15 novembre 2014

Blog Anniversaire !

J'ai failli oublier que c'était le jour du 6ème anniversaire de mon blog !

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En commençant en 2008, je n'imaginais pas toutes les découvertes que je ferai...

De nombreux livres grâce aux autres blogs, aux partenariats, aux challenges...

Les salons : Salon du Livre à Paris, Festival Rue des Livres à Rennes, Festival America à Vincennes...

Les échanges entre blogueuses et blogueurs virtuels et réels...

Participation au jury du Grand Prix Elle...

Que de belles choses !

Et ce n'est pas fini, je repars pour une nouvelle année !

Merci à tous !

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14 novembre 2014

Les yeux plus grands que le ventre - Jô Soares

Lu en partenariat avec les éditions Folio

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Editions des Deux Terres - janvier 2013 - 239 pages

Folio - septembre 2014 - 320 pages

traduit du portugais (Brésil) par François Rosso

Titre original : As esganadas, 2011

Quatrième de couverture : 
Une tartelette à la crème peut-elle être l’arme d’un crime ? Question surprenante à laquelle est confrontée la police de Rio de Janeiro à la fin des années 1930 : un tueur en série assassine des femmes très grosses en les gavant de gâteaux. Le commissaire Noronha, aidé d’Esteves, un policier portugais devenu pâtissier, se lance dans une enquête savoureuse pour découvrir que la gourmandise est un péché… mortel !

Auteur : Né à Rio de Janeiro, Jô Soares a fait ses études en France et aux États-Unis. Animateur à la télévision, il est l'une des personnalités les plus appréciées du public brésilien. Il multiplie avec brio les activités au cinéma, à la radio, au théâtre et dans la presse. Sans oublier, bien sûr, son oeuvre de romancier, débutée en 1995, avec Élémentaire, ma chère Sarah ! et L'homme qui tua Gettilio Vargas, best-sellers internationaux, publiés dans plus de douze pays.

Mon avis : (lu en novembre 2014)
Voilà un roman policier plutôt original et loufoque. Nous sommes au Brésil, à la fin des années 30. Un tueur en série sévit dans les rues de Rio, il assassine des femmes de fortes corpulences en les étouffant avec différentes patisseries. Le lecteur connaît dès le début l'assassin et ses méthodes. Le commissaire Noronha est chargé de l'enquête, il est aidé d'Esteves, un ancien policier portugais devenu pâtissier. L'enquête n'est qu'un prétexte pour découvrir Rio et surtout l'époque. En effet, le livre est entrecoupé par des commentaires de la radio nationale, le déroulement d'un match de football, les publicités...
J'ai trouvé ce livre déroutant, ne connaissant pas le contexte historique et malgré l'avant propos très complet, j'ai eu du mal à être captivée par cette histoire qui part dans tous les sens...

Merci Anna et les éditions Folio pour ce partenariat.

Extrait : (début du livre)
La grosse est la dernière cliente à quitter la confiserie Colombo après le traditionnel thé de l'après-midi. Elle emprunte la rua Gonçalves Dias en direction de la rua do Ouvidor. Son chemisier blanc est assombri par une quantité infinie de taches de sauce et de soupe. Des miettes anciennes s'accrochent comme des naufragés désespérés aux revers de son manteau. La grosse est belle. Belle et vorace. En passant la porte de la confiserie, elle tient encore dans sa main gauche une demi-part de tarte aux fraises et, dans la droite, un énorme éclair au chocolat. Ses doigts sont crispés autour de ces friandises comme si sa vie en dépendait. Elle est grosse, belle, vorace et surtout gourmande. D'une gourmandise effrénée.
Un dilemme l'étreint à mesure qu'elle s'avance sur le trottoir trop étroit pour elle : doit-elle commencer par finir la tarte aux fraises ou d'abord engouffrer l'éclair ? Ses petits yeux porcins, indécis, regardent les appétissants gâteaux que tiennent fermement ses mains replètes. Elle est grosse, belle, vorace, gourmande et indécise.
Finalement, tremblante et essoufflée, pressentant déjà la jouissance qu'elle va prodiguer à ses avides papilles, la grosse mord goulûment dans la tarte. Elle mâche et avale automatiquement, dans un mouvement simultané que de longues années de pratique ont perfectionné. Puis elle frotte sa main sur sa jupe pour en essuyer les derniers restes de crème chantilly. Les traînées blanches sur l'étoffe forment l'image grotesque d'un tableau abstrait. Elle est grosse, belle, vorace, gourmande, indécise et négligée.
La grosse arrive à la praça de Marco, serrant à deux mains son gigantesque éclair au chocolat comme si c'était un immense phallus noir. Avant de planter ses dents dans cette sucrerie si ardemment convoitée, elle est brusquement intriguée par la présence d'un fourgon peint d'un blanc terne, stationné presque au coin de la rue. Ce qui attire l'attention de la grosse, ce sont les gâteaux exposés sur un grand présentoir sur le côté du véhicule et l'écriteau que tient un homme debout à côté de ce séduisant étal, annonçant :

DÉGUSTATION GRATUITE ! 
GOÛTEZ LES SAVOUREUSES FRIANDISES 
DE LA PÂTISSERIE «DELICIAS DE RIO» 
ET AIDEZ-NOUS À CHOISIR ! 
AUCUNE EXPÉRIENCE NÉCESSAIRE.

Elle engloutit son éclair d'une bouchée et s'avance vers cet Eldorado gastronomique, sans savoir qu'elle s'approche de sa dernière tentation.

Challenge Trillers et Polars
2014-2015
 
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catégorie "Même pas peur" :  9/25

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12 novembre 2014

Peine perdue - Olivier Adam

peine perdue Flammarion - août 2014 - 416 pages

Quatrième de couverture :
Les touristes ont déserté les lieux, la ville est calme, les plages à l'abandon. Pourtant, en quelques jours, deux événements vont secouer cette station balnéaire de la Côte d'Azur : la sauvage agression d'Antoine, jeune homme instable et gloire locale du football amateur, qu'on a laissé pour mort devant l'hôpital, et une tempête inattendue qui ravage le littoral, provoquant une étrange série de noyades et de disparitions. Familles des victimes, personnel hospitalier, retraités en villégiature, barmaids, saisonniers, petits mafieux, ils sont vingt-deux personnages à se succéder dans une ronde étourdissante. Vingt-deux hommes et femmes aux prises avec leur propre histoire, emportés par les drames qui agitent la côte.

Auteur : Olivier Adam est né en 1974. Après avoir grandi en banlieue et vécu à Paris, il s'est installé à Saint-Malo. Il a publié Je vais bien, ne t'en fais pas (2000) et Passer l'hiver (Goncourt de la nouvelle 2004), Falaises, A l'abri de rien (prix France Télévisions 2007 et prix Jean-Amila-Meckert 2008), Des Vents contraires (Prix RTL/Lire 2009), Le Cœur régulier (2010), Les lisières (2012).

Mon avis : (lu en novembre 2014)
Comme souvent chez Olivier Adam, ses personnages sont cabossés, perdus où donc la vie bascule. Ici nous découvrons une station balnéaire de la Côte d'Azur hors saison. Une violente tempête a ravagé la côte et les plages. Antoine, gloire locale du club du football, a été agressé et laissé pour mort devant l'hôpital. Vingt-deux personnages de l'histoire vont tour à tour être les narrateurs d'un chapitre et le lecteur va peu à peu reconstituer le puzzle des évènements. La lecture est captivante car dans chaque chapitre il y a des ombres que l'on espère éclaircir dans un chapitre suivant. 
Avec cette construction du livre, le lecteur en sait plus que chacun des personnages, il semble donc qu'il n'y ait pas beaucoup de suspens sur les faits principaux et pourtant l'auteur réussi a être surprenant dans la conclusion de l'histoire. Au début, je regrettais que l'auteur ait abandonné la Bretagne pour la Côte d'Azur, mais sa description de la tempête est vraiment réussie. Je reste une inconditionnelle d'Olivier Adam et j'ai vraiment bien apprécié cette lecture. 

Extrait : (début du livre)
Antoine
Il sent son cœur battre dans sa tête. Ça et son souffle, ça prend toute la place. Les voitures sur le bitume humide, les moteurs les pneus, tout s’agrège en bouillie sourde à l’arrière plan. Les lumières comme des traînées orange et rouges, les palmiers les guirlandes, les néons les lampadaires, les cafés les boutiques, ça passe. Des masses plus ou moins claires, imprécises. L’hôtel où bosse Marion, ménage des chambres et petits déjeuners, son enseigne façon Los Angeles Hotel California, le mal de chien que ça lui fait de l’imaginer coucher avec l’autre connard à chemisette de VRP, le garage où il puait l’huile de moteur il y a encore un an, avant que le patron le vire parce qu’il se défonçait pendant les pauses, la clinique où le petit est né et la morsure de ne plus le voir tous les jours, ça passe. Il accélère et ça passe. La douleur dans les jambes et les poumons, les muscles qui éclatent et le souffle qui manque, l’impression d’être au bord de tomber dans les pommes, ça fait tout passer.
Antoine vire à droite et au bout de la rue la mer est lisse : une plaque d’aluminium bordée de grains quasi marron. Entre les nuages le soleil tombe en rideau comme si le ciel avait quelque chose à nous dire. Dans son dos le stade s’éloigne et il essaie de ne pas repenser au match de dimanche, la rage où ça l’a mis de se faire sécher en pleine surface, le plomb qu’il a pété et la gueule du défenseur avec, son poing sur les os qui craquent et le sang qui a giclé, il essaie de les chasser de sa mémoire même si, il ne va pas mentir, sur le coup ça l’a fait jouir. Il paraît qu’il n’est pas sûr de revenir sur le terrain. Qu’il va y avoir une commission de discipline. D’accord, pourquoi pas, mais franchement, à part lui il y a qui pour foutre le ballon au fond des cages dans cette équipe ? Et il y aura qui dans quinze jours pour ne pas se faire ridiculiser ? Ils ont tiré au sort et c’est Nantes qui est sorti du chapeau et c’est tout sauf un cadeau. Jamais tapé des mecs pareils. Jamais même pensé qu’un jour ils les auraient en face. Dixième de la ligue 1 l’an passé. Des pros dont certains ont déjà joué l’Europe et tout le bordel. Personne ne sait comment ils ont fait pour arriver jusque-là. Et eux pas plus que les autres. « La magie de la coupe de France », ils ont mis dans le journal. Il n’y a qu’à voir Calais. Quevilly. Des amateurs idem qui ont failli aller au bout. Quand il l’a rejoint dans les vestiaires après le match ce jour-là, son père lui a sorti que de toute manière il n’avait jamais su choisir, qu’il avait toujours hésité entre la boxe et le foot, mais que ce n’était pas une raison pour essayer de concilier les deux. Il a toujours été comme ça son père : un marrant. Après ça ils sont allés prendre une bière à l’Auberge de la plage. Le vieux avait encore une heure à tuer avant de partir bosser. Qu’à son âge il puisse continuer à monter des murs, ça paraît dingue. Il est sec comme les chênes-lièges là-bas dans les collines. Des fois on a l’impression que ses os pourraient craquer comme des branches, que sa peau n’est plus qu’une écorce. Il n’y avait pas grand monde à boire un coup à part deux trois retraités qui se chauffaient le dos, deux motards italiens, une femme seule d’une quarantaine d’années et un type un peu plus loin, la soixantaine, une valise à ses pieds, qui tendait son visage vers le soleil comme si ça pouvait vraiment l’en rapprocher. Ils ont bu en silence. Ils n’ont jamais trop su se parler tous les deux. Mais ça leur va. Pas besoin de se la raconter. Chacun sait qui il a en face de lui. Chacun sait à quoi s’en tenir. Antoine l’a regardé plisser les yeux en tirant sur sa sèche et il a pensé au temps où sa mère était encore là, à la façon qu’avait déjà son père de se tenir silencieux auprès d’elle. Il est gentil mais il est bavard, plaisantait-elle en passant sa main dans ses cheveux brûlés. Ce jour-là c’était Sarah qui servait. Le vieux reparti, Antoine a attendu la fin du service pour la ramener au mobile home. Ils ont baisé et ensuite ils sont restés longtemps allongés à regarder le plafond en fumant, même si en théorie ils n’ont pas le droit. Le mobile home n’est pas le sien. Et c’est non-fumeurs, a précisé son boss. Il le laisse y loger le temps des travaux, c’est tout. Après, Antoine ne sait pas. Après, il verra bien. Il a rendu les clés de l’appartement il y a deux mois. Ça en faisait dix qu’il ne payait plus le loyer. À la fin, le proprio le menaçait de lui envoyer son fils et ses potes de Bastia. Il pouvait toujours les appeler. Depuis que Marion s’était tirée avec l’autre con, depuis qu’elle avait embarqué le petit avec elle, Antoine ne supportait plus cet endroit. La chambre qu’ils avaient laissée au gamin. Le salon où ils dépliaient le canapé-lit. La table sous la fenêtre donnant sur les voies ferrées et derrière les derniers immeubles, avant que le sombre du massif ne mange le paysage. Le vent s’était levé et Sarah somnolait. Quand ça s’est mis à souffler vraiment il a cru que le toit de la caravane d’à côté allait s’envoler. Il l’avait posé la veille. Plusieurs fois dans la nuit il est sorti pour vérifier que ça tenait. Sarah a filé vers quatre heures du matin. Alex, son mec, rentrait de sa nuit vers sept. Il surveille des entrepôts à vingt kilomètres de là. Du matériel de location. Des trucs électroniques. De la hi-fi de la vidéo de l’informatique. Antoine le croise parfois avec son uniforme à la noix, sa lampe torche à la ceinture, son chien à la botte. Souvent il s’arrête prendre un café au centre-ville et attend d’être rentré chez lui pour se changer. Sûrement qu’il doit se sentir quelqu’un habillé comme ça. Sûrement que ça le fait kiffer de rentrer chez lui, de rejoindre Sarah sous les draps et de la baiser en gros dur, en flic ou en ce qu’il s’imagine être là-dedans.
Antoine accélère malgré le sable qui le fait peser trois tonnes. Le long de l’eau la ville se désagrège en hôtels vue sur mer et villas privées. Le fric qui coule à flots par ici on se demande d’où il peut bien sortir. Il prend le sentier qui mène à la grande plage, avec ses parkings sous les pins en lisière, ses trois paillotes montées sur pilotis. Jeff est tellement occupé à balayer sa terrasse qu’il ne le voit même pas. Il lutte contre le sable, grain à grain, y compris les jours où c’est fermé. En cette saison il n’ouvre que le week-end, et les midis de grand soleil. À l’arrière de la salle, près des toilettes, il a sa piaule. Un lit de camp et son sac à même le sol. Il dort là la plupart du temps. La nuit il n’y a plus qu’eux deux parmi les sables, les pins et les eaux endormies. Antoine dans son camping désert, avec ses mobile homes à moitié repeints, orange rouge turquoise émeraude lavande, ses toits à la mode tropicale à poser d’ici le début de la saison, qui commence dès mars dans le coin. Et Jeff dans sa paillote, fermée par de lourds battants de bois amovibles quand il a le courage de les mettre, c’est-à-dire pas souvent, sa batte de base-ball lui suffit, c’est ce qu’il dit, même si sous son sommier Antoine a bien vu le flingue qu’il planque au cas où. Au cas où quoi, ça il l’ignore. Tout ce qu’Antoine sait c’est qu’il n’aimerait pas avoir un truc pareil chez lui. Certains ont la chance d’être assez forts pour être sûrs qu’ils n’en feraient rien. Lui n’en est pas convaincu. Parfois il vaut mieux savoir ce dont on est capable ou pas.

Déjà lu du même auteur :

a_l_abris_de_rien_p A l'abri de rien    falaises Falaises  
 Des_vents_contrairesDes vents contraires  je_vais_bien_ne_t_en_fait_pas_p Je vais bien, ne t'en fais pas
 le_coeur_r_gulier  Un cœur régulier    kyoto_limited_Express  Kyoto Limited Express  

a_l_ouest_p  A l'ouest  les_lisi_res Les lisières 

91573026 Comme les doigts de la main

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11 novembre 2014

Dent d'ours - tome 2 : Hannah - Yann et Alain Henriet

 

9782800160078_1_75 Dupuis - mai 2014 - 48 pages

Quatrième de couverture :
Pilote d'exception engagé dans l'US Air Force pour combattre les nazis, Max dit "le Polak" a pour mission d'abattre Hanna Reitsch, pilote d'élite de la Luftwaffe. Une mission à hauts risques, qui implique pour Max d'infiltrer l'armée ennemie et d'affronter son propre passé. Car avant de devenir une cible, Hanna était une amie d'enfance... Mais c'était avant que le tourbillon de l'Histoire ne les avale et ne les jette l'un contre l'autre. Une époque révolue, où ils pouvaient encore partager le même rêve, celui de devenir les meilleurs pilotes de leur génération. Un rêve bientôt interdit pour Max, issu d'une famille juive polonaise persécutée par les nazis et obligé de prendre le chemin de l'exil pour accomplir sa destinée.

Auteurs : Yann Lepennetier, dit Balac ou Yann, est un auteur de BD. 
Après ses débuts dans la publicité et l’architecture, ce Marseillais s’est lancé dans la bande dessinée en 1974 en dessinant pour Spirou à Bruxelles où il habite désormais. 
Remercié par le journal pour dessins irrévérencieux, il avait noué des liens forts de franche camaraderie avec Conrad avec qui il a notamment réalisé les Innommables en 1980 et lancé la Tigresse blanche en 2005. 
Ses premiers scénarios l’avaient conduit dans l’univers de Franquin avec le Marsupilami en 1989 et de Gosciny avec Lucky Luke sans oublier son one-shot sur une aventure de de Spirou.
Il écrit depuis pour de nombreux dessinateurs comme Berthet (Pin Up, Yoni, les exploits de Poison Ivy), Simon Léturgie (Spoon White), Félix Meynet (les Eternels) avec ou encore Herval (Tiffany), René Hausman (Les Trois cheveux blancs, Le Prince des écureuils), Yslaire (Sambre), Joël Parnotte (Le Sang des Porphyre).
Sa production est très diversifiée, avec des séries humoristiques, voire la reprise de classique (Le Marsupilami, avec Batem, Lucky Luke, avec Morris, Kid Lucky avec Conrad (sous le pseudonyme commun Pearce) et Jean Léturgie). 
Sa série Narvalo dessinée par Erik Juszezak devrait voit son épilogue en 2008 avec un second tome en plus de 54 planches. Le Sang des Porphyres est prévu en 4 albums dont 2 sont parus. Son actualité est par nature riche. En 2008 il a sorti le 2ème tome de Tiffany et le 3ème des exploits de Poison Ivy.

Né le 15 février 1973, Alain Henriet nourrit dès son plus jeune âge ses appétits bédéphiles dans les Stranges qu'il achetait en occasion sur les marchés, mais également dans Mickey Magazine, puis dans diverses séries de chez Dupuis. Il s'inscrit à l'académie des beaux-arts de Liège. Ses premières publications arriveront à cette époque, il participera à l'aventure du magazine ''Brazil'' dans les trois numéros existants. 
À la même époque, toujours à l'académie de Liège, Alain gagne un concours de BD organisé par le journal de Spirou (deux planches publiées dans le numéro 3044), il se retrouve à jongler dans sa dernière année d’études entre la rédaction du journal (où il était en stage) et l'école. De là naîtront ses premières planches dans le journal de Spirou. 
En 1998, Alain est engagé à la rédaction de Spirou magazine comme correcteur et maquettiste. Il y travaille toujours, mais uniquement le mardi. C'est lors d'un festival qu'il rencontre Olivier Vatine. Celui-ci préfère la première version d'Une pizza à l'oeil à leur projet de S.F. Le soir même, ils décident de relancer la machine du tueur aux péripéties humoristiques. De là suivra la trilogie "John Doe "aux éditions Delcourt. La série finie, les protagonistes décident de prendre chacun leur envol. 
À cette même époque, Olivier Vatine cherchait un dessinateur pour la série "Golden Cup". Fort de leur collaboration sur John Doe, celui-ci propose la série à Alain. De là suivra la collaboration avec le scénariste Daniel Pecqueur et, par la suite, la rencontre avec Manchu (grand spécialiste de science fiction) pour les designs très réalistes des véhicules. 
Alain signera également avec les éditions Dupuis pour un album : "Pandora Box".
Aujourd'hui, il collabore avec Yann pour la série" Dent d'Ours" aux éditions Dupuis.

Mon avis : (lu en novembre 2014)
Deuxième épisode de le série, Max a comme mission de se faire passer pour un pilote allemand, il est donc parachuté en Pologne comme espion. Il va retrouver Hannah qui s'occupe de former de jeunes garçons qui seront envoyés au combat dans machines volantes expérimentales...
Un dessin superbe, des personnages attachants, une belle documentation sur l'armée allemande, sur ses méthodes d'entraînement, sur ses avions. 
J'attends avec plaisir de découvrir la conclusion de l'histoire dans le troisième et dernier épisode "Werner".

Extrait : 

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"Animaux" (9)

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10 novembre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? [196]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

a la grace des hommes 100084704 les mots 36 chandelles

A la grâce des hommes - Hannah Kent 
Magasin général, tome 9 : Notre-Dame-des-Lacs – Régis Loisel et Jean-Louis Tripp 
Les mots qu'on ne me dit pas - Véronique Poulain 
Trente-six chandelles - Marie-Sabine Roger

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Les yeux plus grands que le ventre - Jô Soares (partenariat Folio)
Peine perdue - Olivier Adam

Que lirai-je la  semaine prochaine ?

Vers le bleu - Sabrina Bensalah (Babelio - éditions Sarbacane)
En Afrique - Eric Fottorino (partenariat Denoël)
La femme tatouée - Pieter Aspe (partenariat Albin Michel)

Bonne semaine, bonnes lectures !

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09 novembre 2014

Trente-six chandelles - Marie-Sabine Roger

36 chandelles Editions du Rouergue - août 2014 - 277 pages

Quatrième de couverture :
Allongé dans son lit en costume de deuil, ce 15 février, à l'heure de son anniversaire, Mortimer Décime attend sagement la mort car, depuis son arrière-grand-père, tous les hommes de sa famille sont décédés à onze heures du matin, le jour de leurs 36 ans. 

La poisse serait-elle héréditaire, comme les oreilles décollées ? Y a-t-il un gène de la scoumoune ? Un chromosome du manque de pot ?
Que faire de sa vie, quand le chemin semble tout tracé à cause d'une malédiction familiale ? Entre la saga tragique et hilarante des Décime, quelques personnages singuliers et attendrissants, une crêperie ambulante et une fille qui pleure sur un banc, on suit un Mortimer finalement résigné au pire.
Mais qui sait si le Destin et l'Amour, qui n'en sont pas à une blague près, en ont réellement terminé avec lui ? Dans son nouveau roman, Marie-Sabine Roger fait preuve, comme toujours, de fantaisie et d'humour, et nous donne une belle leçon d'humanité.

Auteur : Marie-Sabine Roger est notamment l'auteur, au Rouergue, de La tête en friche (adapté au cinéma par Jean Becker), de Vivement l'avenir (prix des Hebdos en région et prix Handi-Livres), et de Bon Rétablissement (prix des lecteurs de L'Express), qui sort en salles en septembre 2014, adapté de même par Jean Becker.

Mon avis : (lu en novembre 2014)
Ce 15 février, jour de son 36ème anniversaire, Mortimer Decime est allongé sur son lit en costume de deuil, il attend sa mort. En effet, depuis plusieurs générations, tous les hommes de sa famille décèdent le jour de leurs 36 ans à l'heure de leur naissance.
Mais ce jour, l'heure est passée et Mortimer est toujours vivant, c'est une bonne surprise même si ce dernier n'a plus d'appartement ou de travail... Avant son départ prévu vers l'au-delà, il avait tout réglé. Heureusement, Nassardine et Paquita, ses amis, sont là pour l'accueillir. Mortimer ne leurs avait jamais parlé de son secret un peu particulier. 

De l'humour, de la tendresse, de l'amour, une histoire originale et étonnante que j'ai lu facilement, des personnages hauts en couleurs et attachants. Une belle découverte.

Extrait : (début du livre)
Je m'étais levé plus tôt que d'habitude. Six heures du matin. La journée était importante, et je savais déjà que je n'irais pas jusqu'au bout.
Je suis allé chercher des croissants à la boulangerie, je me suis fait un café. J'ai regardé mes albums de photos. J'ai repassé un petit coup de chiffon inutile sur ma cuisinière impeccable, j'ai essayé de regarder un film, de lire, sans succès. J'ai consulté deux cents fois la pendule. C'est curieux comme le temps semble se ralentir, à l'approche d'un rendez-vous. Les heures deviennent visqueuses, s'étirent en minutes élastiques et gluantes comme un long fil de bave sous la gueule d'un chien. J'attendais ce moment final depuis tellement longtemps. Je n'irai pas jusqu'à dire que je m'en faisais une fête, mais j'étais curieux de savoir ce qui allait se passer. J'étais simplement contrarié que ça se passe ici. Au cours des dernières années, j'avais échafaudé mille projets insolites ou grandioses : tirer ma révérence au fin fond de la Chine, dans une fumerie d'opium ; chez les Aborigènes, au son mélancolique d'un vieux didgeridoo. Sur les pentes d'un volcan. Dans les bras de Jasmine, en plein coeur de Manhattan. Je n'avais rien fait de tout ça, évidemment. En bon procrastinateur que je suis, j'avais perdu mon temps à remettre au lendemain le choix de ma destination finale. Résultat, je n'avais pris aucune décision, et je mourrais chez moi, comme n'importe qui. Cette ultime matinée était très décevante, il me tardait d'en voir la fin.
Cinquante minutes avant l'heure prévue, comme je tournais en rond et que je commençais à m'enquiquiner ferme, je me suis allongé sur mon canapé-lit pour me détendre un peu, dans cette fameuse posture dite «du cadavre», bien connue des défunts et de ceux qui pratiquent plus ou moins le yoga, ce qui était mon cas depuis trois semaines. Paumes de mains tournées vers le ciel, jambes légèrement écartées, pointes de pieds tombant négligemment vers l'extérieur, diaphragme détendu, le souffle lent et calme, les yeux rivés sur cette saloperie de pendule accrochée sur la hotte, juste en face de mon lit, qui n'en finissait pas de grignoter mes secondes restantes avec la discrétion d'une vieille dame dont le dentier résiste à un quignon de pain.

Il était déjà 10 h 12.

À 10 h 13, on a toqué fermement à la porte, qui s'est ouverte dans la foulée, puis refermée aussitôt en claquant. Voilà, je me disais bien que j'avais oublié quelque chose : je n'avais pas pensé à mettre le verrou.
- Encore au pieu, gros paresseux ? ! a jeté Paquita en traversant le studio d'un pas vif, telle une antilope dodue qui trottinerait vers le point d'eau sur des talons de douze centimètres.
Elle a jeté au vol sa fourrure synthétique sur le coin de mon lit, puis est allée derrière le bar qui sépare le coin cuisine du coin séjour-chambre-bureau. Paquita est partout chez elle, encore plus lorsqu'elle est chez moi. Elle fait partie de ces gens à géométrie variable qui occupent aussitôt tout l'espace d'une pièce, quelle qu'en soit la superficie.

 

Déjà lu du même auteur : 

la_tete_en_friche La tête en friche  vivement_l_avenir Vivement l’avenir 

Bon_r_tablissement Bon rétablissement

 

Challenge 4% Rentrée Littéraire 2014 
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08 novembre 2014

Les mots qu'on ne me dit pas - Véronique Poulain

les mots Stock - août 2014 - 144 pages

Quatrième de couverture :
« “ Salut, bande d’enculés ! ”
C’est comme ça que je salue mes parents quand je rentre à la maison.
Mes copains me croient jamais quand je leur dis qu’ils sont sourds.
Je vais leur prouver que je dis vrai.
“ Salut, bande d’enculés ! ” Et ma mère vient m’embrasser tendrement. »

Sans tabou, avec un humour corrosif, elle raconte.
Son père, sourd-muet.
Sa mère, sourde-muette.
L’oncle Guy, sourd lui aussi, comme un pot.
Le quotidien.
Les sorties.
Les vacances.
Le sexe.
D’un écartèlement entre deux mondes, elle fait une richesse. De ce qui aurait pu être un drame, une comédie.
D’une famille différente, un livre pas comme les autres.

Auteur : Véronique Poulain travaille dans le spectacle vivant. Elle fut pendant quinze ans l’assistante personnelle de Guy Bedos. Les mots qu’on ne me dit pas est son premier livre.

Mon avis : (lu en novembre 2014)
Véronique a grandi dans une famille pas comme les autres. Ses parents sont sourds-muets et elle entend parfaitement. Elle a dû devenir bilingue, à l'école, elle utilise les sons et les mots, en famille, elle communique avec les gestes, les regards. Avec beuoup d'humour et de tendresse elle raconte son quotidien entre ces deux mondes si différents qui se connaissent mal et se comprennent mal. A l'aide d'anecdoctes, elle nous explique les codes du monde des sourds, c'est très intéressants et cela nous fait mieux comprendre les difficultés que les sourds peuvent rencontrer dans notre société si peut soucieuse d'intégration. 
Cela se lit très facilement, les phrases sont courtes, efficaces.
Un témoignage réussi. 

Extrait : (début du livre)
Je suis bilingue. Deux cultures m’habitent.
Le jour : le mot, la parole, la musique. Le bruit.
Le soir : le signe, la communication non verbale, l’expression corporelle, le regard. Un certain silence.

Cabotage entre deux mondes.
Le mot.
Le geste.

Deux langues.
Deux cultures.
Deux « pays ».

Je tire sur sa jupe pour qu’elle me regarde.
Elle se retourne, me sourit et esquisse un mouvement de tête qui signifie : « Oui ? »
Tête levée, je frappe ma poitrine avec ma main droite : « Moi. » Je mets les doigts dans ma bouche, je les retire puis les remets : « Manger. »
Mon geste est un peu maladroit. Elle rit.
Elle déplace sa main de haut en bas sur sa poitrine comme si elle attrapait son cœur pour le placer dans son ventre : « Faim. » C’est comme ça qu’on dit au pays des sourds.
Oui, maman. J’ai faim.

J’ai soif, aussi. Je cherche ma mère. C’est le temps de mes premiers pas. J’avance en vacillant jusqu’à la cuisine et je perds l’équilibre. Ma mère se retourne instantanément et me rattrape de justesse.
Elle n’a rien entendu pourtant.
Elle sent toujours quand il m’arrive quelque chose.

Si je ne suis pas entendue, qu’est-ce que je suis regardée ! Il ne peut rien m’arriver ; mes parents ont toujours un œil sur moi.
Et pas qu’un œil. Ils me touchent beaucoup. Les regards et les gestes remplacent les mots. Un sourire. Une caresse sur la joue. Un froncement de sourcils pour le mécontentement. Des bises et des câlins pour me dire : « Je t’aime. »
C’est pas si mal. Mais j’aimerais bien qu’ils m’embrassent plus souvent. Surtout mon père.

Challenge 4% Rentrée Littéraire 2014 
challengerl2014_150
19/24

 Challenge Petit Bac 2014
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"Verbe" (12)

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07 novembre 2014

Magasin général, tome 9 : Notre-Dame-des-Lacs – Régis Loisel et Jean-Louis Tripp

9782203062108 Casterman - octobre 2014 - 128 pages

Quatrième de couverture :
Plus de maire à Notre-Dame-des-Lacs, plus de curé ou presque, Marie enceinte d’un père que personne ne connaît et les femmes du village prises d’une frénésie d’achats comme on n’en avait encore jamais vue… Le monde s’est-il mis à marcher sur la tête, là-bas au fin fond du Québec rural ? Est-ce là l’oeuvre du démon, le commencement de la fin ?
Non, bien sûr, car ce qui imprègne avant tout chaque image, chaque scène, chaque dialogue et chaque personnage de ce spectaculaire dénouement en forme d’apothéose joyeuse, c’est le bonheur ! Loisel et Tripp ont manifestement pris un plaisir fou à mener jusqu’à son terme le destin de chacun des protagonistes de cette truculente histoire chorale à l’humour irrésistible, au fil des quelques mois de l’année 1928 où l’on passe des neiges profondes à la chaleur de l’été sur fond de retour des hommes de leur hivernage. On y apprendra, parmi bien d’autres surprises, ce qu’il advient du bateau du vieux Noël, ce qui tourmentait tant Réjean le jeune prêtre ou encore ce que cachait la grossesse inattendue de Marie… Et le village de Notre-Dame-des-Lacs, au terme de ce final enfiévré célébré comme il se doit par un grand feu de la Saint-Jean, entre à son tour dans la modernité.

Auteurs :
Régis Loisel est né dans les Deux-Sèvres en 1951. Il signe ses premiers travaux au milieu des années 70 lors de l'éclosion de la bande dessinée "adulte" dans diverses publications de l'époque (Mormoil, Pilote, Tousse-Bourin, etc.), mais c'est à partir du début des années 80 que sa carrière "décolle" réellement avec la série La Quête de l'oiseau du temps (Dargaud), scénarisée par Serge Le Tendre. Il est également l'auteur de Peter Pan (Vents d'Ouest), autre série à succès, et de divers one-shots tels que Troubles Fêtes (Les Humanoïdes Associés). Il a également collaboré à divers longs métrages d'animation et a été distingué en 2003 par le Grand Prix de la Ville d'Angoulême. Il réside à Montréal, au Canada.

Jean-Louis Tripp est né à Montauban en 1958. Il publie ses premières histoires courtes au tournant des années 70 et 80, notamment dans Métal Hurlant et chez Futuropolis. Sa première série, Jacques Gallard, paraît chez Milan à partir de 1983. Il contribue ensuite à divers albums collectifs dont Le Violon et l'archer chez Casterman en 1990, signe le récit de voyage illustré La Croisière verte (Glénat), puis bifurque vers la peinture, la sculpture et l'enseignement, avant de revenir à la bande dessinée en 2002 via sa collaboration avec Didier Tronchet (Le Nouveau Jean-Claude, Albin Michel).

Mon avis : (lu en novembre 2014)
C'est le dernier épisode de cette série si sympathique qui se déroule au Québec dans les années 20, dans le petit village rurale de Notre-Dame-des-Lacs. Comme d'habitude (après presque deux ans d'absence) j'ai apprécié de retrouver tous les personnages si attachants du village dans leur quotidien. L'histoire est toute simple, pleine d'humour et de poésie. Le dessin et les couleurs très réussis, les dialogues utilisent des expressions québéquoises savoureuses. Je suis restée sous le charme jusqu'à la fin... 
Dans cette conclusion, Marie est "en famille", elle ne sait pas qui est le père mais cela ne la préoccupe pas, Serge est très présent auprès d'elle, Gaëtan continue de régaler les villageois, Noël termine la construction de son bateau avec l'aide de Réjean toujours en "crise de foi"... La conclusion est à la hauteur de l'ensemble de la série pleine de douceur et de tendresse...
C'est une série que j'ai beaucoup aimée, qui m'a donné envie de découvrir la BD adultes qu'auparavant je ne lisais pas.
A l'occasion, je relirai certainement la série complète !

 Extrait :

PlancheA_224908

 

La série : 

le_magasin_g_n_ral_Marie le_magasin_g_n_ral_Serge le_magasin_g_n_ral_les_hommes le_magasin_g_n_ral_confession 
tome 1 à 4 de la série 
ici

magasin_general5 tome 5 : Montréal 

magasin_general_6  tome 6 : Ernest Latulippe magasin_g_n_ral_7 tome 7 : Charleston 

magasin_g_n_ral tome 8 : Les femmes 

Challenge 3% Rentrée Littéraire 2014 
challengerl2014_150
18/18

 Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Bâtiment" (8)

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05 novembre 2014

A la grâce des hommes - Hannah Kent

a la grace des hommes Presses de la Cité - mai 2014 - 395 pages

traduit de l'anglais (Australie) par Karine Reignier-Guerre

Titre original : Burial Rites, 2013

Quatrième de couverture : 
Agnes Magnúsdóttir, servante dans l'Islande austère et violente du XlXe siècle, est condamnée à mort pour l'assassinat de son amant et placée dans une ferme reculée en attendant son exécution. Horrifiés à l'idée d'héberger une meurtrière, le fermier, sa femme et leurs deux filles évitent tout contact avec Agnes, qui leur inspire autant de peur que de dégoût. Seul Tóti, le révérend chargé de préparer la jeune femme à sa fin prochaine, tente de la comprendre. Au fil des mois, Agnes raconte sa vérité, aussi terrible soit-elle à accepter. Mais la justice des hommes est en marche, et pourquoi Agnes réapprendrait-elle à vivre si c'est pour mourir ?
Inspiré d'une histoire vraie, A la grâce des hommes est un roman sur la vérité, celle que nous pensons connaître et celle à laquelle nous voulons croire. Avec ce premier roman à l'atmosphère lyrique et ample, Hannah Kent s'impose d'ores et déjà comme l'un des grands écrivains de sa génération.

Auteur : Hannah Kentvit en Australie où elle est cofondatrice et rédactrice en chef adjointe d'une revue littéraire. Elle donne également des cours d'écriture et d'anglais à l'Université de Flinders, où elle achève en parallèle son doctorat. A la grâce des hommes est son premier roman.

Mon avis : (lu en octobre 2014)
Cette auteur australienne s'est inspirée d'une histoire vraie pour raconter la vie d'Agnes Magnúsdóttir en Islande au XlXème siècle. Agnes est accusée de complicité pour le double meurtre de Natan Ketilsson et Pétur Jonsson. Elle est condamnée à mort. En attendant d'être exécutée, Agnes est placée dans la ferme de Jon Jonsson, le policier du canton, dans la campagne islandaise, à Kornsa. Son arrivée n'est souhaitée par personne, le fermier et sa femme ont peur pour leur sécurité et celle de leurs deux filles. Seul Tóti, le sous-révérend, va être un soutien pour elle, il a été chargé de préparer Agnes à sa mort prochaine. Pour cela, il va lui demander de lui raconter toute sa vie. Visites après visites, Agnes va pouvoir donner sa vérité et le lecteur découvre vraiment qui est cette femme.
L'environnement a également toute son importance, les conditions de vie dans les fermes du nord de l'Islande sont rudes. 
Un livre bouleversant et passionnant que j'ai découvert grâce au Café Lecture mensuel de la Bibliothèque.

Extrait :

Hannah KENT - A la grâce des hommes aux éditions PRESSES DE LA CITE

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03 novembre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? [195]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine et avant ? 

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Sixteen Kennedy Express - Bastien Quignon, Aurélien Ducoudray 
L'océan au bout du chemin - Neil Gaiman 
Pars avec lui - Agnès Ledig

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

A la grâce des hommes - Hannah Kent
Trente-six chandelles - Marie-Sabine Roger

Que lirai-je la  semaine prochaine ?

Les yeux plus grands que le ventre - Jô Soares (partenariat Folio)
Vers le bleu - Sabrina Bensalah (Babelio - éditions Sarbacane)
En Afrique - Eric Fottorino (partenariat Denoël)

Bonne semaine, bonnes lectures !

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