26 novembre 2014

Pico Bogue - tome 7 - Cadence infernale

pico-bogue-tome-7-cadence-infernale Dargaud - octobre 2014 - 48 pages

Présentation éditeur :
Finies les vacances, mais la vie continue, et la rigolade aussi ! Pico et toute la famille retrouvent les petites et les grandes joies de la vie quotidienne : l'école, les repas, les interrogations existentielles. Et quand Pico découvre un livre sur l'étymologie et l'histoire des mots, un nouvel univers s'ouvre à lui. Et tout son entourage va en profiter... de gré ou de force !

Auteurs : Alexis Dormal est né en 1977 à Bruxelles. Après des études de réalisation cinéma, il s'oriente vers le dessin et l'écriture. Dominique Roques, sa mère scénariste, et lui-même, créent les personnages Pico Bogue et Ana Ana.
Dominique Roques est née en 1948 à Casablanca. Quelques années plus tard, en Belgique, elle a deux fils qui partagent son goût pour la bande dessinée humoristique. L'ainé de ses fils, Alexis Dormal, dessine depuis toujours des personnages pleins de vie. Si pleins de vie qu'il est vite devenu insupportable à Dominique de les abandonner à peine nés. Elle décide donc de leur faire des "transfusions" d'histoires, trouvant les donneurs... en elle et tout autour d'elles. Ainsi tchatchent, galopent et dévorent Pico, Ana Ana et les autres.

Mon avis : (lu en novembre 2014)
Les albums de Pico Bogue sont toujours rafraîchissant et celui-ci ne déroge pas à la règle... Ce n'est pas une histoire continue mais une succession de scènes du quotidien à la maison, à l'école sur une page ou une demi-page où les acteurs principaux sont Pico et/ou Ana Ana sa petite soeur. Un fil conducteur se dessine lorsque Pico Bogue découvre un livre sur l'étymologie de la langue française. Ce livre va devenir une vraie bible pour lui, il sera en profiter à son avantage pour éviter les corvées ou surtout avoir le dernier mot... 

Extrait : 

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Déjà lu des même auteurs : 

picobogue  Pico Bogue tome 1 : La vie et moi

pico_bogue_T2  Pico Bogue tome 2 : Situations critiques

pico_bogue_T3 Pico Bogue tome 3 : Question d'équilibre

5468  Pico Bogue, Tome 4 : Pico love 

9782205068153_150 Pico Bogue, Tome 5 : Légère contrariété

92114288 Pico Bogue, Tome 6 : Restons calme

 

Challenge 4% Rentrée Littéraire 2014 
challengerl2014_150
24/24

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24 novembre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? [198]

91950711

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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Vers le bleu - Sabrina Bensalah 
La Lune est blanche - Emmanuel Lepage et François Lepage 
Profanes - Jeanne Benameur 

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

En Afrique - Eric Fottorino (partenariat Denoël)
La femme tatouée - Pieter Aspe (partenariat Albin Michel)

Que lirai-je la  semaine prochaine ?

Ces instants-là - Herbjørg Wassmo (Les Matchs de la Rentrée Littéraire 2014)
Sous les couvertures - Bertrand Guillot 
Un parfum d'herbe coupée - Nicolas Delesalle (partenariat )
Lettres mortes de Robert Allison (partenariat Denoël)

Bonne semaine, bonnes lectures !

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22 novembre 2014

Mois du film documentaire 2014 en Seine et Marne :

Mois du film documentaire 2014 : découvrir l'oeuvre de Carmen Castillo et Rithy Panh

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La Médiathèque départementale met à l’honneur deux cinéastes francophones : l'un d'origine cambodgienne, l'autre d'origine chilienne, qui questionnent l'histoire douloureuse de leur pays. 

Plus de 30 projections-débats sont donc programmées en Seine-et-Marne pendant tout le mois de novembre.

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Hier soir, la Bibliothèque organisait une soirée autour du film :

La Terre des âmes errantes de Rithy Panh :

En 1999, les travaux de pose du premier câble de fibre optique d’Asie du Sud-Est ont traversé le Cambodge. Ils impliquent le creusement d’une tranchée d’un mètre de profondeur de la frontière thaïlandaise à la frontière vietnamienne, pour y enfouir un câble à peine plus gros que le pouce. C’est là l’occasion pour de nombreux Cambodgiens - paysans pauvres, soldats démobilisés, familles sans ressources - de trouver du travail.
La tranchée rencontre les mines et la présence obsédante des millions de morts dont les âmes errent, harcelant les survivants, faute de sépultures. Tout au long de son creusement à la pioche, à la houe, à la main, elle met en scène l’angoisse de pouvoir continuer à travailler tout en subissant quotidiennement la violence économique.
Le film suit sa progression, s’attachant à quelques personnages centraux qui symbolisent les difficultés et les contradictions que doit surmonter ce pays, dans la nécessité de survivre et la volonté de renouer avec une culture ancestrale laminée, elle aussi, par les années de guerre.

1999, 100 minutes – Rithy Panh

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Auteur : Cinéaste franco-cambodgien, né le 18 avril 1964 à Phnom Penh, Rithy Panh est âgé de onze ans au moment de l’arrivée des Khmers rouges à Phnom Penh (1975). Cadet d’une famille de neuf enfants, il a d’abord été intégré à une brigade mobile de jeunes, puis à un hôpital en tant qu’aide-soignant. En 1979, il s’échappe du Cambodge et parvient au camp de Mairut, en Thaïlande. Un an après, il s’exile en France. En
1985, il intègre l’Institut des hautes études cinématographiques (aujourd’hui Fémis) dont il sort diplômé. Il devient réalisateur et l’ensemble des films qu’il tourne ensuite trouvent leur matière dans l’histoire de son pays d’origine. Si le cinéma peut nous raconter l’Histoire, il peut aussi être le lieu d’une suture, d’une réhabilitation ou, pour employer un terme moins ampoulé et cher à Rithy Panh, d’une rencontre.

Mon avis :
Un film très fort, il n'y a pas de voix off, seuls les personnages s'expriment et ainsi le spectateur découvre le contexte historique, social, économique de ces Cambodgiens pauvres, obligés de creuser cette tranchée pour gagner un peu d'argent pour faire vivre leurs familles. 

A la fin de la projection, nous avons pu poser des questions et échanger avec Cati Couteau la productrice du film. 

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L’association REASMEY ANGKOR a clôt la soirée avec des collations, des danses et une vente d’artisanat au profit des enfants des rues du Cambodge.

 

rithy_pahn Ce film est disponible dans le DVD "Le Cinéma de Rithy Panh" (2008)

Pour en savoir plus : Fiche Arte sur le film  La Terre des âmes errantes de Rithy Panh

 

Déjà lu du même auteur :

 lelimination L'élimination - Rithy Panh (Grand Prix Elle 2013 - document) 

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21 novembre 2014

Profanes - Jeanne Benameur

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Editions Thélème - octobre 2013 - 8h30 - Lu par Antoine Louvard

Actes Sud - janvier 2013 - 240 pages

Babel - mai 2014 - 288 pages

Quatrième de couverture : 
Ancien chirurgien du coeur, il y a longtemps qu'Octave Lassalle ne sauve plus de vies. À 90 ans, bien qu'il n'ait encore besoin de personne, Octave anticipe : il se compose une "équipe". Comme autour d'une table d'opération mais cette fois-ci, c'est sa propre peau qu'il sauve.

Auteur :  Née 1952, en Algérie d'un père tunisien et d'une mère italienne, Jeanne Benameur vit en France depuis l'âge de 5 ans. Elle débute sa carrière d'écrivain avec des livres de jeunesse comme 'Samira des quatre routes' ou 'Adil coeur rebelle', avant d'ouvrir son registre à la littérature pour adulte. Lauréate du prix Unicef en 2001, Jeanne Benameur se distingue sur la scène littéraire avec 'Les Demeurées', l'histoire d'une femme illettrée et de sa fille. Directrice de collection chez Actes Sud junior ainsi qu'aux éditions Thierry Magnier, l'auteur publie son autobiographie, 'Ça t'apprendra à vivre' en 1998. Influencée par ses origines culturelles, Jeanne Benameur s'inspire aussi de son expérience d'enseignante pour évoquer les thèmes de l'enfance (' Présent ?') mais aussi de la sensation et du corps (' Laver les ombres') dans un style pudique et délicat. Elle publie aussi 'Les Mains libres'.

Lecteur : Antoine Louvard est élève au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris

Mon avis : (écouté en novembre 2014)
J'ai redécouvert cette lecture avec autant de plaisir que la première fois en écoutant ce livre audio. Il a fallu cependant que je m'habitue au ton, malgré tout, assez monotone du lecteur. 
A 90 ans, Octave Lassalle préfère anticiper, il décide donc de s'entourer de quatre personnes pour l'aider dans son quotidien : Marc s'occupe du petit-déjeuner d'Octave et de l'entretien du jardin. Hélène a comme mission de peindre le portrait de Claire la fille d'Octave, morte accidentellement à l'âge de 19 ans. Yolande s'occupe de la maison, du ménage, du dîner et Béatrice est présente durant la nuit.
L'écriture est sensible, émouvante et pleine de poésie. Jeanne Benameur nous livre des personnages attachants et profonds qui ensemble vont réussir à dépasser leurs douleurs et prendre confiance. Une histoire originale, magnifique, qui fait du bien et nous invite à réfléchir. Un vrai coup dcœur pour moi.  

Extrait : (début du livre)
Ils sont là, derrière la porte. Il ne faut pas que je rate mon entrée.
Maintenant que je les ai trouvés, tous les quatre, que je les ai rassemblés, il va falloir que je les réunisse. Réunir, ce n'est pas juste faire asseoir des gens dans la même pièce, un jour. C'est plus subtil. Il faut qu'entre eux se tisse quelque chose de fort.
Autour de moi, mais en dehors de moi.
Moi qui n'ai jamais eu le don de réunir qui que ce soit, ni famille ni amis. A peine mon équipe à la clinique, parce qu'ils y mettaient du leur. Je leur en savais gré. Ce n'est pas la même affaire dans une clinique, les choses se font parce que sinon c'est la vie qui part. Ce n'est pas autour de moi qu'ils étaient réunis, c'était contre la mort. Et ça, c'est fort.
Là, j'ai su tenir ma place.

J'ai quatre-vingt-dix ans. J'ai à nouveau besoin d'une équipe.
Il faut que ces quatre-là, si différents soient-ils, se tiennent. Pour mon temps à venir. Je m'embarque pour la partie de ma vie la plus précieuse, celle où chaque instant compte, vraiment. Et j'ai décidé de ne rien lâcher, rien.
Les quatre, là, derrière la porte, je les ai choisis avec soin, tant que ma conscience est aiguë. Pas question qu'on me colle n'importe qui pour s'occuper de ma carcasse quand il sera trop tard pour choisir. J'ai encore toutes mes facultés intellectuelles et physiques, même si le corps fatigue trop vite, regimbe et pousse trop la douleur dans les articulations. Je n'ai pas besoin d'eux aujourd'hui, mais j'ai toujours su anticiper.
C'est ce qui a fait de moi un bon chirurgien.
Un bon chasseur aussi.
Un paradoxe, oui, il a toujours fallu une once de mort dans ma vie.
Les bêtes tuées en plein élan, c'était mon tribut à payer. Juste "redonner la vie" à des patients, c'aurait été se prendre pour Dieu. La chasse, c'était ma façon de garder l'équilibre. Je n'y prenais pas vraiment de plaisir. Je buvais avec les autres après, je festoyais aussi. Et je retournais à la clinique.
J'ai arrêté la chasse le jour où je n'ai plus opéré.

Depuis j'ai eu le temps de réfléchir, de décider. Pas de pourriture dans le vivant, alors pas d'arrêt. C'est l'arrêt du désir qui fait le nid à tout ce qui crève. Plus d'élan, plus de vie.
Et moi je veux vivre. Pas en attendant. Pleinement.

J'ai trop vu comment ça se passait pour ceux qu'on appelle "les patients". C'est dans les chairs aussi, leur "patience". C'est cette "patience" que j'ai essayé d'extraire chaque fois que j'opérais. Cette patience-là n'est pas une vertu, quoi qu'on en dise. J'y ai mis toute ma science de bon chirurgien.

 

Déjà lu du même auteur :
les_demeur_es Les Demeurées les_mains_libres_p_ Les Mains libres 
c_a_t_apprendra___vivre Ça t'apprendra à vivre laver_les_ombres  Laver les ombres 
si_m_me_les_arbres_meurent_2 Si même les arbres meurent pr_sent Présent ? 
les_insurrections_singuli_res Les insurrections singulières profanes Profanes 

2013-12-31_160044 Pas assez pour faire une femme

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19 novembre 2014

La Lune est blanche - Emmanuel Lepage et François Lepage

la lune est blanche Futuropolis - octobre 2014 - 256 pages

Quatrième de couverture :
L'Antarctique est le continent le plus sec, le plus froid, le plus difficile d'accès. C'est le monde des extrêmes. En 2011, l'Institut polaire français invite François et Emmanuel Lepage à rendre compte, dans un livre mêlant bande dessinée et photos, d'une mission scientifique sur la base française antarctique Dumont d'Urville, en Terre-Adélie. En outre, il leur propose de participer, comme chauffeurs, au raid de ravitaillement de la base Concordia, située au cœur du continent antarctique, à 1 200 km de Dumont d'Urville ! Le Raid, comme on l'appelle, est LA grande aventure polaire ! Pour les deux frères, ce serait l'aventure de leur vie... Mais rien ne se passera comme prévu !

Auteurs : Emmanuel Lepage est un dessinateur, scénariste et coloriste de bande dessinée, né en 1966 à Saint-Brieuc. Il vit dans les Côtes-d'Armor.
François Lepage est reporter-photographe. Il vit à Rennes. 

Mon avis : (lu en novembre 2014)
Après le beau voyage dans les Terres Australes, Emmanuel Lepage et son frère François, photographe, repartent pour le voyage de leur vie, un rêve inespéré : un voyage en Antarctique ! Ils ont été invités par l'Institut Polaire Français à découvrir la base française antarctique Dumont d'Urville, en Terre-Adélie et à participer au ravitaillement de la station Concordia.
Emmanuel et François nous racontent en dessins et en photos cette expérience extrême.
Depuis les préparatifs, le départ repoussé, le voyage pas toujours agréable sur le bateau (l'Astrolabe) entre l'Australie et la Terre Adélie, les deux frères racontent avec simplicité leur quotidien, leurs rencontres avec les participants de la mission, les douze jours de « Raid » vers Concordia. Ils rendent compte de leurs émotions, de leurs inquiétudes... Les conditions météorologiques extrêmes sont seul maître de cette aventure polaire qui ne se passera pas vraiment comme prévu mais le résultat est un album vraiment réussi.
La beauté des paysages est formidablement bien rendue par les aquarelles d'Emmanuel ou les photos de François. Le dépaysement est assuré ! Une bande dessinée coup de cœur  !

Extrait : (début du livre)

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 Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Couleur" (12)

Challenge 4% Rentrée Littéraire 2014 
challengerl2014_150
23/24

Déjà lu du même auteur : 

1151_couv  Un Printemps à Tchernobyl  97888941 Voyage aux îles de la Désolation 

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18 novembre 2014

Vers le bleu - Sabrina Bensalah

 

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vers le bleu Editions Sarbacane - octobre 2014 - 188 pages

Quatrième de couverture :
Coincée dans une caravane entre une mère irresponsable et une petite soeur farfelue, Nel, 18 ans, voudrait fuir sa vie trop étroite. Partir loin, juste après l'élection de la Mini-Miss Camping à laquelle Noush rêve de participer... Mais rien ne se passera comme prévu, dans la vie « cabossée bizarre » de Nel et Noush. Et tant mieux, au fond : sinon, comment pourraient-elles espérer aller un jour vers le Bleu.

Auteur : Sabrina Bensalah est née en 1979 à Roanne. Diplômée des Beaux-Arts de Saint-Étienne en communication visuelle, elle décide de devenir auteur-illustratrice tout en enseignant le dessin.
Vers le bleu est son premier roman.

Mon avis : (lu en novembre 2014)
Vers le bleu est un titre à la fois poétique et mystérieux.
A 18 ans Nel (Ornella) rêve de quitter sa vie difficile dans une caravane avec la Mère et Noush (Anoushka) sa petite soeur âgée de neuf ans. Elle rêve de prendre son indépendance, de pouvoir reprendre des études. En attendant, elle doit s'occuper de Noush une petite fille nature, pleine de vie : son dernier projet, c'est l'élection de la Mini-Miss Camping. Nel a décidé de rester jusqu'à cette élection ensuite, elle partira vivre sa vie !
Mais rien ne se passera comme prévu... La Mère a accepté de suivre un homme plein de promesse et elle est partie sans prévenir... Laissant Noush sous la responsabilité de Nel.
Celle-ci va se débrouiller comme elle peut pour subvenir aux moyens de toutes deux. Heureusement il y a les commerçants et habitués du camping  
Anémone, Marcus, Emilien, Gaston, Arsène, Gino qui sont solidaires avec les deux soeurs, toujours prêts à les aider dans le quotidien. Et l'espoir de jours meilleurs est toujours là.
Au début, j'ai été un peu gênée par le style oral et les mots familiers très présent mais 
cette écriture simple est cohérente avec la situation.
Une lecture émouvante, des personnages très attachants et authentiques.

Merci Babelio et les éditions Sarbacanes pour cette très belle découverte et pour les marque-pages joints avec le livre.

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Extrait : (début du livre)
Le haut-parleur braille le programme de la journée. Juste au-dessus de la caravane. Même en écrasant l'oreiller sur ma tête, j'entends qu'on nous promet 28° cet après-midi ! Impossible de dormir : j'enjambe ma petite soeur, puis recouvre d'un plaid la Mère affalée sur la banquette.
J'ouvre la caravane sur N'oubliez pas la soirée Michel François et ses Michettes en essayant de faire le moins de bruit possible - raté, Noush se réveille. Ses yeux tout ronds me trouvent puis très vite me supplient de ne pas la laisser ici. Je ne refuse pas. J'aurais préféré être seule, mais ce matin je devine que moi sans elle, c'est impossible.
- Habille-toi, alors ! Je vais aux toilettes.
Sa bouche s'étire en un sourire rassuré.
Je referme la porte, bruyamment ; même un hélicoptère atterrissant sur la caravane ne réveillerait pas la Mère.

Dans le lavabo douteux, j'arrose mon visage. Le miroir couvert d'éclaboussures de dentifrice. Camping 2 étoiles. Filantes !
Noush arrive en courant, je reconnais le vacarme que font ses tongs sur les graviers. Elle porte sa robe bleue assortie à ses yeux, assorties à ses genoux surtout.
Elle s'accroche à ma taille et me serre fort.
- T'as soif, Noush ?
Elle me libère de son câlin qui me broyait le bassin puis lape goulûment mes mains pleines d'eau. Sa robe se mouille et elle rit aux éclats. A la commissure de ses lèvres, il reste une petite trace du choco sans doute englouti à la va-vite ; je l'essuie avec mon doigt.

  Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Animal" (10)

Challenge 4% Rentrée Littéraire 2014 
challengerl2014_150
22/24

 

 

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17 novembre 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? [197]

91950711

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

9782800160078_1_75 peine perdue les yeux plus grands_p 99722410

Dent d'ours - tome 2 : Hannah - Yann et Alain Henriet (BD)
Peine perdue - Olivier Adam 
Les yeux plus grands que le ventre - Jô Soares 
Six ans déjà - Harlan Coben 

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Vers le bleu - Sabrina Bensalah (Babelio - éditions Sarbacane)

Que lirai-je la  semaine prochaine ?

En Afrique - Eric Fottorino (partenariat Denoël)
La femme tatouée - Pieter Aspe (partenariat Albin Michel)
Humains - Matt Haig

Bonne semaine, bonnes lectures !

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16 novembre 2014

Six ans déjà - Harlan Coben

Lu dans le cadre du Challenge
 
"Ecoutons un livre"
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Audiolib - Mars 2014 - 8h49 - Lu par Arnaud Romain

Belfond - mars 2014 - 368 pages

France Loisirs - novembre 2013 - 384 pages

traduit de l'américain par Roxane Azimi

Titre original : Six years, 2013

Quatième de couverture :
Six ans ont passé depuis que Jake a vu Natalie, la femme de sa vie, en épouser un autre. Six ans à lutter contre lui-même pour tenir sa promesse de ne pas chercher à la revoir. Et puis un jour, une nécro : Natalie est veuve. Et soudain, l’espoir renaît. Mais aux funérailles, c’est une parfaite inconnue qui apparaît. Où est Natalie ? Pourquoi s’est-elle évaporée six ans plus tôt ? Jusqu’où lui a-t-elle menti ? Déterminé à retrouver celle qui lui a brisé le coeur, Jake va devenir la proie d’une machination assassine. Et découvrir qu’en amour, il est des vérités qui tuent…

Tension meurtrière, fausses pistes, rebondissements à la pelle ; un chef-d’oeuvre de suspense et d’émotions, une plongée au bout de l’angoisse par le maître de vos nuits blanches.
Arnaud Romain restitue à la traque de Jake toutes les nuances dont Harlan Coben sait doter ses personnages pris au piège d’une réalité insoupçonnée.

Auteur : Né en 1962, Harlan Coben vit dans le New Jersey avec sa femme et leurs quatre enfants. Diplômé en sciences politiques du Amherst College, il a rencontré un succès immédiat dès ses premiers romans, tant auprès de la critique que du public. Il est le premier auteur à avoir reçu le Edgar Award, le Shamus Award et le Anthony Award, les trois prix majeurs de la littérature à suspense aux États- Unis. Après Ne le dis à personne… (2002) - Prix des lectrices de Elle et adapté au cinéma par Guillaume Canet -, Dans les bois (2007) ou encore Sans un mot (2008), Six ans déjà est son quatorzième roman paru chez Belfond.

Lecteur : Arnaud Romain est auteur, comédien et chanteur et a participé à de nombreux spectacles salués par des Molière ou programmés à Avignon. Il est l’un des comédiens de prédilection d’Isabelle Mergault ou d’Alain Sachs, qu’il assiste pour ses mises en scène. Enfin, sa pratique de l’écriture en tant qu’adaptateur le rend particulièrement sensible aux intentions d’un auteur.

Mon avis : (écouté en octobre 2014)
Voilà un Harlan Coben plutôt réussi, une intrigue efficace, une histoire captivante, un livre qui tient en haleine du début à la fin.
Jack a promis à Natalie, son ancienne petite amie, de ne pas chercher à la revoir. Celle-ci l'avait quitté pour épouser Todd. Six ans plus tard,  Jack apprend la mort de Todd et cherche à revoir Natalie, à sa grande surprise, il découvre que la veuve n'est pas Natalie. Il va donc se mettre à la recherche de celle-ci et s'attirer quelques problèmes... 

Le livre est rythmé par de nombreux rebondissements, de suspens, le dénouement est inattendu mais un peu faible à mon goût.
Le narrateur est très agréable à écouter et met bien en valeur le texte. 

Extrait : (début du livre)
Assis dans la rangée du fond, j’assistais au mariage de la femme de ma vie. Avec un autre.
Natalie était en blanc, bien sûr, et tout simplement sublime. Sa beauté semblait me narguer. Elle avait toujours eu ce côté vulnérable, mélange de force et de douceur, mais ce jour-là, je lui trouvais un air évanescent, presque irréel.
Elle se mordit la lèvre. Je repensai à ces grasses matinées où nous faisions l’amour, après quoi elle enfilait ma chemise bleue, et nous descendions prendre le petit déjeuner. On lisait le journal, puis elle sortait son carnet de croquis et commençait à griffonner. Pendant qu’elle me dessinait, elle se mordait la lèvre comme maintenant.
Mais qu’est-ce qui m’avait pris de venir ?
Croyez-vous au coup de foudre ? Moi non plus. Je crois, en revanche, à une attirance profonde, pas seulement physique, au premier regard. Je crois qu’une fois – peut-être deux – dans sa vie, on se sent attiré par quelqu’un d’une manière viscérale, immédiate… plus puissante qu’un aimant. C’est ce qui m’était arrivé avec Natalie. Quelquefois, ça s’arrête là. Quelquefois, ça grandit, prend de l’ampleur et se mue en un raz de marée parti pour durer éternellement.
Et quelquefois, on se met le doigt dans l’œil jusqu’au coude.
J’avais pensé naïvement que nous deux, c’était pour toujours. Moi qui fuyais toute forme d’engagement, j’avais su d’emblée – enfin, au bout d’une semaine – que cette femme-là, je me réveillerais à ses côtés chaque jour que Dieu fait. Que je donnerais ma vie pour elle. Que je ne pourrais plus me passer d’elle, et qu’avec elle, le quotidien deviendrait inoubliable.
Pitoyable, n’est-ce pas ?
Le révérend au crâne rasé était en train de parler, mais le sang qui palpitait dans mes oreilles m’empêchait de suivre son discours. Je fixais Natalie. Je voulais qu’elle soit heureuse. Ce n’était pas un vœu pieux, un bobard qu’on se raconte. Car, pour être honnête, quand l’autre ne veut plus de nous, on aurait tendance à lui souhaiter tous les malheurs du monde, non ? Moi, je le pensais vraiment. Si j’avais été convaincu que Natalie serait plus heureuse sans moi, je l’aurais laissée partir, quitte à en souffrir comme un damné. Mais je n’étais pas convaincu, quoi qu’elle dise ou fasse. Ou alors je me cherchais des justifications, je me mentais à moi-même.
Natalie n’avait même pas regardé dans ma direction, mais je vis sa bouche se crisper. Elle savait que j’étais là. Ses yeux étaient rivés sur son futur époux. Qui, je l’avais appris récemment, se prénommait Todd. Je déteste ce prénom, Todd. Todd. À tous les coups, on le surnommait Toddy, Toddman ou le Toddster.
Todd avait les cheveux longs et une barbe de quatre jours… Certains trouvaient ça cool, et d’autres, comme moi, auraient plutôt eu envie de le baffer. Son regard glissa subrepticement sur l’assistance avant de s’arrêter, eh bien, oui, sur moi. L’espace d’une seconde, il parut me jauger, puis décida que je n’étais pas digne d’intérêt.
Pourquoi Natalie avait-elle renoué avec lui ?

Challenge Trillers et Polars
2014-2015
 
100142514

catégorie "Même pas peur" :  10/25

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15 novembre 2014

Blog Anniversaire !

J'ai failli oublier que c'était le jour du 6ème anniversaire de mon blog !

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En commençant en 2008, je n'imaginais pas toutes les découvertes que je ferai...

De nombreux livres grâce aux autres blogs, aux partenariats, aux challenges...

Les salons : Salon du Livre à Paris, Festival Rue des Livres à Rennes, Festival America à Vincennes...

Les échanges entre blogueuses et blogueurs virtuels et réels...

Participation au jury du Grand Prix Elle...

Que de belles choses !

Et ce n'est pas fini, je repars pour une nouvelle année !

Merci à tous !

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14 novembre 2014

Les yeux plus grands que le ventre - Jô Soares

Lu en partenariat avec les éditions Folio

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Editions des Deux Terres - janvier 2013 - 239 pages

Folio - septembre 2014 - 320 pages

traduit du portugais (Brésil) par François Rosso

Titre original : As esganadas, 2011

Quatrième de couverture : 
Une tartelette à la crème peut-elle être l’arme d’un crime ? Question surprenante à laquelle est confrontée la police de Rio de Janeiro à la fin des années 1930 : un tueur en série assassine des femmes très grosses en les gavant de gâteaux. Le commissaire Noronha, aidé d’Esteves, un policier portugais devenu pâtissier, se lance dans une enquête savoureuse pour découvrir que la gourmandise est un péché… mortel !

Auteur : Né à Rio de Janeiro, Jô Soares a fait ses études en France et aux États-Unis. Animateur à la télévision, il est l'une des personnalités les plus appréciées du public brésilien. Il multiplie avec brio les activités au cinéma, à la radio, au théâtre et dans la presse. Sans oublier, bien sûr, son oeuvre de romancier, débutée en 1995, avec Élémentaire, ma chère Sarah ! et L'homme qui tua Gettilio Vargas, best-sellers internationaux, publiés dans plus de douze pays.

Mon avis : (lu en novembre 2014)
Voilà un roman policier plutôt original et loufoque. Nous sommes au Brésil, à la fin des années 30. Un tueur en série sévit dans les rues de Rio, il assassine des femmes de fortes corpulences en les étouffant avec différentes patisseries. Le lecteur connaît dès le début l'assassin et ses méthodes. Le commissaire Noronha est chargé de l'enquête, il est aidé d'Esteves, un ancien policier portugais devenu pâtissier. L'enquête n'est qu'un prétexte pour découvrir Rio et surtout l'époque. En effet, le livre est entrecoupé par des commentaires de la radio nationale, le déroulement d'un match de football, les publicités...
J'ai trouvé ce livre déroutant, ne connaissant pas le contexte historique et malgré l'avant propos très complet, j'ai eu du mal à être captivée par cette histoire qui part dans tous les sens...

Merci Anna et les éditions Folio pour ce partenariat.

Extrait : (début du livre)
La grosse est la dernière cliente à quitter la confiserie Colombo après le traditionnel thé de l'après-midi. Elle emprunte la rua Gonçalves Dias en direction de la rua do Ouvidor. Son chemisier blanc est assombri par une quantité infinie de taches de sauce et de soupe. Des miettes anciennes s'accrochent comme des naufragés désespérés aux revers de son manteau. La grosse est belle. Belle et vorace. En passant la porte de la confiserie, elle tient encore dans sa main gauche une demi-part de tarte aux fraises et, dans la droite, un énorme éclair au chocolat. Ses doigts sont crispés autour de ces friandises comme si sa vie en dépendait. Elle est grosse, belle, vorace et surtout gourmande. D'une gourmandise effrénée.
Un dilemme l'étreint à mesure qu'elle s'avance sur le trottoir trop étroit pour elle : doit-elle commencer par finir la tarte aux fraises ou d'abord engouffrer l'éclair ? Ses petits yeux porcins, indécis, regardent les appétissants gâteaux que tiennent fermement ses mains replètes. Elle est grosse, belle, vorace, gourmande et indécise.
Finalement, tremblante et essoufflée, pressentant déjà la jouissance qu'elle va prodiguer à ses avides papilles, la grosse mord goulûment dans la tarte. Elle mâche et avale automatiquement, dans un mouvement simultané que de longues années de pratique ont perfectionné. Puis elle frotte sa main sur sa jupe pour en essuyer les derniers restes de crème chantilly. Les traînées blanches sur l'étoffe forment l'image grotesque d'un tableau abstrait. Elle est grosse, belle, vorace, gourmande, indécise et négligée.
La grosse arrive à la praça de Marco, serrant à deux mains son gigantesque éclair au chocolat comme si c'était un immense phallus noir. Avant de planter ses dents dans cette sucrerie si ardemment convoitée, elle est brusquement intriguée par la présence d'un fourgon peint d'un blanc terne, stationné presque au coin de la rue. Ce qui attire l'attention de la grosse, ce sont les gâteaux exposés sur un grand présentoir sur le côté du véhicule et l'écriteau que tient un homme debout à côté de ce séduisant étal, annonçant :

DÉGUSTATION GRATUITE ! 
GOÛTEZ LES SAVOUREUSES FRIANDISES 
DE LA PÂTISSERIE «DELICIAS DE RIO» 
ET AIDEZ-NOUS À CHOISIR ! 
AUCUNE EXPÉRIENCE NÉCESSAIRE.

Elle engloutit son éclair d'une bouchée et s'avance vers cet Eldorado gastronomique, sans savoir qu'elle s'approche de sa dernière tentation.

Challenge Trillers et Polars
2014-2015
 
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catégorie "Même pas peur" :  9/25

Posté par aproposdelivres à 09:05 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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