19 février 2016

Dessins à la verticale - Carnets de voyages en paroi - Jeremy Collins

Lu en partenariat avec Babelio et Glénat

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dessins Glénat - novembre 2015 - 176 pages

Quatrième de couverture :
Les grimpeurs seront fascinés de retrouver dans cette expression graphique inédite les sensations, les émotions qu’ils éprouvent sur le rocher, et l’esprit qui anime leurs itinérances de montagne en montagne.
L’artiste américain Jeremy Collins est un des leurs. Il vit pour et par l’escalade. À 32 ans, marié et père de jeunes enfants, il a éprouvé le besoin impérieux de faire le point sur sa vie, au moment où l’un de ses amis intrépides mourait dans une avalanche. La réponse à ses interrogations, il est allé la chercher dans l’ouverture de nouvelles voies en voyageant successivement vers les quatre points cardinaux. Funambule du rocher, c’est en fait l’équilibre entre une vie d’aventure et le réconfort d’un noyau familial qu’il a exploré, de sommets perdus en falaises vierges.
Dessins, photos, topos de voies, collages, peintures, poésie, récit : les carnets de cette odyssée ascensionnelle sont à la fois étonnants de beauté, pleins d’humour et émouvants. Mieux qu’un guide, ils seront une inspiration pour bien des grimpeurs.

Auteur : Les créations graphiques de Jeremy Collins et notamment ses cartes illustrées agrémentent régulièrement les pages des magazines américains Rock and Ice et Alpinist, et jusqu’à la couverture du National Geographic. On les retrouve sur la ligne de vêtements Meridian Line qu’il a créée, mais également sur différents matériels destinés aux activités outdoor. Jeremy, son épouse Tricia et leurs enfants Zion et Sela vivent à Kansas City, dans le Missouri. Le film Drawn, qu’il a réalisé parallèlement à ce livre, a été récompensé par plusieurs prix dans les festivals internationaux. C’est une véritable performance associant musique, dessin, vidéo et improvisation que Jeremy propose aux spectateurs.

Mon avis : (lu en février 2016)
Ce livre est tout d'abord un très joli objet, dès sa réception, j'ai eu envie de l'ouvrir et de le feuilleter. Le marque-page est obligatoire car les pages ne sont pas numérotés...
Jeremy Collins est avant tout un grimpeur américain, il a la passion de la montagne et ne pense qu'à escalader... Après la mort de son ami Jonny dans une avalanche, il décide de partir aux quatre coins du monde escalader des montagnes, tenter de nouvelles voies. 
A l'Est, il part aux confins de la Chine, de la Mongolie et du Kirghizistan pour découvrir la vallée de la Keketuohaï.
Au Sud, c'est le Venezuela 
Au Nord, c'est la Canada avec le mont Phoenix
A l'Ouest, c'est le Colorado
Son carnet de voyage est très personnel, il y consigne ses pensées, y raconte son quotidien de baroudeur, les mésaventures de ses expéditions, ses rencontres... Les textes sont assez succincts, se sont plutôt des notes manuscrites ou bien dactylographiées.
Je retiendrais surtout les dessins, au crayon, au fusain, à l'aquarelle, mélange de collages, dessins, peintures et photographies... Difficile de lire ce livre dans sa continuité, je l'ai surtout feuilleté, grappillant ci et là une phrase, un texte, admirant les photos ou les dessins... C'est plutôt dépaysant !

Merci Babelio et les éditions Glénat pour ce partenariat dépaysant

 

Extrait : 

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Drawn trailer from Jeremy Collins

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18 février 2016

La Guerre des Lulus, Tome 3 : 1916 : Le tas de briques

la guerre des lulus_3 Casterman - septembre 2015 - 64 pages

Quatrième de couverture : 
1916. Encore une année qui passe. À cet âge, une année c’est presque une vie. Orphelins, laissés à leur propre destin dans un monde entré en guerre, les Lulus poursuivent leur chemin de survie. Après la mort de leur ami Hans, leur monde a basculé brutalement dans la réalité de cette guerre qu’ils évitaient si bien. S’enfonçant dans la forêt, ils découvrent une cabane qui se présente encore comme un nouveau signe d’espoir. La cabane est tenue par un Gustave, un vieux sabotier, mi bûcheron, mi ermite… Celui-ci leur permettra de faire étape avant de leur conseiller de repartir sur la route de Guise. La ville… si grande qui s’ouvre à eux pour prolonger leur destin commun.

Auteurs : Depuis 2004, le scénariste d’origine bretonne Régis Hautière, pilier des éditions Paquet a signé une vingtaine d’albums en seulement cinq ans dont le Dernier Envol avec Romain Hugault. Il multiplie aujourd’hui les projets chez d’autres éditeurs comme Soleil, Kstr, Glénat, Delcourt ou Dargaud. Après des études supérieures de philosophie et d’histoire et un troisième cycle en ingénierie de la connaissance, Régis Hautière a travaillé une dizaine d’années pour le festival BD d’Amiens.
Diplômé en génie électro-technique et licencié en Arts Plastiques, Hardoc démarre précocement sa carrière comme illustrateur pour une émission jeunesse de France 2, à 15 ans. Il gagne l’Écureuil d’Or qui récompense le meilleur jeune espoir au festival BD d’Angoulême en 1996. Hardoc rencontre ensuite Régis Hautière dans une association bédéesque d’Amiens (!!) et ils décident de travailler ensemble sur la série Le Loup, l'Agneau et les Chiens de guerre (éd. Paquet). Il participe, en mars 2005, au collectif des Nouvelles de Jules Verne en bandes dessinées des éditions Petit à Petit. En 2009, il publie, toujours avec Régis au scénario, l'histoire des Lulus, Jeux de guerre, dans le collectif Cicatrices de guerre(s). Et c'est avec impatience que l'on attendait leurs aventures complètes chez Casterman, La Guerre des lulus est arrivée, en janvier 2013.

Mon avis : (lu en janvier 2016)
A la fin du dernier tome, les Lulus perdaient Hans qui était devenu leur ami. Dans celui-ci, les Lulus continuent d'éviter les zones de combat en traversant les forêts. Ils vont rencontrer le vieux Gustave, sabotier qui s'est réfugié dans sa cabane au fond de la forêt pour éviter la guerre. Il y vit seul en ermite. Il les accueille pour quelques jours, puis conseille aux Lulus de quitter les bois où peuvent rôder des soldats déserteurs. Il les encourage à rejoindre la ville de Guise. Les Lulus vont découvrir alors le « tas de briques », nom familier du familistère de Guise, un ensemble de bâtiments créé par l'industriel Godin pour loger le personnel de son entreprise. Le « tas de briques » est en partie occupé par les Allemands, les Lulus vont être accueillis pour quelques temps clandestinement dans le grenier...
Cette BD est toujours aussi amusante et intéressante à lire, j'ai découvert ainsi l'existence de ce familistère de Guise, les Lulus grandissent également au fil des tomes. La petite Luce est devenue adolescente et ne laisse pas insensible les autres Lulus...

Extrait : 

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Déjà lu du même auteur :

la_guerre_des_lulus_1914 La Guerre des Lulus, Tome 1 : 1914 : La maison des enfants trouvés 

la_guerre_des_lulus_1915 La Guerre des Lulus, Tome 2 : 1915 : Hans 

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16 février 2016

Crève Saucisse - Simon Hureau et Pascal Rabaté

creve_saucisse Futuropolis - janvier 2013 - 80 pages

Quatrième de couverture : 
Didier est boucher, amateur de bande dessinée et... cocu ! Cela lui bousille la vie. Sandrine, son épouse, le trompe avec leur meilleur ami, Éric. Renouant avec la veine acide qu’on lui connaît, Pascal Rabaté s’associe à Simon Hureau pour une comédie noire, grinçante et jubilatoire.

Auteurs : Pascal Rabaté naît en 1961. Il étudie la gravure aux Beaux-Arts d’Angers, puis exerce différents métiers avant de se lancer en bande dessinée. Ses premiers livres paraissent en 1989 chez Futuropolis. Dix années et autant de livres plus tard, il signe le premier tome d’«Ibicus», l’adaptation expressionniste et magistrale d’un roman d’Alexeï Tolstoï. Les quatre volumes qui la composent connaissent un succès public et critique retentissant (Alph-Art du meilleur album à Angoulême en 2000, notamment). Des «Pieds dedans» aux «Petits Ruisseaux» en passant par «Un ver dans le fruit», Rabaté est aussi le conteur singulier de la France profonde. S’il vit toujours à Angers, il brille pourtant par sa capacité à n’être jamais là où on l’attend. Son adaptation de «Harry est fou» en est une nouvelle preuve.
Simon Hureau est né en 1977 à Caen où il a demeuré jusqu’à l’obtention de son diplômé des Beaux Arts.
Simon publie de nombreuses histoires dans des fanzines ou en micro-édition. Lors de ses études aux Arts Déco de Strasbourg, il crée, avec d’autres étudiants, une structure d’autoédition, L’Institut Pacôme, tout en proposant ses planches au label angoumois, Ego comme X, à l’occasion du numéro 8 de la revue du même nom. C’est le début d’une fructueuse collaboration avec cet éditeur. 

Mon avis : (lu en janvier 2016)
J'ai pris ce livre à la bibliothèque par hasard, parce que Rabaté en était l'auteur et que j'ai beaucoup aimé Vive la marée.
Didier est boucher, il a tout pour être heureux, une femme et un fils qu'il aime. Sa boucherie de quartier marche très bien. 
Mais voilà qu'il découvre que sa femme le trompe avec Éric, l'un de leurs amis. Didier se met à avoir des idées sombres, il ne pense qu'à se venger... Mais en secret, sans rien dire à sa femme, il va trouver la solution à son problème dans sa grande collection de bandes dessinées...
Une intrigue noire et grinçante autour d'un adultère et d'une vengeance. C'est plutôt pas mal.

Extrait : 

CREVE-SAUCISSE-1 CREVE-SAUCISSE-2

CREVE-SAUCISSE-3 CREVE-SAUCISSE-4

CREVE-SAUCISSE-5 CREVE-SAUCISSE-6

Déjà lu du même auteur :
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15 février 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [248]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ? 

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La Guerre des Lulus, Tome 2 : 1915 : Hans 
Nymphéas noirs - Michel Bussi

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Pourquoi Tokyo ? - Agathe Parmentier (partenariat Au Diable Vauvert)
Dessins à la verticale - Jeremy Collins (Babelio - Glénat)

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Paul à la pêche - Michel Rabagliati
Arrête ton cinéma - Sylvie Testud

Bonne semaine et bonnes lectures !

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12 février 2016

Nymphéas noirs - Michel Bussi

Lu en partenariat avec Audiolib

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Audiolib - janvier 2016 - 13h40 - Lu par Colette Sodoyez

Presses de la Cité - janvier 2011 - 437 pages

Pocket - septembre 2013 - 493 pages

Presses de la Cité - janvier 2011 - 437 pages

Quatrième de couverture : 
Tout n’est qu’illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels. Au coeur de l’intrigue, trois femmes: une fillette douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit et sait tout. Et puis, bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux Nymphéas noirs. Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps.

Auteur : Professeur de géographie à l’université de Rouen, Michel Bussi vit à Darnétal en Normandie. Il a publié aux Presses de la CitéNymphéas noirs (polar le plus récompensé en 2011), Un avion sans elle (Prix des maisons de la presse 2012), Ne lâche pas ma mainN’oublier jamais, Gravé dans le sable et Maman a tort.

Lecteur : Comédienne talentueuse de formation classique, Colette Sodoyez s’est distinguée dans toutes les formes de son art, de la télévision au doublage sans oublier le théâtre et le cinéma. Elle a déjà lu chez Audiolib L’art de la simplicité de Dominique Loreau et La Ville des Térébinthes de Jean-Paul Malaval...

Mon avis : (écouté en janvier 2016)
C'est une relecture de ce roman policier que j'ai beaucoup aimé. Et j'ai redécouvert ce livre autrement. En effet, lorsque l'on relit un roman policier, le lecteur en sait plus que l'enquêteur... Ici la construction de l'intrigue par l'auteur est très importante donc je ne vais donc pas trop en raconter pour ne rien dévoiler...
Une vieille femme qui semble tout savoir et qui déambule à toute heure dans Giverny, tout comme Neptune son chien, une institutrice très séduisante et une fillette de onze ans surdouée pour la peinture sont au centre de cette intrigue. Tout commence avec l'assassinat de Jérôme Morval, chirurgien ophtalmologiste, à Giverny. Laurenç Salignac, le jeune enquêteur qui vient d'arriver à ce poste, pense que le coupable ne peut être que Jacques Dupain, le mari de Stéphanie, la belle institutrice. Sylvio Bénavides, son adjoint, n'est pas convaincu et explore minutieusement toutes les autres pistes possibles. 
J'ai eu un vrai coup de coeur pour ce livre qui est plus qu'un roman policier. La construction de l'intrigue est incroyablement réussie. J'ai beaucoup aimé le soin avec lequel l'auteur a décrit Giverny, ses alentours, les tableaux, les couleurs... 

Merci Morgane et les éditions Audiolib pour cette relecture très plaisante.

Extrait : (début du livre)
- PREMIER JOUR -

13 mai 2010
(Giverny)

Attroupement

L'eau claire de la rivière se colore de rose, par petits filets, comme l'éphémère teinte pastel d'un jet d'eau dans lequel on rince un pinceau.
- Non, Neptune !
Au fil du courant, la couleur se dilue, s'accroche au vert des herbes folles qui pendent des berges, à l'ocre des racines des peupliers, des saules. Un subtil dégradé délavé...
J'aime assez.
Sauf que le rouge ne vient pas d'une palette qu'un peintre aurait nettoyée dans la rivière, mais du crâne défoncé de Jérôme Morval. Salement défoncé, même. Le sang s'échappe d'une profonde entaille dans le haut de son crâne, nette, bien propre, lavée par le ru de l'Epte dans lequel sa tête est plongée.
Mon berger allemand s'approche, renifle. Je crie à nouveau, plus fermement cette fois :
- Non, Neptune ! Recule !
Je me doute qu'ils ne vont pas tarder à trouver le cadavre. Même s'il n'est que 6 heures du matin, un promeneur va sans doute passer, ou bien un peintre, un type qui fait son jogging, un ramasseur d'escargots... un passant, qui va tomber sur ce corps.
Je prends garde à ne pas m'avancer davantage. Je m'appuie sur ma canne. La terre devant moi est boueuse, il a beaucoup plu ces derniers jours, les bords du ru sont meubles. A quatre-vingt-quatre ans, je n'ai plus vraiment l'âge de jouer les naïades, même dans un ruisseau de rien du tout, de moins d'un mètre de large, dont la moitié du débit est détournée pour alimenter le bassin des jardins de Monet. D'ailleurs, il paraît que ce n'est plus le cas, qu'il existe un forage souterrain pour alimenter l'étang aux Nymphéas, maintenant.
- Allez, Neptune. On continue.
Je lève ma canne vers lui comme pour éviter qu'il ne colle sa truffe dans le trou béant de la veste grise de Jérôme Morval. La seconde plaie. Plein coeur.
- Bouge ! On ne va pas traîner là.
Je regarde une dernière fois le lavoir, juste en face, et je continue le long du chemin. Rien à dire, il est impeccablement entretenu. Les arbres les plus envahissants ont été sciés à la base. Les talus sont désherbés. Il faut dire, quelques milliers de touristes le fréquentent chaque jour, ce chemin. On y passerait une poussette, un handicapé en fauteuil, une vieille avec une canne. Moi !
- Allez, viens, Neptune.

Déjà lu du même auteur : 

Ne_lache_pas_ma_main_600x966 Ne lâche pas ma main 98872184 Nymphéas noirs 

98998679 Un avion sans elle

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10 février 2016

La Guerre des Lulus, Tome 2 : 1915 : Hans

la_guerre_des_lulus_1915 Casterman - janvier 2014 - 56 pages

Quatrième de couverture :
Janvier 1915. Lucien, Lucas, Luigi et Ludwig, isolés à l'arrière des lignes allemandes, ont été rejoints par une autre réfugiée, Luce, 13 ans. C'est dans une cabane en forêt qu'ils apprennent à survivre dans un environnement devenu très hostile. Entièrement livrés à eux-mêmes, ils doivent en outre gérer l'irruption d'un adulte dans leur groupe : Hans, un soldat allemand devenu leur prisonnier...

Auteurs : Depuis 2004, le scénariste d’origine bretonne Régis Hautière, pilier des éditions Paquet a signé une vingtaine d’albums en seulement cinq ans dont le Dernier Envol avec Romain Hugault. Il multiplie aujourd’hui les projets chez d’autres éditeurs comme Soleil, Kstr, Glénat, Delcourt ou Dargaud. Après des études supérieures de philosophie et d’histoire et un troisième cycle en ingénierie de la connaissance, Régis Hautière a travaillé une dizaine d’années pour le festival BD d’Amiens.
Diplômé en génie électro-technique et licencié en Arts Plastiques, Hardoc démarre précocement sa carrière comme illustrateur pour une émission jeunesse de France 2, à 15 ans. Il gagne l’Écureuil d’Or qui récompense le meilleur jeune espoir au festival BD d’Angoulême en 1996. Hardoc rencontre ensuite Régis Hautière dans une association bédéesque d’Amiens (!!) et ils décident de travailler ensemble sur la série Le Loup, l'Agneau et les Chiens de guerre (éd. Paquet). Il participe, en mars 2005, au collectif des Nouvelles de Jules Verne en bandes dessinées des éditions Petit à Petit. En 2009, il publie, toujours avec Régis au scénario, l'histoire des Lulus, Jeux de guerre, dans le collectif Cicatrices de guerre(s). Et c'est avec impatience que l'on attendait leurs aventures complètes chez Casterman, La Guerre des lulus est arrivée, en janvier 2013.

Mon avis : (lu en 2015)
L'hiver 1915 s'annonce froid et rigoureux et la guerre est toujours là. Les quatre « Lulu » vont devoir s'organiser pour survivre. Ils ont rencontré Luce, une fillette perdu, et vont l'accueillir parmi eux, la protéger et l'aider à retrouver ses parents. Et voilà qu'ils se retrouvent face à Hans, un déserteur allemand. Au début, ils sont effrayés et ne savent que faire de lui... Hans deviendra pourtant un allié précieux pour survivre et une belle rencontre.
C'est un vrai plaisir de retrouver ces Lulus devenus cinq. Le récit toujours aussi passionnant, c'est une très belle histoire d'amitié, d'insouciance et d'innocence sur fond de guerre. Malgré le contexte, le récit est frais et enjoué, les dialogues sont drôles et j'aime beaucoup le dessin aux couleurs aquarelles. Chaque tome se termine par quatre pages très réussis imitant la Une d’un journal et rappelant le contexte historique.
A ne pas rater !

Extrait : 

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Déjà lu du même auteur :

la_guerre_des_lulus_1914 La Guerre des Lulus, Tome 1 : 1914 : La maison des enfants trouvés

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08 février 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [247]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ? 

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Lili sur les quais - Bernard Coat 
Il reste la poussière - Sandrine Collette 
La Guerre des Lulus, Tome 1 : 1914 : La maison des enfants trouvés - Régis Hautière et Hardoc 
Le grand Méchant Renard - Benjamin Renner

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Vernon Subutex - Virginie Despentes (Prix Audiolib 2016)
Nymphéas noirs - Michel Bussi (partenariat Audiolib)

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Paul à la pêche - Michel Rabagliati
Pourquoi Tokyo ? - Agathe Parmentier (partenariat Au Diable Vauvert)
Dessins à la verticale - Jeremy Collins (Babelio - Glénat)
Arrête ton cinéma - Sylvie Testud

Bonne semaine et bonnes lectures !

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07 février 2016

Le grand Méchant Renard - Benjamin Renner

grand-mechant-renard Delcourt - janvier 2015 - 190 pages

Prix Jeunesse au Festival de BD d'Angoulême 2016
Prix de la BD Fnac

Quatrième de couverture :
Face à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle, un renard chétif tente de trouver sa place en tant que grand prédateur. Devant l'absence d'efficacité de ses méthodes, il développe une nouvelle stratégie. Sa solution : voler des oeufs, élever les poussins,
 les effrayer et les croquer. Mais le plan tourne au vinaigre lorsque le renard se découvre un instinct maternel...

Auteur : Après un bac S, il fait une classe préparatoire aux écoles d'art pour intégrer les Beaux-arts d'Angoulême, dont il ressort avec un DNAP de bande dessinée. Il entre ensuite dans l'école d'animation La Poudrière et y réalise des courts métrages d'animation, dont son film de fin d'études, La Queue de la souris, en 2007. À sa sortie de l'école, il travaille avec Vincent Patar et Stéphane Aubier sur le long métrage d'animation, adapté des albums pour la jeunesse Ernest et Célestine de Gabrielle Vincent.

Mon avis : (lu en février 2016)
Une histoire de renard, de poule, de lapin, de cochon et de loup cela peu paraître enfantin et classique mais celle-ci est différente, originale et hilarante !
Ce renard voudrait montrer qu'il est un Grand Méchant Renard, mais il n'arrive pas à être effrayant et revient bredouille de la chasse... Lorsqu'il surgit dans la ferme, il est accueilli comme un familier, la poule lui tient tête et refuse de lui donner ses oeufs et finalement il repart avec des navets gentiment offert par le cochon. Mais le régime navets, il en a assez ! Un jour, le loup va l'aider à voler des oeufs, promesse de futurs poussins, puis poulets qu'ils pourront enfin dévorer. L'expédition est réussie mais le renard va devoir couver les trois oeufs volés et le cauchemar commence tout juste... A l'éclosion, les poussins vont prendre le renard pour leur maman et comme le loup les trouve encore trop petits, le renard va devoir s'en occuper, les nourrir, les élever comme une mère poule... 
J'ai beaucoup aimé cette histoire intelligente et pleine d'humour et d'émotions, les dessins à l'aquarelle sont simples et expressifs, les dialogues sont efficaces et savoureux, les différents animaux ont chacun leurs caractères.
A lire, à relire, et toute la famille peut en profiter !

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04 février 2016

La Guerre des Lulus, Tome 1 : 1914 : La maison des enfants trouvés - Régis Hautière et Hardoc

la_guerre_des_lulus_1914 Casterman - janvier 2013 - 56 pages

Quatrième de couverture : 
L'offensive de l'armée allemande au nord-est de la France jette des milliers de villageois sur les routes. Dans le désordre ambiant, quatre enfants, Lucien, Lucas, Luigi et Ludwig, sont oubliés lors de l'évacuation de leur orphelinat. Bientôt, ils se retrouvent isolés derrière la ligne de front. Livrés à eux-mêmes en territoire ennemi, Ils s'organisent pour survivre...

Auteurs : Depuis 2004, le scénariste d’origine bretonne Régis Hautière, pilier des éditions Paquet a signé une vingtaine d’albums en seulement cinq ans dont le Dernier Envol avec Romain Hugault. Il multiplie aujourd’hui les projets chez d’autres éditeurs comme Soleil, Kstr, Glénat, Delcourt ou Dargaud. Après des études supérieures de philosophie et d’histoire et un troisième cycle en ingénierie de la connaissance, Régis Hautière a travaillé une dizaine d’années pour le festival BD d’Amiens.
Diplômé en génie électro-technique et licencié en Arts Plastiques, Hardoc démarre précocement sa carrière comme illustrateur pour une émission jeunesse de France 2, à 15 ans. Il gagne l’Écureuil d’Or qui récompense le meilleur jeune espoir au festival BD d’Angoulême en 1996. Hardoc rencontre ensuite Régis Hautière dans une association bédéesque d’Amiens (!!) et ils décident de travailler ensemble sur la série Le Loup, l'Agneau et les Chiens de guerre (éd. Paquet). Il participe, en mars 2005, au collectif des Nouvelles de Jules Verne en bandes dessinées des éditions Petit à Petit. En 2009, il publie, toujours avec Régis au scénario, l'histoire des Lulus, Jeux de guerre, dans le collectif Cicatrices de guerre(s). Et c'est avec impatience que l'on attendait leurs aventures complètes chez Casterman, La Guerre des lulus est arrivée, en janvier 2013.

Mon avis : (lu en 2014)
Voilà une série qe j'ai commencé à lire en 2014 et en voulant faire le billet du 3ème tome, je me suis aperçue que je n'avais pas chroniqué les deux premiers tomes...
Lucas, Lucien, Luigi et Ludwig sont quatre pensionnaires de l'orphelinat de l'abbaye de Valencourt en Picardie. Ils se sont trouvés par hasard dans la même chambre et sont devenus très complices et depuis ils sont surnommés « les Lulus ».
En cet été 1914, l'orphelinat semble être à l'abri de la guerre pourtant la ligne de front n'est pas loin. L'abbaye est donc évacuée rapidement et lorsque les Lulus reviennent de l'une de leur escapade habituelle, ils se retrouvent seuls dans un orphelinat déserté et au loin ils entendent l'artillerie résonnant dans le ciel...
L'histoire de la Grande Guerre à travers des aventures d'une bande d'orphelins est une très bonne idée, les dessins sont magnifiques et les personnages attachants. Cette BD est pleine d'humour et l'on apprend beaucoup sur la vie à l'arrière.

Extrait : 

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03 février 2016

Il reste la poussière - Sandrine Collette

Lu en partenariat avec les éditions Denoël

il reste la poussière Denoël - janvier 2016 - 304 pages

Quatrième de couverture :
Patagonie. Dans la steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l’un à l’autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d’épineux. 
Cet enfant, c’est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l'a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d’une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien. 
Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille ?

Auteur : Sandrine Collette est née en 1970. Elle partage sa vie entre l'université de Nanterre et ses chevaux dans le Morvan. Six fourmis blanches est son troisième roman.

Mon avis : (lu en janvier 2016)
Cette histoire se déroule en Argentine, en Patagonie, dans une steppe infinie, balayée par des vents glacés. Dès les premières pages, Rafael, un petit garçon est poursuivi à cheval par ses bourreaux puis jeté dans un buisson plein d'épines... C'est le sort qui lui réservent tous les jours ses trois frères, Mauro et Joaquim, les aînés jumeaux et Steban. Rafael ne peut compter que sur lui-même pour supporter ce traitement car la mère n'intervient pas et laisse faire. Tout est dur dans cette petite ferme, la mère qui a tout pris en main le jour où son mari ivrogne les a abandonné. L'élevage des moutons et des boeufs demande beaucoup de travail que les quatre garçons exécutent sans rechigner. Rafael est devenu leur défouloir et celui-ci a compris qu'il n'aura d'aide de personne et que seuls son cheval et son chien pourront lui témoigner de l'affection. 

Une fois par mois, la mère va en ville pour boire et jouer au poker et un jour, elle perd aux cartes l'un de ses garçons... Cela va changer la vie de toute la famille...
Cette histoire met un peu de temps à démarrer, la monotonie de la vie dans cette ferme du bout du monde est pesante puis le récit s'emballe et le lecteur n'en croit pas ses yeux...
J'ai beaucoup aimé ce roman fort, hors du temps, violent dont on ne sort pas indemne !
C'est ma deuxième lecture de cette auteur et je ne vais pas hésiter à lire ces premiers livres.

Merci Clélia et les éditions Denoël pour cette belle découverte !

Extrait : (début du livre)
Patagonie argentine. La steppe
Parce qu’il était le plus jeune, ses frères avaient pris l’habitude de le poursuivre à cheval autour de la maison, quand la mère ne les voyait pas. Dès que les jumeaux avaient eu assez de force pour l’attraper par le col et le soulever au galop de leurs criollos, c’était devenu leur passe-temps favori. Ils comptaient les points, à celui qui le traînerait jusqu’au coin de la grange, qui dépasserait les vieux bâtiments en bois gris — puis l’arbre mort, puis le bosquet de genêts — avant de le lâcher dans la poussière.
Chaque fois, le petit les voyait venir. Il entendait leurs exclamations, bien fort exprès pour l’affoler, le bruit des chevaux qui s’élancent ; les fers caillassant le sol et se rapprochant à lui faire trembler le ventre, comme si la terre trépidait sous ses pieds, et sûr cela les amusait, eux les frères perchés en haut de leurs selles, avec leurs rires aigus qui couvraient le fracas des sabots.
Il se figeait, un bras en l’air, ce bras qui tenait le bâton avec lequel il jouait à faire des vagues dans l’abreuvoir, et tant pis si l’eau était sale. Il s’immobilisait comme le font les mulots dans la steppe, lorsque le bruissement d’ailes des busards au-dessus d’eux les alerte trop tard, lui aussi l’œil effaré et priant pour que ses oreilles, son cerveau, son instinct le trompent ; mais toujours ils étaient sur lui en quelques foulées, rapaces piquant vers leur proie, penchés sur leurs chevaux fous. Planté au milieu de la cour arrière, le petit n’avait pas le temps de regagner la cuisine où la mère touillait, écrasait, dépeçait : quand cela avait commencé, il savait à peine courir. Une ou deux fois, il avait essayé de l’appeler, devinant la silhouette sévère derrière les carreaux, qui hachait la viande ou coupait les légumes comme si elle avait dû les abattre, appliquée et rageuse, mais elle ne l’entendait pas, ne le voyait pas, même le jour où il avait réussi à taper à la vitre avant d’être enlevé par Mauro — ou peut-être s’en désintéressait-elle si fort qu’il préférait ne pas y penser. La seule chose qu’elle faisait, à vrai dire, c’était lui mettre une rouste après, en criant qu’elle en avait assez qu’il mouille sa culotte. Et les frères se moquaient en le regardant, et ils braillaient : Le pisseur ! Le pisseur ! tandis qu’elle l’obligeait à courir cul nu derrière elle pour aller se changer, jetant son pantalon souillé dans la panière à linge d’un geste excédé.

Déjà lu du même auteur : 

six fourmis blanches Six fourmis blanches

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Posté par aproposdelivres à 08:19 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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