06 février 2017

C'est lundi, que lisez-vous ? [289]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane 

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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Les salauds devront payer - Emmanuel Grand 
Le Voyage de Phoenix - Jung


Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Jeux de miroirs - E.O. Chirovici (partenariat Les Escales)
Trois jours et une vie - Pierre Lemaitre (Prix Audiolib 2017)

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Manuel à l'usage des femmes de ménage - Lucia Berlin (Masse Critique Babelio)
Un paquebot dans les arbres - Valentine Goby

Bonne semaine et bonnes lectures !

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04 février 2017

Le Voyage de Phoenix - Jung

le voyage de phoenix Soleil - octobre 2015 - 320 pages

Quatrième de couverture :
3 destins s'entrecroisent : Jennifer, fille d'un soldat américain passé en Corée du Nord. Fille d'un père absent, communiste et traître, l'Amérique la rejette. Elle consacre sa vie à un orphelinat de Séoul. Aron adopte un petit garçon et s'attache tant à lui qu'il délaisse sa fille ; il s'enfonce dans la dépression lorsque son fils tombe gravement malade. Doug, le meilleur ami d'Aron, est militaire et orphelin depuis longtemps. C'est lui qui a poussé Aron à adopter. Il se sent responsable de ce qui se passe.

Auteur : Sik Jun Jung est né le 2 décembre 1965 à Séoul, en Corée. Adopté par une famille belge en 1971, il prend pour nom d'adoption Jung Henin. Il suit des études d'Humanités Classiques (latin et mathématiques) à l'Athénée Royal de Rixensart, avant de fréquenter un an, en 1985, l'atelier Saint-Luc de Bruxelles. Il étudie ensuite à l'académie des Beaux-Arts de Bruxelles, en section Illustration. Parallèlement, il fait un bref passage dans le dessin animé, à la Cambre. C'est en 1987 que sa carrière prend un tournant décisif, puisqu'il rencontre Marc Michetz, qui le présente au magazine Spirou. Cela lui permet d'illustrer quelques courts récits dans Spirou et Tintin. Il travaille alors quelques mois dans l'atelier d'Yslaire et de Darasse, et illustre aussi les couvertures du Belgian Business Magazine. En 1991, Jung publie le premier des quatre tomes de Yasuda, chez Hélyode-Lefranc. La finalité de ses dessins est pour lui de faire transparaître des émotions, des sentiments, avec des personnages bien présents, vivants. En 1997, en collaboration avec Martin Ryelandt, il réalise La Jeune Fille et le Vent, aux éditions Delcourt. L'univers asiatique de cette série d'heroïc-fantasy est un retour à ses origines coréennes, et le fantastique lui permet de renforcer le côté évocateur de son dessin, notamment pour le héros : le Vent. Il signe avec Kwaïdan son premier scénario, une nouvelle série qui frappe par la beauté des couleurs directes et la poésie subtile et raffinée qui émane de ce conte nippon.

Mon avis : (lu en janvier 2017)
Dans cette BD, le lecteur suit plusieurs personnages qui vont se croiser. Il y a Jennifer, la fille d'un soldat américain qui est passé en Corée du Nord. Son père a toujours été absent et considéré comme un traître. Elle quitte donc les Etats-Unis pour aller à Séoul et se consacrer à un orphelinat. Il y a Aron, avec sa femme Helen, sur l'idée de Doug, militaire et le meilleur ami d'Aron, ils ont adopté Kim, un petit garçon venant de l'orphelinat de Jennifer. Malheureusement, Kim tombe gravement malade. 
Il y a enfin, un jeune Coréen du Nord qui cherche à s’échapper du camp où il est enfermé depuis dix-sept ans et à regagner la Corée du Sud...
Il est donc question de beaucoup de sujets chers à l'auteur dans cette bande dessinée, l’adoption, le déracinement, la famille, les Corées... 
Toutes ses histoires sont passionnantes, les personnages principaux sont attachants et les dessins sont magnifiques. 
J'ai cependant un bémol sur l'articulation des différentes histoires... 

Extrait :

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Déjà lu du même auteur :

couleur_de_peau_miel_tome1 Couleur de peau : miel, tome 1 CouleurDePeauMiel2 Couleur de peau : miel, tome 2 

tome_3_couv_couleur_peau_miel Couleur de peau : miel, tome 3

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03 février 2017

Les salauds devront payer - Emmanuel Grand

Lu en partenariat avec Audiolib

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Audiolib - janvier 2017 - 10h15 - lu par Christophe Reymond

Liana Levi - janvier 2016 - 378 pages

Livre de Poche - janvier 2017 - 480 pages

Quatrième de couverture :
Wollaing. Une petite ville du Nord minée par le chômage. Ici, les gamins rêvent de devenir joueurs de foot ou stars de la chanson. Leurs parents ont vu les usines se transformer en friches et, en dehors des petits boulots et du trafic de drogue, l’unique moyen de boucler les fins de mois est de frapper à la porte de prêteurs véreux. À des taux qui tuent… Aussi, quand la jeune Pauline est retrouvée assassinée dans un terrain vague, tout accuse ces usuriers modernes et leurs méthodes musclées. Mais derrière ce meurtre, le commandant de police Erik Buchmeyer distingue d’autres rancoeurs. D’autres salauds. Et Buch sait d’expérience qu’il faut parfois écouter la petite idée tordue qui vous taraude, la suivre jusque dans les méandres obscurs des non-dits et du passé.

 

Auteur : Emmanuel Grand, né en 1966, vit en région parisienne. Son premier polar, Terminus Belz, a conquis la presse et les libraires. Il a notamment obtenu le Prix du polar SNCF 2016. Il a été publié en Allemagne et en Espagne.

 

Lecteur : Issu du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, Christophe Reymond débute à la Comédie Française sous la direction de Georges Lavaudant. Il jouera ensuite sous la direction de Stanislas Nordey, Jean-Pierre Vincent, Philippe Adrien... pour interpréter Shakespeare, Beckett, Jean Genet, Tennessee Williams, Bernard-Marie Koltès ou encore Brecht… Au cinéma, il tourne dans de nombreux films sous la direction de Cédric Klapisch (Peut-être), Bent Hamer (1001 grammes), Luc Besson (Malavita), et bien d’autres. Il enregistre régulièrement des dramatiques pour Radio France.

Mon avis : (écouté en janvier 2017)
Le livre commence avec plusieurs scènes de guerre, en 1952 en Indochine puis en 1957 en Algérie avec un trio militaire Douve, Dubus et Barjo. Les descriptions sont précises, l'auteur n'épargne pas le lecteur...  
2015, Wollaing, une petite ville du Nord situé entre Douai et Valenciennes, Pauline est retrouvée morte dans un terrain vague. C'est une jeune toxico qui avait empruntée de l'argent. Le coupable idéal semble être un certain Freddie Wallet, il est connu pour mettre la pression sur les personnes endettés afin de récupérer les impayés dûs aux organismes de crédit... Mais bien sûr, ce n'ai pas si simple, comme va le comprendre le commandant Erik Buchmeyer et le lieutenant Saliha Bouazem qui mènent l'enquête ensemble.
Au fur et à mesure de l'intrigue, le lecteur comprendra le pourquoi de ce premier chapitre sur les guerres du passé... On découvrira également le temps des luttes syndicales dans l'usine Berga qui donnait du travail à toute la ville durant les années 70.
A travers ce roman policier noir et social, l'auteur évoque la désindustrialisation du nord de la France et ses conséquences. Le duo d'enquêteurs, très différents l'une de l'autre, fonctionnent très bien et sont très crédibles et attachants. Une grande humanité se dégage de cette histoire où les destinés des personnages s'entremêlent...  

Merci Pauline et les éditions Audiolib pour ce thriller social.

Extrait : (page 108)
Avant le dîner, Buchmeyer avait fait une petite virée à Wollaing pour faire un repérage, sentir le coin, histoire de se mettre dans le bain. Il avait quitté le commissariat en fin d’après-midi au volant de sa Renault banalisée et traversé la campagne à l’aveugle, le pied sur le frein, redoutant à tout moment la camionnette enragée zigzaguant au milieu de la route. Des accidents, il en avait vu. Ça se passait toujours sur le trajet que les mecs prenaient au quotidien depuis des années. Chaque croisement, chaque virage, chaque défaut dans la chaussée ; ils connaissaient tout par cœur , et un beau matin, aussi sûrs d’eux que s’ils conduisaient une voiturette de golf sur un parking de supermarché, ils déboulaient à toute allure et s’explosaient sur le truc à quatre roues qui avait le malheur de venir dans l’autre sens. Ça finissait en tôle déchirée et en viande hachée et le seul moyen de s’en garantir était, qu’on le veuille ou non, de lever le pied de la pédale de droite.
Buchmeyer se gara sur la place de la mairie à dix-sept heures, les mains moites et les épaules dures comme du bois. Il faisait un froid de gueux et il se rua à l’intérieur du bar de la Place où une dizaine d’habitués sirotaient leur apéro. Il s’assit à une table en bois verni, commanda une bière sans rien manquer des regards qui obliquaient discrètement dans sa direction. Sa poche vibra et un SMS apparut sur l’écran de son téléphone. Erik chéri, quand tu viens voir ton chuque ? Il soupira.
Magali travaillait comme serveuse à l’hôtel de l’Escaut, un quatre étoiles des environs de Lille. Il l’avait rencontrée un soir d’hiver. Un client en voyage avec sa femme pour leurs vingt ans de mariage avait jeté sa bourgeoise du quatrième étage. Un médecin du Havre bien sous tous rapports. Une dispute à la con avait fait exploser sa boîte à malaises. Buchmeyer était venu ramasser les morceaux et Magali l’avait conduit dans la chambre, la salle de bains et sur le balcon. Les circonstances avaient beau être dramatiques, Erik n’avait cessé de plaisanter et de faire marrer la jeune femme, sans jamais abuser de son rôle de flic ni faire aucune allusion à la jupe qu’elle portait ultracourte en application stricte des consignes de la direction. Magali était tombée sous le charme. Le pétard sous l’aisselle n’y était certainement pas pour rien. Bref, elle l’avait rappelé le lendemain, et depuis, c’était le grand amour. Enfin, presque.
Reigniez apporta sa bière à Buchmeyer qui leva les yeux de l’exemplaire de Nord Éclair qu’il avait attrapé sur la table.
– C’est vous le patron ?
– Oui.
– Je peux vous poser une question ?
– Allez-y toujours. 
Buchmeyer se pencha comme pour confi er un secret.
– Vous voyez passer plein de monde ici ? Et ça discute beaucoup, pas vrai ?
– Pas mal, dit Reigniez.
– Je suis de Lens. V ous croyez vraiment qu’on risque la relégation ?

 

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01 février 2017

Prix Audiolib : les premiers livres audio sont arrivés !

Prix Audiolib 2017

Dix jours après après avoir découvert la liste de présélection, je viens de recevoir 
les premiers livres audio sélectionnés pour le Prix Audiolib 2017  

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De belles heures de lecture en perspective...

1ère lecture : Trois jours et une vie - Pierre Lemaitre

 

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30 janvier 2017

C'est lundi, que lisez-vous ? [288]

 

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane 

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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La loi des Sames - Lars Pettersson 
L'Arabe du futur - Tome 3 : Une jeunesse au Moyen-Orient, 1985-1987 - Riad Sattouf
Le journal de Nine - tome 3 : Pourquoi c'est pas juste - Géraldine Maillet


Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Jeux de miroirs - E.O. Chirovici (partenariat Les Escales)
Les salauds devront payer - Emmanuel Grand (partenariat Audiolib)

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Au bout du chemin - Patricia Hespel
Un paquebot dans les arbres - Valentine Goby
Le Voyage de Phoenix - Jung

Bonne semaine et bonnes lectures !

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29 janvier 2017

Le journal de Nine - tome 3 : Pourquoi c'est pas juste - Géraldine Maillet

Lu en partenariat avec Flammarion jeunesse

nine_3 Flammarion jeunesse - janvier 2017 - 131 pages

Illustrations de Line T.

Quatrième de couverture : 
"Mon petit journal adoré, on se fait confiance tous les deux.
On vit ensemble depuis que je sais écrire. En ce moment, je grandis trop vite, je n'ai plus de temps pour moi. Ma nouvelle famille, le collège, les amours...
Il suffit de me voir avant et après les vacances pour comprendre ce que c'est "préado" puis "ado" sans le "pré". Allez, je vais tout te raconter!"

Auteur : Géraldine Maillet, mannequin pendant 7 ans, a abandonné ce métier pour devenir écrivain. Elle est chroniqueuse pour "Ça Balance À Paris" sur Paris Première.
Elle est l’auteur de plusieurs romans dont 'Presque top model' (2007) et 'French Manucure' (2008), qui furent des succès de librairie. Elle a également réalisé deux court-métrages.
En 2014 paraît le premier tome du 'Journal de Nine'. La série est destinée aux pré-adolescent(e)s.

Mon avis : (lu en janvier 2017)
Je ne connaissais pas encore Nine, diminutif de Léopoldine.
Ce livre est le troisième tome et à priori le dernier de la série. En effet, dès début, Nine annonce à son journal que ce sera le dernier car elle n'a plus le temps...

Nine entre en cinquième. Elle était une pré-ado et elle devient une adolescente et elle se confie à son journal. Elle raconte ses vacances en Sicile dans la famille de Damien, le compagnon de sa mère, avec son petit frère Léon ainsi que Victor et Romy, les enfants de Damien. Elle s'interroge sur les transformations de son corps, fais des listes de ce qui compte pour elle, de ce qu'elle ne veut pas oublier... Elle raconte sa vie dans une famille recomposée, dans sa classe de cinquième, les relations entre ses parents...
Ce journal se lit facilement, c'est plein d'humour, très actuel, les illustrations sont très réussies et sont un vrai plus. Destiné aux ados de 10 à 12 ans.

Extrait : (début du livre)
AVEU n°1 : Bon, faut se dire les choses, je sens que tu seras mon dernier journal.
C'est triste de dire « dernier » à mon âge, mais moi, je suis honnête avec toi. Je ne dois pas te mentir, journal. On se fait confiance tous les deux. On vit ensemble depuis que je sais écrire. En ce moment, je grandis trop vite et je n'ai plus assez de temps pour moi.

AVEU n°2 : Bon, faut se dire les choses, je sens que tu ne prends pas super bien la nouvelle. « Plus assez de temps pour moi », ça fait excuse toute moisie. Comme quand je dis à maman que j'ai pas compris l'exercice de mathématiques alors qu'il est super facile et que j'ai juste préféré regarder un film avec Léon, Victor et Romy. Même si j'aime beaucoup le cinéma et que maman adore lire des magazines sur les films que personne ne va voir, ça passe moyen...

- EXCUSE BIDON ! J'espère que tu as honte, Nine ? (Gros yeux de maman pas contente.)
- Ben oui, maman. (Petits yeux de Nine pas fière.)

Pensée de Nine pas super gentille : « Ben non, pas du tout honte, journal. »

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27 janvier 2017

L'Arabe du futur - Tome 3 : Une jeunesse au Moyen-Orient, 1985-1987 - Riad Sattouf

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Quatrième de couverture :
Après avoir suivi son mari en Libye puis en Syrie, la mère de Riad ne supporte plus la vie au village de Ter Maaleh. Elle veut rentrer en France. L'enfant voit son père déchiré entre les aspirations de sa femme et le poids des traditions familiales…

Auteur : Riad Sattouf est l'auteur de nombreuses bandes dessinées, parmi lesquelles Retour au collège, Pascal Brutal, ou La vie secrète des jeunes. Il est l'un des rares auteurs de bandes dessinées à avoir obtenu deux fois le prix du meilleur album au festival d'Angoulême ( Pascal Brutal 3 en 2010, et L'Arabe du futuren 2015). Il est également cinéaste ( Les beaux gosses, 2010, César du meilleur premier film, et Jacky au royaume des filles, 2014).

Mon avis : (lu en janvier 2017)
Dans ce troisième tome, le jeune Riad commence à prendre réellement conscience du monde qui l’entoure, il est moins naïf. La famille vit toujours en Syrie où rien n'a changé. La maison a toujours ses murs fissurés, l'électricité fonctionne aléatoirement, les magasins sont vides, à l'école les instituteurs sont violents, les cousins de Riad le persécutent toujours... La mère de Riad ne supporte plus cette vie en Syrie et elle l'exprime enfin, elle réclame une vie plus confortable pour ses enfants et pour elle-même, elle désire vraiment rentrer en France !
L'image du père commence à se fissurer pour Riad qui comprend que ce dernier n'est pas aussi formidable et puissant que cela... Il lui reste cependant encore de l'admiration pour lui, mais pas incondionnellement...
Sinon pour Riad c'est également le temps des expérimentations, le premier baiser, la circoncision et le ramadan... A ces occasions le jeune garçon découvre le monde des adultes avec leurs contradictions et leurs défauts...
Cette bande dessinée est toujours aussi plaisante et passionnante, je l'ai dévoré facilement. 

Extrait :

 

PlancheA_289474 arabe_du_futur_3_page_11

 

 

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Déjà lu du même auteur :

100708942 L'Arabe du futur : Une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984) 

106163512 L'Arabe du futur - Tome 2 : Une jeunesse au Moyen-Orient (1984 - 1985) 

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25 janvier 2017

La loi des Sames - Lars Pettersson

Lu en partenariat avec Folio

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Folio - novembre 2016 - 528 pages

Gallimard - septembre 2014 - 448 pages

traduit du suédois par Anne Karila

Titre original : Kautokeino, en blodig kniv, 2012

Quatrième de couverture :
En Laponie norvégienne, les Sames, peuple autochtone, continuent à vivre de l’élevage des rennes et selon des traditions ancestrales. Certains restent, d’autres partent, comme Anna, qui mène son existence en Suède, où elle a été nommée substitut du procureur. Son cousin Nils, lui, est resté, et il vient d’être accusé de viol. Devoir de famille, c’est Anna qui est chargée de trouver un arrangement avec la plaignante. Elle retourne alors chez les Sames, dans ces contrées reculées qui n’évoquent pour elle que de vieux souvenirs d’enfance. Là, entre les menaces qu’elle subit et les vérités qu’on lui cache, la jeune femme comprend vite que cette affaire de viol n’est que la partie émergée d’une enquête qu’elle va devoir mener. Même si, à la lumière des aurores boréales, la nature somptueuse et meurtrière semble parfois imposer sa loi aux hommes.

Auteur : Lars Pettersson a travaillé pour la télévision suédoise pendant de nombreuses années, en tant que réalisateur et scénariste. C'est d'ailleurs un tournage qui lui a fait découvrir, dans les années 1990, la région de Kautokeino. Il y passe depuis tous ses hivers.

Mon avis : (lu en janvier 2017)
Ce roman policier est bien plus qu'un simple polar, il donne au lecteur de connaître les Sames ou Samis, un peuple autochtone qui couvre la zone du nord de la Suède, de la Norvège et de la Finlande ainsi que la péninsule de Kola en Russie. 
Anna vit en Suède, elle est substitut du procureur, elle est d'origine Same par sa mère. Anna a été appelée par sa grand-mère Same pour défendre un de ses jeune cousins accusé de viol. Elle ne peut pas refuser cela à sa famille qu'elle n'a pas revue depuis son enfance. Elle part pour Kautokeino en Norvège, dans le Grand Nord en pensant régler le problème en une semaine, mais rien n'est simple et son séjour va se prolonger... Il n'est pas facile de mener cette enquête, de concilier les obligations de la justice norvégienne avec les traditions familiales ancestrales... La communauté Sames vit dans des conditions extrêmes, elle a ses propres lois, ses non-dits, sa fierté. En plus, le souvenir de la mère d'Anna plane sur son séjour... Je n'oublie pas la nature rude et magnifique de cette région du Finnmark, elle fait vraiment partie prenante de ce thriller.
J'ai beaucoup aimé ce roman policier, qui m'a fait découvrir ce peuple de Laponie norvégienne, les Sames. Ce peuple d'éleveurs de rennes laissé en marge de la société norvégienne.

Merci les éditions  Folio pour cette belle invitation au voyage dans le Grand Nord.

Extrait : (début du livre)
Le joïk(1). Une force étonnante, d’affirmation et de libération. Railleur, sarcastique, ironiquement provocant.
Il n’avait encore jamais pensé à cela. Jamais ressenti cet aspect ludique. Cette légèreté. Jamais saisi ces intonations comme cette nuit-là.
Quand cela ne ressemblait pas à des braillements d’ivrogne, c’étaient le plus souvent des numéros maladroits, arrangés pour les touristes. Des petits vieux et des petites vieilles en kolt 2 de fête, qui psalmodiaient d’interminables descriptions de nature et de leurs petits-enfants tout en louchant nerveusement vers le public.
Ici, au pub, le joïk cherchait son chemin à travers la fumée, se mêlant aux échos de la musique disco dans l’autre partie de l’établissement, il papillotait tels les reflets fugaces de la boule à facettes qui tournoyait au plafond. De brèves petites lueurs de vie et de clarté, perdues dans un flot sonore tel qu’une tronçonneuse en marche serait passée inaperçue. Tout à coup, le joïk devenait pour lui l’expression d’une joie.
Un sentiment de communauté et quelque chose comme la confirmation répétée d’une solidarité. Il n’avait jamais éprouvé cela auparavant. Jamais aussi nettement.
Dans la discothèque, quelqu’un fit tomber un plateau avec des verres. Une voix éméchée interpella une personne qui n’écoutait pas. Quelque part dans la salle, une chaise fut renversée, une table qu’on poussait racla le sol irrégulier.
Il prit son verre et traversa le pub jusqu’à la fenêtre. Ignora les chuchotements derrière son dos, laissa les gens murmurer et le montrer du doigt. Il s’en foutait, c’était fini maintenant. Terminé. Il n’avait pas la force de saluer ou de chercher des connaissances.
La pompe à bière ne fonctionnait pas. Il ne sortait du robinet chuintant que de la mousse blanche. C’était bientôt l’heure de la fermeture. Tous criaient leurs commandes à la serveuse en sueur, devant laquelle s’alignait une batterie de verres à moitié remplis de mousse.
Elle essayait désespérément d’obtenir pour chacun un demi-litre de bière sans faux col. À bout de nerf, elle appela le vigile qui tenta de se frayer un chemin à travers le local enfumé, une clé à molette à la main. 
Derrière les vitres étroites, le vent de nord-est, qui avait balayé tout le plateau du Finnmark, arrivait par rafales en soulevant des tourbillons d’une neige fraîche qui s’accumulait en congères contre la façade de l’hôtel et l’entrée du pub.
Une voiture dérapa dans la neige fondue et ses phares projetèrent leur faisceau de lumière sur un couple debout, appuyé à un container. L’homme portait un pantalon de peau et le kolt caractéristique de Kautokeino, orné de bandes colorées, avec un col haut et beaucoup d’or à la ceinture. La femme était vêtue d’un simple blouson en cuir, de bottines et d’une jupe très courte. Ses cheveux blonds volaient au vent.
Dans le bref éclat des phares, on aurait dit que l’homme pleurait. La femme avait froid et essayait de l’entraîner à l’abri du vent, derrière le container. Une Volvo Amazon blanche, datant sans doute de la fin des années soixante, fit un demi-tour au frein à main sur le parking. Lui aussi en avait possédé une semblable un jour.
Celle-là avait des drapeaux norvégiens sur le pare-chocs avant. Ils revenaient peut-être d’un mariage. Ou d’un anniversaire. La femme à la jupe courte fit un signe au conducteur. Ensemble, ils aidèrent l’homme au kolt de Kautokeino à s’asseoir sur la banquette arrière. La femme monta à côté de lui. La voiture rejoignit la nationale en patinant sur la neige.

(1) Le joïk (prononcer « yoïk »), chant traditionnel du peuple same.

Challenge Voisins Voisines 
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Suède

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23 janvier 2017

C'est lundi, que lisez-vous ? [287]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane 

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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Borgen : Une femme au pouvoir - Jesper Malmose 
Le jour où le bus est reparti sans elle - Marko et Béka


Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Jeux de miroirs - E.O. Chirovici (partenariat Les Escales)
Les salauds devront payer - Emmanuel Grand (partenariat Audiolib)

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Au bout du chemin - Patricia Hespel
Un paquebot dans les arbres - Valentine Goby
Le Voyage de Phoenix - Jung

Bonne semaine et bonnes lectures !

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21 janvier 2017

Le jour où le bus est reparti sans elle - Marko et Béka

81ZBpYBcrbL Bamboo éditions - septembre 2016 - 70 pages 

Quatrième de couverture :
Clémentine est un peu perdue et cherche des réponses à ses doutes existentiels. Heureusement, la vie réserve toujours des surprises à ceux qui sont prêts à les recevoir. De rencontres insolites en histoires de sagesse, qui sait si Clémentine n'a tout simplement pas trouvé son chemin vers le bonheur...

Auteurs : BeKa, c’est en fait l’alchimie formée par Caroline Roque et Bertrand Escaich. Caroline prépare un doctorat en chimie quand Bertrand commence déjà à écrire ses premiers scénarios de bandes dessinées. Quand elle quitte ses molécules, Caroline écrit des nouvelles destinées à être adaptée à son autre passion : le cinéma. Lorsque l’une d’entre elles reçoit le prix des cinémas d’Art et d’Essai de Toulouse, la tentation de quitter la chimie pour l’écriture devient trop forte. Caroline et Bertrand vont dès lors cultiver à deux leur talent pour la vie et pour l’écriture. Bertrand entraîne Caroline du coté de la bande dessinée et ils créent ensemble plusieurs séries à succès, notamment les RUGBYMEN et STUDIO DANSE, qui dépassent le million d’exemplaires vendus. 
Marko contribue à la culture régionale basque en tant que dessinateur de presse pour Le Journal du Pays Basque. Il produit des BD aux titres incompréhensibles tels que Marratiudazu gutun bat ou Iltazazuko koblakariak. Sa rencontre avec Olier marque ses débuts dans la BD avec Agence Barbare, puis El’z’avintures ed’Biloute, une BD en ch’ti, suivie des Godillots.

Mon avis : (lu en janvier 2017)
Voilà une bande dessinée zen... Clémentine est une jeune parisienne qui a tout pour être heureuse, et pourtant elle a du mal à trouver un sens à sa vie. Elle décide donc de participer à un stage de méditation organisé par Jean-Eude. En chemin vers le lieu du week-end, le bus s’arrête devant une épicerie afin d’acheter quelques provisions pour le week-end, Clémentine s'absente pour une pause pipi. A son retour, Clémentine découvre que le bus est reparti sans elle, la laissant seule, perdue au milieu de nulle part... Antoine, le propriétaire de l'épicerie, lui propose cordialement l’hospitalité dans sa maison ouverte aux voyageurs de passage en attendant le retour du bus. 
Parfois, le hasard fait bien les choses car cette rencontre avec Antoine et ses contes, puis avec Chantal et Thomas vont faire évoluer Clémentine et lui donner une autre vision de la vie...
C'est mystérieux, mais je n'en raconterai pas plus car il est préférable de découvrir par soi-même cette 
bande dessinée zen, plein de sagesse, de sensibilité et de pensées positives.
Un album qui fait du bien !

Extrait :

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