11 octobre 2014

L'Eté des lucioles - Gilles Paris

l_t_des_lucioles Editions Héloïse d'Ormesson - janvier 2014 - 221 pages

Quatrième de couverture : 
Du haut de ses neuf ans, Victor a quelques certitudes : c’est parce que François, son père, n’ouvre pas son courrier qui s’amoncelle dans un placard que ses parents ne vivent plus ensemble ; c’est parce que Claire et Pilar adorent regarder des mélos tout en mangeant du pop-corn qu’elles sont heureuses ensemble. Et c’est parce que les adultes n’aiment pas descendre les poubelles au local peint en vert qu’il a rencontré son meilleur ami Gaspard.
Les vacances au Cap-Martin, cet été-là, seront pour Victor et son copain Gaspard l’occasion de partir à l’aventure sur l’étroit chemin des douaniers qui surplombe la côte. En guidant les garçons jusqu’aux passages secrets menant aux somptueuses villas, papillons, baronne et jumeaux feront bien plus que leur ouvrir la porte des jardins enchantés.
Un voyage au pays de l’enfance qui déborde d’émotion et de tendresse.

Auteur : Gilles Paris est un écrivain français. 
Il est tout d'abord fonctionnaire au ministère de la Jeunesse et des Sports dans le service " documentation ", puis journaliste dans le domaine du cinéma et de la musique pour la presse populaire. Il est ensuite attaché de presse dans l'édition, d'abord chez Jean-Claude Lattès et Plon, puis pour son propre compte.
Son premier roman, " Papa et Maman sont morts " (1991, Le Seuil), est en train d'être adapté au cinéma, et le suivant " Autobiographie d'une Courgette " a été traduit en plusieurs langues et s'est vendu à plus de 150 000 exemplaires. Il a d'ailleurs fait l'objet d'une adaptation pour la télévision, réalisée en 2007 par Luc Béraud, intitulée " C'est mieux la vie quand on est grand " avec Daniel Russo dans le rôle du gendarme.

Mon avis : (lu en octobre 2014)
Ce livre est une vraie bouffée d'enfance... Victor, le narrateur, a neuf ans. Comme chaque été, il passe l'été au Cap-Martin avec sa soeur Alicia âgée de 14 ans et ses deux mamans, Claire et Pilar. Son papa, François, n'a jamais voulu venir en vacances dans l'appartement dont il a hérité de sa soeur, Félicité. A la résidence, pendant que sa mère, libraire, lit et Pilar peint, Victor profite de la liberté pour explorer le chemin des douaniers avec son meilleur ami Gaspard et Justine à laquelle il n'est pas indifférent... Il va faire la rencontre de Madame La Baronne, des deux jumeaux Tom et Nathan, découvrir de belles villas chargées d'histoires... 

Victor se pose plein de questions : pourquoi son papa n'a jamais voulu grandir, un peu comme Peter Pan ? Pourquoi les lucioles sont elles si nombreuses cette été ? Pourquoi les papillons n'ont pas peur de lui ? Qui était vraiment Félicité la soeur de son papa ?
Dans le livre qu'il a décidé d'écrire pour offrir à sa maman, Victor nous raconte, avec la naïveté de ses 9 ans, cet été si particulier et inoubliable.
C'est une histoire tendre, pleine de poésie et émouvante. Une très belle découverte ! 

Autre avis : Jostein, Nahe, Clara

Extrait : (début du livre)
Pour commencer, j'ai neuf ans. Je m'appelle Victor Beauregard.

À l'école Saint-Louis, à Bourg-en-Bresse, les méchants m'appellent Vilain Nez. C'est nul, car j'ai un joli nez en trompette comme celui de maman. Le prof de français, lui, dit monsieur Beauregard. Les gentils, eux, se contentent de Victor. Alicia, papa et maman aussi.
Mes parents se sont séparés deux ans après ma naissance. Et je n'y suis pour rien. Ils ne s'aimaient plus comme avant. C'est eux qui le disent.
François, mon papa, est photographe et travaille pour des guides touristiques. Il fait rentrer dans son appareil des lacs, des forêts, des villages, des montagnes, des couchers de soleil, mais jamais d'humains, à part Alicia et moi. Et maman, mais c'était bien avant la naissance d'Alicia, ma grande soeur. Et je n'en ai pas de plus petite. Tant mieux, parce que les filles c'est compliqué. Ça joue à la poupée, et ça pleure pour un rien. Alicia a quatorze ans et, en dehors des photos de papa qu'elle a encadrées au-dessus de son lit, elle ne s'intéresse qu'aux garçons. Des fois, même, elle disparaît plusieurs jours avec, et maman devient «folle d'inquiétude». Elle est incapable de rester assise et passe d'une pièce à l'autre, comme si ses pas mesuraient les mètres carrés de notre appartement à Bourg-en-Bresse. Mais Alicia revient toujours. À chaque fois, elle dit : «Ce n'est pas le bon.» Et elle s'enferme dans sa chambre. En bas, j'entends claquer sa porte comme une gifle. Maman court la rejoindre et moi je regarde un truc idiot à la télévision avec Pilar ou je joue avec ma tortue Katouta que je renverse sur le dos.
Maman est libraire. Elle écrit des petits mots tout en fluo pour les livres qu'elle a aimés, un Post-it jaune qu'elle colle sur la couverture pour attirer le regard du client. Maman tient aussi un blog où elle raconte l'histoire des livres, avec le prix, le nombre de pages et un mot pour les définir. C'est souvent «humain» ou «passionnant». Et elle y annonce, un mois avant, les signatures des écrivains qu'elle va chercher à la gare tous les samedis. C'est simple, maman lit tout le temps, sauf sous la douche ou quand elle dort. Comme elle en lit plusieurs en même temps, il y a au sol, du côté de son lit, des piles de livres d'où s'échappent les marque-pages de sa librairie.
Sur la table de la cuisine, le petit déjeuner est toujours prêt, et maman tend la joue pour le baiser du matin, sans lâcher le livre qu'elle tient déjà dans une main, lunettes basses sur son nez en trompette. L'autre prend des notes sur un petit bristol qu'elle utilise pour son blog ou ses clients. Pilar ne boit jamais son thé au lait avec nous. Elle peint ses paysages d'enfance, là-bas, très loin, en Argentine, dans la chambre-atelier.

Déjà lu du même auteur :

 au pays des kangourous Au pays des kangourous

Challenge Petit Bac 2014
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"Animal" (7)

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09 octobre 2014

Comme Une Petite Ressemblance n°15

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 Nouveau rendez-vous avec Canel

 n'oublie les oiseaux marina belleza

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 Le billet de Canel

  Mes autres billets Comme Une Petite Ressemblance : 

billet n°1billet n°2billet n°3billet n°4billet n°5billet n°6
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billet n°14 

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08 octobre 2014

Du sang sur la Baltique - Viveca Sten

Lu en partenariat avec Albin Michel

9782226259776g Albin Michel - août 2014 - 384 pages

traduit du suédois par Rémi Cassaigne

Titre original : I den innersta kretsen, 2009

Quatrième de couverture : 
Par une belle journée de juillet, une foule impatiente assiste au départ du Tour de Gotland, la plus importante régate d’Europe du nord. Mais le voilier qui fait la course en tête abandonne soudainement. Son skipper, le vice-président de la prestigieuse Royal Swedish Yachting Society, vient d’être abattu. Et si cet avocat très médiatique, père de famille respectable, n’était pas celui que l’on croit ?
Maîtresse bafouée, concurrent jaloux… la liste des suspects s’allonge au fur et à mesure d’une enquête délicate où l’inspecteur Thomas Andreasson  tente de percer à jour une élite mondaine prête à tout pour sauver les apparences. Même à tuer une seconde fois...

Auteur : Viveca Sten vit près de Stockholm avec son mari et leurs trois enfants. Après une brillante carrière juridique, elle s'est lancée dans l'écriture. Sa série, qui met en scène l'inspecteur Andreasson et l'avocate Nora Linde sur l'île de Sandhamn, compte déjà 5 tomes. Succès phénoménal en Suède et dans le monde, la série est publiée dans une quinzaine de pays et vient d'être adaptée en série pour la télévision suédoise.
Comme ses héros, l'auteur possède une vieille maison familiale sur l'île de Sandhamn et y a passé tous les étés de sa jeunesse.

Mon avis : (lu en octobre 2014)
Il y a deux ans, j'ai découvert cette nouvelle auteur suédoise et lorsque les éditions Albin Michel m'a proposé de découvrir ce deuxième tome de la série, je n'ai pas hésité
Tout commence sur l'île de Sandhamn lors du départ de la prestigieuse régate du Tour de Gotland. Les voiliers concurrents sont à proximité de la ligne de départ, celui-ci est imminent... Tout autour, les spectateurs attendent sur terre, sur d'autres embarcations... Soudain, c'est le coup de feu du départ. Au même instant, Oscar Juliander, un des favori de la régate, s'effondre, il a été abattu d'une balle en plein poitrine. La victime est un célèbre avocat d'affaires, il est marié et père de famille, c'est un passionné de voile, il était vice-président du Club nautique KSSS et devait bientôt devenir président, il collectionnait également les aventures... L'inspecteur Thomas Andreasson et son équipe vont mener une enquête longue et minutieuse, les pistes sont nombreuses, les coupables multiples...
Le lecteur suit pas à pas l'enquête avec les nombreux personnages mis en cause ou témoins, les questionnements de la police... Il découvre également les à côtés de l'enquête, la vie quotidienne sur l'île de Sandhamn, les vies personnelles des enquêteurs, on retrouve avec plaisir Nora Linde, l'amie d'enfance de Thomas, juriste. 
Une intrigue très réussie avec une conclusion plutôt inattendue. Une série prometteuse, il y a encore cinq tomes parus en suédois et pas encore traduit en français, je serai donc ravie de retrouver prochainement Thomas et Nora...

Merci Marlène et les éditions Albin Michel pour ce partenariat.

Extrait : (début du livre)
Dimanche


La voix féminine égrenait lentement le compte à rebours sur le canal 16 de la radio de bord : « Dix, neuf, huit... »
La mer fourmillait de bateaux. Les grands voiliers de course aux coques rutilantes s'alignaient sur la ligne de départ à quelques encablures de Sandhamn. Autour d'eux, les spectateurs manœuvraient leurs embarcations pour avoir un bon point de vue. La tension montait. Jumelles à la main, ils suivaient le spectacle qui se déroulait sous leurs yeux.
Un gros dragueur de mines prêté par la marine se tenait à tribord de la ligne de départ. Les grandes voiles se gonflaient comme des ballons pour profiter au mieux de la faible brise.
Toutes les conditions étaient réunies pour une régate passionnante.
La voix continuait le décompte :
« Sept, six... »
Les concurrents manœuvraient habilement pour se mettre en position de départ. Un miracle qu'ils n'entrent pas en collision. Ils n'étaient parfois séparés que de quelques dizaines de centimètres dans leur lutte pour obtenir la meilleure place, au plus près de la bouée orange.
« Cinq, quatre... »
À trois, le pistolet devait donner le départ. Il fallait quelques secondes pour entendre le coup de feu.
Le vice-président du club nautique royal KSSS et avocat Oscar Juliander, sûr de lui, était campé à la barre de son Swan, une élégante beauté baptisée Emerald Gin. Dix-huit mètres soixante, quinze hommes d'équipage, le voilier construit dans un chantier naval en Finlande avait coûté les yeux de la tête : plus de douze millions.
Mais il les valait, jusqu'à la dernière couronne, pensa Oscar Juliander. Il faudrait se lever tôt pour l'empêcher de gagner. Cet été, il remporterait la coupe du Tour de Gotland, coûte que coûte.
Il était gonflé d'adrénaline. Mon Dieu, ce qu'il aimait la voile !
Il jeta un coup d'oeil alentour et nota avec satisfaction la présence de l'hélicoptère de la télévision qui tournait au-dessus de la zone. Cela ferait de belles images quand l'Emerald Gin franchirait en premier la ligne de départ.
Comme d'habitude, il n'avait rien contre l'idée d'être en vue dans les médias, et les médias n'avaient rien contre celle de le mettre en avant. Il suffisait de se maintenir dans le vent pour conserver cette position que tous lui enviaient.
Il serra les poings. Bientôt, très bientôt ils s'élanceraient vers Gotland.
L'étrave bouillonnait dans l'écume, à quelques mètres de la ligne. Il ne fallait pas la franchir en avance, sous peine de devoir recommencer. Une pénalité qui faisait perdre de précieuses minutes et pouvait coûter la course.
Il retint son souffle tandis que finissait le compte à rebours. Ils étaient si près maintenant qu'il aurait pu toucher la bouée.
La traînée de fumée du pistolet apparut dans le ciel et, un instant plus tard, le coup de feu retentit au-dessus de la mer.

Déjà lu du même auteur :

la_reine_de_la_baltique La Reine de la Baltique

 

Challenge 2% Rentrée Littéraire 2014 
challengerl2014_150
11/12

  Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Matière" (10)

Challenge Trillers et Polars
2014-2015
 
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catégorie "Même pas peur" :  7/25

Challenge Voisins Voisines 2014
logo_voisins_voisines_2014_h300
Suède

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06 octobre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? [191]

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(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine et avant ? 

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Un avion sans elle - Michel Bussi 
La bipolarité du chocolat - Ximo Abadía 
Le fils - Philipp Meyer

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Du sang sur la Baltique - Viveca Sten (partenariat Albin Michel)

Que lirai-je la  semaine prochaine ?

L'homme de la montagne - Joyce Maynard (partenariat Philippe Rey)
Une femme simple - Cédric Morgan
Charlotte - David Foenkinos
Le chat qui ne mangeait pas de souris - Carmen Agra Deedy et Randall Wright (partenariat Flammarion)

Bonne semaine, bonnes lectures !

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03 octobre 2014

Le fils - Philipp Meyer

Lu en partenariat avec Albin Michel

le fils Albin Michel - août 2014 - 688 pages

traduit de l’américain par Sarah Gurcel

Titre original : The Son, 2013

Quatrième de couverture :
Vaste fresque de l’Amérique de 1850 à nos jours, Le Fils de Philipp Meyer, finaliste du prestigieux prix Pulitzer 2014, est porté par trois personnages, trois générations d’une famille texane, les McCullough, dont les voix successives tissent la trame de ce roman exceptionnel.
Eli, enlevé par les Comanches à l’âge de onze ans, va passer parmi eux trois années qui marqueront sa vie. Revenu parmi les Blancs, il prend part à la conquête de l’Ouest avant de s’engager dans la guerre de Sécession et de bâtir un empire, devenant, sous le nom de « Colonel », un personnage de légende.
À la fois écrasé par son père et révolté par l’ambition dévastatrice de ce tyran autoritaire et cynique, son fils Peter profitera de la révolution mexicaine pour faire un choix qui bouleversera son destin et celui des siens.
Ambitieuse et sans scrupules, Jeanne-Anne, petite-fille de Peter, se retrouvera à la tête d’une des plus grosses fortunes du pays, prête à parachever l’œuvre de son arrière-grand-père.
Il est difficile de résumer un tel livre. Porté par un souffle hors du commun, Le Fils est à la fois une réflexion sur la condition humaine et le sens de l’Histoire, et une exploration fascinante de la part d’ombre du rêve américain.

Auteur : Originaire de Baltimore, Philipp Meyer est à 38 ans reconnu comme l’un des écrivains les plus doués de sa génération. Lauréat du Los Angeles Times Book Prize pour son premier roman, Un arrière-goût de rouille (2010), il a connu un formidable succès avec son deuxième livre Le Fils, salué par l’ensemble de la presse américaine comme l’un des cinq meilleurs romans de l’année 2013 et qui va être traduit en plus de vingt langues.

Mon avis : (lu en septembre 2014)
J'ai mis beaucoup plus de temps à lire ce livre que je l'imaginais en le commençant. Tout d'abord, il y a près de 700 pages, ensuite l'histoire est dense, passionnante et très documentée. En effet, à travers trois personnages et trois générations d'une famille, le lecteur découvre l'histoire du Texas de 1850 à nos jours.
Eli McCullough a 11 ans lorsqu'il assiste aux viols et à la mort de sa mère et sa soeur et au massacre de son frère. Il est enlevé par une tribu de Comanches, tout d'abord réduit en esclavage il sera adopté par eux. Quelques années plus tard, la guerre et la maladie vont décimer les Indiens et Eli doit retourner vivre parmi les Blancs. Il se sent toujours un peu indien, il sera Rangers pendant quelques années, participera à la guerre de Sécession prenant le nom de « Colonel » puis deviendra un des éleveurs les plus importants du Texas.
Son fils Peter McCullough est très différent, plus pacifique, en opposition avec son père, il se sent proche des mexicains.

Jeanne Anne McCullough est la petite-fille de Peter. Elle héritera du domaine et le fera prospérer grâce au pétrole.
L'arbre généalogique en début du livre est très utile pour naviguer dans toute cette grande famille. 

J'ai beaucoup aimé les débuts d'Eli lorsqu'il vit chez les Comanches, j'ai mis plus de temps à apprécier les personnages de Peter et Jeanne Anne. J'ai beaucoup appris sur l'histoire du Texas loin des mythes du rêve américain avec l'arrivée des pionniers yankees, puis l'extinction des Comanches, en passant par la révolution mexicaine et enfin la prospection pétrolière... Un long western qui nous emporte dans les grands espaces.

Merci Marlène et les éditions Albin Michel pour cette lecture passionnante.

Autres avis : Gambadou, Papillon

Extrait : 

Challenge 2% Rentrée Littéraire 2014 
challengerl2014_150
10/12

 Challenge Petit Bac 2014 
91121022
"Cercle familiale" (11)

 pavc3a9-2014
n°3

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01 octobre 2014

La bipolarité du chocolat - Ximo Abadía

Couv_208640 Diabolo éditions - octobre 2013 - 148 pages

traduit de l'espagnol par Marisa Muñoz

Titre original : La bipolaridad del chocolate, 2011

Présentation éditeur :
Jan est un enfant handicapé qui a un ami invisible vivant dans son placard, un lapin agoraphobe et une maison dans un arbre. Son père était pêcheur, et lui, il aurait caché tous les poissons du monde, dans un aquarium pour que son père ne les trouve pas. Une série d'événements le conduisent au voyage de sa vie. Voyage qui finira par le mener à la ville lumière, Paris.

Auteur : Ximo Abadía Pérez (Alicante, Espagne, 1983), passe son enfance à lire des bandes dessinées françaises, les histoires des super-héros américains et des magazines underground espagnols. De nos jours, il est l’un des jeunes auteurs espagnols avec plus de talent. Nominé comme « meilleur auteur révélation » aux prix du salon de BD de Barcelone, son travail a déjà été publié en Espagne et aux États-Unis.

Mon avis : (lu en septembre 2014)
Voilà une bande dessinée que j'ai emprunté par hasard à la Bibliothèque. 
Jan était un petit garçon presque normal... Il est un peu sourd de l'oreille droite, il bégaille un peu et il a un ami imaginaire qu'il n'aime pas vraiment, il aime le chocolat. Son père est pêcheur et sa mère vend les poissons au marché. Mais son père perd son travail, se met à boire et se dispute avec sa femme. Celle-ci tombe dans les escaliers et meurt. Désespéré, le père arrête la boisson pour les médicaments et meurt à son tour. Jan se retrouve seul et il est envoyé à l'orphelinat où il rencontre Andrei qui devient vite son meilleur ami...
Tout ceci est le début de l'histoire de ce petit garçon si attachant qui ira au bout de ses rêves en suivant des chemins tortueux et plein de surprises...
Voilà une fable poétique, décalée et pleine d'humour. Le dessin est assez simpliste, au début en noir et blanc puis la couleur arrive. La narration est amusante et parfaitement adaptée à la naïveté et l'imagination de Jan !
Une belle découverte.

Extrait : 

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Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Couleur" (13)

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30 septembre 2014

Un avion sans elle - Michel Bussi

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Editions VDB - juillet 2012 - 14h30 - Lu par José Heuzé et Isabelle Miller

Presse de la Cité - janvier 2012 - 532 pages

Pocket - mars 2013 - 570 pages

Quatrième de couverture :
Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l’identité de l’unique rescapé d’un crash d’avion, un bébé de trois mois ? Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule.
Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête.
Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu’à ce que les masques tombent.
Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ?
Ou bien quelqu’un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ?

Auteur :  Il est professeur de géographie et directeur du laboratoire de modélisation et traitements graphiques en géographie. Comme chercheur universitaire, il publie depuis une vingtaine d’années des articles et ouvrages scientifiques. 

Lecteurs : 
Isabelle Miller est comédienne de théâtre de formation classique, elle prête sa voix à des personnages de séries TV (Desperate housewives…) et de cinéma (Les 4 Fantastiques…). Elle a également été amenée à travailler pour la télévision (documentaires) et la radio (fictions).
José Heuzé

Mon avis : (écouté en septembre 2014)
Tout commence le 23 décembre 1980, lorsque l'avion Paris-Istanbul décroche et s'écrase sur les pentes du Mont Terrible dans le Jura. A bord de l'avion il y a 169 personnes, il y aura 1 seul survivant, une petite fille aux grands yeux bleus de quelques mois éjectée de l'appareil avant qu'il prenne feu... Qui est ce bébé ? Lyse-Rose ou Emilie ? La petite-fille de Léonce et Mathilde de Carville, riches industriels du Val de Marne ou celle de Pierre et Nicole Vitral, commerçants ambulants à Dieppe ? A l'époque, les tests ADN n'existent pas encore, impossible d'établir avec certitude l'identité de l'enfant, c'est finalement la justice qui tranche et Lylie est confiée aux Vitral. Mathilde de Carville engage à grands frais Crédule Grand-Duc, détective privé, pour enquêter jusqu'au 18 ans de Lylie et établir avec certitude son origine.
Dix-huit ans plus tard, Crédule Grand-Duc vient de terminer de rédiger le cahier de ses 18 ans d'enquêtes qu'il compte remettre à Lylie. L'enquête n'ayant pas abouti, déprimé, il s'apprête à mettre fin à ses jours et soudain, il comprend...

Avec la lecture de ce cahier, le lecteur découvre l'histoire de Lylie et son dénouement incroyable.
La construction de l'histoire est palpitante et la version audio à deux voix est très réussie.

 

Extrait :
23 décembre 1980, 00 h 33
L'Airbus 5403 Istanbul-Paris décrocha. Un plongeon de près de mille mètres en moins de dix secondes, presque à la verticale, avant de se stabiliser à nouveau. La plupart des passagers dormaient. Ils se réveillèrent brusquement, avec la sensation terrifiante de s'être assoupis sur le fauteuil d'un manège de foire.
Ce furent les hurlements qui brisèrent net le fragile sommeil d'Izel, pas les soubresauts de l'avion. Les bourrasques, les trous d'air, elle en avait l'habitude, depuis presque trois ans qu'elle enchaînait les tours du monde pour Turkish Airlines. C'était son heure de pause. Elle dormait depuis moins de vingt minutes. Elle avait à peine ouvert les yeux que sa collègue de garde, Meliha, une vieille, penchait déjà vers elle son décolleté boudiné.
- Izel ? Izel ? Fonce ! C'est chaud. C'est la tempête, dehors, il paraît. Zéro visibilité, d'après le commandant. Tu prends ton allée ?
Izel afficha l'air lassé de l'hôtesse expérimentée qui ne panique pas pour si peu. Elle se leva de son siège, réajusta son tailleur, tira un peu sur sa jupe, admira un instant le reflet de son joli corps de poupée turque dans l'écran éteint devant elle et avança vers l'allée de droite.
Les passagers réveillés ne hurlaient plus, mais ouvraient des yeux plus étonnés qu'inquiets.
L'avion continuait de tanguer. Izel entreprit de se pencher avec calme sur chacun d'entre eux.
- Tout va bien. Aucun souci. On traverse simplement une tempête de neige au-dessus du Jura. On sera à Paris dans moins d'une heure.
Le sourire d'Izel n'était pas forcé. Son esprit vagabondait déjà vers Paris. Elle devait y rester trois jours, jusqu'à Noël. Elle était excitée comme une gamine à l'idée de jouer lesStambouliotes libérées dans la capitale française.
Ses attentions rassurantes se posèrent successivement sur un garçon de dix ans qui s'accrochait à la main de sa grand-mère, sur un jeune cadre à la chemise froissée qu'elle aurait volontiers recroisé le lendemain sur les Champs-Élysées, sur une femme turque dont le voile, sans doute mal ajusté à cause du réveil brutal, lui barrait la moitié des yeux, sur un vieil homme recroquevillé sur lui-même, les mains coincées entre ses genoux, qui lui jetait un regard implorant...
- Tout va bien. Je vous assure.
Izel progressait calmement dans l'allée quand l'Airbus pencha à nouveau sur le côté.
Quelques cris fusèrent. Un jeune type assis sur la droite d'Izel, qui tenait à deux mains un baladeur-cassette, cria d'un air faussement enjoué :
- C'est pour quand, le looping ?

Challenge Trillers et Polars
2014-2015
 
88055176_o

catégorie "Même pas peur" :  6/25

 

Déjà lu du même auteur : 

Ne_lache_pas_ma_main_600x966 Ne lâche pas ma main 98872184 Nymphéas noirs 

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29 septembre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? [190]

91950711
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine et avant ? 

98894993 l'affaire du voile 98948160 freak city 

Dire, ne pas dire - Académie Française 
L'affaire du voile - Pétillon (BD)
Le Tangram Magique T1 l'Énigme des Pivoines - Florence Lamy 
Freak city - Kathrin Schrocke

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Le fils - Philip Meyer (partenariat Albin Michel) 

Que lirai-je la  semaine prochaine ?

Du sang sur la Baltique - Viveca Sten (partenariat Albin Michel)
L'homme de la montagne - Joyce Maynard (partenariat Philippe Rey)

Bonne semaine, bonnes lectures !

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27 septembre 2014

Freak city - Kathrin Schrocke

freak city La joie de lire - janvier 2013 - 273 pages

traduit de l'allemand par Génia Catala

Titre original : Freak City, 2010

Quatrième de couverture : 
Mika vit dans le monde "normal" : ses potes, sa petite soeur envahissante, la musique et sa copine Sandra, qui veut faire "une pause". Léa vit dans un monde semblable : sa meilleure amie Franzie, sa famille difficile, le cinéma et les sorties au café Freak City. A une différence près : Léa est sourde. L'histoire d'une rencontre improbable.

Auteur : Kathrin Schrocke est née en 1975 à Augsbourg, en Bavière, et vit actuellement à Berlin. Après des études d'allemand et de psychologie, elle a écrit de nombreux romans et pièces de théâtre pour enfants et jeunes adultes. Elle a reçu plusieurs prix et nominations, dont le Nettetaler Youth Book Prize en 2010 ainsi que le Hansjörg-Martin Prize, catégorie meilleur thriller allemand pour la jeunesse. Freak City a été nominé pour le German Youth Literature Prize en 2011.

Mon avis : (lu en septembre 2014)
Mika a des difficultés à accepter la "pause" que Sandra sa petite amie à décider de faire. Il n'arrive pas à l'oublier et à faire quoique ce soit sans elle. Mais un jour, il rencontre Léa, sourde de naissance et pour communiquer avec elle et devenir son amie, il décide de prendre des cours de langage des signes. Cela va commencer par une amitié et la découverte du monde la surdité avant d'éprouver plus...
Cette histoire est 
très réaliste sur les préoccupations de l'adolescence et sur la surdité permet au lecteur de découvrir comment est intégré ou non un sourd dans notre monde d'entendants et comment sont nombreux les à priori.

Une très belle découverte sur une rencontre autour de la différence.

Extrait : (début du livre)
Un homme intelligent a dit un jour qu'on pouvait bâtir quelque chose de beau avec les pierres qui se trouvaient sur notre route.

Je peux vous dire que c'est vrai. Ça m'est arrivé.
Mais ce jour-là, alors que je suivais cette fille à travers la ville en compagnie de mes deux potes préférés, je n'avais pas la moindre idée de ce qui m'attendait.
C'était pourtant si évident que j'aurais dû le voir, ça sautait aux yeux. Mais j'étais tellement à côté de mes pompes à cette époque. Malade d'amour. Paumé. Je ne comprenais rien à rien.
Au lieu de ça, comme une andouille, je lui courais après avec les deux autres, en lui lançant des grossièretés.
Je ne voyais que ce que je voulais bien voir : ses boucles sauvages, sa minijupe jaune remontée un rien trop haut. Le tatouage sur sa nuque qui disparaissait sous son t-shirt grenat.
Ses tongs vertes faisaient un bruit déchirant sur l'asphalte, elles semblaient crier pitié à chaque pas.
Il faisait trop chaud pour la saison, l'air vibrait autour de nous.
C'est de cette vibration que surgit sa fière silhouette. Le cerveau brûlé par cette chaleur, j'étais aveugle à tout le reste.

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25 septembre 2014

Le Tangram Magique T1 l'Énigme des Pivoines - Florence Lamy

Lu en partenariat avec les éditions Casterman

9782203081178_1_75 Casterman - août 2014 - 145 pages

Quatrième de couverture : 
Li-Na assemble les morceaux du tangram sur le sol. Monsieur Zhou s'exclame :
- Un cygne ! Bravo, c'est vraiment ressemblant.
- Je sais aussi faire le chat, reprend Li-Na. Vous pensez vraiment, ajoute-t-elle, que ce jeu est magique ?
- Qui sait ? A toi de le découvrir...

Pour ses dix ans, Li-Na reçoit un cadeau étrange et fascinant : un tangram. Si ce jeu est vraiment magique, peut-être l'aidera-t-il à retrouver le tableau volé de madame Lo ?

Auteur : Professeure de Lettres Modernes, Florence Lamy a longtemps enseigné le français en Collège. Elle se consacre désormais pleinement à son travail d'écrivain.

Mon avis : (lu en septembre 2014)
A Hangzhou, comme partout en Chine, on célèbre le jour du double neuf. C’est aussi le jour anniversaire, du jour où Li-Na a été trouvée tout bébé sur les marches d’un temple lors de l'incendie qui a dévasté la ville. Grand-Mère Dong l'a accueillie il y a juste 10 ans et l'une et l'autre sont très attachées. Lors de son anniversaire surprise organisé par Grand-Mère Dong, Li-Na reçoit de la part de l'apothicaire Zhou un tangram qui est dit magique. Avec l'aide de Cheng, un vendeur de thé, Li-Na décide de se servir de son tangram magique pour enquêter sur le vol d'un tableau...
Une histoire très sympathique qui permet au lecteur de découvrir quelques éléments de la culture chinoise.

En bonus avec ce livre un tangram magnétique orange qui permet au lecteur de tenter de reproduire les différentes silhouettes rencontrées... Et pour les impatients ont trouvent même les solutions en fin de livre. 
Ce livre est le premier d'une série, à suivre...

Merci Brigitte et les éditions Casterman pour ce partenariat.

Extrait : (début du livre)
"Et dire qu'aujourd'hui c'est le jour du double neuf ! ne cesse de marmonner Li-Na. Cette date, je crois que je vais finir par la détester !"
Ces deux chiffres, venus s'ajouter l'un à l'autre sur le calendrier ce matin, sont pour elle comme une lumière rouge qui n'arrête pas de clignoter. Impossible de penser à autre chose depuis qu'elle est réveillée...
Pourtant le double neuf est un jour de fête, l'un des préférés des habitants de Hangzhou, celui qu'ils appellent "la journée des chrysanthèmes". Beaucoup d'entre eux iront en famille se détendre sur les hauteurs de la ville comme le veut la tradition. Ils dégusteront des sucreries, flâneront par petits groupes, riant à chaque explosion de pétard.
Mais Li-Na, elle, n'a guère le coeur à s'amuser. Acheter des fleurs, manger des gâteaux ou aller voir les acrobates et les jongleurs dans les rues, lui paraît sans intérêt. Non, ce qu'elle voudrait vraiment, c'est qu'on lui souhaite au moins une fois son anniversaire. Malheureusement, il n'en est pas question et les arguments de Grand-Mère Dong à ce sujet sont irréfutables :
- Arrête de me demander toujours la même chose ! D'accord, je t'ai recueillie un jour de double neuf. Tu avais déjà quelques mois. Fêter ton anniversaire à cette date... Ce serait contraire aux usages. 

 

Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Objet" (9)

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