06 octobre 2013

de Gaulle à la plage - Jean-Yves Ferri

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Dargaud - décembre 2007 - 48 pages

Dargaud - juin 2010 - 48 pages (édition spéciale)

Dargaud - novembre 2012 - 54 pages

Présentation éditeur :
De nombreux historiens se sont interrogés sur l'emploi du temps du général de Gaulle durant l'été 56, alors que la France s'enfonce dans une grave crise. Après plusieurs années de recherches, Jean-Yves Ferri est en mesure d'apporter la réponse : le général de Gaulle était à la plage avec son aide de camp et son berger allemand, le fidèle Wehrmacht.

Auteur : Oscillant entre humour et tentative de réhabilitation d'un certain mode de vie campagnard, Jean-Yves Ferri se démarque du reste de la production par un ton particulier. De sa jeunesse, il garde son amour immodéré du terroir et l'insuffle dans ses planches. Dès 1993, il fait son entrée parmi la caste des auteurs de Fluide Glacial. Ses 'Fables autonomes', parues au format album en 1996 et en 1998, évoquent une condition rurale âpre. Ardent défenseur du monde paysan, il n'en traite pas moins avec décalage et cynisme par le biais de l'autre série qu'il développe dans les pages de Fluide Glacial, celle des aventures d''Aimé Lacapelle', sorte de policier rural à la gouaille inégalée. Auteur et dessinateur, c'est en s'associant avec Manu Larcenet qu'il rencontre massivement le public. Leur oeuvre commune, 'Le Retour à la terre', entamée en 2002, témoigne de la difficulté de vivre sans racines et fait preuve d'une sensibilité rare. Entre humeurs bucoliques et regard doux-amer, Jean-Yves Ferri est un artiste dans le système mais définitivement à part.

Mon avis : (lu en septembre 2013)
Eté 1956, la France est en crise, où est le Général de Gaulle... Jean-Yves Ferri imagine qu'il est parti au bord de la mer, sur une plage bretonne accompagné de son fidèle adjoint Lebornec, de sa femme, de son fils et de son chien Wehrmach, descendant du chien-loup de Hitler... Une série de gags sur demi-planches, c’est amusant, c’est absurde, c’est décalé, l'auteur est plein de tendresse pour ses personnages... Un mélange d'humour et parfois de poésie...

L’éditeur a même fait un effort avec le design de l'album qui semble dater des années 50, avec une tranche toilé jaune, couleurs de l'époque et une liste des titres parus « dans la même collection », imprimée en quatrième de couverture, complète l’illusion... En réalité, c'est le premier de la série mais une suite est en préparation, De Gaulle à Londres.

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L'un de mes fils a cependant repéré un petit anachronisme... page 29, lorsqu'un vacancier salut le Général en lui disant : « J'ai vu tous vos films ! "Jour de Fête"... "Mon oncle"... » Le lecteur comprend que de Gaulle est confondu avec Jacques Tati or la scène se passe l'été 1956 et le film "Mon oncle" n'est sortie qu'en 1958...

Extrait : 

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04 octobre 2013

Le premier qui pleure a perdu - Sherman Alexie

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Albin Michel - septembre 2008 - 288 pages

traduit de l'anglais (américain) par Valérie Le Plouhinec

Illustations de Ellen Forney

Titre original : The absolutely true diary of a part-time indian, 2007

National Book Award 2007

Quatrième de couverture : 
"Vous savez ce qui arrive aux gogols sur la réserve ? On se fait tabasser. Au moins une fois par mois. Eh ouais, je fais partie du Club du Coquard du Mois..."
Le garçon qui parle ainsi est Junior, un Indien Spokane. Né tout cassé tout tordu, il accumule les handicaps : myope, maigre et premier de la classe. En vrai, Junior est drôle et assez lucide pour savoir qu'il n'aura aucun avenir s'il reste avec les siens. Il décide alors d'aller à l'école des Blancs, voir ailleurs s'il y est. Admis au prestigieux lycée de Reardan, Junior quitte la réserve. Comme il est né. En éternel optimiste.
Best-seller aux USA, ce roman " presque autobiographique " parle de mille choses sans tabou et avec un humour ravageur : l'amour, l'amitié, l'exclusion, la faim et surtout l'espoir.

Auteur : Sherman Alexie est né en 1966 à Wellpinit sur la réserve des Indiens Spokanes, dans l'État de Washington. Ce jeune auteur a déjà publié une dizaine d'ouvrages dont trois romans, Indian BluesIndian KillerFlight et plusieurs recueils de nouvelles - dont La Vie aux trousses et Phoenix Arizona, adapté avec succès au cinéma par Chris Eyre et Sherman Alexie. Il est d'ores et déjà le lauréat d'une douzaine de prix dont le National Book Award Jeunesse pour Le premier qui pleure a perdu. Sherman Alexie vit aujourd'hui à Seattle. 

Mon avis : (lu en octobre 2013)
Junior est un jeune Indien Spokane, il est né et a toujours vécu dans une Réserve. Il n'a pas la vie facile car depuis sa naissance il cumule les handicaps, il est né avec une drôle de tête, une mâchoire déformée et des yeux de travioles. Il est depuis toujours le souffre-douleur de ses camarades, on se moque de lui, on lui donne des coups de poings. Seul Rowdy est son seul ami, il le protège depuis sa petite enfance. Sinon, Junior se réfugie dans la lecture et le dessin. Mais à 14 ans, lorsqu'il fait son entrée au lycée et lorsqu'on lui donne un livre de géométrie portant le nom de sa mère, donc vieux de plus de trente ans, il prend conscience de la pauvreté de la Tribu et décide de ne pas se laisser faire. Il demande à intègrer le prestigieux lycée de Reardan, un lycée de Blancs, situé à trente-cinq kilomètres de sa maison. Avec humour et ténacité, il va montrer à tous son courage, sa force et réussir à prendre en main son destin.

Ce livre se lit très facilement, Junior nous raconte avec beaucoup d'humour et d'autodérision son combat quotidien, dans la réserve, on le traite de "pomme" : rouge à l'extérieur et blanc à l'intérieur... il est vraiment très touchant. On comprend également un peu mieux la vie des Indiens dans une Réserve, la pauvreté, les dégâts de l'alcool... Ce livre est édité dans une collection jeunesse, mais il est également intéressant pour les adultes...

Un grand Merci à Canel qui m'a offert ce livre à l'occasion du Swap Nouvel An 2013 organisé par Hérisson.

Autres avis : Canel, Saxaoul

Note : ♥♥♥♥♥

Extrait : (début du livre)
Je suis né avec de l’eau sur la tête.

Bon d’accord, ce n’est pas tout à fait vrai. En fait, je suis né avec trop de liquide céphalo-rachidien à l’intérieur du crâne. Mais « liquide céphalo-rachidien », c’est tout simplement le terme savant qu’emploient les médecins pour parler d’huile de cervelle. Et l’huile de cervelle fonctionne dans les lobes comme l’huile de moteur dans une voiture. Elle fait tourner l’ensemble rapidement et sans accroc. Mais moi, bizarre comme je suis, je suis né avec trop d’huile dans le crâne, elle est devenue pâteuse, vaseuse, gluante, et tout ce qu’elle a fait c’est embourber le mécanisme. Le moteur qui me permettait de penser, de respirer et de vivre a ralenti et s’est enlisé.
Mon cerveau se noyait dans l’huile.
Mais cela donne à toute l’histoire un petit air rigolo et farfelu, un peu comme si mon cerveau était une frite géante, donc il me semble plus sérieux, plus poétique et plus juste de dire : « Je suis né avec de l’eau sur la tête. »
Bon, d’accord, vous allez me dire que ce n’est pas très sérieux non plus comme manière d’en parler. C’est peut-être vrai que toute l’histoire est rigolote et farfelue.
Mais à votre avis, est-ce que ma mère, mon père, ma grande sœur,mes cousins, mes oncles et mes tantes ont trouvé ça drôle quand les médecins ont ouvert mon petit crâne et aspiré toute cette eau en trop avec un minuscule aspirateur ?
Je n’avais que six mois et normalement j’aurais dû y rester pendant l’opération. Et même si, d’une manière ou d’une autre, je survivais au mini-aspi, en principe mon cerveau devait être gravement endommagé par le processus, et moi, je devais rester un légume toute ma vie.
Visiblement j’ai survécu à l’opération, sinon je n’écrirais pas ceci. Mais j’ai toutes sortes de problèmes physiques qui résultent directement des dégâts dans mon cerveau.
Tout d’abord, je me suis retrouvé avec quarante-deux dents.
Un être humain typique en a trente-deux, vu ? Moi, quarantedeux.
Dix de plus que d’habitude.
Dix de plus que la normale.
Dix dents au-delà de l’humain.
En poussant, mes dents ont pris tellement de place que je pouvais à peine fermer la bouche. Je suis allé au Service indien de la Santé pour m’en faire arracher afin de pouvoir manger normalement, et non comme un vautour baveux. Mais le Service indien de la Santé ne remboursait les gros travaux dentaires qu’une fois par an, donc j’ai dû me faire arracher mes dix dents en trop le même jour.
Et en plus, notre dentiste blanc croyait que les Indiens sentaient deux fois moins la douleur que les Blancs, donc il nous donnait moitié moins de Novocaïne.
Un beau salopard, hein ?
Le Service indien de la Santé remboursait aussi les lunettes une fois par an et ne proposait qu’un modèle : des grosses en plastique noir, moches comme tout. Mon cerveau bousillé me rendait myope d’un œil et presbyte de l’autre, donc mes lunettes moches étaient tout de traviole, puisque j’avais les yeux de traviole. J’ai des migraines parce que mes yeux sont carrément ennemis, vous voyez, comme s’ils avaient été mariés mais ne pouvaient plus se blairer. Et j’ai commencé à porter des lunettes à trois ans, si bien que quand je me baladais sur la réserve, j’avais l’air d’un pépé indien de trois ans.
Ah oui, et aussi, j’étais maigre. Si je me mettais de profil, je disparaissais. Mais mes mains et mes pieds étaient gigantesques. En CE2, je chaussais du 46 ! Avec mes grands pieds et mon corps de crayon, j’avais l’air d’un L majuscule quand je marchais dans la rue. 
Et j’avais un crâne énorme.
C’était quelque chose à voir.

mois_am_ricain 
Le Mois Américain

50__tats
44/50 :  Washington

Challenge Petit BAC 2013
petit_bac_2013
"Chiffre/Nombre"

challenge_ma_premi_re_lecture_dun_auteur
Ma 1ère lecture
d'un auteur : 8/13

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Année 2013 : 5/29

 

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03 octobre 2013

Mudwoman - Joyce Carol Oates

En librairie le 3 octobre 2013

Lu en partenariat avec les éditions Philippe Rey

mudwoman Philippe Rey - octobre 2013 - 546 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Claude Seban

Quatrième de couverture :
Abandonnée par sa mère à demi-folle au milieu des marais de l’Adirondacks, Mudgirl, l’enfant de la boue, est sauvée on ne sait trop comment, puis adoptée par un brave couple de Quakers qui l’élèvera avec tendresse en s’efforçant toujours de la protéger des conséquences de son horrible histoire.
Devenue Meredith « M.R. » Neukirchen, première femme présidente d’une université de grand renom, Mudgirl, brillante et irréprochable, fait preuve d’un dévouement total à l’égard de sa carrière et d’une ferveur morale intense quant à son rôle. Mais précisément épuisée par la conception d’une rigidité excessive qu’elle a des devoirs de sa charge, tourmentée par ses relations mal définies avec un amant secret et fuyant, inquiète de la crise grandissante que traverse les États-Unis à la veille d’une guerre avec l’Iraq (crise qui la contraint à s’engager sur un terrain politique dangereux) et confrontée à la classique malveillance sournoise des milieux académiques, M.R. se retrouve face à des défis qui la rongent de manière imprévisible.
Un voyage sur les lieux qui l’ont vue naître, censé lui rendre un peu de l’équilibre qui lui échappe, va au contraire la jeter dans une terrifiante collision psychique avec son enfance et menacer de l’engloutir une fois encore, mais dans la folie.
Cette impitoyable exploration des fantômes du passé, doublée du portrait intime d’une femme ayant percé le plafond de verre à un coût gigantesque, fait de ce livre ainsi que l’a proclamé la critique, « un géant parmi les grands romans de Oates ».

Auteur : Joyce Carol Oates est née en 1938 à l'ouest du lac Erié. Son père travaillait pour la General Motors. Elle passe une enfance solitaire face à sa soeur autiste et découvre, lorsqu'elle s'installe à Detroit au début des années 60, la violence des conflits sociaux et raciaux. Membre de l'Académie américaine des arts et des lettres depuis 2008, professeur de littérature anglaise à Princeton. Titulaire de multiples et prestigieuses récompenses littéraires (elle figure depuis des années sur la courte liste des Nobélisables), Joyce Carol Oates figure depuis longtemps au premier rang des écrivains contemporains. Elle a reçu le prix Femina étranger en 2005 pour Les Chutes.

Mon avis : (lu en septembre 2013)
En premier lieu, je trouve très belle et très évocatrice la couverture de ce livre.
Mudwoman raconte le destin exceptionnel d’une enfant abandonnée dans un marécage, qui a été sauvée puis recueillie par des parents adoptifs et qui est devenue présidente d’une prestigieuse université américaine. 
En alternance, le lecteur découvre la vie quotidienne de M.R. Neukirchen, première femme présidente d’une université de renom et les souvenirs de son passé tragique. En effet, suite à plusieurs épreuves professionnelles ou personnelles chez Meredith, des fantômes de son passé se réveillent en elle... Ce personnage principale est multiple d'où tout les noms qui lui sera donné au fil de l'histoire : Jedina, Jewell, Mudgirl, Mudwoman, M.R., Meridith, Merry, elle est fascinante, attachante et bouleversante.
J'ai beaucoup aimé ce livre admirablement écrit et traduit, même si parfois il n'ai pas toujours facile de démêler ce qui est réel de ce qui est imaginaire mais n'est-ce pas propre à nos souvenirs de mélanger le vrai et ce que l'on a pu rêver... Une très belle lecture.

Un grand merci à Anaïs et aux éditions Philippe Rey pour m'avoir permis de découvrir le dernier livre de Joyce Carol Oates en avant-première.

Extrait : (début du livre)
Tu dois être préparée, dit la femme.
Préparée n'était pas un mot que l'enfant comprenait. Prononcé par la femme, préparée était un mot calme et lisse comme l'eau miroitante des marais de la Black Snake que l'enfant prendrait pour les écailles d'un serpent géant quand on est tellement près du serpent qu'on ne peut pas vraiment le voir.
Car c'était ici la terre de Moriah, disait la femme. Cet endroit où elles étaient arrivées dans la nuit, cet endroit qui leur avait été promis, où leurs ennemis n'avaient pas d'empire sur elles et où personne ne les connaissait ni ne les avait même jamais aperçues.
La femme parlait de sa voix d'eau miroitante, calme et lisse, et ses mots étaient prononcés uniment comme si elle traduisait aveuglément à mesure qu'elle parlait, des mots d'une forme étrange qui se logeaient au petit bonheur dans son larynx : ils la feraient souffrir, mais elle était habituée à la douleur et elle avait appris à y trouver un bonheur secret, trop merveilleux pour être mis en péril par son aveu.

mois_am_ricain 
Le Mois Américain

50__tats
43/50 :  Wisconsin
diplômée de l'université de Wisconsin-Madison

Challenge 2% Rentrée Littéraire 2013
logorl2013
10/12

 

Déjà lu du même auteur :

nous__tions_les_Mulvaney Nous étions les Mulvaney  fille_noire__fille_blanche Fille noire, fille blanche petite soeur, mon amour Petite sœur, mon amour

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02 octobre 2013

Volt - Alan Heathcock

Lu en partenariat avec les éditions Albin Michel

volt Albin Michel - septembre 2013 - 320 pages

traduit de l'américain par Olivier Colette

Titre original : Volt, 2011

Quatrième de couverture :
« Les nouvelles qui composent ce premier recueil n’ont pas un seul défaut. Alan Heathcock y affiche cette générosité d’esprit propre aux écrivains qui aiment réellement leurs personnages. Volt est la preuve époustouflante de son talent. Galvanisant. »; Donald Ray Pollock, auteur de Le Diable, tout le temps Krafton, petite ville imaginaire de l’Amérique profonde aux allures bibliques, où abondent secrets inavouables, crimes anciens et chagrins enfouis est le décor des nouvelles d’Alan Heathcock. L’écriture puissante et lyrique, le suspense sombre qui imprègne ce paysage, et la poésie avec laquelle l’auteur évoque la violence inhérente à l’Amérique marquent la naissance d’un écrivain au talent singulier, salué par le New York Times et Publishers Weekly comme l’auteur d’un des meilleurs livres de l’année.

Auteur : Originaire de Chicago, Alan Heathcock a été révélé en 2011 aux Etats-Unis avec ce recueil de nouvelles classé parmi les meilleurs livres de l'année par le New York Times et Publishers Weekly entre autres. Couronné par le Whiting Award en 2012, Alan Heathcock enseigne la littérature à l'université de Boise (Idaho) et se consacre à l'écriture de son premier roman.

Mon avis : (lu en septembre 2013)
Ce livre est le recueil de 8 nouvelles qui ont pour point commun de se passer à Krafton une petite ville imaginaire de l’Amérique profonde. 
Ce sont des histoires originales et très bien construites mais également terriblement sombres. La première nouvelle met en scène un fermier responsable de la mort de son fils puis du déraillement d'un train qui s’enfuit du jour au lendemain pour changer sa vie. Dans la suivante, c'est l'histoire d'un homme qui n'hésite pas à réveiller en pleine nuit son fils adolescent et lui demande de l'aider faire disparaître le corps d’un homme qu’il vient de tuer...  Ensuite c'est la shérif de Krafton, une jeune femme, qui décide de faire justice elle-même... 
Décès, meurtres, vengeances, inondations, destructions voilà les sujets de ces nouvelles sans oublier de nombreux personnages coupables de délits impardonnables... On retrouve certains personnages dans plusieurs nouvelles en personnages secondaires puis principal. L'écriture est assez cin
ématographique et le lecteur arrive facilement à imaginer les scènes et les paysages décrits.
Je n'ai pas toujours été convaincus par toutes les conclusions de chacune des histoires, en effet, il y a parfois une non-fin ce qui est frustrant pour le lecteur...

Merci Laure et les éditions Albin Michel pour m'avoir permis de découvrir ces nouvelles souvent surprenantes.

Extrait : (début du livre)
Le crépuscule brûlait la ligne de crête et les tourbillons de poussière soulevés par les disques de la charrue formaient un brouillard sur le champ. Il clignait des yeux, ne pouvait pas s'en empêcher. Il n'avait plus un coin propre sur lui pour s'essuyer le visage. Demain, il avait réservé sa journée pour semer le blé d'hiver et il restait tant à faire. A trente-huit ans, Winslow Nettles inspirait le respect. Il avait toujours rentré du grain sec, parole de fermier.
Winslow ne vit tout simplement pas son fils traverser le champ en courant. Il ne vit pas Rodney grimper à l'arrière du tracteur, les mains pleines de pain de viande et de maïs doux enveloppés dans du papier d'aluminium. Il ne vit pas la chaussure de Rodney glisser sur le crochet d'attelage.
Winslow se tamponna les yeux avec un mouchoir crasseux. Les disques de la charrue se soulevèrent. Il se retourna brusquement pour voir sur quoi il était passé et derrière lui, comme tombé du ciel gisait un petit garçon.
Winslow sauta du tracteur, courut vers son fils. Avec sa ceinture, il comprima une entaille dans sa cuisse. Il appuya sa paume contre le cou de Rodney. Des filets de sang coulaient entre ses doigts. Winslow tint délicatement l'enfant sur ses genoux et regarda le tracteur avancer, les disques de la charrue projetant un arc de poussière de plus en plus pâle vers les rails de la ligne de fret, qui marquaient la limite nord de tout ce qu'il possédait.

 

mois_am_ricain 
Le Mois Américain

50__tats
43/50 :  Illinois

 Challenge 2% Rentrée Littéraire 2013
logorl2013
9/12

Challenge Trillers et Polars
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catégorie "Même pas peur" :  5/25

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01 octobre 2013

Octobre : Challenge Américain

 Ce mois-ci,  je participe au Challenge du Mois américain organisé par Noctenbule

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Le Mois Américain

 

Les Lectures Communes prévues :

le_myst_rieux_Mr_Kidder un_monde_si_parfait un_mot_des_titres piege_nuptial_audio 2013_09_21_221032 sur_ma_peau_p1 9782226249746g

10 octobre : Lecture Commune pour l'auteur Joyce Carol Oates : Le mystérieux Mr Kidder

14 octobre : Lecture Commune pour l'auteur Laura Kasischke : En un monde parfait

15 octobre : Challenge Un mot, des titres, mot = REINE

16 octobre : Challenge "Ecoutons un livre" : Douglas Kennedy - Piège nuptial (livre audio) 

21 octobre : Lecture Commune pour l'auteur Jim Harrison - Dalva

22 octobre : Lecture Commune pour l'auteur William FaulknerLe bruit et la fureur 

24 octobre : Lecture Commune pour l'auteur Gillian Flynn : Sur ma peau 

25 octobre : Lecture Commune pour l'auteur Louise Erdrich : Dans le silence du vent  

 

J'ai également dans ma PAL d'autres livres Américains à lire :

volt 
Volt - Alan Heathcock (partenariat Albin Michel)

mudwoman 
Mudwoman - Joyce Carol Oates (partenariat Philippe Rey)

 impurs
Impurs - David Vann

d_fendre_jacob 
Défendre Jacob - William Landay

 le_premier_qui_pleure 
Le premier qui pleure a perdu - Sherman Alexie

 Un beau programme que je vais essayer de respecter...

 

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30 septembre 2013

C'est lundi, que lisez-vous ? [141]

 BANNIR
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

l_air_d__t__est_rempli_de_promesse le_magasin_des_suicides chambre_2 chroniques_birmanes

L'air d'été est rempli de promesses - Alexander McCall Smith (Editions des Deux Terres)
Le magasin des suicides : D'après le roman de Jean Teulé - Domitille Collardey et Olivier Ka (BD)
Chambre 2 - Julie Bonnie 
Chroniques Birmanes - Guy Delisle (BD)

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Volt - Alan Heathcock (partenariat Albin Michel)
Le premier qui pleure a perdu - Sherman Alexie

Que lirai-je cette semaine ?

Le Démon des brumes - Luc Blanvillain (partenariat)
Des livres pour le Challenge du Mois Américain
Le quatrième mur - Sorj Chalandon

Bonne semaine et bonnes lectures !

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28 septembre 2013

Chroniques Birmanes - Guy Delisle

chroniques_birmanes Delcourt - octobre 2007 - 262 pages

Quatrième de couverture :
Guy Delisle a suivi sa compagne durant 14 mois en Birmanie alors qu’elle y collaborait avec Médecins sans Frontières. Il raconte son expérience du pays, comment il a fini par apprivoiser son environnement et, petit à petit, comment il a découvert la réalité politique, sanitaire et sociale de ce pays dominé par une junte militaire, soutenue elle-même par de puissants groupes industriels.

Auteur : Guy Delisle est né en 1966 à Québec. Il suit des études d'arts plastiques et d'animation et embarque pour l'Europe en 1988. Il entame alors une carrière d'animateur, métier qu'il exercera pendant dix ans, avant de réaliser son propre court-métrage, Trois Petits Chats. Il publie ses premiers albums à l'Association : outre Shenzhen, un récit de voyage lié à son métier d'animateur, citons Aline et les autres, remarquable exercice de style, proche de son travail en animation, suivi en 2001 par Albert et les autres. Par ailleurs, Guy Delisle n'hésite pas à s'aventurer dans d'autres univers avec la série humoristique Inspecteur Moroni ou Louis à la plage et Louis au ski, deux récits autobiographiques pleins de charme et sans parole. Par son regard, à la fois acéré et bienveillant, sur une culture étrangère, Chroniques birmanes constitue le prolongement de la démarche initiée avec Shenzhen et Pyongyang et poursuit la série d'ouvrages que Guy Delisle a consacrés à ses voyages en Asie.

Mon avis : (lu en septembre 2013)
Après avoir découvert avec Guy Delisle Jérusalem, Shenzhen et Pyongyang, me voici en Birmanie ou Myanmar. En racontant son séjour en Birmanie pour suivre sa femme qui travaille pour Médecins sans Frontières, nous découvrons son quotidien mais aussi la réalité du pays en 2005 - 2006. Le ton est en alternance grave ou léger et cela donne au lecteur un regard de l'intérieur sur la Birmanie, à l'époque, sous le régime de la Junte militaire. La capitale déménage soudain de Rangoon à Naypyidaw... Aung San Suu Kyi est assignée à résidence dans le même quartier que l'auteur. L'auteur découvre également l'architecture de la ville, la vie d'un expatrié, les coutumes du pays, la méditation dans un monastère... Il aura peu l'occasion de quitter la ville. Il évoque cependant les problèmes de drogue dans le nord du pays, les problèmes que rencontrent les ONG qui n'ont pas la liberté de circuler où ils voudraient...
Ce n'est pas un carnet de voyage exhaustif sur un pays mais cela donne envie au lecteur de découvrir un peu plus un pays. J'ai donc complété ma lecture de la BD avec un petit tour sur Wikipedia... 

Voir en complément sur le site de l'auteur 

Extraits : 

003_le_d_part_01  004_le_d_part_02

005_le_d_part_03  006_guest_house_01

007_guest_house_02 008_guest_house_03

009_time

Déjà lu du même auteur : 

chroniques_de_J_rusalem Chroniques de Jérusalem shenzhen  Shenzhen pyongyang Pyongyang 

le_guide_du_mauvais_p_re Le Guide du Mauvais Père tome 1

 

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26 septembre 2013

Chambre 2 - Julie Bonnie

chambre_2 Belfond - août 2013 - 185 pages

Prix du roman FNAC 2013

Quatrième de couverture : 
Une maternité. Chaque porte ouvre sur l'expérience singulière d'une femme tout juste accouchée. Sensible, vulnérable, Béatrice, qui travaille là, reçoit de plein fouet ces moments extrêmes.
Les chambres 2 et 4 ou encore 7 et 12 ravivent son passé de danseuse nue sillonnant les routes à la lumière des projecteurs et au son des violons. Ainsi réapparaissent Gabor, Paolo et d'autres encore, compagnons d'une vie à laquelle Béatrice a renoncé pour devenir normale. Jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus supporter la violence du quotidien de l'hôpital.
Un hommage poignant au corps des femmes, et un regard impitoyable sur ce qu'on lui impose.

Auteur : Née à Tours, Julie Bonnie est auteur compositeur, chanteuse et violoniste. Elle a donné son premier concert à 14 ans avant de monter un millier de fois sur scène dans toute l'Europe, et particulièrement dans les circuits alternatifs de l'ex-Allemagne de l'Est. Elle a vécu sur les routes pendant plus de dix ans, chanté dans le groupe Cornu, travaillé avec Kid Loco, fait les premières parties de Louise Attaque, dont elle est proche musicalement, de Dionysos ou encore de Morphine, et sorti trois albums solo. Le dernier, Bonne femme, sera dans les bacs fin 2013. Il y a neuf ans, elle a changé de vie et commencé à travailler dans une maternité, tout en continuant à chanter. Elle compose actuellement la musique d'un spectacle de danse et publiera en octobre un livre pour enfants.

Mon avis : (lu en septembre 2013)
Béatrice est auxiliaire de puériculture dans un service de maternité à l'hôpital. Un travail qui pour beaucoup semble merveilleux et pourtant la réalité est autre... Chambre par chambre, elle raconte son travail, les différentes femmes, les différentes naissances, des mamans heureuses ou tristes... Béatrice a une grande sensibilité et cherche encore sa place, sa vie.
En parallèle à son travail, elle revient sur sa propre histoire, sur sa vie d'avant où elle était danseuse nue voyageant sur les routes aux sons des violons avec Gabor, Paolo et les deux Pierre. Elle nous raconte également son expérience de maman.
J'ai lu ce livre presque d'une traite, étant moi-même maman, j'ai été très touchée par cette histoire. Béatrice est troublante, ses réactions d'isolement, d'hypersensibilité donne envie de découvrir ses fragilités
Un très joli roman, qui m'a beaucoup émue. 

Extrait : (début du livre)
C'est comme ça, tous les jours pareil, sans exception, pour chaque équipe.
La dame du 2 n'est jamais partie.
Elle est là depuis plusieurs années, personne ne sait plus vraiment.
Dans sa chambre, le temps s'est arrêté.
On en rigole, parfois, avec les collègues.
- Tu imagines, si on restait toute la journée à la 2 ? Peut-être qu'on ne vieillirait pas.
- Avec un argument comme ça, on aurait plutôt intérêt à la louer...
- Oui. Ça, au moins, ça nous changerait notre salaire !
Mais le travail nous appelle, alors arrêter le temps n'est pas d'actualité. Il faut avancer.
Dans la salle de soins, je pose mes affaires. J'ai un panier rempli de bazar, des compresses, du désinfectant, des disques, mes demandes de congés, une clope. J'ai à manger dans un tupperware. Je n'aime pas dire « gamelle », signe que je ne suis pas encore adaptée. Il y a d'autres mots que je n'arrive pas à dire, comme « j'embauche », le truc « à » bidule, les « chefs ».
Quand j'ai posé mon panier, après être passée par les vestiaires pour mettre ma blouse vieux rose et avoir commencé à sentir des nausées parce que je ne supporte pas le travail, je dis bonjour les filles d'un ton enjoué, ou qui essaie de l'être.
Et je sors mon sourire.
Ce sont essentiellement des femmes qui travaillent en maternité, les hommes sont trop fragiles, le peu que j'ai croisés craquent très vite, ce n'est pas beau à voir.
Les filles lèvent la tête, qu'elles ont plongée dans un grand seau d'eau sale, leurs visages sont dégoulinants - la nuit a été dure -, les yeux ont peur, mais me voir est un soulagement, elles vont pouvoir «me les passer», comme on passe le fusil dans les tours de garde.
- Je te souhaite bien du courage.
Je sais. J'aurai la même tête que vous ce soir. Douze heures dans la chair humaine, nue dans la neige, nue dans le feu, nue quand il est vital de se couvrir.
Commence alors la présentation du service, chambre par chambre, femme par femme, âme humaine par âme humaine, drame par drame, vie par vie. En quelques mots : enfant, mort, anorexie, trisomie, hémorragie, déchirure, antécédents, pleurs, peurs, angoisse, nuit, crevasses, engorgement, tire-lait, solitude, mari, fausse couche, interruption médicale de grossesse, césarienne en urgence, utérus, ligature, psychosocial, infection, maltraitance, lien maternel, fragilité, dépression, périnée.

 Challenge 2% Rentrée Littéraire 2013
logorl2013
8/12

   Challenge Petit BAC 2013
petit_bac_2013
"Chiffre"

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25 septembre 2013

Le magasin des suicides : D'après le roman de Jean Teulé - Domitille Collardey et Olivier Ka

le_magasin_des_suicides Delcourt - septembre 2012 - 48 pages

Présentation :
Depuis dix générations, la célèbre maison Tuvache vend des kits suicide pour clients désespérés. La petite boutique familiale prospère dans la tristesse et l’humeur sombre jusqu’au jour abominable où 
surgit un adversaire impitoyable, la joie de vivre, en la personne d’Alan, fils cadet et éternel optimiste. Pas facile de trouver sa place en famille ! Et puis, c’est mauvais pour les affaires !

Auteurs : Olivier Karali alias Olivier Ka est né en 1967 au Liban. Écrivain pour la jeunesse et scénariste de bande-dessinée, il se produit également sur scène où il raconte des histoires dont il est l'auteur (Les Contes Imbéciles - Obstinément Chocolat).
Domitille Collardey est auteur de bandes-dessinées et illustratrice. Elle est diplômée d'École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD) en 2004. Domitille Collardey a été publiée dans la très chic revue littéraire américaine McSweeney's. Elle a co-fondé le blog collectif Chicou-Chicou en 2006 avec Aude Picault, Boulet et Olivier Tallec. Ont également rejoint l'aventure par la suite Lisa Mandel, Erwann Surcouf et Ohm. Elle est mariée à Tunde Adebimpe (1975), chanteur du groupe américaine TV on the Radio, depuis 2011.

Mon avis : (lu en septembre 2013)
Après la lecture du livre de Jean Teulé avant la création de ce blog, puis le film d'animation réalisé en 2012 par Patrice Leconte, voici l'adaptation en BD... 
La célèbre maison Tuvache, dont la devise est la suivante « Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! », est un magasin qui vend depuis dix génération tous les ingrédients pour réussir son suicide... Dans la famille, il y a Mishima, le père, Lucrèce, la mère, Vincent, le fils et Marylin la fille. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour de la naissance d'Alan le petit dernier... Il est le résultat du test d'un préservatif troué et avec lui c'est la joie de vivre et l'amour qui arrivent dans cette maison sinistre... et cela risque d'être mauvais pour les affaires... 

L'adaptation est très proche de l'histoire de Jean Teulé avec son humour noir et son côté déjanté... Le contraste entre la noirceur de ce monde déprimé avec le dessin noir, brun et sombre et la présence lumineuse et colorée d'Alan donne du relief à l'histoire... Une bande dessinée a lire lentement pour apprécier tous les détails.

Extrait : 

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24 septembre 2013

L'air d'été est rempli de promesses - Alexander McCall Smith

Lu en partenariat avec les Editions des Deux Terres

l_air_d__t__est_rempli_de_promesse Editions des Deux Terres - septembre 2013 - 297 pages

traduit de l'anglais de Martine Skopan

Titre original : The Uncommon Appeal of Clouds, 2012

Quatrième de couverture : 
Lorsqu’un tableau de Nicolas Poussin est volé à un riche propriétaire foncier, celui-ci demande à Isabel Dalhousie, philosophe et directrice de la Revue d’éthique appliquée à Édimbourg de l’aider. Elle y consent, malgré les protestations de son mari Jamie. Tout en enquêtant sur le vol de l’œuvre d’art, elle est obligée de faire face aux problèmes de tous les jours. Elle se demande si elle devrait encourager son fils Charlie, chez qui se manifestent les premiers signes d’un génie mathématique. En même temps, Isabel hésite à aider son ami Eddie, confronté à des problèmes d’amour et de santé. Cet été encore, malgré ses doutes et les changements qui se produisent, Isabel parvient à tenir ses promesses.

Auteur : Alexander McCall Smith est internationalement connu pour avoir créé le personnage de la première femme détective du Botswana, Mma Precious Ramotswe. Ressortissant britannique né au Zimbabwe, il a été professeur de droit appliqué à la médecine et membre du Comité international de bioéthique à l’Unesco avant de se consacrer à la littérature. Alexander McCall Smith a reçu de nombreux prix et il a été nommé meilleur auteur de l’année par les British Book Awards en 2004. En 2007, il a reçu le titre de commandeur de l’Empire britannique (CBE) pour services rendus à la littérature. Quand il n’écrit pas, il fait partie de « l’Orchestre épouvantable ». Ses romans sont traduits dans quarante-cinq langues. Il vit aujourd’hui à Édimbourg, en Écosse. 

Mon avis : (lu en août 2013)
C'est la première fois que je lit un livre de cette série Isabel Dalhousie. Il s'agit ici du neuvième tome. Je connais Alexander McCall Smith grâce à sa série Mma Ramotswe que j'aime beaucoup.

Isabel Dalhousie est rédactrice en chef d'une revue de philosophie et détectrice amateure. A la suite du vol d'un tableau de Poussin, son riche propriétaire fait appel à Isabelle pour l'aider à découvrir le coupable. Au même moment, Isabelle et son mari Jamie s'interrogent sur la précocité de Charlie, leur fils de 3 ans. Malgré son jeune âge, il semble avoir de vraies prédispositions pour les mathématiques. 

J'ai été déçue par cette lecture, j'ai trouvé l'intrigue très mince et les discussions autour de la soi-disante précocité de Charlie ne m'ont pas intéressée et l'Ecosse n'a pas autant d'exotisme que le Botswana dans la série de Mma Ramotswe...
Etant assez hermétique à la philosophie, je ne suis sans doute pas le bon public pour cette série. 

Merci Loan et les Editions des Deux Terres pour m'avoir permis de découvrir ce livre.

Autres avis : Soukee, CottageMyrtille 

Extrait : (début du livre)
- Mozart, déclara Isabel Dalhousie, et Srinivasa Ramanujan.
Attablé en face d'elle dans la cuisine, Jamie, son mari depuis un an, et son compagnon depuis quatre, leva les yeux d'un air moqueur.
- Mozart, d'accord, mais Srini...
Incapable de prononcer le nom correctement, il baragouina un mélange de labiales et de sifflantes. Les patronymes indiens ont le plus souvent une consonance mélodieuse, mais la prononciation en est difficile, même pour ceux qui ont l'oreille musicale. Jamie était plus à l'aise avec les robustes phonèmes des noms écossais, tous ces Macdonalds, ces Macgregors, ces Macleans, les Mackays, qui évoquent immédiatement des paysages autrement plus austères, un climat plus rude.
- Srinivasa Ramanujan, répéta Isabel. C'était un enfant prodige, comme Mozart. Un génie.

Challenge 2% Rentrée Littéraire 2013
logorl2013
7/12

  Challenge Petit BAC 2013
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"Météo"

  Challenge God Save The Livre 
Challenge_anglais

 Challenge Voisins, voisines
 voisins_voisines_2013
Ecosse

 Challenge Trillers et Polars
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catégorie "Même pas peur" :  4/25

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