13 mars 2015

Concours : résultats

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Réponses aux questions :

1) Quel pays est mis à l'honneur cette année au Salon du Livre de Paris ?

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2)  Quelle ville est mise à l'honneur cette année au Salon du Livre de Paris ?

J'aurai du mettre le mot "ville" au pluriel... deux réponses possibles

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3) Citer une des expositions prévues au Salon du Livre de Paris.

5 réponses possible...

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EXPOSITION L'ÉCOLE DES LOISIRS 

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70 ANS DE SÉRIE NOIRE AUX ÉDITIONS GALLIMARD

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LES RECETTES DE NORIYUKI HAMADA PHOTOGRAPHIÉES PAR RICHARD HAUGHTON 

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HISTOIRE MONDIALE DE L’ANARCHIE 

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PETIT MANUEL DU PARFAIT RÉFUGIÉ POLITIQUE

 

Vous étiez 14 à participer au tirage au sort,

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les heureux gagnants de ce vendredi 13 sont :

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Bravo !

Je transmets ce matin vos coordonnées au Salon du Livre qui se chargera
de vous envoyer directement l'invitation. Bonne réception !

 

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11 mars 2015

Prix Audiolib

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Je viens de recevoir les 3 derniers livres audio 
sélectionnés pour le Prix Audiolib 2015 

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 Déjà lu

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Constellation - Adrien Bosc 
 Le vieux qui lisait des romans d'amour - Luis Sepulveda (coup de cœur)

Billet à paraître

Trois mille chevaux-vapeur - Antonin Varenne (très belle surprise) 
En finir avec Eddy Bellegueule - Edouard Louis (déjà lu en 2014)

Lecture en cours

Oona & Salinger - Frédéric Beigbeder

 

 

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Concours : 2 Entrées au Salon du Livre de Paris à gagner !

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Les règles du concours :

 1) date du concours du 11/03 au 12/03/2014 minuit 
(Attention : c'est court... mais il faut le temps de recevoir les places)

2) Répondre au concours en utilisant le formulaire Contactez l'auteur

3) Ne pas oublier de me donner vos coordonnées nom et adresse pour l'envoi 

4) Un tirage au sort sera effectué le 13/03/2014 sur les bonnes réponses 
pour déterminer les 2 gagnants qui recevront leur gain par la poste.

 

Les questions :

1) Quel pays est mis à l'honneur cette année au Salon du Livre de Paris ?

2)  Quelle ville est mise à l'honneur cette année au Salon du Livre de Paris ?

3) Citer une des expositions prévues au Salon du Livre de Paris.

 

concours terminé

résultats

 

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09 mars 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? [211]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

 sais-tu pourquoi un hiver à paris 9782356417145-T

Sais-tu pourquoi je saute ? - Naoki Higashida 
Un hiver à Paris - Jean-Philippe Blondel 
Le vieux qui lisait des romans d'amour - Luis Sepulveda (Prix Audiolib 2015)

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Trois mille chevaux-vapeur - Antonin Varenne (Prix Audiolib 2015)
La Bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald (partenariat Denoël)

Que lirai-je la  semaine prochaine ?

Faces B - François Thomazeau (Babelio - Masse Critique)
Les loups blessés - Christophe Molmy (partenariat La Martinière)
Oona & Salinger - Frédéric Beigbeder (Prix Audiolib 2015) 

Bonnes lectures et bonne semaine !

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08 mars 2015

Le vieux qui lisait des romans d'amour - Luis Sepulveda

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Audiolib - décembre 2014 - 3h21 - Lu par Feodor Atkine

Editions Métailié - avril 1992 - 130 pages

Points - 1994 - 130 pages

Points - janvier 1997 - 120 pages

Points - janvier 2003 - 120 pages

Editions Métailié - mai 2004 -137 pages

traduit de l’espagnol (Chili) par François Maspero

Titre original : Un viejo que leía novelas de amor, 1992

Quatrième de couverture :
Antonio José Bolivar Proaño est le seul à pouvoir chasser le félin tueur d’hommes. Il connaît la forêt amazonienne, il respecte les animaux qui la peuplent, il a vécu avec les Indiens Shuars et il accepte le duel avec le fauve. Mais Antonio José Bolivar a découvert sur le tard l’antidote au redoutable venin de la vieillesse : il sait lire, et il a une passion pour les romans qui parlent de l’amour, le vrai, celui qui fait souffrir. Partagé entre la chasse et sa passion pour les romans, le vieux nous entraîne dans ce livre plein de charme dont le souvenir ne nous quitte plus.

Auteur : Luis Sepúlveda est né en 1949 au Chili. Emprisonné sous le régime de Pinochet puis exilé, il parcourt l’Amérique latine et fonde de nombreuses troupes théâtrales. Très soucieux d’écologie, il participe à une recherche de l’UNESCO au sujet de l’impact de la colonisation sur les populations amazoniennes et passe un an chez les Indiens Shuars. Depuis 1996, il vit en Espagne. Ses oeuvres sont aujourd’hui des bestsellers mondiaux. Il a publié en 2013 Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis et Ingrédients pour une vie de passions formidables.

Lecteur : Difficile de présenter ce comédien talentueux, à la carrière exemplaire et au parcours surprenant. Féodor Atkine a tourné avec les plus grands cinéastes : Woody Allen,Oliver Stone, Raul Ruiz... Théâtre, films et doublages se succèdent (Dr House, Breaking Bad). Ce lecteur passionné a obtenu en 2014 le Coup de coeur de l’Académie Charles Cros pour sa lecture du Quatrième mur.

Mon avis : (écouté en mars 2015)
J'avais déjà fait un billet sur ce livre cet été, dans la rubrique "souvenirs, souvenirs...", c'est un livre que j'ai lu pour la première fois il y a plus de vingt ans et que j'avais beaucoup aimé. 
J'ai passé un moment incroyable (beaucoup trop court) en l'écoutant lu par Féodor Atkine que j'ai également adoré dans Le quatrième mur de Sorj Chalandon. 
L’histoire se passe au fin fond de l’Amazonie, dans le village d'El Idilio. C’est là que vit Antonio José Bolivar, il est arrivé en Amazonie avec l'espoir d'une vie meilleure et un terrain à faire fructifier... Pendant quelques temps, il va vivre avec les Shuars, les indiens locaux, qui vont lui apprendre à se débrouiller dans le milieu hostile de la forêt vierge. Un jour, les indiens l'invitera à quitter la tribu et il s'installera à El Idilio. Il se découvrira alors une passion pour les romans d'amour...
Lorsque l'histoire commence le corps sans vie d'un homme est retrouvé. Les villageois soupçonnent immédiatement les indiens Shuars. Seul le "vieux" est persuadé que le coupable est un félin...
Sepulveda est un vrai conteur et avec cette histoire, il nous parle de l'Amazonie et rend un très bel hommage à la nature.
Féodor Atkine a su rendre vivant ce conte plein d'humanité, de poésie et d'humour. Un vrai bonheur, un vrai coup de coeur !

Extrait : (début du livre)
Le ciel était une panse d’âne gonflée qui pendait très bas, menaçante, au-dessus des têtes. Le vent tiède et poisseux balayait les feuilles éparses et secouait violemment les bananiers rachitiques qui ornaient la façade de la mairie.
Les quelques habitants d’El Idilio, auxquels s’étaient joints une poignée d’aventuriers venus des environs, attendaient sur le quai leur tour de s’asseoir dans le fauteuil mobile du dentiste, le docteur Rubincondo Loachamín, qui pratiquait une étrange anesthésie verbale pour atténuer les douleurs de ses clients.
— Ça te fait mal ? questionnait-il.
Agrippés aux bras du fauteuil, les patients, en guise de réponse, ouvraient des yeux immenses et transpiraient à grosses gouttes.
Certains tentaient de retirer de leur bouche les mains insolentes du dentiste afin de pouvoir lui répondre par une grossièreté bien sentie, mais ils se heurtaient à ses muscles puissants et à sa voix autoritaire.
— Tiens-toi tranquille, bordel ! Bas les pattes ! Je sais bien que ça te fait mal. Mais à qui la faute, hein ? À moi ? Non : au gouvernement ! Enfonce-toi bien ça dans le crâne. C’est la faute au gouvernement si tu as les dents pourries et si tu as mal. La faute au gouvernement.
Les malheureux n’avaient plus qu’à se résigner en fermant les yeux ou en dodelinant de la tête.
Le docteur Loachamín haïssait le gouvernement. N’importe quel gouvernement. Tous les gouvernements. Fils illégitime d’un émigrant ibérique, il tenait de lui une répulsion profonde pour tout ce qui s’apparentait à l’autorité, mais les raisons exactes de sa haine s’étaient perdues au hasard de ses frasques de jeunesse, et ses diatribes anarchisantes n’étaient plus qu’une sorte de verrue morale qui le rendait sympathique.
Il vociférait contre les gouvernements successifs de la même manière que contre les gringos qui venaient parfois des installations pétrolières du Coca, étrangers impudiques qui photographiaient sans autorisation les bouches ouvertes de ses patients.
À quelques pas de là, l’équipage du Sucre chargeait des régimes de bananes vertes et des sacs de café.
Sur un bout du quai s’amoncelaient les caisses de bière, d’aguardiente « Frontera », de sel, et les bonbonnes de gaz débarquées au lever du jour.
Le Sucre devait appareiller dès que le dentiste aurait terminé de réparer les mâchoires, pour remonter les eaux du Nangaritza, déboucher dans le Zamora et, après quatre jours de lente navigation, rejoindre le port fluvial d’El Dorado.
Le bateau, une vieille caisse flottante mue par la volonté de son chef mécanicien, les efforts des deux costauds qui composaient l’équipage et l’obstination phtisique d’un antique diesel, ne devait pas revenir avant la fin de la saison des pluies dont le ciel en deuil annonçait l’imminence.

Déjà lu du même auteur : 

le_monde_du_bout_du_monde_p Le Monde du bout du monde 97555469 Le vieux qui lisait des romans d'amour

Challenge Petit Bac 2015 
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Objet (3)

 

 

 

 

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06 mars 2015

Un hiver à Paris - Jean-Philippe Blondel

un hiver à paris Buchet Chastel - janvier 2015 - 288 pages

Quatrième de couverture :
Jeune provincial, le narrateur débarque à la capitale pour faire ses années de classe préparatoire. Il va découvrir une solitude nouvelle et un univers où la compétition est impitoyable. Un jour, un élève moins résistant que lui craque en plein cours, sort en insultant le prof et enjambe la balustrade. On retrouve dans 
"Un hiver à Paris" tout ce qui fait le charme des romans de Jean-Philippe Blondel : la complexité des relations ; un effondrement, suivi d'une remontée mais à quel prix ; l'attirance pour la mort et pour la vie ; la confusion des sentiments ; le succès gagné sur un malentendu ; le plaisir derrière la douleur ; l'amertume derrière la joie. Sont présents les trois lieux qui guident la vie de l'auteur : Troyes, Paris, les Landes. Dans la lignée de "Et rester vivant", il y a chez le personnage-auteur-narrateur la même rage pure, la même sauvagerie - pour rester toujours debout sous des allures presque dilettantes.

Auteur : Professeur d'anglais à Troyes, Jean-Philippe Blondel publie romans pour adultes et pour adolescents Le Baby-sitter, G229 (prix Virgin - Version femina), Et rester vivant et 06H41 ont rencontré un réel succès.

Mon avis : (lu en mars 2015)
Dans ce livre, Jean-Philippe Blondel raconte comment un jeune provincial, Victor, venu à Paris pour faire ses années de classe préparatoire va être confronté au suicide d'un camarade du lycée.
Le narrateur a découvert la solitude de l'étudiant arrivant de sa province et ne connaissant pas les "codes" de Paris. Il découvre le fossée qu'il y a entre sa vie et celle de ses camarades parisiens. Durant sa première année, il décide de se plonger dans le travail et de résister aux pressions de l'extérieur, de ne pas se décourager par les mauvaises notes ou les humiliations de certains professeurs. En début de seconde année, Victor a pris l'habitude de fumer une cigarette avec Mathieu un élève de première année venant lui aussi de province et qui avait du mal à s'adapter à la capitale. Ils n'auront pas beaucoup l'occasion d'échanger ou de sympathiser car le 14 octobre, durant un cours, Mathieu craque, il insulte le professeur et se jette dans le vide. 
Victor est choqué, pour les professeurs et ses camarades, il n'est plus "transparent", il est devenu l'ami de Mathieu. Le père de ce dernier va vouloir créer un lien avec lui pour essayer de comprendre le geste de son fils. Sa deuxième année de prépa va être bouleversée.
Le sujet du livre est grave, Jean-Philippe Blondel a su le traiter avec beaucoup de pudeur et de subtilité. Il laisse percevoir toute l'empathie qu'il a pour ses personnages. Dans les interviews qu'il a fait lors de la "promo" du livre, il n'a pas caché que cette histoire était en partie autobiographique.

Extrait : (début du livre)
Nous sommes revenus de vacances en fin d’après-midi. Huit heures de route depuis Capbreton. Il y avait eu beaucoup de circulation. La troisième semaine d’août se terminait. Encore quelques jours et la routine reprendrait : la rentrée, la réunion de début d’année, la découverte des emplois du temps, les listes des classes. Cette année-là, ma fille aînée arrivait dans le lycée où j’enseigne depuis plus de vingt ans. Je me pré- parais à la croiser dans les couloirs. J’avais demandé à ne pas l’avoir dans ma classe – je n’avais pas envie de mêler ma vie privée à ma vie professionnelle. Il faisait bon. Le soleil était encore resplendissant, mais il n’avait plus la dureté dont il avait fait preuve dans la première quinzaine du mois. Les soirées fraîchissaient. 
La ville dans laquelle j’avais toujours habité, à l’exception des deux années d’études que j’avais passées à Paris, reprenait vie. Les rues piétonnes étaient bondées. Une fois les affaires rangées et le linge trié, j’ai jeté un coup d’œil à mes e-mails. Rien d’important dans les quelque deux cents messages reçus pendant mes quinze jours d’absence. En éteignant l’ordinateur, je me suis rendu compte que nous n’avions pas relevé le courrier. Ce geste anodin, qui avait ponctué mes journées pendant des lustres, était devenu presque inutile. Les factures étaient électroniques, les événements marquants aussi. L’essentiel s’était dématérialisé. Dans la boîte, au milieu des publicités pour la rentrée, deux ou trois cartes postales d’amis dont j’avais déjà des nouvelles par les réseaux sociaux, une invitation pour un salon littéraire que je n’allais pas honorer parce qu’il se déroulait trop loin de chez moi, et une autre lettre, comme il m’arrive d’en recevoir, adressée à ma maison d’édition qui l’avait fait suivre. Je ne l’ai pas ouverte tout de suite, je savais qu’il me fallait du temps pour parcourir ces lignes-là, tout en réfléchissant à une réponse à la fois chaleureuse et distante qui découragerait l’expé- diteur de se lancer dans une correspondance échevelée sans le vexer. C’était un art dans lequel certains de mes collègues écrivains étaient experts mais que je n’avais jamais bien manié. Il était un peu plus de vingt-deux heures quand j’ai trouvé le temps de la lire. Je n’étais pas aussi concentré que je le souhaitais. J’errais encore mentalement sur les plages des Landes que je venais de quitter et dont j’avais, les années passant, de plus en plus de mal à me séparer, au point que nous envisagions sérieusement, ma femme et moi, de demander notre mutation dans le Sud-Ouest pour y finir nos carrières respectives. J’ai tout de suite remarqué l’écriture un peu tremblée – mais aux lettres parfaitement formées – et les espaces entre les lignes. Une personne âgée. J’en étais sûr. L’ensemble tenait sur deux feuillets. L’adresse m’a fait sursauter. À une heure à peine du lieu de vacances que je venais de quitter. Le nom d’un village – Biscarrosse-Plage – a déclenché en moi un maelström d’images, se succédant à une telle rapidité que je n’en retenais que les couleurs, l’orangé du sable, le blanc de l’écume et le vert pâle des volets d’une maison. Le nom, surtout, au-dessus de l’adresse. Je ne parvenais pas à entamer ma lecture tant ce nom-là, aujourd’hui encore, me remuait. Je me suis assis à la table de la cuisine. J’ai posé les mains bien à plat sur le bois, j’ai inspiré et expiré longuement, comme avant de plonger sous une vague particulièrement menaçante. Voilà longtemps que j’aime l’océan – mais je n’ai jamais réussi à l’amadouer vraiment. Au moment de m’y jeter, il me reste encore une appréhension. Et si la lame me renversait ? Et si je ne recouvrais plus mon souffle ? Dans la cuisine, les mains à plat sur la table, j’étais dans le même état.
Cher auteur,
J’ai fini hier soir la lecture de votre dernier livre et j’ai eu envie, finalement, de vous écrire. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop. Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi – pourtant, je m’aperçois en écrivant ces mots que je crois que si, au fond. J’en suis même persuadé. Nous nous sommes rencontrés brièvement il y a bien longtemps. Quelques années avant l’époque que vous décrivez dans votre livre, en fait. Je m’appelle Patrick Lestaing.
Je ne suis pas allé plus loin. J’ai regardé fixement mon reflet dans la vitre de la cuisine. Je m’attendais à ce que mon regard s’embue. Mais non. Je souriais. Je me suis vu sourire. Nous attaquions la deuxième décennie du XXIe siècle. J’étais en vie. Patrick Lestaing aussi. Et il se souvenait de moi. Nous sommes beaucoup plus résistants que nous ne le croyons.

 Challenge Petit Bac 2015 
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Géographie (2)

Déjà lu du même auteur :

Déjà lu du même auteur :

juke_box Juke Box  au_rebond Au rebond

le_baby_sitter  Le Baby-sitter G229 G229  blog Blog

5317 Et rester vivant replay (Re)play  brise_glace Brise glace

acc_s_direct___la_plage Accès direct à la plage 6h41 06H41

double jeu Double jeu 

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04 mars 2015

Sais-tu pourquoi je saute ? - Naoki Higashida

sais-tu pourquoi Editions des Arènes - septembre 2014 - 172 pages

traduit de l'anglais par Daniel Roche 

Titre original : The reason I jump, 2007

Quatrième de couverture :
Pour la première fois, un enfant atteint d’autisme sévère nous raconte l’autisme de l’intérieur. Il répond aux questions que les parents se posent : Pourquoi fuis-tu le contact visuel ? Est-il vrai que tu détestes qu’on te touche ? Pourquoi répètes-tu la même question sans arrêt ? Pourquoi sautes-tu en tapant des mains ?, etc. David Mitchell, l’un des meilleurs écrivains anglais de sa génération et père d’un enfant autiste, a découvert ce texte qui fut pour lui une révélation, une sorte de « Scaphandre et le Papillon » de l’autisme : « J’ai eu l’impression, pour la première fois, que notre fils nous racontait ce qui se passait dans sa tête. » Il a décidé de le traduire du japonais avec sa femme KA Yoshida : « Ce livre est bien plus qu’une somme d’informations, il apporte la preuve qu’il y a, emprisonné à l’intérieur du corps autistique, apparemment impuissant, un esprit aussi curieux, subtil et complexe que le vôtre, le mien, celui de n’importe qui. » 

Auteur : Naoki a appris à communiquer grâce à une grille alphabétique. Il a écrit ce livre à 13 ans et l’a d’abord publié via Internet. Il a aujourd’hui 22 ans et communique toujours grâce à son clavier. Il vit à Kimitsu et tient un blog. 

Mon avis : (lu en février 2015)
Sous forme de questions - réponses, Naoki, un autiste de 13 ans, témoigne. Il cherche à expliquer les comportements bizarre des autistes. Vu de l'intérieur, il donne son ressenti et rend plus compréhensible les réactions des autistes.
Un livre très intéressant et instructif pour mieux comprendre le monde de l'autisme. C'est un témoignage et il faut le prendre comme cela, tout ce qui est raconté ne concerne pas tous les autistes mais ce regard est très touchant même si le récit est parfois assez factuel. Naoki nous explique ses difficultés à faire fonctionner à la fois sa pensée et son corps. Il a des difficultés à contrôler les mouvements de son corps qu'il semble souvent faire malgré lui. A treize ans, il a une étonnante maturité sur son handicap.

Extrait : 
Quand j'étais petit, je ne savais même pas que j'étais un enfant handicapé. Comment l'ai-je découvert? Parce que des gens me l'ont dit : j'étais différent des autres, c'était ça mon problème. C'est vrai, j'avais beaucoup de mal à agir comme quelqu'un de normal et même maintenant je n'arrive pas à "avoir" une vraie conversation. Pour lire des livres à haute voix ou pour chanter, je n'ai pas de problème, mais quand j'essaie de parler avec quelqu'un, mes mots... je ne kes trouve plus. D'accord, j'arrive parfois parfois à répondre quelque chose, mais souvent c'est le contraire de ce que je voulais dire ! Quand on me demande de faire ceci ou cela, je ne réagis jamais comme il faut, et quand je m'énerve je finis par m'enfuir. Du coup, même une activité banale comme le shopping peut devenir vraiment compliquée si je me lance tout seul.
Alors pourquoi est-ce que je n'arrive pas à faire toutes ces choses ? Les jours où ça ne va pas, quand je me sens frustré, malheureux ou découragé, je m'imagine un monde où il n'y aurait que des autistes. Où l'autisme serait considéré comme un genre de personnalité parmi d'autres. La vie serait tellement plus simple et plus heureuse pour nous ! C'est vrai que nous causons parfois beaucoup de problèmes aux gens normaux, et que ces moments-là sont vraiment durs à vivre. Mais ce qu'on voudrait, nous, au fond, c'est croire à un avenir meilleur.

  Challenge Petit Bac 2015 
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Pronom personnel sujet (3)

 Challenge 6% Rentrée Littéraire 2014 
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36/36

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02 mars 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? [210]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

happy parent 9782356418562-T six fourmis blanches

Happy parents - Zep (BD)
Constellation - Adrien Bosc (livre audio)
Six fourmis blanches - Sandrine Collette

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Un hiver à Paris - Jean-Philippe Blondel
Trois mille chevaux-vapeur - Antonin Varenne (Prix Audiolib 2015) 

Que lirai-je la  semaine prochaine ?

La Bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald (partenariat Denoël)

Bonnes lectures et bonne semaine !

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28 février 2015

Six fourmis blanches - Sandrine Collette

Lu en partenariat avec les éditions Denoël

six fourmis blanches Denoël - janvier 2015 - 288 pages

Quatrième de couverture :
Le mal rôde depuis toujours dans ces montagnes maudites. Parviendront-ils à lui échapper ? 
Dressé sur un sommet aride et glacé, un homme à la haute stature s’apprête pour la cérémonie du sacrifice. Très loin au-dessous de lui, le village entier retient son souffle en le contemplant. 
À des kilomètres de là, partie pour trois jours de trek intense, Lou contemple les silhouettes qui marchent devant elle, ployées par l’effort. Leur cordée a l’air si fragile dans ce paysage vertigineux. On dirait six fourmis blanches… 
Lou l’ignore encore, mais dès demain ils ne seront plus que cinq. Égarés dans une effroyable tempête, terrifiés par la mort de leur compagnon, c’est pour leur propre survie qu’ils vont devoir lutter.

Auteur : Sandrine Collette est née en 1970. Elle partage sa vie entre l'université de Nanterre et ses chevaux dans le Morvan. Six fourmis blanches est son troisième roman.

Mon avis : (lu en février 2015)
C'est mon premier livre de Sandrine Collette, une auteur qui est en train de se faire un nom dans le monde du roman policier et que j'avais très envie de découvrir. La rencontre a été réussie. Le lecteur suit en parallèle deux histoires différentes. Celle de Mathias, il a pris la suite de son grand-père et devenu le « sacrificateur » de la vallée. Il sait éloigner les mauvais esprits de la montagne. De nombreux paysans font appellent à ses dons.
Celle de Lou, Elias, son compagnon, et quatre autres randonneurs qui s'apprêtent à faire une randonnée de trois jours dans les montagnes d'Albanie accompagnés de leur guide Vigan. 
Comme on peut s'y attendre les deux histoires vont se rejoindre... 
J'ai beaucoup aimé les descriptions de cette nature sauvage et parfois hostile, l'atmosphère qui devient de plus en plus angoissante, impossible de lâcher son livre avant la fin... Un roman policier palpitant, inquiétant et glaçant (au propre comme au figuré) vraiment très réussi et je poursuivrai avec cette auteur !

Merci Célia et les éditions Denoël 

Extrait : (début du livre)
Le mal suinte de ce pays comme l’eau des murs de nos maisons tout le long de l’hiver. Enraciné en nous, telle une sangsue fossilisée sur une pierre. C’est ce que disait mon grand-père, et avant lui son père, et le père de son père : depuis toujours ces montagnes sont maudites. Qui se souvient que quelque chose de beau y ait été conçu, s’y soit développé? Que de contreparties à notre présence ici, que de compromis pour nous donner, parfois, le sentiment de bien vivre. Les vieux répètent à l’envi que les mauvais esprits ont choisi cet endroit pour venir mourir; qu’ils y agonisent des années durant, crachant des imprécations sur nos roches et nos forêts malingres. Nous sommes de trop dans ces vallées; nous en payons le prix fort. Nous aurions dû abandonner ces terres où nous n’avons jamais été les bienvenus. Si seulement nous étions raisonnables. Mais nous sommes faits de la même caillasse, refusant de céder une once de terrain, acharnés à faire pousser les tubercules qui nous permettent de tenir amaigris jusqu’au printemps suivant. Heureux d’un rien, aussi. Nous observons stupéfaits les gens des villes étrangères investir notre région pendant les vacances. Ils sont rares encore; mais leur nombre augmente chaque année, et nous avons cessé de les compter. D’eux, nous ne voyons que rires, artifices et argent. Ils s’approprient nos montagnes et se moquent haut et fort de nos superstitions. Nous nous taisons : nous qui naissons ici, qui y restons jusqu’à ce que la mort blanchisse nos os, nous savons de quoi les esprits sont capables. Le malheur a tant frappé nos aïeuls; personne ne croit qu’il ait arrêté de nous tourner autour. Et si certains d’entre nous le pensent, ils continuent à faire comme si, pour ne pas provoquer. Devant l’abîme des montagnes, quand le vent siffle aux oreilles son étrange mélopée, chacun peut sentir sa présence. Bien sûr qu’il est là. Le mal. Le diable, disent les anciens. Tous nos actes sont soupesés au regard de cette unique question : cela le fera-t-il resurgir? Nos vies se rythment et s’épuisent à prendre garde. Même dans les grands moments de fête, nous désignons des veilleurs, postés aux coins des falaises, qui surveillent les chemins des villages. Comme si le mal ignorait les sentiers détournés qui finiront par le mener à l’un d’entre nous : superstition toujours. Mais c’est notre façon de lui montrer notre respect. D’espérer que cela l’éloigne. Nous lui offrons prières et cadeaux, tels les païens d’une autre époque, presque sans réfléchir — par réflexe. Quand cela ne suffit pas, il nous prend un vieillard; parfois un enfant. Le mal est mon compagnon de chaque jour. S’il disparaissait, je m’évaporerais du même coup. Mais jamais il ne s’achèvera, je le sais : pour cela, il faudrait que le monde s’arrête.

 Challenge Petit Bac 2015 
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Animaux (2)

Challenge Trillers et Polars
2014-2015
 
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catégorie "Même pas peur" :  14/25 

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26 février 2015

Constellation - Adrien Bosc

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Audiolib -  janvier 2015 - 4h46 - Lu par Bernard Gabay

Stock - août 2014 - 198 pages

Grand Prix du roman de l’Académie française 2014

Quatrième de couverture :
28 octobre 1949, le Constellation à destination de New-York s’écrase dans l’archipel des Açores avec quarante-huit personnes à son bord. Aucun survivant. Parmi les victimes, des gens célèbres : Marcel Cerdan, champion de boxe et amant d’Édith Piaf, et la grande violoniste Ginette Neveu. Mais aussi des anonymes, des entrepreneurs, une ouvrière devenue héritière d’une usine à Detroit et cinq bergers basques partis tenter leur chance au Far West… Pourquoi tout s’est-il arrêté pour eux ce jour-là ? Dans ce brillant premier roman, Adrien Bosc enquête sur le lien étrange qui relie désormais ces disparus : quels hasards, quelles coïncidences les ont conduits à ce destin commun ?

Auteur : Adrien Bosc est né en 1986 à Avignon. Constellation est son premier roman. Il dirige les revues « Feuilleton » et « Desports ». 

Lecteur : Comédien au théâtre, à la télévision et au cinéma, Bernard Gabay excelle dans tous les registres de la « voix » : chant (baryton), lectures et dramatiques radiophoniques, et doublage d’acteurs américains comme Robert Downey Jr (Sherlock Holmes, Iron man), Andy Garcia, Viggo Mortensen, Antonio Banderas ou Daniel Day-Lewis.  

Mon avis : (écouté en février 2015) 
C'est le premier livre audio que j'écoute pour le Prix Audiolib. C'est un livre que j'avais très envie de découvrir, mais mon avis est mitigé, j'en attendais peut-être trop ?
Constellation raconte l'histoire vraie du crash du F-BAZN d’Air France qui a eu lieu aux Açores, la nuit du 27 octobre 1949. Dans cette catastrophe plus de quarante passagers ont perdu la vie dont le boxeur Marcel Cerdan et la grande violoniste, Ginette Neveu. 
Ce livre ressemble plus à un récit documentaire qu'à un roman. L'auteur alterne le récit du vol et l'histoire de chacun des passagers. Le livre est assez court moins de 5 heures de lecture (moins de 200 pages), mais malgré cela j'ai eu une impression de longueur. Les chapitres sont courts et nombreux, le récit alterné donne un côté décousu, on dirait que chaque chapitre a été écrit indépendamment puis le tout réuni pour en faire ce livre. 
Avant cette lecture, je ne connaissais de ce accident d'avion que le fait que Marcel Cerdan était l'une des victimes. J'ai donc trouvé l'histoire de ce crash et des passagers de cet avion intéressante et très bien documentée.
Le lecteur est agréable à écouter et j'ai passé malgré tout un très bon moment de lecture.

Extrait : (début du livre)
Ce soir du 27 octobre 1949 sur la piste de l’aérodrome d’Orly, le F-BAZN d’Air France s’apprête à accueillir trente-sept passagers en partance pour les États-Unis. Un an plus tôt, Marcel Cerdan débarquait auréolé du titre de champion du monde de boxe des poids moyens conquis de haute lutte à Tony Zale. Et le 7 octobre 1948, la foule le portait en triomphe. Un an plus tard, à l’intérieur de l’aérodrome, Cerdan, accompagné de son manager Jo Longman et de son ami Paul Genser, part reconquérir son titre, désormais propriété de Jake LaMotta, le Taureau du Bronx. Et c’est une certitude, en décembre prochain, par un autre Constellation, il reviendra avec le titre. Dans le hall d’Orly, il fanfaronne, aux journalistes il assure : « Puisque je vous dis que je le ramènerai mon titre. Je vais me battre comme un lion. » Lion contre Taureau, une affaire de signes et de constellations. Le lion de Némée contre le Minotaure, fabuleuse affiche du 2 décembre 1949 au Madison Square Garden.

Jo Longman a sa tête des mauvais jours, il a fallu se dépêcher, annuler la traversée en bateau, faire valoir le droit de priorité sur le Paris-New York, et tout ce merdier pour retrouver Édith Piaf au petit matin. « Revenez avec le titre ! » lui lance un employé d’Air France, « Je ne pars que pour ça ! » répond Marcel. « Mouais », marmonne Jo, qui ne peut s’empêcher d’ajouter : « Si tu m’avais écouté, nous aurions attendu quelques jours. Ma parole ! Nous partons presque comme des voleurs. Mardi, nous apprenions la signature du match pour le 2 décembre, hier, nous étions en province, c’est à peine aujourd’hui si nous avons pu boucler nos valises. Je t’avais proposé de rester ici toute la semaine, d’assister lundi à la réunion du Palais des Sports. C’était simple, trop simple, et demain tu tempêteras, car, naturellement, dans notre précipitation tu auras oublié la moitié de tes affaires. » La colère est feinte, ils sont habitués à jouer la comédie des reproches, à Marcel revient le rôle de l’inconséquence amusée, à Jo celui du professionnel contrarié. Dans quelques instants, accoudés au comptoir du bar d’Air France, ils en riront. Depuis le départ de l’entraîneur Lucien Roupp, Jo est monté en grade. Éternelles lunettes noires, cheveux graissés au Pento, fondateur du « Club des Cinq » – le cabaret-restaurant où Édith et Marcel se sont rencontrés –, Jo a tout du personnage louche. Le boxeur aime son bagou, son sens de la fête et des affaires, il est le parfait compagnon des allers-retours entre Paris, New York et Casablanca.

L’« Avion des stars » ne fait ce soir pas injure à son surnom : à côté du « Bombardier marocain », la virtuose Ginette Neveu, elle aussi, part à la conquête de l’Amérique. Pour France-Soir, une série de photos s’improvise dans le hall. Sur le premier cliché, Jean Neveu au centre, amusé, regarde sa sœur, Marcel tient entre ses mains le Stradivarius et Ginette, tout sourire, l’observe. Puis Jo remplace Jean et de son œil d’expert compare la petite main de la violoniste à la puissante poigne du boxeur.
Désormais sur le tarmac, au pied de l’escalier d’accès, la discussion se poursuit entre les deux célébrités. Ginette lui détaille la tournée, Saint Louis, San Francisco, Los Angeles, Chicago, New York. Il lui propose des places au premier rang pour la revanche au Madison Square Garden et promet d’assister au concert du Carnegie Hall le 30 novembre. Peut-être dîneraient-ils au Versailles, le cabaret où triomphe depuis des mois la Môme.
Les quatre énormes moteurs Wright Cyclone du Lockheed Constellation F-BAZN bourdonnent. Hélices et pales ont été inspectées, et les onze membres d’équipage prennent place à l’avant de l’appareil. C’est un grand et beau quadrimoteur au fuselage d’aluminium, son train démesuré lui donne l’allure singulière d’un échassier. Dans la file d’embarquement, trente-deux autres passagers : John et Hanna Abbott, Mustapha Abdouni, Eghline Askhan, Joseph Aharony, Jean-Pierre Aduritz, Jean-Louis Arambel, Françoise et Jenny Brandière, Bernard Boutet de Monvel, Guillaume Chaurront, Thérèse Etchepare, Edouard Gehring, Remigio Hernandores, Simone Hennessy, René Hauth, Guy et Rachel Jasmin, Kay et Ketty Kamen, Emery Komios, Ernest Lowenstein, Amélie Ringler, Yaccob Raffo, Maud Ryan, Philippe et Margarida Sales, Raoul Sibernagel, Irène Sivanich, Jean-Pierre Suquilbide, Edward Supine et James Zebiner. Sur le carreau, les deux jeunes époux, Edith et Philip Newton, de retour de leur lune de miel, et Mme Erdmann, font les frais du droit de priorité accordé au champion.

Challenge Petit Bac 2015 
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Challenge 6% Rentrée Littéraire 2014 
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