11 avril 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [256]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ? 

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D'après une histoire vraie - Delphine de Vigan 
Paul à Québec - Michel Rabagliati

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Le lagon noir - Arnaldur Indridason
La maison de vacances - Anna Fredriksson (partenariat Denoel)

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Un bon garçon - Paul McVeigh (partenariat Philippe Rey) 
Plus haut que la mer - Francesca Melandri (partenariat Folio)
Hors cadre - Stefan Ahnhem (partenariat Albin- Michel)
Le meilleur des mondes - Huxley (Prix Audiolib 2016)

Bonne semaine et bonnes lectures !

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08 avril 2016

Paul à Québec - Michel Rabagliati

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La Pastèque - mars 2010 - 184 pages

La Pastèque - août 2015 - 184 pages (nouvelle jaquette à l'occasion de la sortie du film au Canada)

Prix du public au Festival international de Bande dessinée d'Angoulême 2011

Quatrième de couverture : 
L’achat d’une première maison et la mort d’un proche sont au cœur de ce nouvel opus. D’Ahuntsic à St-Nicolas, en passant par le célèbre Madrid, l’auteur nous amène, cette fois-ci, à découvrir sa famille à travers un livre fort émouvant. Michel Rabagliati nous démontre une fois de plus qu’il est en pleine maîtrise de ses moyens, il dessine la vie… tout simplement.  
Il a été sur la plupart des palmarès des librairies lors sa sortie.  Paul à Québec de Michel Rabagliati a fait mouche.  10 000 exemplaires en trois mois, on a rarement vu ça au Québec ces dernières années.  Le travail de Michel Rabagliati s'est imposé comme l’emblème du 9e art québécois.  Il en fallait un.

Auteur : Michel Rabagliati est né en 1961 à Montréal où il a grandi dans le quartier Rosemont. Après s'être intéressé un moment à la typographie, il étudie en graphisme et il travaille à son compte dans ce domaine à partir de 1981. Puis, il se lance sérieusement dans l'illustration publicitaire à partir de 1988.
Depuis 1998, ses bandes dessinées révolutionnent le 9e art québécois. En 2007, l'auteur s'est vu décerner une Mention spéciale pour l'ensemble de son oeuvre par le Prix des libraires du Québec, et Paul à Québec a remporté plus de 7 prix, dont le Prix du public au Festival international de Bande dessinée d'Angoulême en 2010.

Mon avis : (lu en mars 2016)
Paul à Québec est le tome 6 de la série.
Au début le ton est léger, Paul évoque les bons moments passés en famille élargie lors des fêtes et des vacances. Il raconte son installation dans sa nouvelle maison avec sa femme Lucie et sa fille Rose. Des anecdotes, de l'humour... Puis tout à coup, la maladie frappe le père de Lucie et le ton devient plus grave et le lecteur suit Paul et Lucie pendant les derniers mois de vie de Roland dans un service de soins palliatifs.
Nous sommes en 1999 et l'auteur évoque également en arrière plan les mouvementsindépendantistes de la province du Québec. Sans oublier, les expressions typiquement québécoises qui sont si savoureuse pour la française que je suis.

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Un film adapté de la BD "Paul à Québec" a été réalisé par François Bouvier, il est sorti en septembre 2015 au Québec. Il aurait été projeté en avant-première européenne au Festival de bande dessinée d'Angoulême en janvier 2016 en présence de Michel Rabagliati venu rencontrer le public ! Malheureusement toujours pas de date de sortie en salle prévue en France... (Il a bien plu à mon fils qui a séjourné quelques mois à Montréal pour ses études fin 2015)

Extrait : 

 PlancheA_87049  6_page

Déjà lu du même auteur :

107640216 Paul en appartement paul au parc Paul au parc

109131365 Paul dans le Nord

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06 avril 2016

D'après une histoire vraie - Delphine de Vigan

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Audiolib - novembre 2015 - 8h56 - Lu par Marianne Epin

Jean-Claude Lattès - août 2015 - 484 pages

Prix Renaudot 2015

Prix Goncourt des Lycéens 2015

Quatrième de couverture :
« Tu sais parfois, je me demande s’il n’y a pas quelqu’un qui prend possession de toi. »
« Ce livre est le récit de ma rencontre avec L.
L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais croiser. »
Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s’aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction.

Auteur : Née en 1966 à Boulogne-Billancourt, Delphine de Vigan est l’auteur de, notamment, No et moi (prix des Libraires 2008), Les Heures souterraines (finaliste du Prix Goncourt 2009), Rien ne s’oppose à la nuit (Prix du Roman Fnac, Prix du Roman France Télévision, Prix Renaudot des Lycéens et Prix des lectrices de Elle 2011) et D’après une histoire vraie (Prix Renaudot 2015). Ses livres sont traduits dans le monde entier.

Lecteur : Marianne Epin, (Prix Gérard Philipe 1985), formée au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique dans la classe d’Antoine Vitez, a joué 5 ans à la Comédie Française et interprété les grands rôles du répertoire classique et contemporain avec les plus grands metteurs en scène. Elle alterne théâtre, cinéma et télévision. Récemment,elle a joué Tous les Algériens sont des mécaniciens, pendant 2 ans, aux côtés de Fellag. Elle a déjà enregistré pour Audiolib, Les heures souterraines, Rien ne s'oppose à la nuit et Purge.

Mon avis : (écouté en mars 2016)
C'est l'histoire d'une auteur après le succès d'un livre qui l'a dépassé et qui a fini par l'épuiser. L'auteur est en mal d'inspiration, elle n'arrive plus à écrire pas même son courrier personnel ou professionnel... Fragile, elle rencontre une femme nommée L. qui s'impose peu à peu dans sa vie, l'isole de ses proches, de ses amis. Elle cherche à influencer son écriture et l'incite à écrire un livre "
inspiré de faits réels...", car c'est dans l'air du temps et c'est ce qu'attend les lecteurs. L'ambiance est oppressante, le lecteur découvre une histoire de manipulation vue de l'intérieur. Mais qui manipule qui ? L. ? Delphine ? Delphine de Vigan ?
La conclusion est assez déstabilisante car le titre "D'après une histoire vraie" prend tout son sens, car dans ce roman, bien difficile de savoir où est le vrai ? Où est la fiction ?
J'ai aimé cette conclusion, mais dans l'ensemble, j'ai trouvé certaines longueurs dans le livre.
L'écoute audio a été agréable et la confusion entre l'initiale L. et le pronom elle, est très réussie à l'orale, la version audio est donc un plus pour cette histoire.

Autres avis : Enna, SylireLeiloonaMeuraïe

Extrait : (début du livre)
Quelques mois après la parution de mon dernier roman, j’ai cessé d’écrire. Pendant presque trois années, je n’ai pas écrit une ligne. Les expressions figées doivent parfois s’entendre au pied de la lettre : je n’ai pas écrit une lettre administrative, pas un carton de remerciement, pas une carte postale de vacances, pas une liste de courses. Rien qui demande un quelconque effort de rédaction, qui obéisse à quelque préoccupation de forme. Pas une ligne, pas un mot. La vue d’un bloc, d’un carnet, d’une fiche bristol me donnait mal au cœur.
Peu à peu, le geste lui-même est devenu occasionnel, hésitant, ne s’exécutait plus sans appréhension. Le simple fait de tenir un stylo m’est apparu de plus en plus difficile.
Plus tard, j’ai été prise de panique dès que j’ouvrais un document Word.
Je cherchais la bonne position, l’orientation optimale de l’écran, j’étirais mes jambes sous la table. Et puis je restais là, immobile, des heures durant, les yeux rivés sur l’écran.
Plus tard encore, mes mains se sont mises à trembler dès que je les approchais du clavier.
J’ai refusé sans distinction toutes les propositions qui m’ont été adressées : articles, nouvelles de l’été, préfaces et autres participations à des ouvrages collectifs. Le simple mot écrire dans une lettre ou un message suffisait à me nouer l’estomac.
Écrire, je ne pouvais plus.
Écrire, c’était non.

Je sais aujourd’hui que différentes rumeurs ont circulé dans mon entourage, dans le milieu littéraire et sur les réseaux sociaux. Je sais qu’il a été dit que je n’écrirais plus, que j’étais parvenue au bout de quelque chose, que les feux de paille, ou de papier, toujours, finissent par s’éteindre. L’homme que j’aime s’est imaginé qu’à son contact j’avais perdu l’élan, ou bien la faille nourricière, et que par conséquent je ne tarderais pas à le quitter.

Challenge 6%
rl2015
32/36
Déjà lu du même auteur :

no_et_moi_p No et moi les_heures_souterraines  Les heures souterraines

rien_ne_s_oppose___la_nuit Rien ne s'oppose à la nuit jours_sans_faim Jours sans faim

 

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04 avril 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [255]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ? 

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On regrettera plus tard - Agnès Ledig 
Le ravissement des innocents - Taiye Selasi 
Millenium 4 - Ce qui ne me tue pas - David Lagercrantz

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

D'après une histoire vraie - Delphine de Vigan (Prix Audiolib 2016)
Le piano oriental - Zeina Abirached (Festival BD PriceMinister)
Un bonheur si fragile - tome 4 - Michel David

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Le lagon noir - Arnaldur Indridason
La maison de vacances - Anna Fredriksson (partenariat Denoel)
Un bon garçon - Paul McVeigh (partenariat Philippe Rey)

Bonne semaine et bonnes lectures !

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02 avril 2016

Millenium 4 - Ce qui ne me tue pas - David Lagercrantz

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Audiolib - octobre 2015 - 16h15 - Lu par Emmanuel Dekoninck

Actes Noirs - août 2015 - 482 pages

traduit du suédois par Hege Roel-Rousson

Titre original : Det som inte dödar oss, 2015

Quatrième de couverture : 
Elle est une hackeuse de génie. Une justicière impitoyable qui n’obéit qu’à ses propres lois.
Il est journaliste d’investigation. Un reporter de la vieille école, persuadé qu’on peut changer le monde avec un article. La revue Millénium, c’est toute sa vie. Quand il apprend qu’un chercheur de pointe dans le domaine de l’intelligence artificielle détient peut-être des informations explosives sur les services de renseignements américains, Mikael Blomkvist se dit qu’il tient le scoop dont Millénium et sa carrière ont tant besoin. Au même moment, Lisbeth Salander tente de pénétrer les serveurs de la NSA…
Dix ans après la publication en Suède du premier volume de Millénium, David Lagercrantz livre un thriller d’une actualité brûlante et signe les retrouvailles des personnages cultes créés par Stieg Larsson. La saga continue.

Auteur : Né en 1962, David Lagercrantz est un écrivain et journaliste suédois habitant à Stockholm. Auteur de plusieurs livres, il affirme notamment sa notoriété sur la scène littéraire suédoise en 2009 avec la parution de Syndafall i Wilmslow (La Chute de l'homme à Wilmslow), un roman centré sur le personnage du mathématicien britannique Alan Turing (à paraître en 2016).

Lecteur : Interprète de théâtre de grand talent, apprécié à Bruxelles et à Paris, metteur en scène et également compositeur, Emmanuel Dekoninck vit en Belgique. Il a déjà enregistré pour Audiolib, entre autres, Millénium et 1Q84.

Mon avis : (réécouté partiellement en avril 2016)
Deuxième lecture partielle de ce tome 4, écrit par un nouvel auteur, en lecture audio après une lecture papier.
Je réactualise un peu mon billet, mais l'essentiel reste celui de décembre 2015, lors de ma première lecture audio...
Même lecteur que pour les 3 tomes précédents : Emmanuel Dekoninck et c'est toujours une grande réussite. A lui seul, il arrive à donner une voix à chacun des personnages. C'est impressionnant et très confortable à l'écoute. 
Comme à chaque fois, que je relis un livre en audio, je découvre des détails que je n'avais pas remarqué lors de ma première lecture et je redécouvre le livre autrement, dans ce cas, connaissant l'ensemble de l'intrigue, j'ai pu plus me concentrer sur les personnages. 
Le journal Millenium a quelques difficultés, Mickael Blomkvist, devenu "ringard", espère avoir un scoop pour faire mentir ses détracteurs. Le professeur Frans Balder, chercheur éminent dans le domaine de l'intelligence artificielle, le contacte en pleine nuit pour des révélations. Mais lorsque Blomkvist arrive chez le professeur, celui-ci vient d'être assassiné, laissant comme témoin August, son fils autiste. Lisbeth avait déjà rencontré et travaillé pour le professeur Frans Balder, et Mickael Blomkvist tente de la contacter. Toujours aussi très douée en informatique, Lisbeth travaille à pénétrer les serveurs de la NSA, l'Agence de Sécurité Nationale des Etats-Unis... Je ne vais pas en raconter plus sur l'intrigue, Lisbeth va se dévoiler un peu plus, même si elle garde encore quelques secrets sur son passé. On devine que ce livre aura certainement une suite...
J'ai beaucoup aimé cette lecture captivante, j'ai adoré retrouver les personnages de Mickael Blomkvist et surtout de Lisbeth Salander.

Extrait : (début du livre)
Prologue
Un an plus tôt à l'aube
Cette histoire commence par un rêve, un rêve qui n’a rien d’extraordinaire. Juste une main qui frappe régulièrement et inlassablement contre un matelas dans l’ancienne chambre de Lundagatan.

Pourtant, c’est à cause de ce rêve que Lisbeth Salander sort de son lit au petit matin, s’installe devant son ordinateur, et commence la traque.

1er - 21 Novembre

La NSA, National Security Agency, est un organisme fédéral placé sous l’autorité du département de la Défense des États-Unis. Son siège se trouve à Fort Meade dans le Maryland, au bord de l’autoroute Patuxent.
Depuis sa fondation en 1952, la NSA s’occupe du renseignement d’origine électromagnétique – aujourd’hui principalement Internet et l’activité téléphonique. Les pouvoirs de l’organisme n’ont cessé d’être élargis, il intercepte désormais plus de vingt millions de messages et conversations par jour.

Début novembre

Frans Balder s’était toujours considéré comme un père minable.
Le petit August avait déjà huit ans, et jusqu’à ce jour Frans n’avait jamais essayé d’endosser son rôle de père. Même à cet instant, il eût été faux de prétendre qu’il se sentait à l’aise face à ses responsabilités. Mais il estimait que c’était son devoir. Son fils avait la vie dure chez son ex-femme et l’enfoiré qui lui tenait lieu de fiancé, Lasse Westman.
Frans Balder avait donc lâché son poste dans la Silicon Valley et pris l’avion pour regagner son pays. Il se trouvait à présent à l’aéroport d’Arlanda et attendait un taxi. Il se sentait un peu perdu. La météo était infernale. Pluie et tempête lui fouettaient le visage et il se demandait pour la énième fois s’il avait fait le bon choix.
De tous les crétins égocentriques du monde, c’était lui qui allait se retrouver papa à plein temps. Un peu tordu, quand même… Autant aller travailler dans un zoo. Il ne connaissait rien aux enfants et pas grand-chose à la vie en général. Et le plus curieux dans l’histoire, c’est que personne ne lui avait rien demandé. Aucune mère ou grand-mère n’avait téléphoné pour le sommer d’assumer enfin ses responsabilités.
Il avait pris la décision seul et s’apprêtait à débarquer chez son ex-femme pour récupérer son fils, sans prévenir et en dépit du jugement relatif à la garde. Ça allait foutre la pagaille, évidemment. Il aurait certainement droit à une sacrée rouste de la part de cet abruti de Lasse. Tant pis.
Il s’engouffra dans le taxi. Le chauffeur était une femme qui mâchait frénétiquement son chewing-gum tout en essayant de lui faire la conversation. Peine perdue : même en temps normal, Frans Balder n’était pas du genre bavard.
Impassible, sur la banquette arrière, il songeait à son fils et à tout ce qui s’était passé ces derniers temps. August n’était pas l’unique ni même la principale raison de sa démission de chez Solifon. Frans était à un tournant de sa vie et, l’espace d’un instant, il se demanda s’il aurait le courage, finalement.

Déjà écouté :

CD_LARSSON_MILLENIUM_1 Millénium 1 millenium2_audio Millénium 2  millenium3_audio Millenium 3

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Phrase (4)

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31 mars 2016

Le ravissement des innocents - Taiye Selasi

Lu en partenariat avec les éditions Folio

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Folio - février 2016 - 432 pages

Gallimard - septembre 2014 - 384 pages

traduit de l'anglais par Sylvie Schneiter

Titre original : Ghana must go, 2013

Quatrième de couverture :
C’est l’histoire d’une famille, des ruptures et déchirements qui se produisent en son sein, et des efforts déployés par chacun pour œuvrer à la réconciliation. En une soirée, la vie de la famille Sai s’écroule : Kweku, le père, un chirurgien ghanéen très respecté aux États-Unis, subit une injustice professionnelle criante. Ne pouvant assumer cette humiliation, il abandonne Folá et leurs quatre enfants. Jusqu’à l'irruption d’un nouveau drame qui les oblige tous à se remettre en question.

Auteur : Taiye Selasi, née à Londres, a passé son enfance dans le Massachusetts et vit à Rome. Elle est titulaire d'une licence de littérature américaine de Yale et d'un DEA de relations internationales d'Oxford. Elle fait son entrée en littérature en 2011 en publiant dans Granta The Sex Lives of African Girls. Cette nouvelle, qui a fait sensation, a été reprise dans le recueil Best American Short Stories 2012. Le ravissement des innocents, son premier roman, a été traduit en 17 langues.

Mon avis : (lu en mars 2016)
Ce livre nous raconte l'histoire de la famille Sai, d'origine africaine, ils ont vécu également aux États-Unis. Cela commence avec la mort subite de Kweku, le père.  Sa mort va obliger toute la famille à se retrouver et à revenir au Ghana.
Le lecteur va découvrir peu à peu chacun de ces six personnages.
Des années plus tôt, Kweku, était chirurgien, il a quitté sa femme, ses quatre enfants et les États-Unis après avoir été injustement renvoyé de son travail. Il est retourné au Ghana. 
Flora, la mère, est restée aux États-Unis avec Sadie la petite dernière.
Olu, l'aîné, est envoyé en pension et deviendra un brillant médecin.
Taiwo et Kehinde, les jumeaux seront envoyés chez un oncle au Nigeria. 
Je referme ce livre avec un sentiment mitigé... En effet, j'ai eu beaucoup de mal à terminer ce livre touffu (j'avoue avoir survolé le dernier tiers) , avec ses longues descriptions, ses nombreux flashback... J'ai eu beaucoup de mal à m'y retrouver : le livre se situe soit en Afrique (Ghana, Nigeria), soit aux Etats-Unis, les personnages sont nombreux. 
L'écriture est poétique mais la construction trop brouillonne complique l'ensemble et je n'ai pas réussi à m'attacher vraiment aux différents personnages... J'ai fini par me lasser.

Merci les éditions Folio pour ce partenariat.

Extrait : (début du livre)
Kweku meurt pieds nus un dimanche matin avant le lever du jour, ses pantoufles tels des chiens devant la porte de la chambre. Alors qu’il se tient sur le seuil entre la véranda fermée et le jardin, il envisage de retourner les chercher. Non. Ama, sa seconde épouse, dort dans cette chambre, les lèvres entrouvertes, le front un peu plissé, sa joue chaude en quête d’un coin frais sur l’oreiller, il ne veut pas la réveiller. Quand bien même il le tenterait, il n’y parviendrait pas.
Elle dort comme un taro. Un tubercule privé de sensations. Elle dort comme la mère de Kweku, coupée du monde. Des Nigérians en sandalettes déboulant devant leur porte dans des chars russes rouillés pourraient dévaliser leur maison, sans la moindre discrétion, ainsi qu’ils y ont pris goût à Victoria Island (d’après ses amis en tout cas : grossiers rois du pétrole et cow-boys démobilisés dans la mégapole de Lagos, cette bizarre race africaine : intrépide et riche), elle continuerait à ronfler mélodieusement, on dirait une composition musicale, à rêver de bonbons et de Tchaïkovski. Elle dort comme une enfant.
La pensée l’a malgré tout accompagné de la chambre à la véranda, risque fictif de perturbation, numéro qu’il se joue. Une habitude depuis son départ du village, petite représentation en plein air destinée à un public composé d’une seule personne. Une ou deux : lui et son cameraman invisible qui s’est enfui à son côté dans l’obscurité avant l’aube, en lisière de l’océan, et ne l’a plus quitté. Filmant silencieusement sa vie. Ou la vie de l’Homme Qu’il Souhaite Être et Qu’Il a Laissé Devenir.
Dans ce plan-séquence, une scène d’intérieur : le Mari Prévenant.
Qui ne fait aucun bruit tandis qu’il sort furtivement du lit, repousse les draps, pose ses pieds l’un après l’autre sur le sol, s’efforce de ne pas réveiller sa femme plongée dans un sommeil de plomb, de ne pas se lever trop vite afin d’éviter de déplacer le matelas, traverse la pièce à pas de loup, ferme la porte très doucement. Et marche dans le couloir de la même façon, franchit la porte menant à l’atrium où, bien qu’elle ne puisse sûrement pas l’entendre, il reste sur la pointe des pieds. Il emprunte le court passage équipé d’un radiateur électrique qui relie l’aile de la chambre principale à l’aile du séjour, s’arrête l’espace d’un instant pour admirer sa maison.

 Challenge Voisins, Voisines
voisins voisines 2016
Angleterre

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30 mars 2016

On regrettera plus tard - Agnès Ledig

Lu en partenariat avec Albin Michel

9782226320933m Albin Michel - mars 2016 - 320 pages

Quatrième de couverture :
Cela fait bientôt sept ans qu'Eric et sa petite Anna Nina sillonnent les routes de France. Solitude choisie. Jusqu'à ce soir de juin, où le vent et la pluie les obligent à frapper à la porte de Valentine. Un orage peut-il à lui seul détourner d'un destin que l'on croyait tout tracé ?
Avec la vitalité, l'émotion et la générosité qui ont fait l'immense succès de Juste avant le bonheur et Pars avec lui, Agnès Ledig explore les chemins imprévisibles de l'existence et du coeur. Pour nous dire que le désir et la vie sont plus forts que la peur et les blessures du passé.

Auteur : Découverte en 2011 avec Marie d'en haut, coup de cœur des lectrices du Prix Femme Actuelle, Agnès Ledig s'est imposée comme une des romancières françaises les plus aimées du grand public. Ses deux best-sellers, Juste avant le bonheur, Prix Maison de la Presse 2013 (460 000 ex vendus en France, grand format et poche), et Pars avec lui (Albin Michel, 2014) sont aujourd'hui traduits en 12 langues. L'auteur vit actuellement en Alsace.

Mon avis : (lu en mars 2016)
Valentine est une institutrice alsacienne qui vit seule dans un petit hameau. Célibataire, hyperactive, elle n'a jamais su garder un homme. Un soir d'orage, Eric et sa fille Anna-Nina, âgée de 7 ans, vont débarquer dans sa vie. Depuis la naissance d'Anna-Nina et la mort de sa maman, ils parcourent les routes dans une roulotte. Avec la tempête, un arbre a endommagé le toit de roulotte et Anna-Nina est trempée et fiévreuse. En pleine nuit, Valentine accueille le père et la fille.

Dans le présent, tour à tour, Eric et Valentine sont les narrateurs de cette histoire
Le lecteur découvre également une histoire du passé, en 1944, un adolescent vient en aide à une femme enceinte jetée hors de la Kommandantur après avoir été interrogée violemment.
Le lecteur découvrira comment ces deux histoires sont liées...
Valentine et Eric ont tous les deux un passé douloureux et cette rencontre imprévue vont changer la vie de tous les trois.
Les personnages sont touchants et attachants. L'histoire est émouvante. Anna-Nina est une petite fille sensible et très intelligente. Elle a toujours vécu seule avec son père qui fait tout pour la rendre heureuse. Elle va découvrir l'école et les copains... 

Merci à Aurore et aux éditions Albin Michel pour cette belle histoire qui fait du bien.

Extrait : (début du livre)
Dimanche 13 juin 2010

Un soir d’orage

Je suis courageuse, mais quand même.
En pleine nuit d’orage, entre tonnerre et pluie battante, ces coups violents contre la porte d’entrée étaient dignes d’un scénario de film d’horreur. Après avoir sursauté sous ma couverture de laine, je dois réfléchir rapidement. Le visage de Jack Nicholson dans Shining ! C’est la première image qui me vient : il est derrière cette porte. Ma porte ! Qui d’autre que lui aurait eu l’idée d’emprunter le chemin qui mène à notre petit village en pleine nuit et par un temps pareil ? Mais je ne peux décemment pas rester là sans rien faire et prendre le risque de retrouver un mort sur mon paillasson demain matin sous prétexte que j’aurai eu la trouille d’ouvrir ma porte à un comédien de cinéma. Pour frapper ainsi, c’est peut-être quelqu’un qui a besoin d’aide. Un psychopathe entrerait en scène plus subtilement, non ?
Quoique !
Quoique, je vais quand même chercher la poêle en fonte à la cuisine, celle que j’arrive à peine à soulever d’une main, et, après avoir respiré profondément, j’entrouvre la porte avec précaution, l’ustensile en l’air, prêt à s’abattre sur Jack.
– Aidez-moi !
Un homme se tient devant moi, une fillette recroquevillée dans les bras. Ils sont trempés. Il m’implore du regard et n’a rien d’un acteur américain. Soudain ridicule avec ma poêle en fonte, je la pose au sol et j’ouvre grand la porte pour les faire entrer.
– D’où sortez-vous comme ça ?
– J’ai besoin d’aide. Elle est bouillante. Je n’ai plus d’abri pour elle ni de médicaments.
– Posez-la sur le canapé, juste là, lui dis-je en repoussant la couverture et le livre que j’étais en train de lire.
Je commence à la défaire de ses vêtements mouillés et froids, qui lui collent à la peau, puis je pose mes lèvres sur son front, une habitude prise avec mes élèves. Elle est effectivement brûlante. Je demande à l’homme d’aller chercher une serviette éponge à la cuisine pour sécher ses cheveux, tout en l’emmitouflant nue dans la couverture et en la frictionnant pour la réchauffer. La petite grelotte, le regard dans le vague, proche de l’inconscience.
– Je vais appeler le médecin. Il n’habite pas très loin, il viendra vite.
– Merci.
– Comment s’appelle-t-elle ?
– Anna-Nina.
– Elle a quel âge ?
– Sept ans.
– Vous voulez des vêtements secs pour vous changer ?
– Je dois aller mettre les chevaux à l’abri.
– Quels chevaux ?
– Mes chevaux.
Et là, je fais le lien avec la roulotte que j’ai vue arriver il y a deux jours et stationner sur le chemin un peu plus haut. C’était donc eux.
– Allez sonner chez le voisin, il s’appelle Gustave, il est de l’autre côté de la cour, il y a encore de la lumière chez lui, lui dis-je en jetant un œil par la fenêtre. Précisez-lui que vous venez de ma part et qu’il faut mettre des chevaux à l’abri à cause de l’orage.
La petite a fermé les yeux et tremble dans son demi-sommeil. Je lui ai recouvert la tête avec une serviette, et me suis assise à côté d’elle pour appeler le médecin.

Déjà lu du même auteur : 

JUSTE_AVANT_LE_BONHEUR Juste avant le bonheur 9782226259929-j Pars avec lui

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Phrase (3)

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28 mars 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [254]

93122062

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ? 

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Je me souviens Beyrouth - Zeina Abirached (BD) 
Mariages de saison - Jean-Philippe Blondel

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Le ravissement des innocents - Taiye Selasi (partenariat Folio)
On regrettera plus tard - Agnès Ledig (partenariat Albin Michel)
D'après une histoire vraie - Delphine de Vigan (Prix Audiolib 2016)

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Arrête ton cinéma - Sylvie Testud
Le piano oriental - Zeina Abirached (Festival BD PriceMinister)
La maison de vacances - Anna Fredriksson (partenariat Denoel)
Un bon garçon - Paul McVeigh (partenariat Philippe Rey)

Bonne semaine et bonnes lectures !

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27 mars 2016

Mariages de saison - Jean-Philippe Blondel

514QvyaIQXL Buchet Chastel - janvier 2016 - 192 pages

Quatrième de couverture :
Juillet 2013 en province. Comme chaque été, Corentin retrouve, au côté de son parrain, Yvan, son emploi saisonnier de vidéaste de mariage. Chargé d'accompagner les couples des premières heures de la journée la plus importante de leur vie jusqu'au matin suivant, il recueille leurs espoirs et leurs désillusions, leurs joies et leurs détresses, parfois. Mais à vingt-sept ans, il est temps de faire des choix, amoureux tout autant que professionnels. Corentin a devant lui cinq mariages et aucun enterrement pour trouver sa voie.

Analyse des sentiments, amertume et plaisir, empathie pour les personnages... On retrouve dans Mariages de saison tout ce qui fait le charme des romans de Jean-Philippe Blondel

Auteur : Professeur d'anglais à Troyes, Jean-Philippe Blondel publie romans pour adultes et pour adolescents Le Baby-sitter, G229 (prix Virgin - Version femina), Et rester vivant et 06H41 ont rencontré un réel succès.

Mon avis : (lu en mars 2016)
Corentin a un emploi saisonnier original, il est vidéaste de mariage... Du mois de mai au mois de septembre, il seconde Yvan, son parrain, . Durant l'été 2013, nous allons les suivre lui et Yvon durant cinq mariages. Lors du premier, Corentin filme la déclaration d'amour d'une jeune mariée, destinée à l'homme qu'elle aime... Il est touché et derrière sa caméra Corentin se fait oublier et recueille les confidences des uns et des autres : mariés, parents, amis...
A force de fréquenter les mariages, Corentin s'interroge sur sa propre vie. Il n'a jamais réussi à garder longtemps ses petites amies, il est vrai que son travail de vidéaste de mariage lui laisse peu de temps durant les week-ends, et sa situation professionnelle ressemble plutôt à du provisoire...
Jean-Philippe Blondel décrit avec beaucoup de justesse et de simplicité ces mariages si différents où se révèlent des moments de tensions, de vérité, de poésie, d'amour... 
Une histoire plus profonde que l'on peut imaginer.

Extrait : (début du livre)
Eté 2013
8 juin
La sonnerie du réveil. 6h30. Corentin tente de se raccrocher quelques secondes à son rêve, il était question d’eau, d’océan ou de rivière, mais trop tard, l’aquatique s’est retiré et Corentin est échoué sur son lit, en nage. À côté de lui, Aurore n’a pas bougé d’un iota. C’est étonnant de s’appeler Aurore et d’avoir un sommeil de ce plomb-là. Aurore n’émerge jamais avant la fin de la matinée, quand elle est en repos. Corentin soupire. Il n’a pas du tout envie de vivre la journée qui se profile devant lui. Dehors, les oiseaux pépient déjà – de quoi vous donner envie d’acheter une carabine et de tirer dans le tas.
Corentin sort de la chambre sans faire de bruit. Il jette un coup d’œil au costume suspendu à la tringle à rideaux. Samedi 8 juin. Aujourd’hui. Un mariage. Encore un. Son esprit commence à anticiper – les préparatifs, la coiffure, la cérémonie –, mais Corentin refuse de se laisser entraîner. D’abord, un café. Une cafetière entière. Ses parents ont proposé de lui offrir une nouvelle machine, de celles qu’on trouve partout désormais, avec les capsules hors de prix à commander sur Internet, de celles qui vous servent « des cafés onctueux et mousseux à l’extrême, à la fois corsés et aromatisés », de celles dont les nouveaux propriétaires se sentent soudain obligés de se muer en publicitaires pour en vanter les mérites et en justifier le coût – mais il a décliné. Corentin tient à son électrique, à ses filtres à moitié détrempés qui se replient tout à coup et transforment le liquide attendu en une eau pisseuse et trouble; au bec de la verseuse, mal positionné par rapport à l’anse et qui oblige à une contorsion invraisemblable du poignet pour parvenir à verser le breuvage dans une tasse. Une cafetière entière. Deux toasts nature. Et la paix. Le petit déjeuner rêvé de Corentin – à part qu’il est 6h30, un samedi. 
Manque le quotidien local aussi. Corentin est un lecteur assidu du journal, qu’il part acheter au bureau de tabac au coin de la rue tandis que la machine à café crachote le nectar à venir. Tous ses amis se moquent de lui – personne de son âge ne lit cette feuille de chou provinciale qui égrène les décès, les communions, les fêtes d’école, les visites du Père Noël dans les maisons de retraite et le partage de la galette dans les clubs sportifs. C’est bon pour les vieux ou pour les élus, qui cherchent à être vus en photo à toutes les pages. À vingt-sept ans, franchement, Corentin devrait avoir autre chose à faire de bon matin – peaufiner un statut Facebook ou envoyer quelques SMS, par exemple. Corentin répond que c’est une sorte de déformation professionnelle. Il guette les comptes rendus de mariages et de cérémonies officielles et ironise sur les clichés noir et blanc qui semblent sortis de l’armoire de ses grands-parents. Mais, avant tout, il repère. Dans quel village l’événement s’est-il déroulé? Quelles sont les professions des nouveaux époux? Et surtout, qui a obtenu le contrat?

 

Déjà lu du même auteur :

juke_box Juke Box  au_rebond Au rebond

le_baby_sitter  Le Baby-sitter G229 G229  blog Blog

5317 Et rester vivant replay (Re)play  brise_glace Brise glace

acc_s_direct___la_plage Accès direct à la plage 6h41 06H41

double jeu Double jeu un hiver à paris Un hiver à Paris  9782330048204 La coloc 

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24 mars 2016

Je me souviens Beyrouth - Zeina Abirached

897160854 Editions Cambourakis - décembre 2008 - 100 pages

Quatrième de couverture :
A la manière du Je me souviens de Perec, Zeina Abirached évoque des scènes de son enfance et de son adolescence à Beyrouth, dans un Liban en guerre, jusqu'à son départ pour Paris en 2006. Si, dans cette mosaïque de souvenirs, la mémoire est marquée par la peur constante, les privations et la dureté de la vie, elle est aussi celle des moments heureux où l'on arrive à oublier la guerre. Par un constant décalage du regard vers ce qui permet de continuer à vivre, Zeina Abirached mêle au récit des difficultés du quotidien celui des jeux de l'enfance, évoquant avec humour la cueillette d'éclats d'obus par son petit frère, ou le sadisme d'un coiffeur qui l'amocha durant toute son adolescence. On retrouve dans Je me souviens la tension, caractéristique de l'oeuvre de Zeina Abirached, entre un dehors hostile où la guerre fait rage et l'espace familier d'une intimité protectrice. Ce quatrième opus est sans doute celui qui s'ouvre le plus vers le monde extérieur, la distance et l'humour créant de salutaires espaces de liberté.

Auteur : Libanaise, Zeina Abirached est née à Beyrouth en 1981. Elle vit actuellement entre Beyrouth et Paris. Après des études à l'Académie libanaise des beaux-arts (ALBA), elle a suivi un cursus spécialisé en animation à l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Paris. Elle est l'auteur de [Beyrouth] Catharsis, 1er prix du festival de bande dessinée de Beyrouth en 2002, du livre-objet 38 rue Youssef Semaani et de Mourir partir revenir, le jeu des hirondelles retenu dans la sélection officielle d'Angoulême 2008.

Mon avis : (lu en mars 2016)
A la façon de Pérec, l'auteur se souvient de son enfance à Beyrouth pendant la guerre du Liban. Elle évoque aussi bien les difficultés du quotidien pour aller à l'école, les coupures d'électricité que ce qu'elle voit à la télévision, les friandises, ses jeux...
Le dessin noir et blanc rappelle celui de Marjane Satrapi, mais le ton est beaucoup plus léger malgré la présence de la guerre... 
Une bd que j'ai pris un peu par hasard à la bibliothèque sans réaliser que j'allais bientôt recevoir pour le Festival BD PriceMinister, "Le piano oriental" donc à suivre...
 

Extrait :

Je-me-souviens_01Je-me-souviens_02

Je-me-souviens_03Je-me-souviens_04

Je-me-souviens_05Je-me-souviens_06

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