26 janvier 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? [206]

91950711

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

 101573522 henry k larsen avenue des geants

Le Grand désordre - Alzheimer, ma mère et moi - Sarah Leavitt 
Le journal malgré lui de Henry K. Larsen - Susin Nielsen 
L'avenue des Géants - Marc Dugain

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Acquanera - Valentina D'Urbano (partenariat Philippe Rey)
La guerre d'hiver - Philip Teir (partenariat Albin Michel)
N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures - Paola Pigani

Que lirai-je la  semaine prochaine ?

L'Apache aux yeux bleus - Christel Mouchard (partenariat Flammarion)
Sous les couvertures - Bertrand Guillot 

Bonnes lectures et bonne semaine !

Posté par aproposdelivres à 06:16 - - Commentaires [14] - Permalien [#]


24 janvier 2015

L'avenue des Géants - Marc Dugain

 Lu dans le cadre du Challenge
 
"Écoutons un livre"
_coutons_un_livre

avenue des geants avenue_des_geants liv-4014-avenue-des-geants

Ecoutez lire - février 2013 - 10 h - Lu par Bernard Métraux

Gallimard – avril 2012 – 368 pages

Folio - septembre 2013 - 432 pages

Quatrième de couverture : 
Al Kenner serait un adolescent ordinaire s'il ne mesurait pas près de 2,20 mètres et si son QI n'était pas supérieur à celui d'Einstein. Sa vie bascule par hasard le jour de l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Plus jamais il ne sera le même. Désormais, il entre en lutte contre ses mauvaises pensées. Observateur intransigeant d'une époque qui lui échappe, il mène seul un combat désespéré contre le mal qui l'habite. Inspiré d'un personnage réel, Avenue des Géants, récit du cheminement intérieur d'un tueur hors du commun, est aussi un hymne à la route, aux grands espaces, aux mouvements hippies, dans cette société américaine des années 60 en plein bouleversement, où le pacifisme s'illusionne dans les décombres de la guerre du Vietnam.

Auteur : Né en 1957, après avoir vécu les sept premières années de sa vie au Sénégal, Marc Dugain revient en France avec ses parents. Il intègre quelque temps plus tard l'Institut d'études politiques de Grenoble, où il étudie les sciences politiques et la finance, avant de prendre la tête d'une compagnie d'aviation. Mais l'écriture l'a toujours démangé. Aussi, il se décide à prendre la plume, et signe "La Chambre des officiers" en 1998. Ce premier roman reçoit près de vingt prix littéraires et est adapté au cinéma. Il sort ensuite "Campagne anglaise", "Heureux comme Dieu en France", "La Malédiction d'Edgar" et plus récemment "Une exécution ordinaire" (2007), et se constitue peu à peu un lectorat fidèle. Friand d'horizons lointains, Marc Dugain vit au Maroc depuis 2001.

Lecteur : Bernard Métraux est un acteur et metteur en scène français spécialisé dans le doublage. Il est la voix française régulière de Bill Murray. Il est aussi la voix de Kevin Spacey dans American Beauty.

Mon avis : (écouté en janvier 2015)
J'ai mis plus de temps que prévu à relire ce livre coup de cœur et coup de poing. J'ai trouvé le ton du lecteur un peu monocorde mais heureusement les chapitres sont assez courts et reprendre plusieurs fois la lecture d'un chapitre n'est pas trop contraignant.
Pour mon billet, je reprends l'essentiel du billet fait lors de ma première lecture...

Marc Dugain s'est inspiré de la vie d'un tueur en série américain des années 70 pour créer le personnage d'Al Kenner. Le 22 novembre 1963, jour de l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy, la vie d'Al va basculer, encore adolescent il commet son premier meurtre. Il est alors interné dans un hôpital psychiatrique et rencontre des psychiatres qui l'écoutent. Son intelligence lui permet d'apprendre beaucoup de la psychiatrie.
Al Kenner est hors norme, il mesure 2,20 m et a un QI exceptionnel, supérieur à celui d'Einstein. Il aime les grands espaces et en même temps il est renfermé sur lui-même, il est lucide et il connaît très bien le mal qui le ronge et fait beaucoup d'effort pour vivre avec. Son contexte familiale est terrifiant, il a toujours été considéré comme un monstre par sa mère et son père ne s'est jamais interposé pour le protéger des maltraitances de sa mère.

Entre roman policier et roman américain, Marc Dugain a construit avec beaucoup de talent cette histoire prenante et passionnante de la vie d'Al Kenner. L'auteur tente de comprendre sa psychologie et le lecteur s'interroge : naît-on tueur ou le devient-on ? Al Kenner est à la fois attachant et d'une froideur et d'une lucidité troublante. Ce livre est également l'occasion de découvrir les États-Unis des années 60 et 70 avec la guerre du Vietnam, les communautés hippies...
Ce roman ne peut pas laisser indifférent le lecteur.

Malgré mon esprit trop occupé par autre chose, j'ai bien aimé cette relecture.

Extrait : (début du livre)
Comme chaque mois, elle lui fait face après s'être installée lourdement sur sa chaise. Elle sort les livres de son sac, une dizaine. Pour la plupart ils ont une couverture cartonnée. Il y jette un coup d’œil rapide, et les pose devant lui. Elle sourit d'un trait fin sans le regarder en face. Elle fait en sorte depuis des années de ne jamais croiser son regard, ce qui l'oblige à beaucoup tourner les yeux. Elle baisse souvent la tête. C'est l'occasion pour lui de voir le sillon de sa calvitie au milieu de son crâne s'élargir. Elle a les cheveux longs et il est difficile de dire quand ils sont propres. Même propres, ils n'ont pas l'air de l'être. Elle a dû être passablement jolie, pour autant qu'on puisse distinguer une ancienne beauté derrière des traits bouffis. Affaissé il l'est aussi, mais il a de bonnes raisons de l'être. Alors qu'elle, on se demande. Il aime bien cette femme. En fait, il en est venu à conclure qu'il l'aime bien parce qu'il ne ressent rien pour elle, ni amour ni haine. Parfois un peu d'agacement. Il lui en veut d'être la seule personne à lui rendre visite. Il lui en veut pour les autres qui ne le visitent jamais, ce qui est un peu injuste vu qu'il n'y a plus d'autres. Il est assez perspicace pour avoir remarqué que depuis longtemps elle a quelque chose à lui dire. Mais quoi ? Il n'en sait rien. Il sent juste la pesanteur d'une parole qui ne s'exprime pas. C'est au-delà de la timidité. Elle n'est jamais vraiment naturelle devant lui. Elle compose. Assez maladroitement et souvent sa voix est en décalage avec ses expressions. Parfois il la sent illuminée, parfois complètement éteinte. Elle a de gros seins flasques qui finissent une gorge fripée. Pour une femme qui doit avoir la soixantaine il ne trouve pas cela très reluisant. Mais il lui est reconnaissant de ne pas le faire fantasmer. On ne tire pas sur un moteur sans essence. 
- Vous avez parlé avec les journaux de ce qu'on avait évoqué ? 
Elle prend un temps pour répondre. Rien d'extraordinaire à cela, elle prend toujours un temps pour répondre comme si elle se sentait une responsabilité. 
- Oui. A plusieurs journaux de la côte. Ils sont int... comment dire, intrigués. Ils réfléchissent. Mais je crois que cela peut se faire. 
Ses yeux se remettent à tourner. Quand elle fait comme ça, il lui écraserait son poing sur la tête, mais au fond il n'en a pas très envie. Et puis il imagine les dégâts que cela causerait pendant qu'elle continue de sa voix où chaque mot semble s'excuser de sortir de sa bouche petite pour un visage de cette taille. Elle doit avoir du sang indien. Pas du sang frais, du sang qui remonte au début du siècle où on leur a réglé leur compte. 
- C'est un peu risqué pour eux, vous comprenez... 
- Vous voulez dire comme critique littéraire ? 
- Oh non ! Là-dessus ils se feront leur propre opinion. C'est plus de révéler qui vous êtes ou pas. Et s'ils ne disent pas qui vous êtes, on pourrait le leur reprocher un jour. En même temps, ils se disent qu'à révéler votre identité, ils pourraient faire un coup. Enfin, les médias... quoi... 

Déjà lu du même auteur : 

l_insomnie_des__toiles L'insomnie des étoiles avenue_des_geants Avenue des géants

 Challenge Petit Bac 2015 
98438537_o
Taille (2)

Challenge Trillers et Polars
2014-2015
 
100142514
catégorie "Même pas peur" :  12/25 

Posté par aproposdelivres à 14:47 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,

23 janvier 2015

Le journal malgré lui de Henry K. Larsen - Susin Nielsen

henry k larsen Helium - août 2013 - 239 pages

traduit de l'anglais (Canada) par Valérie Le Plouhinec

Titre original : The Reluctant Journal of Henry K. Larsen, 2012

Quatrième de couverture : 
Quelque chose me dit que Cecil n'est pas la crème de la crème des psychologues. Déjà, il est gratuit. (...) Son bureau est minuscule et encombré, avec des meubles bas de gamme, abîmés et tâchés. Et puis, on dirait qu'il n'a pas pu se payer de vêtements neufs depuis 1969. Nous n'avons pas encore parlé de ÇA. Il essaie de m'y amener l'air de rien. Il me pose parfois des questions orientées. 
Mais quand il le fait, je prends ma voix de robot pour lui répondre. « Je-ne-sais-pas. De-quoi-vous-parlez. Espèce-d'humanoïde. » Alors, il bat en retraite.
Après le terrible drame qui a frappé Henry et sa famille, et les conséquences qui en ont découlé, l'adolescent a déménagé à Vancouver avec son père. Les voici en tête à tête, dans cette ville où ils ne connaissent personne. Tout est à reconstruire : même la mère de Henry, victime d'une grave dépression, est restée à Port Salish...
Bien qu'il déteste franchement l'idée d'écrire dans un journal, comme le lui a conseillé son thérapeute, tout comme il se refuse à se faire de nouveaux amis, le garçon finit par s'ouvrir, malgré lui... Au fil des jours, il trouve même du plaisir à coucher ses pensées sur le papier et à reconstituer, entre gravité et humour, entre souvenirs terribles et lueurs d'espoir, les événements qui ont marqué sa vie pour toujours.
Un roman lumineux et inoubliable qui place le lecteur en empathie avec un héros bouleversant.
Ce livre a reçu le Governor General's Literary Avrard, le plus prestigieux prix canadien anglais pour les romans adolescents.

Auteur : Susin Nielsen est scénariste, showrunner et auteur pour la jeunesse. Elle vit Vancouver. 
Elle a fait ses débuts à la télévision sur la série Degrassi en 1980. Elle a ensuite adapté plusieurs épisodes en livres, se rapprochant ainsi de son voeu d'écrire des romans pour les adolescents. En 2006, Susin Nielsen a enfin réalise son voeu en écrivant Moi, Ambrose, roi du Scrabble, son premier roman original pour adolescents. En 2010 a suivi Dear George Clooney, tu veux pas épouser ma mère ?

Mon avis : (lu en janvier 2015)
Un terrible drame a frappé la famille d'Henry. Et depuis quelques mois, avec son père, il a déménagé dans un petit appartement à Vancouver. Une fois par semaine, il va voir Cecil, son psychologue car depuis  "ÇA", il n'arrive pas à exprimer ses émotions. Cecil lui a donc donné un cahier et lui a conseillé d'écrire son journal. Le lecteur découvre donc l'histoire d'Henry à travers son journal. Il y raconte ses états d'esprits, son quotidien à l'école, dans ce nouvel appartement... A l'école, il y a Farley un garçon faisant partie des "ringards de l'école" et qui colle Henry malgré lui, il a la même passion pour le catch qu'Henry. Il y a également Alberta une fille malpolie et habillée en "récup"... A l'appartement, il y a Karen, la voisine un peu trop présente, qui semble draguer son père ou Monsieur Atapattu qui leur apporte souvent à manger des plats indiens épicés et délicieux.
Ce livre est un vrai coup de coeur, Henry est touchant et attachant, le lecteur aimerait tellement qu'il arrive à se remettre après le drame qui a bouleversé sa famille, qu'il arrive à se faire des vrais amis, qu'il se tourne vers le futur.

Extrait : (début du livre)
VENDREDI 18 JANVIER


LE SAVIEZ-VOUS ? Le mot « psychologie » vient du grec « psyché ». Il signifie étude de l'esprit.
Je voudrais bien qu'on arrête d'étudier le mien, d'esprit. C'est trop glauque, de faire ça. Mais papa dit que je n'ai pas le choix.
Cecil n'a pas une tête de psychologue, cela dit. Déjà, il s'appelle Cecil. Sur sa porte, au centre médical, il y a une plaque en plastique marquée Dr Levine, mais quand je l'ai appelé ainsi, au début de notre première séance, il m'a tout de suite dit : « Je t'en prie, appelle-moi Cecil. » En rentrant, j'ai cherché l'origine de son prénom, et devinez un peu ce que ça veut dire : « Qui voit mal ou est aveugle ».
Ça s'annonce bien !
Cecil a les cheveux gris et longs, attachés avec un chouchou. Un chouchou ! Aujourd'hui, pour notre troisième séance, il portait encore un tee-shirt tie-and-die, violet cette fois. Dis donc, Cecil, j'ai eu envie de lui dire, les années soixante ont appelé, elles voudraient récupérer leur look !
Il me pose beaucoup de questions du genre : « Que ressens-tu dans ces moments-là ? », comme si nous étions sur un plateau de télévision et non dans la vraie vie. Il dit beaucoup « sapristi », aussi. Exemple : « Sapristi, c'est la deuxième fois en deux semaines que tu arrives avec un quart d'heure de retard ! »
Quelque chose me dit que Cecil n'est pas la crème de la crème des psychologues. Déjà, il est gratuit. Enfin, il est payé par la province de Colombie-Britannique, mais ça ne doit pas aller chercher bien loin. Son bureau est minuscule et encombré, avec des meubles bas de gamme, abîmés et tachés. Et puis, on dirait qu'il n'a pas pu se payer de vêtements neufs depuis i960.
Nous n'avons pas encore parlé de ÇA. Il essaie de m'y amener l'air de rien. Il me pose parfois des questions orientées. Mais quand il le fait, je prends ma voix de robot pour lui répondre. « Je-ne-sais-pas. De-quoi-vous-parlez. Espèce-d'humanoïde. » Alors, il bat en retraite.
C'est à cause de cette voix de robot que je me suis retrouvé ici. Après toute l'histoire avec maman, à Noël, mes «furies» sont revenues et je me suis mis à parler comme un robot vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et même jusqu'au déménagement à Vancouver. L'intérêt de parler robot, c'est que cela permet de tout dire sans exprimer la moindre émotion. Il-suffit-de-prendre. Une-voix. Totalement-monocorde. Ça m'aide. Mais au bout de huit jours de robot-Henry, mon entourage craquait complètement et papa m'a pris rendez-vous pour une première séance. Ensuite, il a voulu que je continue, même si entre-temps j'étais redevenu le bon vieux Henry normal.
Cecil essaie toutes ses astuces - et il en a peu - pour me faire parler de ÇA. Par exemple : la semaine dernière, j'ai dit, comme ça, en passant, que j'aimais bien écrire. Donc, aujourd'hui, il m'a donné ce cahier. « J'ai pensé que ça te plairait d'avoir un espace privé où consigner tes pensées et tes sentiments, m'a-t-il dit. Le diarisme peut être une pratique très thérapeutique.»
Je lui ai répondu que je ne pensais même pas que « diarisme » soit un mot existant. En rentrant, j'ai flanqué le cahier à la poubelle.
Bon, d'accord, je suis retourné le chercher un peu plus tard ; mais c'est uniquement parce que je m'ennuyais.
Ce qu'il y a, voyez-vous, c'est que Cecil est au courant de ÇA. Il a eu une longue conversation avec mon père avant ma première séance, et je suis prêt à parier mon poster du Danois qu'il s'est empressé ensuite de googler toute l'histoire. Et une fois qu'il a eu fini de lire tout ce qu'il pouvait trouver, je parie qu'il s'est demandé pourquoi mes parents ne m'avaient pas envoyé en thérapie immédiatement après ÇA, il y a sept mois et demi.
Je le vois d'ici : « Sapristi ! Ils ont mis le temps ! »

Challenge Petit Bac 2015 
98438537_o
Musique (1)

Posté par aproposdelivres à 21:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

22 janvier 2015

Masse Critique chez Babelio !

babelio

Rendez-vous le jeudi 22 Janvier 2014

à partir de 7h00

c'est maintenant !

Posté par aproposdelivres à 07:08 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

21 janvier 2015

Le Grand désordre - Alzheimer, ma mère et moi - Sarah Leavitt

 babelio_bd_1012

le grand désordre Steinkis - septembre 2014 - 128 pages

traduit de l'anglais (Canada) par Anaïs Parouty

Titre original : A story about Alzheimer's, my mother and me, 2010

Quatrième de couverture :
Sarah a toujours eu une mauvaise mémoire. Quand on diagnostique la maladie d'Alzheimer de sa mère, elle sait qu'elle doit noter tout ce qui se passe pour se rappeler les moments de folie, la beauté, la tragédie et les fous rires aussi.

Elle nous entraîne avec elle dans le voyage de sa famille en Alzheimer...
Un témoignage sur une maladie complexe, et un hommage d'une fille à sa mère.

Auteur : Titulaire d'une maîtrise en création littéraire de l’Université de la Colombie-Britannique (Canada), Sarah Leavitt donne des ateliers, a élaboré un cours universitaire d'introduction sur la Bande Dessinée et participe à de nombreux festivals. Après la « carrière » internationale et l’accueil chaleureux réservé à son premier roman graphique, elle travaille actuellement au prochain. 

Mon avis : (lu en janvier 2015)
Un sujet grave traité avec beaucoup d'humanité. Dans ce roman graphique, Sarah retrace l'histoire de la maladie de sa mère. Midge a 52 ans lorsque les premiers symptômes de la maladie apparaissent, deux ans plus tard, le diagnostique de la maladie d'Alzeimer tombe. Sarah va noter au fil des jours le quotidien de sa mère, ses impressions, ses humeurs, les anecdoctes amusantes comme celles déprimantes.
Rob, le père de Sarah va prendre soin de Midge avec vers la fin l'aide de deux auxiliaires. Sarah, sa soeur Hannah et les soeurs de leur mère vont régulièrement venir soulager Rob et s'occuper de Midge qui a besoin d'une présence 24h/24h.
Sarah décrit l'évolution de la maladie, petit à petit Midge est désorientée, elle accepte mal sa maladie, au début, elle est dans le dénie, puis la maladie s'installe vraiment... Les proches sont sollicités dans le plus intime de la malade et la hiérarchie mère et fille est totalement chamboulée.
Cette bande dessinée est bouleversante, poignante. Quelques années près la mort de sa maman, Sarah a pris du temps pour créer ce témoignage fort et plein d'amour.

Merci Babelio et les éditions Steinkis pour cette bande dessinée témoignage.

Extrait :

9791090090446_Extrait1  9791090090446_Extrait1_1

9791090090446_Extrait2_1 9791090090446_Extrait2

9791090090446_Extrait39791090090446_Extrait3_1

9791090090446_Extrait49791090090446_Extrait4_1

9791090090446_Extrait5

  Challenge 5% Rentrée Littéraire 2014 
challengerl2014_150
30/30

Challenge Petit Bac 2015 
98438537_o
Dimension (1)

Posté par aproposdelivres à 08:27 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,


12 janvier 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? [205]

91950711

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

un parfum d'herbe coupée la couleur du lait

Un parfum d'herbe coupée - Nicolas Delesalle 
La Couleur du lait - Nell Leyshon

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Acquanera - Valentina D'Urbano (partenariat Philippe Rey)

Que lirai-je la  semaine prochaine ?

Sous les couvertures - Bertrand Guillot 
La guerre d'hiver - Philip Teir (partenariat Albin Michel)

Bonnes lectures et bonne année 2015 !

Posté par aproposdelivres à 05:01 - - Commentaires [16] - Permalien [#]

11 janvier 2015

Ils sont morts de faire rire...

  Depuis mercredi, je suis sans voix, sidérée, stupéfaite...
Ils ont su mieux que moi le dire, le chanter...

 

  

le dessiner...

B66HAd3CMAEYmLn
Plantu

Aujourd'hui, nous sommes tous unis, nous sommes tous ensemble !

manif11012015_1

 pour rendre hommage aux 17 victimes de ces barbares.

Posté par aproposdelivres à 18:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

08 janvier 2015

La Couleur du lait - Nell Leyshon

la couleur du lait Phébus - août 2014 - 176 pages

traduit de l'anglais par Karine Lalechère

Titre original : The Colour of Milk, 2012

Quatrième de couverture :
En cette année 1831, Mary, une fille de 15 ans entame le tragique récit de sa courte existence : un père brutal, une mère insensible et sévère, en bref, une vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset.
Simple et franche, lucide et impitoyable, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu'on l'a envoyée travailler chez le pasteur Graham, afin de servir et tenir compagnie à son épouse, femme fragile et pleine de douceur.
Elle apprend avec elle la bienveillance, et découvre avec le pasteur les richesses de la lecture et de l'écriture.. mais aussi l'obéissance, l'avilissement et l'humiliation. Finalement, l'apprentissage prodigué ne lui servira qu'à écrire noir sur blanc sa fatale destinée. Et son implacable confession.

Auteur : Nell Leyshon est née à Glastonbury, dans le comté du Dorset au Royaume-Uni. Après des études de littérature anglaise à l'université de Southampton, elle s'est fait connaître par ses pièces de théâtre enregistrées pour la BBC. Son premier roman, paru en 2004, Black Dirt figurait sur la liste de l'Orange Prize. Devotion et The Voice ont remporté un franc succès. Publié en 2012, La Couleur du lait l'a consacrée comme un des auteurs importants de notre temps. C'est la première oeuvre de Nell Leyshon à être traduite en français.

Mon avis : (lu en janvier 2014)
C'est lors du Café Lecture de la Bibliothèque que j'ai eu envie de découvrir ce livre. Ce livre est un coup de coeur.
En 1831, dans la campagne anglaise, Mary, quinze ans, livre son histoire sous forme d'une confession. Elle est la cadette d'une famille de quatre filles et elle a toujours travaillé à la ferme. Un beau jour, son père l'envoie travailler chez le pasteur Graham afin de s'occuper de sa femme malade. Pour Mary, ce nouveau travail est très différent du travail à la campagne. Mary est une jeune fille pleine de bon sens et surtout qui n'a pas sa langue dans sa poche. La famille du pasteur accepte cette franchise et apprécie son travail. Le pasteur va même lui apprendre à lire et à écrire.
Le style reflète bien le caractère de Mary. Les phrases sont courtes, simples, sans aucune majuscule, pleine de sincérité.
Mary est attachante et son histoire bouleversante. 

Extrait : (début du livre)
ceci est mon livre et je l’écris de ma propre main.
nous sommes en l’an de grâce mille huit cent trente et un, j’ai quinze ans et je suis assise à ma fenêtre. je vois beaucoup de choses. je vois les oiseaux qui piaillent dans le ciel. je vois les arbres je vois les feuilles.
et chaque feuille a ses veines.
chaque tronc a ses fissures.
je suis pas très grande et mes cheveux ont la couleur du lait.
je m’appelle mary et j’ai appris à écrire mon nom. m. a. r. y. ce sont les lettres de mon nom.
je vais vous raconter les choses telles qu’elles sont arrivées mais je ne veux pas me précipiter comme les génisses au portail sinon je vais m’empiéger et de toute manière vous préférez sûrement que je commence par là que les gens commencent en général. 

et c’est au commencement.

en l’an de grâce mille huit cent trente mon père habitait dans une ferme avec ses quatre filles et de ces quatre filles j’étais la dernière.
dans la ferme il y avait aussi une mère et un grand-père.
les animaux ne vivaient pas avec nous mais les agneaux rentraient le soir quand ils avaient perdu leur maman et qu’il fallait les nourrir.
l’histoire commence en mille huit cent trente. l’an de grâce mille huit cent trente.
il ne faisait pas chaud au commencement. non, il faisait froid et chaque brin d’herbe était brodé de givre. mais dès que le soleil est sorti les gelées s’en sont allées et les oiseaux ont chanté. je le sentais jusque dans mes jambes. c’est une chose qui m’arrive des fois. le soleil coule dans mes jambes et après il monte à ma tête.
la sève gonflait les tiges et les feuilles se dépliaient. les oiseaux tapissaient le fond de leur nid.
le monde se souvenait du printemps.
je sais très bien où j’étais ce jour-là. j’étais aux poules. elles avaient été enfermées toute la matinée à pondre et maintenant il fallait qu’elles courent et mangent les vers et les insectes qui rendent les œufs goûtus. il y avait même un peu d’herbe qui avait repoussé après les froids de l’hiver.
j’ai tiré la porte du poulailler et le coq a sorti le premier. il paradait comme au défilé mais sans la musique.
derrière les poules hésitaient et se demandaient quel temps qu’il faisait alors j’ai dû les aider à décider. puis j’ai entendu ma sœur beatrice. elle était au portail et elle criait mon nom.
mary qu’est-ce tu fais donc là ?
tu crois que je fais quoi ?
on dirait que tu sors les poules.
allons bon. c’est drôle parce que c’est point du tout ce que je faisais. je dansais avec le coq et puis il y a eu un grand festin et le cochon est arrivé et il s’est assis au bout de la table pour nous chanter une belle chanson.
tu changeras donc jamais ?
pourquoi faudrait-y que je change ? je suis pas mauvaise fille.
c’est pas de causer que ton ouvrage se fera.

 Challenge 5% Rentrée Littéraire 2014 
challengerl2014_150
29/30

Challenge Petit Bac 2015 
98438537_o
Couleur (1)

Challenge Voisins Voisines 2015
voisins voisines 2015
Angleterre

 

Posté par aproposdelivres à 08:54 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

06 janvier 2015

Un parfum d'herbe coupée - Nicolas Delesalle

Livre en librairie le 7 janvier 2015

Lu en partenariat avec Préludes - Livre de Poche

un parfum d'herbe coupée Préludes - janvier 2015 - 288 pages

Prix des lecteurs du livre numérique 2013

Quatrième de couverture :
« Le jour où mon père a débarqué avec son sourire conquérant et la GTS, j'ai fait la gueule. Mais j'ai ravalé ma grimace comme on cache à ses parents l'odeur de sa première clope. J'ai dit ouais, j'ai dit super, la mort dans l'âme, même si j'avais compris que la GTS pour la GTX, c'était déjà le sixième grand renoncement, après la petite souris, les cloches de Pâques, le père Noël, Mathilde, la plus jolie fille de la maternelle, et ma carrière de footballeur professionnel. » 
Par petites touches qui sont autant d'instantanés de vie, Kolia convoque les figures, les mots, les paysages qui ont compté : la route des vacances, les filles, Totor le paysan aux cèpes et la maison de famille, des livres, quelques sauterelles, Raspoutine le berger allemand... Des petits riens qui seront tout.
Un premier roman remarquable, plein d'émotion, d'humour, de poésie, de profondeur, où la petite musique singulière de l'enfance ouvre sur une partition universelle. Un parfum inoubliable...

Auteur : Nicolas Delesalle est grand reporter à TéléramaUn parfum d’herbe coupée est son premier livre.

Mon avis : (lu en janvier 2015)
Lorsque l'on m'a proposé de recevoir ce livre, la lecture de la quatrième de couverture m'a donné envie de découvrir ce livre. Une version courte de ce livre a d'abord eu une vie en livre numérique et même obtenu Prix des lecteurs du livre numérique 2013.
Kolia, le narrateur, nous raconte des moments de l'enfance qui évoquent également chez le lecteur ses propres souvenirs. L'auteur étant né en 1972, il évoque certains souvenirs des années 70 et 80.
Il raconte son dernier échange avec son grand-père, le jour de l’enterrement de sa grand-mère.

Il se souvient de ces professeurs, de celle qui l'a collé tous les mercredi de son année de quatrième pour insolence... mais qui lui a également appris à apprécier les livres et la lecture. De sa professeur de russe qui ne voulait pas le favoriser. 
Il nous confie sa jeune vocation d'astronaute et ses expériences de lancer de fusée avec comme "cobayes" vivants, des sauterelles du jardin. 
Il évoque aussi son premier baiser, ses premiers émois amoureux et comment il descendait de sa chambre la nuit en cachette pour regarder à la télévision le film du premier samedi du mois sur Canal+
Ce livre m'a fait penser à Philippe Delerm et son livre "La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules"... 

Les chapitres sont émouvants, plein d'humour, touchants, plein de tendresse ou d'espièglerie...

Mon fils (20 ans) avait entendu parler de ce livre bien avant moi et lorsqu'il a su que je l'avais reçu en avant-première, il me l'a emprunté et il l'a dévoré et beaucoup aimé. 

Merci Anne et les éditions Préludes - Livre de Poche pour cette découverte très plaisante au parfum d'enfance.

Extrait : (début du livre)
Au plafond, un ventilateur antédiluvien tournait au ralenti et découpait de grosses tranches d'air tiède qui me tombaient sur le visage.

J'étais seul dans le salon avec mon grand-père. Il dormait sur le canapé en cuir élimé. On venait d'enterrer ma grand-mère, une petite ortie brune d'origine sicilienne qui souriait tout le temps.
Les gens déambulaient sans but précis dans le jardin et la maison de mes grands-parents où flottait un parfum particulier, un mélange d'ennui, de soupe aux poireaux et de mélancolie.
Les invités rejouaient la chorégraphie sempiternelle de ces « fêtes » qui parachèvent les enterrements. Chacun faisait ce qu'il pouvait de ses pieds, de ses mains et de ses mots.
La famille se retrouvait malgré elle, penaude, désemparée, entre les petits fours, les grands silences, le vin, le café, les larmes et les sourires compatissants. On s'écoutait. On prenait le pouls du temps qui passe trop vite. Pourquoi ne se voit-on pas plus souvent ?
Les amis proches naviguaient entre les écueils. Les phrases étaient courtes. Chaque geste, chaque mot pouvait briser une molécule d'air qui en brisait une autre qui en brisait une autre et ainsi de suite, une réaction en chaîne au bout de laquelle une molécule d'eau salée pouvait finir par couler sur la joue de celui qu'on essayait de consoler.
Ma grand-mère venait de mourir de vieillesse, comme on dit. C'est-à-dire que quelque chose avait lâché quelque part. On ne savait pas trop quoi. On ne voulait plus trop savoir pourquoi. Il fallait juste l'accepter. L'accident, le cancer et toutes les saloperies du monde déclenchent la révolte, la rage puis la résignation, tiercé perdant dans l'ordre. La mort de vieillesse, on doit l'accepter d'un tenant, au comptant, toutes taxes comprises. C'est la vie.
Mon grand-père dormait de tout son long dans le canapé, allongé sur le dos, les mains croisées sur le ventre, dans la même position que ma grand-mère, dans son cercueil, sous la dalle fraîchement scellée. 
Sa respiration était lente. Il avait oublié d'ôter ses lunettes. Il avait tout oublié. Il avait oublié qu'il avait été chimiste. Spécialiste des teintures. Il avait oublié qu'il était un peu belge, un peu irlandais, un peu du Nord, un peu de Normandie, un peu barré. Il avait oublié qu'il avait vécu toute sa vie d'adulte en Argentine et au Chili, où mon père était né. Il avait oublié qu'il parlait espagnol couramment, mais avec un accent à débiter des bûches. Il avait oublié qu'il avait passé sa retraite à colorer des morceaux de coton avec lesquels il recomposait des toiles, des photographies, avant de les emprisonner sous une plaque de verre. Il accrochait ses œuvres au mur. Il y en avait partout.
Au-dessus du canapé où il ronflait, une reproduction cotonneuse du Déjeuner sur l'herbe de Manet égayait le mur couvert d'un papier peint jaune qui fut joyeux un jour mais que les années avaient rendu maussade. Je n'ai jamais été sensible à l'art de mon grand-père, mais il est le seul peintre sur coton que je connaisse, alors va pour le Déjeuner sur l'herbe tout en ouate et respect Papito.
J'ai très peu de souvenirs de mes grands-parents. J'étais le dernier des petits-enfants et quand j'ai atteint l'âge de les comprendre et de les écouter, l'un comme l'autre n'avaient plus l'envie ou la force de parler. Ne restent en mémoire que des risettes, de la tendresse et deux, trois détails qui ne feraient pas un paragraphe dans une biographie.

 Challenge Petit Bac 2015 
98438537_o
Objet (1)

 

Posté par aproposdelivres à 07:07 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

05 janvier 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? [204]

91950711

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

CVT_Qui-es-tu-Alaska-_5671 9782505061632_1_75 product_9782207116210_195x320

Qui es-tu Alaska ? - John Green 
Les vieux fourneaux tome 2 : Bonny and Pierrot - Wilfrid Lupano et Paul Cauuet 
Lettres mortes - Robert Allison

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Un parfum d'herbe coupée - Nicolas Delesalle (partenariat Préludes)

Que lirai-je la  semaine prochaine ?

Sous les couvertures - Bertrand Guillot 
Acquanera - Valentina D'Urbano (partenariat Philippe Rey)
La guerre d'hiver - Philip Teir (partenariat Albin Michel)

Bonnes lectures et bonne année 2015 !

Posté par aproposdelivres à 06:18 - - Commentaires [16] - Permalien [#]