29 juin 2013

Série : Inspecteur Barnaby

(source Wikipédia)

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Tom Barnaby (John Nettles)

Inspecteur Barnaby (Midsomer Murders) est une série télévisée britannique.

Naissance de la série :

En 1987 Caroline Graham publie son premier roman relatant les aventures de l'inspecteur Thomas Barnaby : The Killings at Badger's Drift (Meurtres à Badger's Drift). Le succès est immédiat et cinq autres romans vont suivre :

- Death of a hollow man (1989) - Mort d'un pantin

- Death in disguise (1992) - Mort sous cape

- Written in blood (1994) - Sang bleu

- Faithful unto death (1996) - Ange de la mort

- A place of safety (1999) - Un corbeau au presbytère

En mars 1997, Midsomer Murders est diffusé pour la première fois sur ITV.
Le succès est également au rendez-vous et les producteurs décident de continuer l'aventure au-delà des six épisodes initialement prévus.

Synopsis :

Cette série met en scène les enquêtes de l'inspecteur Tom Barnaby et de son adjoint  (Gavin Troy, Dan Scott puis Ben Jones) dans un comté anglais fictif, le Midsomer. Les affaires qu'ils doivent résoudre sont toujours peuplées d'un grand nombre de cadavres et ont pour cadre des milieux extrêmement divers. Le calme et la sérénité de Causton, ville principale du comté, n'est qu'apparente... De nombreux personnages hauts en couleur, ruminent de sombres vengeances envers de vieux ennemis...

Tom Barnaby a une vie de famille heureuse avec sa femme Joyce et sa fille Cully.

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Gavin Troy (Daniel Casey)  

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Dan Scott (John Hopkins)

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Ben Jones (Jason Hughes)

A partir de la saison 14, Tom Barnaby est parti en retraite, il a été remplacé par son cousin l'inspecteur John Barnaby.

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John Barnaby (Neil Dudgeon), sa femme et son chien

Mon avis : 

J'aime dans cette série l'atmosphère "so british", les paysages champêtres et paisibles, les petits villages avec maisons et jardins fleuris et leurs habitants tout aussi typiques.
Les épisodes de cette série sont régulièrement diffusés et rediffusés sur France 3 et je les regarde toujours avec plaisir.

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Le Mois Anglais

 

 

 

 

 

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27 juin 2013

La Maison des absents - Tana French

 

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2013_06_20_094251 Calmann Lévy - mars 2013 - 512 pages

traduit de l'anglais (Irlande) par François Thibaux

Titre original : Broken Harbour, 2012

Quatrième de couverture :
Broken Harbour, un lotissement fantôme à quelques encablures de Dublin ; un chantier laissé à l’abandon, où de braves gens ont englouti leurs économies avant que les promoteurs et les banques fassent faillite. 
Autrefois, cette petite ville accueillait l’été les ouvriers dublinois, quand quelques jours au bord de la mer d’Irlande dans une caravane de location suffisaient à faire d’eux des princes. Depuis, le désespoir a grignoté l’air et contaminé les esprits. Dans une maison sur le rivage, Patrick Spain et ses enfants sont morts, sa femme Jenny a été grièvement blessée. 
Or, l’enquête policière n’aboutit pas à une conclusion simple. Si la maison est immaculée, les murs sont percés de trous, on y a dissimulé des caméras partout. La scène du crime ne raconte pas qu’un fait divers tragique. Il y avait bien un mystère, chez les Spain…

Dans ce roman emblématique de l’Irlande actuelle, salué comme son meilleur à ce jour, Tana French déploie tout son art du suspense pour raconter le naufrage d’une famille et d’un pays tout entier.

Auteur : Née aux États-Unis, établie de longue date en Irlande, Tana French a fait une entrée remarquable sur la scène littéraire en 2007 en raflant tous les prix de la littérature policière, dont le Edgar Award, pour son premier roman, La Mort dans les bois. Ses romans suivants, Comme deux gouttes d’eau et Les Lieux infidèles, ont confirmé son immense talent et son succès international.

Mon avis : (lu en juin 2013)
A Broken Harbour, banlieue de Dublin, dans un lotissement encore en partie en chantier, un couple et ses deux enfants ont été agressés dans leur maison. Seule la mère est encore vivante. 
Patrick et Jenny étaient un couple très amoureux et aux petits soins pour leurs deux jeunes enfants, apparemment une famille sans histoire. Ils avaient acheté une belle maison au bord de la mer, dans un quartier de rêve. Tout allait bien, mais avec la crise le promoteur disparaissait laissant le quartier en chantier, Patrick, perdait son travail... Que s'est-t-il passé ? Comment le bonheur de cette famille a-t-il basculé ? Sur fond de réalité sociale avec la crise et le chômage, l'inspecteur Mickey Kennedy et son jeune coéquipier Richie Curran vont mener une enquête pas si simple que cela. Quelques personnages proches du couple sont également suspectés.
Et en parallèle, l'inspecteur Kennedy doit s'occuper de sa jeune sœur instable.
Le lecteur suit avec précision et détails tout le travail de la police du premier jour à la résolution de l'affaire. Une intrigue très bien construite, un vrai suspense, de nombreuses pistes, une analyse fine des personnages et un dénouement implacable. 

Merci à Babelio et aux éditions Calmann Lévy pour cette belle découverte.

 

Extrait : (début du livre)
Disons-le tout net : j'étais l'homme idéal pour cette affaire. Vous seriez sidérés par le nombre de gus qui se seraient débinés en courant s'ils avaient eu le choix. Et le choix, je l'ai eu, du moins au début. Deux collègues m'ont déclaré tout de go : « Plutôt toi que moi, mec. » Cela ne m’a pas perturbé une seconde. J’en ai même eu de la peine pour eux.
Certains ne raffolent pas des enquêtes de hautes volée, dont les enjeux les effaient. Trop d'embrouilles avec les médias, affirment-ils, trop de dégâts si on foire. Ce genre de pessimisme, très peu pour moi. Si l'on consacre son énergie à imaginer les conséquences d'un échec, on est déjà à mi-chemin du désastre. Je me focalise sur les aspects positifs ; et là, du positif, il y en a : même si on prétend être au-dessus de ça, chacun sait que les grandes affaires amènent les grandes promotions. Donnez-moi celles qui feront la une et gardez vos dealers dégommés à coups de canif. Si vous avez peur que ça chauffe, restez flic en tenue.
Certains ne supportent pas la mort de gosses. C'est leur droit. Permettez-moi quand même de poser la question : dans ce cas, que font-ils à la brigade criminelle ? Je suis sûr que le département de la propriété intellectuelle serait ravi d'accueillir leurs culs délicats. J'ai vu des nourrissons réduits en bouillie, des noyés, des filles violées puis massacrées, une décapitation causée par un fusil à pompe qui avait laissé des lambeaux de cervelle sur les murs. Cela ne m'empêche pas de dormir, si le boulot est fait. Quelqu'un doit s'en charger. Si c'est moi, au moins, il sera nickel.

Déjà lu du même auteur :

les_lieux_infid_les Les lieux infidèles

 Challenge Voisins, voisines

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Irlande

 Challenge God Save The Livre 
Challenge_anglais

   Challenge Thriller 

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catégorie "Même pas peur" : 48/12

 

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24 juin 2013

C'est lundi que lisez-vous ? [131]

BANNIR
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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Un Printemps à Tchernobyl - Emmanuel Lepage 
Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer, Annie Barrows 
1 livre pour la Rentrée Littéraire 2013 (Libfly) (billet fin août)

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

La maison des absents - Tana French (Babelio)

Que lirai-je cette semaine ?

Profanes - Jeanne Benameur
Deux livres pour la Rentrée Littéraire 2013 (Libfly)

Bonne semaine et bonnes lectures !

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22 juin 2013

Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer, Annie Barrows

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Audiolib - novembre 2011 - lu par Cachou Kirsch et 4 comédiens

NIL – avril 2009 – 396 pages

10/18 - janvier 2011 - 410 pages

traduit de l'américain par Aline Azoulay

Titre original : The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society, 2008

Présentation de l'éditeur
Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant. Jamais à court d'imagination, le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d'humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d'autres habitants de Guernesey , découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur leurs vies... Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l'invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais. 

Auteur : Mary Ann Shaffer est née en 1934 en Virginie-Occidentale. C'est lors d'un séjour à Londres, en 1976, qu'elle commence à s'intéresser à Guernesey. Sur un coup de tête, elle prend l'avion pour gagner cette petite île oubliée où elle reste coincée à cause d'un épais brouillard. Elle se plonge alors dans un ouvrage sur Jersey qu'elle dévore : ainsi naît fascination pour les îles anglo-normandes. Des années plus tard, encouragée à écrire un livre par son propre cercle littéraire, Mary Ann Shaffer pense naturellement à Guernesey. Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates est son premier roman, écrit avec sa nièce, Annie Barrows, elle-même auteur de livres pour enfants. Mary Ann Shaffer est malheureusement décédée en février 2008 peu de temps après avoir su que son livre allait être publié et traduit en plusieurs langues.

Lecteurs : 
Comédienne bruxelloise et sociologue de formation, Cachou Kirsch joue depuis 2003, sur les planches comme à l'écran... Elle est également chargée de production du Festival Esperanzah!, ainsi que musicienne. En 2007, elle a été nominée en tant qu'Espoir féminin aux Prix du Théâtre belge.

Nathalie HonsComédienne de théâtre, elle découvre le monde du doublage. Depuis elle ne l’a jamais quitté et prête sa voix à de nombreux personnages. Elle restitue avec beaucoup de justesse dans cette lecture le mélange de douce nostalgie et de véritable angoisse qui donne au roman de Tatiana de Rosnay sa tonalité si particulière.

Thierry Janssen : Né en 1972 et diplômé de l'IAD Théâtre en 1995, il est à la fois comédien, auteur et metteur en scène. Formé au clown et à la commedia dell'arte, il a travaillé entre autres avec Carlo Boso et Franco Dragone.

Philippe Résimont brûle les planches depuis plus de 20 ans dans desregistres très différents (Cyrano de Bergerac, Le Misanthrope, Ladies Night, Littoral). Il participe également à quelques aventures cinématographiques (Les convoyeurs attendent, Maternelle, Une nuit).

Nathalie Hugo : Cette comédienne de théâtre au riche parcours exerce également ses talents dans des comédies musicales, le doublage de films de cinéma ou de télévision et celui de dessins animés.

Mon avis : (écouté en juin 2013)
C'est une relecture qui me faisait très envie ayant beaucoup aimé ce livre lors de ma première lecture en 2009. Paradoxalement, j'ai eu un peu de mal à écouter ce livre audio. En effet, ce livre est constitué d'une succession d'échanges de lettres. Si je ne me concentrais pas au début de chaque lettre, je n'enregistrais pas "qui" écrivait "à qui" d'autant plus que les personnages sont nombreux. Le livre est lu par Cachou Kirsch en principale lectrices et quatre autres lecteurs (2 lecteurs, 2 lectrices) mais je n'arrivais pas à distinguer les uns des autres. 
J'ai donc souvent relu certains chapitres. Cela ne m'a pas gênée car c'est un livre que l'on ne veut pas quitter et ainsi, j'ai vraiment pris tout mon temps pour le savourer. J'ai donc redécouvert ce livre avec autant de plaisir que la première fois.

J'ai également choisi ce livre pour ce mois de juin puisque l'histoire se passe entre Londres et Guernesey (Ile Anglo-Normande). Mais je m'aperçoie que l'auteur n'est pas anglaise, mais américaine...

Extrait : ici

 

 

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41/50 :  Virginie Occidentale
Mary Ann Shaffer est née en Virginie-Occidentale

 Challenge Petit BAC 2013
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"Aliment/Boisson"

 

 

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21 juin 2013

Prix littéraires...

Cette semaine j'étais invitée à deux remises de prix auxquelles je n'ai pas pu me rendre
(pour cause de Bac...)

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Le lundi 17 juin, au Centre national du livre, La Plume de Paon et son jury de professionnels, présidé par Pascal Kané, ont récompensé les lauréats suivants pour le Grand Prix du Livre audio :

Plume d’or :

AuCoeurDesTenebres
Au cœur des Ténèbres - Joseph Conrad, lu par Patrick Poivey et plusieurs comédiens, Road Book

Contemporain :

neige
Neige - Maxime Fermine, lu par Marc Hamon, Le Livre Qui Parle

Classique :

24HVie
Vingt-quatre heures de la vie d’une femme - Stefan Zweig, lu par Marie-Christine Barrault, Audiolib
Et

MemoiresOutreTombe
Les mémoires d’outre tombe - François-René de Chateaubriand, lu par Daniel Mesguich, Frémeaux & Associés

Jeunesse :

olafGeant
Olaf le géant mélomane - Annelise Heurtier, illustré par Cécile Gambini, lu par Jacques Allaire, Benjamins media

Document :

elogeFaiblesse
Eloge de la faiblesse - Alexandre Jollien, lu par Bernard Campan et Michel Raimbault, Audiolib

 

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Le jeudi 20 juin, c'était la remise du 36ème Prix Relay des Voyageurs 

 

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Le grand gagnant est :

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Crime d'honneur - Elif Shafak

 Le seul titre des trois nominés que je n'ai pas encore lu... Il fera parti des livres à lire cet été !

 

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20 juin 2013

Un Printemps à Tchernobyl - Emmanuel Lepage

1151_couv Futuropolis - octobre 2012 - 168 pages

Présentation de l'éditeur :
26 avril 1986. À Tchernobyl, le coeur du réacteur de la centrale nucléaire commence à fondre. Un nuage chargé de radionucléides parcourt des milliers de kilomètres. Sans que personne ne le sache… et ne s’en protège. C’est la plus grande catastrophe nucléaire du XXe siècle. Qui fera des dizaines de milliers de victimes. À cette époque, Emmanuel Lepage a 19 ans. Il regarde et écoute, incrédule, les informations à la télévision. 

22 ans plus tard, en avril 2008, il se rend à Tchernobyl pour rendre compte, par le texte et le dessin, de la vie des survivants et de leurs enfants sur des terres hautement contaminées. Quand il décide de partir là-bas, à la demande de l’association les Dessin’acteurs, Emmanuel a le sentiment de défier la mort. Quand il se retrouve dans le train qui le mène en Ukraine, où est située l’ancienne centrale, une question taraude son esprit : que suis-je venir faire ici ?

Auteur : Emmanuel Lepage est un dessinateur, scénariste et coloriste de bande dessinée, né en 1966 à Saint-Brieuc.

Mon avis : (lu en juin 2013)
C'est grâce à la blogosphère que j'ai découvert cette bande dessinée. 

En avril 2008, à l'invitation de l'association des Dessin'Acteurs, Emmanuel Lepage part deux semaines à Tchernobyl, à proximité de la « Zone interdite ». Il fera ce voyage avec Gildas, illustrateur, Morgan, musicienne et chanteuse et son compagnon Pascal, ingénieur du son, photographe et poète.

Vingt deux ans après la catastrophe, c'est l'occasion pour le dessinateur de témoigner à travers ses dessins sur la situation actuelle là-bas. Avant de partir, nous le sentons pas très rassuré par les risques de contamination... 
Il imagine y trouver un paysage de fin du monde. La réalité est toute autre et ce n'est pas si facile de rendre compte de ce qui n'est pas visible...
En arrivant là-bas, il découvre des habitants accueillants, souriants avec des enfants plein de vie. Son appréhension est toujours là lorsqu'il s'agit de visiter le site de Tchernobyl et la « Zone interdite » avec Pripiat ville fantôme, vidée de ses habitants et laissées à l'abandon depuis 1986. Là où les hommes ont désertés, la nature a repris ses droits, la végétation est luxuriante, quelques animaux sont revenus... 
Emmanuel Lepage rappelle les évènements de 1986, croque des villes en ruines, des habitants faisant plus que leurs âges avec un dessin sombre au fusain puis peu à peu le ton s'éclaire et la couleur apparaît avec un maximum dans ses dessins de forêts et de nature printanières qui révèlent toute la beauté des lieux. Mais la radioactivité toujours présente se rappelle à nous avec les crépitements du dosimètre... Ce contraste est frappant entre ses paysages quasi apocalyptiques et la forêt "jardin d'Eden".
Un très beau témoignage pour ne pas oublier cette catastrophe.

En lisant cette bande dessinée, j'ai repensé à ma lecture du livre La nuit tombée – Antoine Choplin qui évoque également l'après Tchernobyl.

Autres avis : Jérôme, Stephie, Bricabook, SaxaoulNouketteMo

Extrait : (début du livre)

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 Challenge Petit BAC 2013
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"Météo"

 

 

 

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18 juin 2013

Alfred Sisley (1839 - 1899)

Les différents billets de Mrs Pepys autour de la peinture anglaise m'ont donnée l'idée d'évoquer
le plus français des peintres anglais : Alfred Sisley

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Portrait d'Alfred Sisley peint par Renoir en 1868

D'origine anglaise, Alfred Sisley né à Paris le 30 octobre 1839. 
Comme Monet et Renoir, ses amis, il est l'élève de Gleyre ; mais, fuyant l'académisme, il s'en va peindre en forêt de Fontainebleau. Ses toiles sont d'abord influencées par le réalisme de Courbet, et surtout par Corot. Puis il évolue vers l'impressionnisme auquel il resta fidèle toute sa vie, malgré les difficultés économiques et la misère dues à la guerre de 70.
Sisley n'obtient jamais un véritable succès, malgré l'exposition personnelle qu'il eut à la fameuse galerie Durand-Ruel en 1883. 
A partir de 1880, il s'installe avec sa famille à Moret sur Loing où il peindra de nombreux paysages.
Il meurt le 29 janvier 1899 à Moret-sur-Loing.

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Neige à Louveciennes  - 1874 - Phillips Collection Washington

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Les Régates à Molesey - 1874 - Musée d’Orsay, Paris

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Sous le pont de Hampton Court - 1874 - Kuntsmuseum de Winterthour, Suisse

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Moret, vue du Loing, après-midi de mai - 1888 - collection privé

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Le pont de Moret sur Loing  - 1888 - collection privé

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Le canal du Loing - 1892 exposé au Musée d'Orsay à Paris

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L’Eglise de Moret (plein soleil) - 1893 - Musée des Beaux-Arts de Rouen

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Le pont de Moret - 1893 - Musée d’Orsay, Paris

Sisley est un peintre exclusivement paysagiste, celui qui, dans la lignée de Corot, et avec Monet, a le mieux cherché et réussi à exprimer les nuances les plus subtiles de la nature dans les paysages impressionnistes.

D'origine et de nationalité britannique, ayant surtout  vécu en France, il s'inscrit aussi, par ses paysages, dans la lignée de Constable, Bonington et Turner. S'il subit l'influence de Monet, il s'éloigne de son ami par sa volonté de construction qui lui fait respecter la structure des formes.

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Le Mois Anglais

Sources : Wikipédia, peintres célèbres

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17 juin 2013

C'est lundi que lisez-vous ? [130]

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(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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La tectonique des sentiments - Eric-Emmanuel Schmitt 
Gatsby le Magnifique - Francis Scott Fitzgerald (Audiolib) 
De pierre et cendre - Linda Newbery 
Je vais mieux - David Foenkinos 
La proie pour l'ombre - PD James 

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Un livre pour la Rentrée Littéraire 2013 (Libfly)

Que lirai-je cette semaine ?

Profanes - Jeanne Benameur
La maison des absents - Tana French (Babelio)
Deux livres pour la Rentrée Littéraire 2013 (Libfly)

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16 juin 2013

La proie pour l'ombre - PD James

Lu dans le cadre du Challenge
 "Ecoutons un livre"

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Livraphone - avril 2007 - lu par Marie-Christine Letort

Fayard - août 1994 - 263 pages  

Livre de Poche - janvier 1987 - 285 pages

Livre de Poche - décembre 1997 - 280 pages

Fayard - mai 2004 - 270 pages

traduit de l'anglais par Lisa Rosenbaum

Titre original : An Unsuitable Job for a Woman, 1972 

Quatrième de couverture :
Cordélia Gray n'a pas froid aux yeux. C'est une qualité utile quand on exerce le métier de détective privée. Lorsque Sir Ronald Callender l'engage pour enquêter sur le suicide de son fils Mark, elle se met bravement à l'ouvrage et débarque à Cambridge, par un beau matin d'été. Promenades sur la Cam, parties échevelées, étudiants enjôleurs et professeurs au charme discret… Pour un peu, Cordélia se laisserait gagner par la douceur des choses. Mais ce qu'elle découvre n'a rien d'aimable : la haine de classe, la médiocrité et le sadisme rongent cette société en décomposition ; est-ce le mal de vivre qui a poussé Mark Callender à se tuer ? Ou bien quelqu'un l'a-t-il froidement éliminé, maquillant le meurtre en suicide ? La menace est toujours là, comme une présence tapie dans l'ombre, prête à surgir si on l'approche de trop près. Et c'est exactement ce que Cordélia a l'intention de faire.

Auteur : Née à Oxford en 1920, Phyllis Dorothy James a exercé diverses fonctions à la section criminelle du ministère anglais de l'Intérieur jusqu'en 1979. Mélange d'understatement britannique et de sadisme, d'analyse sociale et d'humour, ses romans lui ont valu les prix les plus prestigieux, dont, en France, le Grand Prix de littérature policière 1988. Derniers ouvrages parus : Meurtres en soutane (2001) et La Salle des meurtres (2004).

Lecteur : Marie-Christine Letort

Mon avis : (écouté en mai 2013)
C'est le premier livre de l'auteur traduit en français. 

A la suite du suicide de son employeur, la jeune Cordélia Gray se retrouve à la tête de la petite d'agence de détective. Quelque temps après, elle est engagée par Sir Callender pour enquêter sur le suicide de son fils, il voudrait connaître les circonstances et la raison de ce suicide. Elle se rend donc à Cambridge où elle côtoie étudiants et professeurs…
C'est un bon roman policier très classique avec une intrigue est prenante avec son lot de fausses pistes et de rebondissements.
Une bonne analyse psychologique de personnages crédibles, mon préférée étant Cordélia Gray et une ambiance typiquement anglaise.

Extrait : (début du livre)
Le matin de la mort de Bernie Pryde – à moins que ce ne fût le lendemain, Bernie ayant choisi de mourir au moment qui lui convenait et jugé inutile de noter l'heure approximative de son départ –, Cordélia se trouva coincée par une panne de la Bakerloo Line peu avant la station Lambeth North, ce qui la mit en retard d'une demi-heure. Des profondeurs d'Oxford Circus, elle monta vers la brillante lumière d'une journée de juin et passa rapidement à côté des acheteurs matinaux en train de regarder les vitrines de Dickins & Jones. Elle plongea dans la cacophonie de Kingly Street et se faufila entre le trottoir bondé et la masse étincelante de voitures et de camions qui encombraient la rue étroite. Elle le savait parfaitement : sa hâte d'arriver au bureau était tout à fait irrationnelle, un symptôme de son obsession de l'ordre et de la ponctualité. Il n'y avait aucun rendez-vous de pris, aucun client à aller voir, aucune affaire pendante, pas même un rapport final à rédiger. Miss Sparshott, la dactylo intérimaire, et elle-même – ç'avait été son idée – envoyaient des renseignements sur l'agence à tous les avocats de Londres dans l'espoir d'attirer des clients. A cet instant, Miss Sparshott devait travailler à cette tâche, portant parfois son regard sur sa montre et défoulant sur sa machine l'irritation croissante que lui causait le retard de Cordélia. C'était une femme peu avenante, aux lèvres constamment pincées comme pour empêcher ses dents, qui avançaient, de sauter hors de sa bouche, au menton fuyant sur lequel un gros poil repoussait aussi vite qu'on l'épilait, aux cheveux blondasses figés en de petites ondulations.  

Déjà lu du même auteur :

une_mort_esth_tique Une mort esthétique meurtres_en_soutane_2011 Meurtres en soutane

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   Challenge Thriller 

challenge_thriller_polarscatégorie "Même pas peur" : 47/12

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Le Mois Anglais

 Challenge Voisins, voisines

 voisins_voisines_2013
Angleterre

 Challenge God Save The Livre 
Challenge_anglais

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15 juin 2013

Je vais mieux - David Foenkinos

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Gallimard - janvier 2013 - 339 pages

Grand Livre du mois - décembre 2012 - 330 pages

Quatrième de couverture :
Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos. 

Je pensais que cela passerait, mais non.
J’ai tout essayé…
J’ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par le paranormal.
Ma vie a commencé à partir dans tous les sens.
J’ai eu des problèmes dans ma vie professionnelle, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants.
Je ne savais plus que faire pour aller mieux…
Et puis, j’ai fini par comprendre.

Auteur :  Romancier, scénariste et musicien, David Foenkinos est né en 1974. Il a publié Entre les oreilles (2002), Inversion de l’idiotie (2002), Le potentiel érotique de ma femme (2004) et Qui se souvient de David Foenkinos ? (2007), Nos séparations (2008), La délicatesse (2009), Les souvenirs (2011).

Mon avis : (lu en juin 2013) 
Le narrateur travaille depuis dix ans dans un cabinet d'architecte, il est marié avec Elise qui lui a donné deux enfants qui viennent de quitter le foyer. Tout semble aller bien jusqu'au jour où une douleur dans dos de l'homme se réveille brutalement. Il faut alors consulter médecins, radiologues, faire de nombreux examens, tenter l'osthéopathie, la magnétiseuse... Mais rien n'y fait, la douleur lancinante de ce dos se retrouve au centre de sa vie... Une vie qui ne va pas si bien que cela, harcèlement au travail, une vie de couple un peu terne... Et si les douleurs de notre corps reflètaient celles de notre esprit ?
Une lecture plaisante et facile, une écriture fluide et pleine d'humour. Le personnage central est attachant et j'ai pris du plaisir à suivre son parcours.

Extrait : (début du livre)
On sait toujours quand une histoire commence. J’ai immédiatement compris que quelque chose se passait. Bien sûr, je ne pouvais pas imaginer tous les bouleversements à venir. Au tout début, j’ai éprouvé une vague douleur ; une simple pointe nerveuse dans le bas du dos. Cela ne m’était jamais arrivé, il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. C’était sûrement une tension liée à l’accumulation de soucis récents.

Cette scène initiale s’est déroulée un dimanche après-midi ; un de ces premiers dimanches de l’année où il fait beau. On est heureux de voir le soleil, fût-il fragile et peu fiable. Ma femme et moi avions invité un couple d’amis à déjeuner, toujours
le même couple finalement : ils étaient à l’amitié ce que nous étions à l’amour, une forme de routine. Enfin, un détail avait changé. Nous avions déménagé en banlieue dans une petite maison avec un jardin. On était tellement fiers de notre jardin. Ma femme y plantait des rosiers avec une dévotion quasi érotique, et je comprenais qu’elle plaçait dans ces quelques mètres carrés de verdure tous les espoirs de sa sensualité. Parfois je l’accompagnais près des fleurs, et nous éprouvions comme des soubresauts de notre passé. Nous montions alors dans la chambre, afin de retrouver nos vingt ans pendant vingt minutes. C’était rare et précieux. Avec Élise, il y avait toujours des instants volés à la lassitude. Elle était tendre, elle était drôle, et j’admettais chaque jour à quel point j’avais été formidable de faire des enfants avec elle.

Quand je revins de la cuisine, portant le plateau sur lequel j’avais disposé quatre tasses et du café, elle demanda :
« Ça va ? Tu n’as pas l’air bien.
— J’ai un peu mal au dos, c’est rien.
— C’est l’âge… » souffl a Édouard, avec ce ton ironique qui était inlassablement le sien.
J’ai rassuré tout le monde. Au fond, je n’aimais pas qu’on s’intéresse à moi. En tout cas, je n’aimais pas être le sujet d’une discussion. Pourtant, il était impossible de faire autrement ; je continuais à ressentir comme de légères morsures dans le dos. Ma femme et nos amis poursuivaient leur conversation, sans que je puisse en suivre le cours. Totalement centré sur la douleur, j’essayais de me rappeler si j’avais commis quelque effort particulier ces derniers jours. Non, je ne voyais pas. Je n’avais rien soulevé, je n’avais pas fait de faux mouvement, mon corps n’avait pas été soumis à un quelconque hors-piste qui aurait pu provoquer la douleur actuelle. Dès les premières minutes de mon mal, j’ai pensé que cela pouvait être grave. Instinctivement, je n’ai pas pris à la légère ce qui m’arrivait. Était-on conditionné de nos jours à prévoir toujours le pire ? J’avais tant de fois entendu des histoires de vies saccagées par la maladie.

Déjà lu de cet auteur : 

les_souvenirs Les souvenirs la_d_licatesse_folio  La délicatesse

 

 

 

Posté par aproposdelivres à 06:30 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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