13 juin 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [264]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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La Déesse des petites victoires - Yannick Grannec

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Le dompteur de lions - Camilla Läckberg
Le jour où Anita envoya tout balader - Katarina Bivald (partenariat Denoël)

Que lirai-je la semaine prochaine ?

L'épine du passé - Candice Renoir
Agathe Raisin enquête : La quiche finale (partenariat Albin Michel)
Agathe Raisin enquête : Remède de cheval (partenariat Albin Michel)
La fête est finie - Olivier Maulin (partenariat Denoël)
Dans les prairies étoilées - Marie-Sabine Roger

Bonne semaine et bonnes lectures !

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12 juin 2016

La Déesse des petites victoires - Yannick Grannec

Lu en partenariat avec Babelio et les éditions Le Livre Qui Parle

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la déesse audio

Le Livre Qui Parle - août 2015 - 11h02 - Lu par Flora Brunier

Editions Anne Carrière - août 2012 - 468 pages

Prix des libraires 2013

Anna Roth, jeune documentaliste à Princeton, a une mission : rencontrer Adèle, la veuve de Kurt Gödel, l’un des plus grands mathématiciens du XXe siècle, afin de récupérer les documents laissés par le grand mathématicien. Par petites touches, Adèle dévoile peu à peu l’histoire d’amour improbable, l’horreur nazie, le génie et les folies de son mari Kurt Gödel. Adèle, petite danseuse de cabaret sans culture, sans éducation, vivait tous les jours aux côtés de cet homme hermétique et froid, dans un monde d’universitaires, un cercle d’amis tous férus de sciences, dont le plus célèbre était Albert Einstein ! Yannick Grannec nous raconte une histoire fascinante, sait rendre la force de cet amour absolu pour un surdoué et mène également une réflexion sur le génie, la connaissance et la folie.

Auteur :  Yannick Grannec est designer industriel de formation, graphiste de métier et passionnée de mathématiques. La Déesse des petites victoires est son premier roman.

Lecteur : Après une maîtrise d’anglais-allemand et un premier prix d’art dramatique, Flora Brunier intègre l’École Nationale Supérieure d’Art Dramatique de Saint-Étienne. Elle travaille ensuite à la Comédie-Française sous la direction de Jean-Claude Berutti, au Théâtre de la Ville avec Nadia Xerri-L, puis sous la direction de Jérôme Wacquiez, Gilles Bouillon, Hugues Chabalier et Morgane Gauvin, sur des auteurs aussi bien classiques (Molière, Shakespeare) que contemporains (Crimp, Vinaver).
Elle enregistre régulièrement des pièces radiophoniques pour France Culture et France Inter, et prête sa voix et sa plume à l’émission « Karambolage » sur Arte. Elle est également traductrice de l’anglais et de l’allemand vers le français.

Mon avis : (écouté en juin 2016)
Je gardais un très bon souvenir de ce roman découvert lors de mon expérience de jury du Grand Prix Elle 2013. Ce livre n'avait pas fait parti de la sélection finale, le jury du mois lui avait préféré "Certaines n’avaient jamais vu la mer - Julie Otsuka"... J'étais donc curieuse de la relire sous forme audio.

J'ai retrouvé le même plaisir que lors de ma première lecture.
C'est la rencontre entre Anna Roth, une jeune documentaliste, et Adèle, la veuve du mathématicien Kurt Gödel. Anna a pour mission de récupérer les archives de Kurt Gödel auprès de sa veuve, Adèle est une vieille dame impotente qui sait qu'elle va bientôt mourir. 
Le lecteur suit en parallèle les rencontres entre Anna et Adèle et le récit de la vie d'Adèle depuis 1928 à Vienne lorsqu'elle remarque pour la première fois Kurt jusqu'à 1978 et la mort de son mari.
La vie de Kurt Gödel est passionnante, c'est une traversée historique du XXème siècle : la crise, la montée du nazisme en Europe, l'exil les scientifiques, l'installation en Amérique, à Princeton, où Adèle et Kurt Gödel croiseront de nombreux intellectuels comme Einstein, Oppenheimer, Pauli, von Neumann, puis la montée du McCarthysme... Le couple Adèle et Kurt est également fascinant, elle s'est sacrifiée pour son mari dont le génie était proportionnel à sa folie...
Les rencontres entre Anna et Adèle sont atendrissantes, toutes deux vont apprendre à se connaître et l'une et l'autre vont évoluer.

Merci Babelio et les éditions Le Livre Qui Parle pour cette belle redécouverte.

Extrait : (début du livre)
Octobre 1980. 
Maison de retraite « Pin Run », Doleystown, USA

À l'exacte frontière du couloir et de la chambre, Anna attendait que l'infirmière plaide sa cause. La jeune femme se concentrait sur chaque bruit, tentant de museler son angoisse : conversations effilochées ; éclats de voix ; murmure des télévisions ; chuintement des portes qui s'ouvrent sans cesse ; claquements des chariots métalliques.
Son dos protestait, mais elle hésitait encore à poser son sac. Elle avança d'un pas pour se placer au centre du carreau de linoléum marquant le seuil de la chambre. Elle s'obligea à fixer la vieille dame qui ne faisait pas moins d'efforts pour lisser consciencieusement la bordure de son drap. Son regard remonta jusqu'aux bras adipeux. La visiteuse ne pouvait détacher les yeux de cette main constellée de taches. Elle toucha la fiche cartonnée rangée dans sa poche. Elle y avait rédigé un argumentaire solide en capitales bien lisibles.
La soignante caressa les doigts de sa patiente, ajusta son bonnet et cala ses oreillers.
- Madame Gödel, vous avez trop peu de visites pour vous permettre d'en refuser. Recevez-la. Faites-la tourner en bourrique. Ça vous donnera un peu d'exercice !
En sortant, l'infirmière offrit un sourire compatissant à Anna. Il faut savoir s'y prendre avec elle. Bonne chance, ma jolie. Elle ne l'aiderait pas davantage. La jeune femme hésita. Elle s'était pourtant préparée à cet entretien : elle exposerait les points forts de sa démonstration en prenant soin d'articuler chaque mot, avec entrain. Sous le regard peu amène de la grabataire, elle se ravisa. Elle se devait de rester neutre, de disparaître derrière la tenue passe-muraille choisie ce matin-là : jupe écossaise dans les beiges, twin-set assorti. Elle n'avait désormais qu'une seule certitude : madame Gödel n'était pas de ces vieilles dames qu'on réduit à leur prénom parce qu'elles vont bientôt mourir. Anna ne sortirait pas sa fiche.
- Je suis très honorée de vous rencontrer, madame Gödel. Je m'appelle Anna Roth.
- Roth ? Vous êtes juive ?
Anna sourit au plantureux accent viennois, refusant de se laisser intimider.
- Cela a de l'importance pour vous ?
- Aucune. J'aime apprendre d'où viennent les gens. Je voyage par procuration maintenant que...
La malade tenta de se redresser avec un rictus de douleur. Dans un élan, Anna voulut l'aider.
Un regard polaire l'en dissuada.
- Alors comme ça, vous êtes de l'Institut ? Vous êtes bien jeunette pour moisir dans cette maison de retraite pour scientifiques. Abrégez ! Nous savons toutes deux ce qui vous amène.
- Nous pouvons vous faire une proposition.
- Quelle bande d'imbéciles ! Comme si c'était une question d'argent !
Anna sentit la panique monter. Surtout, ne réponds pas. Elle osait à peine respirer malgré la nausée provoquée par les odeurs de désinfectant et de mauvais café. Elle n'avait jamais aimé ni les vieux ni les hôpitaux. Fuyant son regard, la vieille dame tortillait des cheveux invisibles sous son bonnet de laine. 
« Partez, mademoiselle. Vous n'êtes pas à votre place ici. »

 

Déjà lu du même auteur :

la_d_esse_des_petites La déesse des petites victoires

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06 juin 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [263]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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Les noces macabres - Jean-François Coatmeur 
Le gardien de nos frères - Ariane Bois

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Le dompteur de lions - Camilla Läckberg

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Le jour où Anita envoya tout balader - Katarina Bivald (partenariat Denoël)
La déesse des petites victoires - Yannick Grannec (partenariat Babelio et Le Livre Qui Parle)

Bonne semaine et bonnes lectures !

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04 juin 2016

Le gardien de nos frères - Ariane Bois

le gardien de nos frères Belfond - janvier 2016 - 385 pages

Quatrième de couverture :
Rien ne prédestinait Simon et Léna à se rencontrer. Lui appartient à la bourgeoisie juive parisienne, patriote, laïque et assimilée ; il a été maquisard et blessé au combat. Elle est issue d'un milieu de petits commerçants polonais et a réussi à survivre au Ghetto de Varsovie. 
En 1945, la guerre leur a tout pris. Chacun de leur côté, ils vont accepter une mission très particulière : rechercher des enfants juifs cachés par leurs parents dans des familles, des orphelinats ou des couvents, quand il s'avère que ceux-ci ne rentreront pas des camps. Simon parce que son petit frère Elie a disparu dans des conditions mystérieuses ; Léna car elle espère ainsi redonner du sens à sa vie. Et cela va les entraîner bien au-delà de ce qu'ils auraient pu imaginer. 
C'est l'histoire de deux jeunes révoltés qui, dans une France exsangue, vont se reconstruire grâce à la force de l'amour. De Paris à Toulouse, d'Israël à New-York, un roman d'aventure porté par le souffle de l'Histoire. 

Auteur : Grand reporter et critique littéraire, Ariane Bois a déjà publié trois romans, Et le jour pour eux sera comme la nuit (2009), Le Monde d'Hannah (2011), et Sans oublier (2014, prix Charles-Exbrayat). Tous trois ont été salués unanimement par la critique, par quatre prix littéraires, et traduits à l'étranger. 

Mon avis : (lu en mai 2016)
Voilà un livre entre roman et essai historique qui aborde des faits peu connus de l'Après Guerre, en particulier le retour dans leur famille d'origine des enfants juifs cachés.
L'auteur a fait un très gros travail de documentation dont elle donne ses sources en fin de livre.
Simon Mandel est juif, à l'âge de 16 ans, il s'est engagé dans la Résistance. A son retour, après la Libération, il retrouve l'appartement familiale occupé, tous les meubles ont disparu… Il réussit à chasser l'occupant indélicat et à récupérer quelques objets chez des voisins pour réorganiser son quotidien. Puis il attend ceux qui vont revenir...
Mais ni ses parents, ni ses soeur et frère aînés ne reviendront. Simon n'a plus qu'une seule raison de vivre retrouver Elie, son petit frère, qui a disparu dans le Sud de la France...

Avec d'autres jeunes gens issus des EI (Eclaireurs Israelites), Simon va devenir dépisteur. Il s'agit de rechercher des enfants juifs cachés durant la Guerre dans des institutions religieuses ou des familles, pour leur permettrent de retrouver leurs familles d'origine. C'est un vrai travail de fourmi, souvent difficile, que Simon effectuera en compagnie de Lena. Cette dernière est une jeune femme qui a fui la Pologne après avoir connu le ghetto de Varsovie.
C'est un roman passionnant, instructif et qui fait réfléchir. Une très belle découverte.

Extrait :

Déjà lu du même auteur : 

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02 juin 2016

Les pieds dans l'eau...

Pour mon village (en Seine et Marne), c'est du jamais vu...

echelle_crue_01062016_18h
Hier soir, le quai du Loing

Moret_02062016_echelle crue_10h

Ce matin, la cote de la crue de 1910 est presque atteinte...

 

moret_01062016_18h15
(1/06/2016 - 19h) : La bandole est normalement sur une petite île... 
Ironie du sort, elle annonce la Fête Nationale de l'Eau et de la Pêche pour dimanche prochain...

 

moret_02062016_6h
(2/06/2016 - 6h) : Ce matin, cette place est normalement un parking et des espaces verts
Le Loing coule normalement au fond de la photo, les cygnes explorent de nouveaux plans d'eau...

 

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01 juin 2016

Les noces macabres - Jean-François Coatmeur

Lu en partenariat avec Albin Michel

Les-noces-macabres-Jean-Francois-COATMEUR Albin Michel - mai 2016 - 224 pages

Quatrième de couverture :
Tout commence par un coup de fil. Une voix métallique qui menace tour à tour le père Gildas, cloîtré dans son abbaye de Kerascouët, le maire d’une petite ville de Bretagne, effrayé au point de renoncer à un mandat de député, et un médecin du Perche, qui prend la fuite.

Trois notables aux vies transparentes, qui avaient fait leurs études de médecine ensemble. Avec le chirurgien Alain Vénoret, revenu à Brest après de nombreuses années d’absence, ils formaient un joyeux quatuor : « la petite bande ». Pourquoi se sont-ils séparés brusquement ? Que leur a chuchoté cette mystérieuse voix pour les troubler à ce point ? Et pourquoi Alain a-t-il été épargné ?
Jean-François Coatmeur distille, avec une savante maîtrise, une sombre histoire dont on ne sort pas indemne.

Auteur : Grand prix de littérature policière, prix du suspense et grand prix des écrivains de l'Ouest, Jean-François Coatmeur est considéré comme un auteur classique du suspense français. La Bretagne, où il vit depuis toujours et qu'il connaît bien, sert de toile de fond à la plupart de ses romans. Nombre de ses œuvres ont été adaptées au cinéma et à la télévision.

Mon avis : (lu en mai 2016)
Brest 1987, une petite fête trop arrosée tourne mal. Une jeune fille passe par la fenêtre, elle en réchappe mais elle est marquée à vie.
Bien des années plus tard, Chris découvre cette histoire dans une lettre que sa mère lui a laissé avant de mourir. Elle donne également les noms des coupables qui n'ont jamais été punis... Chris va mettre entre parenthèse sa vie "d'avant" (abandonner son travail et son petit ami) pour venger sa mère...
C'est le premier livre que je lisais de cet auteur breton. Et mon ressenti est mitigé, d'abord la Bretagne, elle n'est pas si présente que cela dans ce roman, le drame du passé se déroule bien à Brest et la conclusion de l'histoire également...

La lecture est facile et l'intrigue est plutôt bien construite mais je n'ai pas été captivé par cette histoire assez classique et parfois brouillonne.

Merci Aurore et les éditions Albin Michel pour cette découverte.

 

Extrait :
17 septembre 1987, Brest

Clovis Lestafou commençait à en avoir ras la casquette de leur boucan à l’étage supérieur. Il repoussa d’une tape rageuse l’un des battants de la croisée, grande ouverte sur la tiédeur de cet après-midi de mi-septembre, prit à témoin sa femme qui, assise devant la table gigogne du séjour, demi-lunes au bout du nez, continuait, imperturbable, à pousser le crochet entre les mailles de son napperon.
– Non mais t’entends, Céleste ?
Elle hocha la tête.
– Cette question ! Faudrait sinon que je file en urgence chez un spécialiste ! Bon, ajouta-t-elle, conciliante, c’est de leur âge.
– Pas une raison pour emmerder le monde, fulmina-t-il. J’ai été jeune moi aussi, et jamais, au grand jamais…
Elle sourit, effleurée par une pensée impertinente – « Jeune, lui ? » – qu’elle se garda d’extérioriser.
Clovis tournait dans la pièce comme un tigre en cage.
– Y a quand même des limites, fit-il, les règlements de copropriété stipulent…
– Il n’est que 17 h 20, remarqua-t-elle sans hausser le ton. 
– Sauf que ça fait pas loin de trois heures qu’ils nous cassent les burettes avec leurs rengaines à la con ! Et ça n’a pas l’air près de s’arranger ! Mais putain, qu’est-ce qu’ils foutent, nom de Dieu ?
– Ils guinchent, dit-elle, un brin d’envie dans la voix.
Jusque-là, le magma sonore s’apparentait peu ou prou à de la musique, classiques de salles de garde hurlés à pleins poumons et repris en boucle, ou chansons à la mode diffusées par un appareil poussé à fond. Voici qu’à présent le chahut s’atténuait, se civilisait. Et que s’imposait le rythme d’un air très lent, soutenu par le halètement sourd des basses. Le vieux parquet de châtaignier au-dessus de leurs têtes craquetait de toutes parts. Oui, ils devaient danser.
Ce qui rendait Clovis perplexe. Bon Dieu, lui aussi il avait eu sa période « gambille », à dix-huit ans, les sorties en boîte, les nanas qu’on emballait le samedi soir au Vauban, à La Guinguette, au Petit Jardin.
Mais aujourd’hui le compte n’y était pas, quatre mecs pour une fille, comment ils se débrouillaient, là-haut ?
La trêve ne dura guère et le fichu charivari repartit ; les voix désormais avaient pris le dessus, bribes de conversations hachées de rires gras, tirades péremptoires d’hommes avinés crachant des paroles qu’ils ne comprenaient pas, et de temps à autre, étonnante intrusion dans ce grossier univers de mâles, une frêle voix de femme. Et Clovis se prenait à la plaindre, la pauvre petite, qu’est-ce qu’elle fichait parmi ces brutes ?
Elle était la seule qu’il connût un peu, parce que depuis un an elle occupait en location le logement situé au-dessus. Elle s’appelait Anne-Sophie Marion, c’était le nom annoncé sur sa boîte aux lettres au rez-de-chaussée, sur un carton anti-pub de l’Union fédérale des consommateurs, mais elle lui avait confié qu’elle était plus habituée au diminutif « Nanou ». Elle était étudiante en médecine. Une fille sérieuse, bûcheuse, qui ne sortait guère en dehors de ses cours et ne recevait pas, à part Alain, un camarade d’études, qu’elle lui avait présenté un jour comme un très bon copain, sans qu’il lui fût possible de déterminer le degré d’intimité auquel, en l’état des mœurs actuelles, renvoyait l’appellation.
Avec cela, très gentille, prévenante, d’humeur égale. Clovis avait noté avec intérêt qu’elle recevait régulièrement le journal Rouge, mais rien dans son parler, très mesuré, ne dénotait un engagement partisan.

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30 mai 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [262]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu ces deux dernières semaines ? 

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Snjór - Ragnar Jónasson 
À l'orée du verger - Tracy Chevalier

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Les noces macabres - Jean-François Coatmeur
Le gardien de nos frères - Ariane Bois
Boussole - Mathias Enard (Prix Audiolib 2016)

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Le dompteur de lions - Camilla Läckberg
Le jour où Anita envoya tout balader - Katarina Bivald (partenariat Denoël)
La déesse des petites victoires - Yannick Grannec (partenariat Babelio et Le Livre Qui Parle)

Bonne semaine et bonnes lectures !

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29 mai 2016

Snjór - Ragnar Jónasson

Lu en partenariat avec les éditions de La Martinière

131349_couverture_Hres_0 La Martinière - mai 2016 - 350 pages

traduit de la version anglaise d’après l’islandais par Philippe Reilly

Titre original : Snjóblinda, 2010

Quatrième de couverture :
Snjór. La neige, en islandais. Celle qui tombe sans discontinuer sur la ville la plus au nord de l'Islande, Siglufjördur. Un village de pêcheurs auquel on ne peut accéder que par un tunnel étroit, creusé à même la montagne. Ari Thór, qui vient de terminer l'école de police à Reykjavik, y est envoyé pour sa première affectation. Sa fiancée refuse de le suivre dans ce trou paumé. Siglufjördur, la ville où il ne se passe rien, où personne ne ferme jamais sa porte à clef. Mais voilà : une jeune femme est retrouvée morte, à moitié nue dans la neige ; un vieil écrivain renommé fait une chute mortelle dans le théâtre local... Ari Thór se retrouve plongé au coeur d'une petite communauté où chacun tient l'autre par ses mensonges et ses secrets. Une avalanche et des tempêtes de neiges incessantes ferment temporairement l'accès du tunnel. La nuit polaire ne réserve plus une seule minute de jour... Un effroyable sentiment de claustrophobie submerge peu à peu Ari, que viennent également tourmenter des résurgences de son passé. L'étau se resserre autour du policier, aveuglé par la neige et les faux-semblants, sombrant dans sa propre noirceur. Angoissant, entêtant, Snjór est le premier roman de la série Dark Iceland.

Auteur : Ragnar Jónasson est né à Reykjavik en 1976. Ses grands-parents sont originaires de Siglufjördur, la ville où se déroule Snjór, et où a grandi son père. Grand lecteur d'Agatha Christie dès son plus jeune âge - et plus tard de P. D. James ou Peter May -, il entreprend la traduction, à 17 ans, de quatorze de ses romans en islandais. Avocat et professeur de droit à l'Université de Reykjavik, il est aussi écrivain et le cofondateur du Festival international de romans policiers " Iceland Noir ". C'est l'agent d'Henning Mankell qui a découvert Jónasson et vendu les droits de ses livres dans près de dix pays, dont les Etats-Unis et l'Angleterre.

Mon avis : (lu en mai 2016)
Snjór est le premier roman d’une série intitulée Dark Iceland. J'ai été surprise de découvrir que le livre publié en France était la traduction de la version anglaise...  Snjór signifie neige, en islandais.
Ari Thór, jeune policier, qui vient de sortir de l’école, est envoyé pour sa première affectation à Siglufjördur, la ville la plus au nord de l'Islande. Il part seul là-bas, Kristin, sa fiancée, refusant de le suivre dans un endroit aussi reculé. 

Siglufjördur est une ville où il ne se passe rien, où personne ne ferme jamais sa porte à clef. Et pourtant, en l'espace de quelques jours, un vieil écrivain renommé est retrouvé mort après une chute mortelle dans le théâtre local puis une jeune femme est retrouvée à moitié nue dans la neige, dans un état critique... Au cœur de cette petite communauté où tout ce sait et Ari Thór est considéré comme un étranger...
Siglufjördur est un personnage à part entière de ce roman, une avalanche et des tempêtes de neiges ont fermé temporairement l’accès à la ville, cette enquête est devenue un vrai huis clos...
Voilà une nouvelle série islandaise originale qui donne envie de poursuivre la découverte de ce lieu si particulier et de retrouver ses personnages ! 

Merci Arnaud et les éditions La Martinière pour roman policier envoûtant...

Extrait : (page 13)
Il n’était pas loin de minuit mais il faisait encore clair. Les jours rallongeaient. À cette époque de l’année, chaque nouvelle journée, plus lumineuse que la veille, portait en elle l’espoir de quelque chose de meilleur et, de fait, la vie d’Ari Thór Arason venait de connaître une embellie. Sa petite amie Kristín avait enfin emménagé dans son modeste appartement d’Öldugata. Ce n’était au fond qu’une simple formalité : elle y passait déjà la plupart de ses nuits sauf les veilles d’examen, quand elle préférait réviser au calme dans la maison confortable de ses parents, jusque tard dans la nuit.
Kristín sortit de la douche, une serviette autour de la taille, et entra dans la chambre.
– Bon sang, je suis crevée… Parfois je me demande ce qui m’a pris de choisir médecine. Ari Thór leva la tête de son petit bureau et se retourna.
– Tu vas être un docteur fantastique.
Elle s’allongea sur le lit, s’étira sur la couverture. Sa chevelure blonde projetait comme un halo blanc sur les draps.
On dirait un ange, songea Ari Thór. Il l’admira tandis qu’elle tendait les bras et les posait doucement sur sa poitrine.
Un ange de neige…
– Merci mon chéri. Et toi un flic brillant. Mais je continue de penser que tu aurais dû finir ton mémoire de théologie…
Elle n’avait pas pu s’empêcher de le dire.
Nul besoin qu’elle le lui rappelle. Il avait commencé par étudier la philosophie, vite abandonnée pour se consacrer à la théologie, à laquelle il renonça aussi pour finalement postuler pour l’école de police. Incapable de se fixer dans une direction, toujours en quête de ce qui pourrait convenir à son tempérament, il cherchait sans cesse cette petite dose d’excitation. Il admettait volontiers qu’il s’était tourné vers la théologie comme pour défier ce Dieu à l’existence duquel il n’avait jamais cru. Ce Dieu qui l’avait privé de tout espoir de grandir normalement lorsque, à treize ans, il avait perdu sa mère et que son père s’était évanoui sans laisser de trace. C’est seulement après avoir rencontré Kristín et résolu – deux ans plus tôt – l’énigme de la disparition de son père qu’Ari Thór connut une certaine sérénité. L’idée de l’école de police germa alors dans son esprit, avec l’intuition qu’il serait sans doute meilleur flic qu’ecclésiastique. Sa formation de policier lui permit d’acquérir une solide condition physique et une carrure sculptée par les haltères, la natation et la course à pied. Évidemment, jamais il n’aurait obtenu ce résultat en passant ses jours et ses nuits sur les commentaires des Pères de l’Église.
– Oui, je sais, répondit-il, piqué. Je n’ai pas renoncé à la théologie, je l’ai juste mise entre parenthèses.
– Tu devrais faire un effort et terminer ton travail pendant que toutes tes connaissances sont encore fraîches. Ça va être très dur de reprendre si tu t’arrêtes trop longtemps…
Elle parlait d’expérience. Elle était toujours venue à bout de tout ce qu’elle entreprenait, survolant avec aisance un examen après l’autre. Rien ne semblait capable de l’arrêter et elle venait juste de boucler la cinquième des six années de son cursus médical. Il n’était pas jaloux – simplement fier. Tôt ou tard, ils devraient s’installer à l’étranger pour qu’elle puisse suivre sa spécialisation, mais ils n’en parlaient pas.
Elle glissa un oreiller sous sa tête et regarda son ami.
– Tu ne trouves pas ça bizarre, que le bureau soit dans la chambre ? Est-ce que cet appartement ne serait pas beaucoup trop petit ? – Petit ? Non, je l’adore. Je détesterais avoir à déménager vers le centre-ville.
Elle se laissa aller en arrière, enfonçant sa tête dans l’oreiller.
– Bah, de toute façon rien ne presse…
Ari Thór se leva.
– On a tout l’espace qu’on veut ! On doit juste se tenir chaud…
Il dénoua la serviette et s’étendit doucement sur Kristín, en l’embrassant longuement et profondément. Elle lui rendit son baiser, passa les bras autour de ses épaules et l’attira contre elle.

 Challenge Voisins, Voisines
voisins voisines 2016
Islande

 

 

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27 mai 2016

À l'orée du verger - Tracy Chevalier

Lu en partenariat avec Quai Voltaire

a l'oree du verger Quai Voltaire - mai 2016 - 336 pages

traduit de l'anglais par Anouk Neuhoff

Titre original : At the Edge of the Orchard, 2016

Quatrième de couverture : 
En 1838, dans l’Ohio, la famille Goodenough s'installe sur les terres marécageuses du Black Swamp, dans l'Ohio. Chaque hiver, la fièvre vient orner d'une nouvelle croix le bout de verger qui fait péniblement vivre cette famille de cultivateurs de pommes. Tandis que James, le père, tente d'obtenir de ces terres hostiles des fruits à la saveur parfaite, la mère, Sadie, en attend plutôt de l'eau-de-vie et parle à ses enfants disparus quand elle ne tape pas sur ceux qui restent. 
Quinze ans et un drame plus tard, leur fils Robert part tenter sa chance dans l'Ouest. Il sera garçon de ferme, mineur, orpailleur, puis renouera avec la passion des arbres en prélevant des pousses de séquoias géants pour un exportateur anglais fantasque qui les expédie dans le Vieux Monde. De son côté, sa sœur Martha n'a eu qu'un rêve : traverser l'Amérique à la recherche de son frère. Elle a un lourd secret à lui faire partager... 
Tracy Chevalier nous plonge dans l’histoire des pionniers et dans celle, méconnue, des arbres, de la culture des pommiers au commerce des arbres millénaires de Californie. Mêlant personnages historiques et fictionnels, des coupe-gorge de New York au port grouillant de San Francisco, À l’orée du verger peint une fresque sombre mais profondément humaniste, et rend hommage à ces femmes et ces hommes qui ont construit les États-Unis.

Auteur : Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Spécialiste des romans historiques et des portraits de femmes, elle est l'auteur du Récital des anges (2002), de La Dame à la Licorne (2003), de La Vierge en bleu (2004), de L'Innocence (2007), de Prodigieuses créatures (2010), La dernière fugitive (2013) et de La Jeune Fille à la perle (2000) adapté au cinéma par Peter Webber en 2002, et interprété par Scarlett Johansson.

Mon avis : (lu en mai 2016)
Début du XIXe siècle, dans l’Amérique des pionniers, James et Sadie Goodenough se sont installés dans l’Ohio sur des terres peu hospitalières des marais du Black Swamp et ont plantés des pommiers. Arrivés avec dix enfants, les uns après les autres , 5 d’entre eux vont mourir à cause des fièvres d’été véhiculées par de nombreux moustiques. Le couple se déchirent autour de leurs arbres, Sadie préfère les pommiers à cidre, James ne jure que par ses reinettes dorées, des pommes à couteaux venant d’Angleterre... Cela se termine par un drame dont le lecteur découvrira le récit bien plus tard dans le livre.

Ensuite, l'histoire va se concentrer sur Robert, l’un des jeunes fils Goodenough, il a quitté la famille et est parti vers l’Ouest. Régulièrement, il envoit une lettre à sa famille en donnant de ses nouvelles et en attendant en retour. Cela permet au lecteur de suivre son périple au travers des États-Unis jusqu'à son arrivée en Californie.
Là reprend un récit plus traditionnel, toujours autour de Robert qui découvre de nouveaux arbres qui le fascine les redwoods et surtout les séquoias géants. Il rencontre alors William Lobb qui ramasse des graines, des plants d'arbres et les expédie en Angleterre. Robert va travailler pour William Lobb et faire enfin un métier qui le passionne.
Le lecteur va ensuite découvrir la suite des aventures de la famille Goodenough dans l’Ohio...
J'ai beaucoup aimé ce livre où Tracy Chevalier mêle réalité et fiction, en fin du livre (dans les Remerciements), elle nous explique comment l'idée de cette histoire est née, à partir de personnages réels.

La construction est originale, elle fait varier les points de vue et mélange les formes d'expression, donnant à ce récit épique du rythme et un peu de suspense. L'histoire est passionnante et les personnages attachants et touchants...
Voilà un roman magnifique à lire pour les amoureux des arbres !

Merci Arnaud et les éditions Quai Voltaire pour cette lecture coup de cœur !

Extrait : (début du livre)
I
ls se disputaient encore à propos des pommes. Lui voulait cultiver davantage de pommes de table, pour les manger ; elle voulait des pommes à cidre, pour les boire. Cette querelle s’était répétée si souvent qu’ils jouaient désormais leurs rôles à la perfection ; leurs arguments s’écoulaient fluides et monotones autour d’eux car ils les avaient l’un comme l’autre entendus assez fréquemment pour ne
plus avoir à écouter. 
Si la dispute d’aujourd’hui entre le sucré et l’acide s’avérait différente, ce n’était pas parce que James Goodenough était fatigué ; il était sans arrêt fatigué. Ça vous épuisait un homme, de se tailler une vie dans le BlackSwamp… Si elle était différente, ce n’était pas parce que Sadie Goodenough avait la gueule de bois ; elle avait souvent la gueule de bois. Non, elle était différente parce qu’ils avaient eu la visite de John Chapman la veille au soir. De tous les Goodenough, seule Sadie était restée l’écouter parler jusque tard dans la nuit, jetant de temps à autre des pommes de pin dans le feu, histoire de le ranimer. L’étincelle dans les yeux et le ventre de l’homme mais peut être aussi ailleurs, allez savoir, avait bondi sur elle telle une flamme se frayant naturellement un chemin d’un copeau bouclé à un autre. Elle était toujours plus heureuse, plus effrontée et plus sûre d’elle-même après une visite de John Chapman.
En dépit de sa fatigue, James n’avait pas réussi à s’endormir alors que la voix bourdonnante de John Chapman s’insinuait dans la cabane avec la persistance d’un moustique des marais. Il y serait peut-être parvenu s’il avait rejoint ses enfants dans le grenier, mais il n’avait pas envie de quitter le lit qui, placé face à la cheminée, constituait une invite trop tentante. Au bout de vingt ans de vie commune, il ne désirait plus Sadie autant qu’avant, surtout depuis que l’eau-de-vie de pomme avait fait ressortir son côté hargneux. Mais quand John Chapman venait voir les Goodenough, James se surprenait à noter l’opulence des seins de sa femme sous sa robe bleue élimée, et l’attrait étonnant de sa taille, épaissie mais encore intacte après dix enfants. Il ignorait si John Chapman remarquait lui aussi ce type de détails ; pour un homme de soixante ans révolus, il était encore mince et vigoureux, malgré les mèches gris acier dans ses cheveux en bataille. James n etenait pas à savoir. John Chapman cultivait des pommiers et parcourait les rivières de l’Ohio dans un double canoë rempli d’arbres qu’il vendait aux colons. Les Goodenough venaient d’arriver dans le Black Swamp quand l’homme était apparu pour la première fois avec sa cargaison d’arbres, leur rappelant gentiment qu’ils étaient censés faire pousser une cinquantaine de fruitiers sur leur parcelle dans un délai de trois ans, s’ils voulaient en être légalement propriétaires. Aux yeux de la loi, un verger constituait le signe indéniable qu’un colon avait l’intention de rester sur place. James avait acheté une vingtaine d’arbres séance tenante. Il se refusait à accuser John Chapman de leurs déboires ultérieurs, mais de temps en temps il faisait la grimace en repensant à cette vente initiale. L’homme avait à proposer des plants d’un an ou des jeunes arbres de trois ans, lesquels coûtaient trois fois le prix des plants mais produiraient des fruits deux ans avant. S’il avait été raisonnable – et il l’était ! –, James se serait contenté d’acheter une cinquantaine de plants meilleur marché, aurait aménagé pour eux une pépinière et les aurait laissés grandir pendant que, dans ses moments de loisir, il se serait appliqué à défricher un terrain pour en faire un verger. Mais la chose aurait également signifié se priver de pommes pendant cinq ans. James Goodenough ne se croyait pas capable d’endurer cette privation si longtemps. Pas dans la tristesse du Black Swamp, avec ses eaux stagnantes, ses relents de pourri et de moisi, son épaisse boue noire que même en frottant on n’arrivait pas à désincruster de sa peau et de ses vêtements. Il lui fallait une compensation sucrée pour adoucir le malheur d’avoir atterri dans ce bourbier. Planter des jeunes arbres voulait dire qu’ils obtiendraient des pommes deux ans plus tôt. Il avait donc acheté une vingtaine de jeunes arbres qu’il n’avait pas réellement les moyens de s’offrir, et consacré un temps dont il ne disposait pas réellement à défricher pour eux une portion de terrain. Cette tâche l’avait retardé dans ses autres cultures, de sorte que leur première récolte avait été maigre, et qu’ils avaient contracté des dettes qu’il continuait encore à rembourser, neuf ans après.

 

Déjà lu du même auteur : 

prodigieuses_cr_atures  Prodigieuses créatures la_jeune_fille___la_perle La jeune fille à la perle 

la_vierge_bleu La Vierge en bleu la derniere fugitive_folio La dernière fugitive

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26 mai 2016

Mon classement des dix livres Audiolib

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Après l'écoute des 10 livres audio sélectionnés depuis mi-février, 
il est l'heure de donner son classement. 
Voici le mien :

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Des fleurs pour Algernon - Daniel Keyes


 2 

ne tirez

Ne tirez-pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee


 3 

106150996

Si c'est un homme - Primo Levi 

 4 

107958957

Millenium 4 - Ce qui ne me tue pas - David Lagercrantz


 5 

9782367620480-001-G

La fille du train - Paula Hawkins


 6 

109778914

D'après une histoire vraie - Delphine de Vigan

7

9782367621159-001-G 

L'assassin qui rêvait d'une place au paradis - Jonas Jonasson

 8 

vernon subutex_audiolib

Vernon Subutex - tome 1 - Virginie Despentes


9

110574156

Boussole (abandon / billet à faire)

10

110574098

Le meilleur des mondes (abandon / billet à faire)

 

Prochaine étape : 13 JUIN 2016


Pour découvrir la Sélection Finale des Blogueurs de 5 Audiolib

Vous pourrez alors voter pour votre préféré !

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