28 novembre 2015

Une forêt d'arbres creux - Antoine Choplin

Lu dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire 2015 PriceMinister

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une foret d'arbres creux La fosse aux ours - août 2015 - 120 pages

Quatrième de couverture : 
TEREZIN, RÉPUBLIQUE TCHÈQUE, décembre 1941.
Bedrich arrive dans la ville-ghetto avec femme et enfant. Il intègre le bureau des dessins.
Il faut essayer de trouver chaque matin un peu de satisfaction en attrapant un crayon, jouir de la lumière sur sa table à dessin, pour enfin s'échapper du dortoir étouffant, oublier la faim, la fatigue et l'angoisse.
Chaque jour se succèdent commandes obligatoires, plans, aménagements de bâtiments. Chaque nuit, le groupe se retrouve, crayon en main, mais en cachette cette fois. Il s'agit de représenter la réalité de Terezin sans consigne d'aucune sorte.
Et alors surgissent sur les feuilles visages hallucinés, caricatures. Tout est capté et mémorisé la nuit puis dissimulé précieusement derrière cette latte de bois du bureau des dessins.

Auteur : Né en 1962, Antoine Choplin vit près de Grenoble, où il partage son temps entre l’écriture et l’action culturelle. Il est directeur de « Scènes obliques », dont la vocation est d’organiser des spectacles vivants dans les lieux inattendus, des sites de montagne. Il est aussi l’animateur depuis 1996 du Festival de l’Arpenteur (Isère), qui chaque mois de juillet programme des rencontres inhabituelles entre des créateurs (notamment des écrivains) et le public. Il s’est fait connaître en 2003 lors de la publication de son roman, Radeau, (2003), qui a connu un vrai succès populaire (Prix des librairies « Initiales », Prix du Conseil Général du Rhône). Parmi ses derniers titres : Léger Fracas du Monde (2005), L’impasse (2006), Cairns (2007), et de Apnées (2009), Cour Nord (2010), Le héron de Guernica (2011), La nuit tombée (2012), Les gouffres (2014).

Mon avis : (lu en novembre 2015)
Ce livre est un vrai coup de poing et coup de coeur.
Dans ce livre, Antoine Choplin nous raconte une histoire vraie, celle de Bedrich Fritta, un artiste tchèque déporté au camp de Terezin avec sa femme et son fils âgé de 1 an. Bedrich a été affecté au bureau des dessins techniques, il y dessine et supervise les plans d'aménagement du camp, en particulier, il va devoir avec son équipe dessiner les plans des futurs crématoriums. 
La nuit, en secret, avec quelques uns de ses compagnons, ils dessinent leur quotidien, la réalité du camp. Comme un acte de résistance, ils veulent témoigner et durant quelques heures dessiner "librement". 
Un travers un récit cours, juste, sobre et avec une écriture poétique, l'auteur dessine le ghetto de Terezin avec son l'atmosphère pesante, ses horreurs, la violence, la peur de partir dans ces trains vers la mort, la fatigue des corps amaigris mais aussi ses petits gestes d'humanité, ses lueurs d'espoir, la passion de l'art qui aide à survivre, la résistance... 

Merci PriceMinister pour ce partenariat et cette découverte poignante.

Après cette lecture touchante et forte, je me suis renseignée sur Bedrich Fritta (1906 - mort à Auschwitz en novembre 1944), voici ci-dessous quelques uns de ses dessins :

Bedřich Fritta, Barackenbau, (Auftragsarbeit), Theresienstadt 1942

Dessin "officiel" destiné à la propagande

 

Bedřich Fritta, Cvokárna: Raum mit geisteskranken Frauen, 1943

Bedřich Fritta, Sammelunterkunft, 1943

Bedřich Fritta, Männerunterkunft in der Sudetenkaserne, 1943

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Dessins non officiels

Bedřich Fritta, « Für Tommy zum dritten Geburtstag in Theresienstadt 22.1.1944 », 1943/44

Livre d'image réalisé en 1943 et 1944 pour les 3 ans de Tommy, le 22 janvier 1944

Extrait : (début du livre)
Quand il regarde les deux arbres de la place, il pense à tous les arbres du monde.
Il songe à leur constance, qu’ils soient d’ici ou de là-bas, du dehors ou du dedans. Il se dit : vois comme ils traversent les jours sombres avec cette élégance inaltérée, ce semblable ressort vital. Ceux bordant la route qui relie la gare au ghetto, et qui s’inclinent à peine dans la nudité ventée des espaces. Ceux des forêts au loin, chacun comme une obole au paysage, et dont la cohorte se perd au flanc des montagnes de Bohême. Ceux aussi des jardins de l’enfance et que colorent les chants d’oiseaux. Ceux des collines froides, des bords de mer, ceux qui font de l’ombre aux promeneurs de l’été. 
Ces deux-là sont peut-être des ormes. Des ormes diffus, à en juger par l’opulence décousue de la ramure. Même au seuil de l’hiver, la seule densité des branches réussit à foncer le sol d’un gris plus net. Voilà ce que Bedrich observe un long moment, le jour même de son arrivée à Terezin. Les deux ormes, appelons-les ainsi, de tailles sensiblement égales, jeunes encore sans doute, distants de quelques mètres à peine et confondant ainsi leurs cimes. Par contraste, la clarté laiteuse du jour perçant la ramure au cœur rend à chaque branche sa forme singulière. On voit ainsi combien la silhouette rondouillarde et équilibrée de l’arbre résulte de l’agrégat d’élancements brisés, de lignes rompues et poursuivant autrement leur course, de désordres. Dans ce chaos que ne tempère que cette tension partagée vers le haut, l’œil a tôt fait d’imaginer des corps décharnés, souffrants, empruntant à une gestuelle de flamme ou de danseuse andalouse, implorant grâce ou criant au visage de leur bourreau la formule d’un ultime sortilège, résistant un instant encore à l’appel du gouffre que l’on croirait s’ouvrant à la base du tronc.
Juste derrière les deux ormes passe la clôture de fils de fer barbelés, quatre ou cinq lignes noires et parallèles rythmées par les poteaux équidistants. Drôle de portée avec ses barres de mesure, vide de toute mélodie, et contre laquelle, à bien y regarder, semble se disloquer la promesse des choses. Car à l’œil englobant de Bedrich, les deux arbres naguère palpitants et qui le renvoyaient à la grande fratrie des arbres du monde, lui apparaissent maintenant, par le seul fait de ces barbelés, comme un leurre. Au mieux, ils s’évanouissent en tant qu’arbres pour n’être plus que créatures incertaines, soumises à plus fort qu’elles-mêmes. Pour peu, ils ne seraient bientôt plus qu’une illusion de la perception, jetés en irréalité par le trait de la clôture.
Voilà peut-être pour ce qui est de ce regard du premier jour porté par Bedrich sur les deux ormes de la place de Terezin. S’y entrelacent, en lisière de cette désolation, l’élan et la contrainte, la vérité et l’illusion, le vivant et le mort. À eux seuls, les barbelés ne disent rien, pas plus que les arbres ; ce sont les deux ensemble qui témoignent de l’impensable.
Il repense aux forêts aperçues depuis le train et à cette étrange sérénité que ces paysages lui ont procurée malgré tout. Les forêts portent les espoirs, il se dit. Elles ne trompent pas. On n’a jamais rapporté le cas d’une forêt d’arbres creux, n’est-ce pas ?

 

Déjà lu du même auteur :

le_h_ron_de_guernica Le héron de Guernica 5600 La nuit tombée 

cour_nord Cour Nord choplin_radeau Radeau 98602965 Les gouffres

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27 novembre 2015

Dieu roule pour moi - Dominique Souton

Lu en partenariat avec Babelio et les éditions Ecole des Loisirs

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9782211225571 Ecole des Loisirs - octobre 2015 - 168 pages

Quatrième de couverture :
Bienvenue chez moi, Chrissie Jones. Mon pauvre papa pasteur, ma petite maman et mes deux foutus frères, mes cours de français, mes 13 ans et les copines qui vont avec, toutes s’impatientant de rencontrer le prince charmant. Damnit. Bienvenue à Sioux Falls, Dakota du Sud. Ses légendes indiennes, ses deux cents églises, ses phénomènes bizarres, et son bal de la pureté, au cours duquel les jeunes filles doivent promettre à leur père de rester chastes jusqu’au mariage. Ha ha ha. Oui, bienvenue dans ce trou perdu. Dieu merci, il est possible que j’ai quelques pouvoirs, susceptibles de vous étonner.

Auteur : Dominique Souton est née à Grenoble et vit à Paris. Après avoir exploré une veine plus autobiographique dans "Pur chèvre", "Bac en poche" et "Quand on raconte des histoires horribles, il arrive des histoires horribles", elle s'est inspirée de ses deux filles pour écrire les aventures d'Hélène et Azalaïs. Six livres autour d'une famille, la famille Milnes, dans lesquels elle excelle à dépeindre des situations de la vie quotidienne et plus largement, notre monde contemporain avec beaucoup d'humour et de pertinence. On retrouve Hélène et Azalaïs dans "Recherche doudou désespérément", "Maman fait ses devoirs", "9", "Ma jumelle, moi et quelques pous", "Tout le monde sait les lettres sauf moi" et "Un dada dodu".

Mon avis : (lu en novembre 2015)
Chrissie Jones est une jeune américaine de 13 ans. Elle vit à Sioux Falls "un trou perdu" du Dakota du Sud. Elle raconte sa "triste" vie dans un échange épistolaire sur internet avec Emma, sa correspondante française qui a le même âge. Le lecteur ne lira que la correspondance de Chrissie.
Chrissie se sent différente car son père est pasteur et qu'elle est élevée assez strictement et sa vie est en décalage par rapport à celle de ses camarades de classe. A l'école, elle n'a pas d'amis, elle se sent comme transparente. A la maison, ses deux frères sont des étrangers pour elle, son père est très occupé par sa pastorale, sa mère passe son temps à cuisiner des gâteaux français. Heureusement que Chrissie a trouvé Emma pour se confier et lui raconter sa vie avec la naïveté d'une pré-ado de 13 ans mais avec également une regard critique et fataliste sur son environnement proche, sur le bal de la pureté auquel elle va devoir participer, sur l'interdiction de fréquenter un garçon... 
J'ai trouvé Chrissie très attachante et j'ai passé un bon moment en sa compagnie. La quatrième de couverture évoque des pouvoirs magiques, des légendes indiennes ou des phénomènes bizarres, c'est un peu survendu car ces pouvoirs sont relatifs et anecdotiques.

L'auteur est française mais étonnement ce roman est vraiment dans le style d'un roman ado américain.

Merci Babelio et les éditions Ecole des Loisirs pour cette découverte.

Extrait : (page 8)
Chère Emma,
Je ne sais pas toi, mais moi, je suis sacrément contente qu'on soit correspondantes. Tu voulais savoir pourquoi... pourquoi je t'ai choisie. Eh bien, parce que, comme toi, j'aime écrire, chanter, danser, j'aime les chevaux et les dauphins. D'ailleurs, sur Polyglot Club, tu l'auras remarqué, on n'est pas les seules. Apparemment, tout le monde aime les chevaux et les dauphins, haha. Bien sûr, dans le Dakota du Sud, les dauphins, je ne suis pas près d'en voir, LOL. Et puis tes lunettes sont classe. Au lycée, il n'y a que moi qui aie des lunettes. Mes camarades* (oops, un blasphème !) préféreraient être aveugles plutôt que d'en porter. Une question de morale ou d'éthique, je crois. Les miennes sont moches. Une question de morale aussi. Ou d'argent. Mes pauvres parents ne tiennent pas à ce que je sois classe, et tu comprendras bientôt pourquoi.

Ta nouvelle correspondante, Chrissie

Ma chère Emma,
J'ai oublié de te le préciser, je m'appelle Christine, Christine Jones, Chrissie est un surnom. Dans Christine, il y a Christ, ma famille est très religieuse. Tout le monde est croyant aux États-Unis, mais nous, beaucoup plus que les autres. J'aurais bien sûr préféré Séléna ou Miley, mais on fait avec ce qu'on a. Je te présenterai le reste de ma foutue famille la prochaine fois.

Christine Jones

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24 novembre 2015

Un bonheur si fragile - tome 2 : Le drame - Michel David

r_1870 (1) Kennes - mai 2015 - 504 pages

Quatrième de couverture :
Au printemps 1902, les sujets de dispute ne manquent pas à Saint-Paul-des-Prés. Alors que le curé Bilodeau se mêle un peu trop de la construction de la nouvelle église paroissiale, Gonzague Boisvert, toujours aussi avare et égoïste, met le feu aux poudres en érigeant un hôtel au centre du village. De son côté, Corinne découvre les joies de la maternité, mais ne peut compter sur son mari pour la seconder. Si Laurent montre parfois les signes d'un travailleur sérieux, plus souvent qu'autrement, ce grand charmeur irresponsable et paresseux profite des fins de semaines pour dépenser ses maigres économies autour d'un verre... de trop. Un événement tragique bousculera la vie paisible des villageois alors que Mitaines est retrouvé mort sur la terre de Laurent Boisvert. Cet épisode changera à jamais la vie de Corinne et Laurent.

Auteur : Michel David est né à Montréal, le 28 août 1944, où il passe son enfance, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, qui n'est pas alors totalement urbanisé.
Après plus de 33 ans de carrière dans l'enseignement du français, Michel David prend sa retraite en 1999, mais continue l'écriture d'ouvrages pédagogiques, et se consacre à la sculpture sur bois, puis... à l'écriture de sagas, sept jours par semaine, plusieurs heures par jour.

Mon avis : (lu en novembre 2015)
J'ai découvert le premier tome de cette série de romans de terroir québécois cet été, j'ai profité des congés de Toussaint pour lire le tome 2. Le livre est assez gros, je préférais donc le lire en vacances. Nous retrouvons les personnages peu de temps après la fin du tome 1. Laurent n'est toujours pas revenu du chantier et Corinne est sur le point d'accoucher. Juliette, le soeur de Laurent, arrive près de Corinne pour l'arrivée du bébé, un petit garçon nommé Philippe. En l'absence de Laurent, Corinne a choisi Juliette et le grand-père Wilfrid comme marraine et parrain. Heureusement, Laurent sera présent au baptême et il évitera les rumeurs à son encontre. Laurent n'a pas vraiment changé, toujours paresseux, il a rapporté aucun argent de sa campagne d'hiver.
Saint-Paul-des-Prés a un nouveau curé, le père Bilodeau, qui est bien décidé à diriger la construction de la nouvelle église. Construction qui va pouvoir enfin commencer et Laurent va y travailler pour rapporter quelques argents à sa famille.
Gonzague Boisvert ne se laisse pas abattre après sa défaite du printemps, il se lance comme candidat pour les élections municipales et décide de construire un hôtel au centre du village. Une guerre s'engage donc entre lui et le curé...
Un cadavre sera retrouvé sur les terres de Laurent, c'est celui de Mitaines qui avait mystérieusement disparu après avoir volé une très grosse somme d'argent chez Monsieur Tremblay. La police enquête sur la mort et sur la disparition de l'argent...
C'est toujours amusant de suivre cette saga québécoise où le dépaysement est garanti, les valeurs simples et les personnages attachants (enfin pas tous...) J'attends de me procurer l'épisode suivant pour les prochaines vacances...

Extrait :

Déjà lu du même auteur :

105625593 (1) Un bonheur si fragile - tome 1 : L'engagement 

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23 novembre 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? [236]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ? 

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Les amis du Paradis - Caroline Vermalle 
Le Papyrus de César - Jean-Yves Ferri, Didier Conrad 
Carthage - Joyce Carol Oates 
Paul en appartement - Michel Rabagliati

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Des garçons bien élevés - Tony Parsons (partenariat éditions de La Martinière)
Une forêt d'arbres creux - Antoine Choplin (partenariat PriceMinister) 
Dieu roule pour moi - Dominique Souton (partenariat Babelio)

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Famille parfaite - Lisa Gardner (partenariat Albin Michel)
La fractale des raviolis - Pierre Raufast (partenariat Folio)

Bonne semaine et bonnes lectures !

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22 novembre 2015

Paul en appartement - Michel Rabagliati

paul en appartement Editions de la Pastèque - mai 2004 - 110 pages

Quatrième de couverture :
Quelques années ont passé et Paul se retrouve en appartement avec sa copine sur le plateau Mont-Royal à Montréal. Une œuvre définitivement urbaine, mais qui garde une fois de plus finesse, simplicité et sensibilité, autant de qualités auxquelles Michel Rabagliati nous a habitués.

Auteur : Michel Rabagliati est né en 1961 à Montréal, où il a grandi dans le quartier Rosemont. Après s'être intéressé un moment à la typographie, il étudie en graphisme et travaille à son compte dans ce domaine à partir de 1981. Il se lance sérieusement dans l'illustration publicitaire en 1988. Depuis 1998, ses bandes dessinées révolutionnent le 9e art québécois. Avec ses sept livres, Michel Rabagliati est devenu une figure incontournable de la bande dessinée du Québec. En 2007, l’auteur s’est vu décerner une mention spéciale pour l’ensemble de son oeuvre par le Prix des libraires du Québec. Il a été le premier Québécois à remporter le Prix du public Fauve FNAC-SNCF au 37e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême pour Paul à Québec.

Mon avis : (lu en novembre 2015)
C'est la première BD de cette série québécoise (tome 3) que j'ai entre mes mains. J'en ai déjà entendu parlé sur la blogosphère et je sais que Paul à Québec a été adapté au cinéma récemment et est sortie en septembre dernier au Québec (pas de date de sortie pour la France, mais comme le film marche bien au Québec, j'espère qu'il sera visible un jour chez nous...).
C'est l'été 1983, à Montréal et Paul vient d'emménager dans son premier appartement avec Lucie. Le lecteur découvre le quotidien du jeune couple mais également en flash-back leur rencontre. Tous deux se sont rencontrés dans une école de dessin où ils étudiaient le graphisme publicitaire de façon assez académique jusqu'à l'arrivée d'un professeur assez original, Jean-Louis Desrosiers, qui les encourage à développer leur culture artistique. C'est le goût de la BD chez Lucie qui a attiré Paul, ils ont une passion commune pour Tintin ! Le lecteur découvre également quelques lieux de Montréal lors du week-end où le couple ont en garde leurs jeunes nièces. Cette BD est très amusante et apaisante à découvrir, il y a de l'humour, de la poésie et quelques expressions québécoises si savoureuses pour nos oreilles françaises... 

Extrait :

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21 novembre 2015

Carthage - Joyce Carol Oates

Lu en partenariat avec les éditions Philippe Rey

livre_moyen_282 Philippe Rey - octobre 2015 - 608 pages

traduit de l’anglais (États-Unis) par Claude Seban

Titre original : Carthage, 2013

Quatrième de couverture :
Tout semble aller comme il se doit dans la petite ville de Carthage en ce début de juillet 2005, si ce n’est que Juliet Mayfield, la ravissante fille de l’ancien maire a, pour des raisons peu claires, rompu ses fiançailles avec le caporal Brett Kincaid, héros de retour de la guerre d’Irak. Un héros très entamé dans sa chair et dans sa tête, dont pourtant Cressida, la jeune sœur rebelle de Juliet, est secrètement amoureuse. Or, ce soir-là, Cressida disparaît, ne laissant en fait de traces que quelques gouttes de son sang dans la jeep de Brett. Qui devient alors le suspect numéro 1 et, contre toute attente, avoue le meurtre…
Sept ans après, un étrange personnage surgit qui va peut-être résoudre l’impossible mystère. C’est ce que vise Joyce Carol Oates qui est sur tous les fronts : violence, guerre, dérangement des esprits et des corps, amour, haine. Et même exploration inédite des couloirs de la mort… Un roman puissant et captivant.

Auteur : Joyce Carol Oates est née en 1938 à l'ouest du lac Erié. Son père travaillait pour la General Motors. Elle passe une enfance solitaire face à sa soeur autiste et découvre, lorsqu'elle s'installe à Detroit au début des années 60, la violence des conflits sociaux et raciaux. Membre de l'Académie américaine des arts et des lettres depuis 2008, professeur de littérature anglaise à Princeton. Titulaire de multiples et prestigieuses récompenses littéraires (elle figure depuis des années sur la courte liste des Nobélisables), Joyce Carol Oates figure depuis longtemps au premier rang des écrivains contemporains. Elle a reçu le prix Femina étranger en 2005 pour Les Chutes.

Mon avis : (lu en novembre 2015)
Juillet 2005, Carthage est une petite ville de l'état de New-York, à proximité du Canada. L'ancien maire Zeno Mayfield et sa femme Arlette ont deux filles Juliet et Cressida. L'aînée, Juliet est « la jolie », populaire et aimée de tous et la cadette, Cressida est « l’intelligente », au physique plus quelconque, solitaire et rebelle. 
Lorsque le livre commence, Cressida vient de disparaître, elle a passé la soirée chez une amie voisine et elle n'ai jamais rentré à la maison. Au lieu de rentrer directement, Cressida a été vu en compagnie de Brett Kincaid, l'ex-fiancé de Juliet. 

Brett est un gentil garçon qui s'est engagé dans l'armée américaine par conviction, il est revenu d'Irak grièvement blessé aussi bien physiquement que psychologiquement. Le couple qu'il espérait former avec Juliet n'a pas résisté.
Après plusieurs jours de recherche, on ne retrouve aucune trace de Cressida et tout accuse Brett. Le caporal est perpétuellement hanté par des scènes en Irak et par moment semble oublier le présent. Il finit par s'accuser du meurtre de Cressida sans pourtant expliquer ce qui s'est passé... Ainsi s'achève la première partie du livre mais le lecteur n'est pas au bout de ses surprises et des rebondissements que nous a réservé Joyce Carol Oates...
Nous pensons découvrir un simple fait divers, mais c'est un drame familiale qui va se dérouler sous les yeux du lecteur. 
L'histoire est dense, captivante et prenante, j'ai mis du temps à la lire. La psychologie des personnages est riche, l'ambiance pesante est parfaitement rendue. Une réussite.

Merci Arnaud et les éditions Philippe Rey pour cette découverte.

Extrait : (début du livre)
On ne m’aimait pas assez.
C’est pour ça que j’ai disparu. À dix-neuf ans. Ma vie jouée à pile ou face !
Dans cet espace immense – sauvage – des pins répétés à l’infini, les pentes abruptes des Adirondacks pareilles à un cerveau plein à éclater.
La réserve forestière du Nautauga : cent vingt mille hectares de solitudes montagneuses, boisées, semées de rochers, bornées au nord par le Saint-Laurent et la frontière canadienne, et au sud par la Nautauga, le comté de Beechum. On pensait que je m’y étais « perdue » – que j’y errais à pied – désorientée ou blessée – ou, plus vraisemblablement, que mon cadavre y avait été « balancé ». Une grande partie de la Réserve est sauvage, inhabitable et inaccessible, excepté pour les marcheurs et les alpinistes les plus intrépides. Presque sans interruption, pendant trois jours, dans la chaleur du plein été, des sauveteurs et des bénévoles menèrent des recherches, se déployant en cercles concentriques de plus en plus larges à partir d’un chemin de terre en cul-de-sac qui longeait la rive droite de la Nautauga, à cinq kilomètres au nord du lac Wolf’s Head, dans la partie sud de la Réserve. Une zone située à une quinzaine de kilomètres de Carthage, État de New York, où mes parents avaient leur maison.
Une zone touchant le lac Wolf’s Head, où, vers minuit le soir précédent, des « témoins » m’avaient vue pour la dernière fois en compagnie de l’agent présumé de ma disparition.
Il faisait très chaud. Une chaleur grouillante d’insectes après les pluies torrentielles de la fin du mois de juin. Les sauveteurs étaient harcelés par les moustiques, les mouches piqueuses, les moucherons. Les plus tenaces étaient les moucherons. Cette peur panique particulière inspirée par les moucherons – dans les cils, dans les yeux, dans la bouche. Cette peur panique d’avoir à respirer au milieu d’une nuée de moucherons.
Et pourtant vous êtes forcé de respirer. Si vous essayez de ne pas le faire, vos poumons respireront pour vous. Malgré vous.
À la fin de la première journée de recherches, les chiens n’ayant pas réussi à repérer la piste de la jeune disparue, les sauveteurs expérimentés n’avaient que peu d’espoir de la retrouver en vie. Les policiers en avaient encore moins. Mais les jeunes gardes forestiers et ceux des bénévoles qui connaissaient les Mayfield étaient déterminés à y réussir. Car les Mayfield étaient une famille bien connue à Carthage. Car Zeno Mayfield était une personnalité en vue à Carthage, et beaucoup de ses amis, de ses relations et de ses associés s’étaient joints aux sauveteurs pour chercher sa fille disparue, que la plupart ne connaissaient que de nom.
Aucun de ceux qui se frayaient un chemin à travers les broussailles de la Réserve, exploraient ravins et ravines, grimpaient les pentes rocailleuses et escaladaient, parfois avec difficulté, les parois zébrées d’énormes rochers en chassant les moucherons de leurs visages, n’acceptait de penser que dans une chaleur qui dépassait les 32 degrés à la tombée du jour le corps sans vie d’une jeune fille, un corps peut-être dénudé ou enfoui dans le sol, poissé de sang, serait prompt à se décomposer.
Aucun d’entre eux n’aurait voulu exprimer l’idée brutale (familière à tous les sauveteurs expérimentés) qu’ils pourraient bien sentir l’odeur de la fille avant de la découvrir.

Déjà lu du même auteur : 

nous__tions_les_Mulvaney Nous étions les Mulvaney  fille_noire__fille_blanche Fille noire, fille blanche 

petite soeur, mon amour Petite sœur, mon amour mudwoman  Mudwoman 

le_myst_rieux_Mr_Kidder Le mystérieux Mr Kidder 

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19 novembre 2015

Le Papyrus de César - Jean-Yves Ferri, Didier Conrad

9782864972716_1_223958 Editions Albert René - octobre 2015 - 48 pages

Quatrième de couverture :
Deux ans après le succès d’Astérix chez les Pictes, les personnages créés par René Goscinny et Albert Uderzo sont de retour dans un nouvel album écrit par Jean-Yves Ferri et dessiné par Didier Conrad. Tous les ingrédients de la potion magique Astérix sont au rendez-vous : l’Histoire de Rome et des Gaulois est revue et corrigée à coups de gags et de jeux de mots en pagaille ! Par Toutatis ! En octobre 2015, toute la Gaule sera occupée… A lire LE PAPYRUS DE CESAR !

Auteurs : Jean-Yves Ferri pour le scénario. Oscillant entre humour et tentative de réhabilitation d'un certain mode de vie campagnard, il se démarque du reste de la production par un ton particulier. De sa jeunesse, il garde son amour immodéré du terroir et l'insuffle dans ses planches. Dès 1993, il fait son entrée parmi la caste des auteurs de Fluide Glacial. Ses 'Fables autonomes', parues au format album en 1996 et en 1998, évoquent une condition rurale âpre. Ardent défenseur du monde paysan, il n'en traite pas moins avec décalage et cynisme par le biais de l'autre série qu'il développe dans les pages de Fluide Glacial, celle des aventures d''Aimé Lacapelle', sorte de policier rural à la gouaille inégalée. Auteur et dessinateur, c'est en s'associant avec Manu Larcenet qu'il rencontre massivement le public. Leur oeuvre commune, 'Le Retour à la terre', entamée en 2002, témoigne de la difficulté de vivre sans racines et fait preuve d'une sensibilité rare. Entre humeurs bucoliques et regard doux-amer, Jean-Yves Ferri est un artiste dans le système mais définitivement à part.

Didier Conrad pour le dessin. Né le 6 mai 1959 à Marseille, il fait ses débuts en 1973 avec une "Carte blanche" humoristique de deux pages pour SPIROU. Il s'associe avec Yann pour illustrer "Jason", un scénario fantastique de Mythic. Avec son complice, il va former le premier duo d'affreux jojos de la bande dessinée en multipliant, au début des années 80, des animations corrosives dans SPIROU (les célèbres hauts de pages), la satire des séries réalistes traditionnelles avec les "Innommables" et la parodie avec "Bob Marone". Séparé de son conseiller en pastiches, Conrad commence en 1984 une œuvre personnelle : c'est "L'Avatar" qui préfigure selon lui, "Le Piège Malais", publié en deux volumes six ans plus tard dans la prestigieuse collection "Aire Libre" et dont une intégrale a été proposée en 1999. Conrad crée ensuite, en 1991, une série pour les plus jeunes lecteurs : "Donito", dont quatre aventures se succéderont chez Dupuis avant qu'il renoue pour Dargaud avec les "Innommables" et son complice préféré, Yann. Sous le pseudonyme commun de "Pearce", ils vont explorer la jeunesse de Lucky Luke dans "Kid Lucky", sur un scénario de Jean Léturgie, chez Lucky Productions. Son dessin nerveux et joliment disneyien lorsqu'il ne s'attaque pas au bazooka aux univers classiques le fait remarquer par les chasseurs de tête de Spielberg qui s'efforceront un moment de canaliser son inspiration pour les studios Dreamworks aux états-Unis. Le dessin animé d'outre-Atlantique n'étant apparemment pas sa tasse de thé préférée, "Pearce" vient de relancer une série drolatiquement western sur scénario de Jean Léturgie : "Cotton Kid", un petit môme de l'Ouest.

Mon avis : (lu en novembre 2015)
C'est rentrée littéraire à Rome, César est sur le point de publier « La Guerre des Gaules » et Promoplus, son conseiller en communication, lui conseille de supprimer le chapitre évocant ses échecs avec l'irréductible village gaulois d'Armorique, ce n'est pas bon pour son image et personne ne le saura... Mais Bigdata, l'un des scribes, vole l'un des papyrus de ce chapitre et il le fait passer en Gaule grâce à Doublepolémix, un colporteur sans frontières.
Au village, les gaulois sont plus intéressés par les horoscopes de l'Echo de Condate que par le livre de César... Et pour Obélix, le présage est difficile à entendre « Evitez les conflits, remettez-vous en question. » et surtout, « Diminuez les sangliers » ! Avec l'aide d'Astérix et Obélix, Panoramix, conscient de l'importance du papyrus et voulant appliquer le vieux proverbe gaulois : « Les écrits s'envolent, les paroles restent » décide de sauver le précieux document. Bien sûr, les Romains feront le maximum pour l'en empêcher...
Jeux de mots, références historiques ou à l'actualité, il est question de piratage, de nouvelles technologies... Des dialogues dignes de Goscinny, des dessins à la hauteur d'Uderzo et des gaulois épris de liberté, de vérité !

Extrait : 

4278587722 o-ASTERIX-PAPYRUS-CESAR-P7-570

o-ASTERIX-PAPYRUS-CESAR-P8-570  Page34

 

Déjà lu des même auteurs :

Pictes-226x300 Astérix chez les Pictes

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rl2015
17/18

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18 novembre 2015

Les amis du Paradis - Caroline Vermalle

Lu en partenariat avec les éditions Belfond

les amis du paradis Belfond - octobre 2015 - 252 pages

Quatrième de couverture : 
Antoine est un jeune homme timide qui rêve d'être un héros. Rose est une violoncelliste de talent, mais qui a perdu sa flamme intérieure. Et le Paradis est un somptueux cinéma, où le vieux Camille invite à rêver en projetant des films tous les dimanches soirs. Lors d'une nuit glaciale, une tempête de neige enveloppe le petit village, et Camille meurt. C'est à Antoine qu'il revient de continuer à faire vivre le Paradis, seule animation du village. Mais des choses étranges se passent. Dans le cœur solitaire d'Antoine, Camille n'a pas disparu, il est même là qui lui parle et le conseille chaque fois qu'Antoine se retrouve seul dans le cinéma, presque abandonné. Et puis surtout la mairie décide de vendre le Paradis, et le promoteur qui compte l'acheter va le détruire pour profiter du terrain. Soudainement Antoine n'est plus seul et c'est tout le village qui va se battre pour sauver le cinéma de Camille, la mémoire du village. Même Rose, la discrète musicienne, revenue dans la maison de son enfance depuis quelques semaines... Se souviendra-t-elle d'Antoine avec qui elle avait joué, enfant, aux châteaux de sable, plusieurs juillets de suite ? Est-ce seulement dans les films projetés au Paradis que des femmes comme Rose tombent amoureuses d'hommes comme Antoine ?

Auteur : Après des études de cinéma, Caroline Vermalle a travaillé à Londres pour la BBC, fait le tour du monde, puis s'est installée en Vendée, juste en face de l'Île d'Yeu, qui lui a inspiré L'Île des beaux lendemains (2013). Les amis du Paradis est son quatrième roman pour adultes. Elle a également publié un roman pour la jeunesse, Sixtine (2013).
Mon avis : (lu en novembre 2015)
Le Paradis est le vieux cinéma de Villerude-sur-Mer une station balnéaire familiale de Vendée. Camille est le vieux projectioniste du cinéma, tout les dimanches, il fait revivre la salle en programmant de vieux films. Antoine est mécanicien, vivant de petits boulots, il n'a pas quitté sa ville d'enfance. Il est toujours prêt à venir réparer les projecteurs de Camille lorsque l'urgence s'en fait sentir.
Rose est une grande violoniste, usée par les nombreuses tournées dans le monde entier, elle a tout plaqué et est venue se réfugier dans la maison de vacances de son enfance qui appartenait autrefois à ses grands-parents. Depuis son retour à Villerude-sur-Mer, elle vient chaque dimanche au cinéma. Elle va y croiser Antoine qu'elle ne reconnaît pas. Ce dernier, lui, l'a reconnu mais n'ose pas l'aborder. Il y a plus de vingt ans, Antoine et Rose ont joué plusieurs étés ensemble sur la plage...
Un soir de tempête, Camille meurt brutalement et Antoine, seul à savoir faire fonctionner les vieux projecteurs, reprend non sans peine le cinéma. Celui-ci est en danger, la mairie veut le vendre pour le détruire car il est coûteux... Antoine va avoir des soutiens inattendus et trouver sa voie. Je ne vais pas en raconter plus car la quatrième de couverture est déjà trop bavarde...
J'ai bien aimé cette histoire, les personnages d'Antoine et Rose sont très attachants. Le Paradis ne peut que nous faire penser au film Cinéma Paradiso (film que j'ai très envie de revoir), l'histoire est différente, mais le lecteur imagine un lieu comparable, plein de surprises et de magie...
Comme Rose, j'ai la chance d'avoir passées toutes mes vacances d'été depuis que j'ai l'âge de 3 ans dans une petite station balnéaire bretonne... Il s'y trouve également un vieux cinéma qui était paroissial et qui est devenu municipal depuis quelques années... A ma connaissance, il n'a jamais été menacé, mais notre maison de vacances n'ayant pas de télé, la séance de cinéma est une institution à chaque séjour... En particulier lors des séjours à Pâques ou à la Toussaint pour profiter d'une soirée bien au chaud... Dans cette lecture, j'étais donc totalement en phase avec les souvenirs de Rose et Antoine
Merci au éditions Belfond pour cet envoi surprise.
Extrait : (début du livre)
"Ferme la porte, Rose, ma puce, pour pas que les moustiques rentrent." C'était l'été, le néon de la cuisine était allumé au-dessus de mamie qui faisait la vaisselle et on était un peu mélancoliques. C'était le dernier soir des vacances.
On avait passé l'après-midi à la plage. Une immense plage longue qui semblait toujours à marée basse tellement elle était grande. Il n'y avait pas trop de monde, parce qu'ici, c'était une petite station balnéaire de Vendée entre Notre-Dame-de-Monts et Noirmoutier, et que "c'est pas comme sur la Côte d'Azur, où ils sont serrés comme des sardines". On avait eu de la chance, cette année, il y avait eu du soleil, sauf pour le feu d'artifice du 14 juillet où il avait plu comme vache qui pisse. En cette dernière journée, il avait fait un temps superbe et on en avait si bien profité qu'on avait pris un coup de soleil sur l'épaule. On avait fait un château de de sable un peu moche, mais qui avait des fortifications stratégiques décorées de coquillages, et qui avait bien résisté quand la mer était montée. On s'était fait un nouvel ami grâce au château, ce qui était idiot, vu qu'on partait le lendemain. On avait pris le dernier goûter dans les pins, des biscuits au chocolat ramollis par la chaleur mais qui croquaient sous les dents à cause du sable au fond du sac. On avait étendu une dernière fois les serviettes élimées à côté des maillots, où il restait encore quelques algues dans les plis.   

Déjà lu du même auteur :

l_avant_derni_re L'avant-dernière chance 9782714456656 Une collection de trésors minuscules 

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16 novembre 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? [235]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ? 

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Berezina - Sylvain Tesson 
Vive la marée - David Prudhomme et Pascal Rabaté

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Carthage - Oates (partenariat Philippe Rey) (billet à écrire)
Les amis du Paradis - Caroline Vermalle (partenariat Belfond) (billet à écrire)
Des garçons bien élevés - Tony Parsons (partenariat éditions de La Martinière)
Une forêt d'arbres creux - Antoine Choplin (partenariat PriceMinister)

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Dieu roule pour moi - Dominique Souton (partenariat Babelio)

C'est un peu difficile de vous souhaitez une bonne semaine, mais néanmoins trouvons de bonnes lectures !

 

Pour parler du 13 novembre aux enfants, Le Petit Quotidien et Mon Quotidien  ont fait des éditions spéciales à télécharger gratuitement. 

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15 novembre 2015

7 ans, l'âge de raison...

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Ce billet peut sembler être un peu futile, mais voilà 7 ans déjà que je tiens ce blog
et même si cette année, je n'ai pas toujours été très assidue pour raison professionnelle,
je poursuis l'aventure, au rythme de mon envie, une nouvelle année avec vous tous...

 

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