06 juillet 2011

Quinze kilomètres trois – Martine Laval

 

quinze_kilometres_trois Liana Levi – mai 2011 – 57 pages

Quatrième de couverture :
Quinze kilomètres trois. La distance qui les sépare du Cap Blanc-Nez. Cette échappée, c'est leur secret, aux petites. Ce matin, elles fuient l'ennui des jours, un avenir sans promesse. Elles s'en vont, légères. Dans le paysage à la fois brutal et magnifique de la Côte d'Opale, Martine Laval suit les deux adolescentes, espionne leur désœuvrement et fait entendre d'autres voix - une prof, un cousin, une voisine. Tous cherchent à comprendre le pacte qui les emmène à la falaise.

Auteur : Martine Laval, critique littéraire à Télérama et animatrice du blog "Lectures buissonnières", est née à Calais.

Mon avis : (lu en juillet 2011)
J’avais aperçu ce petit livre chez Bellesahi et c’est tout d’abord la couverture du livre qui m’avait attirée, un bord de mer ou un phare et je ne résiste pas…
C’est un triste fait divers qui a inspiré l’auteur pour écrire ce petit livre. Deux adolescentes de quatorze ans ont décidé « Mardi, elles se font la belle. » « Elles rêvent. Une escapade, leur premier pas vers l’aventure, la liberté ? » « Elles marchent. Leur bout du monde est à quinze kilomètres. Virgule trois. » Le premier chapitre, l’auteur raconte le fait divers à sa façon, comme si elle en était le témoin. Puis différents personnages racontent ce fait divers à leur manière, une prof, une autre fille, un cousin, une lectrice et pour terminer… le paysage…
Le paysage et l’atmosphère du lieu sont très présents dans ce livre, cette histoire se passe sur la Côte d’Opale, au Cap Blanc-Nez. Et je n'en raconterai pas plus pour vous laisser découvrir ce livre touchant et poignant.

Les avis de Bellesahi, Cathulu et Clara

 

Extrait : (début du livre)
Je les vois.
Deux gamines. Elles n’ont pas de visages, pas de nom. Juste un bout de vie posé sur des guiboles de quatorze ans et quelques, quinze aux printemps. C’est loin, le printemps.
Elles ont dit : Mardi. Mardi, on le fait. Un signe de tête. Puis, rien. Elles s’en vont. Chacune retourne chez elles. Elles laissent là la grande place du village et le vide du dimanche.
Mardi, elles se font la belle. Elles s’offrent deux jours pour savourer leur trouvaille, leur secret. Le tenir au chaud, rien qu’à elles.
Elles se moquent de savoir si c’est un mensonge. Elles rêvent. Une escapade, leur premier pas vers l’aventure, la liberté ? Elles ne disent pas escapade, aventure, liberté, des mots comme ça. Elles sourient, en douce, en dedans. Apaisées.
Je les cherche. Je ne les entends pas. Je les sens. Je vais les cueillir mardi matin devant le collège, et les suivre. Prendre la route avec elles. Leur donner quelques pages, une histoire. Elles le méritent bien, ces petites.

Extrait : Le paysage
Je suis le vent. J’habite ici, en haut, en bas, sur la falaise, sur la plage. Je tourne, je file, je donne de la voix, je crie, je rugis. Grave, aigu. Je siffle, je souffle, j’affole, je m’amuse. Je suis le vent. J’ordonne les choses. Aucun arbre dans mon sillage. Aucun obstacle. Je suis le roi. Je m’engouffre dans des ventres de béton et de ferraille, je nettoie, je règne. Je suis libre. Je roule sur la lande rase, frôle des béances, déshabille les herbes, et m’envole. Les mouettes m’accompagnent dans ma danse folle. Ensemble, nous dessinons des arabesques. Personne ne m’aime. Je suis le vent. Je les agace.

Je suis le ciel. Je flotte sur la lande, sur la mer. J’enlace le paysage. Je protège la fin du  monde. J’ai l’humeur changeante, j’aime les déluges, j’aime le calme. On me regarde. On me scrute. On attend de moi la paix. J’annonce l’hiver, jamais le printemps. Je dessine l’horizon et la faille. Je suis la lumière et l’infini. Je suis l’éternité, celle qui passe sans bouger.

Je suis la mer. Je suis laide et j’en suis fière. J’aime mes colères. Elles ont des couleurs. Vert acide, noir dense, jaune imprenable. Je joue. Je les marie. Je les décline. Je peaufine leurs nuances trompeuses. Personne ne m’aime. Je hurle. Je les appelle. Je les attire dans mes écumes lourdes. Je les tétanise. Ils suffoquent. Tous suffoquent. J’ai en moi l’immensité et le froid, la fureur et les ténèbres. Je suis le reflet de leurs âmes vides. Je les envahis. Je les avale. Je les bois. Ils me craignent, et viennent à moi. Je suis la sauvage. Je suis la cruelle. Je suis la mer, libératrice. L’inconsolable.

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05 juillet 2011

Pas de vacances pour Fantômette – Georges Chaulet

 pas_de_vacances_pour_F_1965 pas_de_vacances_pour_F_1980 pas_de_vacances_pour_F_1983
pas_de_vacances_pour_F_1999 pas_de_vacances_pour_F_2000  pas_de_vacances_pour_F_2007

Hachette – 1965 – 189 pages

Hachette – 1980 – 189 pages

Hachette – 1983 – 189 pages

Hachette – novembre 1999 – 154 pages

Hachette – novembre 2000 – 122 pages

Hachette – janvier 2007 – 154 pages

illustrations de Jeanne Hives

Quatrième de couverture :
Non, Fantômette n'a pas le temps de se reposer : la chasse aux bandits ne lui laisse aucun répit ! Et même si elle pouvait partir en vacances, il lui faudrait d'abord se sortir de la machine à laver dans laquelle elle se trouve enfermée...

Auteur : Né, à Paris en 1931, d'une mère commerçante et d'un père ingénieur des Ponts et Chaussées, Georges Chaulet écrit très tôt ses premiers romans policiers. Une fois son bac en poche, il s'inscrit à l'école des Beaux-Arts de Paris, mais en 1952, il part faire son service militaire en Allemagne. Son rejet absolu de l'autorité transforme son séjour en cauchemar. Il se réforme grâce à l'écriture. Il décide à cette époque de faire de l'écriture son métier. C'est en 1960, avec le personnage de Fantômette que Georges Chaulet devient vraiment célèbre. Il a écrit plus de cent cinquante romans pour la jeunesse dont la célèbre série Fantômette et est aussi scénariste de la série de bande dessinée Les 4 as, dessinée par François Craenhals.

Mon avis : (relu en juillet 2011)
Cette semaine, je continue de relire Fantômette avec « Pas de vacances pour Fantômette ». C'est l'épisode où apparaît pour la première fois Œil de Lynx, de son vrai nom Pierre Dupont, le journaliste du journal France-Flash. Fantômette va poursuivre avec son aide une bande de faux-monnayeurs. Comme d'habitude, une enquête qui ne lui laisse aucun répit et qui commence à l'intérieur d'une machine à laver...
Je me suis encore bien amusée à retrouver Fantômette et suivre son enquête dans Framboisy et les villes environnantes de Fouilly, Goujon-sur-Epuisette, Vélivoles... L'auteur s'amuse beaucoup avec les noms propres !

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Extrait : (début du livre)
« Les mains en l'air ! Fantômette, ne bougez pas ! »
Fantômette éclata de rire et dit avec ironie :
« Comment voulez-vous que je lève les mains et qu'en même temps je reste immobile ? Il faut choisir !
- Taisez-vous !
- Ah ! Non. Je consens à ne pas bouger, mais si vous m'empêchez de parler, je vais faire un malheur... »
Elle croisa les bras, affichant un parfait mépris pour ses adversaires. Cette étrange scène se déroulait en pleine nuit, dans la boutique d'une laverie qui portait pour enseigne, en tubes lumineux bleus, le nom LAVTOUTBLANC.
Fantômette était adossée à l'une des six machines à laver qui s'alignaient le long d'un mur blanc orné d'ondulations bleues évoquant la mer. En face d'elle, négligemment accoudé au comptoir en forme d'S, Barberini réfléchissait. Par la porte du fond un autre homme apparut, d'allure chétive, et sournoise. Sa voix nasillarde évoquait un mirliton de foire. Il dit :
« Mon cher Barberini, il faudrait peut-être éteindre ces lumières. On doit vous voir de l'extérieur. »
Il tourna un bouton, et la boutique ne fut plus éclairée que par une petite lampe posée sur le comptoir. Barberini désigna la jeune justicière :
« Qu'est-ce qu'on va en faire ? Un témoin comme ça, c'est gênant. Maintenant qu'elle a découvert notre petite combinaison, nous ne pouvons pas courir le risque de la laisser filer. Elle irait tout raconter à la police...

Challenge Le Club des 5
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3/10

Déjà lu du même auteur :

F_iledelasorci_re_1975  Fantômette et l'île de la sorcière

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04 juillet 2011

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [36]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou et proposé par Galleane 

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

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A quand les bonnes nouvelles ? - Kate Atkinson (Grande-Bretagne / Ecosse)
Les chevaliers en herbe – Dangereux complots – Arthur Ténor
La Parenthèse – Élodie Durand (BD)
Le portail - François Bizot 

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Father - Vito Bruschini  (partenariat Libfly Furet du Nord)

Que lirai-je cette semaine ?

Brooklyn - Colm Toibin
L'extravagant voyage du jeune et prodigieux - T.S. Spivet (partenariat Livraddict / Livre de Poche)

Bonne semaine, bonnes lectures et à lundi prochain !

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03 juillet 2011

Persécution – Alessandro Piperno

Lu dans le cadre  d'un partenariat Libfly et Furet du Nord
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pers_cution Liana Levi – septembre 2011 – 420 pages

traduit de l’italien par Fanchita Gonzalez Batlle

Titre original : Persecuzione, Arnaldo Mondadori Editore S.p.A, 2010

Présentation éditeur :
Leo Pontecorvo est un professeur de médecine reconnu et un père de famille respecté. Avec savoir vivre et discrétion, il mène une vie confortable. Les excès et les incartades font d’autant moins partie de son univers qu’il est issu d’une famille juive romaine qui a sa place dans la bourgeoisie depuis des décennies, ce qui lui confère une tranquille approche de la vie. Mais voilà qu’un soir, en regardant le journal télévisé, il apprend qu’une gamine de douze ans, petite amie de l’un de ses fils, l’accuse d’avoir tenté de la séduire. Un gouffre s’ouvre sous ses pieds. Rien dans sa vie ne l’a préparé à affronter une situation aussi humiliante. Rien ne l’a préparé à se battre en général. Depuis toujours il s’est déchargé des contingences matérielles sur sa mère et sa femme, Rachel. Au lieu d’affirmer son innocence, Pontecorvo se replie sur lui-même et commence une lente descente aux enfers, tout en se remémorant comment le piège s’est refermé sur lui entre l’indispensable et trop raisonnable épouse, la fillette mythomane, les clinquants parents de l’accusatrice, l’intraitable magistrat, l’ami avocat pervers…
Dans ce roman magistral, Alessandro Piperno décortique les moindres détours de l’âme humaine, sa complexité, ses ambiguïtés. Avec une écriture aux milles subtilités, qui ne dédaigne pas l’inventivité, il enveloppe le lecteur dans un récit aux innombrables ramifications.

Auteur : Alessandro Piperno est né en 1972 à Rome où il vit toujours. Passionné de Proust, auquel il a consacré son premier essai, Proust antijuif (Liana Levi 2007), il enseigne la littérature française à l’université. En 2005 son premier roman, Avec les pires intentions (Liana Levi 2006, Folio 2007), suscite une polémique en Italie parce qu’il y dresse de façon provocatrice le portrait d’une famille de la bonne bourgeoisie juive et de la jeunesse dorée à Rome. C’est avec un ton plus grave, mais sans se départir d’une féroce ironie, qu’il écrit et publie en 2010 Persecuzione. Fan de littérature américaine, de pop music et de foot, Alessandro Piperno est aujourd’hui considéré comme l’un des auteurs majeurs de la Péninsule.

Mon avis : (lu en juillet 2011)
Leo Pontecorvo est un cancérologue, pédiatre réputé, il fait parti de la bourgeoisie juive de Rome. C'est un père de famille respecté et respectable. Mais le 13 juillet 1986, sa vie va basculer. En effet, rassemblé en famille pour le dîner devant la télévision, le présentateur du journal de 20 heures, l'accuse d'avoir voulu séduire la petite amie de son fils Samuel, âgée de 12 ans et demi. C'est un choc pour toute sa famille, sa femme Rachel, ses fils Filippo et Samuel et pour Leo lui-même.
Sa réaction est surprenante, en panique, au comble du désarroi, il est incapable de se défendre et il se réfugie dans le studio aménagé au sous-sol de sa propre maison. Sa femme ne lui parle plus, ses fils font comme s'il n'existait pas... Leo se remet en mémoire les circonstances qui ont fait qu'il se trouve dans cette situation absurde. Il se sent pris au piège.

J'ai mis plusieurs jours à lire ce livre assez dense, avec seulement quatre chapitres (un par partie). Le lecteur suit la lente descente aux enfers de Leo Pontecorvo, il y a du suspens, de nombreuses digressions qui nous font mieux connaître Leo, son épouse, ses fils, son travail...
J'ai été un peu perturbée au début, par les longues digressions de l'auteur, perdant un peu le fil de l'histoire, puis je me suis finalement attachée à Leo et j'avais hâte de savoir comment il allait pouvoir se défendre et faire éclater la vérité.

Merci beaucoup à Libfly et Furet du Nord et aux éditions Liana Levi pour m'avoir permis de découvrir ce livre dans le cadre de l'opération La rentrée littéraire en avant-première.

Extrait : (début du livre)
C’est le 13 juillet 1986 qu’un désir inconfortable de n’être jamais venu au monde s’empara de Leo Pontecorvo.
Un instant plus tôt, Filippo, son fils aîné, s’autorisait la plus mesquine des lamentations puériles : contester la toute petite portion de frites que sa mère avait fait glisser dans son assiette, en regard de la générosité inouïe qu’elle avait témoignée à l’égard de son petit frère. Et voilà que quelques secondes plus tard le présentateur du journal télévisé de vingt heures insinuait, devant une considérable tranche de la population, que Leo Pontecorvo ici présent avait entretenu une correspondance dépravée avec la petite amie de son fils cadet, âgé de treize ans.
Autrement dit, de ce même Samuel, avec son assiette pleine du trésor doré et croustillant qu’il ne mangerait jamais. Hésitant probablement quant à savoir si la célébrité soudaine que lui apportait la télé serait archivée par ses amis dans la case à ragots rigolos ou dans celle, encore vide, destinée à recevoir l’image la plus irrémédiablement merdique qui puisse être accolée au jeune garçon d’une tribu gâtée et indolente.
Inutile d’espérer que l’âge tendre de Samuel l'ait empêché de deviner ce qui avait instantanément été clair pour tout le monde : quelqu'un à la télé sous-entendait que son père avait baisé sa petite copine. Quand je dis « petite copine », je parle d'un oisillon de douze ans et demi aux cheveux couleur citrouille et au museau de fouine parsemé de taches de rousseur ; mais quand je dis « baiser » je parle bien de baiser. Et donc de quelque chose d'énorme, d'extrêmement grave, de trop brutal pour être assimilé. Même par une épouse et deux fils qui se demandaient depuis quelque temps déjà si ce mari et père était réellement le citoyen irréprochable dont il avait toujours été naturel de se sentir fiers.


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Libfly et Furet du Nord

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
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Italie

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Rentrée Littéraire 2011
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3/7

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02 juillet 2011

Le portail - François Bizot

Challenge Destination Cambodge : 2 juillet 2011
proposé par evertkhorus

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Le challenge consistait à découvrir un pays à travers sa littérature et/ou sa culture. Pour cela, il s'agissait de lire un livre se passant au Cambodge ou écrit par un Cambodgien et d'en faire la critique pour aujourd'hui. Nous pouvions aussi ce jour-là présenter des recettes, de la musique, des photos, des carnets de voyage...

   

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La Table Ronde – août 2000 – 397 pages

Folio – janvier 2002 – 439 pages

Prix des lectrices d'Elle, catégorie Essai, 2001

Quatrième de couverture : 
François Bizot, membre de l'École française d'Extrême-Orient, est fait prisonnier au Cambodge par les Khmers rouges, en 1971. Enchaîné il passe trois mois dans un camp de maquisards. Chaque jour, il est interrogé par l'un des plus grands bourreaux du vingtième siècle, futur responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts, aujourd'hui jugé pour crimes contre l'humanité : Douch. Au moment de la chute de Phnom Penh, en 1975, François Bizot est désigné par les Khmers rouges comme l'interprète du Comité de sécurité militaire de la ville chargé des étrangers auprès des autorités françaises. Il est le témoin privilégié d'une des grandes tragédies dont certains intellectuels français ont été les complices. Pour la première fois, François Bizot raconte sa détention. Grâce à une écriture splendide et à un retour tragique sur son passé, l'auteur nous fait pénétrer au coeur du pays khmer, tout en nous dévoilant les terribles contradictions qui - dans les forêts du Cambodge comme ailleurs - habitent l'homme depuis toujours.

Auteur : Membre de l'École française d'Extrême-Orient, François Bizot a été affecté depuis 1965 dans différents pays de la péninsule indo-chinoise dont il étudie les religions. Directeur d'études à l'Ecole pratique des Hautes Etudes, il est titulaire de la chaire de "Bouddhisme d'Asie du Sud-Est".

Mon avis : (lu en juin 2011)
Le Cambodge est un pays que je ne connais pas, je me suis donc contentée de lire un livre qui était dans ma bibliothèque depuis très longtemps. En effet, j'avais acheté ce livre lors d'une conférence organisée à la Bibliothèque de ma commune en 2002 et où l'auteur nous avait parlé de son expérience de prisonnier au Cambodge puis d'interprète auprès des Khmers rouges.

François Bizot est arrivé au Cambodge en 1965. Ethnologue, il venait étudier le bouddhisme de l’Asie du sud-est dans la région des temples d’Angkor. Le 10 octobre 1971, il est arrêté avec ses 2 assistants khmers et interné durant 3 mois dans le camp dirigé par Douch.

Durant cette captivité, il est longuement interrogé  par Douch car on l’accuse d’espionnage, ces interrogatoires évoluerons  peu à peu en longues  discutions à propos du Cambodge et de la révolution Khmers. Il s’interroge aussi sur la personnalité de Douch.

« Dans la nuit, le feu vacilla. Une ombre sinistre dédoubla son visage. J'étais effrayé. Jamais je n'aurais cru que le professeur de mathématiques, le communiste engagé, le responsable consciencieux, puisse être en même temps l'homme de main qui cognait. »

Je me rappelle que lors de sa conférence, François Bizot disait que cet homme paraissait équilibré et intelligent et de savoir qu’il soit devenu un tortionnaire lui faisait peur et il s’interrogeait lui-même à ce propos, « Aurait-il pu un jour, lui François Bizot, devenir  un bourreau ?»

En 1971, Douch était un jeune chef révolutionnaire et François Bizot lui doit la vie. Il est l’un des 3 seuls survivants de ce camp.

Plus tard il deviendra l'un des plus terribles chefs de guerre et tortionnaire cambodgien.

Douch  a été arrêté en 1999 et jugé en 2009 pour crime contre l'humanité. En juillet 2010, il est condamné à 30 ans de prison.

Dans la deuxième partie du livre décrit avec grande précision la chute de Phnom Penh en 1975, à cette époque, François Bizot a été désigné par les Khmers rouges comme l'interprète du Comité de sécurité militaire de la ville chargé des étrangers à l’Ambassade de France, il est donc le témoin privilégié des tractations entre français et khmers rouge.

En écrivant ce billet, je réalise que ce livre est vraiment d’actualité même s’il parle de faits qui ont plus de trente ans… Il est question d’un otage et un nouveau procès d’anciens dirigeants Khmers rouge s’est ouvert il y a quelques jours au Cambodge.

Voilà un témoignage passionnant et fort sur une période difficile de l’Histoire du Cambodge.

 

Extrait : (page 29)
De mes souvenirs surgit aujourd’hui l’image d’un portail. Il m’apparaît, et je vois l’articulation dérisoire qui fut dans ma vie à la fois un début et une fin. Fais de deux battants qui hantent mes songes, d’un treillis de fer soudé sur un châssis tubulaire, il fermait l’entrée principale de l’ambassade de France quand les Khmers rouges sont entrés dans Phnom Penh, en avril 1975.
Je l’ai revu treize ans plus tard, lors de mon premier retour Cambodge. C’était en 1988, au début de la saison des pluies. Ce portail m’a semblé beaucoup plus petit et fragile. J’y ai, sans attendre, posé mes yeux et mes mains aveugles, immédiatement surpris de mon audace, hésitant sur ce que je cherchais au juste, et surtout ignorant de ce que j’allais y trouver : de la serrure légèrement de travers, des soudures visibles, des plaques de renforcement posées dans les coins, de toutes ce cicatrices qui m’apparaissaient soudain cruciales – mes yeux passant au travers ne s’y étaient jamais arrêtés -, un surprenant mélange de confusion et de crainte m’envahit ; devenu réel et comme doté d’existence, il me faisait éprouver du plaisir en même temps que resurgissait l’horreur.
Ce n’était pas seulement le plaisir du déclenchement des larmes. Cette nouvelle réalité, recouvrant mon souvenir, me fit songer aux soudeurs qui avaient posé sans soin le grillage sur le cadre, et aux maçons qui avaient fiché les charnières dans le ciment. Auraient-ils pu imaginer de quel drame ce montage un jour serait l’instrument ? Je ne m’expliquais pas qu’une ambassade ait pu recevoir une porte de si mauvaise facture ; ni qu’un grillage si fragile ait résisté à tant d’espoirs si forts, se soit ouvert à tant de maux si lourds. J’avais conservé l’image d’une structure beaucoup plus imposante, faite pour retenir, pour refouler, lourde, infranchissable ; or, la ferronnerie, tout à coup mise au jour, et dont je voyais (comme avec gêne) le matériau, les lésions, les souffrances, m’apparaissait dérisoire.
La douceur inattendue qui m’envahissait au moment même où remontait l’horreur – mélange qui coule maintenant dans mes veines pour toujours – fit vaciller mon corps sans chasser l’affliction qui m’étouffait. Je ressentis avec force la dérision du temps et le jeu frivole des choses.

 

 

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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"Objet"

 

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01 juillet 2011

La Parenthèse – Élodie Durand

la_parenth_se Delcourt – mai 2010 – 221 pages

Prix de la première œuvre à Angoulême 2011  

Quatrième de couverture : 
« On est où là ? Il est quelle heure ? On est où là ? Il est quelle heure ?
Là où je suis...
Je ne vois rien. Je ne sens rien. Je ne peux plus parler...
Je ne peux plus entendre... »

La Parenthèse est un témoignage, une bataille contre l'adversité. Le récit d'une mémoire abîmée par le temps et par la maladie...

Auteur : Élodie Durand a étudié à l'école des arts décoratifs de Strasbourg, et a suivi les cours d'illustration de Claude Lapointe, Christian Heinrich et Joseph Béhé. Elle a obtenu en 2003 le DNSEP Communication "illustration" avec les félicitations du jury. Parmi les projets présentés lors du diplôme, il y avait déjà une ébauche de La Parenthèse. Avant de se lancer dans ce long récit, Elodie a publié ses premières histoires en bande dessinée : "Préavis", collectif Canicule chez l'Institut Pacôme ; "Les Moitiés", collectif Pommes d'amour chez Delcourt, collection Mirages. Elle travaille également pour la presse enfantine et l'édition jeunesse (Actes Sud, Milan, Bayard...).

Mon avis : (lu en juin 2011)
J’ai emprunté cette bande dessinée à la Bibliothèque sur le conseil d’Émilie, j’avoue être plutôt ignare en matière de BD et les conseils sont toujours bienvenus…

Judith a 20ans, et elle va se retrouver face à la maladie. Cela commence avec des petits malaises avec pertes de mémoire. Au début, la maladie se nomme épilepsie, mais celle-ci n’est que le symptôme d’une autre maladie : une tumeur. Et pour conséquence de nombreux effets secondaires : le premier est la perte de la mémoire, il y aura ensuite les pertes d’équilibres, puis du sommeil intense... Sa vie, ainsi que celle de ses proches, va être bouleversée.
Élodie Durand a utilisé son deuxième prénom pour raconter sa propre histoire, un témoignage fort et poignant. Dix ans après, elle nous dévoile tout en douceur et tout en pudeur cette Parenthèse de sa vie.

Le dessin est en noir et blanc, sont inclus également des dessins réalisés par l’auteure pendant la période de ses crises. Le lecteur comprend mieux les différents états d'angoisse, de peur, de solitude et de vide dans lesquels se trouve plongé Judith. Ces dessins sont particulièrement touchants. A découvrir sans hésiter !


Extrait :

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30 juin 2011

Les chevaliers en herbe – Dangereux complots – Arthur Ténor

Arthur_Tenor 

dangereux_complots Gallimard-Jeunesse – octobre 2004 – 120 pages

Illustré par Denise Millet et Claude Millet

Quatrième de couverture :
Aliénor est folle de joie : elle accompagne son père à Paris pour assister à un mariage. Quel dommage, ses chevaliers ne seront pas du voyage. Mais Jean et Yvain décident de se cacher dans le convoi. A peine arrivés, ils se perdent dans la capitale où rôdent les brigands... Vite, leur princesse est en danger ! Arriveront-ils à temps pour déjouer le dangereux complot ?
Humour, suspense et émotions au Moyen Age. Partagez la nouvelle aventure d'un trio inséparable, les Chevaliers en herbe.

Auteur : Né en Auvergne, Arthur Ténor est un adulte qui a su garder un cœur d'enfant. Les contes de fées, les épopées fantastiques, les voyages hors de la réalité ordinaire lui procurent toujours autant d'émotion.
Sa passion de l'écriture est semblable à celle d'un aventurier sans cesse en quête de contrées inconnues, de rencontres inoubliables, de péripéties palpitantes. On pourrait donc définir Arthur Ténor comme un explorateur de l'imaginaire.

Denise et Claude Millet ont fait leurs études aux Arts-Décoratifs de Paris. C'est là qu'ils se sont rencontrés et qu'a commencé leur collaboration.
Depuis, ils ont réalisé ensemble de nombreuses images dans les livres pour enfants, la presse, la publicité, les affiches de cinéma, car ils aiment travailler dans des styles très variés.

Mon avis : (lu en juin 2011)
Avant ce Rendez-vous de Pimprenelle, je n'avais jamais entendu parler de cet auteur. En regardant sa bibliographie, je me souvenais avoir déjà vu certains de ses livres sur la blogosphère et j'étais assez tenté de découvrir « Il s'appelait le soldat inconnu », malheureusement impossible de l'emprunter avant le 30 juin... Alors, n'ayant pas le choix, j'ai pris le seul livre présent d'Arthur Tenor... Le 4ème tome de la série Les Chevaliers en herbe : Dangereux complots.
Les personnages : Aliénor de Montcorbier, fille du seigneur Hubert de Montcorbier. Elle adore l'aventure, mais pas les bêtises. Elle est courageuse, mais pas téméraire.
Yvain de Lavandor appelé le Chevalier Flamboyant. Toujours volontaire pour secourir une princesse en détresse, il n'est jamais le dernier à partir pour de turbulentes équipées.
Jean de Jansac appelé le Chevalier Noir. Il préfère réfléchir avant de foncer. Il ne recule pas devant le danger, mais... prend le temps de le mesurer.
J'ai été agréablement conquise par cette lecture, c'est bien écrit et même un adulte se laisse porter par une histoire sympathique, avec de l'action, du suspense et de l'humour. Les trois héros sont très attachants. Voilà une façon distrayante de découvrir la vie au Moyen-Age.

Extrait : (page 38)
Deux jours plus tard, enfin, Paris est en vue ! Le convoi s'arrête un moment pour admirer de loin la formidable cité, ceinte d'un rempart impressionnant. Par ses nombreuses portes entrent et sortent des flots de marchands, de cavaliers, de pèlerins.
- Ho, la, la ! s'extasie Aliénor. On dirait une fourmilière !
Pour mieux profiter du panorama, elle s »est juchée sur le banc du chariot. Dame Gertrude s'est également levée.
- Et voyez, là-bas, les tours de Notre-Dame ! s'exclame la gouvernante en désignant la cathédrale que des génies de la pierre ont mis un siècle à édifier. Et les tours de la forteresse du Louvre ! Et celles du Temple ! Mon Dieu, mon Dieu, hou-ou !
La pauvre femme est si émue qu'elle est obligée de se rasseoir et de se faire éventer par une servante. Le seigneur s'approche à cheval du chariot. Une tension teintée d'inquiétude assombrit son regard. Il esquisse un sourire avant de s'adresser à Aliénor :
- Alors, ma fille, comment trouvez-vous ce paysage ?
- Pfou ! trouve seulement à répondre la fillette.
- C'est bien mon avis. Comme vous le savez, nous logerons chez notre cousin Philibert qui habite dans le quartier Saint-Jacques. Sa demeure est vaste et fort bien protégée des voleurs par ses gens d'armes, mais sorti de chez lui, c'est la rue. Et dans la rue, à Paris, on croise de tout, surtout le pire. Dame Gertrude, je compte sur vous pour veiller sur ma fille comme sur la prunelle de vos yeux.
- Assurément, Votre Seigneurerie, répond la gouvernante, votre prunelle sera bien gardée, dussé-je l'attacher à moi avec une corde.
Quelque peu rassuré, Hubert de Montcorbier regagne la tête du convoi.

La dernière étape du voyage ne sera pas la plus facile, car bien avant de franchir la muraille de la cité royale, les voyageurs sont bloqués par un encombrement. Aliénor s'amuse du spectacle des charretiers qui s'invectivent, tandis que dame Gertrude s'épouvante d'entendre leurs échanges de gros mots. Les huissiers, hallebarde en main, ont fort à faire pour bousculer les traînards, éviter les échauffourées et ordonner qu'on pousse les charrois de foin ou de tonneaux un peu trop encombrants. La progression dans la ville n'est pas moins délicate. Les rues sont affreusement étroites, le pavé est glissant de détritus et de boue, et dans les carrefours, c'est souvent en s'imposant qu'on peut passer.

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29 juin 2011

A quand les bonnes nouvelles ? - Kate Atkinson

Lu dans le cadre Swap à 2 PAL swap___2__lLecture commune avec Mrs Pepys

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Éditions de Fallois – août 2008 – 366 pages

Livre de Poche – octobre 2009 – 466 pages

traduit de l'anglais par Isabelle Carron

Quatrième de couverture :
Dans un coin paisible du Devon, une petite fille de six ans, Joanna Mason, est témoin d’un épouvantable massacre, dont elle est la seule rescapée. Trente ans plus tard, l’homme qui a été condamné pour ce crime sort de prison. A Edimbourg, Reggie, seize ans, travaille comme nounou chez un médecin, le docteur Hunter. Mais celle-ci disparaît, Reggie est la seule personne qui semble s’en apercevoir...
Enfin, l'inspecteur en chef Louise Monroe retrouve son vieil ami, Jackson Brodie, le détective privé de La Souris Bleue, empêtré dans un mariage malheureux, qui part à la recherche de son fils... Avec humour et maestria, Kate Atkinson brouille les pistes, entremêlant les intrigues et tenant le lecteur en haleine jusqu'aux dernières pages.

Auteur : Kate Atkinson est entrée dans la littérature par la grande porte, en 1996, avec un roman fascinant qui ne ressemblait à rien de connu, Dans les coulisses du musée, qui obtint le Prix Whitbread en Grande-Bretagne et le Prix du Meilleur Livre de l’année en France (« Lire »). Elle a publié depuis quatre autres romans : Dans les replis du temps (1998), Sous l’aile du bizarre (2000), La Souris bleue (2004) qui a obtenu le Prix Westminster du roman anglais, Les choses s’arrangent, mais ça ne va pas mieux (2006), et un recueil de nouvelles : C’est pas la fin du monde (2003). Best-seller en Grande-Bretagne, elle a connu en France des critiques élogieuses et un large public. Elle vit actuellement à Édimbourg.

Mon avis : (lu en juin 2011)
C'est le premier livre que je lis de cette auteur, et pourtant j'ai compris en cours de lecture qu'il était le dernier d'une trilogie mais cela ne m'a pas du tout gêné.
Le livre commence avec le terrible assassinat d'une mère, de deux de ses trois enfants et du chien de la famille, un jour d'été dans la campagne paisible du Devon. Joanna, 6 ans, est le seul témoin, elle réussit à fuir et à se cacher dans un grand champ de blé.
Trente ans plus tard, à Edimbourg, Reggie, 16 ans, est assistante maternelle chez le Docteur Hunter et son mari. Jackson Brodie, détective privé, part à la recherche de son fils...
Au début, j'étais un peu perdue avec tous ces personnages et ses différentes intrigues mais lorsque les premiers liens entre ses différentes histoires paraient j'ai été emportée par ma lecture et à aucun moment je ne me suis ennuyée. Je suis passée par de nombreux sentiments, du rire, aux larmes. La plupart des protagonistes de cette histoire à tiroirs cachent un passé douloureux qui ne les empêchent pas de croire à un avenir meilleur.
J'ai beaucoup aimé la fantaisie de Kate Atkinson qui nous surprend tout au long du livre. Reggie et Joanna sont très attachantes. Quand à Ms MacDonald, le vieux professeur de lettres classiques de Reggie Chase, elle est un haute en couleur avec son « Église de l'Extase à Venir », « un groupe de gens qui croyaient à des trucs incroyables » comme le définit si bien Reggie. Elle m'a souvent bien fait rire.
Après cette lecture vraiment très plaisante, j'ai très envie de lire les deux livres précédents, "La souris bleue" et "Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux".

Ce livre a été lu dans le cadre du Swap à 2 PAL organisé par Lili Galipette, c'est Mrs Pepys qui a choisi ce livre dans sa PAL et me l'a offert pour cette Lecture Commune. Allons voir son billet... 

Extrait : (page 21)
Il parut surgir de nulle part. Elles le remarquèrent parce que le chien se mit à produire un étrange grondement guttural et bouillonnant, que Joanna n’avait encore jamais entendu. Il marchait à toute vitesse dans leur direction et grossissait à vue d’œil. Il émettait un drôle de halètement. On s’attendait à ce qu’il lance « Bel après-midi » ou « Bonjour » au passage car c’était toujours ce que les gens disaient quand on les croisait sur la petite route ou le sentier, mais il ne dit rien. D’habitude leur mère disait « Belle journée » ou « Il fait une de ces chaleurs, vous ne trouvez pas ? », mais cette fois-ci elle ne dit rien. Au lieu de ça, elle se mit à marcher vite en poussant de toutes ses forces sur la poussette. Elle abandonna les sacs de provision dans l’herbe et Joanna s’apprêtait à en ramasser un mais leur mère dit : « Laisse. » Il y avait dans sa voix, sur son visage, quelque chose qui effraya Joanna. Jessica l'attrapa par la main et dit « Dépêche-toi Joanna », sévèrement, comme une grande personne. Ça rappela à Joanna la fois où leur mère avait jeté la cruche à rayures bleues et blanches à la figure de leur père.
À présent l'homme marchait dans la même direction qu'elles, de l'autre côté de leur mère. Leur mère marchait à toute allure et leur dit : « Allez, vite, on suit. » Elle avait l'air hors d'haleine. Puis le chien courut devant l'homme et se mit à aboyer et à sauter comme pour tenter de lui barrer le chemin. Sans prévenir l'inconnu lui flanqua un coup de pied qui le catapulta en l'air et le fit atterrir dans le blé. Elles ne le voyaient pas, mais entendaient ses gémissements déchirants. Jessica se mit devant l'homme et lui cria quelque chose en le menaçant du doigt et en avalant de grandes goulées d'air, comme si elle n'arrivait plus à respirer par le nez, puis elle courut dans le champ à la suite du chien.
Ça tournait au vilain. Aucun doute là-dessus.

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
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Grande-Bretagne, Écosse

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27 juin 2011

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [35]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou et proposé par Galleane 

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

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En mémoire de la forêt - Charles T. Powers (partenariat Libfly Furet du Nord)
Les trois lumières – Claire Keegan
Chiens féraux – Felipe Becerra Calderon (partenariat Libfly Furet du Nord)
Le Club des Cinq – Enid Blyton

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

A quand les bonnes nouvelles ? - Kate Atkinson (LC avec mrs pepys)

Que lirai-je cette semaine ?

Persécution - Alessandro Piperno (partenariat Libfly Furet du Nord)
Un livre d'Arthur Ténor pour le rendez-vous de Pimprenelle Découvrons un auteur
Un livre pour le Challenge Destination Cambodge, organisé par Evertkhorus
Et...

Bonne semaine, bonnes lectures et à lundi prochain !

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26 juin 2011

Le Club des Cinq – Enid Blyton

 ou Le Club des Cinq et le passage secret

C5_1971x C5_1971 C5_1980
C5_1983 C5_1994 C5_2000
C5_et_le_passage_secret_2006

Hachette – 1971 – 184 pages

Hachette – 1980 – 248 pages

Hachette – 1983 - 245 pages

France-Loisirs – 1994 -

Hachette – avril 2000 – 214 pages

Hachette – mars 2006 – 217 pages

texte français d'Hélène Commin

illustrations de Simone Baudoin

Quatrième de couverture :
Enfin les vacances de Noël ! Quatre enfants et leur ami, le chien Dagobert, arrivent à Kernach, tout prêts à profiter joyeusement de leur liberté.
Hélas ! La présence de M.Rolland, précepteur maussade et peu sympathique, ne risque-t-elle pas de compromettre leurs beaux projets ?
Cependant, les enfants vont connaître une foule d'aventures auxquelles ils ne s'attendaient guère, et la découverte d'un grimoire, puis celle d'un souterrain sous la maison, ne tarderont pas à les mettre sur la voie d'une énigme passionnante. Ce seront pour les cinq compagnons de merveilleuses vacances, fertiles en surprises, en émotions et en prouesses. Vacances dont on rêvera longtemps en attendant que celles de Pâques, puis des mois d'été, ramènent des heures aussi belles.

Auteur : Enid Mary Blyton est une romancière britannique, spécialisée dans la littérature pour enfants, née le 11 août 1897 dans le faubourg d'East Dulwich, à Londres et morte le 28 novembre 1968 à Hampstead, dans la banlieue nord de Londres. On lui doit entre autres Le Club des Cinq (the Famous Five en anglais), Le Clan des Sept (The Secret Seven), Oui-Oui (Noddy). Ses romans, connus dans le monde entier, ont été vendus à plus de quatre cents millions d'exemplaires, traduits dans plus de quarante langues différentes.

Mon avis : (relu en juin 2011)
Je voulais lire les Club des Cinq en commençant par le premier épisode, Le Club des Cinq et le trésor de l'île, malheureusement je n'ai pas pu trouver un seul Club des Cinq à la bibliothèque... J'ai donc eu l'idée d'aller voir chez mes beaux-parents et j'ai eu le plaisir d'y trouver une dizaine de livres de la Bibliothèque Rose (Club des Cinq et Fantômette...).
Je commence donc la série
Le Club des Cinq par le deuxième épisode : Le Club des Cinq.
Ce sont les vacances de Noël, François, Mick, Claude, Annie et Dagobert se retrouvent à Kernach bien décidés à revivre un séjour aussi passionnant que l'été précédent... Mais comme ils ont eu des mauvais résultats scolaires, un professeur particulier a été embauché pour les faire travailler. Mais ce professeur a un comportement curieux et bien sûr le Club des Cinq va se lancer dans une enquête passionnante et pleine de surprise... Parmi le Club des Cinq, ma préférée c'est bien sûr Claude, je me retrouvai un peu dans son côté garçon manqué. Sa grande complicité avec son chien Dagobert est formidable... Je me suis vraiment amusée en retrouvant cette série d'enfance...

Challenge Le Club des 5
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2/10

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