05 mai 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? [172]

91950711

(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

la muraille invisible_cd premier-appel-du-paradis-428257-250-400 psycho il pleuvait des oiseaux - Copie Reparer-les-vivants-de-Maylis-de-Kerangal_298_393

La muraille invisible - Henning Mankell  
Psycho investigateur - Erwan Courbier et Benoît Dahan (BD)
Premier appel du paradis - Mitch Albom 
Il pleuvait des oiseaux - Jocelyne Saucier 
Réparer les vivants - Maylis de Kerangal

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Le collier rouge - Jean-Christophe Rufin
Joyland - Stephen King (partenariat Albin Michel)

Que lirai-je cette semaine ?

La fabrique du monde - Sophie Van der Linden
Traîne-Savane - Guillaume Jan (partenariat Intervalles)
Nos cheveux blanchiront avec nos yeux - Thomas Vinau

Bonne semaine, bonnes lectures !

Posté par aproposdelivres à 06:24 - - Commentaires [11] - Permalien [#]


03 mai 2014

Réparer les vivants - Maylis de Kerangal

reparer-les-vivants,M137228 Verticales - janvier 2014 - 288 pages

Grand Prix RTL-Lire 2014

Roman des étudiants France Culture - Télérama 2014

Quatrième de couverture :
« 
Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces, ils filaient vers d'autres corps
Réparer les vivants est le roman d'une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d'accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l'amour.

Auteur : Maylis de Kerangal est l’auteur de Je marche sous un ciel de traîne (2000), La vie voyageuse (2003) et Corniche Kennedy et d’un recueil de nouvelles, Ni fleurs ni couronnes (2006). Elle a conçu une fiction en hommage à Kate Bush et Blondie, Dans les rapides (2007). Elle est par ailleurs membre de la revue Inculte. Naissance d’un pont a été couronné par le Prix Médicis en 2010.

Mon avis : (lu en avril 2014)
Un livre qui aborde un sujet difficile : du don d'organe vu durant 24 heures. Cela commence avec Simon, jeune surfer de 19 ans, accidenté de la route et transporté à l'hôpital dans un état très grave. Nous suivons le diagnostic des médecins, l'annonce de l'accident à la famille de Simon, l'accueil des parents à l'hôpital, l'infirmière qui s'occupe de Simon, puis l'état du jeune homme empire : coma dépassé et mort cérébrale... Avec délicatesse et douceur, le médecin informe les parents de la mort de leur fils, c'est évidemment un choc indescriptible pour une mère et un père ! Quelques temps plus tard, l'infirmier coordonnateur est là présent auprès de la famille pour les aider, les soutenir dans cette douleur indicible mais également pour leur parler du don d'organe...  Difficile de réfléchir à "chaud" au don d'organe, d'accepter que les organes de son enfant qui vient tout juste de mourir soient prélevés... A la fin de la chaîne, il y a Claire, 50 ans, qui attend une greffe du cœur.
Voilà un livre très fort qui décrit très bien toutes les étapes de ce 
cœur, c'est également l'occasion de réfléchir "à froid" au don d'organe. Un vrai coup de cœur !

Autres avis : Cathulu, ClaraGambadou, Kathel, Valérie

Note :  ♥♥♥♥♥

Extrait : (début du livre)
Ce qu’est le cœur de Simon Limbres, ce cœur humain, depuis que sa cadence s’est accélérée à l’instant de la naissance quand d’autres cœurs au-dehors accéléraient de même, saluant l’événement, ce qu’est ce cœur, ce qui l’a fait bondir, vomir, grossir, valser léger comme une plume ou peser comme une pierre, ce qui l’a étourdi, ce qui l’a fait fondre – l’amour ; ce qu’est le cœur de Simon Limbres, ce qu’il a filtré, enregistré, archivé, boîte noire d’un corps de vingt ans, personne ne le sait au juste, seule une image en mouvement créée par ultrason pourrait en renvoyer l’écho, en faire voir la joie qui dilate et la tristesse qui resserre, seul le tracé papier d’un électrocardiogramme déroulé depuis le commencement pourrait en signer la forme, en décrire la dépense et l’effort, l’émotion qui précipite, l’énergie prodiguée pour se comprimer près de cent mille fois par jour et faire circuler chaque minute jusqu’à cinq litres de sang, oui, seule cette ligne-là pourrait en donner un récit, en profiler la vie, vie de flux et de reflux, vie de vannes et de clapets, vie de pulsations, quand le cœur de Simon Limbres, ce cœur humain, lui, échappe aux machines, nul ne saurait prétendre le connaître, et cette nuit-là, nuit sans étoiles, alors qu’il gelait à pierre fendre sur l’estuaire et le pays de Caux, alors qu’une houle sans reflets roulait le long des falaises, alors que le plateau continental reculait, dévoilant ses rayures géologiques, il faisait entendre le rythme régulier d’un organe qui se repose, d’un muscle qui lentement se recharge – un pouls probablement inférieur à cinquante battements par minute – quand l’alarme d’un portable s’est déclenchée au pied d’un lit étroit, l’écho d’un sonar inscrivant en bâtonnets luminescents sur l’écran tactile les chiffres 05:50, et quand soudain tout s’est emballé.

Cette nuit-là donc, une camionnette freine sur un parking désert, s’immobilise de travers, les portières avant claquent tandis que coulisse une ouverture latérale, trois silhouettes surgissent, trois ombres découpées sur l’obscurité et saisies par le froid – février glacial, rhinite liquide, dormir habillé –, des garçons semble-t-il, qui zippent leur blouson jusqu’au menton, déroulent leur bonnet au ras des cils, glissent sous la laine polaire le haut charnu de leurs oreilles et, soufflant dans leur mains jointes
en cornet, vont s’orienter face à la mer, laquelle n’est encore que du bruit à cette heure, du bruit et du noir.
Des garçons, ça se voit maintenant. Ils se sont alignés derrière le muret qui sépare le parking de la plage, piétinent et respirent fort, narines douloureuses à force de tuyauter l’iode et le froid, et ils sondent cette étendue obscure où il n’est nul tempo, hormis le fracas de la vague qui explose, ce vacarme qui force dans l’écroulement final, scrutent ce qui gronde au-devant d’eux, cette clameur dingue où il n’est rien sur quoi poser le regard, rien, hormis peut-être la lisière blanchâtre, mousseuse, milliards d’atomes catapultés les uns contre les autres dans un halo phosphorescent, et assommés par l’hiver au sortir du camion, étourdis par la nuit marine, les trois garçons maintenant se ressaisissent, règlent leur vision, leur écoute, évaluent ce qui les attend, le swell, jaugent la houle à l’oreille, estiment son indice de déferlement, son coeffi cient de profondeur, et se souviennent que les vagues formées au large progressent toujours plus vite que les bateaux les plus rapides.
C’est bon, l’un des trois garçons a murmuré d’une voix douce, on va se faire une bonne session, les deux autres ont souri, après quoi tous trois ont reculé ensemble, lentement, raclant le sol de leurs semelles et tournant sur eux-mêmes, des tigres, ils ont levé les yeux pour creuser la nuit au fond du bourg, la nuit close encore en arrière des falaises, et alors celui qui a parlé a regardé sa montre, encore un quart d’heure les mecs, et ils sont remontés dans le camion attendre l’aube nautique.

 Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Verbe" (8)

  92737225_o
Challenge Rentrée Hiver 2014

Déjà lu du même auteur : 

naissance_d_un_pont_folio Naissance d'un pont 

Posté par aproposdelivres à 06:34 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :

02 mai 2014

Il pleuvait des oiseaux - Jocelyne Saucier

il pleuvait des oiseaux Denoël - août 2013 - 208 pages

Quatrième de couverture : 
Trois octogénaires épris de liberté vivent selon leur propre loi en forêt profonde dans le nord de l'Ontario. Non loin de là, deux hommes, l'un gardien d'un hôtel fantôme et l'autre planteur de marijuana, veillent sur l'ermitage des vieillards. Leur vie d'hommes libres et solitaires sera perturbée par l'arrivée de deux femmes. D'abord une photographe en quête du dernier survivant des grands feux qui ont ravagé la région au début du XXème siècle. Puis arrive la deuxième visiteuse, très vieille celle-là, Marie-Desneige, un être aérien et lumineux qui détient le secret des amours impossibles. La vie ne sera plus la même à l'ermitage.
Il pleuvait des oiseaux est un superbe récit qui nous entraîne au plus profond des forêts canadiennes, où le mot liberté prend tout son sens, et dans lequel l'émotion, brute et vive, jaillit à chaque page.

Auteur : Jocelyne Saucier est une romancière canadienne née dans la province du Nouveau-Brunswick en 1948. Elle a fait des études de sciences politiques et de journalisme. Il pleuvait des oiseaux est son quatrième roman.

Mon avis : (lu en avril 2014)
Une histoire lumineuse et tendre sur fond d'une évènement historique qui entraîne le lecteur au plus profond des forêts canadiennes.

Nous suivons les pas d'une photographe partie à la rencontre des témoins des Grands Feux qui ont ravagé le nord de l’Ontario au début du XXe siècle. Elle découvre en pleine forêt Charlie et Tom, deux vieillards qui ont fuit la société et organisé leur fin de vie au fond des bois avec l'aide de Bruno et Steve l'un est gardien d'un hôtel sans client ou presque et l'autre cultive de la marijuana. La petite communauté va être bouleversée par l'arrivée de Marie-Desneige, une octogénaire échappée d’un hôpital psychiatrique. 
Un roman poétique et émouvant sur la vie, la mort, l'amour et la nature. Un superbe moment de lecture plein d'amour, de sensibilité et d'humanité à découvrir absolument !

Extrait : (début du livre)
J'avais fait des kilomètres et des kilomètres de route sous un ciel orageux en me demandant si j'allais trouver une éclaircie dans la forêt avant la nuit, au moins avant que l'orage n'éclate. Tout l'après-midi, j'avais emprunté des routes spongieuses qui ne m'avaient menée qu'à des enchevêtrements de pistes de VTT, des chemins de halage forestier, et puis plus rien que des mares de glaise, des lits de sphaigne, des murs d'épinettes, des forteresses noires qui s'épaississaient de plus en plus. La forêt allait se refermer sur moi sans que je mette la main sur ce Ted ou Ed ou Edward Boychuck, le prénom changeait mais le patronyme restait le même, signe qu'il y avait quelque indice de vérité dans ce qu'on m'avait raconté sur ce Boychuck, un des derniers survivants des Grands Feux.
J'étais partie avec des indications qui m'avaient paru suffisantes. Après la route qui longe la rivière, prendre à droite sur une quinzaine de kilomètres jusqu'au lac Perfection, facile à reconnaître, ses eaux sont vertes, du jade, une eau de glacier du quaternaire et une rondeur d'assiette, une rondeur parfaite, d'où son nom, et après la contemplation de l'assiette de jade, prendre à gauche, il y a là un chevalement tout rouillé, faire une dizaine de kilomètres en droite ligne, ne surtout pas prendre les traverses, tu vas te retrouver dans des vieux chemins forestiers et ensuite, tu ne peux pas te tromper, il n'y a que cette route qui ne mène nulle part. Si tu regardes à droite, tu vas voir un ruisseau qui descend en cascade dans du basalte, c'est là que Boychuck a sa cabane, mais autant te le dire tout de suite, il n'aime pas les visiteurs.
La rivière, le lac de jade, le vieux chevalement, j'avais suivi toutes les indications, mais pas de ruisseau en cascade ni de cabane et j'étais rendue au bout de la route. Plus loin, il y avait un sentier en friche, tout juste bon pour un VTT, rien que mon pick-up n'aurait voulu enjamber. J'en étais à me demander si j'allais faire marche arrière ou m'installer pour la nuit à l'arrière du pick-up, quand j'ai aperçu de la fumée poindre à la base d'une colline et former un mince ruban qui se balançait tout doucement à la cime des arbres. Une invitation.
Les yeux de Charlie, dès qu'ils m'ont aperçue dans l'éclaircie qui entoure son ramassis de cabanes, m'ont lancé un avertissement. On ne pénètre pas dans son domaine sans y être invité.
Son chien m'avait annoncée bien avant que je n'arrive, et Charlie m'attendait, debout devant ce qui devait être sa cabane d'habitation, puisque c'est de là que montait la fumée. Il avait une brassée de bûchettes, signe qu'il en était à préparer son souper. Il a gardé sa brassée contre sa poitrine tout au long de cet échange qui nous a tenus au pas de la porte qu'il n'avait visiblement pas l'intention de m'ouvrir. C'était une porte moustiquaire. L'autre, la porte principale, était ouverte sur l'intérieur pour laisser sortir la chaleur de l'attisée. Je ne pouvais rien distinguer à l'intérieur de la cabane, c'était sombre et emmêlé, mais l'odeur qui s'en dégageait m'était familière. L'odeur de ces hommes des bois qui vivent seuls depuis des années dans l'intimité de toutes ces macérations. Odeur d'abord de corps mal lavés, je n'ai vu aucune douche aucun bain dans aucune des cabanes d'habitation de mes vieux amis des bois. Odeur de graillon, ils se nourrissent principalement de viandes poêlées, d'épais ragoûts, de viande sauvage qui nécessite un lourd apport de gras. Odeur de poussière déposée en strates momifiées sur tout ce qui ne bouge pas. Et odeur sèche du tabac qui est leur principale drogue. Les campagnes antitabac ne se sont pas rendues jusqu'à eux, certains chiquent encore leur carré de nicotine et sniffent religieusement leur Copenhagen. On n'a pas idée de ce que le tabac représente pour eux.

Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Animaux" (5)

Challenge 7% Rentrée Littéraire 2013
logorl2013
37/42

Posté par aproposdelivres à 06:33 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

01 mai 2014

Quelques clochettes de mon jardin...

P1010711_25

Posté par aproposdelivres à 09:15 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

Premier appel du paradis - Mitch Albom

Lu en partenariat avec les éditions Kero

premier-appel-du-paradis-428257-250-400 Kero - mars 2014 - 389 pages

traduit de l'anglais par Emmanuel Pailler

Titre original : The First Phone Call from Heaven, 2013

Quatrième de couverture :
Le petit village de Coldwater, près du lac Michigan, serait-il le théâtre d’un véritable miracle ? Un beau jour d’automne, le téléphone sonne chez plusieurs de ses habitants. Sauf que tous les appels proviennent de personnes décédées. Ce même jour, Sully Harding sort de prison et revient à Coldwater, sa ville natale. Lors de son séjour derrière les barreaux, sa femme est morte, le laissant le cœur brisé. Il est désormais père célibataire et espère reconstruire sa vie. Mais à son retour, il découvre un village en proie à la fièvre religieuse. Quand son propre fils s’y laisse prendre dans l’espoir d’un appel de sa mère, il est déterminé à prouver qu’il s’agit seulement d’un gigantesque canular. Mais est-ce bien le cas ?

Auteur : Mitch Albom est journaliste et écrivain. Il a acquis une immense notoriété grâce à ses deux premiers romans, Tuesdays with Morrie (traduit en français sous le titre La dernière leçon) et Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut. Ses livres sont adaptés au cinéma, à la télévision et au théâtre. En 2012, il apparaît dans le 9e épisode de la saison 21 des Simpson, « Une leçon de vie ». Il vit avec son épouse à Franklin, dans le Michigan.

Mon avis : (lu en avril 2014)
A Coldwater, une petite ville du Michigan, l'existence d'une petite communauté est bouleversée par un phénomène étrange, surnaturel... Certains habitants reçoivent des appels téléphoniques de proches décédés. Au début, les élus gardent le secret de ce miracle. Puis l'une d'elle Katherine en parle à son pasteur et le village découvre que les élus sont plusieurs... Coldwater est bientôt envahi de curieux, la presse est également là à l'affût du sensationnel.
L'un des habitants, Sully Harding est très sceptique. Il a passé dix mois en prison et sa femme est morte pendant son absence. De retour chez lui, il s'occupe de Jules, son fils de sept ans, ce dernier attend aussi un coup de téléphone de sa maman. Sully est furieux que l'on puisse faire espérer une telle chose à son petit garçon, il va donc enquêter sur ces coups de téléphone venant de l'au delà pour démonter cette supercherie... 
Tout au long du livre, en filigrane, l'auteur nous raconte les étapes de l'invention du téléphone par Graham Bell et cela entre parfaitement en résonance avec l'histoire.
Un livre qui se lit facilement, j'ai beaucoup aimé le personnage de Sully dont le lecteur va découvrir son histoire au fil des pages. J'ai également été intéressée par les "élus" qui ont des réactions différentes suite aux appels de l'au-delà. 

Merci à Benoît et aux éditions Kero pour ce moment de lecture sympathique.

Extrait : (début du livre)
Le jour où le monde reçut son premier appel téléphonique de l'au-delà, Tess Rafferty était occupée à ouvrir une boîte de thé en sachets. 
Drrrrrring !
Sans prêter attention à la sonnerie, elle enfonça ses ongles dans l'emballage plastique. Drrrrrring !
De l'index, elle attaqua la partie plus épaisse, sur le côté du paquet. 
Drrrrrring !
Elle pratiqua enfin une ouverture, ôta la Cellophane et la froissa en boule. Elle savait que le téléphone basculerait sur répondeur si elle ne le prenait pas avant la prochaine...
Drrrrrr...
- Allô ? Trop tard.
- Aaah, ce truc, marmonna-t-elle.
Elle entendit le répondeur se déclencher dans la cuisine :
«Bonjour, vous êtes bien chez Tess. Laissez-moi votre nom et votre numéro, et je vous rappellerai dès que possible. Merci.»
Un petit bip. Des grésillements...
«C'est maman... J'ai quelque chose à te dire...»
Tess s'arrêta de respirer. Le combiné lui tomba de la main.
Sa mère était morte quatre ans auparavant.

*

Drrrrrring !
L'appel suivant s'entendit à peine, tant était animée la discussion dans le poste de police. Un employé avait gagné 28 000 dollars à la loterie et les trois agents discutaient de ce qu'ils feraient d'une somme pareille.
- Tu payes tes factures.
- C'est exactement ce qu'il ne faut pas faire.
- Un bateau !
- Paye tes factures !
- Pas moi.
- Un bateau ! 
Drrrrrring !
Jack Sellers, le chef de la police, se dirigea vers son petit bureau en lâchant :
- Si tu payes tes factures, tu vas en récolter d'autres, c'est tout.
Sous les regards approbateurs, il décrocha le téléphone.

Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Lieu" (5)

Challenge Trillers et Polars
 88054471_o
catégorie "Même pas peur" :  28/25

Posté par aproposdelivres à 06:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


30 avril 2014

Psycho investigateur - Erwan Courbier et Benoît Dahan

psycho Physalis - juin 2013 - 144 pages

Quatrième de couverture :
Quand il manque des pièces au puzzle d'une enquête policière, il existe un étrange analyste qui possède la mystérieuse capacité de les retrouver. Examinant les témoins les plus improbables, Simon Radius pénètre la nébuleuse de leurs souvenirs enfouis...
Mais le Psycho-Investigateur auto-proclamé pourra-t-il compléter son propre puzzle, le plus impensable de tous ?

Auteurs : Erwan Courbier, scénariste, vit à Lyon. Il a commencé à raconter des histoires en inventant des jeux de rôle avant de se lancer dans le scénario de Simon Radius qu'il écrit en collaboration avec Benoît Dahan.

Benoît Dahan, scénariste, dessinateur et coloriste, vit à Paris. Après des études d'Arts Graphiques à l’ESAG, il se lance dans l’illustration de presse (Le Monde, Libération, Le Point, Science et vie junior...) et de livres jeunesse. Simon Radius est son premier album de bande dessinée qu'il réalise avec son ami Erwan Courbier.

Mon avis : (lu en avril 2014)
Cet album regroupe une trilogie, en 2005 le premier tome était paru sous le titre "Simon Radius" mais l'éditeur n'avait pas voulu poursuivre la série. Grâce à la persévérance des auteurs et les éditions Physalis, l’intégralité des trois tomes imaginés a pu enfin être édité. 
Une bande dessinée très originale que j'ai découvert lors d'un Café Lecture de la Bibliothèque. Simon Radius est psycho-investigateur, sous hypnose, il arrive à pénétrer dans l'esprit des témoins, il traque les souvenirs oubliés, les traumatismes anciens... Ce sont des méthodes qui lui attirent moquerie et conflits avec ses confrères psychiatres et les enquêteurs de la police. A travers trois enquêtes le lecteur découvre les méthodes plutôt inattendues et surprenantes de notre psycho-investigateur. Simon est lui-même pleins de mystères et de secrets, il tente d'appliquer à lui-même ses méthodes d'investigation pour retrouver sa femme disparue...
Voilà une bande dessinée très réussie que l'on ne peut pas lâcher. Elle mêle intelligement enquête policière et étude psychologique. Le scénario est très réussi, tout comme la mise en page. La qualité du papier, de la couverture de l'album et son petit prix est également à signaler.
Une très belle découverte !

Note : ♥♥♥♥♥

Extrait : 

simonradiuspl Simon1-P8-940Larg1

Simon1-P22-940Larg PlancheA_193421

 

Posté par aproposdelivres à 06:16 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

29 avril 2014

La muraille invisible - Henning Mankell

la muraille invisible_cd la muraille invisible_ la muraille invisible_p2 

Sixtrid - mars 2014 - 15h25 - Lu par Marc-Henri Boisse

Seuil - mars 2002 - 426 pages

Points - mars 2003 - 528 pages

traduit du suédois par Anne Gibson

Titre original : Brandvägg, 1998

Quatrième de couverture :
L'automne est revenu à Ystad. Tynnes Falk, consultant en informatique, s'écroule mort devant un distributeur bancaire. Au même moment, deux adolescentes tuent sauvagement un chauffeur de taxi. La plus âgée s'enfuit du commissariat. Son corps est retrouvé à l'intérieur d'un transformateur à haute tension. C'est alors que Wallander découvre le sanctuaire clandestin de Falk. L'univers qui se dévoile peu à peu aux enquêteurs - grâce à la complicité d'un jeune hacker surdoué - est vertigineux. L'ennemi se révèle à la fois omniprésent, omnipotent et invisible. A ceci près qu'il menace les centres financiers de la planète. Confronté à l'enquête la plus difficile de sa carrière, Wallander est plus seul que jamais. Peut-il encore se fier à ses collègues ? Qu'en est-il de la Suède où des adolescentes passent à l'acte à coups de marteau ? Et où ceux qui le peuvent cherchent à quitter le pays. Wallander, lui, n'a pas le choix. Il reste. Contre toute attente, une femme va croiser sa route...

Auteur : Henning Mankell, né en 1948, partage sa vie entre la Suède et le Mozambique. Lauréat de nombreux prix littéraires. Outre la célèbre « série Wallander », il est l'auteur de romans sur l'Afrique ou sur des questions de société, de pièces de théâtre et d’ouvrages pour la jeunesse.

Lecteur : Marc-Henri Boisse acteur et réalisateur.

Mon avis : (écouté en avril 2014)
Tynnes Falk, consultant en informatique, est retrouvé mort devant un distributeur bancaire. Au même moment, deux adolescentes tuent sauvagement un chauffeur de taxi. Toutes deux sont arrêtées et interrogées. Un peu plus tard dans la soirée, l'une des deux s'enfuit du commissariat...
Dans cet huitième enquête de Wallander, ce dernier n'est pas à la fête... Il souffre de la solitude et hésite à rencontrer quelqu'un grâce aux petites annonces. Il est l'objet d'une plainte à cause d'une gifle qu'il a donné à la plus jeune des deux ados qui allait frapper sa mère. Mais personne ne veut croire sa version des faits, en particulier sa hiérarchie, Wallander est dégoûté, prêt à démissionner. Mais sa conscience professionnelle lui fera poursuivre son travail.
Ecrite en 1998, l'intrigue nous entraîne sur la piste de piratage informatique autour de la finance mondiale. C'est donc très contemporain et très réaliste. 
Je suis une inconditionnelle de Kurt Wallander, j'ai donc passé un très bon moment en écoutant ce livre audio. Malheureusement, il ne me reste plus qu'une seule aventure à découvrir... Mais je compte bien relire un jour les premières enquêtes.

En 2008, ce livre a été adapté par la BBC dans la série télévisée Wallander (saison 1 – épisode 2) réalisé par Andy Wilson avec Kenneth Branagh, Benedict Taylor, David Sibley, Roland Hedlund, Rupert Graves. Cette adaptation très réussie est assez proche du livre et nous permet de découvrir de très beaux paysages de Suède. Je compte regarder prochainement cet épisode.

Extrait : (page 28)
Wallander soupira et se força à redevenir policier. Il ouvrit le dossier et le parcourut en constatant comme d’habitude que Martinsson avait rédigé un rapport clair et succinct. Il s’enfonça dans son fauteuil et réfléchit à ce qu’il venait de lire.
Deux filles, âgées de dix-neuf et quatorze ans, avaient téléphoné d’un restaurant à vingt-deux heures le mardi soir pour commander un taxi. Elles avaient ensuite demandé à être conduites à Rydsgard. L’une des deux était montée à l’avant ; à la sortie de la ville, elle avait demandé au chauffeur de s’arrêter, disant qu’elle préférait tout compte fait voyager à l’arrière. Le taxi s’était arrêté au bord de la route. La fille assise à l’arrière avait alors brandi un marteau et frappé le chauffeur à la tête pendant que l’autre lui enfonçait un couteau dans la poitrine. Elles l’avaient dépouillé de son portefeuille et de son portable avant de prendre la fuite. Malgré ses blessures, le chauffeur – Johann Lundberg, soixante ans, dont quarante au volant de son taxi – avait réussi à donner l’alerte et à fournir un bon signalement des deux filles. Martinsson, qui s'était chargé de l'affaire ce soir-là, les avait identifiées sans trop de mal en interrogeant les clients du restaurant. Elles avaient été arrêtées à leur domicile. Celle de dix-neuf ans était restée en garde à vue. En raison de la gravité du crime, on avait décidé de retenir aussi la plus jeune. Johan Lundberg était conscient à son arrivée à l'hôpital ; puis son état s'était brusquement aggravé. Les médecins hésitaient à se prononcer. Selon Martinsson, les deux filles avaient justifié l'agression par un « besoin d'argent ». 
Wallander fit la grimace. Il n’avait jamais de sa vie été confronté à une chose pareille : deux jeunes filles passant à l’acte avec une violence incontrôlée. D'après les notes de Martinsson, la plus jeune allait à l'école, c'était même une excellente élève. La plus âgée avait déjà travaillé comme réceptionniste dans un hôtel et comme jeune fille au pair à Londres, et s'apprêtait à entamer des études de langues. L'une et l'autre n'étaient connues ni de la police ni des services sociaux.

Déjà lu du même auteur : 
tea_bag  Tea-Bag  les_chaussures_italiennes  Les chaussures italiennes

meurtriers_sans_visage_p Meurtriers sans visage Les_chiens_de_Riga_2 Les chiens de Riga

l_homme_inquiet L'homme inquiet le_retour_du_professeur_points Le Retour du professeur de danse

la_lionne_blanche_p La lionne blanche  profondeurs_p Profondeurs le_chinois Le Chinois

l_homme_qui_souriait_p L’homme qui souriait le_guerrier_solitaire_p Le guerrier solitaire 

la_faille_souterraine La faille souterraine et autres enquêtes la_cinqui_me_femme La cinquième femme

les_morts_de_la_st_jean_point Les morts de la Saint-Jean 2013-12-30_081744 Les chaussures italiennes

 Challenge Voisins Voisines 2014
logo_voisins_voisines_2014_h300
Suède

Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Bâtiment" (3)

Challenge Trillers et Polars
 88054471_o
catégorie "Même pas peur" :  27/25

Posté par aproposdelivres à 06:08 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

28 avril 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? [171]

91950711
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

95456381 Couv_209638 9782226249678g

Pour quelques milliards et une roupie - Vikas Swarup 
Blast, tome 4 : Pourvu que les Bouddhistes se trompent - Manu Larcenet 
Au revoir là-haut - Pierre Lemaitre

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Réparer les vivants - Maylis de Kerangal 
Il pleuvait des oiseaux - Jocelyne Saucier

Que lirai-je cette semaine ?

Le collier rouge - Jean-Christophe Rufin
La ronde des désirs impossibles - Paola Calvetti (partenariat Albin Michel)
Joyland - Stephen King (partenariat Albin Michel)

Bonne semaine, bonnes lectures !

Posté par aproposdelivres à 06:22 - - Commentaires [9] - Permalien [#]

27 avril 2014

Film : Last Days of summer - Jason Reitman

Date de sortie : 30 avril 2014

 21059277_2013111918242545

 Labor_Day_Poster Labor-Day-Film

Réalisé par : Jason Reitman

Acteurs : Kate Winslet, Josh Brolin, Gattlin Griffith, Tobey Maguire

Titre original : Labor Day2013

Durée : 1h51 

Adaptation du roman de Joyce Maynard, Long Week end

Synopsis : Lors du dernier week-end de l’été, Frank, un détenu évadé, condamné pour meurtre, oblige Adèle et son fils Henry à le cacher chez eux. Très vite, la relation entre le ravisseur et la jeune femme prend une tournure inattendue. Pendant ces quatre jours, ils vont révéler de lourds secrets et réapprendre à aimer...

Mon avis : (vu en avril 2014)
J'ai eu la chance de pouvoir découvrir en avant première ce film adapté du roman Long Week end de Joyce Maynard. J'ai lu ce livre en 2010 et je me rappelle avoir été touchée par cette histoire. L'adaptation cinématographique est très proche du livre, je ne me souvenais pas de certains détails mais le lendemain de la séance de cinéma, je me suis empressée de relire quelques passages du livre pour me rafraîchir la mémoire...
Frank est un détenu en fuite, il force Adèle et son fils Henry à le cacher dans leur maison durant le dernier week-end de l'été. Il compte attendre quelques jours pour se faire oublier par la police avant de poursuivre sa route. Ils vont passer tous les trois un week-end inoubliable... 
En effet, cela commence par une prise d'otage, mais rapidement Frank devient protecteur, il a compris le mal-être d'Adele et le dévouement d'Henry pour sa mère. La scène de la confection de la tarte aux pêches est emblématique :  beaucoup de douceur, de sensualité, un vrai moment de complicité entre Henry, Adele et Frank. 
Durant ces 4 jours, chacun des personnages évoluent, Henry passe de l'enfance à l'adolescence. Adele sort de sa dépression, elle prend confiance en elle et sa rencontre avec Frank lui redonne goût à la vie. Frank, dur et brutal dans les premiers instants, devient vite protecteur et "père de famille" pour Adele et Henry.
J'ai beaucoup aimé les différentes atmosphères du film. Les décors et paysages sont superbes.
Les trois acteurs sont formidables : ils arrivent à exprimer leurs sentiments, leurs états d'âme sans utiliser les mots. On ressent la grande connexion entre les personnages qui se comprennent à travers de simples regards.
Seule petite réserve sur les flash back, je n'ai compris que vers la fin du film qu'ils concernaient le passé de Frank...

Un grand merci à Marie-Clémentine et Way to Blue pour l'invitation à la projection de ce film avec en bonus avant le film la dégustation d'une part de tarte à la pêche et un verre de cidre.

long_week_end Long week-end – Joyce Maynard

Posté par aproposdelivres à 06:32 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

25 avril 2014

Comme une petite ressemblance n°9

Avec Canel nous avons pris rendez-vous pour un billet

91061693

68223480_p cache_27792196

94670327 couv11929382

2013-10-31_213712 couv73672724 2013-11-03_152731 2013-10-31_080525

  2013-11-01_141157 je_vais_mieux 

couv69892045 2013-11-03_125208 keithme

  41MFVZI3X1L 9782258088269 3185995813_1_2_gh5ItlSz nympheas

Capture 9782258105546

precious haute enfance

personna trauma 41HzPqR3LZL 

 

Le billet de Canel

 Mes autres billets Comme Une Petite Ressemblance : 
billet n°1billet n°2billet n°3billet n°4billet n°5billet n°6billet n°7billet n°8

Posté par aproposdelivres à 06:01 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :