01 février 2014

L'homme qui a vu l'homme - Marin Ledun

Lu en partenariat avec Babelio et Ombres Noires

ledun-editions-OmbresNoires-policier-fichelivre Ombres Noires - janvier 2014 - 464 pages

Quatrième de couverture :
Pays basque nord, janvier 2009. La tempête Klaus vient de s’abattre sur la façade atlantique. Les rumeurs autour de la disparition d’un militant basque, Jokin Sasko, enflent. Iban Urtiz, reporter, comprend que cette affaire n’est pas un cas isolé. La jeune Eztia, sœur du disparu, lui ouvre les portes d’un monde de mensonges et de trahisons où enlèvements, tortures et séquestrations sont devenus les armes de l’ombre. Tandis que deux tueurs tentent d’étouffer la vérité, la vie d’Iban bascule dans une guerre sans pitié qui ne dit pas son nom.
Un roman sous tension qui vibre des cris des familles de disparus et de la folie des hommes.

Auteur : Marin Ledun est né en 1975 à Aubenas, en Ardèche. Traduit dans plusieurs pays, ses romans ont reçu de nombreux prix littéraires comme le trophée 813 du roman noir français et le Grand Prix du roman noir du Festival de Beaune pour Les Visages écrasés ainsi que le Prix mystère de la critique pour La Guerre des Vanités, et le Prix Plume libre pour Modus Operandi.

Mon avis : (lu en janvier 2014)
Ayant un lien affectif avec le Pays Basque, je n'ai pas hésité à accepter de recevoir le dernier livre de Marin Ledun qui est un thriller politique palpitant. L'auteur s'est librement inspiré de la disparition d'un militant d'ETA en avril 2009 pour écrire ce roman noir.
Iban Urtiz est un jeune reporter débutant dans un quotidien local de Bayonne. Fin janvier 2009, la tempête Klaus vient de frapper brutalement tout le sud-ouest de la France et les journalistes sont sur tous les fronts pour rendre compte des morts, des nombreux dégâts... Iban n'en peut plus... Il est donc ravi que son rédacteur en chef l'invite à se rendre à la conférence de presse que tient la famille de Jokin Sasco, un militant basque qui a disparu depuis vingt-quatre jours. Iban est binômé avec Marko Elizabe un journaliste confirmé, mais celui-ci préfère travailler en solo...
Iban Urtiz est le naïf de l'histoire, c'est un erdaldun c'est à dire « celui qui parle une langue étrangère » par opposition à un euskaldun « celui qui parle le basque », il va faire fi des menaces et des habitudes locales pour enquêter et tenter de découvrir où est Jokin Sasco.
Ce livre est très bien documenté sur le Pays Basque de l'époque avec la lutte contre le terrorisme qui justifiait certains abus comme des enlèvements de sympathisants ETA sur le territoire français, par des mercenaires espagnols sans véritable enquêtes ou condamnations de la police et la justice française...
A partir de témoignages et d'archives Marin Ledun a réussi à écrire un roman noir palpitant tout en dénonçant les injustices dont certains militants basques ont été victimes.
Une très belle découverte.

Extrait : ici

 

Déjà lu du même auteur :

les_visages_ecrases_p Les visages écrasés 92726818 Dans le ventre des mères

 

Challenge Trillers et Polars
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catégorie "Même pas peur" :  19/25

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Challenge Rentrée Hiver 2014

Challenge Petit Bac 2014
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Cercle familiale (4)

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30 janvier 2014

Un léger bruit dans le moteur - Gaet's et Jonathan Munoz

Couv_171583 Physalis - août 2012 - 119 pages

Lauréat du prix du polar SNCF 2013

Quatrième de couverture :
« Je suis un enfant qui tue les gens. »
D'après un roman de Jean-Luc Luciani. 
Dans un village paisible où personne ne s'arrête, un enfant décide de révéler sa vraie nature. Commence alors une série de meurtres...

Auteurs : Originaire de Rouen, Gaet’s est né en 1986. Musicien et amateur de BD, il poursuit des études de médecine puis, faute de les rattraper, décide de partir au Canada. C’est de là-bas qu’il aura l’idée de créer la collection Rock en BD aux éditions Petit à Petit. Beatles, Bob Marley, Nirvana, The Clash ou encore The Doors …toutes ces fabuleuses histoires, devenues légendes, seront scénarisées par Gaet’s. Il adaptera également en bandes dessinées plusieurs contes traditionnels. Préférant s’appuyer sur des œuvres existantes, en leur apportant toute sa technique narrative, que d’écrire de nouvelles fictions, Gaet’s prépare en ce moment l’adaptation de nouvelles œuvres littéraires plus récentes pour divers éditeurs.

Jonathan Munoz, né en 1984 à Pierrelatte, est un scénariste et dessinateur de bande dessinée français. Il a grandi à Avignon. Il a poursuivi ses études de dessin à l'ecole Emile Cohl de Lyon. Il fut Lauréat du Prix du Polar SNCF catégorie Bande Dessinée en 2013.

Mon avis : (lu en janvier 2014)
Cette bande-dessinée est l'adaptation du roman noir de Jean-Luc Luciani. L'histoire se passe dans un village loin de tout où les habitants vivent en autarcie.
 « Je suis un enfant qui tue les gens. », voilà comment se définit l'enfant qui est le narrateur de cette histoire. Il est persuadé d'avoir tué sa mère lors de sa naissance et après le mort de son demi-frère, d'un accident de balançoire, ce petit garçon a décidé de tuer un à un tous les gens du village...
Tout est noir dans cette histoire, y compris le dessin très sombre... 
Nous sommes dans un monde à la Tim Burton, les victimes de ce tueur en culotte courte sont souvent antipathiques et ce meurtrier est cruel mais malgré tout attachant... Le lecteur est happée par l'intrigue.

Une bande dessinée dérangeante mais terriblement réussie !

Extrait : (début de la BD)

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29 janvier 2014

Alter Ego - Renders, Lapière, Zuga, Erbetta, Reynes, Beneteau (suite et fin)

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 darius Dupuis - juin 2011 - 64 pages

Résumé de l'album : Pourquoi défendre un jeune voyou sans scrupules ? Darius est un brave électricien bedonnant. Il pourrait vivre bien pépère dans son petit appartement de Los Angeles, mais il s'acharne à sauver Bram, son voisin de palier, un jeune crétin malfaisant et accroc à la came, qui se met toujours dans les pires situations. Pourquoi Darius fait-il cela ? Pour combler un besoin de paternité suite à un drame personnel ? Pour les beaux yeux d'Heather, la gentille copine de Bram ? Ou parce qu'il est en mission secrète ?

park Dupuis - août 2011 - 64 pages

Résumé de l'album : Park, un Coréen de 25 ans, se prélasse sous les tropiques dans une luxueuse résidence en compagnie d'autres personnes d'origines très diverses, et dorloté par une équipe de serviteurs et soignants. Il partage notamment d'agréables moments avec deux charmantes jeunes filles très délurées. C'est le paradis. Mais d'étranges hallucinations viennent perturber sa béatitude, comme les souvenirs d'une autre existence. Serait-ce parce qu'il a négligé de boire le délicieux cocktail fruité qu'on sert en abondance aux résidents... ? D'ailleurs, que font-ils tous dans cette résidence ? Est-il possible qu'ils soient en vacances permanentes ? Mais alors, pourquoi ces grilles et ces miradors ?

tome7 Dupuis - seotembre 2012 - 80 pages

tome 7 - Alter Ego Ultimatum :
Les révélations fracassantes qu'ont réunies Camille et Miep sur la nature de cette énigme n'ont pas encore éclaté au grand jour. Elles lancent un ultimatum à Urasawa et à la milliardaire Grynson. Mais c'est sans compter sur le pouvoir financier et logistique dont dispose Urasawa, désormais lié, que cela lui plaise ou non, à Noah, le fils du président des USA... Lequel semble avoir perdu toute mesure, uniquement obsédé par le profit et le pouvoir que les découvertes de la U-Tech peuvent lui assurer. La confrontation est inévitable, et ce dernier opus de la première saison est aussi l'amorce d'une deuxième saison. Alter Ego n'a pas encore révélé tous ses secrets...

Auteurs : 
Né en 1963 à Bruxelles, licencié en Philologie Classique (UCL) et diplômé en réalisation (IAD, Louvain-la-Neuve), Pierre-Paul Renders vit à Hennuyères avec son épouse et leurs trois enfants. En sortant de l'IAD, il fonde avec cinq condisciples une maison de production (AA Les Films Belges) pour réaliser leur premier long métrage collectif à sketches, d'un surréalisme bien belge, "Les Sept Péchés Capitaux" (1992) pour lequel il commettra le court métrage "La Tendresse". Après un détour par la télévision et le documentaire (principalement pour Médecins sans Frontières), il réalise, sur un scénario de Philippe Blasband, un 1er long métrage, atypique et inclassable, "Thomas est amoureux" (2001) primé à Venise, Montréal, Angers, Gérardmer, Paris, Espoo, Buenos Aires... En collaboration avec Denis Lapière, il se lance alors dans l'écriture de "Comme tout le monde", un scénario qui donnera lieu en parallèle à une comédie sociologico-sentimentale (2006, avec Khalid Maadour, Caroline Dhavernas, Thierry Lhermitte, Chantal Lauby...) et à une épaisse BD (dessinée par Rudy Spiessert et parue en 2007 chez Dupuis). En 2006, il imagine le concept de la série "Alter Ego" et la propose à Denis Lapière et aux éditions Dupuis. Depuis 2004, il supervise des exercices d'écriture et de réalisation pour étudiants à l'IAD. Il anime également des stages pour acteurs face à la caméra et pratique occasionnellement le script-doctoring. Depuis 1990, il est aussi chroniqueur BD pour le Journal du Médecin. Ces dernières années, il est devenu accro aux jeux de plateaux, où il peut épancher le trop plein de son tempérament désespérément ludique.

Né le 8 août 1958 à Namur, Denis Lapière s'intéresse professionnellement à la BD en gérant une librairie spécialisée avant de se tourner vers le scénario, en 1987, pour Éric Maltaite ("Mono Jim" dans L'ÉCHO DES SAVANES), Jean-Philippe Stassen ("Bahamas", puis "Bull White" chez Albin Michel), Michel Constant (la série "Mauro Caldi" au Miroir, puis chez Alpen) et Peter Pluut ("Jerry et Line" chez Dargaud). Avec Olivier Wozniak, il lance en 1989 "Alice et Léopold" dans SPIROU, puis "Charly" avec Magda, et assure avec Alain Sikorski la reprise de "Tif et Tondu". La collection "Aire Libre" accueille en 1992 son "Bar du Vieux Français", illustré par Stassen. Il y reviendra quelques années plus tard en compagnie de Paul Gillon pour évoquer l'histoire d'un producteur de cinéma traversant le siècle dernier dans un nouveau diptyque, "La Dernière des salles obscures". Alternant avec habileté séries pour la jeunesse et production plus adulte, il s'associe dans le premier domaine avec Pierre Bailly et Vincent Mathy pour conter les aventures quotidiennes du jeune "Ludo" et de son héros préféré de BD, "Castar", une étonnante production graphique à quatre mains. Écrite pour Gilles Mezzomo et la collection "Repérages", il aborde le polar avec "Luka" et montre son talent de constructeur d'énigmes pour un public plus averti. Pour la collection "Aire Libre", il écrit également le superbe "Un peu de fumée bleue" qu'illustre Pellejero. En 2000, il renouvelle le genre du "whodunit", toujours avec Alain Sikorski, en signant "La Clé du mystère", une nouvelle grande série policière "tous publics". Et en janvier 2001, avec la complicité de Christian Durieux au dessin, il dynamite le mythe du gosse des rues, avec "Oscar", nouvelle série d'aventures pleine de trouvailles et de fraîcheur.

Mathieu Reynès naît en région parisienne en 1977, mais passe toute son enfance sur la côte Basque. Après quelques années d'études scientifiques à Bordeaux, il s'oriente vers le dessin animé et l'animation 3D en intégrant le CNBDI d'Angoulême, d'abord en tant qu'étudiant puis comme formateur. Après quelques années, il décide de se consacrer essentiellement à la bande dessinée. Son premier album, "Banana Fight", sort aux éditions Paquet en 2002 avec Frédéric Brrémaud au scénario. Le duo réalise ensuite ensemble 2 tomes de la série 'Sexy Gun' aux éditions Soleil, 3 tomes de 'Lola Bogota' aux éditions Bamboo. S"en suivent plusieurs séries humoristiques également aux éditions Bamboo, toutes co-scénarisées avec Brrémaud : "Les Tennismen" (dessin de Bertolucci, 1 tome paru), "Les Informaticiens" (dessin de Toulon; 4 tomes parus), "Toutou & Cie" (dessiné par Soffritt, 2 tomes parus) et "Les Maîtres Nageurs" (3 tomes parus) qu'il dessine lui-même. En 2007, Mathieu Reynès se lance dans l'aventure "Alter Ego" aux côtés de Denis Lapière et Pierre-Paul Renders. Parallèlement, il signe le scénario de "La Mémoire de l'Eau" avec Valérie Vernay au dessin, album à paraître en 2012 aux éditions Dupuis.

Benjamin Benéteau est né en Vendée, le 28 février 1985. À l'âge de 4 ans, il déménage avec toute sa famille à l'autre bout du monde, sous le soleil de Tahiti, en Polynésie Française. Il y passera toute son enfance et son adolescence, et bien que tenté par des études scientifiques, il se passionne de plus en plus pour le dessin. Le baccalauréat en poche, il décide de quitter Tahiti pour un tout autre climat : la Belgique. Il s'installe à Bruxelles en 2002 pour suivre les cours de l'option BD de l'Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc. Diplômé trois ans plus tard, il commence à développer ses propres projets de bande dessinée avec un ami scénariste. En janvier 2008, grâce à l'organisateur de la Fête de la BD d'Andenne, il est mis en contact avec Mathieu Reynès qui cherche quelqu'un pour travailler sur les décors réalistes de ce qui semble être un gros projet encore mystérieux. Le courant passe directement, Benjamin signe son premier contrat et se lance dans l'aventure Alter Ego...

Luca Erbetta est né à Gênes le 27 avril 1979. Il a passé son diplôme au Lycée Artistique Ego Bianchi de Cuneo. Il a ensuite étudié un an dans une école d’Arts Plastiques à Nice.Après avoir collaboré avec le magazine italien de moto Tuttomoto comme dessinateur, il publie en France 1881, sa première BD, en collaboration avec le scénariste Luca Blengino (Éditions Semic). De 2005 à 2008, il a travaillé sur la série Watch (Editions Delcourt), pour un total 6 tomes. Avec Luca Blengino, il est aussi co-scénariste En 2008, il rejoint l'équipe, toujours plus cosmopolite, du projet Alter Ego, où il travaille en tandem de dessinateurs avec Efa. En 2010, aux USA pour l’Editeur Image, il a dessiné l’histoire en quatre chapitres The Writer, dans la série Sam & Twitch.

Emil Zuga est né en 1975 à Alfortville. Il fut très jeune fasciné par la déferlante d'animation japonaise du début des années 80. Sa passion pour les robots géants l'a sans doute orienté vers des études scientifiques, qui se sont conclues par un DEA en ingénierie des systèmes robotisés. Après quelques années à travailler pour l'industrie militaire, il s'en est allé faire de l'informatique dans le domaine du jeu. Mais durant tout ce temps, il a continué de gribouiller et n'a cessé de rêver à la bande dessinée. Ce rêve devient réalité grâce à sa rencontre avec Mathieu Reynès qui, ayant repéré ses essais graphiques sur Internet, le met en contact avec les créateurs d'Alter Ego. L'aventure de la BD commence pour lui par la grande porte: l'album "Jonas" sera est premier travail publié.

Efa est né à Sabadell, en Espagne. À l'âge de 16 ans, il arrête ses études pour profiter... de la vie. En 1995 il réalise avec des amis son premier fanzine: Realitat Virtual. A partir de à, il travaille dans un studio de dessins animés et en parallèle comme illustrateur free-lance. Il entre en bande dessinée grâce à une collaboration avec Toni Termens au scénario qui donnera en 2001 la série Les Icariades (3 tomes et une intégrale parus chez Paquet). En 2002, il se lance dans une série en solo; Rodiguez (2 tomes parus chez Paquet également). En 2004, il publie (toujours chez Paquet) L'Âme du vin, album intimiste qu'il a scénarisé et dessiné. Entre 2007 et 2009, il dessine et colorie la série Kia Ora (3 tomes chez Vents d'Ouest, sur un scénario d'Olivier Jouvray et Virginie Ollagnier). En 2008, il rejoint l'équipe d'Alter Ego où il retrouve Mathieu Reynes qu'il avait croisé chez Paquet.

Mon avis : (lu en janvier 2014)
J'ai lu les deux tomes Darius et Park rapidement après les 4 autres. A cette occasion, j'ai découvert qu'il y avait un septième et dernier tome Ultimatum mais qui n'était pas présent à la Bibliothèque. Deux mois plus tard, je le trouve sur les rayonnages.
Après la lecture des six premiers tomes, le lecteur connaît le complot dans son intégralité et le septième tome va dévoiler comment les six personnages vont interagir les uns avec les autres. L'un des leurs, Fouad, est mort et une course poursuite entre les six va commencer... 
Le lecteur obtient quelques révélations, quelques personnages disparaissent et beaucoup de questions restent encore sans réponse... annonçant la possibilité d'une saison 2.
N'ayant pas les six premiers tomes sous la main, j'ai eu un peu de mal à tout comprendre dans ce dénouement...
Cette série est intéressante et originale, il est préférable de lire en même temps les 7 tomes (les six premiers dans l'ordre que l'on veut et le 7ème en dernier !)

Extrait : 

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Déjà lu du même auteur :

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Alter Ego - Renders, Lapière, Zuga, Erbetta, Reynes, Beneteau

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28 janvier 2014

Le voleur de regards - Sebastian Fitzek

9782809810325-G Archipel - mars 2013 - 350 pages

traduit de l'allemand par Jean-Marie Argelés

Titre original : Der Augensammler, 2010

Présentation éditeur : 
Une vague de crimes d'une cruauté sans précédent s'abat sur Berlin. Un tueur en série s'infiltre dans les foyers en l'absence du père de famille, tue la mère, enlève l'enfant et accorde un ultimatum à la police pour le retrouver.
Passé cet ultimatum, l'enfant est assassiné. En référence à l'oeil gauche qu'il prélève sur ses victimes, les médias lui ont attribué un surnom : le Voleur de regards...
Alexander Zorbach, un ancien policier devenu journaliste, se rend sur une nouvelle scène de crime. Une mère de famille a été assassinée et son fils de 9 ans a disparu.
Alexander se retrouve pris dans l'engrenage du jeu machiavélique auquel se livre le Voleur de regards, qui veut lui faire porter le chapeau.
Zorbach a 45 heures pour retrouver l'enfant et prouver son innocence. Le compte à rebours est lancé...

Auteur : Sebastian Fitzek est né en 1971 à Berlin, où il réside. Thérapie, son premier roman, a été un succès de bouche à oreille en Allemagne et dans les 24 pays où il a été traduit. Il est également l'auteur de Ne les crois pas, Tu ne te souviendras pas et Le Briseur d'âmes.

Mon avis : (lu en décembre 2013)
C'est le premier livre que je lisais de Sebastian Fitzek. 
La narration est particulière puisque le livre commence avec l'épilogue puis c'est le Dernier chapitre nommé "La fin", ensuite les chapitres sont numérotés de 83 à 1 dans l'ordre décroissant pour se terminer par un prologue. C'est tout à fait cohérent avec l'intrigue puisque le tueur en série a un mode opératoire particulier, il tue une mère de famille, enlève son enfant et donne un ultimatum à la police avec un compte à rebours... Il ne tuera l'enfant seulement à la fin de cet ultimatum.
Le tueur en série surnommé le "Voleur de regards" vient de frapper, Alexander Zorbach, un ancien policier devenu journaliste, arrive rapidement après la police sur les lieux du méfait mais ce dernier devient également suspect auprès des policiers... Avec l'aide de Alina Gregoriev, une jeune femme aveugle qui a des dons de médium, Alexander Zorbach va suivre la piste du tueur tout en évitant de se faire arrêter par la police. 
Ce roman est captivant et haletant, l'auteur possède une imagination incroyable. Il s'est également beaucoup documenté sur le quotidien des aveugles pour que son personnage d'Alina soit vraiment crédible.
J'ai trouvé vraiment réussi ce livre et je lirai à l'occasion d'autres romans policiers de cet auteur. 

Merci à Canel qui m'a offert ce livre lors de nos retrouvailles à la remise du Grand Prix Elle 2013 en mai dernier.

Note : ♥♥♥♥♥

Extrait : (début du livre)
Épilogue


Alexander Zorbach (moi)

Il y a des histoires qui, telles des spirales mortelles, s'enfoncent, comme munies de crochets, toujours plus loin dans la conscience de celui qui est obligé de les entendre. Je dis d'elles qu'elles sont des perpetuwn mobile, des histoires qui n'ont ni commencement ni fin, car elles parlent de la mort éternelle.
Parfois, c'est une personne dénuée de tout scrupule qui les raconte, se délectant de l'épouvante qu'il suscite chez son auditeur et de l'idée des cauchemars qu'elles ne manqueront pas de lui infliger, la nuit, quand, seul dans son lit, incapable de trouver le sommeil, il gardera les yeux rivés au plafond.
De temps à autre, on trouve un tel perpetuum mobile entre les deux couvertures d'un livre, ce qui permet de lui échapper en fermant l'ouvrage. Conseil que je voudrais vous donner sans attendre : arrêtez là votre lecture !
J'ignore comment ces lignes vous sont tombées sous les yeux. Tout ce que je sais, c'est qu'elles ne vous sont pas destinées. Le procès-verbal de l'horreur ne devrait jamais tomber entre les mains de quiconque. Même pas celles de votre pire ennemi.
Croyez-moi, je parle d'expérience. Je n'ai pas réussi à fermer les yeux, à mettre le livre de côté. Car l'histoire de l'homme dont les yeux pleurent des larmes de sang, de l'homme qui presse contre lui un paquet informe, un paquet de chair humaine qui, quelques minutes plus tôt, respirait, aimait et vivait, cette histoire n'est ni un film, ni une légende, ni un livre.
Cette histoire est ma destinée.
Ma vie.
Car l'homme qui, au paroxysme de son calvaire, comprend qu'il commence seulement à mourir, c'est moi.

 

Challenge Voisins Voisines 2014
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Allemagne

Challenge Trillers et Polars
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catégorie "Même pas peur" :  18/25




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27 janvier 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? [158]

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 (c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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Mattéo (Tome 3) Troisième époque (août 1936) - Jean-Pierre Gibrat (BD)
Dans les forêts de Sibérie - Sylvain Tesson (livre audio)
Une vie entre deux océans - Margot L. Stedman 
La trahison d'Einstein - Eric-Emmanuel Schmitt 
La Marche du crabe, tome 3 : La révolution des crabes - Arthur de Pins (BD)

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Le voleur de regard - Sebastian Fitzek
L'homme qui a vu l'homme - Marin Ledun (partenariat Babelio)

Que lirai-je cette semaine ?

Demain, j'arrête - Gilles Legardinier (Audiolib)
Le grand Coeur - Jean-Christophe Rufin (partenariat Folio)
L'herbe noire - Pierre Willi (partenariat Krakoen)

Bonne semaine, bonnes lectures !

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26 janvier 2014

La Marche du crabe, tome 3 : La révolution des crabes - Arthur de Pins

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Soleil Productions - novembre 2012 - 116 pages

Soleil Productions - novembre 2013 - 360 pages (La Trilogie)

Quatrième de couverture :
Sur les bords de l'estuaire de la Gironde, une variété de crabes - le Cancer Simplicimus Vulgaris ou crabe carré - est victime d'un caprice de l'évolution : elle ne peut changer de direction, et est condamnée à marcher toute sa vie selon une même ligne droite ! Mais un jour... trois d'entre eux - Soleil, Bateau et Guitare - vont réaliser qu'ils peuvent modifier le cours des choses et... tourner ! Ainsi naissent deux clans : les rigides (qui marchent tout droit) et les tourneurs (qui changent de direction). L'issue de cette bataille ne laisserait aucun doute quant à la victoire idéologique et stratégique des tourneurs, si le clan des rigides ne bénéficiait pas du soutien des autres espèces de la faune maritime qui se sentent menacées. Une tragédie qui se déroule sous la caméra de deux reporters - Dominique et Raymond - encore loin d'imaginer ce qui les attend... Lutte invétérée, origines révélées, marée noire, reste-t-il un espoir aux crabes carrés, espèce en voie de disparition ?

Auteur : Arthur de Pins est un dessinateur et auteur de bande dessinée français, né en 1977 en Bretagne. Il est publié dans plusieurs magazines, dont Max et Fluide glacial. Il a également participé à de nombreuses publicités (pour la Fnac, Carrefour ou encore Nutella) ainsi qu'à des courts-métrages tels que le programme Kézaco ? en 2007. Il créa aussi une série animée intitulée Magic diffusée sur France 3 et Disney Channel.

Mon avis : (lu en janvier 2014)
Voilà le dernier épisode de cette trilogie originale que j'ai beaucoup aimé. Voilà l'heure de la révolution !
Dans ce troisième tome, nous retrouvons les survivants des deux clans les « tourneurs » (qui changent de direction) et « les rigides » (qui continuent de marcher tout droit). Il va de soi que ce sont les crabes qui ont évolués qui prennent le pouvoir mais attention une évolution trop rapide peut être dangereuse...
J'ai lu ce troisième et dernier tome dans l'album "La Trilogie" et j'ai été surprise par quelques changements de couleurs ou de contraste entre les albums "solo" et l'album "trilogie". J'ai trouvé le scénario de cet album moins réussi mais les crabes sont si attachants que j'ai été, malgré tout, contente de les retrouver...

En bonus dans cet album "trilogie", un making off de la série avec des croquis, des photos de préparation et même un sujet de devoir de mathématique inspiré par la "Marche du crabe"...

Extrait : 

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 Challenge Petit Bac 2014
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"Animaux" (1)

 

Déjà lu du même auteur :

92348968  La Marche du crabe, tome 1 : La Condition des crabes 

92400245 La Marche du crabe, tome 2 : L'Empire des crabes - Arthur de Pins 

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25 janvier 2014

La trahison d'Einstein - Eric-Emmanuel Schmitt

Lu en partenariat avec les éditions Albin Michel

la trahison d'E Albin Michel - janvier 2014 - 153 pages

Quatrième de couverture : 
Sur les rives d’un lac du New Jersey, deux excentriques se rencontrent et sympathisent. L’un est Albert Einstein ; l’autre est un vagabond en rupture avec la société.
À ce confident de hasard, Einstein expose son dilemme. Pacifiste militant, il connaît les conséquences terrifiantes de ses travaux théoriques et craint qu’Hitler et les nazis ne fabriquent la première bombe atomique. Devrait-il renier ses convictions et prévenir Roosevelt, afin que l’Amérique gagne la course à l’arme fatale ? Quel parti prendre alors que le FBI commence à le soupçonner, lui, l’Allemand, le sympathisant de gauche… le traître peut-être ?
Dans cette comédie intelligente et grave, drôle parfois, Eric-Emmanuel Schmitt imagine le conflit moral d’un homme de génie, inventeur malgré lui de la machine à détruire le monde.

Auteur : Dramaturge, romancier, nouvelliste, essayiste, cinéaste, traduit en 50 langues et joué dans autant de pays, Eric-Emmanuel Schmitt est un des auteurs les plus lus et les plus représentés dans le monde. Il a été récompensé par l'Académie Française en juillet 2001 avec le Grand Prix du théâtre, pour l'ensemble de son oeuvre. En 2009, Ulysse from Bagdad lui a valu le Prix des grands espaces littéraires. En 2010, il a obtenu le prix Goncourt de la nouvelle pour son recueil Concerto à la mémoire d'un ange.
Son roman La Femme au miroir lui a valu en 2011 le prix du roman historique, Prix Agrippa d'Aubigné.
Eric-Emmanuel Schmitt a été reçu cette année à L'Académie Royale de langue et de littérature françaises de Belgique au fauteuil 33 qu'occupait Hubert Nyssen, et qu'ont occupé Colette et Cocteau.
Co-directeur du Théâtre Rive Gauche à Paris, Eric-Emmanuel Schmitt y a vu jouée son adaptation théâtrale du Journal d'Anne FrankMonsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, et actuellement la pièce The Guitrys.

Mon avis : (lu en janvier 2014)
L'action de cette pièce de théâtre se déroule sur les bords d'un lac du New Jersey où Einstein, résidant à Princeton, a l'habitude de venir se détendre en faisant de la voile.
L'auteur met en scène trois personnages, Einstein, un vagabond devenu marginal à la suite de la mort de son fils à la guerre en 1918 et un agent du FBI.
Tout commence en 1934, au bord du lac, le vagabond s'amuse des exploits d'Einstein sur son voilier... Dès son retour sur terre, ils engagent la conversation. Le vagabond ne reconnaît pas tout de suite le savant, puis il proteste contre son pacifisme.
En 150 pages, Eric-Emmanuel Schmitt nous rappelle quelques moments importants d'Histoire et de la vie d'Einstein. 
Einstein a toujours été un fervent défenseur de la paix, pourtant il est également conscient que ses découvertes dans les mains des Allemands risquent d'entraîner des milliers de morts.
En 1939, il écrit à Roosevelt pour l'informer que les Nazis sont sur le point d'obtenir l'arme nucléaire, en partie grâce à ses recherches... Mais les idées pacifiques d'Einstein le rendent louche auprès des Américains. A cette époque, ces derniers ont plus peur du communisme que du nazisme !
En 1945, la bombe A est lancée sur Hiroshima par les Américains. Einstein se sent responsable.

Ces conversations d'égal à égal entre le savant et le vagabond sont passionnantes, émouvantes, amusantes...
Sous couvert de dialogues enlevés et teintés d'humour, l'auteur pose des questions profondes sur la science, sur l'homme et sur son avenir.

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Cette pièce de théâtre sera créée au Théâtre Rive-Gauche le 30 janvier 2014. Mise en scène de Steve Suissa avec Francis Huster, Jean-Claude Dreyfus et Dan Herzberg.

Merci à Claire et aux éditions Albin Michel pour m'avoir permis de découvrir cette pièce de théâtre.

Autres avis : Canel et Mr

Extrait : (début de la pièce)
Une fin d'après-midi, dans le New-Jersey, au bord d'un lac.
Tandis que le soleil dore l'horizon de teintes cuivrées, un homme, assis sur le sol, se prépare un repas frugal avec du pain, du jambon, des cornichons.
C'est un vagabond. En sandales, couvert d'habits froissés, douteux, son sac à dos posé dans l'herbe, il regarde ce qui se passe au loin.
Ce qu'il voit - et qui l'amuse - nous échappe.
Lorsque l'action qu'il fixe amène ses yeux à se tourner vers la droite, Einstein entre. 
En ce jour de 1934, Albert Einstein a cinquante-cinq ans.
Cheveux hirsutes, ample chemise, pantalon en lin, sans chaussettes dans ses chaussures, il rivalise de négligence vestimentaire avec le vagabond. Descendant, trempé, de son voilier, il s'ébroue sur la berge. Après un sourire au vagabond, il extrait une serviette de sa besace de sportif.

EINSTEIN
Alors ? Le spectacle vous a régalé ?

LE VAGABOND
Excellent. Joli voilier, éblouissante lumière sur le lac, quelques solides pointes de vitesse... et j'ai cru au moins cinq fois que vous alliez chavirer.

EINSTEIN
Ah, merci... Je ne me serai pas donné du mal pour rien.

LE VAGABOND
Comment réussissez-vous ça ?

EINSTEIN
Quoi ? Coucher ma voile sur les flots ou rétablir ma coque ?

LE VAGABOND
Vous intéresser à un sport dans lequel vous êtes aussi doué qu'un éléphant pour la danse ? Moi, à ce niveau de maladresse, j'abandonnerais.

EINSTEIN
Je pratique la navigation depuis des années

LE VAGABOND
Ah...

EINSTEIN
J'aime quand les choses me résistent.

LE VAGABOND
Dans ce cas, vous avez fait le juste choix : avec la voile, vous ne vous lasserez pas.

EINSTEIN
Fendre les flots me détend. Autant que jouer du violon.

LE VAGABOND
Aïe... Vous torturez également le violon ?

EINSTEIN 
Mieux que je ne navigue.

LE VAGABOND
Ouf...

EINSTEIN 
Aucun des compositeurs que j'ai interprétés ne s'en est plaint.

LE VAGABOND 
Ils étaient déjà morts, peut-être ? Remarquez, les poissons non plus, ils ne protestent pas ! Pourtant, lorsqu'ils vous voient piquer sur eux à toute berzingue en agitant votre coquille, ça doit paniquer dans les bas-fonds...

Einstein éclate de rire, nullement vexé, puis achève de se sécher.

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Challenge Rentrée Hiver 2014

 

 

Déjà lu du même auteur :

oscar_et_la_dame_rose Oscar et la dame rose odette_toulemonde Odette Toulemonde et autres histoires

la_reveuse_d_ostende La rêveuse d'Ostende ulysse_from_Bagdad Ulysse from Bagdad

le_sumo_qui_ne_voulait_pas_grossir Le sumo qui ne pouvait pas grossir l_enfant_de_no__p L'enfant de Noé

quand_je_pense_que_Beethoven Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent...  

mr_ibrahim_ldp_2012 Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran 

les_10_enfants Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus 

la_tectonique_des_sentiments_GC  La tectonique des sentiments la_part_de_l_autre_2003 La Part de l'autre

 les_perroquets_de Les perroquets de la place d'Arezzo  9782226251992g
 The Guitrys

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24 janvier 2014

Une vie entre deux océans - Margot L. Stedman

Lu en partenariat avec Livraddict et les éditions Stock

2014-01-02_162320 Stock - octobre 2013 - 456 pages

traduit de l'anglais (Australie) par Anne Wicke

Titre original : The Light Between Oceans, 2012

Quatrième de couverture : 
Libéré de l’horreur des tranchées où il a combattu, Tom Sherbourne, de retour en Australie, devient gardien de phare sur l’île de Janus, une île sur les Lights, sauvage et reculée. À l’abri du tumulte du monde, il coule des jours heureux avec sa femme Isabel ; un bonheur peu à peu contrarié par l’impossibilité d’avoir un enfant.
Jusqu’à ce jour d’avril où un dinghy vient s’abîmer sur le rivage, abritant à son bord le cadavre d’un homme et un bébé sain et sauf. Isabel demande à Tom d’ignorer le règlement, de ne pas signaler « l’incident » et de garder avec eux l’enfant. Une décision aux conséquences dévastatrices…
Un premier roman plébiscité dans le monde entier qui interroge les liens du coeur et du sang.

Auteur : M. L. Stedman est née en Australie et vit désormais à Londres. Une vie entre deux océans est son premier roman, plébiscité dans le monde entier.

Mon avis : (lu en janvier 2014)
J'ai tout de suite été attirée par la couverture de ce livre, car j'ai toujours été fascinée par les phares... 
Fin 1918, de retour d'Europe après avoir combattu dans les tranchées, Tom Sherbourne, revient en Australie pour devenir gardien de phare. Rescapé de la guerre, il n'aspire qu'à se reconstruire grâce à ce nouveau travail. Il est envoyé sur Janus Rock,une île battue par les vents, située à des milliers kilomètres au large de la côte Ouest de l'Australie, avec son phare, la lumière entre les deux océans. L'île est seulement relié au continent quatre fois par an, par un navire ravitailleur. Lors de quelques jours de congés dans la ville la plus proche, Partageuse, Tom va faire la rencontre d'Isabel qui deviendra assez vite sa femme. Tous deux vont passer un premier séjour de trois ans sur l'île, ils sont heureux et aspirent à un avenir rempli de bonheur. Mais le 27 avril 1926, une petite embarcation vient s'échouer sur l'île avec à son bord un homme mort et un nouveau-né. Isabel, ayant déjà perdu plusieurs bébés, demande à Tom de garder l'enfant sans informer les autorités. Par amour pour sa femme, Tom accepte de ne rien consigner sur le livre de bord et cette décision va être lourde de conséquence...
Tom et Isabel sont deux personnages attachants qui pensent bien faire lorsqu’ils accueillent Lucy comme leur propre bébé. Les premières années auprès du phare de Janus sont idylliques. Mais la suite des événements est déchirante et cruelle pour la petite Lucy...
Je ne veux pas en dire plus car ce livre est construit comme une tragédie classique, avec ses confrontations, ses rebondissements... L'auteur arrive à tenir jusqu'au bout le lecteur en haleine. 

J’ai beaucoup aimé toute la partie sur l’île de Janus Rock. Même si la vie y est rude du point de vue météorologique, les descriptions précises et évocatrices  des lieux m’ont permis de m’imaginer avec délice là-bas. J’ai également cherché sans succès plus d’information sur cette île et découvert que l’auteur l’avait imaginé...
Tom est un personnage très intéressant, les raisons de son départ pour Première Guerre Mondiale seront dévoilées au cours de l’intrigue. Il est partagé entre son devoir et l’amour qu’il porte à sa femme. Lorsqu’il a accepté de ne rien dire, il n’imaginait pas les conséquences de ce silence pour l’enfant, sa femme et lui-même. Il est prêt à assumer seul ce geste pour protéger sa femme.
J’ai trouvé très intéressant l’évocation historique de l’après Première Guerre Mondiale car nous oublions souvent que de nombreux soldats Australiens y ont participé.
C'est un très beau roman sur l'histoire d'un couple, sur le désir d’enfant, sur les liens du sang...

J’ai choisi ce roman pour le présenter au Café Lecture mensuel auquel je participe à la Bibliothèque.

Merci à Livraddict et aux éditions Stock pour m'avoir permis de découvrir ce livre venu du bout du monde.

Logo Livraddict

 Challenge Petit Bac 2014

91121022
"Géographie" (2)

Challenge 5% Rentrée Littéraire 2013
logorl2013
28/30

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23 janvier 2014

Masse Critique chez Babelio !

 

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Rendez-vous le jeudi 24 Janvier 2014

à partir de 7h00

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22 janvier 2014

Dans les forêts de Sibérie - Sylvain Tesson

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Gallimard - mai 2012 - 6h50 - lu par Sylvain Tesson

Gallimard - septembre 2011 - 267 pages

Folio - avril 2013 - 304 pages

Prix Médicis essai 2011

Quatrième de couverture :
« Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dansd les forêts de Sibérie. J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché d'être heureux. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie. Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures ? Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu. » Sylvain Tesson revit son expérience au cœur de la Russie en une lecture habitée, intense et vibrante d'émotions. 

 

Auteur : Sylvain Tesson est né en 1972. Aventurier et écrivain, membre de la Société des explorateurs français, il s'est fait connaître avec un remarquable récit de voyage, L'axe du loup : De la Sibérie à l'Inde sur les pas des évadés du Goulag. Son premier recueil de nouvelles, Une vie à coucher dehors, s'inspirant de ses nombreux voyages, reportages et documentaires, a reçu le Goncourt de la nouvelle 2009.

Mon avis : (écouté en janvier 2014)
C'est le récit autobiographique de Stéphane Tesson qui a vécu six mois, de février à juillet 2010, dans une cabane au bord du lac Baïkal. Loin de tout, avec comme provisions, des kilos de pâtes, du tabasco, du ketchup et des litres de vodka, pour se chauffer du bois à couper et pour lire de nombreux livres... Ces six mois, c'est l'occasion de se poser, de se retrouver spectateur de la nature, d'apprécier le silence, de voir passer le temps...
J'ai beaucoup aimé ce livre, de plus lu par son auteur, je l'ai trouvé apaisant et passionnant.
J'ai aimé les descriptions de la nature, le cycle des saisons avec la neige, le lac pris par les glaces, puis la fonte des neiges et la débâcle avec l'arrivée du printemps, les animaux rencontrés, du plus petit ou plus gros (mésanges, oies, phoques ou les ours...). 
Sylvain bouge un peu accueilli par ses plus proches voisins qui sont à une journée ou deux de marche. Il utilise le kayak, une pulka tirée par des chiens... Il a également quelques visiteurs qui arrivent selon la saison en camion ou en bateau...
Ce journal de bord mêle descriptions, réflexions, anecdoctes... Je n'ai pas vu le temps passer et j'ai beaucoup imaginé cette retraite paisible...
Coup de cœur !

Note : ♥♥♥♥♥

Extrait : (début du livre)
La marque Heinz commercialise une quinzaine de variétés de sauces. Le supermarché d’Irkoutsk les propose toutes et je ne sais quoi choisir. J’ai déjà rempli six caddies de pâtes et de Tabasco. Le camion bleu m’attend. Micha, le chauffeur, n’a pas éteint le moteur, et dehors, il fait – 32.
Demain, nous quittons Irkoutsk. En trois jours, nous atteindrons la cabane, sur la rive ouest du lac. Je dois terminer les courses aujourd’hui. Je choisis le « super hot tapas » de la gamme Heinz. J’en prends dix-huit bouteilles : trois par mois.
Quinze sortes de ketchup. À cause de choses pareilles, j’ai eu envie de quitter ce monde.

9 février
Je suis allongé sur mon lit dans la maison de Nina, rue des Prolétaires. J’aime les noms de rues en Russie. Dans les villages, on trouve la « rue du Travail », la « rue de la révolution d’Octobre », la « rue des Partisans » et, parfois, la « rue de l’Enthousiasme » où marchent mollement de vieilles Slaves grises. 
Nina est la meilleure logeuse d’Irkoutsk. Autrefois, pianiste, elle se produisait dans les salles de concerts de l’Union soviétique. À présent, elle tient une maison d’hôte.
Hier elle m’a dit : « Qui eût cru que je me transformerais un jour en usine à crêpes ? » Le chat de Nina ronronne sur mon ventre. Si j’étais un chat, je sais le ventre où je me réchaufferais.
Je suis au seuil d’un rêve vieux de sept ans. En 2003, je séjournai pour la première fois au bord du Baïkal. Marchant sur la grève, je découvris des cabanes régulièrement espacées, peuplées d’ermites étrangement heureux. L’idée de m’enfouir sous le couvert des futaies, seul, dans le silence, chemina en moi. Sept ans plus tard, m’y voilà.
Il faut que je trouve la force de repousser le chat. Se lever de son lit demande une énergie formidable. Surtout pour changer de vie. Cette envie de faire demi-tour lorsqu’on est au bord de saisir ce que l’on désire. Certains hommes font volte-face au moment crucial. J’ai peur d’appartenir à cette espèce.
Le camion de Micha est chargé ras la gueule. Pour atteindre le lac, cinq heures de route à travers des steppes englacées : une navigation, par les sommets et les creux d’une houle pétrifiée. Des villages fument au pied des collines, vapeurs échoués sur des hauts-fonds. Devant pareilles visions, Malevitch écrivit : « Quiconque a traversé la Sibérie ne pourra plus jamais prétendre au bonheur. »
Au sommet d’une croupe, le lac apparaît. On s’arrête pour boire. Cette question après quatre rasades de vodka : par quel miracle la ligne du littoral épouse-t-elle aussi parfaitement les contours de l’eau ?

 livre_audio

 Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Géographie" (1)

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