuer. A partir de ce jour, elle s'enferme dans sa chambre, ne parle plus, elle est plongée dans une dépression. La police va faire son enquête pour retrouver le coupable. Bazil va utiliser tous les moyens dont il dispose pour punir l'agresseur mais les lois américaines et les lois indiennes s'appliquent inégalement. Le coupable étant blanc et l'agression ayant eu lieu sur la réserve, il est très difficile de le poursuivre...
Cette injustice pousse Joe avec l'aide de ses meilleurs amis Cappy, Zack et Angus de mener sa propre enquête
L'histoire se passe dans une réserve, le lecteur suit l'évolution de l'enquête de la police, des recherches des jeunes garçons tout en découvrant la vie quotidienne de la réserve où se mêle mode de vie américaine et les traditions indiennes. La famille est importante, elle soutient Joe et ses parents dans le malheur. Les personnages sont attachants comme le grand-père Mooshum qui raconte des légendes indiennes dans son sommeil, ou la tante Sonia dont la poitrine fascine Joe...
L'auteur traite dans ce livres des sujets graves autour de la condition indienne mais également relatent des épisodes plus humoristiques de la vie dans la réserve en particulier lorsque les quatre adolescents se retrouvent ensemble.

J'ai découvert les problèmes juridiques que subissent les amérindiens, en particulier les viols impunis de femmes indiennes par des agresseurs blancs. Dans la postface, l'auteur explique même qu'au cours de sa vie, une indienne sur trois sera violée. 
Joe est très sympathique et attachant, il est touché par le drame que vit sa mère, depuis il ne la reconnait plus. Il est en pleine adolescence et son amitié indéfectible qu'il partage avec ses amis est formidable. Ce crime ne peut pas rester impuni ! 

Note :  ♥♥♥♥ 

Extrait : (début du livre)
1988
Des petits arbres avaient attaqué les fondations de notre maison. Ce n'étaient que de jeunes plants piqués d'une ou deux feuilles raides et saines. Les tiges avaient tout de même réussi à s'insinuer dans de menues fissures parcourant les bardeaux bruns qui recouvraient les parpaings. Elles avaient poussé dans le mur invisible et il était difficile de les extirper. Mon père a essuyé la paume de sa main en se la passant sur le front et a maudit leur résistance.
Je me servais d'un vieil arrache-pissenlit rouillé au manche plein d'échardes ; mon père maniait un long et fin tisonnier en fer qui devait faire plus de mal que de bien. Comme il piquait à l'aveuglette là où il supposait que des racines avaient pu pénétrer, à coup sûr il ouvrait dans le mortier des trous bien pratiques pour les jeunes plants de l'année à venir.
Chaque fois que je réussissais à dégager un tout petit arbre, je le posais à côté de moi tel un trophée sur l'étroit trottoir qui entourait la maison. Il y avait des pousses de frêne, d'orme, d'érable, de négondo, même un catalpa de bonne taille, que mon père a mis dans un vieux seau de crème glacée en pensant qu'il trouverait peut-être un endroit où le replanter. Pour moi c'était un miracle que les arbrisseaux aient survécu à un hiver passé dans le Dakota du Nord. Ils avaient peut-être eu de l'eau, mais bien peu de lumière et seulement quelques miettes de terre. Pourtant chaque graine était parvenue à plonger profondément l'ardillon d'une racine et à projeter une vrille exploratrice vers l'extérieur.
Mon père s'est mis debout, en étirant son dos douloureux. Ça suffit, a-t-il dit, lui qui d'habitude était un perfectionniste.
Mais je n'avais pas envie de m'arrêter, et quand il est entré dans la maison pour téléphoner à ma mère, partie à son bureau chercher un dossier, j'ai continué à tirer sur les petites racines cachées. Il n'est pas ressorti et j'ai pensé qu'il avait dû s'allonger pour faire la sieste, ce qui maintenant lui arrivait de temps à autre. On aurait pu imaginer qu'à ce moment-là, un garçon de treize ans avait mieux à faire, je me serais arrêté, mais bien au contraire. Alors que l'après-midi s'écoulait et que tout sur la réserve était gagné par le calme et le silence, il m'a paru de plus en plus nécessaire que chacun de ces envahisseurs soit tiré de là jusqu'à l'extrême bout de sa racine, où se concentrait toute la croissance vitale. Et il me semblait tout aussi nécessaire de faire un boulot méticuleux, comparé à tant de mes tâches mal terminées.
Aujourd'hui encore, je m'étonne de la vigueur de ma concentration. Je glissais les dents de mon outil le plus près possible le long de la pousse. Chaque petit arbre exigeait une stratégie propre. Il était presque impossible de ne pas le briser avant que ses racines puissent être retirées intactes de leur cachette tenace.
J'ai fini par abandonner, je suis entré en catimini dans la maison et me suis glissé dans le bureau de mon père. J'ai ris l'ouvrage de droit que mon père appelait La Bible. Le Manuel de droit fédéral indien de Félix S. Cohen. Mon père l'avait reçu des mains de son père ; la reliure rouille était éraflée, le long dos craquelé, et chacune des pages comportait des commentaires manuscrits. Je tentais de me familiariser avec la langue désuète et les perpétuelles notes de bas de page. Mon père, ou mon grand-père, avait mis un point d'exclamation p. 38, à côté de l'affaire en italiques qui m'avait naturellement intéressé, moi aussi : États-Unis contre 43 gallons de whisky. Je suppose que, comme moi, l'un d'eux avait trouvé ce titre ridicule. Malgré tout j'analysais l'idée, introduite dans d'autres affaires et confortée par celle-ci, que nos accords conclus avec le gouvernement étaient semblables à des traités conclus avec des nations étrangères. Que la grandeur et la puissance dont parlait Mooshum, mon grand-père, n'avaient pas entièrement disparu, car elles étaient, du moins dans une certaine mesure que je voulais connaître, encore protégées par la loi.

Déjà lu du même auteur :

la_chorale_des_maitres_bouchers_p La Chorale des maîtres bouchers la_mal_diction_des_colombes La malédiction des colombes

omakayas Omakayas love_medecine_p Love Medecine la_d_capotable_rouge La décapotable rouge 

le_jeu_des_ombres Le jeu des ombres 

mois_am_ricain 
Le Mois Américain :  "Un livre de Louise Erdrich"

50__tats

45/50 :  Dakota du Nord

   Challenge Petit BAC 2013

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"Météo"

Challenge 3% Rentrée Littéraire 2013
logorl2013
13/12

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26 octobre 2013

Mãn - Kim Thúy

Challenge Destination Vietnam : 26 octobre 2013
proposé par evertkhorus
vietnam

man Liana Levi - mai 2013 - 143 pages

Quatrième de couverture :
« Maman et moi, nous ne nous ressemblons pas. Elle est petite, et moi je suis grande. Elle a le teint foncé, et moi j’ai la peau des poupées françaises. Elle a un trou dans le mollet, et moi j’ai un trou dans le cœur. »

Auteur : Kim Thúy, née à Saigon pendant l’offensive du Têt, a fui le Vietnam avec d’autres boat people à l’âge de dix ans pour rejoindre Montréal. Tour à tour couturière, interprète, avocate, chroniqueuse culinaire, elle se consacre désormais à l’écriture. Ru, son premier roman, a enthousiasmé les lecteurs de vingt pays. En France, il a obtenu le Grand Prix RTL-Lire 2010.

Mon avis : (lu en juillet 2013)
Le titre, c'est le prénom de sa narratrice, qui signifie en vietnamien « parfaitement comblée » ou « qu'il ne reste rien à désirer », ou « dont tous les vœux ont été exaucés ». Mãn va quitter le Vietnam et émigrer au Canada grâce à son mariage avec un restaurateur vietnamien québécois. Elle s'investit dans son travail et réussit avec sa cuisine à rendre heureux ses clients. Elle rencontre Julie, une occidentale, qui deviendra sa meilleure amie et qui va l’ouvrir au monde. Mãn découvrira que l'on peut dire « je t'aime » à ses proches, embrasser ses enfants… exprimer ses émotions. Grâce à la parution et au succès de son livre de cuisine, Mãn va aller à Paris et rencontrer Luc...
Les chapitres sont très courts, chacun est introduit dans la marge par un mot vietnamien et sa traduction en français. Le récit suit parallèlement le parcours de Màn et celui de sa mère. 
J'ai retrouvé dans l'écriture sobre de Kim Thúy toute la poésie, la justesse et la douceur que j'avais apprécié dans Ru.

Extrait : (début du livre)

mẹ

mères

Maman et moi, nous ne nous ressemblons pas. Elle est petite, et moi je suis grande. Elle a le teint
foncé, et moi j’ai la peau des poupées françaises. Elle a un trou dans le mollet, et moi j’ai un trou
dans le cœur.

Ma première mère, celle qui m’a conçue et mise au monde, avait un trou dans la tête. Elle était une
jeune adulte, ou peut-être encore une fi llette, car aucune femme vietnamienne n’aurait osé porter
un enfant sans porter un jonc au doigt.

Ma deuxième mère, celle qui m’a cueillie dans un potager au milieu des plants d’okra, avait un trou
dans la foi. Elle ne croyait plus aux gens, surtout quand ils parlaient. Alors, elle s’est retirée dans
une paillote, loin des bras puissants du Mékong, pour réciter des prières en sanskrit.

Ma troisième mère, celle qui m’a vue tenter mes premiers pas, est devenue Maman, ma Maman. Ce
matin-là, elle a voulu ouvrir ses bras de nouveau. Alors, elle a ouvert les volets de sa chambre, qui
jusqu’à ce jour étaient restés fermés. Au loin, dans la lumière chaude, elle m’a vue et je suis devenue
sa fille. Elle m’a donné une seconde naissance en m’élevant dans une grande ville, un ailleurs
anonyme, au fond d’une cour d’école, entourée d’enfants qui m’enviaient d’avoir une mère enseignante et marchande de bananes glacées.

Déjà lu du même auteur : 

ru Ru 

 

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25 octobre 2013

La lune était noire - Michael Connelly

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Livraphone - juin 2007 - 10h09 - Lu par Marie-Christine Letort

Seuil - avril 2000 - 376 pages

Points - mai 2001 - 464 pages

Points - octobre 2003 - 464 pages

Calmann-Lévy - mars 2012 - 384 pages

Livre de Poche - janvier 2012 - 480 pages

traduit de l'américain par Robert Pépin

Titre original : Void moon, 1999

Quatrième de couverture :
Contrainte de passer à l'action pour protéger le secret qui la déchire, Cassie Black, une ancienne détenue maintenant en liberté conditionnelle  décide de cambrioler la suite d'un grand flambeur du casino Cleopatra, à Las Vegas. Caméras de surveillance partout, gardes armés, coffres forts blindés, etc., la sécurité sans faille- et dirigée par un certain Kerch, individu particulièrement sadique et retors dans sa façon de penser. S'attaquer à lui c'est courir à la mort, mais c'est le risque que doit prendre Cassie si elle veut réussir. Et ce n'est rien en comparaison de ce qui se passe lorsqu'on comprend que l'enjeu est mille fois plus énorme que ce à quoi on s'attendait au début de l'affaire. Car bien sûr dans l'énorme partie qui se joue, toutes les cartes sont biaisées.

Auteur : Né à Philadelphie, Pennsylvanie le 21 juillet 1956, c'est en lisant les romans de Raymond Chandler que Michael Connelly décide de se consacrer à l'écriture. Il étudie alors la technique de l'écriture et le journalisme à l'université de Floride où enseigne le romancier Harry Crews. Le diplôme obtenu, il se lance dans le journalisme et écrit pour les journaux Fort Lauderdale et Daytona Beach. Il s'intéresse tout particulièrement au crime et couvre 'la guerre de la drogue', période pendant laquelle la Floride connut une vague de violence inattendue. En 1986, une enquête sur les rescapés d'un crash d'avion lui vaut d'être cité pour le prix Pulitzer et de travailler pour le prestigieux Los Angeles Times. Il publie son premier roman 'Les Egouts de Los Angeles' en 1992 dont le héros tourmenté, l'inspecteur Harry Bosch, deviendra un héros récurrent dans son oeuvre. On le retrouvera entre autres dans 'L' Envol des anges' et 'Lumière morte'. Récompensé dans de nombreux pays, Connelly puise son inspiration de son expérience de journaliste, de faits divers et de sa fascination pour le rapport ambivalent de l'homme face au crime et à la justice. Après 'Los Angeles River' en 2004 et 'Deuil interdit' en 2005, il offre au public une nouvelle enquête de Bosch dans 'Echo Park' en 2007. Véritables best-sellers, les romans de Michael Connelly font de lui l'un des maîtres incontestés du roman noir. Il vit en Floride avec sa femme et sa fille.

Lecteur : Après des études de lettres, Marie-Christine Letort entre au Conservatoire National d’Art Dramatique de Rennes, puis à l’Ecole Florent en classe libre. Au théâtre, elle a joué dans Le retour au désert de Bernard-Marie Koltès mis en scène par Jean de Pange, Les enfants d’Edward Bond mis en scène par Jean-Pierre Garnier et dernièrement dans Zoo de Vercors mis en scène par Jean-Paul Tribout.
Marie-Christine Letort travaille régulièrement avec Jean-Luc Revol (Molière, Marivaux, D. Parker, Botho Strauss,…).
Au cinéma, Marie-Christine Letort a tourné sous la direction de Philippe Faucon et à la télévision, sous la direction de Christiane Le Hérissey , Gérard Vergez… Richard III est sa première collaboration avec Philippe Calvario.

Mon avis : (écouté en octobre 2013)
Je ne suis pas une habituée de cet auteur et j'ai plutôt bien aimé cette lecture audio.
Cassie Black a trente ans et un passé douloureux. Cambrioleuse, elle a fait plusieurs années de prison à cause d'un contrat qui a mal tourné. Cassie a réussi à obtenir une remise de peine et une liberté surveillée. Elle a bien décidé à se tenir à carreau et ne pas replonger mais un événement imprévu va l'obliger à participer à un dernier coup pour gagner beaucoup d'argent... Elle doit pénétrer dans une suite du casino Cleopatra, à Las Vegas malgré la présence de nombreuses caméras de surveillance, de gardes armés, de coffres forts blindés.
Le lecteur suit l'histoire du côté du cambrioleur avec tous les détails techniques pour préparer le coup, les problèmes qui vont arriver lors de l'exécution du coup et Cassie se retrouve au cœur d'une machination. Elle va devoir faire face à une course poursuite meurtrière contre un détective privé pas très net... 
Le dénouement est assez inattendu.
Le roman a été écrit comme un feuilleton télévisé, avec des chapitres courts et haletants. L'écoute est plutôt agréable et facile même si pour maintenir du suspens, l'auteur passe d'une scène à l'autre à chaque chapitre...

Note :  ♥♥♥

Déjà lu du même auteur : 

le_verdict_de_plomb Le verdict du plomb le_po_te Le poète 

 

mois_am_ricain 
Le Mois Américain 

50__tats
45/50 :  Nevada

Challenge Trillers et Polars

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catégorie "Même pas peur" :  10/25

   Challenge Petit BAC 2013
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"Géographie"

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24 octobre 2013

Sur ma peau - Gillian Flynn

Lecture Commune 
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"Un livre de Gillian Flynn"

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Calmann-Lévy - avril 2007 - 285 pages

Livre de Poche - février 2008 - 381 pages

France Loisir - 2008 - 

traduit de l'anglais par Christine Barbaste

Titre original : Sharp objects, 2006

Quatrième de couverture :
La ville de Wind Gap dans le Missouri est sous le choc : une petite fille a disparu. Déjà l'été dernier, une enfant avait été enlevée. On l'avait retrouvée peu après, étranglée, les dents arrachées... La jeune journaliste Camille Preaker est envoyée sur les lieux pour couvrir l'affaire. Elle a grandi à Wind Gap et elle sera la mieux placée pour enquêter, selon le directeur de son journal.

Mais pour Camille, retourner sur les lieux de son enfance, c'est réveiller des souvenirs douloureux.
Adolescente, incapable de faire face à la folie de sa mère et traumatisée par la mort inexpliquée de sa sœur cadette, Camille a gravé sur sa peau les souffrances qu'elle n'a pu exprimer. Son corps n'est qu'un entrelacs de cicatrices...
Le cadavre de l'enfant disparue est bientôt retrouvé et, très vite, les soupçons de la police se portent sur le frère d'une des fillettes. II semble le coupable idéal, mais Camille a des doutes.
Hantée par la tragédie de son enfance, elle comprend très vite qu'elle devra pourtant trouver la force de l'affronter si elle veut découvrir la vérité...

Auteur : Gillian Flynn est née à Kansas City. Après Sur ma peau et Les Lieux sombresLes Apparences est son troisième roman.

Mon avis : (lu en octobre 2013)
Camille Preak est une jeune journaliste d'un petit quotidien à Chicago. Elle a quitté Wind Gap, sa ville natale depuis une dizaine d'année sans jamais y revenir. Mais pour couvrir le meurtre et la disparition de deux fillettes, Frank Curry, son rédacteur en chef, l'envoie à Wind Gap persuadé qu'étant originaire du lieu elle sera la mieux à même de rendre compte de l'évolution de l'enquête. Camille est alors obligée de renouer avec sa famille. Peu à peu le lecteur comprend que Camille est fragile et que ce retour en famille lui fait revivre un passé douloureux. La journaliste va enquêter et chercher à comprendre qui est l'auteur de ces horribles crimes, en parallèle la jeune femme va être confrontée aux souvenirs de son enfance et devoir affronter des fantômes de son passé.

Ce livre est un roman très noir avec une intrigue policière qui passe au second plan. En effet, Gillian Flynn s'est surtout intéressée à la petite ville de Wind Gap, ses habitants et à la famille assez singulière de la narratrice et héroïne de l'histoire. 
L'enquête est vraiment très bien construite, en tant que lecteur on se pose de nombreuses questions, on fait de multiples suppositions, on pense avoir compris et pas du tout, nous allons de surprises en surprises. J'ai retrouvé dans ce livre le talent découvert dans Les lieux sombres. Une belle surprise.

Extrait : (début du livre)
Je portais un pull neuf, d'un rouge agressif, hideux. On avait beau être le 12 mai, le thermomètre avait chuté sous la barre des dix degrés et après quatre jours à grelotter en petite chemise, plutôt que de fouiller dans mes cartons de fringues d'hiver, j'étais allée acheter de quoi me couvrir dans un magasin qui faisait des promos. Le printemps à Chicago.
J'étais dans mon box tendu de toile de jute, devant l'ordinateur, le regard rivé sur l'écran. Mon papier du jour traitait d'un cas aussi sordide que banal. On avait retrouvé dans le South Side quatre mômes, âgés de deux à six ans, enfermés dans une chambre avec deux ou trois sandwiches au thon et un quart de lait. Cela faisait trois jours qu'ils étaient parqués là, à s'agiter sur la moquette comme des poules en cage, au milieu de la nourriture et des excréments. Leur mère s'en était allée tirer sur une pipe, et les avait tout bonnement oubliés. Ce sont des choses qui arrivent. Pas de brûlures de cigarette, ni d'os brisés. Juste une étourderie, irrattrapable. J'avais vu la mère après son arrestation : Tammy Davis, une femme de vingt-deux ans, blonde et grasse, avec une grosse pastille de fard rose sur chaque joue. Je l'imaginais sans peine affalée sur un canapé déglingué, en train d'arrondir les lèvres sur la pipe, d'inhaler une bouffée âcre. Ensuite, tout ce mettait à flotter dans sa tête : oubliés les mômes, loin derrière ; elle revoyait ses années collège, où elle était la plus jolie - une ado de treize ans qui mettait du gloss et mâchait des chewing-gums à la cannelle avant d'embrasser ses prétendants.

 

Déjà lu du même auteur : 

les_lieux_sombres Les lieux sombres les_apparences Les apparences

 

mois_am_ricain 
Le Mois Américain :  "Un livre de Gillian Flynn"

50__tats
45/50 :  Missouri

Challenge Trillers et Polars

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catégorie "Même pas peur" :  9/25

   Challenge Petit BAC 2013
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"Partie du corps"

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22 octobre 2013

Le bruit et la fureur - William Faulkner

Lecture Commune 
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"Un livre de William Faulkner"

faulkner_59 Le_bruit_et_la_fureur_de_William_Faulkner faulkner_78 2013_09_21_221032

Livre de Poche - 1959 - 

Folio - juillet 1972 - 384 pages

Folio - 1978 - 378 pages

traduit de l'américain par Maurice-Edgar Coindreau

Titre original : The sound and the fury, 1972

Quatrième de couverture : 
« oui je le hais je mourrais pour lui je suis déjà morte pour lui je meurs pour lui encore et encore chaque fois que cela se produit...
pauvre Quentin
elle se renversa en arrière appuyée sur ses bras les mains nouées autour des genoux
tu n'as jamais fait cela n'est-ce pas
fait quoi
ce que j'ai fait
si si bien des fois avec bien des femmes
puis je me suis mis à pleurer sa main me toucha de nouveau et je pleurais contre sa blouse humide elle était étendue sur le dos et par-delà ma tête elle regardait le ciel je pouvais voir un cercle blanc sous ses prunelles et j'ouvris mon couteau. »

Auteur : William Faulkner est né en 1897 dans l'Etat du Mississipi. Il appartient à une vieille famille aristocratique ruinée par la guerre de Sécession.
Après avoir essayé d'exercer différents métiers, après avoir vécu à New-York et à Paris, il revient habiter dans son pays natal et s'installe à Oxford, Mississippi. Il partage alors son temps entre la littérature et la gestion de ses terres.
William Faulkner a reçu le prix Nobel en 1949. Il est mort en juillet 1962.
Il est probablement l'écrivain américain qui a eu le plus d'influence sur la littérature contemporaine, et en France, en particulier, il a été découvert et commenté par André Malraux, Jean-Paul Sartre, Claude Edmonde-Magny et bien d'autres écrivains. 

Mon avis : (lu en octobre 2013)
Suite au Challenge « Le mois américain », ce livre m'a été offert l'année dernière par Titine à l'occasion d'un concours. Ce « mois américain » 2013 était l'occasion rêvée de le sortir de ma PAL...
J'ai été un déstabilisée par ce livre... Tout d'abord, j'ai commencé à le lire sans lire la préface et au bout de trente pages... je n'y comprenais rien... Je suis alors allée sur la blogosphère pour avoir quelques informations et j'ai compris que cette lecture se méritait et j'ai donc lu la préface qui m'a donnée de nombreux éléments pour me donner le courage de me plonger dans ce livre exigent et pour mieux comprendre cette lecture.

En voici une synthèse :
C'est l'histoire dramatique d'une famille blanche du Sud américain juste avant le crash boursier de 1929 : les Compson avec Jason, le père, pasteur, sa femme Caroline, leurs enfants, trois fils et une fille : Quentin, Candace (nommée Caddy), Jason et Maury. Maury est handicapé mental, il a été renommé Benjamin (ou Benjy) pour ne pas faire de tort à son oncle Maury (le frère de Caroline). Ils ont à leur service une famille de domestiques noirs, avec Roskus, le père, Dilsey, la mère et leurs garçons, T.P. et Versh et une fille, Frony. Pour en terminer avec les présentations, à l'âge adulte, Caddy a eu un fille qu'elle a nommé Quentin et Frony un fils nommé Luster.

Le livre est divisé en quatre parties : Dans la première, c'est Benjamin le narrateur, ce qui explique la difficulté de comprendre le début de l'histoire, l'esprit de Benjamin est désordonné et il mélange dans sa narration des évènements du présent (en 1928, il a alors trente-trois ans) et du passé (environ trente ans plus tôt) et il passe de l'un à l'autre comme du coq à l'âne...
Quentin fils est le narrateur de la deuxième partie, elle se situe en 1910 alors qu'il est étudiant à Havard. La narration n'est pas tellement plus claire...
Jason fils est le narrateur de la troisième partie qui se passe également en 1928. Il mêle également les évènements du présent avec ceux du passé.
La quatrième partie met en avant Dilsey, la vieille domestique noire spectatrice de la chute de la famille.

J'ai été laborieusement jusqu'au bout de cette lecture... Et je n'ai malheureusement pas su apprécier ce livre. La difficulté de lecture a primé sur le plaisir... J'ai raté le rendez-vous...

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En 1959, le réalisateur américain Martin Ritt a adapté le livre Le Bruit et la fureur (The Sound and the Fury) avec Yul Brynner, Joanne Woodward, Margaret Leighton. 

Extrait : (page 129)
Le tram s'approcha, s'arrêta. Le carillon sonnait toujours la demie. J'y montai et il repartit effaçant la demie. Non : moins le quart. Ça ne fera jamais que dix minutes, du reste. Quitter Harvard le rêve de ta mère vendu le pré de Benjy pour qu'ai-je fait pour mériter des enfants pareils Benjamin était un châtiment suffisant et elle maintenant sans la moindre considération pour moi sa propre mère j'ai souffert pour elle rêvé fait des plans des sacrifices je suis descendue dans la vallée et malgré cela jamais depuis le jour où elle ouvrit les yeux elle n'a pensé à moi autrement que par égoïsme parfois je la regarde et me demande si elle est bien vraiment ma fille sauf Jason lui ne m'a jamais causé une minute de chagrin depuis que je l'ai tenu dans mes bras je savais alors qu'il serait ma joie et mon salut je pensais que Benjamin était un châtiment suffisant pour les péchés que j'ai pu commettre je croyais c'était un châtiment pour avoir mis de côté mon orgueil et épousé un homme qui se croyait supérieur à moi je ne me plains pas je l'aimais plus que tout au monde à cause de cela par devoir bien que Jason me tînt au cœur cependant mais je vois maintenant que je n'ai pas assez souffert je vois maintenant qu'il me faut payer pour vos péchés aussi bien que pour les miens qu'avez-vous donc commis quels péchés votre riche et puissante famille a-t-elle donc déversés sur ma tête mais vous les soutiendrez toujours vous avez toujours trouvé des excuses pour ceux de votre sang il n'y a que Jason qui puisse mal faire parce qu'il est plus Bascomb que Compson tandis que votre propre fille ma petite fille ma petite enfant ne vaut elle ne vaut pas ça quand j'étais jeune j'étais malheureuse je n'étais qu'une Bascomb on me disait qu'il n'y a pas de milieu qu'une femme est une lady ou ne l'est pas mais je n'aurais jamais pu penser quand je la tenais dans mes bras qu'une de mes filles pourrait jamais se laisser aller à vous ne savez donc pas que je n'ai qu'à la regarder dans les yeux pour savoir 

mois_am_ricain 
Le Mois Américain : "Un livre de William Faulkner"

50__tats
45/50 :  Missouri

   Challenge Petit BAC 2013
petit_bac_2013
"Sentiment"

 

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21 octobre 2013

C'est lundi, que lisez-vous ? [144]

 BANNIR
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

un_monde_si_parfait la_reine_des_pommes_foliox piege_nuptial_audio 9782356416353_T

En un monde parfait - Laura Kasischke 
La reine des pommes - Chester Himes 
Piège nuptial / Cul de sac - Douglas Kennedy (livre audio)
Immortelle randonnée Compostelle malgré moi - Jean-Christophe Rufin (partenariat Babelio Audiolib)

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Dalva - Jim Harrison
Le Démon des brumes - Luc Blanvillain (partenariat)
Sur ma peau - Gillian Flynn

Que lirai-je cette semaine ?

Dans le silence du vent - Louise Erdrich
Double jeu - Jean-Philippe Blondel
Kinderzimmer - Valentine Goby
La mécanique du bonheur - David Bergen (partenariat Albin Michel)
La Transcendance - Patricia Reznikov (partenariat Albin Michel)
The Guitrys - Eric-Emmanuel Schmitt (partenariat Albin Michel)

Bonne semaine et bonnes lectures !

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