03 avril 2014

Aujourd'hui pour toujours - Christophe Paviot

Lu en partenariat avec les éditions Belfond

aujourd'hui_ Belfond - avril 2014 - 285 pages

Quatrième de couverture :
Acteur star à Hollywood, William plaque tout pour changer de vie. Sur une île de la côte Est l'attend un fulgurant coup de foudre. Mais d'autres rencontres se profilent, étranges et fantomatiques...
William Baker était la plus grande star de Hollywood. Trois Oscar, une vie débridée, le monde à ses pieds. Mais sa carrière s'est effondrée après une chute qui l'a laissé avec une jambe abîmée. Venu sur la côte Est pour se reconstruire loin des frasques hollywoodiennes, il aspire à une vie plus solitaire. A peine débarqué sur l'île de Martha's Vineyard, il a pourtant un coup de foudre pour une New Yorkaise de passage, Lisa Hamilton. Lumineuse, intense, électrisante, leur histoire est en phase avec la beauté et la paix des lieux. Ensemble, William et Lisa découvrent une île pittoresque, magnifique, protégée... et plongent dans une bulle d'amour vrai. Mais cette belle harmonie va être troublée par quelques surprises et par l'apparition d'une étrange petite fille surgie de nulle part... ou plutôt venue du passé. Elle bouleverse leur bonheur et sème la pagaille dans un havre de paix à l'équilibre bien précaire. Car William et Lisa ont plus d'un secret à exhumer. 
D'une écriture imagée et rythmée, Christophe Paviot brosse avec humour et élégance le décor superbe et lointain d'une île du Massachusetts au large de Boston. Une comédie romantique pleine d'inattendu et de fantaisie.

Auteur : Après avoir travaillé comme docker à Valparaíso puis dans une ferme de crocodiles en Australie, Christophe Paviot est aujourd'hui rédacteur dans la publicité. Auteur de romans parmi lesquels Le ciel n'aime pas le bleu (2001) ou La guerre civile est déclarée 2013), il a aussi publié une fiction sur Kurt Cobain, Cassé (2008). Né à Rennes, il vit entre Paris, Rennes et Quiberon. Avec Aujourd'hui pour toujours, il change radicalement de registre.

Mon avis : (lu en mars 2014)
C'est le premier livre que je lisais de cet auteur, la couverture était attirante mais malheureusement j'ai reçu le livre sous forme d'épreuves donc sans couverture illustrée...
William Baker est une ex-star d'Hollywood. A la suite d'un accident, il boite et sa carrière s'est peu à peu arrêté. L'acteur a donc pris la décision de prendre sa retraite à Martha's Vineyard, île située sur la côte sud de la presqu'île du Cap Code et qui accueille la jet set américaine. William Baker vient d'y acheter par internet une superbe maison. Là il rencontre Lisa, une jeune femme venue de New-York pour le week-end dont il tombe amoureux...
Ce livre commençait comme une romance et tout à coup l'auteur y introduit une touche de fantastique et je deviens plus sceptique et je n'avais pas tout vu puisque cela se termine comme un polar avec une enquête autour de la disparition d'un des personnages de l'histoire... Il ne faut pas oublier qu'il y a des secrets d'enfance qui nous serons révélés...

Cela se lit presque trop bien car ces différents évènements sont trop beaux ou trop gros pour être crédibles... 

Merci à Jérémy et aux éditions Belfond pour m'avoir permis de découvrir ce roman et rencontrer son auteur lors du Salon du Livre.

Autres avis : Saxaoul, Keisha

 

Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Moment/Temps" (5)

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02 avril 2014

Le sang versé - Åsa Larsson

En librairie, dès le 2 avril

 Lu en partenariat avec Albin Michel

9782226256096g Albin Michel - avril 2014 - 400 pages

traduit du suédois par Caroline Berg

Titre original : Det blod som spillts, 2004

Prix du meilleur roman policier suédois 2004

Quatrième de couverture : 
Après un long congé maladie, l'avocate Rebecka Martinsson est de retour, en mission pour son cabinet, dans sa ville natale de Kiruna. Mais les retrouvailles sont loin d'être aussi paisibles que le suggèrent les forêts enneigées de Laponie. Une femme pasteur, dont l'engagement féministe suscitait des remous dans la communauté, est retrouvée sauvagement mutilée, pendue à l'orgue de son église. Cette exécution fait remonter en Rebecka le souvenir traumatisant d'une enquête sur le meurtre d'un autre pasteur à laquelle elle avait participé un an auparavant. 
Le coupable est-il le même ? Y aura-t-il d'autres victimes ? La terre, désormais, semble prête à dévoiler le sang versé... Ce suspense implacable, somptueusement éclairé par les lumières polaires, révèle tout ce qui rend Asa Larsson incontournable : une intrigue parfaitement menée, une écriture singulière, envoûtante et une grande sensibilité psychologique.

Auteur : Åsa Larsson a grandi à Kiruna, 145 km au-dessus du cercle polaire Arctique ; où se déroulent également ses romans. Avocate comme son héroïne, elle se consacre désormais à l'écriture. Les cinq tomes de la série autour de Rebecka Martinsson sont en cours de traduction dans 30 pays.

Mon avis : (lu en mars 2014)
L'histoire se déroule au nord de la Suède, à proximité du cercle polaire dans un petit village aux environs de Kiruna. Une femme pasteur, Mildred Nillson, est retrouvée morte dans une mise en scène digne d'une serial killer. Sans indice probant, les inspecteurs Sven Erick Stanalcke et Anna Maria Mella vont mener l'enquête en s'intéressant aux activités de cette pasteur plutôt féministe et dont les idées et les actions dérangeaient les habitudes de cette communauté.
Rebecka Martinsson, avocate meurtrie en mission pour son cabinet, est de retour à Kiruna sur les traces de son passé. Ce nouveau meurtre présente des similitudes avec le meurtre de l'enquête du premier tome de la série. En effet ce livre est le deuxième d'une série d'au moins cinq. N'ayant pas lu le premier, c'est assez dérangeant lorsqu'au début de l'histoire, il est fait allusion au précédent volume. En tant que lecteur, je me suis sentie un peu exclue... 
L'enquête est menée avec une certaine lenteur, de nombreux personnages sont mis en scène dans ce petit village suédois où le soleil ne se couche jamais pendant l'été. Il y a Micke le barman, sa compagne Mimi responsable de la cuisine, Lisa, la mère de Mimi, qui vit au milieu de ses nombreux chiens, Lars-Gunnar ancien policier et Nalle, son jeune fils handicapé mental, tellement attachant. 
J'ai trouvé original de suivre la vie d'une louve aux pattes jaunes (Gula Ben) dans la forêt en alternance avec l'enquête. Cela ancre cette histoire dans les grands espaces suédois où la nature est reine.  
L'intrigue est plutôt bien construite, j'ai passé un bon moment avec cette lecture et j'ai envie de découvrir la première enquête de la série et pourquoi pas les suivantes...

Merci Soisic et les éditions Albin Michel pour la découverte de cette auteur suédoise.

Extrait : 

 

Challenge Trillers et Polars
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catégorie "Même pas peur" :  25/25

Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Matière" (3)

Challenge Voisins Voisines 2014
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Suède

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01 avril 2014

En kit - Laure Naimski

Lu en partenariat avec les éditions Belfond

 

9782714456670Belfond - février 2014 - 176 pages

Quatrième de couverture :
Parce que Samuel l'a quittée, Hélène plante sa tente au milieu de son salon et s'y met à l'abri avec son chat d'Artagnan. Mais elle n'est pas au bout de ses peines : double toit ou pas, l'extérieur s'incruste...

Entre une mère hôtesse de l'air qui change d'amant comme de coiffeuse, un père juif rescapé de la Shoah, très pratiquant mais pas toujours moralement nickel, et les ouvriers sans papiers qui circulent devant ses fenêtres, Hélène n'a pas une seconde à elle.
Par touches cocasses ou graves, Laure Naimski dessine le monde un peu piqué d'une femme au bord de la crise de nerfs. Une fable tendue, caustique et désopilante sur la précarité et l'incohérence contemporaines.

Auteur : Laure Naimski est née en région parisienne en 1971, En Kit est son premier roman.

Mon avis : (lu en avril 2014)
Parce que son compagnon l'a quitté, Hélène, une jeune femme ayant la trentaine, se replie sur elle-même. Elle plante une tente au milieu de son salon (n'hésitant pas à planter les sardine dans le parquet !) et s'y installe avec son chat d'Artagnan... Ce comportement assez enfantile est l'un des reflets de la dépression dans laquelle se trouve la jeune femme...
Le livre se lit assez facilement mais j'avoue ne pas avoir accroché... Certaines situations sont cocasses mais c'est le comportement infantile d'Hélène qui m'a dérangée et exaspérée. Elle tire sur les pigeons au pistolet à eau, plusieurs fois elle se taillade les poignets (pas trop profond) et appelle les pompiers pour qu'on s'occupe d'elle, elle ne travaille pas et ne fait rien pour essayer de trouver un travail, elle préfère abuser de la sénilité de sa vieille voisine qui perd la tête pour se procurer de quoi manger...
Je n'ai pas su voir dans ce livre ce qu'annonce la quatrième de couverture, « une fable tendue, caustique et désopilante », je suis restée sans doute trop premier degré... 

Merci Marie et les éditions Belfond pour l'envoi de ce livre. 

 

Extrait : (début du livre)
3 h 56. C'est l'heure à laquelle je suis née. Un dimanche. Je viens d'avoir trente-quatre ans et je vis sous une tente. Une vieille canadienne que je suis descendue chercher à la cave et qui pue le renfermé. J'ai planté les sardines qui restent dans le plancher du salon en tapant dessus avec un marteau parce que Samuel et moi avons perdu le maillet dans les Pyrénées un été. Les lames ont éclaté, mais ça a quand même tenu bon.

Je me souviens quand le drame s'est produit. Samuel vient de claquer l'extra. Il tire sur sa cigarette, souffle la fumée et dit : J'ai quelqu'un. Quelqu'un ? Ma voix s'étrangle. Quelqu'un d'autre si tu préfères. Il catapulte la bille et puis après je ne sais plus. Je sors sonnée du bistrot et rentre à la maison avec l'idée de me foutre en l'air. Je m'effondre au pied de la baignoire, recroquevillée, la joue collée à la faïence, cachée comme un animal avec une balle dans le flanc. L'angoisse lancinante me coupe le souffle pendant des heures. Je n'ai pas de tranquillisant pour atténuer la douleur.
Après tout c'est sans doute mieux ainsi. Samuel boit comme un trou et fume comme un pompier. Son espérance de vie en est diminuée, et il m'aurait, par-dessus le marché, sûrement fait des enfants malformés ou trisomiques.
J'ai orienté la tente la tête au nord pour éviter les trop fortes variations lumineuses. Ça joue sur mon humeur et je suis, je l'avoue, quelqu'un qui a besoin d'une certaine stabilité. Le matin, la lumière du jour transperce le double toit et me réveille. Je ne me lève pas. Non. Je reste allongée sur mon sac de couchage. Efficacité prouvée jusqu'à zéro degré précise l'étiquette. De toute manière l'été est caniculaire. Pour l'hiver prochain, je suis tranquille. Samuel a installé un thermostat juste avant de me plaquer. Ça fait déjà deux mois.
Le matelas pneumatique n'est pas à nous. Le nôtre, Samuel l'a troué avec un mégot mal éteint dans le Limousin un été. On a bien essayé de le réparer. Mais ça n'a jamais tenu. Puisque son mari s'est suicidé l'hiver dernier, juste avant Noël, la concierge n'a plus l'usage du sien et elle me l'a prêté. Je me souviens que son mari faisait toujours des blagues vaseuses et jouait Joyeux anniversaire en faisant péter ses dessous-de-bras avec ses paumes. Il s'est tiré une balle dans la tête. Ou c'est peut-être dans la bouche. Je ne sais pas. Il avait toujours des taches de vin sur ses marcels. Il en portait souvent. Sans doute pour pouvoir jouer Joyeux anniversaire avec ses dessous-de-bras. Des manches, ça l'aurait gêné.

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Challenge Rentrée Hiver 2014

 

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31 mars 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? [167]

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(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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Sans oublier - Ariane Bois 
Come Prima - Alfred 
Garçon ou fille - Terence Blacker

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Le sang versé - Asa Larsson (partenariat Albin Michel) 
Aujourd’hui pour toujours - Christophe Paviot (partenariat Belfond)

Que lirai-je cette semaine ?

En kit - Laure Naimski (partenariat Belfond)
Le Duel - Arnaldur Indridason 
Un ciel rouge le matin - Paul Lynch (partenariat Albin Michel)

Bonne semaine, bonnes lectures !

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30 mars 2014

Festival Rue des Livres - 29 mars 2014

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Comme l'année dernière, j'ai participé à Rennes à la rencontre entre blogueurs et blogueuses à l'occasion du Festival Rue des Livres.
Arrivée vers 11h à la Gare de Rennes, sous le soleil, je retrouve Sylire, Yvon et Gambadou qui nous véhiculait jusqu'au lieu du Festival.

Nous y retrouvons le reste du groupe : SandrineJoelle et son mari, Yaneck, HervéXian Moriarty, Canel, Enna et Géraldine. Ces deux dernières totalement excitées par la présence de Sorj Chalandon... et se disputant le titre de "fan n°1"...

Avant d'aller déjeuner, nous faisons un petit tour du Salon, bien sûr un arrêt s'impose au stand de Sorj Chalandon où, telles des groupies, nous entamons une discussion autour du livre audio  "Le quatrième mur"... Trop impressionnée ou prise dans la discussion, j'oublie de sortir l'appareil photo... 

Puis c'est l'heure de partir déjeuner à la Cantine des auteurs, en "Pédibus" où nous attend le délicieux repas marocain préparé par une association de quartier. Nous nous installons tous sur une grande table et c'est l'occasion de bien discuter avec nos voisins proches. C'est dans un "salon de thé" aménagé à la marocaine que le dessert et le thé ou café est offert.  

Puis c'est le moment le plus fort de la journée la Rencontre avec Sorj Chalandon, « Ce que la guerre fait de nous »

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Avec ce livre, Sorj nous explique que lorsqu'il est entré en 1982 dans les camps de Sabra et Chatila, en tant que reporter il pouvait dire uniquement ce qu'il voyait ou ce qu'il entendait. Il n'avait pas le droit d'utiliser le "Je".
"Dans le roman, c'est donc un homme plein de larmes, de colère, de tristesse qui peut enfin parler de son désarroi."
"Le journaliste aime la guerre", cette phrase est choquante, mais Sorj explique que lorsque l'on vit la guerre même en tant que journaliste, le retour à Paris est compliqué. Tout semble futile, quelqu'un qui n'a jamais vécu la guerre ne peut pas comprendre. En guerre, la vie a une autre saveur. Dans ce livre, Georges est la part d'ombre de Sorj, "Il m'a fallu 30 ans pour écrire cela", "George veut retourner à Beyrouth pour se sentir vivant". 
Après les livres "Mon traître" et "Retour à Killybegs" Sorj Chalandon a dit qu'il n'écrirait plus sur l'Irlande. Après ce livre "Le quatrième mur", il n'écrira plus sur la guerre.
Sorj Chalandon a également évoqué les deux prix qu'il a obtenu avec ce livre. Le Goncourt des Lycéens et le Prix Choix de l'Orient, un prix décerné par des étudiants francophones de 4 pays d'Orient (Liban, Egypte, Palestine, Irak) : ces deux prix l'ont beaucoup touché et surpris.

Cette rencontre a été forte en émotion, et même si j'ai déjà lu et beaucoup aimé ce livre, j'ai découvert un nouveau éclairage et comme je prévois de relire en audio "Le quatrième mur", cette rencontre me reviendra certainement à la pensée.

Deuxième rencontre avec Zygmunt Miloszewski, « Varsovie, passé-présent »

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Intéressant, mais n'ayant pas lu le livre c'est difficile de tout apprécier
mais Canel m'a convaincu de lire son livre "Les impliqués". C'est noté !

Troisième rencontre avec Laura Alcoba, Pinar Selek, Khaled Osman, 
« Exil, immigration : d'une ville à l'autre »

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Laura Alcoba - Le bleu des abeilles : 
L'auteur revient sur son arrivée en France à l'âge de 10 ans, son père prisonnier en Argentine, sa mère avait fuit la dictature. C'est l'apprentissage d'une nouvelle langue en immersion. 

Pinar Selek - La maison du Bosphore :
C'est une galerie de personnages à Istanbul, dans le quartier de Yedikule, de 1980 à nos jours. 

Khaled Osman - Le Caire à corps perdu : Après avoir vécu quelques années en Europe, un homme amnésique veut renouer avec son pays natal et il est de retour au Caire.

Quatrième rencontre avec Sophie Loubière et Michel Moatti, « Le polar et ses ambiances »

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C'est peut-être la fatigue de la journée, mais cette rencontre m'a moins intéressée. En plus, le programme avait un peu de retard et à 18h, je quitte la salle pour ne pas rater mon train...

C'est déjà l'heure de quitter Rennes après cette formidable journée bien sympathique et riche en émotions. 22h45, je suis de retour chez moi, je mets ma montre à l'heure d'été...
C'est la nuit la plus courte de l'année...

Merci à Gambadou pour l'organisation, et à tous pour les échanges partagés.

 

Autres billets sur la journée : Hervé, Sandrine, Enna, Gambadou, Canel, Sylire

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29 mars 2014

Festival Rue des Livres 2014

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Je fais pour la journée une petite escapade à Rennes...

J'y retrouverai Canel, Enna, Gambadou, Sandrine, Sylire, Yvon...

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28 mars 2014

Garçon ou fille - Terence Blacker

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Scripto - février 2005 - 320 pages

Gallimard Jeunesse - octobre 2012 - 336 pages

traduit de l'anglais par Stéphane Carn

Titre original : Boy 2 Girl, 2004

Quatrième de couverture :
Le jour où son cousin Sam, venu tout droit des États-Unis, vient habiter chez lui, la vie de Matthew prend une autre tournure. Elle devient même infernale car le cousin en question se révèle être un garçon arrogant au comportement insupportable. Pourquoi ne pas lui donner une bonne leçon ? Avec la complicité de ses copains, Matthew lance à Sam un défi téméraire : se déguiser en fille une semaine entière ! L'opération Samantha est déclenchée. Mais Sam se prend si bien au jeu, transformé en une charmante jeune fille, que très vite, la supercherie échappe à tout contrôle. Ce que les garçons étaient loin d'avoir imaginé...

Auteur : Terence Blacker a travaillé pendant dix ans dans l'édition avant de devenir écrivain. 
Il est aujourd'hui un auteur prolifique en direction des enfants, de plus, il partage le reste de son temps entre l'écriture de nouvelles et la rédaction d'articles pour la presse. Terence Blacker est l'un des rares auteurs en Grande-Bretagne à écrire à la fois pour les adultes et pour la jeunesse. 

Mon avis : (lu en mars 2014)
Après le décès de sa mère, Sam a été confié à sa tante car son père est en prison depuis de nombreuses années. Sam vient des États-Unis et c'est à Londres qu'il est accueilli par sa tante, son oncle et son cousin Matthew. A son arrivée, Sam a un comportement plutôt insupportable et les amis proches de Matthew ne veulent plus l'intégrer dans leur bande. Finalement, ils lui imposent un défi : se déguiser et se faire passer pour une fille pendant cinq jours. Sam accepte le gage et devient Samantha.
Sam joue parfaitement son rôle et Samantha devient la coqueluche du collège. Elle s'intègre parfaitement dans le groupe de filles, elle se fait draguer par le tombeur du lycée qu'elle remet vertement à sa place... Certaines situations sont équivoques ou sont source de quiproquos, d'autant plus qu'aux différences fille/garçon s'ajoutent les différences États-Unis/Angleterre...
La forme de narration est originale, car les différents personnages sont tour à tour les narrateurs. Pas d'ambiguité pour suivre, le nom du narrateur est clairement précisé. 
Un livre plein d'humour, riche en émotions où les spécificités fille/garçon sont traitées avec justesse et sans mauvais goût.

 

Extrait : (début du livre)
Je voudrais que vous la gardiez en tête, cette image de Sam Lopez le jour où il m'est apparu pour la première fois. Souvenez-vous-en bien, surtout lorsque vous découvrirez d'autres facettes de lui, des portraits plus flatteurs de sa personne - en coqueluche des filles de sa classe, par exemple.
Mais celle-ci, gardez-la bien dans un coin de votre mémoire, parce que c'est le vrai, l'authentique Sam Lopez, tel qu'en lui-même.
Il était planté sur notre paillasson, son vieux sac de toile kaki sur l'épaule. Il flottait dans une veste trop grande de trois tailles, le bas de son jean râpé traînant par terre. Son visage n'était qu'une tache blafarde, derrière le rideau de ses cheveux filasse qui lui balayaient les épaules.
- Bonjour, Matthew !
Ça, c'était la voix de ma mère. Elle affichait un petit sourire forcé, celui qui m'est si familier et qui signifie : Pas de panique, tout va très très bien se passer !
- Je te présente Sam, ton fameux cousin !
Comme je bafouillais quelques mots de bienvenue, le « fameux cousin » m'est passé sous le nez, en me frôlant d'assez près pour que je remarque a) qu'il m'arrivait à peine à l'épaule, et b) que sa dernière douche ne datait pas d'hier.
- Si tu veux bien me donner ta veste, Sam..., a dit mon père qui se tenait derrière moi dans le couloir.
Mais le nouveau venu a superbement ignoré la proposition pour filer tout droit dans la cuisine, où nous l'avons tous suivi. Il a commencé à inspecter les lieux, le nez froncé comme certains rongeurs indésirables.
- Voilà donc ma nouvelle maison, a-t-il déclaré de sa voix, à la fois rauque et bizarrement haut perchée.

Challenge Voisins Voisines 2014
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Grande-Bretagne

Challenge Petit Bac 2014
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Cercle familiale (5)

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26 mars 2014

Come Prima - Alfred

9782756031521_1_75 Delcourt - octobre 2013 - 224 pages

Fauve d'or d'Angoulême - Prix du meilleur album 2014

Quatrième de couverture :
Début des années 60. Suite à la mort de leur père, deux frères, Fabio et Giovanni, sillonnent les routes au volant d'une Fiat 500. Leur voyage, émaillé de disputes et de silences, de souvenirs et de rencontres, les conduira jusqu'à leur Italie natale, quittée depuis des années. Par bribes, le portrait de leur père se recompose et les amène à mettre en lumière leurs relations tumultueuses...

Auteur : Lionel Papagalli, dit Alfred, né à Grenoble le 19 mai 1976, est un auteur de bande dessinée français. Il a gagné le Fauve d'or (prix du meilleur album) au festival d’Angoulême en 2014, pour l'album Come Prima.

Mon avis : (lu en mars 2014)
Après une quinzaine d'années de séparation, deux frères, Fabio et Giovanni se retrouvent. Leur père est mort, ils vont faire ensemble la route jusqu'au petit village d'Italie où ils sont nés. Ce voyage en Fiat 500 sera l'occasion de s'expliquer, de se souvenirs de leur enfance, de faire des rencontres... Et peu à peu le lecteur va découvrir l'histoire de chacun des deux frères et celle du père.
L'histoire est touchante, le récit est lent, bien mené, avec quelques touches d'humour.  
Le dessin est très expressif, certaines planches n'ont aucun dialogue. L'auteur a choisi deux façon de dessiner, l'une pour le présent et l'autre pour évoquer le passé. C'est ce dessin tout en aplats de couleur que j'ai préféré. 
Une jolie découverte.

 

Extrait :

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 Challenge 6% Rentrée Littéraire 2013

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25 mars 2014

Sans oublier - Ariane Bois

 Lu en partenariat avec les éditions Belfond

1612732420320522014big Belfond -février 2014 - 248 pages

Quatrième de couverture :
Lorsqu'elle apprend l'accident qui a coûté la vie à sa mère, une jeune femme voit sa vie exploser. Tout se délite et s'obscurcit dans le ciel de sa mémoire. L'onde de choc atteint ses enfants et son mari. Pour enrayer cette chute libre, il lui faut partir, tenter de se retrouver pour sauver les siens.

Récit d'un crash intime, d'une fugue maternelle sur les traces d'un silence familial, Sans oublier raconte comment, pour devenir mère, il faut d'abord cesser d'être une fille.
Une écriture intense qui réconcilie de façon saisissante la noirceur du deuil et la rage de vivre.

Auteur : Grand reporter au sein du groupe Marie-Claire et critique littéraire pour le magazine Avantages, Ariane Bois a déjà publié deux romans, Et le jour pour eux sera comme la nuit (Ramsay, 2009 ; J'ai Lu, 2010) et Le Monde d'Hannah (Robert Laffont, 2011 ; J'ai Lu, 2014). Tous deux ont été salués par la critique et par des prix littéraires, et traduits en plusieurs langues.

Mon avis :  (lu en mars 2014)
La narratrice est une jeune femme, mariée, mère de deux jeunes enfants Claire, 5 ans, et Simon, 3 ans. Tout s'effondre autour d'elle lorsqu'elle apprend le décès de sa mère dans un accident d'hélicoptère en Sibérie. Malgré la présence de ses proches autour d'elle, elle n'arrive pas à sortir de son chagrin, prostrée, elle passe ses journées à dormir. Elle est incapable de s'occuper de ses enfants, de revenir dans la vie du quotidien... Elle sera hospitalisée quelques temps mais sans grand résultat. « Le deuil est une guerre et je suis en train de la perdre. Vaincue, sans avoir pris les armes. La mort vous pille, vous insulte et en sus vous fait les poches, ne laissant qu'une enveloppe vide. » Sa dépression la fait stagner jusqu'au jour où fuyant sa maison, elle se retrouve en Haute-Loire dans le village du Chambon-sur-Lignon.
Je venais de lire un autre livre qui évoquait également la dépression avec "Au pays des kangourous" de Gilles Paris, mais le point de vue était différent puisque c'était l'enfant qui racontait la dépression de son papa. 
J'ai donc trouvé "Sans oublier" plus proche d'un témoignage que d'un roman. Même si j'ai connu le deuil de la mère, impossible pour moi de comprendre l'effondrement totale de cette jeune femme, les circonstances étaient différentes et surtout mes réactions complètement opposées. J'ai trouvé un peu long les passages autour de la dépression. Et puis cinquante pages avant la fin du livre est arrivé un rebondissement qui m'a paru complètement plaqué... Malgré tout, cette épisode du Chambon-sur-Lignon, m'a rendu la narratrice sympathique. L'auteur explore les relations mère-fille et la difficulté pour une fille de perdre sa mère. La fille, étant elle-même mère, doit s'affranchir de sa propre mère, prendre confiance en elle et recommencer à vivre son rôle de mère auprès de ses enfants... Un roman plein d'émotions qui invite les lecteurs à la réflexion.

Merci Jérémy et les éditions Belfond pour m'avoir permis de découvrir ce livre et rencontrer son auteur.

Autre avis : Lasardine

Extrait : (début du livre)
Elle m'a juste dit : «J'ai peur d'avoir froid là-bas», et puis aussi : «Quelques jours seulement, ma chérie, c'est promis.» Je me souviens de lui avoir répondu : «Fais attention aux pingouins quand tu traverseras la banquise.» Pas drôle, même si, ce matin-là, elle partait en reportage en Sibérie pour le magazine qu'elle dirigeait. J'ai entendu le bruit du combiné que l'on raccrochait. Je parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, celui où les gens ne communiquaient que par téléphone fixe. Ce téléphone raccroché fut, comme on dit, le dernier signe de vie de ma mère.

Je travaillais huit heures par jour dans une agence de pub tenue par des décérébrés, neuf stations de métro, dix-huit avec le retour, passage par la case Franprix, avant de retrouver mes petits, une fille de bientôt six ans et un garçon de trois ans, juste à temps pour les coucher, et attendre l'Homme, qui rentrait fourbu de ses journées dans une compagnie d'assurances à la Défense.

L'après-midi de l'appel, pour la première fois depuis longtemps, j'avais fait l'école buissonnière. Séché, comme au temps du lycée. Une angine diplomatique soignée à la potion magique Deneuve dans le dernier Téchiné. Chez mes parents trônait la photo d'une petite fille dans une chaise haute, recevant la becquée de la main d'une créature mutine assise dans un lit aux draps bousculés. Sa blondeur éclabousse tout, Catherine époque Le Sauvage, avec ses bras nus, son teint de coquillage, des seins en forme de mangue et un sourire à impressionner la pellicule, en tout cas mon père qui photographie la scène. À chaque nouveau film, je me précipitais, comme à une réunion de famille. L'intimité en moins, c'était un plus.

De ce vendredi de mai, je n'ai pas le souvenir d'une intuition particulière, plutôt un sentiment d'angoisse diffus. Un état devenu habituel chez moi, une seconde peau depuis la maternité. Le poids des responsabilités, le sentiment écrasant de ces vies à protéger m'empêchaient parfois de respirer. Ce jour-là cependant, je n'étais pas la seule à retenir mon souffle. Un fou furieux retenait en otage une classe de maternelle dans une école de Neuilly, et la France entière avait le mal de mère. C'était la première fois qu'une telle chose arrivait dans ce pays, et nous étions assez naïfs pour croire qu'elle ne se reproduirait pas sous d'autres formes, sous d'autres latitudes. Impossible d'imaginer les fusillades dans les collèges américains, les commandos à l'école de Beslan, les tueries d'élèves en Chine, à Rio et même à Toulouse. Nous restions innocents. Mais je m'égare.

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Challenge Rentrée Hiver 2014

Challenge Petit Bac 2014
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24 mars 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? [166]

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(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

du vent dans mes mollets_cd au pays des kangourous 9782714456656
Du vent dans mes mollets - Raphaële Moussafir
Au pays des kangourous - Gilles Paris 
Une collection de trésors minuscules - Caroline Vermalle

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Sans oublier - Ariane Bois (partenariat Belfond)
Aujourd’hui pour toujours - Christophe Paviot (partenariat Belfond)

Que lirai-je cette semaine ?

Garçon ou Fille - Terence Blacker
Le sang versé - Asa Larsson (partenariat Albin Michel) 
Le Duel - Arnaldur Indridason

Bonne semaine, bonnes lectures !

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