15 février 2015

Si j'étais un rêve... - Charlotte Bousquet

Lu en partenariat avec les éditions Flammarion

si j'étais un rêve Flammarion - février 2015 - 185 pages

Quatrième de couverture : 
Lina et Nour sont en classe de seconde : l'une vit à Sofia, en Bulgarie, l'autre vit à Saint-Denis. Sous la direction de leurs professeurs, elles entament une correspondance qui tourne aux confidences et une amitié s'installe. Tandis que Lina se révolte contre la corruption des pays de l'Est, Nour cache un grand mal-être. Elles se soutiennent l'une l'autre, jusqu'au jour où Nour devient distante.

Auteur : Philosophe de formation, passionnée par les mythes, les contes et l'histoire,Charlotte Bousquet a écrit une près de vingt romans et au moins autant de nouvelles.Cytheriae,deuxième opus de son cycle de dark fantasy, a été récompensé par le prix Elbakin 2010 et le Prix Imaginales 2011. A l'aise dans tous les genres, elle s'essaie aussi bien à la réécriture de contes (La Marque de la bête), qu'au polar historique (Noire lagune, Princesses des os et Venenum), au documentaire (Précieuses, pas ridicules, avec Stéphanie Rubini) ou au thriller (Le Dernier ours). Paru en octobre 2011, Nuit tatouée, premier opus La peau des rêves, dystopie YA, a été récompensé du prix Imaginales des Collégiens 2012. 

Mon avis : (lu en février 2015)
Lina et Nour sont en classes de seconde, l'une à Sofia, l'autre à Paris. Leurs professeurs respectifs ont eu l'idée d'organiser un échange épistolaire entre leurs élèves. Au début, c'est un travail scolaire mais cela devient vite pour Lina et Nour un vrai plaisir de s'écrire, de découvrir qui est l'autre, sa vie, sa ville, son pays... Lina est fille de diplomate, la Bulgarie est en effervescence, elle participe à des manifestations, elle se révolte contre ce que subit les Tziganes. Nour vient du 9-3, est mal dans sa peau, aimerait se faire tatouer... Un jeu de portrait chinois s'organise entre les deux filles. Au cours de l'année, elles vont se dévoiler de plus en plus et le lecteur aura quelques surprises...  
J'ai beaucoup aimé ce roman construit avec beaucoup d'intelligence qui nous permet de découvrir la vie en Bulgarie et les préoccupations des adolescents aujourd'hui. 

Merci Brigitte et les éditions Flammarion pour cette très belle découverte.

Autres avis : Canel, Argali

Note : ♥♥♥♥♥

Extrait : (début du livre) 
17 septembre
Cher(e) inconnu(e), C’est vraiment bizarre d’envoyer une lettre, une vraie lettre, à quelqu’un qu’on ne connaît pas du tout pour commencer une correspondance censée durer jusqu’à la fin de l’année ! Quand notre prof de français nous a expliqué ce projet, j’avoue avoir pensé qu’elle était complètement barrée. Je veux dire : nous sommes au XXIe siècle ! Si on veut écrire à quelqu’un, on utilise Internet ! Ce n’est pas super-compliqué de se connecter pour trouver à quoi ressemble la personne qui est de l’autre côté de l’écran. C’est vrai, il y a les avatars et les pseudos, mais il y a toujours moyen de se renseigner, non ? Et puis, j’ai réfléchi : finalement, je trouve ça intéressant de ne pas savoir qui tu es, de te découvrir au fil de la plume, à travers ces courriers que nous allons échanger. Bref, j’ai envie qu’on respecte la règle du jeu : pas d’ordinateur, pas de téléphone. Si tu es d’accord, bien sûr. Quand on écrit sur du papier, on peut choisir le ton, le rythme des phrases, le raturer, le rouler en boule, le jeter dans la corbeille et recommencer. C’est un peu comme un e-mail, en plus solennel, en plus sérieux, je trouve. Sauf que je suis incapable de prendre mon temps. Les mots me viennent comme ça, un torrent qui roule et coule sans barrage. J’espère que cela ne t’ennuie pas. Mais voilà, je bavarde et je ne suis même pas les consignes : me pré- senter, puis présenter ma ville et mon pays. Je m’appelle Lina, j’ai quinze ans et je suis en classe de seconde – comme toi, j’imagine ! – au Lycée français de Sofia. Que te dire de plus ? Je dessine. Énormément. Tout le temps. Des animaux, essentiellement. Voilà. C’est difficile de parler de soi, tu ne trouves pas ? Et pour quoi ? Décrire un quotidien qui ne t’inté- resse probablement pas ? Je vis à Sofia depuis dix ans, dans le centreville, près de l’université. Quand je me lève, le matin, je vois de ma fenêtre les bulbes dorés de la cathédrale Alexandre-Nevski. Sofia, c’est une cité magique, sale, bordélique, magnifique. Il y a des bâtiments de toutes les époques, des églises colorées, des immeubles qui ressemblent à des bunkers, des magasins de chaussures multicolores et des palais viennois, un tramway, des voitures pourries, des chevaux qui tirent les carrioles, des librairies partout, des chiens et des chats errants par milliers, des bars à bières et des restos bios, des tapis tissés main, des tarés, des artistes, des hommes d’affaires corrompus, des étudiants, des icônes, des musées, un opéra et des magasins de chaussures kitch. Tu l’as compris, j’adore vivre ici ! Lorsque je vais en France rendre visite à ma famille, j’hallucine toujours quand je me rends compte à quel point les gens ont des préjugés sur Sofia et sur la Bulgarie. Si tu savais le nombre de : « Il y a quoi chez toi, à part des yaourts ? » que j’ai entendus… Et puis ce n’est pas comme si mes cousins avaient pris la peine de se déplacer une seule fois à la maison. La Bulgarie, à part les yaourts, donc. La Bulgarie, c’est l’ancienne Thrace, civilisation de guerriers et de cavaliers, plus vieille que celle des Grecs. On dit qu’Orphée serait né sur ces terres et y aurait découvert l’entrée des Enfers où était emprisonnée Eurydice. Il n’y a pas de Cerbère chez nous mais des parcs naturels, des plaines immenses, des montagnes et de profondes forêts où vivent des lynxs, des loups. Des ours aussi. Il y avait une tradition, avant, qui consistait à les obliger à danser au son d’un violon. Tu sais comment on les dressait ? Avec un anneau d’acier dans le nez et des braises sous les pieds. C’était horrible. Et quand tu croisais leur regard… Rien que d’y penser, j’en ai les larmes aux yeux. Heureusement, c’est terminé tout ça. Ils vivent libres, désormais, et ceux qui étaient prisonniers ont un sanctuaire à Belitsa. La Bulgarie, c’est le carrefour de l’Orient et de l’Occident, un mélange entre l’Italie et la Grèce, la Russie et la Méditerranée. Mais c’est aussi un pays pauvre, très pauvre. Et très mal en point. En gros : mafia et corruption sont les deux mamelles de notre économie. Résultat : le salaire moyen est de 400 € et les gens crèvent de faim. C’est pour ça qu’ils s’en vont. C’est pour ça qu’il y a de plus en plus de Bulgares du côté de chez vous. Des personnes désespérées, qui rêvent d’y trouver un avenir meilleur et qui ne récoltent que coups et mépris. Bon, je m’arrête ici. La fin du cours vient de sonner, et puis je m’énerve vite quand je me lance sur ce sujet. Tu n’y es pour rien, toi que je ne connais pas !
Ciao, Lina

 Challenge Petit Bac 2015 
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Pronom personnel (1)

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11 février 2015

Mamette, Tome 4 : Entre ciel et terre - Nob

mamette_4 Glénat - avril 2010 - 48 pages

Présentation éditeur :
Les nouvelles aventures, toujours plus tendres et réjouissantes, de la grand-mère que tout le monde aimerait avoir ! Qui a dit que la retraite était la plus ennuyeuse des périodes de la vie ? Pas Mamette ! Parce qu’entre les bougonneries de sa copine Mademoiselle Pinsec, les fêtes de fin d’année du club des seniors à organiser, et surtout le retour à la maison de son grand fils, touché par la crise économique et par une drôle de crise d’adolescence à cinquante ans, elle ne voit pas défiler les journées, Mamette ! Heureusement qu’elle n’est pas seule, elle peut compter sur l’aide de sa petite-fille et de ses 234 amis Facebook ! Et même si Mamette suit à la lettre un sévère régime alimentaire pour protéger son petit cœur, celui-ci  risque bien de s’emballer pour un drôle de septuagénaire. Il n’y a pas d’âge pour l’amour ! Entre rire et tendresse, Nob offre avec ce tome 4, une nouvelle tranche d’âge d’or à sa merveilleuse petite Mamette. Une amie précieuse. Plus que jamais magnifique bouffée d’air drôle dans un monde trop sérieux et trop triste !

Auteur : Nob, de son véritable nom Bruno Chevrier né en 1973 à Tours, est un dessinateur, scénariste et coloriste de bande dessinée français.

Mon avis : (lu en février 2015)
Je n'avais encore jamais succombé à Mamette cette merveilleuse grand-mère au grand coeur, je ne fréquente plus beaucoup le rayon BD jeunesse... C'est à l'occasion du Café Lecture mensuel de la Bibliothèque que cette BD a été évoquée et j'ai emprunté celle-ci (le tome 1, 2 et 3 n'étant pas disponible).

Voilà une grand-mère bien sympathique, son grand fils, la cinquantaine, est revenu vivre chez elle pour cause de crise économique. Elle s'en occupe comme s'il était redevenu un petit... Il y a sa copine Mademoiselle Pinsec et sa rencontre avec un ancien acteur...
Une bande dessinée pleine de tendresse et de bonnes ondes ! Belle découverte que je poursuivrai !

Extrait : 

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08 février 2015

L'effet papillon - Jussi Adler Olsen

Lu en partenariat avec Albin Michel

l'effet papillon Albin Michel - janvier 2015 - 648 pages

traduit du danois par Caroline Berg

Titre original : Marco effekten, 2012 

Quatrième de couverture :
Si William Stark n’avait pas été intrigué par un SMS envoyé du Cameroun, René Ericksen, son boss au Bureau d’Aide au Développement, n’aurait pas été obligé de se débarrasser de lui. Si Marco, un jeune voleur gitan n’avait pas trouvé refuge là où le cadavre putréfié de Stark végète depuis trois ans, son oncle, chef d’un réseau mafieux, n’aurait pas lancé ses hommes à ses trousses à travers tout Copenhague pour l’empêcher de révéler à la police l’existence de ce corps qu’il a enterré de ses propres mains...
Pour stopper cet engrenage de la violence, l’inspecteur Carl Mørck et l’équipe du Département V doivent retrouver Marco. Et remonter la piste d’une affaire dont les ramifications politiques et financières pourraient bien faire vaciller l’intégrité politique du Danemark.
Grand Prix policier des lectrices de Elle, Prix polar des lecteurs du Livre de poche, le Danois Jussi Adler-Olsen est une figure désormais incontournable du thriller scandinave.

Auteur : Né à Copenhague, Jussi Adler-Olsen a étudié la médecine, la sociologie, le cinéma et la politique. Ancien éditeur, il connaît un succès sans précédent avec sa série bestseller Département V.

Mon avis : (lu en février 2015)
Ce livre est le cinquième épisode de la série Département V où l’inspecteur Carl Mørck est le personnage principal. Jusqu'à présent, je n'avais lu que le premier tome de cette série et lorsque l'on m'a proposé de lire celui-là , je n'ai pas hésité. Ne pas avoir lu les épisodes 2, 3 et 4 ne m'a absolument pas gênée pour apprécier celui-ci.
Le lecteur découvre plusieurs histoires : celle de William Stark qui travaille au ministère au Bureau d'Aide au Développement et s'occupe d'un projet au Cameroun, celle de Marco, un adolescent de quinze ans, qui a quitté la bande de voleurs dirigée par son oncle Zola et bien sûr l'équipe du Département V.
Après un voyage en Afrique, William Stark disparait mystérieusement.
Marco ne veut plus être un voleur, il voudrait devenir un garçon normal, faire des études, apprendre un vrai métier. Être libre... Le jour, où il entend qu'il devient gênant et que Zola demande à ses sbires de le mutiler, Marco s'enfuit en pyjama, pieds nus, dans la nuit. Dans sa fuite, il découvre par hasard le cadavre d'un homme enterré dans le bois situé derrière les maisons du clan. Le voilà donc malgré lui l'effet déclancheur d'une multitude d'évènements, il va devoir se cacher pour échapper à de nombreux poursuivants... Parallèlement, le Département V enquête sur la disparition de Stark, Carl Mørck découvre que le jeune Marco détient des informations importantes mais il est difficile de le rencontrer...
Une histoire palpitante, le jeune Marco est très attachant et j'ai bien aimé redécouvrir l'équipe du Département V avec Carl Mørck, Assad, Rose et les autres...

Merci Arthur et les éditions  Albin Michel pour la redécouverte de cette série.

Extrait : (début du livre)
Le dernier matin de la vie de Louis Fon eut la douceur d’un murmure.
Il se leva de sa couche, les yeux pleins de sommeil et la tête un peu lourde, donna une petite tape sur la croupe de la gamine qui lui avait caressé la joue pour le réveiller, essuya la morve qui coulait du nez brun de la petite et glissa les pieds dans ses tongs posées sur le sol en terre battue.
Il s’étira et cligna des yeux dans la pièce baignée de soleil, emplie des caquètements stridents des poules, et des cris plus éloignés des garçons, occupés à couper des régimes de bananes en haut des musas.
Quelle paix, songea-t-il en humant l’odeur épicée qui se dégageait du village. Seul le chant des Pygmées bakas autour d’un feu de camp sur l’autre rive du fleuve pouvait lui procurer plus de plaisir que ce parfum-là. Il était toujours heureux de retourner dans le territoire de Dja et le village bantou reculé de Somolomo.
Les gosses couraient derrière la hutte, un nuage de poussière rouge se levait sous leurs pieds nus, et leurs piaillements aigus faisaient s’envoler les oiseaux tisserins des cimes des palmiers.
Il avança dans le rai de lumière, alla s’accouder au rebord de la fenêtre et adressa un large sourire à la mère de la fillette qui égorgeait le poulet du jour devant sa hutte, juste en face.
Il ne savait pas encore que ce serait son dernier sourire.
À deux cents mètres de là, l’homme maigre et son guide débouchèrent du sentier qui traversait la palmeraie, et il lui suffit d’un regard pour deviner qu’ils n’étaient pas animés de bonnes intentions. Il reconnaissait la silhouette musclée de Mbomo pour l’avoir rencontré à Yaoundé, mais l’Européen aux cheveux blancs, il ne l’avait jamais vu.
« Qu’est-ce que Mbomo vient faire là ? Et qui est l’homme qui l’accompagne ? » demanda-t-il d’une voix forte à la mère de la fillette.
Elle haussa les épaules. Il n’était pas rare de voir des touristes à la lisière de la forêt tropicale humide, pourquoi s’en préoccuperait-elle ? C’était sans doute des Européens fortunés qui venaient passer quatre ou cinq jours avec les Bakas dans l’immense chaos de la jungle Dja !
Mais Louis avait un mauvais pressentiment. On sentait une gravité émaner de ces deux hommes, une complicité aussi. Il y avait un problème. Le Blanc n’était pas un touriste et Mbomo n’avait rien à faire dans le secteur sans que Louis en soit informé. C’était lui qui dirigeait le programme danois d’aide au développement, et Mbomo n’était que l’homme à tout faire des fonctionnaires de Yaoundé. C’était comme ça que ça marchait.
Les deux hommes sur la piste là-bas n’étaient-ils pas sur le point de faire une chose que Louis n’était pas supposé voir ? Il le craignait fort. De manière générale, il y avait beaucoup de choses bizarres dans ce projet. Tout allait trop lentement, les informations circulaient mal ou pas du tout, l’argent se faisait attendre ou n’arrivait pas. Bref, ce n’était pas ce qu’on lui avait promis à l’époque où on l’avait recruté pour cette mission.

Challenge Petit Bac 2015 
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Animal (1)

Challenge Voisins Voisines 2015
voisins voisines 2015
Danemark

Challenge Trillers et Polars
2014-2015
 
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catégorie "Même pas peur" :  13/25 

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05 février 2015

Acquanera - Valentina D'Urbano

Sortie en librairie le 5 février 2015

 Lu en partenariat avec les éditions Philippe Rey 

book_261 Philippe Rey - février 2015 - 352 pages

traduit de l’italien par Nathalie Bauer

Titre original : Acquanera, 2013

Quatrième de couverture : 
Après dix ans d’absence, Fortuna retourne à Roccachiara, le village de son enfance perché dans les montagnes du Nord de l’Italie, qu’elle croyait avoir définitivement abandonné. La découverte d’un squelette qui pourrait être celui de sa meilleure amie, Luce, lui a fait reprendre le chemin de la maison. C’est l’occasion pour la jeune femme de revenir sur son histoire, de régler ses comptes avec le passé et en particulier avec sa mère, la sauvage Onda dont elle n’a jamais été aimée.
Ainsi débute ce récit sur quatre générations : quatre générations de femmes – Clara, Elsa, Onda et Fortuna – qui ont vécu en autarcie année après année, privées d’hommes, marquées comme au fer rouge par d’étranges dons qui les ont placées en marge de leur communauté. Au terme de cette plongée aux origines, Fortuna pourra-t-elle s’engager sur le chemin de la reconstruction et de la réconciliation ?
Acquanera aborde avec force et sensibilité les thèmes des relations maternelles et filiales, de la transmission, de la mort, de la différence et de l’amitié. Avec ce deuxième roman symbolique et poétique, Valentina D’Urbano confirme son singulier talent.

Auteur : Illustratrice pour la jeunesse, Valentina d’Urbano, est née en 1985 dans une banlieue de Rome dont elle a fait le décor de son premier roman, Le bruit de tes pas (2013), vainqueur du concours « Io scrittore » en Italie. Acquanera est son deuxième roman.

Mon avis : (lu en janvier 2015)
J'avais beaucoup aimé le premier roman de Valentina d'Urbano et lorsque l'on m'a proposé de découvrir son deuxième roman, j'étais très curieuse de le découvrir. Et je n'ai pas été déçue !
Une histoire très différente de son premier roman mais une lecture qui comme pour la première m'a enchantée.
Fortuna revient après dix ans d'absence à Roccachiara, le village de son enfance situé dans les montagnes du Nord de l'Italie. Elle a appris qu'un squelette avait été découvert au village. Peut-être celui de son amie Luce qui a disparu depuis quelques années ? 
Fortuna est la narratrice, elle revient sur l'histoire de sa famille. Une dynastie de femmes, avec Clara, Elsa, la grand-mère de Fortuna, et Onda, la fille d'Elsa et la mère de Fortuna. Certaines ont des dons particulier, elles ont toujours été mise à l'écart du village...
Je ne veux pas trop en dire mais j'ai beaucoup aimé cette lecture. Chaque fois que je me plongeais dans ce livre, plus rien autour comptait... J'ai failli plusieurs fois rater ma station de métro ou ne pas entendre mon train arriver... J'ai été captivé par l'atmosphère de ce livre, par la poésie de l'écriture, chacun des personnages à sa personnalité. Certains sont très attachants, d'autres plus difficile à cerner.
Au cours de ma lecture, cette histoire m'a fait penser au livre de Carole Martinez "Cœur cousu"...

Merci Anaïs, Anne et les éditions Philippe Rey pour cette très belle découverte.

Note : ♥♥♥♥♥

Extrait : (début du livre)
Aujourd'hui, 12 mars 1992
Dix ans d'absence.
A mon arrivée, le jour se lève et il pleut, une pluie oblique, glaciale, qui entame le visage.
C'est toujours comme ça à Roccachiara. Il fait froid et il pleut. Ou alors l'humidité est si dense que c'est comme s'il pleuvait.
Je m'engagedans la rue principale. Tout est identique à mes souvenirs, on dirait une photo, rien n'a changé.
Les maisons adossées les unes aux autres, les grilles des magasins, les même enseignes qu'il y a trente ans. Les rues étroites et désertes, les portes flanquées de jardinières.
Il n'y a personne. Juste la pluie.
Tout le reste n'est que silence.
Ce silence, raconte-t-on, vient du lac. Il monte comme du brouillard, se répand dans le village, étouffe tous les bruits.
Je traverse Roccachiara sans rencontrer âme qui vive. Une place minuscule domine la vallée et le lac. C'est le belvédère des Héros.
Je me rappelais un lieu dépouillé, en mauvais état, une poignée de mètres carrés à l'abîme, et je découvre un terre-plein pavé, des bancs métalliques revêtus d'une peinture blanche écaillée. Une affreuse fontaine ornementale, un monument aux morts. Une balustrade en fer forgé a remplacé le vieux mur en briques par-dessus lequel on se penchait pour admirer le lac.
Ce lac noir, sans vie.

Déjà lu du même auteur : 

book_220 Le bruit de tes pas

 

Challenge Petit Bac 2015 
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Titre : 1 mot (1)

Challenge Voisins Voisines 2015
voisins voisines 2015
Italie

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02 février 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? [207]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

la guerre d'hiver l'apache aux yeux n'entre pas dans mon ame

La Guerre d'hiver - Philip Teir 
L'Apache aux yeux bleus - Christel Mouchard 
N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures - Paola Pigani

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Acquanera - Valentina D'Urbano (partenariat Philippe Rey)
L'effet papillon - Jussi Adler Olsen (partenariat Albin Michel)

Que lirai-je la  semaine prochaine ?

Si j'étais un rêve... - Charlotte Bousquet (partenariat Flammarion)
Sous les couvertures - Bertrand Guillot 
Tant que nous sommes vivants - Anne-Laure Bondoux 

Bonnes lectures et bonne semaine !

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31 janvier 2015

N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures - Paola Pigani

n'entre pas dans mon ame Liana Levi - septembre 2014 - 224 pages

Quatrième de couverture : 
Autour du feu, les hommes du clan ont le regard sombre en ce printemps 1940. Un décret interdit la libre circulation des nomades et les roulottes sont à l'arrêt. En temps de guerre, les Manouches sont considérés comme dangereux. D'ailleurs, la Kommandantur d'Angoulême va bientôt exiger que tous ceux de Charente soient rassemblés dans le camp des Alliers. Alba y entre avec les siens dans l'insouciance de l'enfance. À quatorze ans, elle est loin d'imaginer qu'elle passera là six longues années, rythmées par l'appel du matin, la soupe bleue à force d'être claire, le retour des hommes après leur journée de travail... C'est dans ce temps suspendu, loin des forêts et des chevaux, qu'elle deviendra femme au milieu de la folie des hommes.
N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures, dit le proverbe : on n'entre pas impunément chez les Tsiganes, ni dans leur présent ni dans leur mémoire Mais c'est d'un pas léger que Paola Pigani y pénètre. Et d'une voix libre et juste, elle fait revivre leur parole, leur douleur et leur fierté.

Auteur : Paola Pigani a grandi en Charente dans une famille nombreuse d'origine italienne. Elle y rencontre la communauté manouche et en particulier une femme ayant été internée au camp des Alliers. Cet épisode méconnu de l'histoire française lui inspire son premier roman. Poète et nouvelliste, Paola Pigani vit aujourd'hui à Lyon où elle partage son temps entre l'écriture et son travail d'éducatrice.

Mon avis : (lu en janvier 2015)
C'est au Café Lecture que j'ai découvert ce livre qui raconte sous forme romancé une histoire vraie. Celle d'Alba et sa famille, des Manouches qui ont été enfermés dans le camp des Alliers près d'Angoulême de l'automne 1940 à mai 1946. Ce sont des nomades et en 1940, on leur interdit de circuler. L'administration leur demande de laisser leurs roulottes et chevaux à l'extérieur du Camp, les Tziganes doivent loger dans des baraquements. Voulait-on les protéger ou les sédentariser de force ? Les conditions sont déplorables et ne s'amélioront pas durant toutes ses années d'internement... Ils ne seront "libérés" qu'en 1946, plus d'un an après la Libération de 1945 !
Le titre de ce livre peut prêter à rire, mais n'a rien de drôle, c'est un proverbe tzigane qui peut se traduire, au sens propre, en : N'entre pas dans ma roulotte avec tes chaussures. La roulotte représente toute l'intimité d'une famille tzigane, lorsqu'on est gadjé (non tzigane), on ne rentre pas dans la roulotte sans y avoir été invitée. 

Soixante-dix ans plus tard, l'auteur a su recueillir le témoignage d'Alba devenue une grand-mère. Avec sa voix d'une enfant de 14 ans, le lecteur découvre le camp avec la mort, la faim, le froid mais ce peuple fier va s'organiser et survivre au jour le jour avec toujours l'espoir de retrouver leur liberté.
Un témoignage très fort et plein d'émotions. 

Pour en savoir un peu plus sur cet épisode historique de la Seconde Guerre Mondiale méconnu : voir ici

Note :  ♥♥♥♥♥

Extrait : (page 17)
1940, Alba a quatorze ans, elle est blonde aux yeux bleus, merveilleux laissez-passer chez les gadjé et les représentants de la police pétainiste, pourrait-on croire. Elle ne sera pas plus épargnée que les siens, mais, après la guerre, on lui accordera plus facilement l’hospitalité ou l’aumône et elle pourra chiner sans être inquiétée.
Avec ses parents, elle vit du théâtre ambulant qui rayonne sur une cinquantaine de kilomètres autour de Saint-Jean-d’Angély, en Charente-Maritime. On la voit souvent en tablier clair et court, une miette de sourire accrochée aux lèvres, assise sur le plancher de la roulotte, les jambes dans le vide. À ses côtés, son père, Louis, ressemble à tous les hommes de ces années-là. Il porte une chemise blanche, une moustache épaisse et une large casquette. Maria, sa mère, a le regard vide, ébloui à perpétuité, elle est aveugle. Elle tient sur les hanches un petit garçon.
Une paix tranquille les habite. Ils sont amoureux, français, lancent des rêves à la volée lors de leurs numéros de saltimbanques.
Comme après chaque spectacle, les parents rangent les costumes, les lanternes et les instruments de musique qui tiennent tous dans une seule malle accrochée à l’arrière de la roulotte. Ce soir, ils ont attiré du monde, mais quand Alba a passé le chapeau au milieu des villageois, elle n’a pas entendu de grelot joyeux, ce tintement de pièces qu’elle est si fi ère d’offrir à son père les jours de bonne fortune.
La guerre est là. Elle existe dans les journaux, au cinéma, dans le poste de TSF qu’un ami de Louis, maraîcher, à qui il prête main-forte les jours de marché, lui fait écouter chez lui. L’exode de milliers de Français en direction de la zone libre les émeut beaucoup. Ils en croisent quelques-uns, hagards, exténués, si peu habitués à vivre sur les routes. Alba et les siens n’ont jamais erré, ne se sont jamais perdus. Le sort de ces gens fuyant la zone occupée renforce pour la première fois leur différence, exalte leur liberté, leur nomadisme. Moins de mépris, de crainte à leur égard dans la population locale, mais très vite les contrôles se resserrent sur eux, balayant cette embellie.
La Gestapo et la police de Vichy exigent leurs carnets anthropométriques pour un oui ou pour un non, accompagnant chaque contrôle de paroles humiliantes. Alba voit son père serrer les dents sous sa moustache, il ne baisse jamais les yeux, pas même le temps de trouver son carnet dans ses poches. Elle comprend ce qu’est un homme fort. Elle prend acte de cette rage muette, cette foi dure et folle qui l’aidera à traverser le plus noir de la guerre.
Alba s’en va glaner du maïs dans les champs, elle y trouve souvent des champignons rosés dont son père raffole, elle sait comment lui redonner le sourire. Sur les chemins de ronces elle emmène ses petits frères cueillir des mûres, des noisettes qu’elle glisse dans un grand fichu attaché autour de sa taille. Dès qu’un moteur se fait entendre, elle apprend aux petits à se faufiler sous les buissons. Ils savent déjà reconnaître le bruit des lourdes berlines de la Gestapo et des véhicules militaires. C’est chose aisée sur ces routes où ne circulent que le camion du laitier, quelques tracteurs, des estafettes. Leur campement est installé depuis de longs mois à Saint-Germain-de-Marencennes, près de Surgères. Depuis qu’elle est enfant, Alba n’a connu que ces routes, allant avec les siens de Charente en Gironde, au gré des travaux agricoles et surtout des vendanges.
Très vite, sur autorité du préfet, des mesures de contrôle et de détention sont prises dans toutes les communes avoisinantes. Les forains, musiciens, saltimbanques de toute sorte, assignés à résidence, tournent sur eux-mêmes, rejouent aux villageois inlassables les mêmes numéros, sans étincelle dans les yeux. Bientôt ils ne se donneront plus du tout en spectacle. Le cinéma ambulant, les cabrioles, la musique, les petites lanternes s’éteignent une à une. Le rapport relatif au décret du 6 avril 1940 précise qu’en période de guerre, la circulation des nomades, des individus errant généralement sans domicile fixe, ni patrie, ni profession effective, constitue, pour la défense nationale et la sauvegarde du secret, un danger qui doit être écarté.
Dans l’été finissant, des rumeurs gagnent les roulottes. On s’affole en silence. Qu’adviendra-t-il d’eux s’ils ne peuvent regagner le Bordelais pour les vendanges ? Les hommes fument et se taisent près du feu qui meurt.
Dans un sursaut d’orgueil, ils se ressaisissent. Depuis la nuit des temps, un or secret dans le sang leur donne la force de résister à tout. Où qu’ils soient, ils ont toujours su se frayer un chemin.

 Challenge Petit Bac 2015 
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Objet (2)

Challenge 6% Rentrée Littéraire 2014 
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30 janvier 2015

La Présélection Audiolib 2015

 La liste des titres sélectionnés pour le Prix Audiolib 2015 est enfin arrivée !

Audiolib sélection

 

Pour ma part, j'ai déjà lu papier et audio :
En finir avec Eddy Bellegueule - Edouard Louis

J'ai déjà lu papier : Le vieux qui lisait des romans d'amour

J'avais très envie de découvrir Constellation !

L'Île du point Némo et Trois mille chevaux-vapeur
me font un peu peur...

La Vérité et autres mensonges m'intrigue...

J'attends maintenant avec impatience de recevoir les livres audio !

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29 janvier 2015

L'Apache aux yeux bleus - Christel Mouchard

 Lu en partenariat avec les éditions Flammarion

l'apache aux yeux Flammarion - janvier 2015 - 189 pages

Quatrième de couverture : 
Mai 1870. Le jeune Herman, âgé de 11 ans, est enlevé par des Apaches. Il est le "cadeau" d'un chef à sa femme qui ne peut pas avoir d'enfant. Il devient un véritable guerrier. A 20 ans, en pleine guerre des territoires contre les "Visages pâles", Herman est reconnu par les soldats. Il servira d'intermédiaire entre les Indiens et les blancs d'Amérique et retournera dans sa première famille.

Auteur : Christel Mouchard, directrice d'ouvrage, travaille depuis vingt ans sur les récits d'exploration et de voyage. Elle est l'auteur d'Aventurières en crinoline, La Reine des Boucaniers, La Rivière des âmes perdues au purgatoire, La Reine Antilope. Elle a traduit les mémoires de Mary Seacole (Je suis une mal-blanchie) et suivi l'édition du Dernier journal de David Livingstone.

Mon avis : (lu en janvier 2015)
Dès le début de cette lecture, j'ai pensé au livre Le fils - Philipp Meyer que j'ai lu en octobre 2014. Autant ce dernier était un pavé de 700 pages, assez long à lire, autant L'Apache aux yeux bleus de Christel Mouchard est parfait pour découvrir une partie de l'histoire des amérindiens. 
Herman est un jeune garçon de 11 ans, il est enlevé par les Apaches. Il est donné en cadeau par le Chef à sa femme celle-ci n'ayant  aucun enfant. D'abord considéré comme un esclave, il est mis à l'épreuve par les Indiens et deviendra ensuite un vrai guerrier Apache. Sa chevelure blonde et ses yeux bleus seront bientôt la seule preuve de son origine "Visage pâle". En effet Herman va devenir En Da et tout oublier ou presque de son passé.
J'ai beaucoup aimé cette histoire inspirée de faits réels très peu connus. C'est à la fois dépaysant et passionnant.

Merci Brigitte et les éditions Flammarion pour cette belle découverte.

 

 Challenge Petit Bac 2015 
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27 janvier 2015

La Guerre d'hiver - Philip Teir

Lu en partenariat avec Babelio et Albin Michel

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la guerre d'hiver Albin Michel - janvier 2015 - 384 pages

traduit du suédois (Finlande) par Rémi Cassaigne 

Titre original : Vinterkriget, 2013

Quatrième de couverture :
À presque soixante ans, c'est l'heure du bilan pour Max Paul. Après avoir connu la célébrité dans les années 1990 lors de la parution de son étude sur la vie sexuelle des Finlandais, le professeur de sociologie a l'impression d'être un has-been qui n'arrive plus à écrire. Sa vie familiale lui donne tout autant de soucis, entre sa femme, Katriina, éternelle insatisfaite qui cherche à tout régenter, et ses filles, l'aînée Helen, enseignante passablement lassée, maman un peu dépassée, et la cadette Eva, étudiante en art rêveuse et désinvolte, plongée en pleine crise existentielle. Reste la jeune et jolie Laura, son ancienne élève venue l'interviewer à l'occasion de son anniversaire, dont la présence n'est pas pour lui déplaire, mais qui pourrait bien semer la zizanie.
Auteur : Né en 1980, Philip Teir est finno-suédois. Journaliste de profession, il a publié plusieurs nouvelles et de la poésie. La Guerre d'hiver, son premier roman, l'a déjà érigé au rang des jeunes auteurs les plus prometteurs en Finlande.

Mon avis : (lu en janvier 2015)
Ce livre se lit sans déplaisir, mais il m'a un peu déçu... Plus qu'un roman conjugal, c'est un roman familial qui met en scène : Max Paul, soixante ans, professeur de sociologie, qui n'arrive pas à terminer un livre qui lui tient à coeur, Katriina, sa femme, DRH dans un hôpital, et leurs filles Helen, enseignante, mariée à Christian et maman de deux jeunes enfants Amanda et Lukas et Eva, étudiante dans une école d'art à Londres. Le lecteur découvre chapitre après chapitre le quotidien de chacun des quatre personnages avec leurs interrogations sur le présent, sur leurs amours, leurs aspirations professionnelles...
A part Eva, la fille cadette, que j'ai bien aimé, les autres personnages de ce roman m'ont laissé de glace. Ni sympathiques, ni antipathiques, ils ne m'ont donné aucune émotion, aucun sentiment. J'ai trouvé ce roman ni original, ni surprenant. L'histoire se passe en Finlande, c'est à peine suggéré... Il y a cependant des petites touches humoristiques qui empêchent la lecture d'être pesante.
Le titre fait référence à un évènement historique peu connu en France, La Guerre d’Hiver a opposé la Finlande à l’Union Soviétique en 1939, et je trouve un peu gros de vouloir comparer la crise que traverse cette famille à cet épisode historique...

Merci Babelio et les éditions Albin Michel pour ce partenariat.

Extrait : (début du livre)
La première erreur de Max et Katriina cet hiver-là - et ils devaient en faire beaucoup d'autres avant leur divorce - fut de congeler le hamster de leur petite-fille.
C'était un pur accident. Max marcha sur l'animal. Il sentit quelque chose de mou bouger sous son pied, entendit un cri curieux et déchirant _ trop tard. Éclair, âgé d'un an et demi, finit dans un sac plastique tout au fond du congélateur.
Cela suffit pour que leur fille aînée Helen refuse de leur parler pendant deux semaines. Mais en y repensant, Max se demandait si les problèmes n'avaient pas déjà commencé en novembre.

L'automne était doux. La baie de Tölöviken soupirait dans l'humide brouillard tandis que les joggeurs passaient en haletant. Un vendredi à la fin du mois, Max et Katriina furent invités à dîner chez les Keskinen. Katriina fut rapidement absorbée par la fête et Max, comme il le craignait, se trouva placé à côté de la chef de sa femme.
Wivan Winckelmann était petite, la soixantaine, dotée d'une voix affreuse qui semblait faite uniquement pour vriller les nerfs de Max. Elle était haut placée au sein de l'HNS, le système de santé de la région d'Helsinki-Nyland, une femme d'une très grande influence dans toute l'administration publique, mariée à un homme chauve aux allures de lapin, Pertti. Il semblait toujours posté un mètre derrière elle, comme s'il avait trouvé en Wivan un rempart efficace contre un monde malfaisant et exigeant.

 

Challenge Petit Bac 2015 
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Mort (2)

Challenge Voisins Voisines 2015
voisins voisines 2015
Finlande

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26 janvier 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? [206]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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Le Grand désordre - Alzheimer, ma mère et moi - Sarah Leavitt 
Le journal malgré lui de Henry K. Larsen - Susin Nielsen 
L'avenue des Géants - Marc Dugain

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Acquanera - Valentina D'Urbano (partenariat Philippe Rey)
La guerre d'hiver - Philip Teir (partenariat Albin Michel)
N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures - Paola Pigani

Que lirai-je la  semaine prochaine ?

L'Apache aux yeux bleus - Christel Mouchard (partenariat Flammarion)
Sous les couvertures - Bertrand Guillot 

Bonnes lectures et bonne semaine !

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