19 juillet 2017

Les jours sucrés - Loïc Clément et Anne Montel

51wUEz-SULL Dargaud - février 2016 - 148 pages

Quatrième de couverture :
Une comédie romantique qui fait un bien fou !
À 25 ans, Églantine apprend le décès de son père et part pour Klervi, le village breton de son enfance. Elle y retrouve sa vie d'avant, ses souvenirs et la pâtisserie paternelle (qui est désormais la sienne), mais aussi Gaël, son amoureux de l'époque, sa tante Marronde et tous les chats du village. Surtout, elle découvre le journal intime de son père. Il y a mis tous ses secrets de vie et de cuisine. Un véritable guide pour Églantine. Et si c'était l'occasion d'un nouveau départ ?
Une comédie romantique légère et subtile.

Auteurs : Loïc Clément est né le 16 novembre 1981 à Bruges. Scénariste de bandes dessinées pour les adultes et la jeunesse, et auteur d'albums illustrés, Loïc est un passionné de livres. Il a été libraire spécialisé, critique littéraire, bibliothécaire et formateur dans le domaine des métiers du livre avant de se lancer lui même dans l'écriture. Loïc vit quelque part à la campagne où il cultive son jardin et son amour des poneys. Pendant que le monde devient fou, il grignote du chocolat blanc en rêvant à de nouvelles histoires...
Anne Montel est née à Nantes en 1988, elle est illustratrice et graphiste indépendante et dessinatrice de bande dessinée. Elle est également l'illustratrice de livres pour la jeunesse, et illustre une série de livres de recettes. Elle habite et travaille à Bordeaux.

Mon avis : (lu en juillet 2017)
Suite au décès de son père, Eglantine retourne près de 20 ans après, à Klervi, le village breton de son enfance. Elle a hérité de la boulangerie de son père qui les avait abandonnées sa mère et elle. Elle qui comptait vendre son héritage et regagner rapidement Paris où elle vit maintenant, elle rencontre Gaël, son ami d'enfance, et les bons souvenirs jaillissent... Elle trouve un carnet de recettes de son père où il écrit également ses pensées, Eglantine va donc découvrir peu à peu l'homme qu'il était... Elle décide donc rester au village et de reprendre la suite de son père.
L'histoire est simple, avec de bons sentiments, des personnages très attachants, chaque chapitre porte un nom de pâtisserie et j'ai passé un moment de lecture délicieux !

Extrait :

tx5S7Q4dWqFd4q0j5SYMboVObTUvUp2E-page3-1200 tx5S7Q4dWqFd4q0j5SYMboVObTUvUp2E-page4-1200

tx5S7Q4dWqFd4q0j5SYMboVObTUvUp2E-page5-1200

Posté par aproposdelivres à 06:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


17 juillet 2017

C'est lundi, que lisez-vous ? [304]

93122062

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane 

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

9782203097506 81I3GF0aRAL

La loterie - Miles Hyman, d'après Shirley Jackson
Triste Amérique - Michel Floquet

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

La Ferme du bout du monde - Sarah Vaughan
Au cœur de l'été - Viveca Sten

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Un appartement à Paris - Guillaume Musso (partenariat  Audiolib)
Les bottes suédoises - Hennig Mankell
Ça aussi, ça passera - Milena Busquets (partenariat Folio)

Bonnes lectures et bonne semaine

Posté par aproposdelivres à 06:55 - - Commentaires [6] - Permalien [#]

15 juillet 2017

Triste Amérique - Michel Floquet

91YVBJhNmUL 81I3GF0aRAL

Les Arènes - mars 2016 - 235 pages

Les Arènes - novembre 2016 - 235 pages

Quatrième de couverture :
Il y a deux Amérique. Celle du mythe, de la liberté, de la musique, de la chance offerte à chacun. De la Silicon Valley, de Manhattan, de Google, de Facebook, de Wall Street et d’Hollywood. Et l’autre Amérique... Un pays qui consacre la moitié de son budget à l’armée, en perdant toutes ses guerres. Où un enfant sur quatre mange à la soupe populaire. Où l’on compte, proportionnellement, plus de prisonniers qu’en Chine ou en Corée du Nord. Où des vieillards paralytiques purgent des peines de 150 ans. Où, chaque jour, plus de 30 personnes sont abattues par arme à feu. Où les études coûtent 40 000 dollars par an, induisant une reproduction sociale sans égale. Où l’impôt taxe les plus riches de 15 % et les plus modestes de 25 ou 30 %. Une démocratie dominée par deux partis qui dépenseront 7 milliards de dollars lors de l’élection de 2016 pour continuer à se partager le pouvoir. C’est cette triste Amérique que dépeint Michel Floquet. Un pays qu’il a parcouru pendant cinq ans, saisi par son éloignement de l’Europe, son continent d’origine. Et l’on réalise qu’au XXIe siècle, les Etats-Unis ont dévoré l’Amérique tant admirée.

Auteur : Michel Floquet, grand reporter, a été correspondant de TF1 à Washington de 2011 à 2016.

Mon avis : (lu en juin 2017)
J'ai découvert ce livre grâce au Café Lecture de la Bibliothèque. L'auteur veut démontrer que l'American dream n'est plus vrai ! Après avoir parcouru le pays pendant cinq années, il met le doigt sur les côtés sombres de cette Amérique (les États-Unis) qui a longtemps fait rêver les Européens...
Les Américains d'aujourd'hui se gardent bien de se rappeler du passé : de la conquête de l'Amérique et du sort fait aux populations autochtones, de la main-d’œuvre gratuite importée, les esclaves. Les Indiens comme les Noirs sont considérés comme des citoyens de seconde zone.
L’Amérique est le pays le plus riche du monde, mais c’est également le plus inégalitaire. Ses riches toujours plus riches et ses pauvres toujours plus pauvres. 
Le système éducatif est défaillant, le coût des études est prohibitif et tous ceux qui n’ont pas des parents fortunés doivent s'endetter pour de poursuivre des études.
Le "vivre ensemble" n'existe pas vraiment, tout comme la mixité sociale, l’Amérique vit en ghettos.
L'Amérique est violente, violence économique et sociale, violence dans les rapports entre les gens, entre les communautés, au travail comme dans la vie de tous les jours, violence du sport, violences policières…
Le matérialisme, le profit et l’individualisme sont essentiels en Amérique... 
Aujourd’hui, se nourrir correctement aux États-Unis reste un défi. Le seul objectif est de minimiser les coûts et de maximiser les profits : abus d’antibiotiques, épuisement des sols et des ressources en eau...   
Même si ce livre est plutôt pessimiste et ne s'intéresse qu'à ce qui ne va pas bien, il est très intéressant, bien documenté, très instructif et facile à lire. 

Extrait : (début du livre)
Prologue
JE SUIS ARRIVÉ AUX États-Unis à l’été 2011. Sans préjugés. Conscient de découvrir un pays dont je connaissais peu de chose. En 2004, j’avais suivi la campagne de John Kerry, ce grand patricien démocrate, francophile et francophone, élégant et racé. L’incarnation de l’Amérique que les Français aiment à aimer. Quelque temps auparavant, en 2003, j’avais passé près de deux mois embedded, incorporé, avec les paras de la 82e Airborne, la 82e division aéroportée. Celle-là même qui avait sauté sur Sainte-Mère-Église et s’apprêtait à en faire autant sur l’aéroport de Bagdad puis à ouvrir la route vers la capitale irakienne. Las, le sort des armes en avait décidé autrement. L’unité d’élite s’était retrouvée à sécuriser les arrières et les voies d’approvisionnement d’une guerre qui, décidément, commençait de travers. De Koweït City à Bagdad, j’avais vécu au milieu de ces petits Blancs engagés avant tout pour des raisons économiques, sans parler des Latinos qui venaient là, déjà, gagner leur naturalisation. Tous ces jeunes hommes, hostiles par principe à un pays, la France, qui non sans raison leur avait fait la leçon, s’étaient rapidement, au fil des épreuves partagées, révélés pour la plupart de braves types à mille lieues de la caricature de Rambo que leur pays aime à donner d’eux.
Un candidat malheureux, quelques soldats d’occasion, c’est peu pour se faire une idée d’une nation. Et pourtant, j’arrivais confiant. Comme quand on rend visite à la famille éloignée. Tous ces cousins qu’on n’a pas vus depuis des années, qu’on aura peut-être du mal à reconnaître, mais qu’on sent si proches, si familiers…
L’Amérique, c’est cela. Nous sommes convaincus de la connaître. Pire, nous croyons qu’elle nous ressemble. Comme le voisin de palier qu’on croise sans jamais l’inviter ni entrer chez lui. Il faut souvent qu’un drame survienne pour que nous réalisions que cet être si proche nous était totalement étranger.
L’Amérique, c’est ce mystère familier. Chacun a la sienne. Les plus malins en ont même plusieurs. L’Amérique des paysages à couper le souffle comme celle des campus, de Google, de Facebook. L’Amérique patricienne, Boston, la Nouvelle-Angleterre. Celle des mythes, de Kennedy à Bill Gates. L’Amérique de Homeland ou des Sopranos. L’Amérique que l’on moque, celle de George W. Bush, et celle de Barack Obama, qui séduit. L’Amérique qui nous a libérés et l’Amérique interventionniste, gendarme du monde. L’Amérique martyre du 11-Septembre… L’Amérique remplit notre imaginaire comme aucun autre pays.

Posté par aproposdelivres à 06:25 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

12 juillet 2017

La loterie - Miles Hyman, d'après Shirley Jackson

9782203097506 Casterman - septembre 2016 - 168 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Juliette Hyman

Quatrième de couverture :
Dans un village de la Nouvelle-Angleterre, chaque année, au mois de juin, on organise la Loterie, un rituel immuable, où il est moins question de ce que l'on gagne que de ce que l'on risque de perdre à jamais.
Après Le Dahlia Noir, Miles Hyman adapte un nouveau grand classique de la littérature américaine, écrit par sa grand-mère, Shirley Jackson.

Auteur : Miles Hyman est un illustrateur américain. Il étudie la peinture dans la Buxton School de Williamstown dans le Massachusetts puis les arts graphiques à la Wesleyan University. Il arrive à Paris en 1985 et étudie à l'École des beaux-Arts auprès d'Henri Clement. Il commence sa carrière d'illustrateur en 1987 dans le magazine Lire. En 1994, Miles Hyman part pour Los Angeles où il vit pendant huit ans avant de retourner en France en 2002 où il vit actuellement. Son travail a été montré au Palais de Tokyo en 1990, et dans diverses galeries à travers le monde. 

Mon avis : (lu en juillet 2017)
J'ai pris cette BD au hasard à la Bibliothèque, attirée par le dessin. L'auteur a voulu adapter une nouvelle écrite par sa grand-mère. Mais attention, ce n'est pas une BD pour enfant...  Miles Hyman nous plonge dans l'Amérique d'Edward Hopper au cœur d'un petit village, c'est une belle journée de juin, tout semble tranquille. Peu à peu le jour se lève, les habitants se réveillent et vaquent à leurs occupations. La loterie se prépare, bientôt tout le village va se réunir et comme tous les ans se plier à ce rituel immuable...
Les dessins sont très réussis, le texte est minimum et cela donne toute la force à l'histoire et à l'ambiance qui devient de plus en plus lourde au fil des pages...
Je ne vais pas en raconter beaucoup plus car il faut être surpris par cette nouvelle originale mais malgré tout dérangeante !
La publication de cette nouvelle, en 1948 dans le New Yorker, fit scandale et à la fin de la BD, l'auteur revient sur la contreverse et les conséquences... En effet de nombreux lecteurs croyaient que cette fiction était inspirée de faits réels... 

Extrait :

9782203097506_1 9782203097506_2

9782203097506_3 9782203097506_4

9782203097506_5

Posté par aproposdelivres à 10:01 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

10 juillet 2017

C'est lundi, que lisez-vous ? [303]

93122062

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane 

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

116346808 81b3N1ayNAL

Le Réflexe de survie - Étienne Davodeau
Arrête avec tes mensonges - Philippe Besson

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

La Ferme du bout du monde - Sarah Vaughan
Au cœur de l'été - Viveca Sten

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Un appartement à Paris - Guillaume Musso (partenariat  Audiolib)
Les bottes suédoises - Hennig Mankell

Bonnes lectures et bonne semaine

Posté par aproposdelivres à 07:02 - - Commentaires [6] - Permalien [#]


06 juillet 2017

Arrête avec tes mensonges - Philippe Besson

Lu en partenariat avec Audiolib

81b3N1ayNAL 9403f664-758b-4811-aba7-f31552c14e72_55935394

Audiolib - juin 2017 - 4h45 - Lu par Antoine Leiris

Julliard - janvier 2017 - 198 pages

Quatrième de couverture :
Quand j'étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J'inventais si bien les histoires, paraît-il, qu'elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J'ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier.

Aujourd'hui, voilà que j'obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre.
Autant prévenir d'emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale.
Mais un amour, quand même.
Un amour immense et tenu secret.
Qui a fini par me rattraper.

Auteur : Né en Charente, Philippe Besson a fait des études de droit et est diplômé de l’École supérieure de commerce de Rouen. C’est en 2001 qu’il publie son premier roman, En l’absence des hommes, qui reçoit le prix Emmanuel-Roblès. Dès lors, la plupart de ses livres est saluée par l’obtention d’un prix littéraire, une nomination, ou fait l’objet d’une adaptation cinématographique, comme Son frère, réalisé par Patrice Chéreau. Il est également, à la télévision, la radio et la presse écrite, un critique littéraire subtil et talentueux.

Lecteur : Ancien chroniqueur culturel à France Info et France Bleu, Antoine Leiris est journaliste. Il est l’auteur d’un premier livre très remarqué, Vous n’aurez pas ma haine, Grand Prix du livre audio France Culture - Lire dans le Noir en 2017, lu par André Dussollier.

Mon avis : (écouté en juin 2017)
Barbezieux en Charente, c'est la rencontre improbable entre deux garçons dans un lycée de province. Thomas est fils de paysan destiné à reprendre la ferme familiale, Philippe, l'auteur du livre, est fils d'instituteur, il aime les livres et après son Bac, il poursuivra ses études à Bordeaux. Cet hiver 1984, ils tombent amoureux l'un de l'autre, une histoire clandestine et secrète, c'est la condition obligatoire pour pouvoir vivre cette passion réciproque. Même s'ils se côtoient au lycée, rien ne doit paraître sur leur complicité, sur leur élan amoureux... Thomas ne veut pas et ne peut pas avouer ce qu'il est, il craint trop les conséquences d'un tel aveux.

Dans ce roman l'auteur se dévoile enfin en racontant ce premier grand amour qui est certainement à l'origine de sa vocation d'écrivain et qui a inspiré son oeuvre. Il ose enfin raconter cette histoire autobiographique longtemps gardée secrète.
Un roman juste et poignant.
La lecture faite par Antoine Leiris est juste et très agréable. L'entretien "bonus" avec Philippe Besson est très intéressante.

Merci Pauline et Audiolib pour cette lecture émouvante et sincère.

Déjà lu du même auteur :

 La Trahison de Thomas Spencer

Posté par aproposdelivres à 08:42 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

04 juillet 2017

Le Réflexe de survie - Étienne Davodeau

reflexedesurvie 41A2ajIiaGL

Delcourt - août 1998 - 62 pages

Delcourt – novembre 2014 - 48 pages

Quatrième de couverture :
Antoine Monnier est le paisible quinquagénaire qui préside aux destinées d'une petite gare échouée en pleine campagne. Chaque matin, les habitants empruntent le train qui les mène vers la ville et les reconduit, chaque soir, à leur domicile. Une douce monotonie que rien ne perturbe jusquà l'arrivée de rumeurs sur la fermeture de la ligne et l'intrigante présence dun jeune type aux airs de voyou.

Auteur : Étienne Davodeau né en 1965. Il vit en Anjou. En 1985, après des études d'arts plastiques à Rennes, il publie la trilogie Les Amis de Saltiel puis Le Constat. Viennent ensuite Quelques Jours avec un menteur, Le Réflexe de survie, et trois polars : La Gloire d'Albert, Anticyclone et Ceux qui t'aiment.
2001 : il réalise Rural !, véritable reportage, où il confirme son choix d'inscrire le monde réel au cœur de son travail. En 2003, avec David Prudhomme au dessin, il adapte en bande dessinée l'unique et méconnu roman de Georges Brassens, La Tour des miracles. Après avoir publié Chute de vélo, qui obtient le Prix des libraires spécialisés 2005, il revient au reportage-documentaire avec Les Mauvaises Gens, qui reçoit le Grand Prix 2006 de la Critique, le Prix France Info, puis à Angoulême le Prix du Scénario et le Prix du Public. En 2006, il publie, avec Kris, Un homme est mort. Le premier livre de Lulu femme nue a obtenu, en 2009, un Essentiel au Salon International d’Angoulême, le Prix Ouest-France/Quai des bulles, le Prix Bédélys au Québec et le Prix Saint-Michel en Belgique. Le second livre de Lulu a été publié en 2010.

Mon avis : (lu en juin 2017)
Dans une petite ville, c'est tous les jours le même travail pour Antoine le chef de gare, donner le départ du train matin pour les voyageurs qui partent travailler en ville, accueillir l'arrivée du train du soir qui ramène les mêmes voyageurs, et manoeuvrer l'aiguillage en milieu d'après-midi pour l'Express qui passe sans s'arrêter. Un sdf, Tolsky, s'est installé dans un bâtiment abandonné en face de la gare, et matin et soir il est sur le quai pour souhaiter une bonne journée aux voyageurs... Mais la gare est menacée de fermeture, il fait beau c'est l'été, quelques jeunes désoeuvrés traînent à proximité...
Comme d'habitude, Etienne Davodeau nous raconte une histoire simple, réaliste mettant en scène des personnages ordinaires mais attachants, grâce à eux, cette gare est bien plus que là où s'arrête les trains, c'est également un lieu de rencontres et d'échanges...

Extrait : 

PlancheA_228213 Reflexedesurviep_17289

Déjà lu du même auteur :

lulu_femme_nue_tome1  Lulu Femme Nue : 1er livre lulu_femme_nue_tome2 Lulu Femme Nue : 2ème livre
rural Rural ! Chronique d'une collision politique
chute_de_velo Chute de vélo  un_homme_est_mort Un homme est mort
les_mauvaises_gens Les Mauvaises gens Quelques_Jours_Avec_Un_Menteur 
Quelques jours avec un menteur

les_ignorants Les ignorants 93767685 Le chien qui louche

Posté par aproposdelivres à 06:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

03 juillet 2017

C'est lundi, que lisez-vous ? [302]

93122062

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane 

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

tombé dans l'oreille d'un sourd 116246279

Tombe Dans l'Oreille d'un Sourd - Audrey Levitre et Grégory Mahieux
Quand sort la recluse - Fred Vargas

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Arrête avec tes mensonges - Philippe Besson (partenariat  Audiolib)
Triste Amérique - Michel Floquet

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Un appartement à Paris - Guillaume Musso (partenariat  Audiolib)
La Ferme du bout du monde - Sarah Vaughan

 

Posté par aproposdelivres à 06:15 - - Commentaires [6] - Permalien [#]

30 juin 2017

Quand sort la recluse - Fred Vargas

Quand-sort-la-recluse Flammarion - mai 2017 - 496 pages

Quatrième de couverture :
« - Trois morts, c'est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n'est pas de notre compétence. 

- Ce qu'il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J'ai donc rendez-vous demain au Muséum d'Histoire naturelle. 
- Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ? 
- Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés. 
- Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l'araignée recluse ? »

Auteur : Fred Vargas est née en 1957, il s'agit là de son nom de plume pour l'écriture de romans policiers. Passionnée d'archéologie, pendant toute sa scolarité, elle ne cesse d'effectuer des fouilles. Elle suit des études d'histoire, s'intéresse premièrement à la Préhistoire puis choisit d'orienter son parcourt sur le Moyen-Âge. Fred Vargas a quasiment créé un genre romanesque : le Rompol. Avec 13 romans à son actif, tous parus aux Éditions Viviane Hamy, elle a été primée à plusieurs reprises notamment pour Pars vite et reviens tard qui se voit récompensé du Grand Prix des Lectrices de ELLE en 2002, du Prix des libraires et du Deutscher Krimipreis (Allemagne). Fred Vargas a su créer des personnages étonnants et attachants. Le plus célèbre des commissaires vargassiens, Jean-Baptiste Adamsberg, et son acolyte, Adrien Danglard, constituent des personnages récurrents des ouvrages de l'auteur. Les livres de Fred Vargas sont traduits dans une quarantaine de pays et sont adaptés au cinéma ou la télévision.

Mon avis : (lu en juin 2017)
Je suis depuis une inconditionnelle de Fred Vargas et pourtant j'avais souvent quelques réserves sur les dernières enquêtes du commissaire Adamsberg... Mais c'est avec beaucoup de plaisir que j'ai dévoré cette dernière aventure car j'y ai retrouvé l'esprit et le rythme des premières enquêtes ! 
Appelé par son équipe, Adamsberg doit écourter ses vacances en Islande. Il va résoudre assez facilement une première enquête avant qu'il soit intrigué par la mort de plusieurs hommes, dans le sud-est de la France, mordus par une petite araignée. Cette araignée est la Loxosceles reclusa : « recluse brune » ou « araignée violoniste » dont la morsure peut provoquer la nécrose des tissus touchés et des infections. Dès le  début, Adamsberg a l'intuition que ces morts sont suspects, car cette araignée n'est pas de nature agressive et le spécialiste du Muséum National d'Histoire Naturelle confirmera que pour injecter une dose de poison suffisant pour tuer, il faudrait vingt-deux recluses, très énervées et qui déchargent en même temps leur venin sur leur proie, c'est hautement improbable ! Danglard, le fidèle second du commissaire, a dans cette enquête un comportement bizarre, il fait tout pour dissuader Adamsberg de se lancer dans l'enquête, il cherche même à diviser l'équipe... C'est donc Veyrenc, le Béarnais, qui jouera le rôle de second et sans oublier l'aide de la fidèle Retancourt, de Froissy, de Voisenet que le commissaire mènera cette enquête jusqu'au bout...
L'intrigue est vraiment bien construite, on ne lâche pas son livre et c'est également un vrai plaisir de retrouver tous les personnages emblématiques de l'équipe d'Adamsberg ! C'est un vrai coup de coeur pour moi !

 

Extrait : (début du livre)
Adamsberg, assis sur un rocher de la jetée du port, regardait les marins de Grimsey rentrer de la pêche quotidienne, amarrer, soulever les filets. Ici, sur cette petite île islandaise, on l'appelait « Berg ». Vent du large, onze degrés, soleil brouillé et puanteur des déchets de poisson. Il avait oublié qu'il y a un temps, il était commissaire, à la tête des vingt-sept agents de la Brigade criminelle de Paris, 13e arrondissement. Son téléphone était tombé dans les excréments d'une brebis et la bête l'y avait enfoncé d'un coup de sabot précis, sans agressivité. Ce qui était une manière inédite de perdre son portable, et Adamsberg l'avait appréciée à sa juste valeur.
Gunnlaugur, le propriétaire de la petite auberge, arrivait lui aussi au port, prêt à choisir les meilleures pièces pour le repas du soir. Souriant, Adamsberg lui adressa un signe. Mais Gunnlaugur n'avait pas sa tête des bons jours. Il vint droit vers lui, négligeant le début de la criée, sourcils blonds froncés, et lui tendit un message.
— Fyrir þig, dit-il en le montrant du doigt. [Pour toi.]
— Ég ? [Moi ?]
Adamsberg, incapable de mémoriser les rudiments les plus enfantins d'une langue étrangère, avait acquis ici, inexplicablement, un bagage d'environ soixante-dix mots, le tout en dix-sept jours. On s'exprimait avec lui le plus simplement possible, avec force gestes.
De Paris, ce papier venait de Paris, forcément. On le rappelait là-bas, forcément. Il ressentit une triste rage et secoua la tête en signe de refus, tournant son visage vers la mer. Gunnlaugur insista en dépliant le feuillet puis en le lui glissant entre les doigts.

Femme écrasée. Un mari, un amant. Pas si simple. Présence souhaitée. Informations suivent.

Adamsberg baissa la tête, sa main s'ouvrit et laissa filer la feuille au vent. Paris ? Comment cela, Paris ? Où était-ce, Paris ?
— Dauður maður ? demanda Gunnlaugur. [Un mort ?]
— . [Oui.]
— Ertu að fara, Berg ? Ertu að fara ? [Tu pars, Berg ? Tu pars ?]
Adamsberg se redressa pesamment, leva le regard vers le soleil blanc.
— Nei, dit-il. [Non.]
— , Berg, soupira Gunnlaugur. [Si, Berg.]
— , admit Adamsberg. [Oui.]
Gunnlaugur lui secoua l'épaule, l'entraînant avec lui.
— Drekka, borða, dit-il. [Boire, manger.]
— Já. [Oui.]

Le choc des roues de l'avion sur le tarmac de Roissy-Charles de Gaulle lui déclencha une migraine subite, telle qu'il n'en avait pas connu depuis des années, en même temps qu'il lui semblait qu'on le rouait de coups. C'était le retour, l'attaque de Paris, la grande ville de pierre. À moins que ce ne fussent les verres avalés la veille pour honorer son départ, là-bas, à l'auberge. Ils étaient pourtant bien petits, ces verres. Mais nombreux. Et c'était le dernier soir. Et c'était du brennívin.
Un regard furtif par le hublot. Ne pas descendre, ne pas y aller.
Il y était déjà. Présence souhaitée.

Déjà lu du même auteur :

Ceux_qui_vont_mourir_te_saluent Ceux qui vont mourir te saluent l_homme_aux_cercles_bleus L'Homme aux cercles bleus

Debout_les_mort Debout les morts Un_peu_plus_loin_sur_la_droite Un peu plus loin sur la droite

sans_feu_ni_lieu Sans feu ni lieu l_homme___l_envers L'Homme à l'envers

Pars_vite_et_reviens_tard Pars vite et reviens tard sous_les_vents_de_neptune  Sous les vents de Neptune

Dans_les_bois__ternels Dans les bois éternels un_lieu_incertain Un lieu incertain

les_quatre_fleuves Les Quatre fleuves (BD) vargas L'Armée furieuse 

temps glacières Temps glaciaires 

En audio 

94114487 L'homme aux cercles bleus 

pars et reviens tard_CDlivraphone Pars vite et reviens tard

112154307 Un peu plus loin sur la droite

Posté par aproposdelivres à 14:02 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

28 juin 2017

Tombe Dans l'Oreille d'un Sourd - Audrey Levitre et Grégory Mahieux

tombé dans l'oreille d'un sourd Steinkis - février 2017 - 192 pages

Quatrième de couverture :
Grégory et Nadège sont comblés par la naissance de leurs jumeaux, Charles et Tristan. Pourtant leur univers s'effondre lorsque le diagnostic tombe : Tristan est sourd profond.
Comment alors, en tant que parents entendants, aider leur fils à s'épanouir dans notre société d'hyper-communication ? Comment respecter son identité propre dans ce monde qui laisse, au final, peu de place à l'altérité ?
Bref, comment prendre les bonnes décisions pour Trista ?
En racontant le combat quotidien de cette famille, ce récit autobiographique dénonce un système mal adapté à la vie réelle, animé par des acteurs qui ne sont pas toujours volontaires et à l'écoute. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre...

Auteurs : Grégory enseigne les arts appliqués en lycée professionnel. C'est là qu'il rencontre Audrey, qui, elle, enseigne l'histoire et les lettres. Ensemble, ils se lancent dans l'aventure de la BD et publient un premier album dès 2014, Les Twins (Delcourt) inspiré par les jumeaux de Grégory. Dans la réalité, l'un d'eux est sourd, et Grégory a beaucoup à dire sur le sujet... C'est ainsi que Tombé dans l'oreille d'un sourd débute...

Mon avis : (lu en juin 2017)
Voilà une BD témoignage très intéressante et touchante sur l'arrivée d'un enfant sourd dans une famille. Grégory et Nadège ont la joie d'accueillir dans leur famille la naissance de Charles et Tristan, des jumeaux. Ils découvrent tout d'abord que Charles souffre d'intolérences alimentaires, il est rapidement traité et les parents sont rassurés, c'est alors qu'ils découvrent que Tristan est sourd. Le diagnostic est contradictoire car il semble que les premiers tests passés ne révèlaient rien. Les parents se sentent seuls entre espoir et choc sur l'handicap de leur petit garçon. 
Dans cette BD autobiographique (pour le dessinateur), le lecteur suit la vie de la petite famille et leur long parcours du combattant face à l'handicap et pour l'intégration de leur enfant dans notre société. 
Cette BD dénonce le manque de communication du corps médical qui a des certitudes et ne s'adapte pas au cas individuel du patient (imposant avec force le port de prothèses à Tristan malgré les hurlements du petit garçon). Les parents ont souvent des questions auxquelles, on peine à leurs donner des réponses...  
Cette BD dénonce la frilosité de certains dans l'Education Nationale pour accepter et faciliter l'accueil d'un enfant sourd dans une école "normale".
Le père, professeur d'arts appliqués en lycée professionnel, est également confronté à la mauvaise volonté de son employeur pour aménager son emploi du temps. En effet, les soins destinés à Tristan nécessitent de nombreux rendez-vous hebdomadaires. 
Il n'est pas facile pour des parents d'un enfant handicapé de consilier vie familiale et vie professionnelle...
Grégory et Nadège sont tenaces, ils vont faire le maximum pour le bien de leurs deux enfants et la vie de famille s'organise.
A découvrir sans hésiter !

Extrait :

 

71Ojw6rIk-L 818ebkKL4ZL

 

 

81qnSsgPcvL 71MzoEXmxiL

 

 

71yH4+MoQUL

 

Posté par aproposdelivres à 08:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,