11 septembre 2016

Charlotte Isabel Hansen - Tore Renberg

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Mercure de France - mars 2011 - 384 pages

Livre de poche - février 2012 - 408 pages

traduit du norvégien par Carine Bruy

Titre original : Charlotte Isabel Hansen, 2008

Quatrième de couverture : 
Jarle Klepp, vingt-quatre ans, mène la vie insouciante d'un étudiant. Il a une exubérante maîtresse et beaucoup de compagnons de beuverie chaque fin de semaine. Et voilà qu'à la suite d'un test ADN, il se découvre père d'une fille de sept ans, conçue lors d'une soirée, déjà très arrosée, à son lycée quand il avait seize ans. Une catastrophe arrivant rarement seule, la mère, dont il se souvient à peine, lui envoie Charlotte Isabel pour une semaine, afin que celle-ci fasse enfin la connaissance de son papa. Ce qui va se passer alors est le sujet de ce roman aussi drôle qu'émouvant, où une gamine de sept ans va amener pas mal d'adultes à grandir enfin.

Auteur : Tore Renberg, né en 1972, est un des auteurs les plus populaires de Norvège, où ses romans ont tous été couronnés par des prix. 

Mon avis : (lu en août 2016)
J'ai emprunté par hasard ce livre à la bibliothèque sur la table "à emporter pour les vacances" et parce que l'auteur était norvégien (pour le Challenge Voisins Voisines...).
Jarle Kleep est un insouciant étudiant de 24 ans, il travaille à une thèse sur Proust, il passe du bon temps avec sa maîtresse ou n'hésite pas à passer ses fins de semaines à boire avec les copains... Mais un jour, il reçoit une lettre officielle l'obligeant à se soumettre à un test de paternité. Il apprend alors qu'il est le père d'une fillette de 7 ans, suite à une nuit avec une fille de son lycée lors d'une soirée bien arrosée lorsqu'il avait 16 ans... Et voilà que la petite Charlotte Isabel va venir passer une semaine avec lui pour faire connaissance... Une rencontre inoubliable pour l'un et l'autre.
Mon avis est mitigé, j'ai trouvé l'idée de départ amusante et originale, Jarle et surtout Charlotte Isabel sont très attachants. Mais je n'ai pas trouvé cette lecture aussi facile qu'un livre d'été... J'ai trouvé également pas mal de longueurs qui nuisent à l'intérêt du livre. 

Extrait : (début du livre)
Quand il franchit la double porte verte de son immeuble, ce samedi 6 septembre 1997, Jarle Klepp ignorait ce que ce jour représentait pour le monde. La lumière lui parvenait fragmentée à travers les frondaisons des arbres du parc Nygård, l'air vif piquait autant que la menthe glaciale, présage que l'été, fatigué de briller, devait céder la place à l'automne. Jarle remonta la fermeture éclair du blouson noir qui lui arrivait à la taille et secoua lentement la tête.
«Bon Dieu, marmonna-t-il à voix basse. Est-ce possible ?»
Il passa une main sur son crâne rasé de frais.
«Bon Dieu, marmonna-t-il à nouveau. Est-ce vraiment possible ?»
Il palpa son vêtement, découvrit un paquet de Marlboro à moitié froissé dans sa poche intérieure, extirpa un briquet de son jean noir et le tint à contre-jour.
Perchés sur la palissade sombre de l'autre côté de la rue, quatre petits oiseaux l'observaient.
Jarle se figea.
De la taille d'une balle de tennis, ils avaient des yeux dénués d'expression et, comme la plupart des volatiles, leurs pattes ressemblaient à des vers. Ils n'émettaient aucun son et ils ne s'envolèrent pas. Ils étaient juste posés, silencieux, aussi immobiles et irréels que des soldats de plomb.
Jarle resta planté là, la bouche sèche et les idées confuses. Il n'avait pas dormi plus de trois heures, après avoir bu toute la nuit, lors d'une fête de soutenance qui s'était achevée par un dernier verre chez Robert Göteborg, le professeur de littérature, et, quand celui-ci s'était écroulé ivre mort sur la table de cuisine, lui avait fini entre les cuisses café au lait d'Herdis Snartemo.
Il se détacha de la vue des oiseaux perchés dans une fixité stoïque et fouilla nerveusement les alentours du regard.

 Challenge Voisins, Voisines
voisins voisines 2016
Norvège

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10 septembre 2016

Festival America - Vincennes

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Hier, j'ai passé mon après-midi au Festival América 
qui a lieu à Vincennes (94) du 8 au 11 septembre 2016

J'ai commencé par découvrir deux expositions de photos visibles dans la rue :

"Attractions américaines"
photographies de Nicolas Auvray 
du 29 août au 16 septembre
(à côté du RER Vincennes)

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A gauche : Café Roka II (Autoportrait) - Arizona, Bisbee, Cochise County
A droite : American Spring Water - Louisiane, sur la route de Bâton-Rouge, 2008

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A gauche : "Open for Business" – army recruiting center – New York, Manhattan, Time Square, 2009
A droite : Stagecoach – Utah/Arizona, Monument Valley, 2010

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A gauche : Floating Cowboy hats – Arizona, Tombstone, Fall 2012
A droite : Amish and the Bull Auction – Pennsylvania, Lancaster area, Pâques 2007

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A gauche : Groupe paroissial effectuant une reconstitution de la nativité – Californie, Los Angeles, Griffith Park, 2011
A droite : Dancers at the Mermaid parade – New York, Coney Island, 2012

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A gauche : City scape – New York, Manhattan, 2009
A droite : Bryce Canyon – Utah, Bryce Canyon, 2000

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 Monument Valley à l’aube – Arizona, Monument Valley, 2013
Wonderland skyline – New York, Manhattan, au crépuscule, depuis Greenwich Village, 2015

 

"Amérique, des écrivains en liberté"
photographies de Jean-Luc Bertini
du 5 au 11 septembre
(à côté de l'Hôtel de Ville)

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Laura Kasischke – Michigan

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Jim Harrison (1937-2016) – Réserve Navajo, Arizona

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Louise Erdrich – Réserve Sioux-Assiniboine, Poplar, Montana

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Craig Johnson – Butte, Montana

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David Treuer – Réserve Indienne Leech Lake, Minnesota

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Richard Ford – Havre, Montana

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Ian Levison – Chicago, Illinois

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David Vann – Près de Palm Springs, Californie

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Perceval Everett – San Francisco, Californie

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Grand Valley, Michigan – Marilynne Robinson

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 Nouveau Mexique

 

Puis j'ai passée l'après-midi dans la salle des fêtes de la Mairie, autour d'une petite table
au premier rang pour plusieurs Café des Libraires.
Animé par Maëtte Chantrel, autour d'un thème, les auteurs sont interrogés
par un ou une libraire pour présenter leurs derniers livres parus en France.

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Maëtte Chantrel

Au cours de chacune de ces rencontres, la première page de chaque livre présenté était lu par les Sorbonne Sonore, étudiants de l'Université Paris Sorbonne (Paris IV) formés par Les Livreurs

Le premier Café des Libraires sur le thème "Café noir" 
animé par Renaud Junillon (Librairie Lucioles, Vienne)
avec Thomas H. Cook, Héctor Tobar et Don Winslow.
(ce dernier a été malheureusement obligé d'annuler
au dernier moment sa venue au Festival America)

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    Héctor Tobar                                           Thomas H. Cook

Jaguar Sur les hauteurs cartel


Ce Café des Libraires m'a donné envie de découvrir les 3 livres présentés.
J'avais déjà lu les deux auteurs présents. J'ai beaucoup aimé les 3 livres lus de Thomas H. Cook 
et j'avais déjà l'intention de lire son dernier. Héctor Tobar a un regard différent sur Los Angeles,
le livre présenté est son premier roman.

 

Le deuxième Café des Libraires sur le thème "Du réalisme en littérature"
animée par Béatrice Leroux (Librairie Gibert Jeune, Paris 5e)
avec Ann Beattie, Alice McDermott et Willy Vlautin

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        Ann Beattie                                               Alice McDermott

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Willy Vlautin

Letat ou nous sommes Someone Ballade pour Leroy

Cette rencontre m'a donné envie de découvrir "Ballade pour Leroy" et "Someone"
J'ai aimé entendre parler Alice McDermott dont la diction parfaite m'a permis
de la comprendre presque sans l'aide de la traductrice...
Willy Vlautin était très expressif et plein d'humour.

 

Le troisième Café des Libraires sur le thème "Au nom de l'amour"
animé par Christophe Danielle (Librairie de la 25ème heure, Paris 15e)
avec Megan Abbott, Laird Hunt et Atticus Lish

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Laird Hunt                                                  Megan Abbott 

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Atticus Lish

neverhome Abbott-Avantquetout Parmi les loups

Megan Abbott était très souriante et m'a donné envie de découvrir ses livres.
Atticus Lish est plus bizarre, mais d'après les libraires, il faut absolument découvrir son livre !
Bravo, Laird Hunt qui s'est exprimé dans un très bon français !
Je lirai certainement son livre qui est dans ma LAL depuis l'année dernière...

 

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Avant de repartir, je fais un petit tour du Salon du Livre
pour une récolte de quelques marque-pages,
un arrêt pour discuter sur le stand de la Librairie du Québec 
et y faire l'achat d'un livre : La vie comme une image - Jocelyne Saucier

J'ai passé une très bonne après-midi, dépaysante et enrichissante...

Catalogue du Festival America 2016

Programme Festival America 2016

Videos du Festival America 2016

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08 septembre 2016

Dent d'ours - tome 4 - Amerika bomber - Yann et Henriet

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Dupuis - mai 2016 - 48 pages

Quatrième de couverture :
Début mai 1945. Une étrange aile volante révolutionnaire survole New York et largue sur l'orgueilleuse cité une bombe qui contient une tonne d'uranium. La ville est complètement détruite et en proie aux flammes et les victimes se comptent par centaines de milliers. L'oberleutnant Werner Zweiköpfiger, espion US infiltré dans l'aviation allemande, se réveille : ce n'était qu'un cauchemar. Mais ce rêve, c'est aussi le fantasme d'Hitler et la mission du flugkapitän Hanna Reitsch, l'amie d'enfance de Werner : bombarder New York pour sauver l'honneur du IIIe Reich. Alors que les Alliés sont persuadés que la guerre est finie et ont pour seule obsession de récupérer Werner Von Braün, l'inventeur des fusées V1 et V2, et un maximum de savants allemands avant les Russes, Hanna, elle, n'a pas renoncé à mener à bien l'ultime mission du Führer.

Auteurs : Yann Lepennetier, dit Balac ou Yann, est un auteur de BD. 
Après ses débuts dans la publicité et l’architecture, ce Marseillais s’est lancé dans la bande dessinée en 1974 en dessinant pour Spirou à Bruxelles où il habite désormais. 
Remercié par le journal pour dessins irrévérencieux, il avait noué des liens forts de franche camaraderie avec Conrad avec qui il a notamment réalisé les Innommables en 1980 et lancé la Tigresse blanche en 2005. 
Ses premiers scénarios l’avaient conduit dans l’univers de Franquin avec le Marsupilami en 1989 et de Gosciny avec Lucky Luke sans oublier son one-shot sur une aventure de de Spirou.
Il écrit depuis pour de nombreux dessinateurs comme Berthet (Pin Up, Yoni, les exploits de Poison Ivy), Simon Léturgie (Spoon White), Félix Meynet (les Eternels) avec ou encore Herval (Tiffany), René Hausman (Les Trois cheveux blancs, Le Prince des écureuils), Yslaire (Sambre), Joël Parnotte (Le Sang des Porphyre).
Sa production est très diversifiée, avec des séries humoristiques, voire la reprise de classique (Le Marsupilami, avec Batem, Lucky Luke, avec Morris, Kid Lucky avec Conrad (sous le pseudonyme commun Pearce) et Jean Léturgie). 
Sa série Narvalo dessinée par Erik Juszezak devrait voit son épilogue en 2008 avec un second tome en plus de 54 planches. Le Sang des Porphyres est prévu en 4 albums dont 2 sont parus. Son actualité est par nature riche. En 2008 il a sorti le 2ème tome de Tiffany et le 3ème des exploits de Poison Ivy.

Né le 15 février 1973, Alain Henriet nourrit dès son plus jeune âge ses appétits bédéphiles dans les Stranges qu'il achetait en occasion sur les marchés, mais également dans Mickey Magazine, puis dans diverses séries de chez Dupuis. Il s'inscrit à l'académie des beaux-arts de Liège. Ses premières publications arriveront à cette époque, il participera à l'aventure du magazine ''Brazil'' dans les trois numéros existants. 
À la même époque, toujours à l'académie de Liège, Alain gagne un concours de BD organisé par le journal de Spirou (deux planches publiées dans le numéro 3044), il se retrouve à jongler dans sa dernière année d’études entre la rédaction du journal (où il était en stage) et l'école. De là naîtront ses premières planches dans le journal de Spirou. 
En 1998, Alain est engagé à la rédaction de Spirou magazine comme correcteur et maquettiste. Il y travaille toujours, mais uniquement le mardi. C'est lors d'un festival qu'il rencontre Olivier Vatine. Celui-ci préfère la première version d'Une pizza à l'oeil à leur projet de S.F. Le soir même, ils décident de relancer la machine du tueur aux péripéties humoristiques. De là suivra la trilogie "John Doe "aux éditions Delcourt. La série finie, les protagonistes décident de prendre chacun leur envol. 
À cette même époque, Olivier Vatine cherchait un dessinateur pour la série "Golden Cup". Fort de leur collaboration sur John Doe, celui-ci propose la série à Alain. De là suivra la collaboration avec le scénariste Daniel Pecqueur et, par la suite, la rencontre avec Manchu (grand spécialiste de science fiction) pour les designs très réalistes des véhicules. 
Alain signera également avec les éditions Dupuis pour un album : "Pandora Box".
Aujourd'hui, il collabore avec Yann pour la série" Dent d'Ours" aux éditions Dupuis.

Mon avis : (lu en août 2016)
Je pensais cette série terminée, mais j'ai eu la surprise de découvrir qu'après les 3 premiers épisodes qui racontaient les parcours de 3 enfants originaires de Silésie qui étaient devenus pilotes des armées allemande et américaine, ce nouvel épisode était le premier d'un nouveau cycle. La fin de la guerre est proche et Hanna et Werner se sont retrouvés. Ils ont chacun des objectifs contraires... Hanna, fidèle au führer, se prépare à piloter la nouvelle aile volante destinée à bombarder New-York. Et Werner a pour mission de tuer Hannah pour éviter la mort de milliers de personnes... En parallèle, les Alliés et les Russes font le course pour récupérer les scientifiques allemands pour leur propre camp...
Même si j'ai moins aimé cet épisode qui donne à cette histoire une tournure plus science fiction, cette bd est toujours aussi efficace et le coup de crayon est toujours aussi réussi. La fin de l'épisode nous laisse en plein suspens et donc nous encourage à lire la suite...

Extrait :

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Déjà lu de la même série :

92014366 Dent d'ours - tome 1 : Max  9782800160078_1_75 Dent d'ours - tome 2 : Hannah

105621445 Dent d'ours - tome 3 : Werner

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06 septembre 2016

Festival America du 8 au 11 septembre 2016 à Vincennes (94)

Affiche-2016

La huitième édition du festival AMERICA célébrera la littérature des États-Unis
dans sa richesse et sa diversité.
50 écrivains de fiction, autant que d’États composant ce pays, se retrouveront à Vincennes
pour quatre jours de tables rondes et de débats à la rencontre des lecteurs français. 

Le site

Le Programme

 

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05 septembre 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [272]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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Le théorème des Katherine - John Green 
La suture - Sophie Daull

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

L'élégance des veuves - (partenariat Audiolib)
Sortie de classes - Laurent Torres (partenariat Albin Michel)

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Au bout du chemin - Patricia Hespel
Asa Larsson - Tant que dure ta colère (partenariat Albin Michel)
Les Derniers Jours de Rabbit Hayes - Anna Mc Partlin 
Jeux de vilainsIben Mondrup (partenariat Denoël)
Frères d'exil - Kochka (partenariat Flammarion jeunesse)

Bonnes lectures et bonne semaine.

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04 septembre 2016

La suture - Sophie Daull

Lu en partenariat avec les éditions Philippe Rey

la suture Philippe Rey - août 2016 - 208 pages

Quatrième de couverture : 
Alors qu’elle vient de perdre Camille, sa fille de seize ans, Sophie Daull se penche sur le passé de sa mère, Nicole, une femme mystérieuse, disparue elle aussi, il y a trente ans. Munie de maigres indices – quelques lettres et photos tenant dans une boîte à chaussures –, elle entreprend de déchiffrer les lieux et paysages où Nicole a vécu, les visages qu’elle a connus, et tente de reconstituer ainsi une existence troublante.
À larges aiguillées joyeuses, poétiques ou bancales, l’auteure va coudre passé et présent, fiction et réalité, grand-mère et petite-fille, dans ce roman en forme d’enquête généalogique, qui vagabonde dans la France de l’après-guerre jusqu’aux années 80.
Se dessine ainsi la figure de Nicole, dont la frêle beauté et la timidité intriguent, porteuse d’une énigme qu’elle semble elle-même ignorer, chahutée depuis l’enfance par les rudesses d’une vie sans ménagement. Nicole, que le lecteur débusquera avec émotion derrière ses larges lunettes et la fumée de ses Gitanes…

Auteur : Sophie Daull est née dans l'est de la France. Comédienne, elle vit à Montreuil et travaille partout. Camille, mon envolée est son premier roman.

Mon avis : (lu en août 2016)
J'avais été bouleversée par le premier livre de Sophie Daull, j'étais donc curieuse de découvrir son deuxième livre. Après la perte brutale de Camille, sa fille, l'auteur se tourne vers le passé de sa mère, Nicole, décédée également trop tôt. L'auteur a en sa possession peu d'indices : quelques photos, des lettres, des bulletins de salaire... Elle va donc enquêter et partir sur les traces de sa mère à Coulommier, Le Blanc (Indre), Contrexéville et Belfort...
J'ai apprécié cette lecture, cette quête d'une fille qui cherche à mieux connaître sa mère. J'ai pensé au livre
Les gens dans l'enveloppe - Isabelle Monnin que j'avais découvert l'année dernière, mais ici l'auteur est plus impliquée dans l'histoire puisqu'elle enquête sur ses origines. Ce livre est l'occasion de faire revivre sa mère dans son souvenir. Régulièrement, Sophie Daull évoque Camille, la petite-fille qui n'a jamais connu sa grand-mère... Sophie Daull lui confie ses pensées, ses interrogations dans sa quête.
Une écriture agréable et une quête émouvante.

Merci Arnaud et les éditions Philippe Rey pour ce livre plein de sensibilité.

Extrait : (début du livre)
Ma mère avait 26 ans quand je suis née, 45 quand elle est morte, moi 19.
Elle n'a donc jamais connu ma fille, qui est née quand elle en aurait eu 58, j'en avais 32.
Ma fille est morte à 16 ans, quand j'en avais 48, ma mère en aurait eu 74.
Si l'on considère que ces deux disparitions furent, selon la formule consacrée, brutales, qu'elle est la probabilité que ces deux mortes bavardent au ciel ?
Voltigeante arithmétique.
On dirait un énoncé de problème de maths, avec des trains qui déraillent et des robinets qui fuient. Sauf que là, ce sont des vies qui fuient et des destins qui déraillent.

De cette mathématique du fracas et de la perte, je vais poser une équation à deux inconnues : le passé de ma mère, le futur de ma fille. Brouillons éternels. Clairement, ces deux inconnues le resteront pour toujours.

Je vais reprendre le fil générationnel que la mort a trouvé marrant de couper entre ses dents, telle une couturière capricieuse et impatiente, et je vais raccommoder les trous, faufiler des pièces aux coudes et genoux de ce grand squelette prématurément décharné. Je vais les coudre ensemble.

Déjà lu du même auteur : 
105626639 Camille, mon envolée 

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02 septembre 2016

Le théorème des Katherine - John Green

le théorème des Kterine le théorème des Katherine

Nathan - mai 2012 - 281 pages

Nathan - janvier 2015 - 256 pages

traduit de l'anglais par Catherine Gibert

Titre original : An abundance of Katherines, 2006

Quatrième de couverture : 
Dix-neuf fois Colin est tombé amoureux. 
Dix-neuf fois la fille s'appelait Katherine. 
Pas Katie, ni Kat, ni Kittie, ni Cathy, et surtout pas Catherine, mais KATHERINE. 
Et dix-neuf fois, il s'est fait larguer.

Auteur : John Green est né en 1977. Il vit avec sa femme et son fils à Indianapolis, la capitale de l'Etat de l'Indiana, aux Etats-Unis. Il a reçu de nombreux prix pour ses romans, dont le Michael L Printz Award, prestigieux prix américain, pour son premier roman Qui es-tu Alaska ? John Green et son frère, Hank, sont les auteurs de Vlogbrothers, un des projets de vidéos en ligne les plus connus au monde.

Mon avis : (lu en juillet 2016)
J'ai un avis mitigé sur ce livre que j'ai emprunté à la bibliothèque pour les vacances... C'est un roman léger, divertissant, un peu décalé mais par moment, j'y ai trouvé de vraies longueurs...
N'arrivant à se remettre de sa dernière rupture, Colin Singleton décide de partir avec son ami Hassan pour un "road trip" en voiture. 
Colin est un jeune homme surdoué, mais manquant de confiance en lui, il enregistre des quantités d'informations, il fait à tout moment des anagrammes. Il vient de subir sa 19ème rupture, et toutes ses petites amies se sont toujours prénommées Katherine. Il est en train d'essayer de concevoir un théorème pour calculer à l'avance la durée d'une relation avec une fille.
Hassan est l'opposé de Colin, c'est un jeune musulman, aimant blaguer, il n'a aucun projet d'avenir, en particulier d'études... Il a toujours le sourire et de la bonne humeur.
Ils vont arriver à Gutshot une petite ville du Tennessee. Ils vont faire la connaissance de Lindsey et sa famille. Le trio Colin, Lindsey et Hassan vont s'ouvrir à de nouvelles expériences pour grandir et faire évoluer leur vie.
Les personnages sont vraiment attachants, mais les longueurs de certains passages m'ont fait moins aimer ce livre de John Green que les premiers déjà lus.

Extrait : (début du livre)
Le lendemain du jour où Colin Singleton, illustre enfant surdoué, fut reçu au bac et largué par sa dix-neuvième Katherine, il prit un bain. Colin avait toujours eu une préférence pour les bains, il avait pour principe dans la vie de ne rien faire debout qu'il ne puisse faire allongé. Dès que l'eau fut chaude, il enjamba la baignoire et s'assit, observant d'un air étrangement absent son corps s'immerger. L'eau gagnait peu à peu ses jambes, qu'il avait croisées et pliées. Il reconnaissait sans peine, bien que du bout des lèvres, être trop grand, trop corpulent, pour cette baignoire - il avait tout de l'adulte jouant au bébé.
Tandis que l'eau commençait à mouiller son ventre creux mais dénué de muscles, il songea à Archimède. À quatre ans, Colin avait lu un livre sur le philosophe grec qui, en s'asseyant dans sa baignoire, avait découvert comment mesurer le volume d'un corps au déplacement de l'eau. À cette occasion, Archimède avait paraît-il crié «Eurêka !»1 avant de courir, nu, à travers les rues. D'après le livre, nombre de découvertes majeures sont accompagnées d'une «minute Eurêka». Déjà, à l'époque, Colin désirait ardemment faire des découvertes majeures, il s'en était donc ouvert à sa mère lorsque celle-ci était rentrée à la maison ce soir-là.
- Dis, maman, tu crois qu'un jour, j'aurai ma minute Eurêka ?
- Oh, mon trésor, avait-elle dit en lui prenant la main. Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Je veux ma minute Eurêka, avait-il répondu sur le ton qu'aurait emprunté un autre gamin pour exprimer une envie folle de Tortue Ninja.
Elle avait appuyé le dos de sa main contre la joue de Colin et lui avait souri, son visage très près du sien. Il avait senti l'odeur de son fond de teint et son haleine de café.
- Bien sûr, Colin, mon bébé. Bien sûr que tu l'auras. Mais les mères mentent. Ça fait partie de leur boulot.

Déjà lu du même auteur :

Nos__toiles_contraires Nos étoiles contraires will&will Will & Will

CVT_Qui-es-tu-Alaska-_5671 Qui es-tu Alaska ? 

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29 août 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [271]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

de terre et de mer 112115556 112154307

De terre et de mer - Sophie Van der Linden
Agatha Raisin enquête : Remède de cheval - M.C. Beaton
Un peu plus loin sur la droite - Fred Vargas

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Charlotte Isabel Hansen - Tore Renberg
Un recteur de l'île de Sein - Henri Queffelec
La suture - Sophie Daull (partenariat Philippe Rey)
L'élégance des veuves - (partenariat Audiolib)

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Au bout du chemin - Patricia Hespel
Asa Larsson - Tant que dure ta colère (partenariat Albin Michel)
Sortie de classes - Laurent Torres (partenariat Albin Michel)
Les Derniers Jours de Rabbit Hayes - Anna Mc Partlin 

Bonnes lectures et bonne semaine.

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28 août 2016

Un peu plus loin sur la droite - Fred Vargas

Lu en partenariat avec Audiolib

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Audiolib - juin 2016 - 7h32 - Lu par Philippe Allard

Viviane Hamy - mars 1996 - 255 pages

J'ai Lu - octobre 2005 - 256 pages

Quatrième de couverture :
Embusqué sur le banc 102, celui de la Contrescarpe, Kehlweiler, « l’Allemand », avise une drôle de « bricole » blanchâtre égarée sur une grille d’arbre. 
Ce petit bout d’os humain – car il s’agit de cela – l’obsède jusqu’à ce qu’il abandonne ses filatures parisiennes pour rallier Port-Nicolas, un village perdu au bout de la Bretagne.
Et l’attente commence dans la salle enfumée du vieux Café de la Halle. Il écoute, il surveille, de bière en bière, de visage en visage… Et, sans trêve, par les routes humides et les grèves désertes, il fait courir son assistant, Marc Vandoosler, le médiéviste rencontré dans Debout les morts.
Qui tue ?

 

Auteur : Fred Vargas est née en 1957. Médiéviste et titulaire d’un doctorat d’Histoire, elle est chercheur en Histoire et Archéologie au CNRS. La quasi-totalité de son œuvre – les « rompols » comme elle appelle ses textes policiers – est publiée aux Éditions Viviane Hamy. Primés à plusieurs reprises, adaptés au cinéma – Pars vite et reviens tard – et à la télévision, traduits dans plus de 40 langues, ses livres sont des best-sellers en France comme en Allemagne et en Italie.

Lecteur : Né à Bruxelles en 1968, Philippe Allard est comédien, improvisateur et musicien, mais également acteur de doublage (films, documentaires et séries) depuis 1995 : il a entre autres prêté sa voix à la version française de House of Lies (Don Cheadle). Il a déjà enregistré pour Audiolib, entre autres, Le vol des CigognesUne Vérité si délicateTrois mille chevaux vapeur et Ceux qui vont mourir te saluent.

Mon avis : (écouté en août 2016)
Cette relecture en mode audio de ce livre de Fred Vargas m'a beaucoup plu. J'en gardais quelques souvenirs mais je l'ai redécouvert avec grand plaisir. Le héros de ce polar n'est pas comme d'habitude Adamsberg mais 
Louis-Ludwig Kehlweiler, ancien du ministère de l'intérieur, accompagné accompagné de Bufo, son fidèle crapaud... C'est un ami d'Adamsberg qui possède un réseau national d'indicateurs, tout commence avec la découverte d'un petit os humain dans une crotte de chien sur une grille d'arbre à côté du banc 102... Une découverte insignifiante, mais qui obsède Kehlweiler. Comment cet os est arrivé là ? A qui appartient cet os ? Avec l'aide de Marc (spécialiste du Moyen-Age) et Mathias (le préhistorien) déjà rencontrés dans "Debout les morts", l'enquête va mener Louis-Ludwig Kehlweiler entre Paris et la Bretagne...
Les nombreux personnages rencontrés sont hauts en couleurs, l'histoire est prenante et l'intrigue pleines de surprises et de rebondissements. J'ai passé de très bons moments en écoutant cette histoire captivante lu avec beaucoup de talent.

Merci Audrey et Audiolib pour cette relecture très plaisante.

Extrait : (début du livre)
- Et qu'est-ce que tu fous dans le quartier ?

La vieille Marthe aimait discuter le coup. Ce soir, elle n'avait pas eu son compte et elle s'était acharnée sur un mot croisé, au comptoir, avec le patron. Le patron était un brave type mais exaspérant pour les mots croisés.
Il répondait à côté, il ne respectait pas la consigne, il ne s'adaptait pas à la grille. Pourtant il aurait pu servir, il était calé en géographie, ce qui était curieux parce qu'il n'avait jamais quitté Paris, pas plus que Marthe. Coule en Russie en deux lettres verticales, le patron avait proposé "Ienisseï ".
Enfin, c'était mieux que de ne pas parler du tout. Louis Kehlweiler était entré au café vers onze heures. Ça faisait deux mois que Marthe ne l'avait pas vu et il lui avait manqué, en fait. Kehlweiler avait mis une pièce dans le flipper et Marthe regardait les trajets de la grosse boule. Ce jeu de dingue, avec un espace fait exprès pour paumer la boule, avec une pente à remonter au prix d'incessants efforts, et que, sitôt atteinte, on redévalait aussi sec pour se perdre dans l'espace fait exprès, l'avait toujours contrariée. Il lui semblait que cette machine n'avait de cesse, au fond, de donner des leçons de morale, une morale austère, injuste et déprimante. Et si, par emportement légitime, on lui foutait un coup de poing, elle tiltait et on était puni. Et il fallait payer pour ça en plus. On avait bien tenté de lui expliquer que c'était un instrument de plaisir, rien à faire, ça lui rappelait son catéchisme.
- Hein? Qu'est-ce que tu fous dans le quartier ?
- Je suis passé voir, dit Louis. Vincent a remarqué des trucs.
- Des trucs qui valent le coup ?
Louis s'interrompit, il y avait urgence, la boule du flipper filait droit vers le néant. Il la rattrapa d'une fourchette et elle repartit crépiter vers les hauteurs, mollement.
- Tu joues mou, dit Marthe.
- J'ai vu, mais tu parles tout le temps.
- Faut bien. Quand tu fais ton catéchisme, t'entends pas ce qu'on te dit. Tu ne m'as pas répondu. Ça vaut le coup ?
- Ça peut. Faut voir.
- C'est du quoi? Politique, crapuleux, indéterminé ?
- Ne braille pas comme ça, Marthe. Ça te fera des ennuis un jour. Disons que ce serait de l'ultraréac qui se trouve là où on ne l'attendrait pas. Ça m'intrigue.
- Du bon ?
- Oui, Marthe. Du vrai, appellation nationale contrôlée, mis en bouteille au château. Faudrait vérifier, bien sûr.
- Ça se Passe où ? C'est à quel banc ?
- Au banc 102.
Louis sourit et lança une boule. Marthe réfléchit. Elle s'embrouillait, elle perdait la main. Elle confondait le banc 102 avec les bancs 107 et 98. Louis avait trouvé plus simple d'attribuer des numéros aux bancs publics de Paris qui lui servaient d'observatoires. Les bancs intéressants, cela va de soi. C'est vrai que c'était plus commode que de détailler leur situation topographique précise, d'autant que la situation des bancs est généralement confuse. Mais en vingt ans, il y avait eu des changements, des bancs mis à la retraite, et des nouveaux dont il fallait s'occuper. On avait dû numéroter des arbres aussi, quand les bancs manquaient dans des emplacements clefs de la capitale. Il y avait aussi les bancs de passage, pour les petites histoires. À force, on en était au n°137, parce qu'on ne réutilisait jamais un ancien numéro, et ça se mélangeait dans sa tête. Mais Louis interdisait qu'on ait des aide-mémoire.
- Le 102, c'est celui avec le fleuriste derrière? demanda Marthe en fronçant les sourcils.
- Non, ça c'est le 107.
- Merde, dit Marthe. Paye-moi un coup au moins.
- Prends ce que tu veux au bar. Il me reste trois boules à jouer. 
Marthe, elle n'était plus aussi performante. À soixante-dix ans, elle ne pouvait plus rôder comme avant dans la ville, entre deux clients. Et puis elle confondait les bancs. Mais enfin, c'était Marthe. Elle n'apportait plus beaucoup de renseignements mais elle avait d'excellentes intuitions. Son dernier tuyau remontait bien à dix ans. Ça avait foutu une merde salutaire, ce qui était l'essentiel.
- Tu bois trop, ma vieille, dit Louis en tirant le ressort du flipper.
- Surveille ta boule, Ludwig.
Marthe l'appelait Ludwig, et d'autres l'appelaient Louis. Chacun faisait son choix, il avait l'habitude. Ça faisait cinquante ans maintenant que les gens balançaient d'un prénom à l'autre. Il y en avait même qui l'appelaient Louis-Ludwig. Il trouvait ça idiot, personne ne s'appelle Louis-Louis.
- T'as amené Bufo ? demanda Marthe en revenant avec un verre.

 

Déjà lu du même auteur :

Ceux_qui_vont_mourir_te_saluent Ceux qui vont mourir te saluent l_homme_aux_cercles_bleus L'Homme aux cercles bleus

Debout_les_mort Debout les morts Un_peu_plus_loin_sur_la_droite Un peu plus loin sur la droite

sans_feu_ni_lieu Sans feu ni lieu l_homme___l_envers L'Homme à l'envers

Pars_vite_et_reviens_tard Pars vite et reviens tard sous_les_vents_de_neptune  Sous les vents de Neptune

Dans_les_bois__ternels Dans les bois éternels un_lieu_incertain Un lieu incertain

les_quatre_fleuves Les Quatre fleuves (BD) vargas L'Armée furieuse 

temps glacières Temps glacières 

En audio 

94114487 L'homme aux cercles bleus 

pars et reviens tard_CDlivraphone Pars vite et reviens tard

 

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26 août 2016

Je veux de la fraîcheur !

1-P1120346

J'y étais la semaine dernière...

La reprise du travail avec des températures aussi fortes, c'est pas humain...
Ce matin (6h45), il faisait 30°C dans mon bureau...
Dehors il fait déjà 24°C, toutes les fenêtres sont ouvertes mais la température met du temps à baisser
(à peine 3°C en une heure)

J'ai mis cette photo comme fond d'écran pour tenter de rafraîchir ma journée !

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