06 mai 2016

L'assassin qui rêvait d'une place au paradis - Jonas Jonasson

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Audiolib - avril 2016 - 8h25 - Lu par Féodor Atkine

Presse de la Cité - février 2016 - 480 pages

Quatrième de couverture : 
Après trente ans de prison, Johan Andersson, alias Dédé le Meurtrier, est enfin libre. Mais ses vieux démons le rattrapent vite : il s’associe à Per Persson, réceptionniste sans le sou, et à Johanna Kjellander, pasteur défroqué, pour monter une agence de châtiments corporels. Des criminels ont besoin d’un homme de main ? Dédé accourt ! Per et Johanna, eux, amassent les billets.
Alors, le jour où Dédé découvre la Bible et renonce à la violence, ses deux acolytes décident de prendre les choses en main et de le détourner du droit chemin…
Après son vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, son analphabète qui savait compter, c’est à un malfrat repenti que Jonas Jonasson donne une seconde chance.

Auteur : Né en Suède en 1961, Jonas Jonasson, ancien journaliste et consultant pour les médias, est l’auteur du Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, son premier roman, qui a connu un immense succès dans la trentaine de pays où il a été publié. Après L’Analphabète qui savait compterL’assassin qui rêvait d’une place au paradis est son troisième livre.

Lecteur : Comédien talentueux, à la carrière exemplaire et au parcours surprenant, Féodor Atkine a tourné avec Woody Allen, Oliver Stone, Raoul Ruiz, Gabriel Aghion, et tant d’autres encore. Théâtre, films et doublages se succèdent ; Féodor Atkine est notamment la voix de Dr House. Ce lecteur passionné a obtenu en 2014 le Coup de cœur de l’Académie Charles Cros pour sa lecture du Quatrième mur. Il a aussi enregistré pour Audiolib, entre autres, Un long chemin vers la liberté de Nelson Mandela, Le Vieux qui lisait des romans d'amour de Luis Sepúlveda, ou Faillir être flingué de Céline Minard. 

Mon avis : (écouté en avril 2016)
J'avais plutôt bien aimé le premier livre de Jonas Jonasson Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire , donc j'attaquais cette lecture avec un a priori positif. J'ai été déçu.
Johan Andersson, dit Dédé le meurtrier, va faire la rencontre de Per Persson, réceptionniste d'un hôtel miteux dont la famille a été ruinée, et croiser sur la route de Johanna Kjellander, un pasteur défroquée. Tous les trois vont très vite s'associer pour monter une affaire une société « de Châtiments Corporels » aussi dangereuse que lucrative... Dédé casse des bras ou des jambes contre de grosses sommes d'argent. Tout se passe à merveille jusqu’au jour où Dédé découvre Dieu et décide de changer pour gagner sa place au Paradis... L’intrigue semblait originale et les personnages plutôt haut en couleurs, mais au fil des pages l'ennui gagne le lecteur, les rebondissements sont prévisibles, l'humour noir plombe l'histoire et l'intrigue tourne en rond... Voilà une lecture que j'oublierai vite !
La mécanique ne fonctionne pas comme dans son premier livre, ce style loufoque et décalé que Jonas Jonasson a emprunté à Arto Paasilinna n'est pas à la hauteur de son modèle...
Dommage pour le lecteur de ce livre audio qui est toujours très bon, mais cela ne suffit pas pour faire un bon livre...

Extrait : (début du livre)
Le jeune homme dont la vie serait bientôt remplie de mort, de violence, de voleurs et de bandits rêvassait derrière le comptoir d’un des hôtels les plus tristes de Suède.

Unique petit-fils de Henrik Bergman, défunt marchand de chevaux, il attribuait tous ses malheurs à son grand-père, qui avait été, dans son domaine, le numéro un de la Suède méridionale : chaque année, il ne vendait jamais moins de sept mille bêtes, toutes de premier choix.
Hélas, à partir de 1955, les paysans – ces traîtres – commencèrent à délaisser les bêtes au profit des tracteurs, et ce à une allure que l’aïeul refusa de présager. Les sept mille transactions devinrent sept cents, qui devinrent soixante-dix, qui devinrent sept. En cinq ans, les millions de la famille s’envolèrent en un nuage de diesel. Le père du petit-fils pas encore né essaya de sauver ce qui pouvait l’être. En 1960, profitant des rumeurs qui allaient bon train, il alla prêcher les répercussions de la mécanique auprès des paysans de la région. Dans le sillage des théories selon lesquelles une projection de carburant décuplait les forces – or, ces hommes en recevaient souvent ! –, le père évoqua des études qui démontraient que le diesel pouvait entraîner la stérilité masculine.
Il n’aurait pas dû. Primo, c’était faux. Et secundo, les paysans, accablés par la voracité de leur abondante progéniture, mais toujours libidineux, trouvèrent cela merveilleux. Se procurer des préservatifs était embarrassant, ce qui n’était pas le cas pour un Massey Ferguson ou un John Deere. 
Le grand-père mourut indigent, d’une ruade de son dernier animal. Son fils, abattu et sans cheval, remonta en selle en suivant une nouvelle formation. 
Quelque temps plus tard, il obtint un emploi chez Facit AB, une des premières entreprises mondiales de production de machines à écrire et à calculer. Une deuxième fois, il fut broyé par le progrès, car soudain, la calculatrice électronique débarqua sur le marché. À la différence des produits Facit, de la taille d’une brique, la variante japonaise tenait dans la poche intérieure d’une veste.
Les machines du groupe Facit ne rétrécirent pas (du moins pas assez vite), contrairement à la firme qui finit par se ratatiner tout à fait.
Le fils du marchand de chevaux se vit signifier son congé. Pour oublier qu’il avait été floué à deux reprises par la vie, il se mit à la boisson. Sans emploi, aigri, jamais douché et toujours ivre, il perdit vite tout son charme aux yeux de son épouse, de vingt ans sa cadette, qui tint le coup un moment.

Déjà lu du même auteur :

le_vieux_qui_ne_voulait_pas_feter_son_anniversaire Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

  Challenge Voisins, Voisines
voisins voisines 2016
Suède

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04 mai 2016

Un bon garçon - Paul McVeigh

Lu en partenariat avec les éditions Philippe Rey

un bon garçon Philippe Rey - mars 2016 - 255 pages

traduit de l'anglais (Irlande) par Florence Lévy-Paoloni

Titre original : The Good Soon, 2015

Quatrième de couverture :
Irlande du Nord, fin des années 80, en plein conflit entre catholiques et protestants à Ardoyne, quartier difficile de Belfast. Mickey, le narrateur, vit sa dernière journée à l'école primaire avant les vacances d'été. Bon élève, il se réjouit d'avoir été admis dans une Grammar school - collège " d'élite " -, et d'échapper ainsi à ses condisciples actuels. Mais, lors d'un surréaliste rendez- vous chez le directeur, il apprend que son père a dépensé l'argent censé payer sa scolarité. Ce sera donc St. Gabriel, le collège de base fréquenté par son grand frère et tous les gamins du coin. Le petit chien offert par ses parents ne suffit évidemment pas à faire oublier le goût âpre de ces vacances qui commencent, et Mickey décompte avec angoisse le nombre de semaines le séparant de la rentrée. Rêveur, il passe son temps à inventer des histoires et à imaginer ce que serait sa vie en Amérique. Il adore sa mère et sa petite soeur, mais redoute son père alcoolique et sa brute de grand frère qui, comme tous les garçons du quartier, n'aime rien tant que le tourmenter. Parce que, tous s'accordent à le dire, Mickey est " différent " : enfant doué et sensible pour la plupart des adultes, " petit pédé " qui joue avec les filles pour les autres... L'IRA, les bombes, les émeutes, les affrontements avec l'armée britanniques : Mickey évolue au milieu de ce climat troublé avec son innocence et ses rêves de gamin. Son chien est tué par une bombe, un soldat meurt devant ses yeux... Les " Troubles " viennent frapper à sa porte et Mickey réalise que pour protéger sa mère et sa soeur il va lui falloir franchir quelques lignes. Avec beaucoup de sensibilité, de tendresse et d'humour, Paul McVeigh réussit à nous faire partager le point de vue du petit Mickey. Et là est la grande force de ce roman : donner à nos yeux d'adultes ce regard d'enfant.

Auteur : Né à Belfast, Paul McVeigh a commencé sa carrière d'écrivain comme dramaturge avant de déménager à Londres, où il a écrit des comédies pour le théâtre, qui se sont jouées au Festival d'Edimbourg et à Londres. Directeur du London Short Story Festival, il est lui-même l'auteur de nouvelles, publiées dans des revues et des anthologies littéraires, et lues dans différents programmes à la radio. Il signe ici son premier roman.

Mon avis : (lu en avril 2016)
Mickey Donnelly a 10 ans, il vit à Belfast dans les années 80 pendant les "Troubles". Il est le narrateur de ce roman, il rend compte des conflits entre catholiques et protestants, de son quotidien dans une famille où son père est alcoolique et boit ou joue les économies familiales. 
C'est un garçon attachant, intelligent, il est différent des autres garçons de son quartier. Il préfère lire et étudier ou s'occuper de P'tite Maggie sa petite soeur que de se battre avec les autres garçons. Son grand frère, Paddy, est un dur qui n'est pas le dernier pour le tourmenter, le traiter de "fille" ou de "pédé"...
Le récit commence le dernier jour d'école, à l'automne Mickey ira au Collège. Il a réussi l'examen pour entrer dans une Grammar school et il se réjouie d'abandonner enfin tous les garçons de son école. Sa joie sera courte car il va apprendre que son père est parti avec l'argent destiné à ses études et qu'il faudra qu'il intègre finalement le Saint-Gabriel, le collège ordinaire. C'est donc avec une angoisse certaine qu'il va passer ses deux mois de vacances d'été...
J'ai beaucoup aimé ce livre et découvrir la vie, pas toujours facile, et les interrogations de Mickey sur son avenir dans ce quartier difficile de Belfast durant les conflits entre catholiques et protestants.

Merci les éditions Philippe Rey pour cette lecture poignante.

Extrait : (début du livre)
Je suis né le jour où les Troubles ont commencé.
« Pas vrai, M’man ?
– C’est toi qui les as déclenchés », répond-elle, et on rit tous sauf Paddy. Je mets ça sur le compte de ses boutons et parce qu’il est vraiment moche. Ça doit être dur d’être heureux avec une tête pareille. J’ai presque pitié de lui. Je repère un gros suçon dégueulasse sur son cou que je garde comme munition pour riposter aux attaques à venir.
Une note fleurie de désinfectant m’emplit les narines et vient se mêler au goût sucré des Frosties dans ma bouche quand M’man passe avec le seau en fer-blanc et la brosse. Elle ne nettoie la cour que lorsqu’il arrive quelque chose. C’est sans doute P’pa, comme d’habitude.
« Tu veux que je t’aide, M’man ? je demande.
– Non, fiston. » Elle disparaît derrière, sans même me regarder. Je m’inquiète pour elle à cause d’hier soir.
« Tu veux qu’je t’aide ? » répète Paddy d’une voix de fille. Lèche-cul.
« J’vais le dire à M’man.
– J’vais le dire à M’man… », fait Paddy en m’imitant.
Je jette un coup d’œil à P’tite Maggie, l’air de dire On le déteste, hein ? Elle me répond d’un regard qui signifie Et comment, c’est un gros cochon bien gras ! C’est un moine de Cave Hill qui m’a appris à lancer des regards. Je me suis entraîné comme un Chevalier Jedi, mais moi, mon sabre laser c’est mon visage. Je suis devenu Look Skywalker. Ma mission : défendre les faibles et les petits dans les familles contre la plaie que sont les grands frères. P’tite Maggie est ma disciple.
Pour tester son niveau en télépathie, je lui envoie : T’inquiète pas, il va se faire renverser par une bagnole, puis un camion va lui rouler dessus et ses yeux vont lui sortir de la tête. P’tite Maggie sourit. Elle a pigé. Je crois qu’en fait on est des jumeaux mais pas nés en même temps, une super expérience génétique en éprouvette de la CIA.
Paddy se lève et laisse son bol sale sur la table comme s’il était le roi Farouk.
« Le laisse pas à M’man, je dis.
– Le fifils à sa maman.
– Ta gueule. Au moins moi j’ai pas un gros suçon dégueulasse. »
P’tite Maggie rit et s’étouffe. Des Frosties jaillissent de sa bouche sur le pull de Paddy, exactement comme fait la fille dans L’Exorciste, que j’ai vu à la Maison des jeunes du pape Jean-Paul II.
« C’est ta faute, p’tit pédé ! » Paddy me tape sur la tête.
J’essaie de lui balancer un coup, mais mon tibia cogne contre le pied de la table.
Paddy rigole, essuie son pull. « Et paraît que t’es intelligent ? Grammar school ? Ben voyons.

– Je suis plus intelligent que toi, andouille. Au fait, ta copine, elle aime sucer les boutons sur ton cou ? »
Paddy me fonce dessus et m’agrippe par le pull pour me faire descendre de ma chaise.
« M’man ! je crie vers l’arrière-cour.
– Quoi ? » hurle M’man. La maison tremble comme quand des bombes explosent. Paddy me lâche. Personne, même pas Mohamed Ali, ne se frotterait à M’man.
« Rien », je réponds toujours en criant. Paddy attrape son blazer sur le dossier de la chaise et s’en va. Je hausse les sourcils et souris à P’tite Maggie. « À moi la victoire ! » Je ris comme le Comte dansSesame Street.
La belle table de M’man est sale. Je me précipite vers l’évier, mouille l’éponge et reviens en courant avant que M’man rentre et tue quelqu’un. Quelqu’un = moi. J’ai beau être le bon fils de la famille, c’est moi qui trinque si P’tite Maggie fait une bêtise, parce que c’est la plus jeune et que je m’occupe d’elle. Même si ma sœur me transformait en torche, c’est moi qui prendrais une raclée pour avoir laissé les allumettes à sa portée.

 Challenge Voisins, Voisines
voisins voisines 2016
Irlande du Nord

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02 mai 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [259]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ? 

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Zaï Zaï Zaï Zaï - Fabcaro 
Juliette à Amsterdam - Rose-Line Brasset

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Hors cadre - Stefan Ahnhem (partenariat Albin- Michel)

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Plus haut que la mer - Francesca Melandri (partenariat Folio)
À l'orée du verger - Tracy Chevalier (partenariat)
Snjór - Ragnar Jónasson (partenariat La Martinière)

Bonne semaine et bonnes lectures !

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30 avril 2016

Juliette à Amsterdam - Rose-Line Brasset

Lu en partenariat avec Babelio et Kennes éditions

juliette à Amsterdam Kennes Editions - mars 2016 - 259 pages

Quatrième de couverture :
En ce début novembre, Juliette se rend avec sa mère dans la capitale des Pays-Bas afin de rencontrer la famille qui a accueilli son grand-père pendant la Deuxième Guerre mondiale. Une belle occasion pour la jeune globe-trotter de découvrir les charmes d'Amsterdam, ses canaux, ses péniches, ses maisons étroites et ses vélos ! Les émotions aussi seront au rendez-vous : notre amie se fera un nouveau copain et prendra conscience d'une façon inattendue du sort tragique d'une jeune fille de son âge, Anne Frank, dont le Journal a fait le tour du monde.
Un carnet de voyage Sur les pas de Juliette est disponible à la fin du roman. Les lectrices en apprendront un peu plus sur les principaux attraits, l'architecture, la langue et l'histoire d'Amsterdam. Elles pourront même tester leurs connaissances grâce à un jeu-questionnaire dont les réponses se trouvent en fin de livre. Un complément enrichissant à des péripéties époustouflantes !

Auteur : Rose-Line Brasset est née à Alma, au Québec. Journaliste et documentaliste, elle détient une maîtrise en études littéraires. Elle a publié de nombreux articles dans divers journaux et magazines. Globe-trotter depuis l'adolescence, elle est aussi l'auteure d'ouvrages édités aux Publications du Québec. Mère de deux enfants, elle partage son temps entre sa famille, les promenades en forêt avec son labrador, la cuisine et le yoga.

Mon avis : (lu en avril 2016)
J'ai choisi ce livre pour son éditeur qui m'a fait penser que l'auteur était québécoise... et pour la destination de Juliette que j'ai eu la chance de découvrir il y a trois ans...
La couverture ne m'a pas du tout attirée, au contraire, elle m'évoque une lecture plutôt enfantine, il est vrai que le public visé par l'éditeur est 10 à 12 ans... Je pense que ce livre peut également intéresser des lecteurs plus âgés.
Juliette à Amsterdam est le 4ème tome d'une série, pour moi c'est le 1er que je lis.
Juliette est une jeune québécoise de 13 ans, élevée par sa mère journaliste qui parcourt le monde pour son travail. Dans cette épisode, elles partent toutes les deux à Amsterdam pour rencontrer la famille qui avait accueilli son grand-père pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est l'occasion pour Juliette de découvrir la ville d'Amsterdam en compagnie de Piet, un hollandais de 16 ans et de mieux comprendre le Journal d'Anne Frank qu'elle devait étudier au collège à Québec.
J'ai trouvé cette lecture très sympathique et intéressante. La ville d'Amsterdam est bien décrite, le séjour de Juliette et de sa maman est riche en découvertes. La partie concernant Anne Frank est poignante et très réussie. En fin de livre, le lecteur découvre le Carnet de voyage de Juliette et des renseignements complémentaires sur ses visites, un jeu-questionnaire et un lexique avec quelques expressions québécoises utilisées dans cette histoire pour une meilleure compréhension pour nous Français...

Merci Babelio et les éditions Kennes pour cette découverte.

Extrait : 

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28 avril 2016

Zaï Zaï Zaï Zaï - Fabcaro

Capture-d’cran-2015-06-23-11 6 Pieds sous Terre Editions - mai 2015 - 64 pages

Quatrième de couverture :
Un auteur de bande dessinée, alors qu'il fait ses courses, réalise qu'il n'a pas sa carte de fidélité sur lui. La caissière appelle le vigile, mais quand celui-ci arrive, l'auteur le menace et parvient à s'enfuir. La police est alertée, s'engage alors une traque sans merci, le fugitif traversant la région, en stop, battant la campagne, partagé entre remord et questions existentielles. Assez vite les médias s'emparent de l'affaire et le pays est en émoi. L'histoire du fugitif est sur toutes les lèvres et divise la société, entre psychose et volonté d'engagement, entre compassion et idées fascisantes. Car finalement on connaît mal l'auteur de BD, il pourrait très bien constituer une menace pour l'ensemble de la société. Voici le nouveau récit choral de l'imparable Fabcaro, entre road-movie et fait-divers, l'auteur fait surgir autour de son personnage en fuite, toutes les figures marquantes -et concernées- de la société (famille, médias, police, voisinage...) et l'on reste sans voix face à ce déferlement de réactions improbables ou, au contraire, bien trop prévisibles.

Auteur : Fabrice Caro, dit Fabcaro, dessine depuis l'enfance et décide de s'y consacrer pleinement à partir de 1996. Il travaille pour la presse ou l'édition, pour différentes revues de bande dessinée telles : Fluide Glacial, FLBLB, Psikopat, Jade, Tchô !, L'Echo des Savanes, Zoo, Mauvais esprit et CQFD. Il a publié chez des petits éditeurs (comme La Cafetière ou 6 Pieds sous terre) comme chez des gros (Audie, Lombard avec la reprise d'Achille Talon). Fabcaro multiplie les collaborations où il officie en tant que scénariste, avec James, Boris Mirroir (Amour, Passion et CX diesel) ou encore Fabrice Erre (Z comme Don Diego, Mars). Son dernier ouvrage chez 6 Pieds sous terre, Carnet du Pérou fut l'un des livres d'humour marquant de 2013, sélectionné pour les prix d'Angoulême en 2014.

Mon avis : (lu en avril 2016)
C'est l'un de mes fils qui m'a conseillé cette BD. Une histoire un peu loufoque qui dans un premier temps ne m'a pas autant enthousiasmé que lui...
Mais toute la famille l'a lu et en discutant des différents passages, je me suis mise à apprécier.
A la caisse d’un supermarché, Fabrice s'aperçoit qu’il n'a pas la carte de fidélité du magasin. Il l'a oublié dans la poche de son autre pantalon...  Interrogé par le vigile, il panique, le menace avec un poireau et s'enfuit. Il devient alors le fugitif le plus recherché de France, traqué par la police et les médias...
Voilà une traque des plus inattendue... avec des rebondissements improbables... de l'absurde pour nous faire réfléchir sur l'emballement médiatique. Une BD étonnante !

Extrait : (début de la BD)

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26 avril 2016

En pause...

Je devais partir, hier pour quelques jours en Bretagne...

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 pour faire des travaux de peinture...

Finalement, je vais faire des kilomètres de voiture pour aller récupérer le fiston en vacances
dans le sud-ouest qui doit passer un entretien "Post Bac" à Lyon...

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Plus de 1900 km en 3 jours...
de quoi avancer mes livres audios... s'ils ne sont pas soporifiques...

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25 avril 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [258]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ? 

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Le lagon noir - Arnaldur Indridason 
No et moi - Delphine de Vigan

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

L'assassin qui rêvait d'une place au paradis - Jonas Jonasson (Prix Audiolib 2016)
Un bon garçon - Paul McVeigh (partenariat Philippe Rey)
Hors cadre - Stefan Ahnhem (partenariat Albin- Michel)

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Plus haut que la mer - Francesca Melandri (partenariat Folio)
À l'orée du verger Tracy Chevalier (partenariat)

Bonne semaine et bonnes lectures !

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21 avril 2016

No et moi - Delphine de Vigan

Lu en partenariat avec Audiolib

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Audiolib - mars 2016 - 5h10 - Lu par Lola Naymark

Jean-Claude Lattès - 22 août 2007 - 285 pages

Livre de Poche - mars 2009 - 248 pages

Prix des Libraires 2008

Quatrième de couverture : 
Elle avait l’air si jeune. En même temps il m’avait semblé qu’elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu’elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur.
Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d’amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes.
Jusqu’au jour où elle rencontre No, une jeune fi lle à peine plus âgée qu’elle.
No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l’errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Mais nul n’est à l’abri…
No et moi, paru en 2007 a été traduit dans vingt-cinq langues et adapté à l’écran par Zabou Breitman.

Auteur : Née en 1966 à Boulogne-Billancourt, Delphine de Vigan est l’auteur de, notamment, No et moi (prix des Libraires 2008), Les Heures souterraines (finaliste du Prix Goncourt 2009), Rien ne s’oppose à la nuit(Prix du Roman Fnac, Prix du Roman France Télévision, Prix Renaudot des Lycéens et Prix des lectrices de Elle 2011) et D’après une histoire vraie (Prix Renaudot 2015). Ses livres sont traduits dans le monde entier.

Lecteur : Parallèlement à des études de philosophie, Lola Naymark se forme à la Classe Libre du Cours Florent. Révélée en 2003 par le film Brodeuses d'Éléonore Faucher, elle alterne les projets pour la télévision et le cinéma (Brève de comptoir de Jean-Michel Ribes, Au fil d’Ariane de Robert Guédiguian) et le théâtre (Les Liaisons Dangereuses, mis-en-scène par John Malkovich).     

Mon avis : (écouté en avril 2016)
C'est avec ce livre que j'ai découvert Delphine de Vigan et cela reste mon préféré. J'ai beaucoup aimé cette relecture en livre audio.
Lou, la narratrice, est une adolescente surdouée. A 13 ans, elle est en Seconde et se définit comme « Lou Bertignac, meilleure élève de la classe, asociale et muette ». Elle va devoir préparer un exposé et lorsque le professeur lui demande le sujet de l'exposé, elle répond au hasard : — Les sans-abri. 
Lou va donc rencontrer No, une adolescente âgée de 18 ans, en rupture avec sa famille et sans abri. C'est la rencontre improbable de deux mondes. Les deux jeunes filles sont très différentes, mais toutes deux vont s'apprivoiser. 
Lou est très attachante, elle est idéaliste et elle pense qu'elle peut changer les choses. No est rejetée par la société, c'est une rebelle mais elle va accepter cette amitié. Lou va sortir grandi de cette rencontre et elle va apprendre à rencontrer les autres même s'ils sont différents.

Merci Audrey et les éditions Audiolib pour cette relecture toujours aussi émouvante

Extrait : (début du livre)
— Mademoiselle Bertignac, je ne vois pas votre nom sur la liste des exposés.
De loin Monsieur Marin m’observe, le sourcil levé, les mains posées sur son bureau. C’était compter sans son radar longue portée. J’espérais le sursis, c’est le flagrant délit. Vingt-cinq paires d’yeux tournées vers moi attendent ma réponse. Le cerveau pris en faute. Axelle Vernoux et Léa Germain pouffent en silence derrière leurs mains, une dizaine de bracelets tintent de plaisir à leurs poignets. Si je pouvais m’enfoncer cent kilomètres sous terre, du côté de la lithosphère, ça m’arrangerait un peu. J’ai horreur des exposés, j’ai horreur de prendre la parole devant la classe, une faille sismique s’est ouverte sous mes pieds, mais rien ne bouge, rien ne s’effondre, je préférerais m’évanouir là, tout de suite, foudroyée, je tomberais raide de ma petite hauteur, les Converse en éventail, les bras en croix, Monsieur Marin écrirait à la craie sur le tableau noir : ci-gît Lou Bertignac, meilleure élève de la classe, asociale et muette.
— … J’allais m’inscrire.
— Très bien. Quel est votre sujet ?
— Les sans-abri.
— C’est un peu général, pouvez-vous préciser ? 

Lucas me sourit. Ses yeux sont immenses, je pourrais me noyer à l’intérieur, disparaître, ou laisser le silence engloutir Monsieur Marin et toute la classe avec lui, je pourrais prendre mon sac Eastpack et sortir sans un mot, comme Lucas sait le faire, je pourrais m’excuser et avouer que je n’en ai pas la moindre idée, j’ai dit ça au hasard, je vais y réfléchir, et puis j’irais voir Monsieur Marin à la fin du cours pour lui expliquer que je ne peux pas, un exposé devant toute la classe c’est tout simplement au-dessus de mes forces, je suis désolée, je fournirais un certificat médical s’il le faut, inaptitude pathologique aux exposés en tout genre, avec le tampon et tout, je serais dispensée. Mais Lucas me regarde et je vois bien qu’il attend que je m’en sorte, il est avec moi, il se dit qu’une fille dans mon genre ne peut pas se ridiculiser devant trente élèves, son poing est serré, un peu plus il le brandirait au-dessus de lui, comme les supporters de foot encouragent les joueurs, mais soudain le silence pèse, on se croirait dans une église.

— Je vais retracer l’itinéraire d’une jeune femme sans abri, sa vie, enfin… son histoire. Je veux dire… comment elle se retrouve dans la rue.
Ça frémit dans les rangs, on chuchote.
— Très bien. C’est un beau sujet. On recense chaque année de plus en plus de femmes en errance, et de plus en plus jeunes. Quelles sources documentaires pensez-vous utiliser, mademoiselle Bertignac ?
Je n’ai rien à perdre. Ou tellement que ça ne se compte pas sur les doigts d’une main, ni même de dix, ça relève de l’infiniment grand.
— Le… le témoignage. Je vais interviewer une jeune femme SDF. Je l’ai rencontrée hier, elle a accepté.
Silence recueilli.

 

Déjà lu du même auteur :

no_et_moi_p No et moi les_heures_souterraines  Les heures souterraines

rien_ne_s_oppose___la_nuit Rien ne s'oppose à la nuit jours_sans_faim Jours sans faim 

109778914 D'après une histoire vraie

 

 

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19 avril 2016

Le lagon noir - Arnaldur Indridason

le lagon noir Métailié - mars 2016 - 317 pages

traduit de l'islandais par Eric Boury

Titre original : Kamp Knox, 2014

Quatrième de couverture :
Reykjavík, 1979. Le corps d'un homme vient d'être repêché dans le lagon bleu, qui n'est pas encore aussi touristique qu'aujourd'hui. La victime serait tombée d'une très grande hauteur, peut-être a-t-elle été jetée d'un avion. En découvrant qu'il s'agit d'un ingénieur qui travaille à la base américaine de Keflavik, l'attention de la police se tourne vers de mystérieux vols secrets effectués entre le Groenland et l'Islande. Les autorités américaines ne sont pas prêtes à coopérer et font même tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher la police islandaise de faire son travail. Conscients des risques qu'ils prennent, Erlendur et Marion Briem poursuivent leur enquête avec l'aide d'un officier de la base. En parallèle, Erlendur travaille sur une vieille affaire non résolue : une jeune fille disparue sur le chemin de l'école, quarante ans plus tôt. Les témoins disent qu'elle sortait avec un garçon de Camp Knox, un quartier pauvre, où les gens vivent dans les baraquements abandonnés par les soldats américains après l'occupation de l'Islande. Le petit ami ne sera jamais retrouvé et les parents mourront sans savoir ce qu'il est advenu de leur fille. Erlendur est contacté par une tante qui lui demande de trouver la vérité. Erlendur a trente ans et vient de divorcer. Le personnage est plus jeune, plus ouvert et bien moins désillusionné et sombre que dans l'avenir que nous lui connaissons. Il travaille depuis peu à la brigade d'enquêtes criminelles sous les ordres de Marion Briem et ne cache pas ses positions contre la présence américaine sur le sol islandais. Indridason construit un univers particulier, un personnage littéraire de plus en plus complexe ; peu à peu le roman noir est absorbé par la littérature et la qualité de l'écriture.

Auteur : Arnaldur Indridason est né à Reykjavík en 1961. Diplômé en histoire, il est d'abord journaliste et critique de films puis il se consacre à l'écriture à partir de 1997. Il est l'un des écrivains de romans noirs les plus connus en Islande et dans les 37 pays où ses livres sont traduits. Il a reçu le prix Clef de verre du Skandinavia Kriminalselskapet à deux reprises : en 2002, pour La Cité des jarres, et en 2003, pour La Femme en vert. Son roman L'Homme du Lac a reçu le Prix du Polar européen Le Point 2008 et La Femme en vert le Grand Prix des lectrices de Elle Policier 2007 ainsi que le Prix du livre Insulaire Fiction 2006. Arnaldur Indridason a également reçu le Prix d'honneur du festival les Boréales en 2011 et le prix espagnol RBA du roman noir en 2013.

Mon avis : (lu en avril 2016)
Voilà une nouvelle enquête d'Erlendur lors de ses débuts de policier avec Marion Briem son mentor. Nous sommes en 1979 et le corps d'un homme a été trouvé dans le Lagon Bleu, il semble qu'il soit mort après un chute d'une très grande hauteur. La victime était un ingénieur qui travaillait sur la base militaire américaine de Keflavík.

En parallèle, Erlendur mène seul une enquête sur une affaire non résolue vieille de plus de 30 ans, la disparition d'une jeune fille sur le chemin de l'école. Ce chemin longeait Camp Knox, un quartier pauvre, où les gens vivent dans des baraquements abandonnés datant de l'occupation de l'Islande par les soldats américains.
Ces intrigues est donc l'occasion de revenir sur l'histoire proche de l'Islande et l'occupation américaine durant la Guerre Froide. Jusqu’en septembre 2006, Keflavík hébergeait la base militaire américaine qui assurait la protection du pays. En effet, l’Islande est l’un des seuls pays au monde à ne pas avoir d’armée. Pour sa protection, le parlement avait voté l’adhésion à l’OTAN et, en 1951, les troupes américaines qui étaient stationnées ici depuis le début des années 1940 entrèrent en possession de la base aérienne. 
Comme d'habitude, j'ai beaucoup aimé cette lecture à la fois intructive et distrayante. Erlendur jeune est moins sombre que d'habitude et l'intrigue est toujours aussi captivante et réussie. Découvrir l'Islande à travers cet auteur est toujours aussi passionnant !

Extrait : (début du livre)
Un vent violent soufflait sur la lande de Midnesheidi. Venu du nord et des hautes terres désertes, il franchissait les eaux agitées du golfe de Faxafloi, puis se précipitait, glacial et mordant, sur les ondulations du paysage, sau­poudrant d’une fine couche de neige les plantes rases, transies et prostrées, qui dépassaient à peine des roches et des blocs de pierre. La végétation à la merci de la mer et du vent du nord livrait une lutte incessante. Seules les plantes les plus endurcies parvenaient à survivre ici. La clôture dépas­sant de l’étendue désolée délimitait le périmètre de la base militaire américaine et sifflait sous l’effet des bour­rasques qui s’abattaient sur les murs gigantesques du hangar à avions, au sommet de la lande. Le vent redoublait d’in­tensité aux abords du bâtiment, comme exaspéré par cet obstacle, puis continuait sa route à travers la nuit. 
Ses hurlements résonnaient dans l’immense construction, l’une des plus grandes d’Islande. Cette dernière abritait les avions radar et d’autres avions militaires, des f-16 et des Hercules, ces gigantesques cargos. On y assurait la main­­­te­nance de la flotte aérienne des troupes affectées à l’aéro­port de Keflavik. Des treuils fixés à des axes qui cou­raient le long du plafond servaient à déplacer les pièces déta­chées. Struc­ture d’acier d’une superficie de 17 000 mètres carrés, le hangar tournait le dos au nord et ses deux portes, orientées à l’est et à l’ouest, avaient l’envergure des plus gros avions du monde. La hauteur de plafond était verti­gineuse, équi­va­lente à celle d’un bâtiment de huit étages. C’était la clef de voûte de l’activité de la 57e division aéro­­portée de l’armée américaine basée sur la lande de Midnesheidi.
En ce moment, le hangar fonctionnait au ralenti. On y installait un nouveau système anti-incendie. À l’extrémité nord, aussi gigantesque que tout le reste, un échafaudage spécialement renforcé atteignait le plafond où on installait le long des poutres d’acier des tuyaux équipés de puissants sprinklers à quelques mètres d’intervalle. 
Placé sur des roues qui le rendaient mobile, c’était un assemblage de petites plateformes, équipé en son centre d’un escalier qui montait jusqu’au plafond où travaillaient les plombiers et leurs apprentis. Tuyaux, écrous et combi­naisons de travail s’entassaient au sommet, ainsi que des caisses à outils, des pinces de toutes tailles et de toutes sortes, propriétés des artisans islandais venus travailler ici. La plupart des chantiers entrepris sur le périmètre de la base militaire étaient confiés à des locaux.
Le silence régnait à l’exception des lamentations du vent. Tout à coup, on entendit comme un souffle au sommet de l’échafaudage. Un tuyau atterrit en bas et rebondit avec fracas. Puis, un second souffle, plus mat, se fit entendre et un corps s’abattit sur le sol. L’impact s’accompagna d’un étrange bruit sourd et étouffé, comme si un gros sac de toile était tombé du plafond. Enfin, le silence revint et il n’y eut plus que les hurlements du vent.

  Challenge Voisins, Voisines
voisins voisines 2016
Islande

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18 avril 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [257]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ? 

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Le piano oriental - Zeina Abirached 
Si c'est un homme - Primo Levi  
Un bonheur si fragile - tome 4 : Les amours - Michel David  
La Maison de vacances - Anna Fredriksson

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Le meilleur des mondes - Huxley (Prix Audiolib 2016)
Juliette à Amsterdam - Rose-Line Brasset (Babelio et Kennes éditions)

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Un bon garçon - Paul McVeigh (partenariat Philippe Rey) 
Plus haut que la mer - Francesca Melandri (partenariat Folio)
Hors cadre - Stefan Ahnhem (partenariat Albin- Michel)

Bonne semaine et bonnes lectures !

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