13 mars 2016

Rencontre blogueurs Festival Rue des Livres

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Comme prévu, j'étais à Rennes pour le Festival Rue des Livres et
surtout la traditionnelle rencontre des blogueurs de l'ouest...
Départ très tôt d'Ile de France pour Paris et prendre le TGV, 10h30 je suis à Rennes.
11h, je retrouve Gambadou, notre chauffeur pour aller jusqu'au Festival,
puis Sylire, Yvon et Nicole qui arrive de l'Ouest...

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(c) Ouest-France

11h20, nous arrivons au salon où sont déjà là Sandrine, Enna, GéraldineCanel et Mr Canel

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12h : avec Canel et Mr Canel, nous allons écouter une rencontre avec Ian Manook, auteur de Yeruldelgger et Les temps sauvages. Il nous a raconté comment il avait commencé à écrire
un roman policier, de son choix de la Mongolie comme cadre de ses histoires...

12h45 : Antigone et Yaneck ont rejoint le groupe et nous partons déjeuner tous ensemble,
un moment d'échanges très sympa autour de sujets multiples, et pas seulement les lectures !

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14h15 : Les gourmands restent prendre un dessert, les autres préfèrent repartir pour ne pas rater
la rencontre avec Sorj Chalandon autour de son livre Profession du père , un livre en grande partie autobiographique. 
C'est toujours intéressant d'entendre un auteur parler de son livre, et moi qui avait été dérangée par cette histoire, j'ai un peu mieux compris ce que l'auteur avait voulu raconter et ce qu'il avait vécu dans son enfance. 

Puis, nous nous sommes retrouvés pour une photo de groupe...

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(c) Enna

puis une deuxième, car quelques absents de la première photo nous ont rejoints...

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(c) Enna

Quelques petits tours dans le salon où j'ai découvert que Persepolis de Marjane Satrapi avait
maintenant une version en breton, pour Tintin, ce sont des versions en Gallo qui étaient exposé...
J'ai aperçu Elise Tielrooy, Catherine Laborde...

Nous avons terminé par un pot à la buvette, papotages, avant de repartir à la gare prendre le TGV du retour...

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Souvenirs du Festival Rue des Livres 2016 :
les deux marque-pages, un livre d'aquarelles du GR34 (voir blog de l'auteur)

Merci à Gambadou pour l'organisation, et les navettes à la gare.
Merci Canel pour les livres échangés et les nombreux marque-pages collectés.
Merci Enna pour les photos de groupe
Merci à tous pour cette journée bien sympathique et riche en échanges.

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Autres billets sur la journée : GambadouSandrine, Antigone, Canel

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12 mars 2016

Festival Rue des Livres - Rennes

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Petite escapade pour la journée à Rennes...
au festival RUE DES LIVRES

J'y retrouverai GambadouCanelEnnaSandrineSylire, Yvon...

 Chouette retrouvailles en perspective !

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11 mars 2016

La fille du train - Paula Hawkins

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Audiolib - novembre 2015 - Lu par Valérie Marchant, Joséphine de Renesse et Julie Basecqz

Sonatine - mai 2015 - 378 pages

traduit de l'anglais par Corinne Daniellot

Titre original : The Girl on the Train, 2015

Quatrième de couverture :
Mieux qu’un thriller exceptionnel, un piège paranoïaque et jubilatoire.
Écoutez-le, vous comprendrez pourquoi.
Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Chaque jour, elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Elle a même donné un nom à ses occupants, qu’elle voit derrière la vitre : Jason et Jess.
Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe et la quitte. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, elle découvre la photo de Jess dans les journaux : de son vrai nom Megan Hipwell, la jeune femme a mystérieusement disparu…
Avec ce thriller psychologique exceptionnel, Paula Hawkins fait figure de révélation de l’année.

Auteur : Paula Hawkins a vécu au Zimbabwe, en France et en Belgique. Journaliste à Londres, La Fille du train est son premier roman.

Lecteurs : Sortie de l’Institut des Arts de Diffusion de Louvain-la-Neuve, Valérie Marchant est une comédienne de théâtre et de télévision. On a pu la voir dans des mises en scène L’Odyssée d’Homère, L’Écume des jours de Boris Vian, ou encore Hygiène de l’assassin d’Amélie Nothomb. Elle effectue également des lectures publiques.
Comédienne de théâtre, Joséphine de Renesse a joué notamment dans Les 39 Marches, Molière 2010. Elle prête sa voix pour des doublages francophones de films et dedessins animés.
Julie Basecqz exerce depuis 15 ans au théâtre, aucinéma et dans le doublage en tant que comédienne et directrice de plateau. Elle a obtenu en 2000 le premier prix du Conservatoire de Bruxelles.

Mon avis : (écouté en février 2016)
Tous les jours de la semaine, Rachel prend le train, assise toujours à la même place, elle observe une petite maison et le couple qui y vit. Elle imagine leur vie de couple idéal, mais un jour elle voit la femme en compagnie d'un autre homme... 
Quelques jours plus tard, la femme, Megan Hipwell, est portée disparue...
Rachel décide de s'intéresser à cette disparition, de rencontrer le mari, de témoigner...
Mais Rachel n'est pas un témoin fiable, elle est alcoolique, elle a perdu son travail et elle habitait autrefois dans la même rue que Megan... Son ex-mari, Tom, y habite toujours avec Anna, sa nouvelle femme, et leur bébé.
Prenant moi-même le train tous les matins et soirs pour aller travailler, j’avais très envie de lire ce livre... Il est vrai que de mon côté, je suis plus souvent le nez dans un livre qu’en train d’observer les maisons et leurs occupants que je croise...
J’ai eu un peu de mal au début à entrer dans l'histoire... je ne m'y retrouvais pas dans l'alternance du récit entre les trois narratrices (Rachel, Megan puis Anna). Puis j'ai été accroché par l'intrigue et je n'ai plus lâché le livre...
La construction du livre avec ses 3 narratrices est très efficace, il donne un vrai rythme au roman et multiplie les interrogations.
Les personnages de Rachel, Megan et Anna sont très intéressants, ils se dévoilent peu à peu.
Je regrette quelques longueurs et quelques répétitions inévitables avec le système des différents points de vues.
J'ai cependant passé un bon moment de lecture audio avec de très bonnes lectrices !

Autres avis : Estelle, SylireSandrineMeuraie

 

Extrait : (début du livre)
Vendredi 5 juillet 2013

Matin
Une pile de vêtements repose au bord de la voie ferrée. Un tissu bleu clair – une chemise, j’imagine – entortillé dans quelque chose d’un blanc sale. Ce sont probablement des vieux habits à jeter échappés d’un paquet balancé dans le petit bois miteux un peu plus haut, près de la berge. Peut-être que ce sont des ouvriers qui travaillent sur cette partie des rails qui les ont laissés là, ce ne serait pas la première fois. Peut-être que c’est autre chose. Ma mère répétait à l’envi que j’avais une imagination débordante. Tom aussi me le disait. Je ne peux pas m’en empêcher : dès que j’aperçois des haillons abandonnés, un T-shirt sale ou une chaussure isolée, je pense à l’autre chaussure et aux pieds qu’elles enveloppaient.
Un crissement strident puis le train s’ébranle et repart. La petite pile de vêtements disparaît de ma vue et nous roulons pesamment vers Londres, à la vitesse d’un joggeur bien entraîné. Quelqu’un dans le siège derrière le mien, irrité, pousse un soupir impuissant ; la lenteur du 8 h 04 qui va d’Ashbury à la gare d'Euston est capable de faire perdre patience au banlieusard le plus désabusé. En théorie, le voyage dure cinquante-quatre minutes. En pratique, c’est une autre histoire : cette portion de la voie de chemin de fer est une antiquité décrépie en perpétuel chantier, émaillée de feux de signalisation défectueux. 
Au ralenti, le train passe en cahotant près d’entrepôts, de châteaux d’eau, de ponts et de cabanons, de modestes demeures victoriennes qui tournent fermement le dos aux rails.
La tête appuyée contre la vitre du train, je regarde défiler ces maisons, comme un travelling au cinéma. J’ai une perspective unique sur elles ; même leurs habitants ne doivent jamais les voir sous cet angle. Deux fois par jour, je bénéficie d’une fenêtre sur d’autres vies, l’espace d’un instant. Il y a quelque chose de réconfortant à observer des inconnus à l’abri, chez eux.
Un téléphone sonne, une chansonnette incongrue, trop enjouée pour ce trajet. La personne met du temps à répondre et la sonnerie retentit longuement dans l’atmosphère. Autour de moi, mes compagnons de voyage remuent sur leur siège, froissent leur journal et pianotent sur leur clavier d’ordinateur. Le train fait une embardée et penche dans le virage avant de ralentir en approchant du feu rouge. J’essaie de ne pas lever les yeux, de me concentrer sur le quotidien gratuit qu’on m’a tendu alors que j’entrais dans la gare, mais les mots se brouillent devant moi et rien ne parvient à capter mon attention. Dans ma tête, je vois toujours cette petite pile de vêtements au bord des rails, abandonnée.

Soir
Mon gin tonic en canette frémit quand je le porte à mes lèvres pour en prendre une gorgée, fraîche et acidulée : le goût de mes toutes premières vacances avec Tom, dans un village de pêcheurs sur la côte basque, en 2005. Le matin, on nageait les sept cents mètres qui nous séparaient d’une petite île pour aller faire l’amour sur des plages secrètes ; l’après-midi, on s’asseyait au bar et on buvait des gin tonics amers, très alcoolisés, en regardant des nuées de footballeurs du dimanche faire des parties à vingt-cinq contre vingt-cinq sur le sable mouillé.
Je prends une autre gorgée, puis une troisième ; la canette est déjà à moitié vide mais ce n’est pas grave, j’en ai trois autres dans le sac en plastique à mes pieds. C’est vendredi, alors je n’ai pas à culpabiliser de boire dans le train. Super, c’est le week-end. En route pour l’aventure. 
D’ailleurs, à en croire la météo, ça va être un très beau week-end. Un soleil radieux dans un ciel sans nuages. Avant, on aurait peut-être pris la voiture jusqu’à la forêt de Corly avec un pique-nique et des journaux, et on aurait passé l’après-midi allongés sur une couverture à boire du vin, la peau tachetée par les rayons du soleil s’insinuant entre les feuilles des arbres. On aurait pu organiser un barbecue dans le jardin avec des amis, ou aller au Rose, sur les tables à l’extérieur, laisser la chaleur nous rougir le visage au fil des heures, on serait rentrés à pied en zigzaguant, bras dessus, bras dessous, avant de s’endormir sur le canapé.
Un soleil radieux dans un ciel sans nuages, personne à voir, rien à faire. Vivre comme je le fais, c’est plus difficile l’été, avec ces journées si longues, si peu d’obscurité où se dissimuler, alors que les gens sortent se promener, leur bonheur est si évident que c’en est presque agressif. C’est épuisant, et c’est à vous culpabiliser de ne pas vous y mettre, vous aussi.
Le week-end s’étire devant moi, quarante-huit longues heures à occuper. Je porte de nouveau la canette à mes lèvres, mais elle est déjà vide.

Challenge Voisins, Voisines
voisins voisines 2016
Angleterre

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09 mars 2016

Des beaux étés - 1 - Cap au Sud ! - Zidrou et Jordi Lafebre

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Quatrième de couverture :
Août 1973. Zidrou et Lafebre nous font une place dans la 4L rouge Esterel de la famille Faldérault : entre les parents et les 4 enfants, nous voici en route vers le Midi pour de "beaux étés" ! Chaque année, les mêmes rituels : Pierre, le père, rend ses planches de B.D. en retard, les chansons de vacances, l'étape pique-nique... Un mois pour oublier le quotidien, le couple qui bat de l'aile, Tante Lili malade. Des souvenirs à engranger qui font que la vie est plus belle, des moments précieux pour se rappeler l'essentiel. Cap au sud !

Auteurs : Zidrou (Benoît Drousie) est né en 1962 à Bruxelles. D'abord instituteur, il se lance au début des années 1990 dans l'écriture de livres et de chansons pour enfants. En 1991, il rencontre le dessinateur Godi avec qui il crée L'Elève Ducobu. Sa carrière de scénariste de bande dessinée est lancée ! Il signe de nombreuses séries pour enfants et adolescents, des Crannibales à Tamara, de Scott Zombi à Sac à Puces, assure la reprise de La Ribambelle. Il est également l'auteur des plus réalistes, mais non moins sensibles, La Peau de l'ours, Lydie, Folies Bergères, La Mondaine, Les 3 Fruits. En 2015, Zidrou revient en force avec trois nouveaux albums : en août Le Bouffon avec Francis Porcel, en septembre, une nouvelle série familiale, Les Beaux Etés avec Jordi et en octobre, en duo avec P. Berthet, un polar dans les régions reculées de l'Australie, "Crime qui est le tien". Pour 2016, l'auteur continue d'écrire les souvenirs de vacances de la famille Faldéraut dans "Les Beaux Étés" et proclame la fin de Venise dans "Marina".

Jordi Lafebre est né en 1979 à Barcelone, où il étudie la bande dessinée et les beaux-arts avant d'effectuer ses premiers pas de dessinateur en 2001. Il est publié dans plusieurs magazines espagnols, notamment dans la revue pour la jeunesse Mister K, dans laquelle il signe El munda de judy(« le monde de Judy») en collaboration avec le scénariste Toni Front. Sa rencontre avec Zidrou est décisive: après quelques dessins dans l'hebdomadaire Spirou, il participe à un ouvrage collectif écrit par le scénariste de Ducobu, La vieille dame qui n'avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien, puis en 2010, il cosigne avec lui un album remarqué, Lydie. En 2014, toujours avec Zidrou, il sort La Mondaine, et continue sur sa lancée, en 2015, avec une nouvelle série Les Beaux Étés qui sortira en septembre. En 2016, le tome 2 des Beaux Étés sortira en juin 2016.

Mon avis : (lu en février 2016)
Eté 1973, comme d'habitude, la famille est sur le point de partir pour les vacances d'été de la Belgique vers le Sud de la France. Les bagages sont bouclés depuis quelques jours, mais le père, dessinateur de BD, doit rendre plusieurs planches à son éditeur avant de pouvoir partir... Dès la livraison faite, les parents et les quatre enfants s'engouffrent dans la 4L rouge et les vacances peuvent enfin commencer ! 
Les rires et les chamailleries des enfants cachent les soucis de la famille... Le couple est en crise, mais le temps d'un dernier été tous ensemble, ils ont choisi, pour le moment, de taire la séparation à leurs enfants. Un décès familiale va interrompre les vacances pour un retour forcé en Belgique...
J'ai bien aimé ce récit de souvenirs de vacances, c
'est vivant, avec des éclats de rires, mais également une pointe de nostalgie. Les 4 enfants sont attachants : Julie, Nicole, Louis et Paulette la petite dernière...
Cette BD est le tome 1 d'une série que j'ai très envie de continuer à découvrir ! J'attends la suite...

Extrait :

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08 mars 2016

La fille quelques heures avant l'impact - Hubert Ben Kemoun

Lu en partenariat avec les éditions Flammarion jeunesse

9782081373822 Flammarion jeunesse – février 2016 – 250 pages

Quatrième de couverture : 
Ce soir. Tous ou presque ont prévu d'assister au concert du groupe de Marion. Mais tous n'iront pas pour les mêmes raisons. Certains sont venus avec joie et envie, d'autres avec rage et dégoût. Ici des comptes vont se régler, des vies basculer en quelques instants. Celle d'Annabelle tout particulièrement. Dans le noir, la tension monte. Annabelle veut croire que l'espoir va l'emporter mais la haine peut triompher...

Auteur : D'abord auteur dramatique, Hubert Ben Kemoun devient dès 1992 un auteur prolifique de la littérature jeunesse. Chez Flammarion Jeunesse il a notamment publié La fille seule dans le vestiaire des garçons dans la collection " Emotions ", Blues en noir, La gazelle dans la collection " Tribal ". Il vit à Nantes.

Mon avis : (lu en mars 2016)
Beaucoup de tension et de colère dans cette histoire d'adolescents en fin de collège. Tout commence dans un cours de français où les tensions entre les élèves sont insupportables pour Isabelle, la jeune professeur, et pour les élèves... La violence, le racisme s'expriment quotidiennement dans cette classe. Trois élèves sont réprimandés et doivent quitter le cours. Dominé par la colère, l'un d'entre eux ne pense que vengeance et la voiture de la professeur en fera les frais... Ce n'est là que le début de cette violence annoncée...
C'est intéressant de découvrir les personnages, les faits de cet après-midi et cette soirée depuis différents points de vue, en effet le narrateur n'est pas toujours le même, cela commence par Isabelle, la jeune professeur, puis Annabelle, collégienne de 15 ans, "la fille". Cet dernière a osé dire aux trois perturbateurs de la classe que leurs attitudes fatiguaient la classe et que la majorité d'entre eux souhaitait préparer plus sereinement le Brevet. 
En dehors de la classe, la vie amoureuse d'Isabelle est compliquée, il semblerait que Quentin, son amoureux, s'éloigne d'elle...
Annabelle a une maman dépressive depuis que son père est en prison, elle regrette d'avoir choisi Sébastien comme petit ami, ce garçon ne lui correspond pas...
Le récit est entrecoupé par des voix qui évoquent un accident, un drame, une mort certaine... Pour le lecteur, c'est assez vague mais tout s'éclairera  à la conclusion de l'histoire...
Beaucoup de rythme, de réalisme dans ces tranches de vie d'adolescents écorchés vifs qui expriment leur colère et mal-être essentiellement dans la violence et l'agressivité... Heureusement, pour certains, il y a quelques lueurs d'espoir dans ce monde de brutes...

Merci à Brigitte et les éditions Flammarion jeunesse pour ce partenariat

Autre avis : Canel

Extrait : 
Isabelle Etcheverry arpente l'allée centrale de sa salle de cours. La B29 : un numéro d'avion de guerre, mais cet après-midi, le bombardier prend plutôt des allures de planeur perdu au gré des vents.
- Comprenez-moi bien, ce personnage n'a pas seulement soif de connaissance, il a surtout soif d'amour !
Le bouquin de Radiguet entre les mains, tel un prêtre avec son bréviaire, la jeune prof de français harangue depuis le début du cours pour essayer d'intéresser ses troisièmes. elle rame un maximum dans la somnolence de cette fin de journée, à contre-courant d'un fleuve de fatigue et d'ennui.
Les intéresser ? Les réveiller lui suffirait.
Les livres sont ouverts sur les tables, mais certainement pas à la bonne page pour tout le monde. Isabelle a remarqué depuis un moment le catalogue de tatouages et de piercings que Marina planque sur ses genoux, à côté de son inséparable copine Solène. Elle n'a rien dit. Au fond, ces deux-là suivent peut-être plus attentivement que d'autres, tout en s'interrogeant sur le dessin qu'elles vont choisir avant d'aller négocier avec leurs parents. Tiennent la corde une fée clochette en bas résille pour Marina et un disque de yin et yang pour sa camarade. Non loin, Fatoumata s'amuse avec son stylo à écrire sur le bras de sa voisine Annabelle.
- Soif d'amour ! répète Isabelle pour tester l'attention de ses élèves.
- Moi aussi, j'menverrais bien une bière ! Une blonde ! lance Momo depuis le fond de la classe.
- Et moi, j'm'enverrais bien ta soeur, même si tout le monde sait que c'est pas une vraie blonde ! réplique une voix qui peut être celle de Fabien ou celle de Thierry, qui semblait somnoler à un postillon de la fenêtre.
- C'est ça, ouais... Par contre, tout le monde sait ce qu'elle est vraiment, ta mère. Là, y a pas de lézard ! dégaine Momo en direction du coin de la classe d'où est partie l'invective.
- On se calme, s'il vous plaît ! fait Etcheverry en se retournant brusquement et sans se rendre compte que la bretelle de sa robe d'été en imprimé bleu est descendue de son épaule constellée de taches de rousseur.
- Tu sais ce qu'elle te dit, ma mère, pauvre naze ?
C'était donc Fabien. Plus de doute.
- Ben ouais, bien sûr que je le sais... Elle me donne ses tarifs, comme à tous le monde ! lui réplique aussitôt Momo, assez fier des rires qu'il récolte aussitôt.
- Taisez-vous, Mokhtar !
- C'est ça, et la tienne elle fait cadeau ! Elle, c'est sûr, c'est parce qu'elle adore ça qu'elle s'allonge !
- Ça suffit vous deux !

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07 mars 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [251]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ? 

(Pas de publication pour cause de vacances...)

La fille du train - Paula Hawkins (Prix Audiolib 2016)
La fille quelques heures avant l'impact - Hubert Ben Kemoun (partenariat Flammarion jeunesse)
Paul à Québec - Michel Rabagliati

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Après Sara - Amanda Coe (partenariat Denoël)
Ne tirez-pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee (Prix Audiolib 2016)

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Les guerres de Lisa - Anne-Cathrine Riebnitzsky (partenariat Gaïa)
Le ravissement des innocents - Taiye Selasi (partenariat Folio)
On regrettera plus tard - Agnès Ledig (partenariat Albin Michel)
Arrête ton cinéma - Sylvie Testud

Bonne semaine et bonnes lectures !

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02 mars 2016

En pause...

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Pour quelques jours de vacances...

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29 février 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [250]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ? 

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Des fleurs pour Algernon - Daniel Keyes 
Paul dans le Nord - Michel Rabagliati 
Pourquoi Tokyo ? - Agathe Parmentier

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

La fille du train - Paula Hawkins (Prix Audiolib 2016)
La fille quelques heures avant l'impact - Hubert Ben Kemoun (partenariat Flammarion jeunesse)

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Paul à Québec - Michel Rabagliati
Après Sara - Amanda Coe (partenariat Denoël)
Arrête ton cinéma - Sylvie Testud

Bonne semaine et bonnes lectures !

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28 février 2016

Pourquoi Tokyo ? - Agathe Parmentier

Lu en partenariat avec les éditions Au Diable Vauvert

1507-1 Au Diable Vauvert - février 2016 - 320 pages

Quatrième de couverture :
En 2012, Agathe Parmentier décide de quitter la France et part à l'aventure, s'installer au Japon avec une simple valise. Elle gagnera de quoi manger et se loger dans une chambre de 9 m2 en donnant des cours de français. Témoin volontaire respectueuse, distanciée et attentive, elle observe et découvre la ville et ses habitants avec rigueur et nous raconte son quotidien, ses expériences et ses expéditions de française curieuse et maladroite, mais toujours respectueuse, devenue apprentie tokyoïte. Récit d'une expérience humaine et journal de voyage, Pourquoi Tokyo ? est un document passionnant, vivant et plein d'humour, où l'on découvre par les détails l'ordinaire et l'âme d'un pays radicalement différent et qui fascine.

Auteur : Après des études de droit et de politique à Paris, Agathe Parmentier se lance dans la presse où elle devient rapidement chroniqueuse sous le nom d'Ismène de Beauvoir et a publié un document sur la génération Y, Contre-culture confiture (éditions FYP, 2013). Après deux années passées en Australie, elle part vivre en 2014 à Tokyo et en rapporte un passionnant récit de voyage, Pourquoi Tokyo ?

Mon avis : (lu en février 2016)
Avant d'être un livre ce récit de voyage est un blog Pourquoi Tokyo ? Pourquoi pas. A trente ans, Agathe, jeune française décide de partir pour un an au Japon. Elle aime ce pays, mais n'en connait pas la langue. Elle nous raconte son expérience d'occidentale au pays du soleil levant... Elle va vivre dans un chambre de 9 m², donner des cours de français ou faire de la figuration pour gagner sa vie. Elle va prendre des cours de japonais pour tenter de converser avec les locaux.
Ce carnet de voyage est plein de surprises, de découvertes. Agathe a beaucoup d'humour et de curiosité, elle nous raconte à travers d'anecdotes les décalages qu'il existe entre nos deux cultures : elle teste la nourriture, les hôtels, les centres commerciaux, les garçons... Agathe ne s'arrête pas aux clichés, elle décrit un Japon contemporain avec ses émerveillements et ses déceptions. 
Tout au long du livre, Agathe utilise les termes japonais qui sont expliqués par de nombreuses notes et celles-ci sont également réunies en fin du livre, ce qui est très pratique pour s'y référer.

Merci aux éditions Au Diable Vauvert pour cette lecture dépaysante, amusante et instructive !

Extrait : (début du livre)
Je suis Agathe. Donc je suis Agatsu (1). donc je suis 安 月. Donc je suis Lune de Pacotille. Je suis Française, j'ai trente et un ans, je suis célibataire donc je suis une kurisumasukéki et une make-inu. Mais je levis bien. J'habite à Tokyo. Je tiens un blog, enseigne le français et j'étudie le japonais. J'adore le Japon mais je parle à peine le japonais. C'est un peu frustrant mais quand j'écris en japonais, on dirait que j'ai cinq ans donc c'est aussi un peu amusant. Je ne cuisine pas du tout mais j'adore la nourriture japonaise. Je mange du nattō et de lumeboshi. Mon sushi préféré c'est l'engawa. J'adore aussi l'okonomiyaki au poulpe et les yakiimo. J'aime le son du sanshin. J'aime les films japonais bizarres et les livres japonais bizarres. Une fois, au karaoké, j'ai chanté le refrain d'une chanson d'AKB48, mais je n'aime pas trop AKB48. 
Ravie de faire votre connaissance !

(1) Dans la langue japonaise, certainsde nos sons ne sont pas trduisibles. C'est la cas des mots se terminant sur une consonne sonore (David deviendra Davido) et des mots se terminant pae le son [e]. Ainsi, à la japonaise, Agathe devient Agatsu.

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Ponctuation (2)

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24 février 2016

Paul dans le Nord - Michel Rabagliati

paul_dans_le_nord Editions de la Pastèque - novembre 2015 - 180 pages

Quatrième de couverture : 
Été 76. Paul a 16 ans et ne rêve que d'une chose: une motocyclette Kawasaki KE100 pour fuir son quotidien et ses parents envahissants. Avec Ti-Marc, un nouvel ami rencontré à sa polyvalente, Paul traversera cette période difficile de son adolescence avec un peu plus de légèreté. Voyages en auto-stop, soirées arrosées entre copains et expériences nouvelles seront au rendez-vous. Le tout, sur fond de jeux olympiques, de musique de Peter Frampton et de Beau Dommage…

Auteur : Michel Rabagliati est né en 1961 à Montréal où il a grandi dans le quartier Rosemont. Après s'être intéressé un moment à la typographie, il étudie en graphisme et il travaille à son compte dans ce domaine à partir de 1981. Puis, il se lance sérieusement dans l'illustration publicitaire à partir de 1988.
Depuis 1998, ses bandes dessinées révolutionnent le 9e art québécois. En 2007, l'auteur s'est vu décerner une Mention spéciale pour l'ensemble de son oeuvre par le Prix des libraires du Québec, et Paul à Québec a remporté plus de 7 prix, dont le Prix du public au Festival international de Bande dessinée d'Angoulême en 2010.

Mon avis : (lu en février 2016)
C'est le tome 8 de la série, nous sommes au milieu des années 1970, Paul a 16 ans, il est en plein dans la crise d’adolescence... L'été, il n'a aucune envie d'aider ses parents à bricoler dans le chalet familiale, il rêve de pouvoir se payer une moto pour être indépendant et pouvoir faire des virées avec les copains... Bon copain, il accompagnera Ti-Marc son nouvel ami dans un voyage improvisé en auto-stop, ils affronteront une tempête de neige en plein milieu de la forêt laurentienne... Il aura ses premiers émois amoureux avec Linda... En toile de fond, sont évoqués les jeux olympiques de Montréal.

J'ai toujours beaucoup de plaisir à lire cette série de BD, dont j'ai encore à découvrir au moins deux tomes dans la bibliothèque familiale !

Extrait :

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Déjà lu du même auteur :

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